Mélanie Thomin : conférence de presse du groupe Socialiste à l'Assemblée nationale - 24/06/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bien, bonjour à toutes et tous. Nous allons commencer notre point de presse avec un premier sujet sur l'Iran et Israël puisque la décision prise par Donald Trump de frapper des sites nucléaires iraniens fait bien sûr peser une lourde menace sur la sécurité du Moyen-Orient et plus largement sur la stabilité du monde. C'est tout d'abord une menace sur la sécurité au Moyen-Orient parce que ces frappes ne règlent pas durablement la question du nucléaire iranien. puisque les bombes n'ont pas anéanti la connaissance scientifique du programme et qu'elle contribuent à une escalade militaire après plus de 10 jours d'offensive israélienne contre l'Iran.
Lorsque nous reprenons les propos du premier ministre israélien Benjamin Neteniaou qui s'est félicité de ses frappes alors qu'il s'est qu'il est contesté dans son propre pays, ce soutien américain le confirme dans sa volonté de faire la paix par la force dans la région. Quel qu'en soit le coût géopolitique et humain comme nous pouvons le voir à Gaza. Et de l'autre côté en Iran, le régime des Molas trouve dans cet épisode une occasion inespérée de souder son peuple, de détourner la tension du monde, de la répression sanglante du mouvement que vous connaissez tous, femme, vie, liberté et de ces actions qui ont été depuis des décennies des facteurs de déstabilisation géopolitique aux proches comme au Moyen-Orient.
C'est en quelque sorte une menace sur la stabilité du monde parce que les frappes américaines ont été décidé unilatéralement au mépris du droit international comme l'intervention israélienne auparavant. Et nous sommes dans une situation où triomphe la loi du plus fort. C'est celle qui est en train de s'imposer dans les relations internationales, pardon, et qui fait peser le danger d'une extension dramatique du nombre de conflits armés avec son lot de victimes civiles.
Face à Trump et Netaniau, comme avec Poutine ou encore Erdogan, la responsabilité de la France, la responsabilité de l'Europe est immense. Nous sommes, nous incarnons les derniers remparts de la démocratie et du multilatéralisme et nous devons nous donner les moyens de faire respecter le droit international contre cette fameuse loi du plus fort, de faire confiance à l'action diplomatique pour aboutir à des solutions négociées et durables sur le plan international. Nous devons avant toute chose faire entendre notamment à Israël mais aussi aux États-Unis, à Donald Trump qui se sont retirés de l'accord sur le nucléaire iranien signé en 2015, que c'est par la négociation, par la diplomatie qu'on arrêtera définitivement la capacité de l'Iran à se doter de l'arme nucléaire et pas en frappant indéfiniment l'Iran ou en éliminant l'ensemble des dirigeants iraniens.
Je vous remercie. Bonjour à toutes et à tous. Comme vous le savez, passe en ce moment la PJL sur le département de Mayotte.
Lors de l'examen de loi d'urgence pour Mayotte, suite aux conséquences dramatiques du cycle Nchido, nous avions dit qu'il était nécessaire de répondre aux défis structurels anciens et profonds qui minent le développement économique, social et institutionnel de ce territoire. Ce texte de programmation pour la refondation de Mayotte est un chemin nécessaire. S'engager sur 4 milliards d'euros est un effort appréciable, mais ces crédits ne sont pas nouveaux et tout dépendra évidemment de leur exécution réelle.
Par ailleurs, il est impératif que le projet de loi soit enrichi, soit amendé et soit précisé. C'est particulièrement sur ces deux points que nous souhaitons insister. En effet, sur le plan social, d'abord euh l'écart entre Mayotte et l'hexagone demeure à Bissal.
Le revenu de solidarité active à Mayotte s'élève à 303,88 € soit deux fois moins qu'en métropole. L'allocation et je dis volontairement métropole. L'allocation aux adultes handicapés est fixée à 339,30 € contre 971 € en hexagone.
Pourtant euh comme vous le savez euh sur la plupart des pays des océans dit d'outre mer, le coût de la vie est en moyenne de 40 % plus cher. Il a augmenté depuis Chido pour ce qui concerne Mayotte. Ainsi, nous proposons que le projet de loi fixe un objectif clair et rapide de convergence des prestations sociales.
RSA AAPL retraite aujourd'hui dans le texte du gouvernement la seule mention explicite sur l'alignement concerne le SMICNT prévu en 2031 sur le plan de l'habitat ensuite car les conséquences du cyclone ont été dramatiques à cause de l'insalubrité que l'on connaissait déjà de l'habitat Maoré. Durant les débats, nous avons proposé de largement compléter les mesures en matière de lutte contre l'habitat indigne et pour la construction de logement. Enclencher une dynamique de régularisation foncière, mettre en place un plan exceptionnel de régulation foncière également piloté par l'État en lien avec les collectivités locales.
Renforcer significativement les moyens alloués au logement social. qu'il s'agisse de la location de l'accession en abondant l'enveloppe dédiée au logement de 47 millions d'euros en autorisation d'engagement sur la période 2025-2029. assurer le relogement des personnes évacuées de leur logement insalubre, y compris dans le cas de l'habitat euh informel puisque même des Français Maoré se retrouve à euh être dans des habitats informels et puis faciliter les opérations d'aménagement définies par le code de l'urbanisme et reconnaître l'intérêt public majeur des projets de résoption de l'emploi précaire et insall.
Nous serons aussi particulièrement vigilants sur le volet migratoire face à un problème complexe. La surenchère des mesures populistes ou des opérations de coup de point sont évidemment inutiles. Aucun Maoray, malgré l'aggravation des mesures, aucun euh n'a vu la diminution de du flux migratoire parce que les conditions d'accueil ont été durcies.
La pauvreté justifie et justifiera toujours que des personnes risquent leur vie pour aller chercher bonheur ailleurs. Aussi, nous opposerons aux articles 7 et 8 qui prévoient respectivement la possibilité de placement en rétention de mineurs accompagnant en adulte et le retrait du titre de séjour à un des parents en raison d'un comportement d'un enfant. Nous serons aussi mobilisés sur la question du titre de séjour territorialisé. point important.
Ce dispositif qui ressemble d'ailleurs à une République coloniale empêche donc la migration de pouvoir se faire au-delà du territoire de Mayotte et notamment sur le territoire hexagonal. Donc on pleure pour Mayotte, on dit opération de coup de point mais en même temps on dit "Non, non, la France hexagonale et continentale n'accueillera pas les euh la migration euh dont on souffre aujourd'hui euh Mayotte euh et ne fera pas d'efforts. Nous défendrons donc une abrogation dès la promulgation de la loi euh de cette mesure.
Et puis en l'état, le projet de loi ouvre une opportunité. Nous l'en avons bien conscience et pour la première fois, il précise que Mayotte ne peut plus attendre. Et en effet, Mayotte, comme tous les pays des océans, ne peut attendre euh les caprices des gouvernements successifs pour accéder à un minimum d'égalité et euh à ce que promet la République.
Merci. Bonjour à toutes et tous. On va parler un peu de d'actualité sociale.
Vous l'aurez constaté, les partenaires sociaux ont constaté hier l'impossibilité de dégager un accord sur les modifications à apporter notamment à la dernière des réformes des retraites, la réforme borne passée par voie de 493 qui avait profondément brutalisé le pays et le parlement. Nous regrettons d'abord que le patronat n'ait pas su faire preuve d'un sens du compromis que certaines organisations syndicales avaient pourtant tenté de pousser. Euh nous avons euh considéré que la CFDT euh était dans une démarche d'ouverture mais que le MEDF par exemple avait refusé la réintroduction des critères de pénibilité et la possibilité de partir à la retraite plus tôt pour celles et ceux qui sont soumis aux carrières pénibles, aux travaux pénibles.
Aujourd'hui, plus que jamais, nous avons besoin de dialogue social, mais pas comme ça, pas de cette manière-là, pas avec aussi l'absence de considération véritable que le Premier ministre a pu avoir pour cet exercice de dialogue social puisqu'il a à chaque fois cherché à le corseter, à le conditionner. On avait eu l'occasion de le dire. La nouvelle réunion de ce matin à Matignon ressemble plus à une tentative de communication désespérée qu'à une véritable négociation.
C'est un peu comme si le premier ministre voulait ériger un écran de fumée supplémentaire après un premier échec du conclave. Nous avons les socialistes été constants. Nous avions demandé au premier ministre de remettre sur le tapis la réforme des retraites.
Il nous avait dit qu'il le ferait sans totem ni tabou et nous avait-il écrit que en tout état de cause, c'est le parlement qui aurait le dernier mot. Notre président de groupe Boris Valot a eu l'occasion la semaine dernière de lui poser une question au gouvernement. Il faut dire que la réponse n'était pas à la hauteur de nos attentes et forte d'imprécision.
Ce que nous demandons au Premier ministre et ce que Boris Valallot redemandera cet après-midi puisqu'il pose la troisème question au gouvernement, c'est au premier ministre de dire le chemin désormais. Si cette absence d'accord n'aboutit pas à un retour au parlement, alors nous le censurerons. Si il y a retour au parlement et capacité de discuter de l'ensemble des paramètres y compris de la mesure d'âge, alors cette responsabilité d'éviter la censure est dans les mains du premier ministre.
Nous lui demandons de déposer et d'inscrire sans délisé un projet de loi permettant au Parlement de débattre et d'avancer la réforme borne. Voilà la position des socialistes d'abroger pardon la réforme borne. Voilà la position des socialistes.
Pour quel sans délai ? Un projet de loi avec quoi dedans du coup ? Euh un projet de loi mais avec quel contenu ? puisque il y a pas d'accord un projet de loi, il y a des choses qui ont été discutées, il y a des choses sur lesquelles le premier ministre avait reconnu qu'il y avait des injustices sur les métiers pénibles, sur les carrières hachées, sur un certain nombre de choses et puis nous voulons évidemment pouvoir discuter de tous les paramètres y compris des logiques de financement.
Ça ne peut pas être simplement au salariés de financer par un recul de l'âge de départ l'équilibre du régime de retraite. Il faut que les entreprises puissent faire des efforts, il faut que le parlement puisse en être souverain et nous ne pouvons accepter et nous l'avons toujours dit le décalage de l'âge légal de départ de 62 à 64 ans. Voilà donc nous demandons à pouvoir discuter de tous ces paramètres dans un projet de loi qui devra être déposé au parlement.
Si ce n'est pas possible, alors notre réponse a toujours été la même. Le gouvernement sera censuré. Pour être précis, un projet loi, pardon, pour être précis, c'est un projet de loi portant sur l'abrogation de la réforme de retraite ou un projet de loi portant de manière générale sur les les retraites et le financement des retraites ?
C'est un projet de loi portant plus largement de manière générale mais qui doit permettre au Parlement de discuter de l'asse légal de départ et de revenir puisque le Parlement doit être souverain là-dessus sur les 64 ans. C'est ce que nous avons montré il y a de semaines par la proposition de résolution à l'initiative du groupe GDR qui permettait de montrer qu'il y avait une volonté du parlement de refuser le décalage de l'âge de départ de 62 à 64 ans. Donc cette question ne peut pas être absente du débat au parlement. que dans le clant le contoire aussi 64 ans a une côté et mise de côté.
Oui, mais c'est d'ailleurs un problème et nous avions demandé et le premier ministre était engagé à revenir au parlement sans thème ni tabou y compris sur la question de l'âge légal de départ. Il faut que le parlement puisse trancher. Si jamais François Berouille ne propose pas de revenir devant l'assemblée, est-ce que vous déposerez votre propre motion de censure ou est-ce que vous êtes prêt à voter une motion de censure commune avec le reste du NFP ?
Alors, il vous aura pas échappé que les socialistes ont une position constante depuis le mois de janvier et que nous la tiendrons et que nous serons à l'initiative d'une motion de censure si d'aventure le Premier ministre ne répond pas favorablement à notre demande ? Quand vous dites quand vous dites son délai, on est on est bien d'accord que c'est donc avant le 11 juillet que ce projet de loi devrait être déposé. Sans délis, c'est sans délis.
Merci.
Mélanie Thomin