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InterviewSarah Knafo· 10 février 2025 17 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileJusticeInstitutions & élections

Sarah Knafo sur CNews : La France a des entrepreneurs de génie.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Que dit cette série dramatique de l'insécurité dans notre pays ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce un constat lucide ou l'impuissance du politique ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    En quoi seriez-vous différente sur la justice des mineurs ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    La prison, c'est la réinsertion ou la mise hors d'état de nuire ?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous du débat sur le droit du sol ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Le grand remplacement est-il un sujet consensuel ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Sarah KnafoFait
    « Si vous voulez juger un régime politique, alors comptez les cadavres. »
  • 1:40Sarah KnafoFait
    « Un jeune qui tue comme un adulte doit être jugé comme un adulte. »
  • 10:50Sarah KnafoChiffre
    « 67 % des Français disent qu'ils ont peur du grand remplacement. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, Sarah Knafo. Bonjour, Sonia Mabrouk et bienvenue à la grande interview sur CNews et Europe 1. Vous êtes Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête.

Beaucoup de sujets à vous soumettre ce matin et tout d'abord, bien sûr, l'émotion. L'émotion qui est très vive à Épinay-sur-Orge. L'enquête se poursuit après le meurtre de Louise, 11 ans, lardée de plusieurs coups de couteau.

Tant de vies volées. Thomas, Lola, Philippine, Elias et maintenant Louise à la sortie du collège. Que dit, selon vous, Sarah Knafo, cette série dramatique de la sécurité, de l'insécurité dans notre pays, dans nos villes et et nos ?

Il y a une phrase de Jean-François Revel qui me frappe. Il dit "Si vous voulez juger un régime politique, alors comptez les cadavres." Quand on compte, quand on énumère ce que vous venez de faire, que des enfants, que des adolescents, tous jeunes, tous innocents, qui n'ont jamais cherché la bagarre, qui n'ont jamais dit un mot de travers, on voit leurs visages, on voit on voit leurs familles, on voit à quel point ça avait l'air d'être des enfants bien élevés qui n'avaient jamais cherché à mal.

Alors, on se dit que ça a condamné notre régime politique. Je crois que tous sont coupables, que tous ceux qui ont conduit le pays jusqu'ici, depuis les 40 dernières années, sont coupables. Et quand on voit des gens, quel que soit leur âge, qui se réveillent un matin et qui se disent "Mais comment est-ce qu'ils ont transformé la France en cet endroit où n'importe qui est en danger à n'importe quel ?" Je pense que la seule question que les gens se posent maintenant, puisqu'ils le savent tout ça, le constat, on l'a fait, nous, vous voyez, chez Reconquête, ça fait depuis 4 ans qu'on dit ça, Éric Zemmour, ça fait depuis 30 ans qu'il le dit.

Le constat, maintenant, tout le monde l'a fait. Je pense que la seule question que les Français se posent aujourd'hui, c'est pourquoi ils ne font rien. Et dans ce ils ne font rien, c'est toute la classe politique.

On a un gouvernement qui n'est pas d'accord entre lui. Si vous voulez, on pourra on pourra en reparler sûr, mais vous avez vu que Bruno Retailleau a dénoncé cette criminalité insupportable et à la une du JDD hier, le ministre de l'Intérieur affirme justice que notre droit ne protège plus les Français. Est-ce que vous y voyez, Sarah Knafo, bien un constat lucide et un appel à agir ou alors, au contraire, l'impuissance du politique ?

Un constat lucide, évidemment. On le dit depuis des années, comme je vous le disais. Mais je crois que les Français s'impatientent.

On est d'accord avec monsieur Retailleau. On est d'accord avec ses constats. Qui ne les validerait ?

C'est aujourd'hui évident pour, je pense, 80 % des Français. C'est majoritaire, même à gauche, ces sujets. Donc, là, je pense que quand on soulève un espoir, comme il le fait, chez le peuple français, il faut faire attention à pas le décevoir.

Et là, à mesure qu'on voit des drames qui se reproduisent, on se met à s'impatienter. Et on se dit "Mais pourquoi est-ce qu'il n'agit ?" Il a une chance, contrairement à nous, qui avons fait le même constat il y a longtemps, c'est que lui, il est au pouvoir.

Et comme il est au pouvoir, il a des manettes. Et les manettes qu'il a aujourd'hui, il devrait les actionner. actionner vite, parce que je vous le dis, les Français s'impatientent.

Alors, c'est intéressant. En quoi vous feriez différemment, par exemple, Sarah Knafo, pour être très ? L'un de vos chevaux de bataille, c'est la justice des mineurs.

Vous voulez en finir avec la culture de l'excuse. Alors, tout le monde a dit, hein, depuis des années, tolérance zéro. Qu'est-ce que vous feriez si vous étiez au pouvoir que d'autres n'ont pas ?

Le premier principe à avoir, c'est qu'un jeune qui tue comme un adulte doit être jugé comme un adulte. On doit pas regarder en fonction de l'âge, mais en fonction de la gravité du crime. Même à 12, 13 ans, un jeune qui tue comme un adulte, condamné comme un adulte.

Absolument, condamné comme un adulte. Si un un un jeune de 14 ans assassine, larde de coups de couteau, par exemple, il doit savoir qu'il peut passer le restant de ses jours en prison. Aujourd'hui, on est dans un système où on veut protéger les jeunes de la sanction au lieu de les préserver du crime.

C'est par la sanction qu'on les protégera du crime. Et tout le monde le sait, quand on a des enfants, on sait que un enfant va chercher la limite. S'il ne trouve jamais cette limite, il va continuer, il va continuer.

Et là, on a des jeunes en France qui savent qu'il y a une impunité, pas parce qu'ils connaissent nos lois par cœur, mais parce qu'ils l'ont constaté 100 fois. Ils voient que leurs amis n'ont rien, ils voient qu'ils peuvent s'en sortir avec ? Un rappel à la loi ou même pas.

Je pense qu'il faut vraiment supprimer ce code des mineurs qui nous enferme dans la culture de l'excuse. Il suffit pas de dire "On arrête avec la culture de l'excuse." Il faut en sortir.

Il faut sortir de ce schéma où on pense qu'un adolescent, c'est toujours un pauvre être malheureux qui va un peu se révolter contre la société en agissant mal. C'est pas vrai. L'histoire montre que les adolescents peuvent commettre des tueries de masse, de des actes de barbarie et à 15 ans, à 16 ans, à 17 ans, on sait pertinemment que tuer, c'est le mal absolu.

Je vous entends. Donc, si on le condamne comme un adulte, ça veut dire, Sarah Knafo, que pour vous, la prison, c'est pas la réinsertion. Ah non.

La prison, alors, dans la doctrine euh originale de la prison qu'on aurait jamais dû quitter, la prison, ça sert à mettre un individu dangereux hors d'état de nuire. Et dans ce système où on considère que l'intérêt général de la société, c'est le bien-être des détenus, alors, forcément, on sacrifie le bien-être des honnêtes gens qui se promènent dans la rue, qui peuvent se faire planter un coup de couteau pour n'importe quoi, comme on le voit avec une enfant de 11 ans qui, manifestement, n'avait rien fait. La prison, son seul objectif, c'est de mettre les individus qui sont dangereux, qui pourraient continuer de commettre leurs crimes ou leurs délits en prison.

Quand on regarde la situation en France, on voit qu'il y a carrément inscrit dans nos lois la demande faite aux magistrats de ne pas mettre les individus en prison et de leur préférer des alternatives. effectivement. les mettre, mais de préférer à chaque fois euh que les que les que les peines prononcées ne Vous ne vous donnez plus le choix d'alternatives d'alternatives possibles aux juges.

Il faut absolument des peines planchers. Donc, il faut dire que certains cas doivent mériter de la prison ferme, quoi qu'il arrive. Pour ça, en fait, pourquoi est-ce que vous n'avez pas des gens qui sont mis en ?

D'abord, par idéologie. L'idéologie, on l'a dit, ça a été celle de madame Rachida Dati, de madame Taubira, de madame Belloubet, toujours la même. La prison, euh c'est l'école du crime, donc on pense on pense ça.

Et par manque de place. Et à la fin, on s'aperçoit de qu'on a des multirécidivistes partout dans nos rues. C'est bien que leur système a échoué.

Si on a déjà de la récidive, alors qu'on les met pas en prison. Moi, je pense qu'un un individu en prison, c'est un criminel en prison, c'est la meilleure manière de faire qu'il ne qu'il ne récidivera pas. Euh le ministre de l'Intérieur, Sarah Knafo, comme le ministre de la Justice, qui s'exprime aussi sur l'immigration et le droit du sol.

Gérald Darmanin se favorable à l'ouverture du débat sur le droit du sol. En France, sa déclaration, vous le savez, a provoqué euh des hauts le cœur, des crispations dans son camp. Qu'est-ce que de quoi c'est le signe, selon ?

Je pense que c'est le signe que même au sein de ce gouvernement, ils sont pas d'accord. Donc, on a de très belles interviews, on a parfois des bons constats qui sont posés par monsieur Darmanin ou par monsieur Retailleau. Et puis, à la fin, ils s'écharpent entre eux.

Ce qui me frappe le plus, c'est qu'en réalité, ça débat au sein du gouvernement, mais ça ne débat presque plus au sein du peuple français. Pourtant, le Premier ministre veut lancer un grand débat sur l'identité nationale. Moi, franchement, ce genre de mesure, ça me révolte. ?

Ça me révolte parce que ça donne l'impression qu'on en a pas débattu. Ça fait 40 ans qu'on en débat. C'est le sujet le plus consensuel de France.

Aujourd'hui, l'immigration, c'est le sujet qui fait le plus consensus. On veut plus débattre. Moi, je regarde les États-Unis.

Donald Trump en est à son 30e décret. Et nous, on en est à débattre pour savoir s'il faudrait un débat. Alors, Élisabeth Borne n'est pas d'accord, elle dit "Moi, je veux pas qu'il y ait un débat." Donc, en réalité, nous, on débat de la possibilité éventuelle d'un éventuel débat, pendant que les autres pays avancent.

Moi, franchement, je trouve ça révoltant parce que ils nous donnent l'impression qu'en réalité, les Français ont pas réfléchi à la question. Ils ont besoin qu'on en débatte, ils ont besoin de se faire une opinion. C'est faux. 70 % des Français sont d'accord, quel que soit la question, quel que soit le sondage, pour arrêter avec l'immigration, pour expulser les délinquants et les criminels, qu'ils soient binationaux ou étrangers.

Tous les Français sont d'accord et même à gauche, vous le voyez. Vous trouvez des majorités L'identité nationale. En tout cas, il y a un responsable politique qui a pris à bras le corps ce sujet, c'est Jean-Luc Mélenchon, qui a d'ailleurs acté, parlé du grand remplacement, avec d'ailleurs des dans une salle euh et bien, des gens qui se sont mis debout, qui ont applaudi.

Comment vous avez réagi à l'expression qui est reprise "grand remplacement" par Jean-Luc ? Je pense qu'aujourd'hui, le sujet du grand remplacement, c'est pas est-ce qu'il existe ou est-ce qu'il existe pas. Maintenant, il y a consensus là encore. 67 % des Français disent qu'ils ont peur du grand remplacement.

Je pense qu'aujourd'hui, le seul clivage, c'est entre ceux qui le promeuvent, c'est Jean-Luc Mélenchon, vous l'avez dit, et ceux qui le combattent, c'est Éric Zemmour. C'est-à-dire, vous et Jean-Luc Mélenchon, ce sont les deux projets aujourd'hui de société que vous voyez. que ce sont les seuls qui sont lucides sur la question.

L'un pour en profiter, et je trouve ça criminel parce que ça signifie absolument. C'est criminel de se dire que ce pays, d'après Jean-Luc Mélenchon, est terminé. Vous savez, il parle de nouvelle France.

Ça veut tout dire. Ça veut dire que l'ancienne France, on va la mettre à la poubelle. Et maintenant, lui, se dit "J'arriverai au pouvoir grâce au grand remplacement, grâce à ce nouveau peuple." Il appelle ça le nouveau tiers état.

Nous, ce qu'on dit, c'est on veut garder la France. On veut garder la France que les gens ont connue. On veut même la rendre plus grande, la rendre plus puissante. vous disent "Eh bien, c'est une identité qui est figée, justement, qui est gravée dans le marbre, qui ne bouge pas, votre ?" Ça n'a jamais été figé. jamais été figé.

Se dire qu'il y a un peuple historique qui est sur le sol de France depuis longtemps, qui euh qu'on a des ancêtres, c'est pas quelque chose qui est figé. Vous savez, dans même dans le conservatisme, l'idée, c'est de continuer à transmettre ce qu'on a fait pour l'améliorer, pour améliorer cette transmission et pas pour l'effacer. La table rase, c'est les communistes, c'est Jean-Luc Mélenchon.

Et ceux qui ne veulent pas, Sarah Knafo, s'assimiler, ceux qui sont dans la haine de la France et pourtant, ils sont Français depuis deux ou trois générations, même parfois plus que bah, je vais dire, plus que moi. Euh comment on ? Ou vous.

Euh effectivement, donc, c'est intéressant, cette conversation. Comment on fait par rapport à à ces jeunes Français ? Moi, je crois qu'aujourd'hui, il va falloir tenter ce qu'en fait, personne n'a jamais tenté.

C'est-à-dire, un véritable plan d'assimilation qui, selon moi, doit reposer sur plusieurs piliers. Le premier, c'est la tolérance zéro. La tolérance zéro vis-à-vis de notamment la justice.

C'est-à-dire qu'on doit dire à des gens "Si vous comptez vivre à côté de nous, en parallèle, dans une économie parallèle, si vous comptez réussir à vivre en France sans travailler dans les entreprises françaises, mais par exemple, en trafiquant des stupéfiants, vous voyez que c'est un grand sujet d'actualité aussi, nous ne vous laisserons plus faire. Une tolérance zéro. Vous serez en prison.

Je crois à la force de l'exemple. Quand on se dit "Mon cousin ou celui que je connaissais n'arrive plus à seulement vivre de son trafic de stupéfiants, je pense que ça pourrait faire une vraie différence." ça ne se décrète pas, l'amour de la France.

L'aspect culturel, en France, c'est beaucoup vu par le travail. Quand vous avez eu des générations de Polonais ou d'Espagnols, alors, c'est différent, je vous l'accorde, ils se sont beaucoup intégrés à l'usine. Parce qu'il y a une force assimilatice de du lieu de travail.

Quand vous avez des gens qui sont totalement déconnectés de nous, qui quittent l'école très tôt, qui vivent de trafic, comment voulez-vous qu'à un quelconque moment, ils aient accès à cette force ? Ensuite, je pense, et c'est plutôt même la base, le b.a.-ba, qu'il faut fermer la porte.

Il faut fermer la porte. Parce que quand vous continuez d'accueillir des flux euh qui sont qui forment l'équivalent de la ville de Paris à l'échelle d'un Kékéna, donc 2 millions de personnes tous les 5 ans, comment voulez-vous que ceux qui sont déjà là ? Donc la justice, arrêtez les flux migratoires.

Je pense qu'il y a dans dans cette dans cette optique de justice, vous avez effectivement la justice pénale, vous avez également la justice sociale. Il ne faut plus que les gens viennent en France en se disant seulement c'est un Eldorado social. Il faut que ceux qui soient dans notre pays se disent on vient pour apporter quelque chose.

Nos parents, les miens, mes grands-parents ont été fiers d'apporter quelque chose à la France, de travailler, de ne jamais bénéficier d'aide sociale, de se dire si je suis ici je dois quelque chose à la France et donc je travaille, je j'offre quelque chose, j'offre mon travail, mon savoir, mon inventivité. Des générations entières de gens se sont dit la même chose. Aujourd'hui, vous avez en France des Libanais, des Asiatiques qui sont chez nous et qui se disent je veux apporter quelque chose au pays qui m'a accueilli.

Donc le deuxième pilier, je vous ai dit justice pénale en premier, le deuxième, arrêter cette attractivité sociale, arrêter cet assistanat, que les gens qui sont là pour profiter de nous et de notre générosité n'aient plus aucun intérêt à rester ici. que on peut arrêter les flux migratoires mais pardonnez-moi de parler ainsi, il y a il y a les stocks par exemple, Eric Zemmour avait évoqué lors de la dernière présidentielle, Sarah Knafo, le fait de ne pas donner un prénom français à son enfant. Est-ce que vous faites partie aussi d'une autre génération, vous estimez que donner un prénom étranger à son enfant, c'est ne pas ?

Je pense que quand on donne un prénom français à ses enfants, on fait un pas vers la France parce qu'on leur donne un destin qui s'inscrit dans l'histoire de France. Ce qu'avait dit Eric Zemmour c'était que le nom de famille était là pour rappeler les origines. Ça rappelle les origines ancestrales, on a un nom de famille qui peut nous permettre d'avoir ça.

On peut aussi donner des deuxièmes prénoms qui nous relient à notre origine. En revanche, le le premier prénom, c'est un pas qu'on peut faire vers la France. Vous savez, j'avais entendu un sociologue qui disait le prénom c'est un don que peut faire un parent à son enfant qui est gratuit, c'est gratuit de donner un prénom et qui peut l'insérer dans dans une toute autre histoire.

C'est un marqueur de classe sociale, le prénom c'est un marqueur aussi d'origine, de culture. Donc c'est un cadeau qu'on peut faire à son enfant pour lui permettre de s'intégrer. Et sur ce point Mais je note que vous le prenez dans l'aspect positif hein et pas dans une obligation justement de plus pouvoir donner de prénom étranger.

C'est un pas qu'on fait vers la France, c'est un pas que beaucoup de gens ont fait. Je vous citais tout à l'heure les Asiatiques ou les Libanais ou même les Français de confession juive, ils ont fait ce pas vers la France d'offrir à leur à leur enfant un avenir français. Et de votre point de vue, Sarah Knafo, on poursuit notre entretien sur CNews Europa, est-ce qu'il est possible de changer profondément les choses en matière migratoire sans remettre en cause la primauté des règles et normes ? tout à fait sans remettre en cause sans sortir d'aucun ?

Sans sortir des traités. Première réponse, je vais je vais vous vous allez comprendre. Beaucoup de politiques essaient de cacher leur lâcheté derrière l'Union européenne.

Si on fait ça, c'est parce que c'est les règles de l'UE ou les règles de la CEDH. Et pourtant quand on observe à plat les différentes politiques migratoires des 27 pays de l'Union européenne, on s'aperçoit qu'on a la pire. Il y a aucun autre pays de l'Union européenne qui a comme nous l'AME ouverte à tous les clandestins qui arriveraient sur son territoire. a des politiques européennes comme le pacte asile et migration qui nous est imposé par l'Union européenne.

Donc comment changer les ? Tout à fait. Déjà ce que je veux vous dire c'est que le le premier problème est un problème national.

C'est nous-mêmes qui avons décidé de ces politiques et c'est nous-mêmes qui pouvons les changer. Ensuite, comment changer les ? Je pense qu'il faut faire ce que la France n'a encore jamais osé faire, c'est-à-dire poser un ultimatum à l'Union européenne et leur dire si dans les 3 mois qui viennent vous ne révisez pas tel traité, tel traité et tel traité qui nuisent à nos intérêts vitaux, alors on vous annonce déjà qu'on ne les respectera plus.

Et donc personne n'a jamais osé faire ça. Donc on sort des traités dans ce cas-là. Personne n'a jamais osé faire ça.

Donc on sort des traités à terme. Donc si jamais vous dites à l'Union européenne nous on veut bien s'inscrire dans une révision, mais on vous laisse 3 mois. On se dit pas que c'est une révision qui va durer des ans.

On veut bien être dans la philosophie du droit international et vous dire vous avez le temps, vous avez 3 mois, mais à l'issue de ces 3 mois, on vous prévient d'avance, nos intérêts vitaux sont J'entends. Mais maintenant, vous au pouvoir, Reconquête au pouvoir, si l'Union européenne ne répond pas à votre ultimatum, que ? Il y a aucun scénario où l'Union européenne se dit qu'elle peut tolérer que la France donc la France et l'Allemagne, vous savez que sans eux il y a plus d'Union européenne.

Il y a aucun scénario où l'Union européenne, à mon sens, ne plie pas face à un désir de la France. Quand l'Allemagne a fait la même chose, vous avez vu l'Allemagne récemment qui a dit on veut mettre on veut remettre des frontières. Ils l'ont fait 6 mois renouvelable.

Voilà, exactement. Mais s'ils disent non à la France, vous l'imaginez pas, c'est-à-dire vous ne sortirez pas des traités et pourtant vous le dites. Si si à horizon 3 mois, on fixe un délai, on leur dit voilà l'ultimatum.

Si à horizon 3 mois vous ne le faites pas, alors là on violera ce traité, on le respectera pas et on s'attribuera le droit de défendre nos intérêts vitaux. Mais je crois qu'au sein de l'Union européenne, ils seront assez intelligents pour se dire si demain la France ne respecte plus les traités, c'est la dislocation de l'Union européenne. La France est un pays tellement important qu'à mon avis ils plieront et le problème c'est qu'on a aucun président qui n'a jamais osé faire ça.

Cela revient aussi à défendre la souveraineté et à la souveraineté des frontières, il y a aussi la souveraineté technologique avec l'intelligence artificielle. On va conclure par ça d'ailleurs. A l'Union au Parlement européen, vous occupez de cette souveraineté-là.

Tout d'abord, comment vous avez réagi à la vidéo du président Emmanuel Macron qui a repris des des deepfakes pour faire la promotion du sommet sur l'intelligence ? Cela a été beaucoup commenté, ça vous a ? Je crois qu'il prend le sujet de l'intelligence artificielle par le petit bout de la lorgnette et quand on parle de ce sujet et que la seule chose qu'on trouve à faire c'est un tweet reprenant des deepfakes, à mon avis on écarte un peu, on il y a il y a un côté un peu clownesque qui peut déplaire aux gens sur un sujet qui est tellement sérieux, tellement un sujet d'avenir qui peut apporter tellement de progrès dans nos sociétés.

Je trouve que c'est un peu dommage de faire ça. Vous l'avez dit, je suis en charge au Parlement européen d'un rapport sur la souveraineté technologique. Donc il se trouve que je vois au quotidien des acteurs de ce secteur en France mais aussi dans le reste de l'Union européenne et même aux États-Unis.

Il y a un sujet majeur sur l'intelligence artificielle, c'est très bien qu'on fasse un sommet, c'est très bien que la France soit au centre de l'attention, mais on n'est pas aux commandes sur le sujet. Pour être aux commandes sur le sujet, je pense qu'il faut d'abord se dire que chez nous on a des entrepreneurs de génie, on a des cerveaux, on a des idées, on a de la créativité. Je pense qu'on en a plusieurs des Elon Musk français potentiels.

Des potentiels, oui, ils sont bien loin d'être la première fortune du monde. Mais on a des potentiels Elon Musk français. Maintenant, ce qu'il leur faut premièrement, il leur faut de l'énergie.

On a la chance en France de pouvoir être demain un leader du nucléaire. On a les atouts chez nous pour le faire. Il leur faut aussi des marchés.

J'en finis par là. Ce que je trouve absurde en France aujourd'hui dans notre système, c'est qu'on peut avoir une collectivité qui un matin va donner une subvention à une entreprise avec de l'argent public et l'après-midi va prendre dans un marché public son concurrent américain. Ça c'est absurde.

Donc il faut réserver nos marchés à nos entreprises pour les faire grossir, pour jouer sur la concurrence et j'en finis vraiment par là. Ce que je trouve absurde, c'est qu'Emmanuel Macron se présente aujourd'hui comme le pape de notre souveraineté technologique alors qu'il est celui qui a donné nos données de santé à Microsoft, ce qui ça est un scandale. Défis et opportunités, l'intelligence artificielle.

Merci Sarah Knafo, c'était votre grande interview et bonne journée. Merci à la Bruck.