Aurore Bergé sur CNews / Europe 1 - 16 mars 2026
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse directe
On évoque les résultats mitigés du bloc central aux municipales et la position d'arbitre de LFI.
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Est-ce que la gauche doit rompre avec LFI selon vous ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Les accords locaux entre LFI et d'autres partis sont-ils des accords de la honte ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Manuel Bonpard parle d'appels au peuple, que signifie cette expression pour vous ?
- 4:00OuverteRéponse directe
La France insoumise est-elle un parti républicain selon vous ?
- 5:00RelanceRéponse directe
Faut-il des désistements pour empêcher LFI d'accéder à des responsabilités ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Aurore BergéFait
« On a une vraie stratégie électorale de brutalisation du débat public, de conflictualisation permanente sur les sujets dont j'ai la responsabilité notamment sur la lutte contre l'antisémitisme. »
- 1:30Aurore BergéFait
« C'est un cynisme électoral qui a été mis en place singulièrement après les attentats du 7 octobre. »
- 3:30Aurore BergéFait
« Donc il faut que la gauche arbitre, qu'elle arbitre maintenant et pas qu'elle fasse croire que ça ira mieux demain. »
- 5:30Aurore BergéFait
« Moi je dis que je ne souhaite pas comme destin pour la France que ce soit le Rassemblement national qui gagne demain ou que ce soit la France insoumise qui gagne demain. »
- 6:30Aurore BergéFait
« Le Rassemblement national vote contre la réforme des retraites, vote contre la réforme de l'assurance chômage, vote contre la réforme du RSA pour garantir à chacun de pouvoir retrouver un emploi. »
- 8:30Aurore BergéFait
« Le risque, c'est l'effacement de nos idées. Ça veut dire que les élections municipales, il reste encore une semaine. »
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Et notre grande invitée aujourd'hui dans la grande interview c'est news et européens, c'est Aurore Berger. Bonjour à vous, ministre chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. On va évoquer cette soirée du premier tour des municipales avec des résultats plus que mitigés pour le bloc central que vous représentez.
Mais d'abord le fait majeur au RB berger, c'est le fait que la France insoumise se retrouve dans de nombreuses villes en position d'arbitre de quasiment de droit ou de maire. En tout cas, les outrances de Jean-Luc Mélenchon ne l'ont donc pas pénalisé. Non, malheureusement.
Malheureusement parce que ça fait quand même plusieurs années que c'est même plus des outrant. C'est-à-dire on a une vraie stratégie électorale de brutalisation du débat public, de conflictualisation permanente sur les sujets dont j'ai la responsabilité notamment sur la lutte contre l'antisémitisme. C'est pas de l'outrance ou du dérapage, c'est un cynisme électoral qui a été mis en place singulièrement après les attentats du 7 octobre.
Donc ça veut dire qu'il faut absolument que la gauche rompe avec forme de gangraine que représente la France insoumise et qu'elle rompe définitivement. C'est-à-dire pas de cynisme en disant il y aura pas d'accord national pour mieux faire des accords locaux. Oui.
Mais non c'est le croyez pas quand il dit ça. Moi je juge aux actes. Je juge aux actes.
Donc oui, il a dit qu'il y aurait pas d'accord national. Est-ce que ça veut donc dire que si jamais il y avait le moindre accord local entre la France insoumise et le parti socialiste, cela serait immédiatement exclu du Parti socialiste ? On voit l'attitude des écologistes qui clairement eux considèrent que LFI redevient fréquentable le soir du premier tour.
Donc c'est aussi ça. Vous voyez, pendant des mois, on a eu espèce de de danse entre les uns et les autres et puis à la fin quand il y a des élections, quand il y a un risque de défaite parce qu'on voit qu'il y a certaines villes où des maires écologistes sont menacés comme à Lyon, comme à Bordeaux, des villes où des maires socialistes sont menacés comme à Clermontferrand ou à Nant et bien là il y a cette tentation immédiate qui revient de l'Union même avec le pire. Et ça, Aurore Berger, ce seront des accords de la honte pour vous ?
Oui, ce sont des accords de la honte et j'espère que ce seront des accords qui seront perdants. Moi, j'espère qu'il n'y a aucune ville supplémentaire puisque malheureusement certaines ont été remportées, une notamment en Île-de-France. Aucune ville supplémentaire n'ira à la France insoumise parce qu'encore une fois, on est sur un parti qui ne peut pas demain présider, gouverner ou destiné d'une commune au regard de la politique qui l'entend menée de cette conflictuation brutalisation et de ce qu'il fait notamment concrètement singulièrement sur la question de l'antisémitisme.
Donc il faut que la gauche arbitre, qu'elle arbitre maintenant et pas qu'elle fasse croire que ça ira mieux demain. Elle arbitre tout de suite, elle dit non tout de suite, elle ront immédiatement de manière à ce que LFI ne soit jamais en en mesure ni de prendre une ville ni même d'en être l'arbitre. Alors Manuel Bonpard s'est félicité des résultats bien sûr, il appelle de ses veu la Nouvelle-Fance et ce qu'il appelle son peuple.
Qu'est-ce qu'il veut dire en réalité ? Je sais pas moi, vous savez les appels au peuple, je méfie toujours parce que comme si ça caractérisait quelque chose, il y a une nation qui est une nation française, qui est une nation qui doit être réconciliée, qui doit être unie. Je pense qu'il y en a trop qui jouent sur les fractures, qui cherchent à les accentuer, qui cherchent à les aggraver.
Normalement, on fait de la politique, on n'est pas là pour jouer sur les fractures ou ou communautariser le pays. On est là au contraire pour chercher à le réconcilier, à le rassembler. C'est l'inverse de la stratégie électorale de la France insoumise malheureusement.
Mais pour vous, la France insoumise n'est pas un parti républicain dans l'arc républicain Aurore. Mais moi je dois toujours dire, vous savez, moi j'ai pas attendu les élections municipales. Au soir du premier tour des élections législatives, j'avais déjà dit que pour moi c'était ni RN ni LFI.
Je considère que ce sont deux parties qui ont des histoires différentes, qui ont des structurations politiques différentes, mais je ne souhaite que ni l'un ni l'autre ne puisse accéder aux responsabilités au pouvoir. Donc partout où on peut les faire battre, on doit les faire battre. Et pourtant, on va évoquer dans un instant les résultats du Rassemblement national.
Tout ça est en train de préfigurer un présidentiel de 2027 où le RN et les filles pourraient se retrouver au second tour. Oui, c'est le risque. Mais moi, c'est un risque là encore que je dis que je dénonce en tout cas depuis des mois.
C'est-à-dire que c'est plus de la science-fiction de se dire qu'on pourrait avoir un second tour entre le Rassemblement national d'un côté et la France insoumise de l'autre. Donc c'est pas jouer à faire peur avec les Français, c'est juste dire voilà c'est ça qui pourrait arriver. Donc ça veut dire que nous on a une responsabilité supplémentaire.
Et quand je dis nous, je parle du bloc central Renaissance Modem Horizon et les LR nous avons une responsabilité commune qui est de garantir que les Français aient un autre choix en 2027 qu'un choix mortifère entre le RN et LFI. Ce qui veut dire qu'il faut l'union. Et d'ailleurs dans les villes où il y a union, vous voyez bien qu'il y a des possibilités de victoire.
Je pense à Nant, moi j'étais allé soutenir et euh faire le lancement de campagne du candidat et on était ensemble sur scène Renaissance, Modem, Horizon, LR pour être à ses côtés parce qu'il y a eu l'union large dès le premier tour et il est en capacité, ce que personne ne prévoyait vraiment, de pouvoir renverser le Parti socialiste à Nant. Donc ça veut dire que l'Union, elle permet la victoire là où la désunion, malheureusement, elle risque de préfigurer la défaite. Mais est-ce qu'il faudrait des désistements ?
Parce que pour empêcher certains partis notamment la France d'accéder, il faut désister. Et là sur les municipales, on voit que personne ne veut se désister. Et quand vous avez une situation, prenons un exemple très clair à Roubet, à Roubet où malheureusement le candidat de la France insoumise est à 45 % au premier tour, bien je considère que l'Union doit se faire derrière celui arrivé 2e qui est donc le seul qui peut gagner qui est un candidat de la droite de la droite républicaine et qui évidemment tous les autres devraient avoir la dignité de se désister si personne ne veut soi-disant prendre le risque d'avoir la France insoumite qui accède à des responsabilités.
Bah dans ces cas-là, il faut que chacun prenne les siennes. Et prendre les siennes dans cette configuration là, par exemple, c'est que chacun se désiste au profit du seul. Aucun conseil municipaux, aucun conseiller municipaux.
Pire, mais c'est quoi le pire ? C'est de ne plus avoir un seul conseiller municipal d'opposition ou c'est d'avoir la France insoumise qui préside une commune ? Moi, je pense qu'il faut pas avoir la France insoumise qui préside une commune, pas plus que le Rassemblement national.
Et dans ces cas-là, il faut être clair. Soit on est en situation de gagner, de les battre et donc on se maintient et on va jusqu'au bout de sa candidature, soit on sait que le maintien favorise leur élection et donc dans ces cas-là, on a la clarté et la dignité de se désister. Oh berger, on est sur ces news et european pour vous, il y a un Sénégal entre le Rassemblement national et la France insoumise aujourd'hui dans la gestion des communes.
On voit qu'un certain nombre de mairies Renes ont été remporté dans ce pays. Pour vous, c'est la même chose réellement. Je dis pas que c'est la même chose parce que c'est pas le même corpus, c'est pas la même volonté, c'est pas la même histoire politique.
Moi je dis que je ne souhaite pas comme destin pour la France que ce soit le Rassemblement national qui gagne demain ou que ce soit la France insoumise qui gagne demain. C'est uniquement ça que je dis. Et je n'oublie pas non plus qu'and un certain nombre de candidats du Rassemblement national, que ce soit aux élections législatives de 2024 ou que ce soit encore aux élections municipales cette année, ont dû être désinvestis au dernier moment par le Rassemblement national parce qu'en regardant ce qu'ils avaient publié ici ou là sur les réseaux sociaux, on retrouve des commentaires racistes ou des commentaires antisémites.
Donc c'est pas évoquer un passé, c'est rappeler un présent et un présent qui dure là où on nous avait promis à chaque élection que le ménage serait fait et serait fait définitivement. candidats ont été écartés effectivement là encore récemment. Jordan Bardella tend la main aux liste de droite sincère dit-il pour l'emporter.
On a parlé des la question de l'Union à gauche. Il y a aussi la question des alliances éventuelles de la droite et du Rassemblement national. Là encore, vous dites attention, il faut pas franchir cette età, j'ignorais que le Rassemblement national était un parti de droite et moi, j'aimerais que chacun s'attarde sur ce que le Rassemblement national vote à l'Assemblée nationale quand le Rassemblement national vote contre la réforme des retraites, vote contre la réforme de l'assurance chômage, vote contre la réforme du RSA pour garantir à chacun de pouvoir retrouver un emploi.
C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'on fait des réformes qui vont dans un sens nécessaire et souhaitable sur le marché du travail, sur les questions économiques, le Rassemblement national s'y oppose. Par contre, il vote avec la France insoumise toute une série de taxations et de fiscalité supplémentaires. Et là encore, c'est pas du passé.
C'est ce qui s'est passé très récemment au moment des discussions sur le budget. Donc si Jordan Barl nous apprend que le Rassemblement national rond de manière définitive avec des candidats euh qui malheureusement continuent à tenir des propos racistes ou antisémites et qu'il nous annonce donc que le Rassemblement national devient un parti de droite, c'est malheureusement l'inverse de ce qu'ils font quand ils en ont l'opportunité dans les votes qui sont les leurs à l'Assemblée nationale. C'est pour ça que cette maintendue, moi je vois bien la tentative d'affichage qui est la sienne, mais la réalité de ce qu'est ce parti politique, de ses votes à l'Assemblée nationale démontre l'inverse de ce qu'il est en train de dire.
Aurore Berger, parlons maintenant de Renaissance. Une centaine de villes remportées sur 35000 communes, ça s'appelle une berina pour le camp présidentiel. Ça veut dire que c'est difficile.
Ça veut dire qu'on a ceux qui sont solidement ancrés et qui démontrent que c'est possible. Et puis euh ça veut dire qu'on a ça veut dire qu'on a la nécessité encore une fois de la clarification de ce qu'on veut porter, de ce qu'on veut continuer à porter dans la vie politique. Moi je ne crois pas et je n'ai jamais pensé qu'on serait une parenthèse.
Beaucoup de partis politiques ont espéré ça. Le macronisme est une parenthèse. Le dépassement est une parenthèse.
Il est pas grand effacé. Il y a pas un grand effacement. Le risque, c'est ça.
Le risque, c'est l'effacement de nos idées. Ça veut dire que les élections municipales, il reste encore une semaine. Donc déjà, on est cette semaine dans un moment qui est un moment de combat, un moment de combat face à la France insoumise, un moment de combat face au Rassemblement national, un moment de combat parce qu'il y a des villes qui sont à porté de victoire, que ce soit à Bordeaux, que ce soit à NC, que ce soit avec l'Union par exemple à Lyon ou à Nant.
Donc ça veut dire qu'il faut aller au bout de cette logique là de l'Union et ça veut dire qu'il faut être très lucide sur les risques en 2027 et que 2027 doit pas être une élection confisquée par quelques ambitions mais la nécessité encore une fois du rassemblement parce que toutes les ambitions sont légitimes sauf que si on a que des ambitions qui se juaposent à la fin aucune d'entre elles ne sera au second tour. Vous vous parlez de clarification vous l'avez demandé à gauche à droite. On se rappelle quand même que lors des dernières législatives en 2024 Gabriel Aattal avait appelé à voter la France insoumise pour faire barrage au RN.
Est-ce que c'est toujours la même logique ou plus du tout aujourd'hui berger ? Moi, vous savez que c'était pas ma logique. On a été quelques-uns très clairement à dire que nous élections législatives la dernière fois il était hors de question que pour battre le Rassemblement national on mette un bulletin à l'FI dans l'urne parce que de toute façon je pense que ça ne fait que faire progresser le Rassemblement national à la fin.
Donc c'est une stratégie qui est une stratégie perdante et je pense que de toute façon elle est inacceptable au regard de ce que défend la France insoumise, de ce qu'elle défendait déjà en 2024. Donc maintenant, j'ai l'impression que tout le monde s'est rangé à la position qui était la mienne à l'époque, c'est-à-dire ni RN ni LFI, tant mieux, on a besoin de cette clarté. Je pense que les Français, ils attendent de la clarté.
Si on voit qui a malgré tout un enraciement du Rassemblement national qui a des victoires pour la France insoumise, c'est parce que même si je les combats et sans doute qu'il démontre une forme de clarté dans les projets politiques qui sont les leur bien à nous de retrouver cette clarté nous de retrouver cette clarté politique indiscutable à la fois dans les élections locales. Il nous reste encore une fois une semaine qui est une semaine de combat et dans les élections nationales évidemment mais le fait d'avoir tellement peu d'élus pour la Renaissance, je crois qu'il y avait que cinq grandes villes 50 villes où il y avait un candidat Renaissance ne va pas vous effacer complètement de de la carte politique. On sait qu'il y aura les sénatoriales bientôt.
Aucun ancrage local pour votre parti. Encore une fois, on a des possibilités de victoire et donc on verra au soir du second au soir du second. Mais parce que vous savez, moi j'ai vu y compris d'ailleurs aux élections législative des candidats qui étaient arrivés en tête avec 47 % qui ont été battus au soir du second.
C'est pas le même type de scrutin, je le sais bien. Mais on sait aussi qu'il y a beaucoup d'inconnus. Combien de candidats seront en liste dans chacune des communes ?
Regardez à Paris. Est-ce qu'on aura cinq candidats en liste pour le second tour ? Ce qui serait quand même une première sur la capitale de la France.
Est-ce qu'on va avoir Mais je lui dis ce que Rachti a dit, c'est-à-dire qu'on a besoin de l'union. On a besoin de l'union, il faut que il y a une volonté qui est une volonté d'alternance à Paris. Et je dis depuis le début, moi je soutiens Rachelati depuis le premier jour.
Pourquoi ? Parce qu'il y a deux candidats qui ont qui sont arrivés largement devant les autres. Le candidat de la gauche et la candidate de la droite et du centre.
Donc la seule qui peut permettre l'alternance à Paris, c'est elle. Donc ceux qui se maintiennent, ceux qui refusent la main tendue, des factos veulent donc faire gagner la gauche. Moi je ne veux pas faire regagner la gauche à Paris parce que je pense que Paris mérite mieux que ce qui se passe aujourd'hui en terme de sécurité, en terme d'insalubrité que regarder le scandale absolu sur la question du périscol scolaire.
Ça c'est quand même une honte. On parle de violence sexuelle à l'encontre de nos enfants. Enfin tous les parents j'imagine peuvent être inquiets quand ils accompagnent leurs enfants et se demandent à qui il les confient.
Et on parle de Paris. Paris, il peut pas dire qu'elle a pas les moyens de vérifier, pas les moyens de contrôler. Emmanuel Grégoire a été dans la majorité d'Annie Dalgo.
Il a été son premier adjoint. Il peut pas faire comme si aujourd'hui il découvrait cette situation qu'il en avait jamais eu connaissance. Donc est-ce que ceux qui ont échoué hier peuvent réussir demain ?
Je ne crois pas. Moi, je crois à l'alternance et je crois à l'union. Alors, au nom de cette lutte contre la gauche, Rachid Adati doit-elle accepter la main tendue par Sara Knafo ou se boucher le nez en disant "Non, je ne veux pas de votre alliance boucher le nez.
Vous voyez bien que vous ne pouvez pas avoir sur la même liste et Pierre Bournazel et Sarah Knafo ni l'un ni l'autre ne le souhaite par mais ni l'un ni l'autre ne le souhaite de toute façon donc ça veut dire que ça n'est pas possible bien sûr mais ça passe toujours par les électeurs parce que je pense qu'il déteste cette logique de tambouille qui fait que dans l'entre de tour tout d'un coup on change quelque part un peu les règles du jeu on fusionne on s'allie on se désiste et cetera donc ça crée toujours une ambiance très particulière à la fin la seule question qui se pose à Paris comme ailleur c'est est-ce que vous souhaitez l'alternance que vous souhaitez l'alternance à Bordeaux, est-ce que c'était l'alternance à ANC ? Est-ce que c'était l'alternance à Nant à Limoge ? Pour la première fois depuis historiquement, la droite et le centre sont arrivés en tête pareil à Clermontferrand.
Donc ça veut dire qu'il y a des alternances qui sont possibles, mais ces alternances ne peuvent exister que sil y a l'union. Encore une fois, l'éclatement de ce bloc central laisse préfigurer des jours difficiles pour la présidentielle de 2027. Comment on départager tous ces candidats qui représenteront qui le macronisme, qui la droite républicaine.
Faut-il une primaire ouverte ? Vous y êtes favorable ? qui serait ce candidat naturel selon vous ?
Mais la primaire, je vois qu'on est de plus en plus de voix à y être favorable. Géraldia, il est favorable. Gérard Larchet, il est favorable.
Tout simplement parce que c'est quelque chose qui s'impose aujourd'hui. Comment sinon départager les candidats et les candidates ? Il y a aucun autre système qui permet de ce départage et il y a aucun autre système qui garantisse l'union.
Ça garantit pas la victoire et par contre l'absence de primaire et l'absence d'union garantissent la défaite. C'est pas la machine à perdre des primaires. Non, c'est pas la machine à perdre.
La machine à perdre, c'est la division. La machine à perdre, c'est d'avoir une succession de candidature qui ne permettent pas de se mettre d'accord sur un projet, une vision de société qu'on veut partager aux Français. Et à la fin, la machine à perdre, c'est donc de laisser les Français choisir uniquement entre le Rassemblement national et LFI.
Je crois que le pays mérite mieux. Aurore Berger, vous serez candidate à cette primaire. Je veux d'abord qu'elle existe.
Donc moi, je fais les choses dans l'ordre. Ah, il y a des municipales mais il reste une semaine et moi je serai au combat et je continuerai à les soutenir les candidats comme je l'ai fait tout au long du premier tour. Donc je continuerai à les soutenir cette semaine et je me battrai pour tôt pour nous dire si vous êtes candidat à Oui parce que moi je pense qu'il faut faire les choses dans le bon ordre dans la vie politique.
Il y a le combat des municipals, il reste encore une semaine de combat et il y a un combat pour garantir l'union et garantir déjà qu'il y a des primaires qui puissent exister. Robert, on a évoqué dès le début l'antisémitisme à travers les propos de Jean-Luc Mélenchon. Il y a une loi, une proposition de loi de la députée Caroline Niadan qui vise à caractériser les nouvelles formes d'antisémitisme en pénalisant l'antitionnisme.
Je sais que vous soutenez cette loi, mais quand sera-t-elle présentée au Parlement ? Dès la semaine du 13 avril, elle sera débattue et discutée. Là aussi, ce sera un moment de vérité qui sera très important dans l'hémicycle singulièrement pour la gauche.
Est-ce que la gauche considère que nous devons lutter contre toutes les formes d'antisémitisme ? Et malheureusement, nous le savons, l'antisémitisme, il a des formes renouvelées, il a muté, il a évolué. et singulièrement depuis les attentats terroristes du 7 octobre en Israël dont on voit bien malheureusement la traînée qu'elle a laissée qui aurait dû être une traînée d'empathie qui s'est transformé en traînée d'antisémitisme.
Donc nous avons besoin de mieux caractériser ce qu'est l'antisémitisme, de mieux sanctionner ce qui est l'antisémitisme. Ça ne veut pas dire abolir la liberté d'expression pour ceux qui voudraient critiquer la politique pour critiquer la politique de Benjamin Netania par exemple. Regardez ce qui se passe en Iran.
Je n'entends personne à appeler à la destruction de l'Iran. J'entends ceux qui disent qu'il faut faire tomber un régime, un régime qui a oppressé, un régime qui a tué. Là, on arrive à faire la différence sur l'Iran.
Pourquoi on en serait incapable sur Israël de dire que on peut avoir des désaccords démocratiques avec un gouvernement qui a été élu, mais que pour autant, personne n'a le droit d'appeler à la destruction d'Israël, qui est le seul état refuge au monde pour les juifs. Donc, je pense qu'il faut arriver à faire la distinction. Et ceux qui refusent de faire la distinction sont ceux qui évidemment cherchent à attiser le feu de l'antisémitisme dans votre pay. singulièrement à la France insoumise.
Donc vous voyez bien l'attitude et l'obsession absolue qui a été la leure concernant Israël depuis le 7 octobre. J'aurais aimé que ce soit une obsession concernant les 1200 personnes assassinées le 7 octobre, les 51 français assassinés le 7 octobre ou dans les mois qui ont suivi quand pour certains ils ont été pris en captivité par le ha. Malheureusement j'ai pas senti ce mouvement d'empathie.
J'ai senti uniquement une tentation très cynique et électorale et j'espère que la semaine prochaine, cette semaine pardon, le 22 mars, les Français mettront interne. Pour vous, la France Sommise est toujours un parti antisémite selon vous. Oui, puis on peut le dire, les tribunaux ont arbitré ce sujet.
France insoumise et même passionnément antisémite. Ça a été reconnu comme pouvant être dit au nom justement de la liberté d'expression, au nom et au-delà de la liberté d'expression, malheureusement au regard des déclarations qui ont été celles non seulement de Jean-Luc Mélenchon, mais de beaucoup beaucoup trop de ses candidats ou de ses députés. Et pourtant très peu de procédures judiciaires arrivent à leur terme concernant justement ces accusations et la justement nous avons besoin d'une nouvelle loi.
Pour ça qu'il faut que cette proposition de loi soit adoptée pour garantir que tous ceux qui justement sont en permanence sur la ligne de Crète et bien à un moment puisse être sanctionné, puisse rendre des comptes devant les tribunaux notamment je pense un certain nombre de parlementaires, d'élus qui ont fait de cette obsession d'Israël, qui ont fait de l'antitionnisme finalement une politique et une stratégie électorale. Je pense que c'est une stratégie électorale mortifure. C'est une stratégie électorale qui met des cibles dans le dos des Français juifs.
On l'a vu, certains envisagent de quitter notre pays et ça devrait à tous nous paraître absolument insupportable qu'un seul français hésite à rester dans son pays du fait d'attaque qu'il reçoit et qu'il perçoit. Chacun devrait au contraire être à ses côtés et j'espère que nous le ferons très clairement la semaine du 13 avril et que cette proposition de loi soit très largement adoptée à l'Assemblée nationale. Une dernière question Aurore Berger concernant la guerre en Iran.
Elle provoque là encore une flambée des actes antisémites dans notre pays. Est-ce que les en tout cas ceux qui commettent ces actes sont incapables de faire la différence encore une fois entre ce qui se passe en Iran et ce que tente de faire Israël ? Je crains que certains surtout jouent avec cette volonté de confusion générale.
Et donc quand vous avez des adolescents dont le livre de Chevet est devenu TikTok et de l'autre côté la référence poétique la France insoumise, c'est sûr que ça vous fait un cocktail qui est pas un cocktail très républicain, qui est pas un cocktail très responsable et que ça a des conséquences dans la vie réelle. Et donc ces conséquences dans la vie réelle maintenant non seulement on doit les dénoncer mais on doit garantir à les sanctionner. Merci beaucoup.
C'était votre grande interview sur C News et sur Europe. Bonne journée à vous.
Aurore Bergé