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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 18 août 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsSantéSécurité

Incendies: Manuel Bompard souhaite que des financements soients "débloqués immédiatement"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    Si demain le gouvernement met l'argent pour les pompiers, pour la sécurité civile, est-ce que vous le soutiendrez?

  • 0:15RelanceRéponse partielle

    Vous avez été entendu ou pas?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Manuel BompardFait
    « Il y a 4 fois plus de feux de forêt qu'il y a 20 ans. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

8h35 sur BFM TV, bonjour à toutes et à tous. Bonjour Manuel Bompard, merci d'avoir accepté notre invitation pour votre rentrée politique. Vous êtes député des Bouches-du-Rhône, coordinateur national de la France On évoquera bien sûr la rentrée politique de votre mouvement cette semaine, celle de votre candidat aussi Jean-Luc Mélenchon.

Mais avant cela, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a annoncé hier un plan d'aide massif de plusieurs millions d'euros pour les Landes et la Gironde après les terribles incendies qui ont ravagé ces départements, le Premier ministre vous a aussi taclé. Vous, les oppositions, des oppositions qui ont passé, je cite le Premier ministre, leur été à faire la morale sur les moyens de sécurité civile. Elles vont se rappeler qu'il faudra voter le budget, dit-il Manuel Bompars.

Si demain, le gouvernement met l'argent pour les pompiers, pour la sécurité civile, est-ce que vous le soutiendrez ? – Mais nous, on a toujours soutenu ce qui permettait de renforcer la sécurité civile. Mais d'abord, je vais dire qu'on a vécu un été qui est un été cataclysmique, avec des canicules, avec ces giga incendies en Gironde, dans les Landes, dans la Drôme, dans le Var.

Je compte plus le nombre de départements qui ont été touchés. La première chose à dire quand même, c'est dire notre soutien, notre solidarité aux paupiers qui se sont mobilisés et à l'ensemble des personnes qui ont été touchées. Et je dois dire que moi j'ai été favorablement impressionné par la solidarité qui s'exprime à ce moment-là.

Une fois qu'on a dit ça, il est nécessaire aussi de regarder si les politiques qui ont été mises en place ces dernières années nous ont permis d'être plus forts face à cette menace et face à l'augmentation de cette menace. Et là, ce qu'on doit quand même noter, c c'est que le gouvernement a menti pendant tout l'été sur ce sujet, M. Nunez en particulier, disant que les moyens étaient suffisants, les moyens aériens, les moyens terrestres, y compris les moyens terrestres, contrairement à ce qu'il dit maintenant pour se défendre. – Le budget de la sécurité civile est passé de 450 millions en 2017 à 800 millions d'euros en 2026, augmentation de 76%.

C'est ce que répond le ministre de l'Intérieur. – Écoutez, en 20 ans, il y a un million d'interventions de plus par 1 pour les pompiers, alors qu'ils sont le même nombre aujourd'hui. Il y a 4 fois plus de feux de forêt qu'il y a 20 ans.

Donc la question n'est pas de savoir si le budget a augmenté, la question est de savoir si le budget est suffisant pour pouvoir faire face à cette menace aujourd'hui. – Alors qu'est-ce que vous demandez D'abord, la première chose que je demande, puisque le gouvernement a menti, puisqu'il y a des choses qui ne sont pas claires dans la manière avec laquelle on a été en défaut pour faire face à cette menace, c'est qu'on mette en place une commission d'enquête parlementaire sur la gestion des incendies et sur l'inadéquation des moyens qui étaient présents pour notre sécurité civile pour faire face à ces incendies. Mais vous dites que le gouvernement a menti, mais est-ce qu'il a fauté ?

Est-ce qu'il est responsable de ces incendies, selon vous, quand on vous entend ? Non, mais responsable des incendies, évidemment non. Responsable de l'incapacité de la France, de notre pays à faire face à ces incendies, oui, il a une responsabilité et c'est ce qu'une commission d'enquête doit permettre de déterminer.

Puis ensuite, une commission d'enquête, elle doit aussi permettre de formuler des propositions. Moi, j'ai des propositions à formuler. Pendant l'été, nous avons déjà dit, nous, on est prêts à reprendre l'activité parlementaire immédiatement pour pouvoir voter ce qu'on appelle un budget rectificatif pour voter des moyens supplémentaires pour la sécurité civile.

Vous avez été entendu ou pas ? Non, on n'a pas été entendu puisqu'il n'y a pas eu de convocation de l'Assemblée nationale. Pourquoi vous attendez pas le budget 2027 ?

Sébastien Lecornu a dit qu'il y aura une augmentation du budget de la sécurité civile. Le budget 2027, c'est un budget qui va se discuter dans les prochains mois et qui va rentrer en vigueur en quelque sorte qu'à l'année 2027. Or si on veut commander un canadaire supplémentaire si on veut avoir les kits de largage, je ne rentre pas trop dans les détails pour pouvoir faire face aux incendies.

Si on veut pouvoir augmenter parce qu'il n'y a pas que le budget national de la sécurité civile, il y a le budget qu'on appelle les 10, les services départementaux d'incendie et de secours qui sont essentiellement financés par les départements, si on veut augmenter leur financement pour avoir, comme le demande l'intersyndicale des pompiers, 50 000 pompiers supplémentaires, eh bien ça, il faut débloquer les financements immédiatement. Et vous me dites...

Combien de milliards vous demandez ? Alors nous, ce qu'on avait déposé sous forme d'amendement dans le budget précédent et qui a été refusé par les gouvernements macronistes. C'est pour ça que M.

Lecornu, quand il dit « Faudra voter le budget », moi je dis à M. Lecornu « Faudra peut-être voter nos amendements ». Parce qu'on avait proposé... – Mais là on est dans la posture politique. – Ah non, je ne suis pas dans une posture politique. – Là, il faut juste soutenir les pompiers, non ? – Non. – Il y a un peu d'union nationale à avoir. – Non mais que le soutien des pompiers, qu'il y ait une union nationale dans le soutien des pompiers, oui.

Ensuite que ça exonère le gouvernement de son absence de prise en compte de cet enjeu et du déblocage des moyens nécessaires pour y faire face, c'est pas de la posture politique. Nous nous avions déposé, je vous réponds, on avait déposé un amendement, des amendements pour débloquer 150 millions d'euros supplémentaires pour le budget de la protection civile. Ces amendements ont été refusés à minima aujourd'hui il faut que ces amendements soient acceptés et que ces moyens soient...

Ça c'est pour le budget national de la protection civile. Vous le trouvez où l'argent ? Vous voulez que je vous trouve l'argent mais vous savez 150 millions d'euros c'est quoi ?

C'est à peu près 3 % alors attendez je vais pas faire un calcul trop rapidement donc je vais pas donner de pourcentage mais quand vous supprimez l'impôt de solidarité sur la fortune vous savez que c'est à peu près 4 4 à 6 milliards d'euros de manque à gagner pour le budget de l'État. Et là, je suis en train de vous parler de 150 millions d'euros. Donc la question qui est posée à M.

Lecornu, c'est est-ce que vous mettez à contribution les plus riches pour pouvoir nous permettre à toutes et tous quels que soient nos moyens d'être protégés face aux catastrophes naturelles. Manuel Bompard, vous évoquez à l'instant l'intersyndicale des pompiers. Les syndicats de pompiers ont annoncé une mobilisation nationale fin septembre place de la République.

Est-ce que vous allez soutenir cette mobilisation que je les soutiens parce que je soutiens leurs revendications vous y serez bon on y sera collectivement les insoumis et pourquoi on les soutient d'abord parce que leurs revendications sont justes leur revendication j'en ai parlé c'est par exemple avoir des pompiers supplémentaires mais c'est pas seulement ça, c'est aussi leurs conditions de travail. Parce que ce qu'il faut dire aussi pendant l'été, parce que vous me parlez de soutenir les pompiers, moi je soutiens les pompiers mais pour soutenir les pompiers il ne suffit pas d'avoir des mots et des phrases sur les plateaux de télévision. Quand vous avez envoyé des pompiers, y compris se mettre en danger du point de vue de leur santé, parce qu'ils n'avaient pas suffisamment d'équipements de protection pour faire face à ces méga incendies.

Quand vous avez une réforme des retraites qui les fait travailler deux ans de plus, alors que quand vous êtes pompier au bout d'un moment, ça devient quand même difficile de continuer à travailler Là on ne peut pas dire que le gouvernement ait soutenu les pompiers Donc oui je les soutiens et oui j'appelle à les soutenir Et les moyens seront là, c'est encore ce qu'a affirmé le gouvernement ces dernières heures Pour l'instant ils n'ont pas été là et j'attends de voir Manuel Bompard, on vient de parler des millions, des milliards d'euros qu'il faut pour adapter la France au changement climatique. Mais dans le même temps, le gouvernement cherche aussi des économies partout pour le budget 2027. Et il y a une vieille bombe politique qui revient sur la table, c'est celle des retraites.

Le ministre de l'économie Roland Lescuir a ouvert la porte à une contribution des retraités les plus aisés par exemple par une indexation plus modérée de leur pension sur l'inflation. Est-ce que vous êtes pour que les retraités les plus aisés participent à l'effort national ? Moi je suis pour que les Français les plus aisés contribuent davantage à la solidarité nationale.

Je ne suis pas d'accord avec le fait que le gouvernement cible uniquement la catégorie des retraités en disant...

Les retraités les plus aisés. Ah attendez, on va y venir monsieur Le Boss. Le gouvernement nous dit qu'on peut faire 6 milliards d'euros d'économies sur les retraités entre deux et six selon le seuil qui est retenu pour l'instant il n'y a pas d'arbitrage mais si vous décidez de ne pas indexer la pension de retraite des personnes qui gagnent plus de 2500 euros net de retraite vous avez une recette à peu près de 1 ,5 milliards d'euros donc quand le gouvernement dit que sa mesure ne va toucher que les retraités les plus aisés le gouvernement vous ment parce que s 'il veut faire 6 milliards d'euros d'économie il va devoir toucher tous les retraités et pourquoi se focaliser sur les retraités plutôt que de demander de contribuer davantage à toutes les personnes et ça j'y suis favorable qui ont davantage de moyens qu'ils soient retraités qu'ils soient actifs que eux contribuent davantage à la solidarité c'est pas compatible Emmanuel Bompard c'est juste de la responsabilité chacun à sa charge, à sa hauteur bah non c'est pas chacun à sa charge à sa hauteur quand dans le même temps vous avez sous l'effet de la politique d'Emmanuel Macron des cadeaux qui ont été faits aux plus grandes fortunes de ce pays.

Entendez-moi bien, c'est comme si M. Macron avait fait un chèque de 2 millions d'euros aux 100 personnes françaises qui ont le plus de moyens. C'est ça la politique d'Emmanuel Macron.

Donc pardonnez-moi avant d'aller taper le retraité qui gagne 1 500 ou 2 000 euros de retraite par mois, parce que ça, je suis désolé de vous le dire, mais on ne vit pas très bien quand on est retraité avec 1 500 ou 2 000 euros. Peut-être qu'on peut s'attaquer aux milliardaires qui ne payent pas d'impôts en France, par exemple. – D'accord, Manuel Bompard, par exemple, l'UNEF, syndicat étudiant, qui alerte encore aujourd'hui, ce matin, sur la hausse du coût de la vie étudiante. – Évidemment. – Bercy dit aussi que les retraites vont coûter 12 milliards de plus en 2027 si on ne fait rien.

Est-ce que ce n'est pas de la responsabilité aussi vis-à-vis de la jeunesse qui vote pour vous un peu massivement ? S'il vous plaît, si vous voulez une réponse...

C'est ça votre nouvelle France en quelque sorte ? Si vous voulez répondre aux problématiques de la jeunesse qui sont, vous avez raison de citer ce rapport grandissant depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, aux responsabilité, donc plutôt que de nous cibler nous, peut-être le cibler lui. – Oui mais ces milliards qu'on peut aller récupérer chez les retraités aisés, on peut l'utiliser pour l'éducation, pour l'écologie, c'est vos priorités. – Mais pourquoi vous voulez ?

D'abord je ne crois pas du tout que le gouvernement a l'intention de s'apprendre qu'aux retraités aisé, je pense qu'il va s'en prendre par la même à tous les retraités. Et c'est ça que je refuse. Pour le reste, je vous ai dit qu'on peut effectivement aller chercher des milliards parmi les plus grandes fortunes de ce pays.

Mais pourquoi vous voulez vous focaliser sur les retraités Pourquoi vous ne voulez pas aussi mettre à contribution les plus de 1 000 milliardaires en France qui ne payent pas d'impôts sur le revenu en France ? Par exemple, là, vous avez des milliards, effectivement, à aller chercher. Et ensuite, si vous voulez faire en sorte de répondre aux problématiques de la jeunesse, il y a une proposition qui est dans le programme de Jean-Luc Mélenchon et de La France Assoumise, qui s'appelle l'allocation d'autonomie pour les jeunes.

C'est-à-dire qu'on fasse en sorte que nos jeunes, ils n'aient pas besoin, par exemple, d'aller travailler, en même temps de faire leurs études pour pouvoir se nourrir ou se loger oui ça ça doit être une grande priorité mais c'est pas en mettant à contribution les retraités qui gagnent 1500 ou 2000 euros net par mois qu'on va répondre à cette problématique le partage de la richesse sa vise à mettre à contribution Ce sont celles et ceux qui ont les moyens d'être mis davantage à contribution. Oui, mais par exemple, vous réclamiez 150 millions d'euros en plus pour la sécurité civile. Là, vous pourriez les trouver.

Oui, mais je peux les trouver. J'ai pas de problème pour les trouver, monsieur Le Boss, je vous ai parlé de l'impôt de solidarité sur la fortune. Ça doit être 6 milliards d'euros, la taxe Zuckman dont on a parlé l'année dernière.

C'est entre 15 et 20 milliards d'euros, l'impôt universel sur les entreprises pour que les entreprises payent effectivement l'impôt qu'elles doivent payer En France, c'est 20 ou 25 milliards d'euros. On n'a pas de problème pour trouver les financements, mais pas auprès de gens, encore une fois, parce que je ne crois pas à le gouvernement, qui ont une retraite moyenne et qui vont être encore mis à contribution pour protéger les plus riches et les amis milliardaires de M. Macron, ça, ce n'est pas possible.

Donc c'est une ligne rouge pour vous si ça apparaît dans le budget du gouvernement ? Beaucoup de lignes rouges, vous savez, dans le budget...

C'est l'une des lignes rouges ? Oui, mais parce que, de toute façon, le problème, c'est que ce gouvernement, j'aimerais bien qu'on ne reproduise pas à chaque fois les mêmes erreurs. L'année dernière, il nous a dit qu'il faut qu'on fasse des économies.

C'est la seule solution pour réduire le déficit. On a eu un budget de coupe. Pendant l'été, ils nous ont annoncé, par exemple, le doublement du plafond des franchises médicales.

Donc ils en prennent à tout le monde. Mais ça vaut motion de censure ? Évidemment, mais regardez, ils nous ont proposé ça comme budget.

Leur logique, ça a été coupé parce que c'est ça qui va faire tourner l'économie. Aujourd'hui, on ne va même pas réduire le déficit cette année. L'économie française, elle casier à la récession ça c'est la conséquence des politiques de coupe dans les dépenses de coupes dans le budget du gouvernement macron des gouvernements macronistes donc c'est autre chose qu'il faut faire et c'est ça le débat c'est pas uniquement telle ou telle mesure c'est une notre logique économique qu'il faut mettre sur la table c'est celle qu'on défend avec jean-luc mélenchon et derrière toutes ces batailles budgétaires il y aura bien sûr l'échéance cruciale de la présidentielle on est à 243 jours du premier tour j'ai fait le compte ce matin votre candidat jean-luc mélenchon fait sa rentrée politique cette de semaine.

Et une lettre vous est adressée, Manuel Bompard, une lettre de Marine Tondelier, la patronne des écologistes qui affirme qu'elle est prête, je cite, à rediscuter avec tout le monde à gauche sans exclusives. Elle propose des rencontres bilatérales avec tous les chefs des partis de gauche. Est-ce que vous lui répondez ce matin sur BFM TV ?

Oui, voyons-nous dès que possible. D'abord je prends acte du fait que la primaire puisqu'elle était partisane de cette fameuse primaire a Définitivement échoué puisque même Marine Thaudelier maintenant tourne le dos à cette option qui n'existe qui n'existe plus pour le reste vous l'avez dit nous nous sommes en campagne avec Jean-Luc Jean-Luc Mélenchon a déclaré sa candidature le 3 mai. Aujourd'hui, je veux quand même le dire, on a atteint 340 000 parrainages citoyens.

C'est 340 000 personnes qui s'engagent en soutien de cette candidature. Vous ne répondez pas à ma question. Attendez, je vais répondre dans votre question.

J'en profite, on peut atteindre les 350 000, il faut aller signer sur mélenchon2027 .fr. Bon, donc on est en campagne, on est engagé dans cette campagne.

Et depuis le premier jour de cette campagne, on a tendu la main et on a dit aux aux écologistes, aux communistes. Si vous souhaitez participer de cette campagne, vous êtes les bienvenus. Donc je redis la même chose.

Si les écologistes ou les communistes veulent s'engager en soutien de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, ils sont les bienvenus. Est-ce que vous allez accepter cette rencontre bilatéral mais anthony le boss mais pour ça faut de la clarté pour de la cohérence elle n'a pas de cohérence ben c'est pas ça c'est que pour l'instant je ne comprends pas si marine todeli et les écologistes disent bon on est prêt à s'engager dans la campagne autour de Jean-Luc Mélenchon et on veut discuter avec vous de quelles sont les modalités ok discutons mais là aujourd'hui c'est un nouveau cycle de réunion de palabres sans objet, sans contenu, sans candidature, sans programme bon ça c'est pas claire et c'est une manière de nous faire perdre du temps. C'est de la négociation, ça peut s'entamer aussi à la faveur d'une réunion.

Donc je redis la même chose, Anthony Lebas, si les écologistes, si les communistes, comme des citoyennes, des centaines de milliers de citoyens veulent s'engager en soutien et dans la campagne de Jean-Luc Lanchon, ils sont les bienvenus. La porte est ouverte mais avec clarté, avec cohésion et avec cohérence. Est-ce que vous demandez à Monique Barbu de vous rallier, la ministre de l'écologie du gouvernement Le Cornu, qui a encensé en quelque sorte Jean-Luc Mélenchon en disant que c'était celui qui intégrait le mieux la question du climat dans son programme.

Je pense qu'elle a fait preuve de lucidité. C'est bien qu'elle le dise moi ce que je lui propose parce que je trouve que c'est bien qu'on puisse débattre de ce sujet ce qu'elle a dit c'est intéressant elle a dit que l'écologie elle doit être au coeur de toutes nos politiques publiques c'est ce que nous proposons avec jean-luc melanchon on a proposé les éco-régions pour faire en sorte de mettre ses éco régions pour faire en sorte de mettre cette question-là. Vous demandez à Monique Barbu de vous rejoindre.

Moi, ce que je propose à Monique Barbu, puisqu'on a nos universités d'été qui commencent à la fin de la semaine, je l'invite là, officiellement, sur votre plateau, à venir débattre avec nous sur ce sujet, sur l'écologie. Je pense que ce serait bien pour le pays tout entier qu on puisse débattre des mesures écologiques, du programme écologique de Jean-Luc Mélenchon, de ses propositions à elle. On ne sera peut-être pas d'accord sur tout, mais ça peut être bien d'en débattre.

L'invitation est lancée, peut-être qu'elle vous ralliera, peut-être que Marine Tandelier vous ralliera aussi. En tout cas, il y en a un autre qui a annoncé son ralliement, c'est Gérald Darmanin qui a annoncé rallier l'ancien Premier ministre candidat à la présidentielle, Edouard Philippe. Il dit vouloir éviter la dispersion des candidatures.

Votre candidat, Jean-Luc Mélenchon, a passé tout l'été à attaquer Gabriel Attal et inversement d'ailleurs, est-ce qu'il ne s'est pas trompé de candidat ? Et le vrai danger au bloc central, c'est Edouard Philippe qui est le mieux placé au premier tour par rapport à Jean-Luc Mélenchon et qui engrange le plus de ralliement. Monsieur Le Boss, Edouard Philippe a disparu pendant l'été.

Je parle politiquement. Quand on fait de la contradiction politique, on le fait avec ceux qui mettent des propositions sur la table. Et quand Gabriel Attal dit des bêtises comme il a pu le dire par exemple sur la question de la dette en s'attaquant à Jean-Luc Mélenchon alors que oui, et bien sûr Jean-Luc Mélenchon a raison de dire qu'on a une partie de la dette qu'on peut annuler aujourd'hui parce qu'elle est dans les coffres de la Banque Centrale Européenne, c'est normal que ce soit à Gabriel Attal qu'on réponde. – Mais il était sur le terrain, il a fait des propositions, je n'ai pas vu votre candidat sur le terrain en – Mais on n'était pas sur le terrain cet été, M.

Le Mausse ? – Votre candidat ? – Mais notre candidat, il était le 14 juillet à Pimpon, en Bretagne, où il a fait un meeting plus important encore que je pense tous les autres meeting de tous les autres candidats réunis.

Donc, je veux dire, évidemment qu'on était en campagne, on a fait des caravanes pour l'inscription sur les listes électorales, on a fait beaucoup de choses cet été. Mais Gabriel Attal, vous avez raison, il a fait campagne, il a porté des propositions c'est normal qu'on lui réponde mais on a aussi des choses à dire sur le programme d'édouard philippe qui veut amener l'âge de départ à la retraite à 67 ans et toute façon que ce soit monsieur attal monsieur darmanin monsieur philippe ces gens veulent perpétuer le macronisme en France alors qu'il nous a mis aujourd'hui dans l'impasse. Et c'est ça, en fait, la grande question de l'élection présidentielle qui vient.

Est-ce qu'on continue avec le macronisme ? Est-ce qu'on laisse l'extrême droite s'emparer du pouvoir ? Ou est-ce qu'on élit au président de la République, Jean-Luc Mélenchon, et on met au pouvoir, un programme, le programme l'avenir en commun qui répond aux problématiques sociales, écologiques, démocratiques, internationales ?

Il a vraiment des chances de gagner la présidentielle quand on regarde les sondages. Alors certes, c'est le meilleur candidat à gauche au premier tour, mais au second tour, il est largement battu dans toutes — Mais vous savez les sondages, M. Le Boss, à un an de l'élection présidentielle de 2022, hein ?

C'est-à-dire il n'y a pas si longtemps que ça. Là, on est à peu près un an avant, 9 mois avant l'élection présidentielle. — 243 jours. — À la même période, en 2021, au moment de la rentrée.

Jean-Luc Mélenchon a été annoncé entre 8 et 10 % des voix dans les sondages. Il a fini à 22 %. Et Mme Le Pen, au début de la campagne présidentielle de 2022, elle a été annoncée auprès de 30 %, elle a fini à 23 c'est à dire qu'en gros il y avait 20 points d'écart entre mélenchon et le pen en 2022 il ya un mois avant un an avant l'élection présidentielle à la fin il n'y avait plus qu'un point ça veut dire qu'on a remonté 19 points dans la campagne donc en fait c'est pas pas les sondages qui vont faire le résultat de l'élection.

C'est les citoyennes et les citoyens, c'est le peuple qui va voter. Et nous on met sur la table une proposition, un programme et comme je l'ai dit tout à l'heure, on est des centaines de milliers partout en France à la défendre et donc j'en profite pour dire à toutes celles et ceux qui veulent nous aider, rejoignez – Manuel Bompard, il y a eu une décision du Conseil constitutionnel la semaine dernière qui a fait beaucoup réagir. C'est la censure de la loi qui interdit les réseaux sociaux au moins de 15 ans au motif d'une atteinte, je cite, disproportionnée à la liberté d'expression.

Vous refusez cette interdiction Mais en refusant cette interdiction, est-ce que vous ne protégez pas davantage les plateformes que les enfants ? Non, justement, c'est le gouvernement qui, à mon avis, fait ça. Je vais vous dire pourquoi.

Évidemment qu'il y a un problème avec l'utilisation des réseaux sociaux par les jeunes aujourd'hui, qu'il peut y avoir des problèmes, que ça peut encourager des comportements de harcèlement, ça peut poser un certain nombre de difficultés mais dans la proposition du gouvernement rien ne va, ni la méthode parce que vous devez contrôler tout le monde, pas uniquement les mineurs. Tout le monde devrait être contrôlé pour savoir si vous êtes mineur ou pas et donc si vous avez le droit d'utiliser les réseaux sociaux ou pas. Ni d'ailleurs le principe.

Parce que si une plateforme pose des problèmes, si par exemple, allez on va prendre une comparaison, si un produit est dangereux pour la santé, vous n'allez pas l'interdire que pour les mineurs. Vous allez et demander à modifier la composition de ce produit. – Le texte peut être modifié, ça peut passer, le Conseil constitutionnel ne critique pas l'objectif poursuivi. – C'est la même chose pour les réseaux sociaux.

S'il y a des problèmes dans les algorithmes des réseaux sociaux, vous imposez au plateforme de modifier leurs algorithmes. Vous interdisez pas seulement pour les mineurs, parce que sinon ou pour les moins de 15 ans ça veut dire quoi ? À 16 ans c'est plus grave ?

Si c'est grave aussi. Donc voilà ce qu'il faut faire et certainement pas remettre en cause nos libertés fondamentales. – Merci beaucoup Manuel Pompard, député LFI, coordinateur national de la France insoumise, vous étiez sur BFM TV pour votre entrée politique.

Dans quelques instants c'est BFM direct présenté par Loïc Besson. Excellente journée à vous.