Marion Maréchal, députée européenne - 29/09
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
BFM TV, BFM politique, Néla Latrousse. Bonjour Marion Maréchal. Bonjour. Merci d'avoir accepté l'invitation de BFM politique. Merci à vous. Le rendez-vous d'actualité du dimanche midi en partenariat avec la Tribune Dimanche. A mes côtés justement pour vous interroger Bruno Jeudy et Amandine Attalaya. Bonjour à vous deux. Bonjour. Et apparaît à l'antenne pendant que je vous parle un QR code ici à ma droite, enfin à ma gauche mais à la droite de l'écran plus exactement, qui vous permet amis téléspectateurs d'adresser vos questions à Marion Maréchal. Vous scannez le QR code et normalement tout arrive sur ce téléphone. Les questions sont relayées à l'antenne.
Marion Maréchal, les frappes israéliennes se poursuivent au Liban avec plus de 700 morts depuis lundi, parmi lesquels l'état-major du Hezbollah, le chef du Hezbollah, du groupe terroriste par ailleurs. L'offensive se traduit aussi par un certain nombre de victimes civiles. On est déjà à plus d'un million de déplacés également, d'après les chiffres de l'ONU, dont un quart vers la Syrie. C'est le titre de la tribune dimanche, « Le vertige de la guerre totale ». Marion Maréchal, est-il encore possible d'éviter la guerre totale dans la région ?
Je le souhaite, je l'espère et je le crois. Pour nos amis libanais, ce serait évidemment un drame absolu que le Hezbollah entraîne finalement le pays, malgré lui, dans cette guerre, parce que c'est ce qui est en train de se passer. Rappelons quand même les faits. Le Hezbollah est un soutien actif militant du Hamas à Gaza. Ce que vous dites, c'est la faute du Hezbollah. Le Hezbollah, évidemment, entraîne le pays, malgré lui, dans cette guerre, puisqu'il a fait le choix de frapper, ou de tenter en tout cas, de frapper les populations israéliennes, y compris civiles. Disons-le, pourquoi Israël intervient aujourd'hui au Liban ?
Pour bien neutraliser le Hezbollah, qui est une menace pour sa population civile, et qui est une fois de plus un soutien actif du Hamas. On sait que le Hezbollah prend en otage la souveraineté du pays et du Liban depuis maintenant des années, que c'est un des pions utilisés par l'Iran qui utilise cette ingérence au cœur du Liban pour pouvoir frapper Israël et affaiblir Israël. Et donc, c'est vrai qu'il y a une forme, on va dire, malgré tout, de légitimité dans la réaction d'Israël à vouloir protéger ses populations civiles en neutralisant, bien sûr, les têtes de pont, ce qui a été fait d'ailleurs du Hezbollah.
Maintenant, moi, ce que je souhaite, ce qu'Israël, à un moment donné, n'aille pas jusqu'à la guerre totale. Je ne crois pas d'ailleurs du tout que ce soit leur intention que d'ouvrir un deuxième front. sache mettre fin aux hostilités guerrières et accompagner une transition. Parce que j'ai discuté avec un certain nombre d'amis libanais sur place, notamment Samy Gemayel, qui est aujourd'hui l'un des chefs politiques chrétiens là-bas, et qui explique que le pays est évidemment très partagé parce qu'ils ont peur de la guerre totale, ils déplorent et regrettent bien évidemment, ils sont très mécontents des morts civiles.
Et en même temps, ils voient bien que l'affaiblissement du Hezbollah est un potentiel nouvel espoir. Et j'y viens, je finis juste par là. Je crois qu'aujourd'hui, l'une des responsabilités de la France et de la communauté internationale, c'est que maintenant que la tête du Hezbollah a été neutralisée, d'accompagner cette transition, c'est-à-dire concrètement la démilitarisation du Hezbollah, le retour de la souveraineté du Liban, y compris jusque dans sa propre défense, et puis une transition évidemment électorale pour permettre de stabiliser le pays et de sortir de cette prise en otage iranienne du Liban. Le Liban qui n'a toujours pas de président
parce que, de fait, les tiragements politiques. En attendant, vous évoquiez la France. Qu'est-ce qu'elle doit faire sur ces ressortissants ? Est-ce qu'il faut les rapatrier ? On entendait le porte-parole du quai les appeler à quitter le Liban. Est-ce qu'il faut mettre en place une solution de rapatriement ?
A priori, ils ont tous les éléments qui indiquent qu'en effet, il y a une menace sur l'intégrité de ces personnes. Et donc, par souci de précaution, il m'apparaît normal qu'ils les rapatrie. Je pense que c'est une bonne précaution.
Les soldats, 700 militaires déployés à la frontière dans le cadre d'une force de l'ONU, il faut les laisser sur place.
Je trouve qu'il n'y a pas de raison aujourd'hui de menacer la vie potentiellement de nos soldats si tant est que ce soit le cas et ce qui a été identifié par le gouvernement. La France n'a pas aujourd'hui intérêt à rentrer en guerre. En revanche, la France a intérêt à, j'ai envie de dire, accompagner, alimenter, provoquer cette phase transitoire dont on parlait qui est indispensable puisque ce serait une fois de plus un drame que nous basculions dans une guerre régionale totale. Pour bien comprendre, on rapatrie les Français et les soldats. C'est ce que vous nous dites ? Oui, moi, je ne vois rien à redire aujourd'hui à la décision qui a été prise par le gouvernement.
Elle m'apparaît légitime. Quand il y a un risque d'embrasement et que les populations civiles sont menacées, qu'il y a des frappes aujourd'hui qui peuvent menacer l'intégrité de notre personnel public ou de nos militaires, ça ne me paraît pas aberrant de pouvoir les rapatrier.
Je voudrais revenir, Mme Maréchard, ce que vous disiez à l'instant. Vous n'imaginez pas une guerre totale dans la région. Pourtant, on voit bien que plusieurs fronts sont désormais ouverts. Alors, Gaza, maintenant le Liban Sud et Beyrouth directement, tout le Liban, avec le risque que ça comporte derrière d'embrasement avec l'Iran. Qui peut empêcher cette guerre ? La France ? L'Europe ?
En tout cas, ce que je note, c'est que le Liban ne souhaite pas cette guerre. Les autorités libanaises ne veulent pas la guerre totale, ne veulent pas entrer en guerre. Une fois de plus, on est face à une organisation terroriste qui est celle du Hezbollah. D'ailleurs, mi-terrorisme, mi-politique. On est dans le même cas de figure à certains égards que le Hamas et qui aujourd'hui prend en otage le pays et entraîne et provoque volontairement une fuite en avant.
Donc, je ne souhaite pas qu'il y ait une aggravation et j'espère qu'Israël, une fois ses cibles atteintes et ses buts de guerre atteints, c'est-à-dire la protection de ses populations civiles par la neutralisation des têtes de pont, accompagne cette phase transitoire et n'aille pas, bien évidemment, jusqu'à une intrusion sur le sol libanais.
Mais maintenant, je vais vous dire, entre la réalité, ce que je souhaiterais et ce qui est possible, il y a malheureusement un monde parce que la réalité, c'est qu'Emmanuel Macron, depuis maintenant quelques années, a très gravement affaibli la voie de la France sur la scène internationale par des prises de positions parfois rapides ou étranges ou complètement à côté des réalités.
Vous dites que la France ne compte plus sur place, un peu comme Jean-Luc Mélenchon finalement ?
Ce que je note, c'est qu'il y a eu plusieurs prises de positions très importantes du gouvernement et du président français à l'égard d'ailleurs du Liban depuis 2020 et qui n'ont jamais été suivies d'effet. C'est ça la réalité. La voie de la France est très affaiblie sur la scène internationale. On l'a vu sur le cas des sous-marins en Australie, on l'a vu en Afrique, on le note aujourd'hui au Liban. On l'a vu suite à la déclaration intempestive du président de la République après les attentats du 7 octobre, lorsqu'il parlait, souvenez-vous, de refaire une coalition anti-amas, donc il appelait quasiment à une entrée en guerre sur le modèle syrien de la France.
Voilà, tout ça a largement contribué à décrédibiliser la voie de la France et je vous le dis, tant que nous n'aurons pas d'ailleurs stabilisé la situation politique à l'intérieur même du pays et que nous serons dans cette situation d'un gouvernement transitoire, provisoire, sans légitimité politique, n'espérons pas rayonner à l'international. On ne peut peser à l'international que quand on est solide sur ses appuis
à l'intérieur de nos frontières. Sur ce que la France doit faire ou peut faire, est-ce que nous devons arrêter d'exporter des équipements militaires vers Israël ?
Non, je ne le crois pas. Je ne le crois pas pour une raison simple, c'est qu'aujourd'hui, les ennemis que combat Israël pour la défense de l'intégrité de son territoire et de ses populations civiles sont aussi les ennemis de la France. Rappelons-le, malgré tout, le Hamas est aujourd'hui une des branches des frères musulmans, donc ces islamistes qui ont des ramifications partout, en particulier en Europe, qui sont d'ailleurs de plus en plus puissants aujourd'hui sur le sol européen.
Je rappelle souvent cette anecdote, on a tendance à l'oublier, mais au lendemain des attentats du 7 octobre, l'un des grands patrons et fondateurs du Hamas depuis le Qatar a appelé à frapper les mécréants en Europe, en riposte finalement, à la réaction israélienne. Mais c'est très important parce que cela s'est soldé par l'assassinat d'un professeur français sur le sol français par un des soldats évidemment de ce Hamas. Donc non, moi je ne crois pas qu'on puisse demander à un pays, je vous le dis, de renoncer à la défense de l'intégrité de son territoire. Maintenant, maintenant...
Non mais je voulais juste souligner qu'il y a dans ce cas une divergence de vue avec ceux avec lesquels vous travaillez au Parlement européen, notamment les Italiens qui, derrière Giorgia Meloni, ont décidé de ne plus livrer d'armes vers Israël depuis le 7 octobre. Oui, on peut avoir des divergences,
vous savez, parfois, avec un certain nombre d'alliés en fonction de nos positions géopolitiques, de nos intérêts nationaux... Avec l'argument qu'il y a un grand nombre de victimes civiles
et que les armes italiennes
ne devraient pas servir à participer à d'éventuelles... Non mais j'entends bien, si vous voulez. Mais à un moment donné, comprenons aussi le point de vue israélien. Ce qui ne veut pas dire, d'ailleurs, donner quittus en toutes circonstances à un État étranger. Moi, ce n'est pas ma position. Je ne suis pas... On m'a demandé à plusieurs reprises êtes-vous, comment dire, allez-vous soutenir quelles que soient les circonstances et sans condition Israël, quoi qu'il arrive ? Non, bien évidemment. Mais donc l'Italie fait une erreur en arrêtant de livrer des armes à Israël ? Non, une fois de plus, l'Italie n'est pas la France, la France n'est pas l'Italie.
Et moi, je ne crois pas aujourd'hui qu'il y ait quelque chose qui justifie de mettre fin à cette livraison d'armes. Tout ce que je dis aujourd'hui, c'est qu'on ne peut pas demander à un État de renoncer à la défense de la protection de ses populations civiles. C'est une guerre à mort qu'il se joue aujourd'hui. Il faut savoir que les frères musulmans et le Hamas ne sont pas seulement ou plus en tout cas seulement sur la question de la création d'un État palestinien. Ils sont pour la disparition d'Israël. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Moi, une fois de plus, je continue de croire et espérer la solution en deux États.
J'espère qu'il y aura à un moment donné une solution politique qui pourra émerger parce que je ne vois pas d'autres solutions. Vous n'êtes pas pour l'État palestinien. Oui, y compris d'ailleurs pour protéger les Israéliens et leur intégrité. Maintenant, tout ce que je dis, c'est qu'il faut réunir les conditions. Et aujourd'hui, la population...
Vous disiez à l'instant que vous ne voulez pas donner quittus au pouvoir israélien. Ce matin, Hubert Védrine, ancien ministre d'affaires étrangères, à propos justement de Benjamin Netanyahou, dit « Personne ne peut arrêter Netanyahou dans sa volonté de faire la guerre. » Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
Non, je ne suis pas d'accord. Je ne crois pas qu'aujourd'hui, les Israéliens frappent de manière aveugle volontairement les populations civiles, contrairement d'ailleurs aux Hamas et aux Hezbollah qui, eux, ne s'encombrent pas de ce genre évidemment d'état d'âme. Je crois qu'il y a malheureusement dans la guerre des volontés de cibler des profits de commanditaires islamistes et il y a des populations civiles qui en payent le prix. Voilà, on ne va pas y revenir. On en a très largement parlé. Le Hamas lui-même se sert des populations civiles comme bouclier, dissimule les armes, dissimule leurs QG sous les hôpitaux, sous les écoles.
Maintenant, une fois de plus, ça ne veut pas dire qu'Israël soit autorisé à faire n'importe quoi. Mais je ne crois pas aujourd'hui que ce soit leur volonté et je ne mets pas à égalité un État qui défend son intégrité et des organisations terroristes qui sont celles du Hamas et qui sont celles du Hezbollah. Permettez-moi de ne pas tout à fait les mettre au même niveau.
Je vous entends. Une précision. On connaît les liens entre les Libanais et les Français, entre le Liban et la France. Est-ce que la France doit accorder l'asile aux Libanais qui le demanderaient ?
Moi, j'ai une lecture du droit d'asile qui est une lecture restrictive. C'est-à-dire que je crois qu'il est irresponsable aujourd'hui, pour les Libanais d'ailleurs comme pour les autres, de vouloir faire du droit d'asile un droit d'accueil inconditionnel en France à toutes les populations qui souffriraient de la guerre, de la maladie, des problématiques climatiques. Parce qu'avec cette lecture qui est d'ailleurs celle qui domine aujourd'hui, ce sont des millions de personnes qui sont potentiellement éligibles à ce droit d'asile. Et on l'a vu d'ailleurs avec la décision... Oui, mais d'où c'est donc ? J'y reviens, je finis juste là-dessus.
On l'a vu d'ailleurs avec la décision récente qui conduit à ce que l'intégralité des femmes afghanes puissent demander l'asile en France. Je pense que c'est irresponsable. Moi, la lecture que j'ai du droit d'asile, c'est d'abord d'accueillir des personnes qui sont des combattants de la liberté. C'était d'ailleurs la définition initiale qui était même cette définition constitutionnelle. Donc d'abord et avant tout des militants politiques qui sont persécutés pour leurs engagements politiques. Donc je ne souhaite pas remettre en cause cette lecture du droit d'asile. Et d'ailleurs, je ne crois pas que l'intention des Libanais soit de partir de leur pays.
Ce à quoi ils aspirent, et j'y reviens, c'est une perspective d'espoir. Si la seule perspective... Ils sont sur les routes là. Non, mais ce qu'ils sont en train de dire, une fois de plus, moi, quand j'ai échangé avec un certain nombre d'entre eux, c'est de dire nous sommes entraînés malgré nous dans cette guerre par le Hezbollah, le Hezbollah qui a fait un mal incommensurable au pays. Maintenant, ce que nous voulons sous le poids de nos souffrances, de nos meurs, de nos douleurs, c'est une perspective d'espoir.
Et ce qu'ils attendent de la France, c'est qu'elle accompagne et qu'elle provoque, suscite cette phase transitoire avec Israël pour que la seule perspective ne soit pas seulement la guerre et la destruction, mais qu'il y ait une sortie qui permette un nouvel espoir politique. Oui, mais c'est ça, c'est ce en quoi ils espèrent. Parce qu'une fois de plus, c'est un pays qui est dépossédé de sa souveraineté depuis très longtemps. Et s'ils ont une perspective de reconstruction, d'espoir, de stabilisation politique, ils resteront et ils n'ont pas vocation une fois de plus à quitter leur pays. Ce n'est pas leur aspiration.
Pour être très clair, puisque vous n'avez pas répondu clairement à la question, c'est plutôt non pour accueillir d'éventuels réfugiés libanais, y compris les chrétiens d'ordre.
Le problème, madame, c'est qu'aujourd'hui, nous n'en avons plus les moyens. Nous n'en avons plus les capacités, malgré l'immense affection et amitié que j'ai pour le peuple libanais et j'y ai moi-même beaucoup de connaissances et beaucoup d'amis. Nous n'en avons plus les capacités et les moyens. Arrêtons de faire des promesses d'accueil que nous ne sommes plus capables de tenir, alors même que nous soyons, nous sommes, on en parlera j'imagine dans cette émission, très largement aujourd'hui dépassés par les événements sur le plan migratoire.
On s'approche bientôt de l'anniversaire tragique du 7 octobre et Bruno Retailleau, le nouveau ministre de l'Intérieur, a donné des instructions très claires au préfet ce jour-là. Il veut renforcer la vigilance lors de potentiels rassemblements, notamment pour signaler des slogans antisémites. Est-ce que vous trouvez, vous, qu'il faut interdire les manifestations pro-palestiniennes ce jour-là, le 7 octobre ?
Alors, inutile de vous dire toute l'antipathie, évidemment, que j'ai pour un certain nombre de ces manifestations et de ces militants qui profitent, si je peux dire, du conflit israélo-palestinien pour laisser se déverser leur haine antisémite et leurs aquatances douteuses avec un certain nombre d'islamistes et les frères musulmans. Néanmoins, je ne crois pas que la solution soit dans l'interdiction totale parce qu'interdire totalement, c'est évidemment leur donner les moyens de pouvoir jouer aux martyrs et finalement alimenter cette haine à l'égard de l'État français.
Il est d'ailleurs dans la logique assez classique de la lecture du droit, c'est-à-dire qu'il y a des libertés fondamentales qui doivent être respectées par principe et on ne peut, comment dire, circonscrire ces libertés fondamentales que si elles portent atteinte à l'ordre public. Donc vous faites confiance au préfet pour décider si oui ou non on anticipe des troubles à l'ordre. à des éléments ou des indices du fait des renseignements qui laissent entendre qu'il pourrait y avoir des troubles à l'ordre public soit des appels à la haine soit des débordements violents, bon ben là il m'apparaîtra légitime évidemment qu'elles soient interdites.
Mais une fois de plus ces consignes sont quand même la révélation d'une chose c'est-à-dire qu'il y a de fait aujourd'hui ça ne fait d'ailleurs quasiment plus débat une importation de ce conflit sur le sol français quoi qu'on en pense et qui a d'ailleurs été largement voulu et alimenté et instrumentalisé y compris dans les élections européennes par ces parties d'extrême-gauche que sont par exemple la LFI qui a abouti d'ailleurs à ce que le président de la République lui-même refuse, on l'a quand même oublié, de participer à la manifestation contre l'antisémitisme tant il craignait finalement les réactions au sein de la population française.
Non, il trouvait que c'était pas sa place et il avait déjà largement exprimé un soutien à Israël après la tâche du 7 octobre. C'est pas la place
du président de la République d'être dans une manifestation pacifique contre l'antisémitisme à un moment donné où nos compatriotes juifs sont agressés, vilipendés, insultés, menacés au point que beaucoup d'entre eux n'avaient jamais participé à une manifestation pour être complète. Honnêtement, je ne vois rien qui ait pu justifier ça après le traumatisme qui a suivi les attentats du 7 octobre. Moi, ce que je vois surtout, c'est qu'il y a aujourd'hui une petite crainte électorale. Voilà, disons-le comme ça.
De fait, il y a aujourd'hui un certain nombre de populations en France qui veulent faire payer aux juifs français ce qui se passe en Israël et qui se considèrent plus proches aujourd'hui des Gazaouis et de la cause palestinienne que de leurs compatriotes juifs français dont ils pourraient partager la nationalité. Une crainte électorale d'Emmanuel Macron ? Oui, je pense que tout cela peut être sanctionné dans les urnes. Voilà, on le sait. On le sait. Et donc, à partir de là, c'est d'ailleurs le grand calcul, me semble-t-il, électoraliste de l'ELFI qui voit une manière de surfer sur un vote communautaire de manière parfaitement immonde et donc souffle sur les braises.
Est-ce que vous faites confiance
à Bruno Retailleau, par exemple, le nouveau ministre de l'Intérieur ? Est-ce que vous faites confiance à Bruno Retailleau, au nouveau ministre de l'Intérieur, pour lutter contre ce communautarisme, pour rétablir l'ordre ? Il l'a dit trois fois lors de sa passation avec Gérald Darmanin. Permettez-moi d'être quand même
un peu refroidi par l'expérience passée que nous avons eue dans le duo Gérald Darmanin et M. Dupond-Montretti. Voilà, on avait un LR à l'intérieur. Vous voulez dire que ce n'est pas le ministre de l'Intérieur ou le ministre de la Justice ? Non, on avait un LR à l'intérieur. On avait un socialiste à la justice. On avait un LR à l'intérieur, Gérald Darmanin. Il n'a pas été encarté. Gérald Darmanin. Oui, tout le monde connaissait ses engagements à la gauche, voire très à gauche. Le ministre de la Justice qui était quand même applaudi par les prisonniers lorsqu'ils visitaient des prisons. Ça se dit quand même quelque chose.
Mais enfin, le bilan quand même de cela, après plusieurs années, c'est qu'on a vu un ministre de l'Intérieur qui était censé par les mots, le verbe, incarner l'ordre, l'autorité, l'intransigeance et un ministre de la Justice qui évidemment, lui, pour le coup, était vraiment l'héritier total de ce laxisme judiciaire tel qu'il s'applique depuis des années. La conséquence de cela, c'est qu'on n'a jamais eu des taux de criminalité et délinquance aussi élevés.
Donc, le problème de Bruno Retailleau, au-delà de ses intentions affichées, on va attendre les actes, c'est l'heure de vérité pour lui, si je puis dire, il a accepté de faire partie d'un gouvernement aujourd'hui tenu par le centre avec un ministre de la Justice de gauche. Vous dites qu'il a les mains liées, en fait ? C'est ça ce que vous dites ? Ce que je dis, c'est que pour avoir des résultats sur le plan sécuritaire, il ne s'agit pas seulement de donner des moyens aux policiers, même si c'est évidemment indépréalables. Il faut derrière que la justice fasse son travail.
Et s'il n'y a pas une vision commune, une action commune entre l'intérieur et la justice, vous ne pouvez pas espérer avoir de résultats.
Mais des moyens, la justice en a eu ces dernières années. Le budget a été très nettement réévalué. 30% en 4 ans sur les 4 derniers budgets de mémoire.
Ça n'a pas été encore effectif. C'était des prévisions. Elles sont déjà d'ailleurs en train d'être remises en cause. Et il faut voir d'où on part.
On part de très, sur 1 000 euros
de dépenses publiques, 7 euros consacrés à la justice. 7 euros ! Oui, bien sûr,
on part de très, très bas. Mais c'est quand même singulièrement amélioré depuis 2-3 ans.
Oui, mais très bien. Mais sauf que quand je vois aujourd'hui que ces prévisions budgétaires sont d'ores et déjà remises en cause, qu'on a un ministre de la Justice qui, parmi ses premières déclarations, explique ou fait un hommage à Christiane Taubira, à Nicole Belloubet, qui ne sont pas, on peut le dire, des incarnations de l'autorité judiciaire, c'est le moins qu'on puisse dire, de la fermeté plutôt judiciaire, que c'est un homme qui a voté contre les peines planchées en 2006, qui s'est perdu en parlant de laxisme, de sentiment de laxisme. On a eu le sentiment d'insécurité, maintenant, on a le sentiment de laxisme.
Oui, je crains, je crains que Bruno Retailleau n'obtienne pas de résultats parce qu'une fois de plus, il n'y aura pas de vision commune. Et pardonnez-moi de faire un peu de politique politicienne, mais à un moment donné, pour obtenir des résultats, il faut aussi avoir une majorité parlementaire, ce qui n'est pas le cas, on ne va pas y revenir. Et puis, ce gouvernement tient quand même avec le groupe Renaissance, qui est un groupe de centre-gauche. Voilà, et qui sur ces questions-là, a plutôt tendance à freiner des cas de fer que d'accompagner véritablement une rupture
sur le plan sécuritaire. Ce gouvernement tient aussi tant que Marine Le Pen ne décide pas de le censurer. On va écouter mardi le discours de politique générale de Michel Barnier. Est-ce que vous souhaitez qu'il ait quand même le temps, malgré vos réserves, de s'installer pour travailler un peu et attendre de voir les premiers résultats ? Ou il faut une censure au plus vite et vous souhaitez que Marine Le Pen le fasse tomber ?
Je crois que l'intention de Marine Le Pen est tout à fait entendable et légitime, était de ne pas rajouter du chaos au chaos. Il n'y avait pas de bonne solution, si ce n'est éviter évidemment le pire, à savoir un gouvernement d'extrême-gauche. Mais néanmoins, il n'y a pas de majorité parlementaire et on ne peut pas dissoudre avant un minima juin prochain. Donc à partir de là, il fallait bien constituer un simili-gouvernement technique parce que c'est ce à quoi on assiste. Il y a quand même beaucoup de scénarios, de feuilletons, de sérieux mis dans la constitution de ce gouvernement qui est un gouvernement transitoire et provisoire qui ne pourra pas faire grand-chose.
Vous lui laissez le temps ou pas alors ? Non mais ce que je suis en train de vous dire,
c'est qu'à partir de là, vous souhaitez au moins qu'il passe le budget. On a pris le gouvernement
qui risquait le moins la censure. Moi, ce que je crois, c'est que si ce gouvernement veut être un minima utile parce qu'il ne pourra pas faire de grandes réformes, voilà, ça c'est évident, qu'il s'empare du sujet central, l'un des sujets centraux, qui est la crise démocratique et institutionnelle que nous sommes en train de vivre. La réalité aujourd'hui, c'est qu'il y a une crise de la légitimité politique qui menace même le bon fonctionnement de la Ve République. Et donc, il faut, oui, en effet, réfléchir à une réforme des modes de scrutin qui permette une meilleure adéquation entre la représentation parlementaire et l'effectivité du nombre de voix, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Et donc, j'ai envie de dire que... Mais vous pensez vraiment que c'est l'urgence
pour les Français qui aujourd'hui nous écoutent
et qui pensent d'abord au pouvoir d'achat, immigration... Mais vous ne trouvez pas que... Je pense que, oui, je vous le dis, dans la perspective de l'après-gouvernement qui sera la seule manière finalement de pouvoir une vision, un programme et des réformes possibles, il faut préparer cela et c'est la seule chose sur laquelle ce gouvernement pourrait être à minima légitime et obtenir une majorité. Donc, il ne peut pas passer à côté de ça.
L'Assemblée n'a jamais été autant émiettée. Il doit y avoir 10 ou 11 groupes politiques. On a l'impression quand même qu'à peu près tous les courants sont représentés.
Oui, mais mal représentés.
Oui, mais la proportionnelle, elle offrirait un émiettement aussi important de l'hémicycle.
Il se trouve que la coalition qui a obtenu le plus de voix, à savoir la coalition RN-Éric Ciotti, près de 11 millions de voix, n'a pas le nombre de députés qui correspond aujourd'hui à ce nombre de voix et à l'inverse, la gauche qui a obtenu moins de voix, à savoir 9 millions, pourtant arrive à avoir un nombre d'élus plus important. Donc oui, je crois qu'aujourd'hui, il faut que ce gouvernement s'empare de ce mandat décisif pour préparer l'après. Parce que je vous le dis, je n'attends rien de cette phase transitoire. Alors, il y aura, je l'espère malgré tout, quelques tentatives de baisse des dépenses publiques parce que là, on en parlera très certainement. On va parler du budget.
Mais ce que je crains, c'est qu'une fois plus dans l'univers socialiste mental dans lequel nous ébanluons, on a l'air d'aller davantage vers une augmentation de la fiscalité qu'une baisse des dépenses publiques.
Donc on va parler du budget. Je crains qu'on ne soit déçus. Marion Maréchal, dans quelques instants, vous restez avec nous à tout de suite dans BFM Politique. TV, BFM Politique, Néla Latrousse. Toujours avec Marion Maréchal, députée européenne, vous siégez au groupe des conservateurs et réformistes européens. Invité donc de BFM Politique en partenariat avec la Tribune dimanche, j'ai une question téléspectateur pour vous, Marion Maréchal, une question de Louis. La gauche veut destituer Emmanuel Macron. Qu'en pense le Rassemblement National ? Je précise pour lui que vous n'êtes plus au Rassemblement National. Je ne suis pas au Rassemblement National. Je suis alliée
au Rassemblement National, mais je ne suis pas au Rassemblement National. Je ne vais pas me positionner à leur place. J'ai cru comprendre, et d'ailleurs, c'est un souhait que nous partageons dans le camp national en général, c'est qu'évidemment, nous souhaiterions que le mandat d'Emmanuel Macron s'achève le plus vite possible. Et donc, si nous pouvions imaginer qu'il mette fin à son mandat peut-être davantage et plus probablement par une démission que par une destitution, tant mieux, si je puis dire. Mais honnêtement, ça m'apparaît être, comment dire, une illusion procédurale que de vendre cela aux Français. Il y a quand même très peu de chances que ça aboutisse.
Puis les conditions de la destitution sont quand même dans un cadre très particulier. Une défaite électorale ou, comment dire, un manque de soutien de la population ne suffit pas
à justifier une destitution. J'en profite puisque la question de Louis en appelle une autre. Effectivement, vous êtes alliée au Rassemblement National mais plus dans le parti. C'est Hugo qui nous écrit en disant est-ce que vous envisagez de créer votre parti et quand ?
Permettez-moi juste de faire un petit retour en arrière très rapide. En effet, ça ne vous aura pas échappé. J'ai été tête de liste pour reconquête. Non, mais parce qu'il y a beaucoup de confusion et je le comprends. D'ailleurs, tout est allé très vite et parfois très violemment. Nous avons un désaccord avec Éric Zemmour au moment des élections législatives puisque Éric Zemmour souhaitait présenter des candidats quoi qu'il arrive face à la coalition RN-CIOT et je ne souhaitais pas que nous le fassions.
Donc, j'ai fait le choix de soutenir cette coalition et à l'issue de ça, j'ai été exclue par Éric Zemmour de reconquête, moi d'ailleurs et les trois euros députés qui m'accompagnaient sur la liste. Donc aujourd'hui, quelle est ma position ? C'est très simple. Je souhaite la victoire du camp national. Je ne veux travailler qu'à cela dans les années à venir et je souhaite que cette coalition puisse arriver aux affaires avec pour condition de tirer les leçons de l'échec des élections législatives.
À savoir qu'aujourd'hui, nous ne rassemblons pas assez de Français, nous n'élargissons pas assez finalement la voie du camp national et donc pour, je crois, dépasser finalement cette difficulté, il faut que nous acceptions de travailler en partenariat avec différentes forces politiques qui ont chacune leur voie, leur autonomie et qui en complémentarité peuvent permettre de rassembler 50 plus 1 Français. Et c'est donc tout ce à quoi je veux m'atteler avec la ligne politique qui est la mienne à laquelle évidemment je ne renonce pas. Les élus qui m'accompagnent au Parlement français comme au Parlement européen et donc en effet,
je travaille
à la meilleure manière de le faire et vous en saurez plus d'ici quelques jours ou quelques semaines mais en tout cas, mon objectif, c'est celui-là. Mon objectif, mais oui, je vais conduire une initiative politique, je réfléchis à la meilleure manière de le faire mais toujours dans cette volonté-là. Une fois de plus, je défends l'Union des droits, je la défendais déjà quand j'étais au Rassemblement national. Je suis allée à Reconquête et j'ai soutenu Éric Zemmour pour faire aboutir cette promesse de l'Union des droits et donc de permettre la victoire.
Quand cette promesse a été trahie par Reconquête et Éric Zemmour au moment des élections législatives, bon, j'en ai tiré les conséquences mais je ne perds pas cette idée de vue. Je siège d'ailleurs avec au Parlement européen des alliés qui ont gagné par l'Union des droits donc je n'abandonnerai pas cette idée.
En bonne intelligence avec Jordan Bardella au Rassemblement national parce qu'on a tous suivi le feuilleton du début d'été où il semble avoir freiné votre éventuel retour quand même au Rassemblement national et auprès de Marine Le Pen. Tout ça s'est apaisé entre vous deux. Cette option de retour au Rassemblement national ne s'est pas posée.
On est d'accord lui comme moi c'est-à-dire que lui considère qu'à juste titre il faut élargir le champ et donc il faut avoir des partenaires et des alliés qui ne sont pas à l'intérieur du Rassemblement national qui sont d'accord sur l'essentiel par exemple les questions migratoires entre autres choses mais portent aussi une voie complémentaire sur d'autres sujets et moi-même je n'ai jamais eu l'intention de retourner au Rassemblement national si j'avais voulu le faire j'aurais pu le faire depuis des années déjà je veux dire après que j'ai quitté la vie politique en 2017 j'ai eu maintes occasions qui auraient pu se présenter de revenir au Rassemblement national je ne le souhaite pas non pas une fois de plus que j'ai des désaccords systématiques avec eux loin de là puisque si je veux travailler avec eux c'est bien que j'ai des accords sur l'essentiel mais j'ai aussi un certain nombre de singularités sur les questions économiques sur les questions de société que je veux pouvoir garder et que je veux pouvoir exprimer à côté du Rassemblement national
Marion Maréchal j'en viens à ce drame le meurtre de Philippine il y a neuf jours dans le bois de Boulogne près de Paris par un sans-papier marocain sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français il avait déjà été condamné une première fois il avait purgé une peine de prison puis il avait été placé en centre de rétention administrative à l'issue de sa peine relâché avec une obligation de pointée qu'il n'a pas respectée inscrit au fichier des personnes recherchées il a quand même pu commettre son méfait qui est responsable qui est coupable lui seul l'État
les politiques la justice lui au premier chef évidemment parce que chacun est responsable de ses actes il y a indéniablement une faillite de l'État à tous les niveaux on va y revenir c'est l'État qui a tué Philippine c'est pas l'État qui a tué Philippine mais en tout cas c'est l'État qui a créé les conditions pour qu'un prédateur dangereux soit importé sur le sol français reste sur le sol français et soit libéré alors qu'il était identifié comme dangereux et que cela aboutisse par le viol et le meurtre d'une jeune femme de 19 ans qui n'est pas la seule je dois le dire parce que malheureusement les affaires similaires se ressemblent et s'enchaînent sachez quand même que le jour même ou le lendemain du meurtre de Philippine il y a un procès qui s'est ouvert pour le viol d'une jeune femme de 16 ans sur son lit d'hôpital par un étranger sous-occuité je pourrais vous en parler longuement mais avant permettez-moi de rentrer sur le fond de l'affaire et sur les réponses politiques à y apporter qui seraient nombreuses je m'indigne quand même d'une chose je vois depuis quelques jours une certaine gauche des candidats LFI des anciens candidats LFI des collaborateurs parlementaires LFI des militants LFI et autres qui viennent perturber des minutes de silence je l'ai vu ça notamment en Isère pour rendre hommage à la mémoire de cette jeune fille violée et tuée j'ai vu des affiches en soutien à cette jeune Philippine qui ont été arrachées à Sciences Po notamment et dans certaines universités par ces mêmes profils j'interroge quand même qu'est-ce que ces gens ont dans la tête qu'est-ce qu'on a dans la tête pour aller perturber l'hommage à une jeune fille qui a été violée et assassinée je vais vous dire pour moi c'est un révélateur profond de ce qu'est aujourd'hui cette extrême gauche c'est-à-dire que finalement ces gens ont plus d'empathie et de compassion pour un Marocain sous un QTF violeur que pour la petite française Philippine parce qu'en fait ce que dit aussi
une partie de la gauche c'est au fond c'est un féminicide c'est une femme qui a été tuée et l'extrême droite instrumentaliserait le site Manuel Bonpar coordinateur de la France Insoumise qui déclarait sur notre plateau tous les féminicides n'ont pas été commis par des nationalités étrangères en situation irrégulière il dit que votre camp en quelque sorte est plus prompt à réagir quand il s'agit de ce sujet
sur ce sujet excusez-moi j'y reviens mais de l'atteinte à une minute de silence je trouve ça tellement choquant je pense que Philippine incarne tout ce qu'il déteste voilà Philippine c'est la petite française d'origine française donc déjà bon c'est pas très intéressant voire même c'est condamnable parce qu'elle porte en elle déjà la culpabilité occidentale elle est catholique quelle horreur quelle horreur pour cette extrême gauche elle était scout en plus donc vraiment elle incarne tout ce qu'il déteste voilà et donc évidemment il s'autorise des choses absolument innommables et ce qui est vrai c'est que je vois en effet depuis quelques jours une tentative de cette gauche militante de détourner le sujet donc on nous explique que finalement cette affaire n'aurait rien à voir avec l'immigration quand bien même cette personne n'avait rien à faire sur le sol français et aurait dû en être expulsée mais que tout ça serait finalement les résultats un peu inéluctables ce qu'ils appellent une masculinité toxique de la culture du viol culture du viol continuum de violence finalement entre le dragueur lourd et le violeur qui serait voilà l'homme serait intrinsèque
il y a aussi une partie de la gauche qui dit aujourd'hui que c'est horrible qu'il y a eu des faillites oui bien sûr mais là on réagit dans toute la logique administrative mais c'est pour essayer d'avancer un peu et les pénales et vous si maintenant on voulait changer les choses faire que ça ne se reproduise plus est-ce que si vous étiez au pouvoir vous légiféreriez qu'est-ce que vous feriez de façon la plus urgente j'avance
et vous avez raison le but ce n'est pas de stagner mais néanmoins c'est important de poser un juste diagnostic parce que si on est convaincu que finalement il y a quelque chose d'inéluctable à ce que l'homme intrinsèquement violeur comment dire soit violent et que donc c'est la seule raison on ne peut pas poser de juste réponse moi ce que je dis c'est qu'il y a dans toutes les sociétés et à toutes les époques la nôtre comme les autres d'ailleurs inéluctablement des monstres des porcs des salauds c'est un fait et on n'y échappera jamais totalement et l'état évidemment doit faire en sorte de réduire à minima leur nocivité mais ce n'est pas une raison si vous voulez à partir du moment où on a cela pour importer de façon supplémentaire et massive d'autres criminels et d'autres prédateurs parce que c'est ce qu'on est en train de faire à un moment donné quand même regardons en face le fait qu'il y a une surreprésentation de la délinquance étrangère dans tous les crimes et délits tous voilà et en particulier dans les viols en particulier dans les viols ce n'est pas mes chiffres regardez les chiffres du ministère de l'Intérieur ou ceux de l'INSEE 13% aujourd'hui des mises en cause pour violences sexuelles sont étrangers alors qu'ils représentent
7 à 8% de la population vous évoquez les viols de rue Mario Maréchal non non non ce n'est pas les viols de rue ce n'est pas la définition au total la plupart du temps les femmes connaissent la personne qui s'en est prise à elle c'est souvent dans le cercle familial
oui enfin à ceci près quand même que je le précise parce que ça c'est aussi une explication qui est d'ailleurs régulièrement 74% des violences sexuelles en 2023 se passent hors du cadre familial ou du foyer quand même important de le rappeler non mais je veux dire c'est important de le dire parce qu'à un moment donné arrêtez de nous expliquer pas vous d'ailleurs mais arrêtez cette gauche nous expliquer que ça n'a rien à voir avec l'immigration donc concrètement que faut-il mettre en place et bien déjà il y a la question de la réponse pénale dans notre pays parce qu'une fois de plus on a des lois pénales qui sont très dures en France on a des sanctions potentielles qui sont très lourdes le problème c'est que ces sanctions ne sont pas appliquées on ne va pas y revenir on a un manque de moyens dramatique
alors là en l'occurrence il avait purgé 5 ans des 7 ans auxquels il avait été condamné par le système des remises de peine donc vous remettriez en cause le système des remises de peine
mais parlons-en 5 ans pour un viol c'est pas cher payé
excuse de minorité il était mineur donc il a bénéficié de ce qu'on appelle l'excuse de minorité
et la loi prévoyait 20 ans y compris lorsque l'on est mineur pour un viol donc il aurait pu aller jusqu'à 20 ans et la justice en a décidé 7 et il en a fait 5 donc oui il y a aujourd'hui la question de la politique des remises de peine dans notre pays et de la légitimité du juge d'application des peines qui aujourd'hui de manière systématique fait en sorte que l'intégralité de la peine ne soit pas appliquée je parle même pas de la question de la célérité pour éviter ces remises de peine il faut évidemment aller vers la question des peines planchées moi je suis pour également la suppression du juge d'application des peines je considère qu'à partir du moment où une sanction a été déterminée par le tribunal il n'y a pas de raison d'y revenir que tant que ces personnes sont derrière les barreaux ils ne menacent pas la société parce qu'il n'y a pas seulement l'aspect dissuasif de la prison il y a aussi l'aspect protection qu'on oublie bien souvent donc il y a la question évidemment de la politique pénale de la complexité du code de procédure pénale on y revient et puis il y a à côté de ça la question de la politique d'immigration parce que avant de savoir comment expulser efficacement ces personnes et c'est évidemment un sujet central il y a la question de savoir comment on fait en sorte qu'elles ne viennent pas sur le territoire or là nous sommes face à un cas d'une immigration favorisée par des accords d'ailleurs migratoires dérogatoires au droit commun que sont ceux que la France a avec notamment l'Algérie, la Tunisie et le Maroc qui sont un héritage on va dire post-colonisation qui font qu'ils ont des facilités de visa entre autres choses beaucoup plus importantes je crois qu'aujourd'hui la situation nous enjoint à remettre en cause voilà ces accords il faut les dénoncer il n'y a plus rien aujourd'hui qui justifie que les Algériens les Tunisiens ou les Marocains bénéficient de facilités de visa parce qu'une fois de plus on parle d'immigration illégale mais l'immigration illégale ça n'est pas d'abord les traversées spectaculaires et évidemment éminemment dangereuses en Méditerranée c'est d'abord une immigration légale qui arrive légalement par des titres de séjour ou des visas sur le territoire français et qui se maintient illégalement dans son cas précis
quitter le territoire français ça fait en tout cas un moment que la France demandait au Maroc de délivrer un laissé-passer consulaire le document nécessaire pour qu'il puisse retourner au Maroc et le Maroc a un peu traîné et ça a été assez compliqué qu'est-ce qu'on peut faire pour accélérer les... Alors déjà il y a deux sujets c'est laissé passer et deux faire en sorte que le taux d'exécution des OQTF aujourd'hui 7% seulement augmente D'ailleurs il y a deux sujets
vous savez qu'à partir de 2003 on a très largement réduit ce qu'on appelle la double peine savoir qu'avant le juge pouvait dans le cadre d'une décision de justice face à un crime de manière complémentaire faire en sorte que la personne soit interdite du territoire français donc c'était une décision qui était immédiate et qui n'était pas optionnelle le problème aujourd'hui c'est qu'on est face à un système où le préfet peut ou pas d'ailleurs décider d'appliquer une OQTF à un criminel ça devrait être systématique et automatique déjà c'est la première chose ça devrait être ensuite évidemment contraint puisqu'on enjoint ces personnes à quitter le territoire français C'est ce que vous conseillez
à Bruno Retailleau qui réunit les préfets mardi pour des instructions ?
Eh bien ça pourrait évidemment être une des pistes au moins législatives à envisager même si je pense... Si on n'arrive
à en appliquer que 7% aujourd'hui on peut toujours en demander plus mais si on n'arrive pas à aller
je ne crois pas que la principale réponse aujourd'hui soit législative elle est d'abord et vous l'avez relevée dans le fonctionnement procédural c'est-à-dire que déjà d'une part il faut se donner plus de facilité pour pouvoir garder les personnes en centre de rétention et là il y a deux leviers évidemment allonger la durée légale de détention qui peut aller jusqu'à 18 mois dans certains cas c'est d'ailleurs ce qu'a fait l'Italie alors qu'aujourd'hui le droit européen permet jusqu'à 18 mois on ne s'autorise à le faire que jusqu'à 90 jours donc ça nous donnerait déjà plus de latitude pour récupérer je le rappelle on a 1800 places en centre de rétention alors qu'on a selon le Gérald Darmanin entre 700 000 et 800 000 clandestins sur le sol français donc on a besoin d'augmenter massivement ces places
il faut créer des centres de rétention
le gouvernement s'y était engagé le précédent
jusqu'à 3000 ça veut dire des moyens absolument considérables 18 mois en centre de rétention multiplier les centres de rétention les places de prison c'est toujours des moyens
mais tout dépend d'où on les sort où on met la priorité je crois qu'aujourd'hui la sécurité des Français n'a pas de prix
et je crois que le gouvernement devrait se concentrer là-dessus sanctuariser par exemple la construction de nouvelles places de prison de centres de rétention administratives ça doit être la priorité du budget à venir alors qu'il faut trouver 100 milliards d'économies
ça m'apparaît c'est quand même le pacte social le pacte social c'est quand même que le citoyen renonce à comment dire la légitime défense à assurer sa propre défense parce qu'il remet à l'État le monopole de la violence légitime si l'État aujourd'hui n'assure plus la sécurité élémentaire des citoyens le pacte social est rompu et dans ce cas-là ne nous étonnons pas est-ce que demain ça peut justifier des hausses d'impôts
à vos yeux ? Est-ce qu'il peut y avoir une logique si on a besoin de déployer des moyens à comme le souhaite Michel Barnier augmenter les impôts ?
Je crois qu'il y a aujourd'hui des choix plus courageux à faire que les hausses d'impôts nous vivons je l'ai dit tout à l'heure dans un environnement de socialisme mental ça veut dire que dès que nous nous réveillons sur la situation dramatique économique de la France la première chose qu'on fait c'est regardez il y en a encore un qui bouge Michel Barnier est un socialisme mental mais tous oui c'est terrible mais tous c'est-à-dire que depuis 40 ans gouvernement de gauche comme de droite
50 ans qu'il est en vie politique il est plutôt classé en parti gaulliste
très bien mais moi je m'en tiens au bilan ce que je note c'est que depuis 40 ans gouvernement de gauche comme gouvernement de droite présidence de gauche comme présidence de droite la trajectoire a toujours été la même c'est-à-dire une augmentation des dépenses publiques une augmentation des fonctionnaires une augmentation de la dette et une augmentation des dépenses sociales voilà il n'y a pas eu de rupture oui mais là depuis le début de l'émission
vous nous avez plutôt égrené des nouvelles dépenses que des réunions et bien j'y viens
une fois de plus c'est une question de priorité sur 1000 euros de dépenses publiques je vous l'ai dit tout à l'heure 7 euros est consacré à la justice 25 euros à la sécurité en général 575 euros à la dépense sociale plus de la moitié des dépenses publiques dans notre pays sont consacrées à de la dépense sociale nous sommes les champions du monde de la dette mais aussi de la dépense sociale c'est près de 800 milliards d'euros par an donc à un moment donné avant une fois de plus de se précipiter vers ceux qui pourraient encore gagner un petit peu d'argent dans ce pays pour leur enlever ce qu'ils ont alors que nous sommes déjà les champions du monde des impôts commençons déjà par regarder où nous pouvons baisser les dépenses publiques alors je sais ça demande un peu de courage politique ça demande de s'attaquer à des rentes à des privilèges mais surtout rien n'empêche de faire les deux
Marion Maréchal de réduire d'un côté les dépenses et d'augmenter de l'autre les recettes
la première chose on n'a pas commencé déjà par s'attaquer à la baisse des dépenses publiques c'est à dire que oui qu'est-ce qu'on fait on réduit le nombre de fonctionnaires par exemple il va falloir réduire le nombre de fonctionnaires oui il va falloir revoir le statut de la fonction publique et notamment le plus gros des régimes spéciaux qui est celui du régime de la fonction publique qui aujourd'hui bénéficie d'un certain nombre davantage alors qu'on aurait été très content de conserver en des périodes économiques fastes mais aujourd'hui dont on n'a plus le luxe je pense notamment sur le calcul des pensions qui est fait sur les 6 derniers mois contre 25% 25 dernières années pardon dans le privé il faut réduire le périmètre de la fonction publique y compris de la fonction publique territoriale tous les métiers exercés dans la fonction publique territoriale n'ont pas vocation à avoir ce statut on va dire privilégié
ça veut dire encore moins de services publics on sait que les français sont plutôt attachés aux services publics
il ne s'agit pas excusez-moi mais aujourd'hui on est en comptabilisant les contractuels à 5,7 millions d'agents publics quand on compare aujourd'hui avec les autres pays européens qui n'ont pas des services publics nécessairement moins défaillants que nous on se rend compte que ce n'est pas tellement le nombre qui fait nécessairement la qualité on voit bien qu'on dépense de plus en plus et que les services publics sont tous en train
de s'effondrer les uns après les autres et si on suit cette logique il serait donc complètement illogique de faire sauter la réforme des retraites comme le souhaite Marine Le Pen abroger la réforme des retraites aujourd'hui par rapport à tout ce que vous dites c'est pas un bon sens mais Marine Le Pen elle propose
une réforme des retraites alternative vous n'aura pas échappé que je n'ai pas tout à fait la même position que Marine Le Pen sur ce sujet des retraites mais voilà autant j'étais d'accord pour dire que la réforme d'Emmanuel Macron était malmenée autant moi je vais vous dire j'ai une position même encore un peu à côté je considère qu'il faut commencer à ouvrir sur la retraite par capitalisation et je pense qu'on est passé et repousser encore l'âge à 65 ans je ne crois pas que repousser encore l'âge soit une nécessité en revanche s'attaquer comme je vous l'ai dit à un alignement des régimes publics privés ça oui m'apparaît une absolue une absolue nécessité la question évidemment de la dépense sociale et de l'assistanat dans notre pays doit être posée mais même au-delà de ça on parlait de privilèges tout à l'heure je devais vous donner un exemple mais sur le système du chômage on a aujourd'hui des régimes qui existent comme le régime des intermittents du spectacle qui représentent une part infime de la population et qui coûtent près d'un milliard d'euros par an je ne vous parle pas de la suradministration évidemment dans notre pays qui est absolument dantesque on a des exemples vous dites
dans les pistes d'économie
auxquels les politiques ne veulent pas s'attaquer parce que évidemment c'est mettre des gens dans la rue c'est se rendre impopulaire c'est avoir les syndicats comment dire derrière eux alors même que les syndicats précisément là encore ne devraient plus bénéficier de subventions publiques à quel état ils bénéficient
de subventions publiques et il faut qu'on aborde un dernier sujet c'est-à-dire que demain s'ouvre un procès pour Marine Le Pen et pour le Rassemblement National le procès des assistants parlementaires européens qui sont soupçonnés par la justice d'avoir travaillé pour le parti et non pas pour ce qu'ils auraient dû faire à Bruxelles ce sont des contrats fictifs qui sont en cause pendant plus de 10 ans il y a 25 prévenus c'est tout l'état-major du Rassemblement National qui risque des peines d'inégilibilité de 10 ans est-ce que le destin de Marine Le Pen est pour vous suspendu à ce procès ?
Écoutez moi j'ai suivi en effet cette affaire de loin parce que j'en suis pas partie prenante j'entends les arguments légitimes du Rassemblement National puisqu'on a d'à côté une institution qui tend à dire aux élus la manière dont ils doivent faire travailler leurs collaborateurs il y a donc des arguments qui vont se confronter qui vont être très largement de l'ordre de la vision politique moi je crois que j'espère évidemment que Marine Le Pen ne sera pas condamnée et qu'elle sera encore moins inéligible enfin je veux dire ce serait un drame et un scandale démocratique absolu je ne l'exclus pas totalement parce que malheureusement quand je vois aujourd'hui les prises à partie politiques de nos juges quand je vois ce qu'ils s'autorisent à dire et à faire d'ailleurs suite à l'affaire Philippine quand je vois que 33% comment dire des votes aux élections professionnelles s'orientent vers le syndicat de la magistrature qui par la même occasion se rend à la fête de l'humanité ou fait un mur des cons avec des paires de victimes bon ben on peut s'attendre à ce qu'il y ait peut-être en effet quelques instrumentalisations politiques dans ce procès
d'adresser à Marine Le Pen qui demain va probablement vivre une de ses épreuves les plus compliquées depuis le début de sa carrière
je ne peux que lui souhaiter du courage
et de la pugnacité mais ça elle en manque pas
donc je ne m'inquiète pas pour elle
et vous avez dit considérant que la justice est politisée à vos yeux il n'est pas impossible qu'elle ne puisse pas se présenter en fait à l'élection présidentielle je dis que
malheureusement je veux dire ce serait un scandale je crains qu'on ne puisse pas totalement l'exprimer il deviendrait quoi du rassemblement national mais souvenez-vous quand même de cette affaire Fillon la manière dont ça a été conduite non mais je ne la refais pas je veux dire à partir du moment où on a cet exemple là on se dit que tout est possible voilà tout est possible c'est un criminel mais 4 ans ou 5 ans à être jugé et l'affaire Fillon a été jugée en quelques mois à peine pour pouvoir l'empêcher de se présenter à l'élection Marine Le Pen vous la présidentielle vous y pensez vous n'y avez jamais pensé non mais cette hypothèse pour moi est inenvisageable voilà vraiment je ne peux pas l'envisager ce serait tellement scandaleux qu'il n'en est pas question
Marine Le Pen sera absent demain au procès pour des raisons de santé comment va-t-il ?
écoutez il se porte plutôt bien il se porte plutôt bien moi je suis allée le voir récemment il a 96 ans mais il continue de suivre la vie politique avec intérêt
voilà et ce sera le beau de la fin Marion Maréchel on est arrivé au terme de cette émission merci à vous d'avoir accepté l'invitation de BFM Politique merci Amandine merci Bruno et merci à toute la régie grâce à qui cette émission est réalisée tout de suite affaire suivante sur BFM TV merci à tous
Marion Maréchal