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Discours / meetingyoutube.com· 30 août 2026 25 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéEnvironnement & énergieInstitutions & électionsSolidarités & famille

Meeting RER 2026 - Interv. de Selma Labib, conductrice de bus et candidate à la présidentielle

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 70 %Défensif 10 %

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir euh à tous et à toutes. Bon, vraiment très heureuse hein de vous retrouver à ces rencontres d'été révolutionnaire encore plus nombreux que l'année précédente effectivement avec près de 600 camarades. RER, c'est sûrement une parenthèse, une parenthèse pour prendre du recul, pour discuter, pour analyser, pour échanger, mais en fait avec un objectif qui est clair, c'est être prêt et prête à l'action dès la semaine qui vient contre l'exploitation, contre le racisme, contre les guerres impérialistes, contre le sacage de la planète.

En fait, en un mot pour être prêt et prête contre le capitalisme, retourner dans notre quotidien avec les idées claires et avec une boussole aussi qui va nous aider à organiser nos luttes et on pense bien sûr avant tout aux pompiers qui ont pris sur eux de montrer la voix avec cet appel à la mobilisation hein du 26 au 29 septembre avec l'occupation de la place de la République à Paris et par la grève aux côté des agents de la fonction publique et de tous celles et ceux qui les rejoindront. Et évidemment qu'un tel appel, il peut que être entendu, soutenu et répercuté par tout travailleur qui est conscient de ses intérêts. Nos luttes, leur convergence, c'est en fait la seule réponse à cet été infernal qu'on vient de vivre et au projets patronau de casse sociale de l'année qui arrive parce que le patronat lui il pratique pas la trêve électorale.

L'été qu'on vient de vivre, je disais finalement on n' pas eu de répi en fait à cette actualité politique. Pas de répis quand on a conduit des bus sous 45°gr. Pas de répis quand on a travaillé à l'usine sous 40°gr.

Pas de répis quand on a bossé à l'hôpital sans clim pour les patients et les soignants avec la mise en place des plans blancs qui sont en fait rien d'autre qu'une attaque à nos conditions de travail. Et après chaque canicule aussi où toutes les conséquences sur notre santé elles sont répercutées sur des services hospitalisés qui faisaient déjà le tri des patients au point où les soignants des urgences ils sont obligés de parler de patients brancards pour désigner tous ceux en fait que le manque de personnel il permet même pas de soigner dans une chambre. Pas de répi quand après le taf on rentre chez soi dans des passoirs thermiques qui chauffent la journée, qui se rafraîchissent pas la nuit et qu'on a du mal à aérer parce que même pour acheter un ventilateur, ça a été le parcours du combattant. pas plus de repis de répis quand on a dû annuler nos vacances parce que la France brûlait et pire encore quand c'est les maisons des travailleurs et des travailleuses qui brûlaient comme au village du Porsge pendant qu'on donnait la priorité à aller éteindre les feux qui menaçaient les maisons des riches.

Pas de répis pour les travailleurs de la poste par exemple ou d'ailleurs quand les patrons ils ont le culot de leur faire payer mais sur leur propre congé des jours d'absence parce qu'ils ont été déplacés par les incendies mais vraiment ceux-là ils sont nés avant la honte. Pas de répis cet été parce que la lutte des classes, elle prend pas de répis. Et comme devant chaque nouvelle crise, comme on l'a vécu, ouais, Ortans le disait pendant la pandémie il y a 7 ans, c'est l'impasse, c'est l'impasse de système capitaliste qui saute aux yeux. l'impasse d'un système qui ne sait anticiper que pour garantir ses profits.

Parce que quand c'est pour supprimer des emplois, quand c'est pour fermer des usines, ah ben là, ils savent nous expliquer hein que d'ici 5 ou 10 ans, le marché de l'automobile, il sera plus le même. Quand c'est pour préparer la défense de la Grande France et de son drapeau colonial pour ramener à 5 % du budget la part des dépenses militaires pour préparer le retour du service national. Là, ils savent anticiper.

Ils savent mettre en place des classes défense. Ils savent tester les armes les plus avancées technologiquement. Ils savent embrigader les enfants des classes populaires en leur fermant toutes les autres portes que celles de l'armée.

Quand c'est pour rembourser les dettes contractées par l'État pour subventionner le grand patronat, là ils savent anticipé en présentant les pires budgets d'austérité. Quand c'est pour les profits, quand c'est pour maintenir leur ordre social, quand c'est pour garder leur place de grande puissance impérialiste, ils savent anticiper. Mais alors quand il s'agit de nous, quand il s'agit de nos vies, quand il s'agit de nos besoins du quotidien de travailleurs, de travailleuses, de jeunes, là il y a plus personne.

Enfin si, il y a tous les services de communication du patronat et du gouvernement pour annoncer trois pauvres mesures d'urgence. 30000 à 40000 climatiseurs pour combien des pas des dopidos ? Ils nous ont dit "Mais demandez là à canicule infoservice 15 minutes de pause dans nos bus de 45°.

Parfois il y a même pas de local. On est dans la rue sous le cagnard, on a une ou deux journées glaces qui sont offertes par le patron pour lutter contre les risques d'hyperthermie avec des bouts de tissu aussi mouillés, rafraîchissants et des gourdes. Mais ça c'est pas des mesures d'urgence ça.

Ça c'est du foutage de gueule. Et c'est du foutage de gueule qui est pas resté sans réponse parce que comme pendant la crise du Covid, il y avait les bourgeois planqués et les prolons en première ligne et on a réagi à Poiss ont réagi. Il y a eu des débrayages et des appels à la greffe contre le travail sous forte chaleur.

Et dans cette usine à Poissi mais comme dans les autres, les machines les plus sensibles, ell elles étaient climatisées parce que le travailleur s'il fait un malaise ou s'il crève au travail sa force de travail elle sera remplacée par un autre. Mais la machine, elle c'est pas la même. Dans la société capitaliste dans laquelle on vit, les machines sont protégées de la chaleur et pas les ouvriers.

Dans un collège de mon département, le seul endroit du collège qui est climatisé, c'est le local poubelle. Dans la société capitaliste, on traite mieux les poubelles que les profs et les enfants qui sont l'avenir de ce monde. Des débrayages, il y en a eu aussi dans les ateliers de maintenance des trains par exemple comme à Rouan. des débrillages ou des droits de retrait comme on en a vu et on en a fait nous dans le transport urbain parce que la règle elle est simple.

S'il fait trop chaud, on s'arrête de travailler point barre. Quand il neige, quand il fait froid, que le travail il devient trop dangereux, on s'arrête de travailler. Mais c'est ça qu'il faut généraliser.

On peut pas attendre après nos patrons, après ce gouvernement, ni pour des mesures d'urgence comme la climatisation. Parce que oui, la clime, c'est bien une mesure d'urgence, c'est pas une solution au long terme face au réchauffement climatique, ni pour des mesures d'urgence. ni pour poser réellement le problème de comment on s'adapte au bouleversement de la planète et surtout comment on les enrille.

Mais pour ça, faut poser la question qui fâche ? Qui sont les criminels du réchauffement climatique et de la dégradation de notre environnement ? Qui sont les responsables des incendies qui se multiplient ?

Qui sont ceux qui pilent les ressources sans aucune planification ? Qui sont ceux qui utilisent l'eau de façon totalement anarchique ? qui détruisent des zones forestières pour construire des autoroutes, qui tentent de construire des aéroports dans des zones humides qui installent des mégabassines.

C'est qui ce qui transforme les forêts, les cours d'eau, les sous-sols, les océans jusqu'à l'air qu'on respire même en une manne de profit ? Marx, il mettait déjà en garde par rapport à ça. Il disait "Le capital épuise les deux sources de toute richesse, la Terre et le travailleur. 140 ans plus tard, toute la planète subit les effets dévastateurs d'une économie anarchique au profit d'une infime minorité." Donc oui, les responsables, ils ont des noms, ils ont des visages.

C'est les grands capitalistes, les banquiers, les patrons, les actionnaires et les politiciens minables qui défendent leurs intérêts. rien que leur domestique qui joue de temps en temps le rôle de paratonaire à la colère sociale comme le RN récemment de Le Pen qui a rejeté à l'assemblée l'idée d'une taxe sur les compagnies d'assurance pour financer les services départementaux d'incendie ou comme Rayo qui montre bien qui comprend aussi bien l'écologie que l'astronomie parce qu'il a déclaré il s'agit pas de sauver la planète elle en a vu d'autres depuis le Big Bang. Bon, la terre elle a pas vu le big bang mais venant de quelqu'un qui a commencé sa carrière politique au puit du fou, on pouvait pas non plus s'attendre à une extrême rigueur scientifique. [applaudissements] [applaudissements] Alors évidemment les responsables c'est le grand patronat, c'est les grands agroalimentaires et de la grande distribution, c'est les Nestle Auchamp Carrefour, c'est ceux du pétrole comme total et c'est 13 milliards de profits en 6 mois de crise énergétique et de guerre en Iran.

C'est ceux de la haute technologie comme ST Micro qui, non contant de consommer autant d'eau que l'agglomération de Grenoble présente non pas un plan d'embauche, mais un plan de licenciement avec l'argent public. C'est aussi les géants de l'automobile comme Stellantis qui ferme poissie. Et bien sûr une spéciale dédicace au grand groupe de l'aéronautique Airbus ou d'assaut à une famille de patrons bien de chez nous he qui savent se mettre bien avec tout le spectreolitique du PC à de Gaulle dans le passé et aujourd'hui de Le Pen à Mélenchon.

Alors ces groupes ils montent en capacité je vous traduis en gros ils augmentent les cadences et l'exploitation pour produire quatre afhales par mois mais on en est toujours au max à deux Canadaires par an que l'État il commande même pas. C'est les grands capitalistes qui tiennent les reines de cette société et qui ont le pouvoir. Et quand moi j'étais militante dans le secteur jeune du NPA et que la jeunesse à l'international elle sortait dans la rue quand on sortait dans la rue pour les Friday for future, on disait déjà un petit geste pour le climat renverser le capitalisme.

Oui. [applaudissements] Oui. Il faut renverser le capitalisme et poser la question du pouvoir et du contrôle des travailleurs sur la production.

Parce que le contrôle des travailleurs en fait, c'est le contrôle de toute la population. C'est le contrôle des travailleurs dans leurs entreprises qui polluent. C'est le contrôle des travailleurs sur les logements, sur la vie quotidienne dans nos quartiers, sur l'éducation de nos enfants, sur les soins pour nos anciens et cetera.

Alors aujourd'hui, on disait à CRER, on est près de 600 à être réunis finalement autour de cette idée, celle de changer cette société, d'en finir avec le capitalisme, de construire une société débarrassée de toute exploitation et de toutes les oppressions. Une société où les travailleurs et les travailleuses il seraient au pouvoir. Et cette idée, cette idée on la rend palpable en fait dans chacune des luttes dans lesquelles on intervient dans les boîtes.

Parce que c'est dans les luttes et surtout dans les grèves qu'on touche du doigt. Ce que ça veut dire que c'est aux travailleurs et aux travailleuses de décider. Et dans chaque grève, dans chaque dans chaque lutte, c'est toujours les militants révolutionnaires qui défendent cette politique.

Celle qu'on discute, celle qu'on s'organise, celle qu'on décide par nous-mêmes dans des assemblées générales avec des comités de grève. Les camarades en ont déjà parlé, c'est pas pour rien. Et on pourra bien signer des pétitions avec nos collègues.

On peut bien engager des actions en justice. En fait, on peut se saisir de tout ce qu'on peut pour se défendre. Mais c'est quand on décide de s'arrêter, quand on décide de se battre et qu'on le fait ensemble, qu'on se sent fort.

C'est nous qui travaillons. C'est à nous de décider de tout. [applaudissements] [applaudissements] Ce qui nous rend fort en fait, c'est d'agir et c'est de relever la tête.

Et attendre, ça nous ça nous rendra jamais fort. Attendre 2027, ça nous rendra jamais fort. Alors, on n'attendra pas 2027.

On n'attendra pas 2027 pour mettre un bulletin dans l'urne parce que cette attente passive du résultat électoral de l'élection présidentielle bénéficiera que au parti qui est déjà donné vainqueur pour tous les sondeurs et les éditorialistes. C'est le Rassemblement national et ça c'est hors de question. Le RN, c'est Macron en plus raciste.

Alors, on comprend le dégoût que tous les autres, ils peuvent inspirer la gauche, la droite, le centre qui gouverne depuis des dizaines d'années pour faire tous la même politique antisociale. Mais voter à RN par dégoût de cette politique, c'est comme vouloir soigner la peste avec le choléra, c'est se tirer une balle dans le pied. Et le RN maintenant, il fait pas que des déjeuners avec les patrons, il fait aussi des séminaires, des grands taureaux à l'université du MEDF.

Ils sont passés du dîner avec le capital au petit-déjeuner. Si vous voyez ce que je veux dire, au moins, ce qui est clair là-dedans, c'est que le RN, il a rien à défendre pour les ouvriers, pour les travailleurs et pour les jeunes, pour les privés d'emploi, pour les retraiter. Rien à défendre à part un programme raciste pour mieux faire croire à ceux qui galèrent que le problème c'est les immigrés. en brouillant les pistes en plus avec un critère qui est totalement arbitraire en fait qui est celui de la nationalité et dans lequel eux-mêmes ils se prennent les pieds régulièrement parce que derrière le référendum sur la préférence nationale c'est purement et simplement du racisme et c'est du racisme contre tous les immigrés de 1 2e 3e génération peu importe qui soit musulman ou supposé comme tel aussi peu importe tant que ça divise ça fait le terro de l'extrême droite.

écouter les les décérébrés qui les suivent et dont les vidéos ils ont fué cet été. Eux ils ont pas la pudeur de gazelle de leur patronne. Eux ils affichent leur couleur et ils chantent les Arabes à l'abattoir.

Ben à nous les travailleurs et les travailleuses de toutes les origines de mettre cette peste brune à la poubelle de l'histoire. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] Alors forcément forcément ce RN qui est donné vainqueur, il suscite bien des vocations. Bon, chez les Républicains déjà bien sûr, mais franchement la distinction entre Vquè ou Retaillot et Le Pen, ça relève maintenant du domaine du microcosmos en politique.

Mais surtout parmi les amilles de Macron, ces texte socialiste qui se disait ni de gauche ni de droite mais qui mène une politique d'extrême droite. On a à Atal son clone lui se réjouit du référendum raciste de Marine Le Pen et il passe son mois d'août à taper sur les Romes et les voyageurs opprimé parmi les opprimés tout ça pour gratter quelques points dans les sondages et on a Philippe et le cornu qui eux vont à Mayotte non pas pour constater les dégâts du cyclone Shida he qui sont toujours pas réparés mais par contre pour faire de la démagogie contre les comoriens en parlant de remettre en cause le droit d'asile et le droit du sol mais les comoriens ils sont chez eux à Mayotte c'est l'impérialisme français qui doit dégager de Mayotte [applaudissements][acclamation] [applaudissements] Alors alors le vote Mélenchon, c'est la seule solution pour éviter ça encore. Attendre 2027 avec un sauveur suprême, ça c'est pas sûr parce que cette gauche, elle a certes le mérite de résister aux assau racisme mais elle reste dans le cadre du nationalisme.

La France insoumise, elle a ouvert ses journées d'été avec un spectacle de drone pour dessiner un drapeau français géant. Le message, il est clair. C'est la force, y compris militaire de la France coloniale et impérialiste sur les cinq continents comme dit Mélenchon.

Mais ça ça a des conséquences pour nos luttes de travailleurs. Quand Mélenchon il distingue les travailleurs immigrés, les différents types d'immigration et qui prétend les réguler quand face aux images de Seouta ou de Mayotte, il explique qu'il faut le poser le problème dans les pays voisins pour limiter l'immigration quand il oppose les travailleurs détachés au reste de notre classe. Tout ça nous affaiblit tous collectivement.

Les frontières tuent tous les jours. Celle de l'Europe ce qu'il faut c'est les ouvrir. C'est une mesure d'urgence.

C'est la fermeture de ces frontières qui est politique et criminelle et elle est menée par nos États européens qui sont responsables de la précarité dans laquelle les travailleurs ils sont tirés. C'est pas les travailleurs sans papier et les travailleurs détachés qui tirent les travailleurs bien d'ici vers le bas. C'est la mise en concurrence de tous les travailleurs qui nous rend plus vulnérables à toutes les attaques du patronat.

Et cette politique, elle touche ce qu'on accuse en premier. Alors oui, liberté de circulation et d'installation et régularisation de tous les 100 papiers. [applaudissements][acclamation] Alors, on assume, non, la France insoumise, c'est pas l'antidote de la lutte contre l'extrême droite.

Parce que même pour y mettre un bulletin de vote pour cette gauche institutionnelle qui se dit radicale, ça veut dire qu'on remet les luttes à demain. Et ça, c'est pas possible. et on le dit et on l'assume.

Non, le meilleur rempart à l'extrême droite, c'est pas le vote. Le meilleur rempart à l'extrême droite, c'est l'unité des travailleurs et des travailleuses. C'est la solidarité avec les travailleuses les plus attaquées, ceux qui font le même travail que nous, des fois même plus dur que nous, mais avec moins de droit.

Et à chaque fois qu'on est sur le terrain des luttes, à chaque fois l'extrême droite, on l'entend plus. Faire reculer l'extrême droite, ça commence par faire reculer le patronat par nos luttes et surtout surtout qu'on vienne pas nous faire la leçon. Pas à nous qui sommes tous les jours au taf, qui militons toute l'année auprès de nos collègues et pas qu'à l'approche des élections.

Alors à toutes celles et ceux qui voudraient nous imposer un vote Mélenchon au titre par exemple au hasard que ce serait le seul qui incarne et qui intègre la voix des immigrés ou des racisés comme il et elle disent et que ne pas voter Mélenchous et voter contre eux. On leur dit que les représentants autoproclamés d'une couche de la société, c'est pas forcément les défenseurs de l'ensemble des travailleurs et des travailleuses. À ceux et celles qui nous dirait que ne pas voter Mélenchon en 2027 s'est jeté 30 ans de lutte à la poubelle, on leur dit qu'on n'est pas obligé de présenter comme seule perspective aux luttes une impasse électorale et que du côté des révolutionnaires, on a une une politique à proposer dans les luttes pour les emmener au bout de leur possibilités.

À celles et ceux qui nous disent que voter Mélenchon, c'est assumer un candidat qui s'oppose au patronat, n'oublions pas quand même qu'il va compter Fleurette au Dasso et consor pour vanter les bienfaits d'un bon patronat français de l'armement. Et à celles et ceux qui disent que Mélenchon, il assume clairement de s'opposer aux violences policières et à soutenir le peuple palestinien. C'est sûr, la France insoumise, elle a pu assumer ses positions et pour ça nous on a toujours été solidaire contre les attaques du gouvernement et de l'extrême droite contre les militants de la France insoumise.

Mais après les positionnements, faut qu'on discute des perspectives quand même. Et les perspectives autour du droit international, excusez-moi, c'est pissé dans un violon. Ça fait maintenant 1 an que l'État palestinien, il a été reconnu.

Et quoi ? Il s'est passé quoi ? Ça a changé quoi ?

Et en ce moment là, dans les haut lieux des cours internationales, le combat c'est de faire reconnaître le terme d'apartê de genre à partir de la situation terrible et indescriptible des femmes en Afghanistan. Mais il y a un débat là-dessus. Évidemment qu'il y a un appartêre de genre.

Mais une fois que ce sera fait, on va faire quoi ? Et combien de femmes vont mourir par manque de soi en attendant ? Sous les coups de leur mari, sous les coups de leurs frères, sous les coups de la police de la pudeur ?

Combien de suicide ? On pense vraiment qu'on va régler le problème de la condition des femmes en Afghanistan grâce aux instances internationales, grâce à des instances internationales mises en place par la première puissance mondiale, les États-Unis, pour leurs intérêts et qui sont eux-mêmes responsables de la prise du pouvoir des talibans. Oui, les talibans au pouvoir et leur régime d'oppression moyen-âgeux, c'est un sous-produit des crimes de l'impérialisme occidental.

Et ces idéologies réactionnaires, elles sont pas l'apanage des pays les plus pauvres. L'impérialisme américain, il les ramène à la maison de la périphérie vers le centre. comme avec l'interdiction de l'avortement.

Il y a que les luttes et celles des femmes en particulier des femmes travailleuses avec tous leurs appuis de leur classe qui peuvent renverser ces régimes d'appartide qui soient de genre comme en Afghanistan ou génocidaire comme en Israël. Alors, on pourra pas attendre 2027 parce que l'extrême droite, c'est dès aujourd'hui qu'elle mène des politiques dangereuses dans les mairies comme à l'échelle internationale et qu'elle déverse ses idées de partout. Et chaque jour où on remet la lutte contre l'extrême droite à un front par la voie électorale, bah l'extrême droite, elle gagne du terrain.

Et on la connaît l'histoire. C'est celle du NFP, c'est celle du Front républicain le plus large jusqu'à ceux qui sont au gouvernement en ce moment même et qui battent le pavé à l'extrême droite. Et puis on pourra pas attendre 2027 parce que pendant tout l'été et dès la rentrée, c'est le gouvernement auquel on fait face aujourd'hui.

Suis de Macron, Retaillot, le cornu d'Armanin, suit de Macron depuis deux mandats qui a attaqué tout Azimut depuis 2022 et en réalité même depuis 2016. Alors c'est quoi le bilan ? Bah je pense que le bilan, on peut le condenser en une expression.

La France de Macron, président des patrons, on rajoute bah dans la France de Macron, des patients meurent à l'hôpital alors qu'ils auraient pu vivre par manque de prise en charge. Dans la France de Macron, Retaillot, il mène des rafles contre les travailleurs immigrés. Dans la France de Macron, le policier qui a tué Naël, il est devenu millionnaire.

Dans la France de Macron, il y avait un violeur à l'intérieur, un complice à la justice pendant que les plannings familiaux, il fermaient. Dans la France de Macron, la retraite, elle est à 64 ans. Dans la France de Macron, quand le président il se rend dans le Var après les incendies meurtriers de cet été, c'est pour mieux défendre sa loi de programmation militaire. 36 milliards en plus pour l'armée pour l'armée et le service national.

Parce que dans la France de Macron, l'heure, elle est de préparer les esprits au potentiel guerre militaire de demain. Et parce que dans la France de Macron, il y a des colonels qui passent à la télé pour nous préparer à envoyer nos enfants crever au front. Dans la France de Macron, tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter.

Sauf pour les patron là, c'est open bar bien sûr, mais dans la France de Macron, toutes ces attaques, elles sont pas passées sans résistance. Déjà cet été effectivement les salariés du SAMU social et Elena en parlait dans une grève mais extrêmement politique pour l'amélioration des conditions de travail des écoutants, mais contre une politique aussi envers les personnes accompagnées. Alors, on fera pas la liste de toutes les luttes, les grèves, les manifestations, les mouvements nationaux qui ont éclaté, mais il y en a eu.

Et peu importe qui sera au manette de l'État bourgeois en 2027, peu importe qui sera le serviteur du patronat en 2027, il y en aura encore et toujours des luttes. Rien qu'à la rentrée au côté des pompiers contre la politique du gouvernement qui ne nous donne pas les moyens, ne donne pas les moyens à l'ensemble des services utiles aux travailleurs et aux travailleuses de fonctionner et qu'on paye tous les jours dans notre vie quotidienne. Alors bien sûr qu'on en sera à ces mobilisations, on en sera et on fera en sorte que dans nos entreprises le mois de septembre, ce soit celui du tous ensemble pour mieux faire entendre les problèmes de chacun.

Alors pas de trêve électorale dans la lutte des classes. Tous les autres candidats, ils vont multiplier leurs promesses et avant de faire ces promesses aux travailleurs et aux travailleuses, ils vont calibrer leur programme aux attentes du MEDF et dès la fin août au séminaire du MEDF à Roland Garos parce que le premier débat des présidentiels, c'est bien celui du MEDF. Alors le MEDF, on appelle pas ça un syndicat, on appelle ça un club, une secte, un clan, en fait, on appelle ça une classe sociale et tous les candidats depuis Mélenchon jusqu'à Le Pen, ils vont y aller pour prouver qu'ils seront les mieux à même de défendre cette classe.

Alors, nous, on n'est pas du genre à rester en retrait et critiquer. On est convaincu que les travailleurs et les travailleuses, ils doivent diriger la société la société et donc se mêler de tout et surtout de politique. Et en tant que militant révolutionnaire, on est tenu d'incarner cette perspective et donc d'y aller nous-même.

Et vraiment, c'est une énorme fierté de porter cette candidature. Conductrice de bus, salarié du privé, maintenant on peut le dire, du haut de mes 31 ans avec mes 1900 balles de salaires par mois, ni député, ni sénatrice, ni parlementaire européenne, pas une politicienne professionnelle, juste une travailleuse en fait, une militante communiste révolutionnaire qui est celles et ceux qui baisseront jamais la tête. une travailleuse, [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] une travailleuse parmi des millions qui se lèvent tous les jours pour aller faire tourner la société, à qui on fait comprendre toute leur vie que la politique c'est pas pour eux, qu'on entend jamais parler dans les médias et à qui on demande jamais leur avis, que ce soit le gouvernement ou que ce soit au travail. avec Gaë à mes côtés bien sûr que la Poste a licencié pour son activité syndicale avec le soutien du ministère du travail mais qui continue de se battre au côté de ses collègues parce qu'il y a personne qui va nous éteindre et on portera ça y compris à l'élection reenque du fric. [grognement] [applaudissements] [applaudissements] Et la première bataille, les camarades, elle est déjà entamée.

La première bataille, c'est celle d'être à la hauteur de ce défi en réussissant à avoir les 500 parrainages. Et dans cette bataille, comme dans les autres, on s'adresse aux élus qui sont les plus proches du monde du travail, ceux et celles qui sont les maires des petites communes qui sont eux et elles-mêmes des travailleurs, travailleuses actifs ou retraités. Ils en aural le bol comme tout le monde des cirques de politiciens professionnels mais par leur parrainage ils ont les moyens de déverrouiller ce que cette caste elle a verrouillé.

Pariner une travailleuse de première ligne qui sera la mieux placée pour défendre les intérêts de ceux qui galèrent dans les villages comme dans les cités. Alors oui, on est des travailleurs et des travailleuses et on n'ira pas à défendre notre programme devant le MDEF parce que notre programme c'est un programme pour les luttes, c'est un programme pour de défense des intérêt de notre classe et c'est un plan de bataille contre le patronat et l'État à leur service. un programme de lutte pour l'ouverture des frontières contre les fermetures d'entreprise et pour l'interdiction des licenciements, pour les salaires des pensions qui suivent l'inflation, pour des moyens pour les services utiles aux travailleurs et aux travailleuses éducation, transport, santé, climat et pour le contrôle des travailleurs et des travailleuses sur les affaires des capitalistes, de l'État et de toute la vie sociale.

C'est une campagne pour le pouvoir ouvrier, pour la solidarité internationale entre exploité du monde entier et finalement pour un monde sans frontière ni patron urgence révolution. Bra. [acclamation][applaudissements]