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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 2 octobre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéTravail & emploiInstitutions & élections

Face à Face : Édouard Geffray - 02/10

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:47OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous savez combien de lycées bloqués ou fermés ce matin ?

  • 1:20OuverteRéponse partielle

    Comment vous voyez la journée qui vient ?

  • 2:08RelanceRéponse directe

    Vous parliez d'une plateforme de concertation. Pensez-vous que ce soit à la hauteur ?

  • 3:24OuverteRéponse directe

    Quels sont les lycées dégradés et le coût des dégâts ?

  • 5:10RelanceRéponse directe

    Comment distinguez-vous casseurs et lycéens ?

  • 6:31OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur les dégâts et leur financement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35Invité politiqueFait
    « Vous êtes bien sûr le ministre de l'éducation nationale. »
  • 2:17Invité politiquePromesse
    « Une grande plateforme de concertation permettra à tous les lycéens qui le souhaitent d'exprimer leurs attentes, leurs inquiétudes et leurs propositions. »
  • 3:53PrésentateurChiffre
    « Il y a 1207 lycées qui, hier, ont été perturbés ou bloqués. »
  • 5:42PrésentateurChiffre
    « On a eu 65 personnels blessés, on a eu 40 proviseurs parmi eux qui ont été blessés. »
  • 7:34Invité politiqueFait
    « L'idée de revenir à la loi casseur, qui était une loi qui a été en vigueur jusqu'en 1981. »
  • 9:06PrésentateurFait
    « Vous avez un député LFI qui vient sur site, qui harangue la foule et qui incite sur les réseaux sociaux ensuite à propager le mouvement. »
  • 13:05PrésentateurFait
    « Aujourd'hui, il existe dans tous les établissements, comme au niveau national, des instances de dialogue qui sont en train de se réunir et qui fonctionnent. »
  • 14:30Invité politiqueFait
    « Vous avez annoncé que vous alliez renoncer dans le budget à remettre des frais d'inscription à l'entrée des BTS. »
  • 15:39Invité politiqueFait
    « Ils appellent déjà à une journée décisive, mardi prochain, le 6 octobre. »
  • 20:28Invité politiqueChiffre
    « Quatre enquêtes de l'IGPN ont été ouvertes. »

Temps de parole

  • Présentateur60 %
  • Édouard Geffray36 %
  • ?4 %

≈ 19 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez

0:01
Locuteur

RMC, RMC

0:05
Présentateur

jusqu'à 9h, Apolline Matin,

0:09
Locuteur

face

0:10
Présentateur

à face, Apolline de Malherbe.

0:14
Locuteur

Il

0:26
Édouard Geffray

est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Edouard Geffray. Bonjour. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes bien sûr le ministre de l'éducation nationale. Colère lycéenne ou violences urbaines ? Quelle réponse, quelle situation ce matin ? Très nombreuses questions, évidemment. On vous attend sur toutes ces questions-là et en particulier sur la situation ce matin. Est-ce que vous avez des nouvelles ?

0:48
Locuteur

Est

0:48
Édouard Geffray

-ce que vous savez combien de lycées bloquées, combien de lycées fermées ?

0:52
Présentateur

Nous n'avons pas de chiffre de lycées bloquées ce matin, pas encore. En revanche, nous aurons un peu plus de 400 lycées qui seront fermées aujourd'hui. Soit parce qu

1:00
Locuteur

'il

1:00
Présentateur

y

1:00
Locuteur

a eu

1:00
Présentateur

des dégradations matérielles qui empêchent l'accueil des lycéens. Je pense par exemple aux destructions de systèmes incendies. Et donc on ne peut plus accueillir des lycéens tant qu'ils n

1:07
Locuteur

'ont

1:07
Présentateur

pas été réparés. Soit parce qu'il

1:09
Locuteur

y a

1:09
Présentateur

des personnels qui ont été directement et délibérément visés. Et dans ce cas-là, il y

1:14
Locuteur

a

1:14
Présentateur

aussi mon devoir d'employeur qui est de protéger non seulement les élèves mais les personnels. Et dans ces hypothèses-là, l'établissement a été fermé aujourd'hui.

1:20
Édouard Geffray

Comment vous voyez la journée qui vient ? Vous aurez une rencontre, on va y revenir évidemment, avec les organisations syndicales. Mais est-ce que les éléments que vous avez, elles laissent imaginer un retour au calme ? Ou au contraire, une poursuite des mouvements ?

1:35
Présentateur

À ce stade, c'est difficile à dire. Notamment parce que ce qui circule sur les réseaux sociaux est généré par IA et généré par des gens qui ne sont pas les élèves des établissements. Et donc ils peuvent laisser croire qu'il

1:46
Locuteur

y

1:46
Présentateur

a beaucoup d'établissements concernés quand ce

1:47
Locuteur

n

1:47
Présentateur

'est pas le cas. Donc c'est difficile à saisir. En revanche, vous l'avez dit, j

1:50
Locuteur

'ai une

1:50
Présentateur

journée de dialogue, ça c'est sûr. Parce que je vais avoir aujourd'hui les organisations syndicales des personnels, les associations de parents d'élèves, les associations de lycéens et les élus du conseil de la vie lycéenne.

2:01
Édouard Geffray

Enfin

2:01
Locuteur

!

2:02
Présentateur

Alors non pas enfin. Moi, ma conviction profonde, c'est qu'il y a des réponses qui pourront être trouvées très concrètes au niveau local. Et ça, on a déjà commencé à le faire.

2:08
Locuteur

Mais

2:09
Édouard Geffray

quand je vous entends hier dire, dès lundi, une grande plateforme de concertation permettra à tous les lycéens qui le souhaitent d'exprimer leurs attentes, leurs inquiétudes et leurs propositions individuellement ou collectivement. Chaque voix pourra être entendue. Les contributions seront analysées localement et j'en organiserai une restitution nationale. Pensez-vous que ce soit à la hauteur

2:26
Locuteur

?

2:27
Présentateur

Moi, je pense qu'aujourd'hui, nos jeunes,

2:29
Locuteur

ils

2:29
Présentateur

ont besoin de se sentir écoutés.

2:32
Locuteur

Et donc une plateforme ?

2:34
Présentateur

Alors d'abord,

2:35
Locuteur

c

2:35
Présentateur

'est quand même, pardon mais...

2:36
Édouard Geffray

Non mais ça

2:37
Locuteur

me fait

2:37
Édouard Geffray

penser au grand débat, vous vous souvenez,

2:39
Locuteur

après les Gilets jaunes

2:39
Présentateur

? Non mais en fait, il

2:40
Locuteur

y

2:40
Présentateur

a deux... On

2:40
Locuteur

ne sait

2:41
Édouard Geffray

pas ce que sont devenus les cahiers de doléances, on ne

2:43
Locuteur

sait

2:43
Édouard Geffray

même pas s'ils ont été lus.

2:44
Présentateur

Là, en l'occurrence, tout sera publié, mais surtout, il y a deux éléments. Et soumis à l'IA, ce qui fait que justement, les gens pourront s'y interroger par eux-mêmes la base. Donc ça, c'est la première chose. Deuxième élément, ça rentre pour le coup, vous êtes dans les codes de nos jeunes, parce qu'ils ont l'habitude d'aller très vite sur leur téléphone, etc. Et donc, j'allais dire, on utilise un outil qui est à leur portée. Puis, troisième élément, c'est que moi, je tiens à ce que l'expression puisse être à la fois individuelle et collective.

3:05
Locuteur

Il

3:05
Présentateur

y a des cadres collectifs organisés, notamment les conseils de vie lycéenne, qui sont actuellement réunis dans tous les établissements concernés.

3:11
Locuteur

Il

3:11
Présentateur

y

3:11
Locuteur

a

3:11
Présentateur

des instances académiques, il

3:13
Locuteur

y a

3:13
Présentateur

des instances nationales qui sont réunies en ce moment même. Mais il y

3:16
Locuteur

a

3:16
Présentateur

aussi des individus qui peuvent avoir besoin de s'exprimer sur ce qui ne va pas. Et ça donnera la possibilité comme ça d'avoir une photographie, si je puis dire exacte, puisque tous auront la possibilité de participer.

3:24
Édouard Geffray

Les lycées qui, pour de nombreux d'entre eux, ont vécu des dégradations, des scènes de chaos, de cases, d'incendies, de jets de mortiers. Si on en vient d'abord à la question du bilan, on sait qu'il y

3:35
Locuteur

a

3:35
Édouard Geffray

de nombreuses villes, que ce soit Nice, Dijon, Besançon, Valence, Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Rennes, Saint-Etienne, Orléans, Strasbourg et Rouen. Ainsi que leurs agglomérations, Nantes, évidemment, avec le lycée Nelson Mandela. Est-ce que vous avez une idée du nombre de lycées qui sont véritablement dégradés et même, j'allais dire, de la facture ?

3:52
Locuteur

Alors,

3:53
Présentateur

il y a 1207 lycées qui, hier, ont été perturbés ou bloqués. Ça, c'est la première chose. Depuis le début de la semaine, il y a probablement

3:59
Locuteur

au

4:01
Présentateur

moins plusieurs dizaines, voire plus d'une centaine de lycées qui ont connu des dégradations, on va dire, sévères. Grilles renversées, loges incendiées. Parfois, il

4:08
Locuteur

y

4:08
Présentateur

a même des logements de fonction qui ont été incendiés, il faut quand même le savoir.

4:11
Édouard Geffray

Des logements de fonction dans lesquels il y avait

4:12
Locuteur

des...

4:12
Édouard Geffray

Il y

4:12
Locuteur

a

4:12
Édouard Geffray

un logement

4:12
Locuteur

de

4:12
Présentateur

fonction dans un lycée à Lyon, qui était donc occupé par un personnel d'éducation nationale, qui a été saccagé par des individus extérieurs qui ont véritablement saccagé l'établissement. Est

4:24
Locuteur

-ce qu

4:24
Édouard Geffray

'il y a, d'ailleurs, des endroits où des incendies ont eu lieu alors qu'il y avait des élèves, des professeurs qui ont été mis en danger ?

4:32
Présentateur

Hier à Nantes, vous avez vu le lycée Mandela dont l'entrée... Le lycée Mandela qui avait 10 ans. Oui,

4:37
Locuteur

Jean-Brandeuf.

4:38
Présentateur

...dont l'entrée a été ravagée par les flammes. Il y avait, au moment où l'incendie s'est déclaré, 160 élèves en internat.

4:44
Édouard Geffray

160 élèves qui

4:45
Locuteur

étaient à

4:45
Édouard Geffray

l'intérieur ?

4:46
Présentateur

À l'intérieur, en internat, qui ont été évacués, évidemment, par les personnels. Je rends hommage, d'ailleurs, parce que depuis une semaine, on

4:51
Locuteur

a

4:51
Présentateur

des personnes d'éducation nationale qui sont parfois visées

4:54
Locuteur

et

4:54
Présentateur

qui protègent une chose à laquelle je crois qu'il s'appelle le service public de l'éducation. Et actuellement, ce qu'on voit, c'est une tentative de destruction dans certains endroits du service public de l'éducation. Quand on s

5:03
Locuteur

'en

5:03
Présentateur

prend au bâtiment, quand on s'en prend au personnel,

5:05
Locuteur

et

5:06
Présentateur

que c'est un service public et que ce sont des agents publics, on cherche à détruire un service public.

5:10
Édouard Geffray

On va en venir à la question de la responsabilité politique, puisque vous imputez notamment une forme de responsabilité à LFI et ses proxys. C'est les mots utilisés par Matignon hier. Mais comment vous distinguez ? Vous dites qu'il s'agit d'individus extérieurs au lycée. Comment vous faites pour distinguer les casseurs ou ces individus dont vous dites qu'ils viennent pour détruire le service public de l'éducation et les lycéens

5:33
Locuteur

? Quand

5:34
Présentateur

on regarde ce qui se passe, et notamment j'appelle les proviseurs qui ont été blessés,

5:39
Locuteur

pour

5:39
Présentateur

savoir d'abord prendre leurs nouvelles.

5:41
Édouard Geffray

Combien de proviseurs blessés ?

5:42
Présentateur

A ce stade, on a eu 65 personnels blessés, on a eu 40 proviseurs parmi eux qui ont été blessés. 40 quand même. Donc je les appelle au fur et à mesure pour avoir évidemment de leurs nouvelles et pour leur apporter mon soutien.

5:52
Locuteur

La

5:53
Présentateur

plupart me disent, les personnes que j'avais en face de moi, ce n'étaient pas mes élèves.

5:57
Locuteur

Quand

5:57
Présentateur

même. Au moment des faits violents. Donc on a des individus violents, ça a été aussi documenté par le renseignement territorial, qui prennent en otage le mouvement, infiltrent les groupes de lycéens, et ensuite évidemment des lycéens qui, j'allais dire, dans la chaleur du moment, suivent. Mais au départ, on n'a pas forcément de lycéens violents, en tout cas très peu. On a des individus extérieurs, très clairement, ça c'est documenté, qui sont là pour nuire. Avec sûrement quand même, quand vous avez des tirs de mortiers, je rappelle que les mortiers, ce n

6:25
Locuteur

'est

6:25
Présentateur

pas en vente libre, vous ne les trouvez pas à l'épicerie à côté de chez vous. Donc ces gens-là aussi ont une logistique qui leur permet de faire ce qu'ils font.

6:31
Édouard Geffray

Une logistique, ça veut dire une organisation, ça veut dire une volonté, une anticipation. On va y venir, mais vous parliez des dégâts. Un certain nombre de présidents de régions, Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France disent que les chiffres sont considérables, qu'ils se chiffrent à plusieurs millions d'euros de dégâts. Gérald de Darmanin dit qu

6:48
Locuteur

'il

6:48
Édouard Geffray

va falloir que les casseurs payent, voire même y compris les parents. Quelle est votre position là-dessus

6:54
Locuteur

?

6:56
Présentateur

D'abord, c'est effectivement les collectivités au cas qui engagent des financements potentiellement énormes, et c'est autant d'argent qui n

7:01
Locuteur

'est

7:01
Présentateur

pas mis dans la rénovation des bâtiments. Donc c'est quand même un peu embêtant, parce que par ailleurs,

7:06
Locuteur

il

7:06
Présentateur

y a quand même un gros travail fait par les régions pour rénover les bâtiments. On parle du lycée Paul-Éloire de l'autre jour, à Saint-Denis. Il y

7:11
Locuteur

a

7:11
Présentateur

45 millions d'euros qui sont engagés pour des travaux qui ont commencé cet été quand même. Donc il

7:15
Locuteur

y

7:15
Présentateur

a de l'argent qui est mis sur la table par les régions. Et donc tout ça, c'est de l'argent et des moyens qui sont distraits. Deuxième élément, qui paye ? Ça,

7:22
Locuteur

c

7:22
Présentateur

'est d'abord, il

7:23
Locuteur

y a

7:23
Présentateur

un cadre légal.

7:24
Locuteur

C

7:24
Présentateur

'est-à

7:24
Locuteur

-dire

7:24
Présentateur

que je rappelle que quand on attrape un casseur et qu

7:26
Locuteur

'il

7:26
Présentateur

a quelque chose, il peut être condamné à réparer ce qu'il a payé. Et après, il y

7:30
Locuteur

a

7:30
Présentateur

effectivement, j'allais dire, des débats entre les régions et les us locaux. Mais ça, c'est une autre histoire.

7:34
Édouard Geffray

Et certains évoquent, c'est le cas de Bruno Retailleau, je crois que ça a été évoqué aussi par une partie de la droite et du centre, l'idée de revenir à la loi casseur, qui était une loi qui a été en vigueur jusqu'en 1981, qui est une loi qui disait que tous ceux qui participent sont co-responsables. Et d'ailleurs, se partagent en quelque sorte la facture.

7:51
Locuteur

C'est

7:51
Édouard Geffray

une loi à laquelle François Mitterrand avait mis fin. Mais l'idée que ce n

7:54
Locuteur

'est

7:54
Édouard Geffray

pas parce que vous n'êtes pas celui qui avait vraiment tenu le marteau pour casser, par exemple, une barrière, que vous n'êtes pas aussi responsable et qu'il faut partager la facture de manière à ce que ce

8:03
Locuteur

ne

8:03
Édouard Geffray

soit pas le contribuable qui paye. Qu

8:04
Locuteur

'est

8:04
Édouard Geffray

-ce que vous pensez de cette idée ?

8:05
Présentateur

Moi, le principe du qui casse-paye, je n

8:07
Locuteur

'ai

8:07
Présentateur

pas de problème. Après, dans ce genre de mouvement, on a beaucoup de lycéens qui sont à moitié spectateurs ou se font surtout confisquer leur mouvement. C'est le cas quand même actuellement. Ils sont en

8:16
Locuteur

train

8:16
Présentateur

de faire confisquer le mouvement par des individus. Je suis plus prudent.

8:19
Édouard Geffray

Vous avez parlé, c'est Matignon précisément, d'un mouvement de blocage des lycées par manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultra-gauche. Qu'est-ce que vous voulez dire

8:32
Locuteur

? Quand

8:34
Présentateur

on regarde le film de ce qui s'est passé,

8:36
Locuteur

les

8:36
Présentateur

événements commencent le 18 septembre au lycée Saint-Exupéry à Créteil, où il y avait objectivement des problèmes, notamment de ressources humaines.

8:42
Édouard Geffray

Et c'est d'ailleurs notamment les professeurs qui, à ce moment-là, soutenus par leurs

8:46
Locuteur

élèves dans ce

8:46
Présentateur

moment-là. Il y avait un mouvement réel et avec, objectivement, une situation qui n'était pas normale. Au passage, ce

8:52
Locuteur

qu

8:52
Présentateur

'on a résolu pour la quasi-totalité de la semaine qui est suivie quand même.

8:55
Locuteur

Parce

8:55
Présentateur

qu'il manquait une infirmière,

8:56
Locuteur

il

8:56
Présentateur

manquait un directeur des travaux,

8:57
Locuteur

il

8:57
Présentateur

manquait une proviseur adjointe. Tout ça a été pourvu dans la semaine qui est suivie. Donc on a réagi et on a trouvé des solutions. Mais très clairement, trois jours plus tard, c'est-à

9:04
Locuteur

-dire

9:04
Présentateur

le 21 septembre, le lundi 21, vous avez un député LFI

9:08
Locuteur

qui

9:09
Présentateur

vient sur site, qui harangue la foule et qui incite sur les réseaux sociaux ensuite à propager le mouvement. Et ensuite, vous avez des députés LFI qui font le tour des établissements en incitant au blocage, aux manifestations, etc. Et au moment où les choses dégénèrent, et c'est là que pour le coup, il y a quand même un sujet, au moment où les choses dégénèrent, où des individus extérieurs commencent à tirer des mortiers, etc., au risque de blesser les élèves, ces mêmes élus incitent à l'extension des blocages. Et c'est là que moi je dis que c'est irresponsable. C

9:37
Locuteur

'est

9:37
Présentateur

quand on a la responsabilité des mineurs, pardon, moi j'ai la responsabilité de 12 millions de mineurs. Aujourd'hui, il

9:41
Locuteur

y a

9:41
Présentateur

une chose que je sais, c'est que les envoyés sur des lieux de blocage, c'est les mettre en danger compte tenu des éléments qu

9:47
Locuteur

'il

9:47
Présentateur

y

9:47
Locuteur

a

9:47
Présentateur

autour. Et ça fait une semaine que je le dis.

9:49
Locuteur

Il faut dialoguer. Je

9:49
Édouard Geffray

rappelle pour ceux qui nous rejoignent que vous êtes le ministre de l'Éducation nationale. Vous dites,

9:54
Locuteur

si

9:55
Édouard Geffray

je vous écoute bien, qu'ils ont organisé ces blocages.

9:58
Locuteur

C

9:58
Édouard Geffray

'est-à

9:58
Locuteur

-dire

9:58
Édouard Geffray

le premier Créteil, vous dites ça, c'est un mouvement spontané de professeurs et d'élèves. Et j'ai le sentiment que vous donnez à ce premier mouvement une certaine légitimité. Mais vous laissez entendre que la suite aurait été orchestrée, organisée, à la manœuvre. Qui, au fond, l'œuf et la poule ? Qui commence ? Qui incite ?

10:19
Présentateur

Une fois encore au départ, on a un mouvement qui est un mouvement que je considère comme, j'allais dire, vraiment audible et auquel je réponds en plus. Mais après, il y a une part de mobilisation spontanée et puis il

10:31
Locuteur

y a

10:31
Présentateur

aussi une part de structuration et surtout de légitimation d'un mouvement. Quand vous avez des élus qui font le tout un centre d'établissement et qui incitent publiquement au blocage, on ne

10:38
Locuteur

peut

10:38
Présentateur

pas dire qu'ils n

10:39
Locuteur

'ont

10:39
Présentateur

pas joué un rôle. Aujourd'hui, chercher à se défausser en disant non, non, non, c'est pas nous, c'est pas possible. Ils ont contribué très clairement à la cristallisation du mouvement. Jean

10:46
Locuteur

-Luc Mélenchon

10:46
Édouard Geffray

estime que c'est aussi, que c'est l'inverse, que c'est les policiers, que c'est d'abord la responsabilité du gouvernement et des élus depuis longtemps d'avoir abandonné les lycées. Mais il dit ensuite que la sauvagerie policière, je le cite, avec aussi des accusations de racisme à l'endroit de l'État, ont envenimé les choses avant de dire hier que les insoumis appellent, je cite, à la non-violence des méthodes de lutte.

11:09
Présentateur

Écoutez, je suis ravi qu'il appelle à la non-violence parce qu'il est temps. Parce que quand on emploie un vocabulaire de type discipline de combat, lutte, bloquer tout, etc., avec des mineurs, il ne

11:20
Locuteur

faut

11:20
Présentateur

pas se demander ensuite si les interprétations sont subtiles. Et donc, je suis très heureux qu'ils appellent enfin la non-violence. Ça, c'est une bonne nouvelle. Mais de manière générale, on peut chercher après ça la responsabilité indéfiniment. Il y a eu très clairement, et c'est leur choix politique, qu'ils ont assumé dès le départ, de vouloir cristalliser, reprendre et étendre le mouvement. Bon, c'est comme ça. Maintenant, ce qui compte, parce que moi, je suis responsable, notamment de mes élèves. Maintenant, ce qui compte, c'est de faire en sorte que nos enfants ne soient plus dans la rue parce qu'ils sont en danger. Ça veut dire qu'il faut que tout le monde se mobilise.

On est une communauté éducative. Donc, les parents, très clairement, doivent se mobiliser et doivent dire à leurs enfants

11:59
Locuteur

de ne pas être là-dedans. Et ça veut dire quoi, les parents

12:00
Édouard Geffray

doivent se mobiliser ? Vous estimez que les parents ont une forme de responsabilité ?

12:03
Présentateur

Non, mais je pense qu'actuellement, si vous voulez,

12:05
Locuteur

c

12:05
Présentateur

'est assez intéressant. La façon dont c'est traité, c'est comme si c'était un tête-à-tête entre l'État et les mineurs. Mais l'école, ce n

12:10
Locuteur

'est

12:10
Présentateur

pas un tête-à-tête entre l'État et les mineurs. L'école, c'est une communauté éducative. Vous avez des parents, vous avez des élèves, vous avez des professeurs.

12:16
Locuteur

Donc, vous

12:16
Édouard Geffray

leur dites, calmez vos enfants

12:18
Locuteur

?

12:19
Présentateur

Surtout, aidez-nous à les protéger. Aidez

12:22
Locuteur

-nous à les protéger. J'avais

12:23
Édouard Geffray

Émilie tout à l'heure, une mère de famille. Son fils est en première au lycée Balzac à Tours. Elle était en larmes quand elle m'a appelée sur RMC. Ça fait trois jours qu'elle demande à son fils de rester chez elle parce qu'elle a peur pour lui. Elle dit, j'ai peur et je ne sais pas où on va. Et elle accusait d'un côté l'extrême-gauche, disait-elle, d'une forme de responsabilité. Mais elle disait de l'autre côté, l'État n'est pas capable de tenir les choses. Elle vous sentait complètement débordée. Et elle disait, par ailleurs, il n'y a aucun plan B. Moi, je lui disais, mais est-ce que votre fils a au moins des cours à distance ? Elle me disait, non, il a reçu un politique copié en PDF.

Ça ne sont pas des cours à distance. Elle était désespérée.

12:58
Présentateur

Alors, il y

12:59
Locuteur

a

12:59
Présentateur

plusieurs choses. D'abord, je comprends qu'elle soit évidemment inquiète. Mais il faut reprendre les choses dans l'ordre. Aujourd'hui, il existe dans tous les établissements, comme au niveau national, des instances de dialogue qui sont en train de se réunir et qui fonctionnent. Et donc, il faut dire à nos jeunes qu'ils sont représentés, qu'il

13:14
Locuteur

y

13:14
Présentateur

a des discussions, qu'il y

13:16
Locuteur

aura

13:16
Présentateur

des solutions et qu'ils pourront tous s'exprimer dès lundi, y compris individuellement, pour ne pas être pris

13:22
Locuteur

dans un moment. Mais honnêtement,

13:22
Édouard Geffray

j'ai l'impression que c'est quasiment un numéro vert que vous nous mettez en place. C'est-à-dire que je ne sais pas si c'est audible, si ça peut même passer le mur du son.

13:31
Locuteur

Il y a une question de savoir

13:32
Présentateur

si la démocratie est encore audible quand tout le monde appelle à la contourner.

13:36
Locuteur

C

13:36
Présentateur

'est ça le problème. Si vous faites un court-circuit de la démocratie par la violence, évidemment, la démocratie est au moins audible. Mais dans un état de droit, c'est ce à quoi je crois et ce que je sers, c'est quand même la démocratie qui permet d'en sortir. La démocratie, c'est se réunir

13:47
Locuteur

dans

13:48
Présentateur

des instances avec des élus ou même sans élus, d'ailleurs. Les gens que je reçois cet après-midi ne sont pas tous élus.

13:53
Locuteur

Mais

13:53
Présentateur

ce n

13:53
Locuteur

'est

13:53
Présentateur

pas

13:53
Locuteur

grave.

13:53
Édouard Geffray

Mais est-ce que vous ne regrettez pas de ne pas... Justement, vous dites que vous croyez au dialogue et à la démocratie.

13:57
Locuteur

Est

13:57
Édouard Geffray

-ce que vous ne regrettez pas de ne pas leur avoir parlé plus tôt

14:00
Locuteur

? Mais

14:00
Présentateur

la difficulté qu'on a eue, si vous voulez,

14:02
Locuteur

c

14:02
Présentateur

'est qu'une fois encore, si je prends le cas de Saint-Exupéry, nous avons traité un certain nombre de sujets. Depuis, le mouvement s

14:07
Locuteur

'est

14:07
Présentateur

étendu. Et on voit bien que l'une des difficultés, c'est que

14:09
Locuteur

c

14:09
Présentateur

'est un mouvement qui n

14:10
Locuteur

'a

14:10
Présentateur

pas de revendication nationale. On n'est pas sur quelque chose de, si je puis dire, de classique. Il n

14:13
Locuteur

'y a

14:13
Présentateur

pas un gros objet contre lequel l'histoire sera mobilisée et dont on pourrait discuter. Il y

14:17
Locuteur

a

14:17
Présentateur

un ensemble de revendications, souvent d'ailleurs très ancrées dans une réalité locale. Et donc, aujourd'hui, l'enjeu, c'est à la fois de répondre à cette revendication locale et puis, pour ce qui est du national, de distinguer les sujets, de l'apprendre avec eux.

14:28
Édouard Geffray

Mais quand on regarde hier soir, vous avez annoncé que vous alliez renoncer dans le budget à remettre des frais d'inscription à l'entrée des BTS. Ça veut donc dire qu'ils ont bien fait de se mobiliser

14:38
Locuteur

? Alors,

14:39
Présentateur

ça, en l'occurrence, ce n'est pas le fruit de la mobilisation lycéenne. Et c'était quelque chose qui était parti bien avant, évidemment, dans le projet de loi, dans les travaux du projet de loi. Et d'ailleurs, l'idée, c'était quand même, là aussi, dans un cadre démocratique, qu'on ait un débat parlementaire

14:49
Locuteur

sur

14:50
Présentateur

une vieille question qui est que, notamment en classe préparatoire, aujourd'hui, vous avez un certain nombre d'élèves qui sont très favorisés.

14:56
Locuteur

On

14:56
Présentateur

ne parlait pas des boursiers et qui ne payent pour autant aucun frais. Bon, j'ai parlé hier avec les organisations syndicales. Je parlais avec les filles, je parlais avec les organisations syndicales, en conseil de superéducation, parce qu

15:05
Locuteur

'il

15:05
Présentateur

y avait le conseil de superéducation. Il y avait une inimité pour dire que ce n'était pas une bonne idée. Et donc, j'ai annoncé hier soir que, bien sûr, on prendra l'initiative de le retirer.

15:15
Édouard Geffray

Sur les APL, est-ce que vous le ferez aussi ? Ce n'est pas forcément votre domaine

15:19
Locuteur

de ces cellules du logement, mais ça touche

15:21
Édouard Geffray

beaucoup les jeunes.

15:22
Présentateur

Moi, je parle de ce qui me concerne, et c'est une autre question. Mais sur ce sujet-là,

15:26
Locuteur

en

15:26
Présentateur

tout cas, très clairement, j'ai dit qu'on retirait la question, mais, une fois encore, le cadre démocratique doit permettre de traiter tout ça.

15:32
Édouard Geffray

Cet après-midi, vous allez leur promettre quoi ? Vous allez leur dire quoi ? Ils appellent déjà à une journée décisive, mardi prochain, le 6 octobre.

15:39
Présentateur

D'abord, je vais les écouter. Pardon, mais c'est quand même ça, à

15:42
Locuteur

la

15:42
Présentateur

base. Parce qu'aujourd'hui, je ne

15:44
Locuteur

suis

15:44
Présentateur

pas sûr d'ailleurs qu'ils soient très écoutés,

15:46
Locuteur

y

15:46
Présentateur

compris médiatiquement. On les montre beaucoup, on montre beaucoup la casse. Nous, on a reçu beaucoup. J'ai reçu

15:49
Locuteur

plusieurs

15:50
Édouard Geffray

des

15:51
Locuteur

leaders syndicaux.

15:52
Édouard Geffray

Vous dites que

15:52
Locuteur

vous

15:52
Édouard Geffray

allez les écouter. J'ai su par mes confrères d'RTL que hier matin, alors que vous étiez physiquement dans les mêmes locaux, vous-même, ainsi que le leader lycéen, vous ne vous êtes même pas parlé. Vous n'avez pas profité de cette occasion en vous disant, je vais aller le voir, je vais lui parler. Vous vous disiez quoi ? Que ce n'était pas le moment ? Que vous attendiez quoi ?

16:12
Présentateur

Déjà, c'est par ce moment dans l'entrée d'un studio de commencer avant une discussion de fond. Je l'ai salué et à l'entrée et à la sortie. On n

16:19
Locuteur

'a

16:19
Présentateur

effectivement pas

16:19
Locuteur

eu

16:19
Présentateur

une discussion de fond. Il se trouve que je le reçois cet après-midi si il le souhaite. Je l'ai invité cet après-midi, donc je pense qu'il sera là. C'est le représentant

16:26
Locuteur

de l'USL. Ah, il n'a pas répondu

16:27
Édouard Geffray

encore ?

16:28
Présentateur

Écoutez, je n

16:29
Locuteur

'ai

16:29
Présentateur

pas vaché ce matin avec mon secrétariat.

16:30
Locuteur

Mais en quoi hier, il ne vous avait pas répondu ? Normalement,

16:31
Présentateur

il est invité en tout cas et je pense qu'il sera là et qu'on pourra avoir une vraie discussion. Comme d'ailleurs avec les autres associations lycéennes parce qu'il n

16:38
Locuteur

'y en

16:38
Présentateur

a pas qu'une et comme avec les élus lycéens. Je rappelle qu'il y

16:40
Locuteur

a

16:40
Présentateur

des élus lycéens partout en France. Et donc, pour reprendre ce qu

16:44
Locuteur

'on

16:44
Présentateur

faisait d'ailleurs, c'est comme ça qui est important. Un, on écoute. Deux, on voit ce qui relève de sujets nationaux et on traite les sujets nationaux. Et après, au niveau local, et tous les recteurs sont en

16:53
Locuteur

train

16:53
Présentateur

de le faire et tous les étudiants sont en train de le faire, on regarde ce qui relève du niveau local et on traite ce qui relève du niveau local. Il faut traiter les sujets que les lycéens nous communiquent. Ça, c'est clair. Mais ça se traite dans un cas de fait

17:05
Locuteur

encore démocratique.

17:06
Édouard Geffray

Est

17:06
Locuteur

-ce que vous aviez

17:06
Édouard Geffray

anticipé ? On a quand même l'impression que ce mouvement vous a largement échappé. Pour reprendre les mots d'Émilie, cette mère de famille, elle estimait d'ailleurs que ça avait échappé à tout le monde, y compris aux lycéens de l'origine du mouvement. Mais est-ce que ce mouvement ne vous a pas largement échappé ?

17:21
Locuteur

Est

17:21
Édouard Geffray

-ce que vous ne

17:21
Locuteur

l

17:21
Édouard Geffray

'avez pas sous-estimé ? Vous disiez que

17:23
Locuteur

ça

17:23
Édouard Geffray

a commencé le 18 septembre.

17:24
Présentateur

C'est vendredi dernier. Je n'aime pas beaucoup tweeter encore moins en mode alerte. Vendredi dernier, j'ai publié exprimant sur les réseaux sociaux en disant n'appelons pas à la génération des blocages c'est irresponsable parce qu

17:39
Locuteur

'on

17:39
Présentateur

va mettre nos enfants en danger. Simplement, à ce moment-là, toute la France était publiée par un autre événement en demeurant d'ailleurs qui s'est bien passé avec la vie de Papal.

17:45
Édouard Geffray

On a presque envie qu

17:46
Locuteur

'il

17:46
Édouard Geffray

revienne là, pour apaiser les choses.

17:48
Présentateur

Moi, vendredi dernier, j'étais déjà en train de dire et on était tous en train de dire attention, il y a quelque chose qui est en train de se passer. Ce mouvement est en train de se faire récupérer par des tiers.

17:57
Édouard Geffray

Donc, vendredi, vous avez l'impression de ne pas être entendu

17:59
Locuteur

?

18:00
Présentateur

Non, ce n

18:01
Locuteur

'est

18:01
Présentateur

pas que je n

18:01
Locuteur

'ai

18:01
Présentateur

pas été entendu. C'est qu'il

18:02
Locuteur

y a

18:02
Présentateur

des gens qui ont continué sciemment à aller faire le tour des blocages et à attiser les flammes. Donc,

18:08
Locuteur

effectivement,

18:08
Présentateur

maintenant, on a une situation qui s'est dégradée parce qu'en fait, le mouvement a changé de nature parce qu'il a été pris en otage très clairement par des groupuscules violents et c'est à ça qu'il faut mettre fin.

18:18
Édouard Geffray

Aujourd'hui, la question des lycéens, au fond, l'urgence, c'est la question de la lutte contre la violence. Quand vous dites des groupuscules violents,

18:25
Locuteur

vous

18:25
Édouard Geffray

avez parlé, Matignon a parlé de LFI, de ces proxys d'ultra-gauche. Je recevais tout à l'heure le représentant, le président de la région Grand Est qui disait qu'il y avait y compris des éléments internationaux, des gens qui venaient notamment d'Allemagne ou de Suisse, comparable, disait-il, à des situations de black bloc où on a des personnes qui sont effectivement d'une sorte de lutte internationale. Est-ce que c'est aussi ce que vous constatez

18:52
Locuteur

?

18:53
Présentateur

Alors,

18:54
Locuteur

qui sont les

18:55
Édouard Geffray

profils ?

18:55
Locuteur

Je

18:56
Présentateur

voudrais juste un point.

18:57
Locuteur

L

18:58
Présentateur

'urgence, pour moi, en tant

18:58
Locuteur

que

18:58
Présentateur

mission nationale,

19:00
Locuteur

c

19:00
Présentateur

'est les élèves et c

19:01
Locuteur

'est

19:01
Présentateur

les lycéens.

19:02
Locuteur

Ça,

19:02
Présentateur

c'est mon urgence. Bon. Et par ailleurs, il y a une nécessité d'ordre public qui relève du ministère de

19:07
Locuteur

l

19:07
Présentateur

'Intérieur qui est de faire en sorte que des éléments ultra-violents, et donc là-dessus, je n

19:11
Locuteur

'ai

19:11
Présentateur

pas d'éléments à vous donner pour savoir s'ils viennent de l'étranger ou pas, mais enfin, a priori,

19:13
Locuteur

ils

19:13
Présentateur

sont quand même essentiellement du territoire national. Mais ça, c

19:16
Locuteur

'est

19:16
Présentateur

un sujet intérieur pour faire en sorte que ces éléments ultra-violents ne puissent pas nuire ni à nos services

19:21
Locuteur

publics,

19:22
Présentateur

ni aux biens, ni aux personnes.

19:24
Édouard Geffray

Edouard Jeffrey, comment vous voyez la suite ? Vous avez dit tout à l'heure « j'ai alerté sur le fait que nos enfants étaient en danger ». Est-ce que vous redoutez un drame

19:34
Locuteur

?

19:36
Présentateur

Quand vous avez des éléments violents, enfin, ultra-violents comme ceux qu'on a vus, hier, ils ont mis feu à un établissement dans lequel j'avais 160 internes quand même.

19:45
Locuteur

Quand

19:45
Présentateur

même ! Enfin, il faut se rendre compte de ce qui se passe. J'ai des personnels de la région à Marseille qui ont été aspergés d'essence parce qu'ils tentaient d'éteindre un incendie et on leur a tiré dessus des pétards.

19:56
Locuteur

Donc,

19:56
Présentateur

si la question est de savoir si dans un contexte de violence comme ça, il est possible qu'il

20:00
Locuteur

y ait

20:00
Présentateur

un drame qui à la fin se tourne contre nos élèves, contre le personnel, enfin, moi, pardon, je considère déjà que des drames certes pas ultimes, mais enfin, quand même, il y

20:10
Locuteur

a

20:10
Présentateur

eu des situations dramatiques. Et c'est pour ça qu'une fois encore, je rappelle et j'appelle vraiment tout le monde au calme et à l'apaisement. La classe politique, les élèves, les jeunes qui essayent de les récupérer, il faut

20:22
Locuteur

que tout le monde s'appelle et discute. La

20:23
Édouard Geffray

réponse policière a été proportionnée, c'est ce qui leur avait été demandé, proportionnée, mais on sait que quatre enquêtes de l'IGPN ont été ouvertes, au moins quatre.

20:31
Présentateur

Je crois que vous dites vous-même les chiffres et d'ailleurs les termes. Laurent Nunez a demandé une réponse policière qui soit évidemment et strictement proportionnée et qui tienne compte notamment de nos élèves pour les protéger. Ensuite, vous avez des gens qui s'infiltrent, qui sont ultra violents et c'est là que les choses deviennent évidemment plus compliquées. D

20:48
Locuteur

'où

20:48
Présentateur

l'importance pour les élèves d'être en cours ou d'être chez eux. Et puis, il y a effectivement eu quatre enquêtes qui ont été ouvertes pour mettre à jour des éventuels manquements de certains policiers aux obligations qui passent sur eux.

21:02
Édouard Geffray

Merci beaucoup Edouard Geffray d'avoir répondu à nos questions.