"Sébastien Lecornu essaie tant bien que mal de lui donner des devoirs de vacances" (P. de Gestas)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:14OuverteÉludée
Quel regard portez-vous sur cette gestion de crise ?
- 2:58OuverteRéponse directe
Vous avez été ministre, que pensez-vous de cette situation ?
- 6:09RelanceRéponse partielle
Pourquoi la ministre n'est-elle pas sur le terrain ?
- 6:49OuverteRéponse directe
C'est comme ça que ça se passe pour un ministre ?
- 7:25FerméeRéponse directe
Elle était présente lors du déplacement d'Emmanuel Macron ?
- 8:09OuverteRéponse partielle
Quelle est la raison politique de cette absence ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:14Fait
« il y a la forme mais il y a aussi le fond. Et 23 ans plus tard, vous allez les mêmes éléments de langage. »
- 2:58SPEAKER_XXFait
« J'avoue que je ne trouve pas les mots parce que moi j'ai été ministre en effet de l'écologie. J'ai connu des crises. »
- 4:18SPEAKER_XXFait
« Et donc moi je ne comprends pas, d'ailleurs je ne comprends même pas que cette démission a été reprise. »
- 4:53Fait
« personne n'attend de la climatisation, qu'elle protège les forêts, c'est qu'elle protège les humains, hein. »
- 5:34SPEAKER_XXFait
« Bah à part une attitude personnelle d'ailleurs moi j'avais madame Barbu mais pardonnez-moi normalement dans un monde normal une telle situation »
- 7:25Fait
« Elle était pas dans le voyage. Elle était pas dans le voyage. »
- 8:09Fait
« Le premier ministre n'a plus la main sur de nombreux ministères. »
- 9:27Fait
« Elle ne pense pas du tout aux personnes fragiles, elle ne pense pas du tout aux enfants ou au seigneurs sur euh cette séquence »
- 10:11Fait
« 26 juin dernier et un mois plus tard, on apprend que madame Monique Barbu quand il y a l'incendie qui commence en Gironde, elle est dans sa dans sa villa dans le Var. »
- 16:32Fait
« si vous voulez ce que j'aimerais c'est que nos dirigeants viennent passer une nuit ici ou une journée pour se rendre compte ce que c'est que la vraie vie »
- 17:15Fait
« la France doit se gérer comme une famille est-ce qu'on a un père de famille »
- 19:26SPEAKER_XXFait
« moi j'attends plus rien de madame de de ministre si vous voulez pour être clair. »
- 20:53SPEAKER_XXFait
« Je suis en deuil parce que malheureusement euh des fois oui, on centralise trop. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Une ministre en télétravail tandis que de nombreux départements sont en proie aux flammes. La ministre de la transition écologique, madame Monique Barbu, était dans sa villa, dans le Var. Selon une information du canard confirmée par RTL, elle ne s'est pas rendue sur place. Ça s'est passé d'abord mercredi 22 juillet. Emmanuel Macron dissuauade de la ministre de démissionner de son poste alors que elle-même avait communiqué qu'elle ne pouvait pas rester dans ce gouvernement qui avait voté la loi d'urgence agricole. D'accord. Elle elle communique Emmanuel Macron la maintient et du mercredi 22 au lundi 27 euh elle ne rentre que le lundi 27. Elle reste pas 24 he suit cette crise depuis chez elle. Donc et c'est pas la première fois,
c'est une sorte de retour vers le futur. 2003 crise de caniculaire dramatique avec plusieurs milliers de Français qui meurent pendant cet été. Et vous avez Jean-François Mati à l'époque, il est ministre de la santé et on va reprocher à Jean-François Matilli à l'époque, on est en 2003, de prendre la parole là encore depuis le Var, depuis sa villa dans le Var alors que la situation est gravissime. Et écoutez la il y a la forme mais il y a aussi le fond. Et 23 ans plus tard, vous allez les mêmes éléments de langage. C'est pas les mêmes crises, mais finalement il y a le même fil conducteur. C'est Ah, écoutez, tout a été bien organisé, la situation est inédite, mais euh il y a eu une organisation claire, nette des services du gouvernement. Euh écoutez parce que
vraiment j'avais l'impression que c'était un discours qu'on aurait pu entendre aujourd'hui sur les incendiés en Gironde. Jean-François Matri, on va l'écouter. Le ministre de la santé, on est à l'école. Ce que nous avons fait dès le mois de juin, c'est que nous avons organisé beaucoup mieux que l'an dernier la réception des urgences. Nous avons coordonné au niveau de chacune des régions françaises et le nombre de lits fermés a été bien inférieur cet été à l'an dernier. Ce qui fait qu'en principe nous étions dans une situation meilleure. Évidemment la canicule est arrivée ce cette vague de chaleur et alors c'est vrai. Le gouvernement est préoccupé, il est attentif car chaque fois qu'il y a des situations extrêmes, grand froid ou grande chaleur, la vie
des personnes les plus fragiles est en danger. Et c'est la raison pour laquelle nous avons développé un plan approprié. Des mesures ont été prises immédiatement pour comptabiliser les décès qui pouvaient être rapportés à la chaleur. Mais vous savez, il y a souvent une intrication des phénomènes. Ce sont souvent des malades qui ont une maladie chronique. Ce sont des gens qui sont fragilisés en fin de vie et naturellement la part des choses est difficile à faire. Alors qu'est-ce qu'on dit ? Est-ce que c'est anecdotique ou symptomatique ? George a donné son avis mais je n'ai pas entendu l'ancien ministre François de Rugie ou encore l'homme d'État du moins de la fonction puisque vous étiez sous-préfet Philippe de Gestas. Quel regard vous portez là-dessus monsieur le ministre ?
J'avoue que je ne trouve pas les mots parce que moi j'ai été ministre en effet de l'écologie. J'ai connu des crises. J'ai connu la crise des gilets jaunes. J'ai connu une marée noire. Ça me serait pas venu à l'idée de partir dans une maison de vacances. Euh ça me serait pas venu à l'idée de dire que j'allais faire du télétravail. Je sais pas ce que ça veut dire quand on est ministre faire du télétravail. Moi je vous le dis franchement, je sais pas ce que ça veut dire. Euh il y a un essai de crise au ministère de l'écologie sous les toits du ministère de l'écologie. Euh il y en a un bien sûr au ministère de l'intérieur pour la sécurité civile. Il y a des réunions de crise. Euh il peut y avoir utilité à aller se rendre compte par soi-même sur place de l'ampleur d'un problème. Quand il y a eu
une maréoire au large de la Corse. Je me suis dès c'était un dimanche hein. J'ai pas dit que comme c'était un dimanche, je commencerai à me renseigner sur le problème le lundi, hein. J'ai appelé dès le dimanche matin le préfet maritime de la région méditerranée et j'ai immédiatement envisagé un déplacement sur place pour aller voir les moyens concrètement, voir l'ampleur d'abord du problème puis ensuite évidemment les moyens déployés par l'État et ensuite je pouvais en parler y compris lorsque les députés m'interpellaient à l'Assemblée nationale en tant que ministre c'est normal hein, vous devez rendre des comptes d'abord aux députés, au parlement mais aussi dans les médias et aux citoyens et je suis allé aussi ensuite quand ça cette petite mariné noire qui était heureusement très
limitée à a touché hier a touché Porquerol qui a commencé à y avoir une polémique, je me suis rendu sur place, je suis allé rencontrer les habitants, je suis allé discuter avec eux. Ça me paraît tellement évident quand on est ministre. Et donc moi je ne comprends pas, d'ailleurs je ne comprends même pas que cette démission a été reprise. Enfin, vous voyez un peu euh franchement le le le peu de crédibilité du coup qu'il peut y avoir. Je je pense qu'on est en pleine contradiction et sur le fond et sur le fond hein, parce qu'il y a vous l'avez dit aussi hein, les propos qui ont été tenus sur la climatisation en disant la climatisation ne protège pas les forêts alors qu'il commençait déjà à y avoir des incendies de forêt. Bah non, c'est pas le but de la climatisation. D'ailleurs, personne
n'attend de la climatisation, qu'elle protège les forêts, c'est qu'elle protège les humains, hein. Et on revoyait Jean-François Matéi, la climatisation, elle protège les humains en cas de forte chaleur dans les épates, dans les logements parce que la chaleur, la forte chaleur tue. Euh et puis les incendies de forêt, c'est des dégâts massifs. Heureusement, il y a pas eu de victimes parmi les habitants, quand même quatre victimes parmi les pompiers, hein, depuis le début de l'été. Et puis euh évidemment des dégâts euh par rapport à la nature, par rapport à ces massifs forestiers, par rapport à la faune et à la flore qui sont inédits, d'une ampleur inédite. Donc pour moi, c'est incompréhensible. Euh et je pense que je je ne sais pas combien de temps ça peut tenir d'ailleurs comme cela ou
alors c'est une forme d'effacement euh du ministère de l'écologie, ce qui est quand même un problème. Euh moi quand j'étais ministre de l'écologie, c'est les pompiers eux-mêmes qui m'avaient dit que j'étais allé rencontrer euh avant le début de l'été avec le ministre de l'intérieur de l'époque pour voir tous les moyens qui sont déployés en France pour la lutte contre l'incendie. m'avait dit vous euh le ministre de l'écogie, vous n'êtes pas responsable des pompiers, c'est le ministre de l'intérieur, mais euh vous êtes tout ce qu'il y a avant, hein, c'est-à-dire la prévention et tout ce qu'il y a après, c'est-à-dire la restauration. Donc, vous n'avez pas d'explication rationnelle à ce qui est en train de se passer. [raclement de gorge] Bah à part une attitude personnelle
d'ailleurs moi j'avais madame Barbu mais pardonnez-moi normalement dans un monde normal une telle situation vous l'avez dit la ministre qui est pas la c'est pas n'importe qui. On parle pas de la d'un d'un ministère qui n'a rien à voir avec la situation. Vous avez dit la première chose que je fais c'est que je vais sur évidemment je me renseigne et j'organise et je vais sur le terrain. Bon dans une dans un monde normal une telle situation le premier ministre il l'appelle il dit écoute Monique tu es très gentil là mais ton weekend à Sainte-Maxime c'est terminé. La Gironde est en train de brûler et lundi tu es avec nous ou mardi tu es avec nous et puis ensuite tu vas rester toute la semaine peut-être au plus près des des Girondins. C'est ça le Enfin c'est pour ça que je vous pose la
question. Euh, peut-être que j'imagine B. Non, mais vous êtes vous avez été ministre. Donc euh moi je je vous demande, j'ai jamais été ministre mais le le le français euh le commun des mortels, il se dit c'est comme ça que ça se passe ou alors vous ne servez à rien. Je vous voyez ce que je veux dire. Pardon-moi. Peux dire que quand j'étais ministre, j'ai eu aussi à gérer un accident très grave lors d'une tempête où trois sauveteurs en mer ont péri. Bah, j'ai immédiatement dit au premier ministre, on était dans une réunion, hein, on était en pleine réunion, on apprend ça en pleine réunion. J'ai immédiatement dit au premier ministre de l'époque Édouard Philippe, j'ai dit "Bon bah moi je vais me rendre sur place." Il m'a dit "Évidemment euh quitte la réunion immédiatement et on déploie des
moyens pour être côté ou pas mardi lorsque Emmanuel Macron s'est déplacé ? Non, elle était pas dans le elle était pas dans le voyage. Elle était pas dans le voyage. Il y avait il y avait Laurent Nunes qui était là. Mais pour donner une explication, je pense que elle ne s'est même pas rendu compte de la déconnexion totale parce que l'entourage de la ministre nous fait savoir qu'elle ne voyait pas le problème à suivre de très près mais c'est la startup nation la la crise depuis le télétravail et l'autre l'autre expation t ce que disent les startupers je suis en full ttou mais comme dit monsieur de rug je souscris le télétravail en tant que ministre c'est c'est pas loin d'être un oxyort ça n'existe ça n'existe presque pas et la raison politique C'est tout simplement que le premier
ministre n'a plus la main sur de nombreux ministères. Le ministère de l'écologie, le ministère de l'intérieur, le qu d'ors c'est le président de la République qui décide. C'est le président de la République qui n'a pas voulu qu'elle parte parce qu'il voulait pas que son bilan écologique soit entaché après le fiasco de Nicolas Hullot parce qu'elle est un symbole pour certaines associations idéologiquement et donc il voulait qu'elle reste pour que son kakinquena, son double quinquena ne soit pas encore entaché avec des ministres de l'écologie qui changeaient tous les 6 mois. Ça c'est la raison politique profonde et Sébastien le cornu il fait comme il peut et il essaie tant bien que mal pour pas se voliler la face de lui donner des devoirs de vacances parce qu'elle est en télétravail il lui
donne des devoirs de vacances et il lui dit ben dans ce cas-là il faut accélérer sur le le plan d'adaptation c'est horrible comme formule les devoirs de vacances je vous propose de réécouter justement Monique Barbu qui au moment de cette sortie aurait dû le soir même quitter et faire ses valises et quitter le gouvernement on est en pleine crise de la caniculaire. Vous avez les hommes politiques de tout bord d'ailleurs qui disent quoi ? Bah dans les établissements publics, il faut un vaste plan de climatisation. Faut un vaste plan parce que dans une école, il faut pouvoir avoir des espaces climatisés dans des hôpitaux. Mais c'est le bon sens et même dans les logements. Et dans les logements. Alors, écoutez, rappelez-vous de ce que dit Monique Barbu et écoutez, tendez l'oreille parce
que la hiérarchie qu'elle va faire est essentielle. Elle ne pense pas du tout aux personnes fragiles, elle ne pense pas du tout aux enfants ou au seigneurs sur euh cette séquence, du moins dans ces sa hiérarchie des priorités. Je suis horrifié par les gens qui me disent "Ah mais il y a qu'à mettre la clime partout." Ben très bien, on va mettre la clime partout. Vous croyez que ça va éviter un feu de forêt ? Vous croyez que ça va éviter une culture de ne pas exister ? Vous croyez que ça va éviter la mort des animaux que nous voyons ? Vous croyez que ça va éviter quoi ? Rien. Rien. Ça ce n'est pas de l'adaptation. Ça c'est une mesure d'urgence peut-être qu'on peut prendre. Il faut forcément bien évidemment que
les gens ne suffoquent pas. On est bien d'accord mais ce n'est pas de l'adaptation au changement climatique. 26 juin dernier et un mois plus tard, on apprend que madame Monique Barbu quand il y a l'incendie qui commence en Gironde, elle est dans sa dans sa villa dans le Var. Mais en fait, on a des ministres, on a des ministres symboles. En fait, comment pu mieux démontrer qu'on ne sert à rien ? D'abord, son argument, c'est de dire la ministre suit mais moi, j'attends pas d' ministre qui suivent les événements. J'attends des ministres qui soient aux commandes, non pas de l'événement mais de la gestion de l'événement. Euh moi ce qu'elle soit devant sa télévision, écouter ce qui se passe, si c'est news, tant mieux ou rep mais enfin bon, c'est pas ce qu'on lui demande en tant que
ministre. Et puis ensuite on a cette justification à travers mais tout est organisé, il y a des mesures, des processus, une organisation mais c'est totalement désincarné. un ministre est là pour incarner une politique et incarner et et agir pour répondre aux besoins des Français. Et donc en fait le il y a également la question du respect quand un ministre se déplace sur le terrain pour aller voir ce qui se passe et pas uniquement pour se rendre compte à titre personnel, c'est aussi pour marquer de la considération pour ceux qui sont en charge de lutter et quand en plus c'est au péril de sa vie. et c'est d'autant plus nécessaire plusieurs fois nos nos camarades peur pompiers l'ont l'ont rappelé et donc on a à la fois un manque de respect pour les gens qui sont sur le terrain. On a une
désincarnation complète et donc la démonstration que en tout cas dans le cas de madame Barbu puisquelle le revendique quasiment sans le faire exprès, bah elle est absolument inutile. Bah écoutez, en tous les cas intéressant aussi de de voir c'est que tout le monde tous les médias ont l'information. Elle a été relayée, je le disais, par le canad, ensuite par RTL. Personne n'en parle. très peu. Il faut surtout pas évoquer ces sujets en ce moment. Je vous propose qu'on aille sur le terrain justement voir Nicolas Roger qui est notre journaliste qui est présent depuis la Cano. Voilà les images qu'on a envie de de voir également. C'est pour ça que je vous dis est-ce que c'est anecdotique dans la séquence gravissime qu'on vit. Je suis pas sûr que Monique Barbu, si
elle vient voir euh les agriculteurs, si elle vient voir euh les gens qui sont actuellement en train à pied d'œuvre, si elle y va aujourd'hui, je suis pas sûr je suis pas sûr qu'elle reçoive un accueil très favorable. Euh Nicolas Roger, merci, on vous entend cher Nicolas et vous êtes donc à La Cano avec des élus qui eux aussi se mobilisent visiblement. Nicolas, oui, exactement. Vous voyez sur ces images les cubes d'eau qui se remplissent. Une tonne d'eau dans ce cube là, une deuxième tonne d'eau dans l'autre cube qui se remplissent. Voilà, c'est les habitants, les 6000 habitants ici de la Cano qui se mobilise pour pour justement aider les pompiers et pour parfois eux-mêmes éteindre les fumeroles sur le bord de la route. Vous l'avez
dit, nous sommes avec un élu local. Bonjour monsieur, merci d'être avec nous. Est-ce que pour est-ce que vous pouvez nous expliquer comment s'est mise en place justement cette mobilisation citoyenne ? Cette mise en place s'est fait assez naturellement par un élan de solidarité des canolés présents et également qui ont vu l'appel des agriculteurs pour venir soutenir les pompiers sur place. Et alors on sait qu'il y a des habitants aussi qui ne veulent pas inquiéter leur famille parce que il y a beaucoup de choses qui se disent et on voulait faire un point clair avec vous à quel point la cano est menacé. Où sont les feux ? Comment comment est-ce qu'ils sont proches ? Est-ce que les flammes sont proches d'ici ? Est-ce que vous pouvez expliquer, faire un point précis
sur la situation ici ? Oui, aujourd'hui euh les flammes sont plutôt au sud du lac de la Cano entre la passe de l'Equirote et la passe de Sokonos. Nous les maintenons vraiment vigilantes en point chaud avec des équipes de ravitailleurs comme vous pouvez voir derrière moi qui vont alimenter des pickup qui eux s'aventure plus loin dans les bois et les pompiers également sont en soutien là-bas. Et nous avons un autre point très chaud sur la D6 euh au niveau euh de la giroderie puisque le feu a priori euh commence à passer de l'autre côté et là nous sommes en soutien avec des grosses des grosses tonnes agricoles pour venir inonder les bords et un soutien de du 10 et de nos ravitailleurs pour arrêter les feux et éviter que le
feu passe vers brasourte. Ça fait déjà des jours et des jours entiers que ici les gens s'activent. Quel est l'état d'esprit ? Est-ce que vous voyez le le bout du tunnel et enfin comment vous percevez l'avenir là ? L'avenir à court terme ? À court terme, l'objectif est de rester vigilant pour éviter toute reprise. Un travail considérable a été mené par les services de la mairie pour protéger la ville de La Cano en créant des tranchées, c'est-à-dire en un véritable périphérique qui entoure la ville pour protéger les habitations. Euh maintenant, nous essayons de contenir le feu dans les autour de la cano pour éviter qu'il aille endommager éventuellement d'autres communes de proximité.
Voilà et vous le voyez encore cette mobilisation qui continue, elle a continué toute la nuit jusqu'à 5h. Il y a eu une petite pause entre 5h et 5h30 puis ça a repris toute la nuit, ça a continué, ça va encore continuer toute la journée. Merci beaucoup monsieur. Merci Nicolas Roger pour le témoignage donc de cet élu qui pilote le travail de tous ces bénévoles. J'aimerais qu'on puisse recenser un jour le nombre de bénévoles qui ont participé à cette lutte contre les flammes en Gironde. On a on arrive à recenser pas mal de choses en France si on pouvait quand même savoir pour ensuite pourquoi pas décorer ces gens à la rentrée. Enfin, c'est [raclement de gorge] magnifique ce qu'on est en train de de voir.
Déjà % de pompiers qui sont bénévoles. Revenons sur le sujet que politique parce que c'est très important le niveau de déconnexion et les Français ne sont pas dupes. Nicolas hier par exemple, Nicolas Roget, notre journaliste que vous avez entendu, il était dans un sorte de parc d'exposition à Gugan Mestras, donc à côté de de Bordeaux où il a pu interpeller les sinistrés. Et vous avez un sinistré qui s'appelle André Bernard, pardonnez-moi. Et Bernard euh si vous voulez, il il résume le monde qui sépare la Macronie du du de la France enracinée Girondine. Écoutez, je suis très en colère parce que si vous voulez ce que j'aimerais c'est que nos
dirigeants viennent passer une nuit ici ou une journée pour se rendre compte ce que c'est que la vraie vie et les vrais gens et la France. Euh nous sommes dirigés par des gens qui qui n'ont jamais vécu, qui n'ont jamais travaillé et voilà, c'est tout. Voilà pourquoi je suis en colère. Et si le président justement venait ici sur place, qu'est-ce que vous aimeriez lui dire ? Ce que j'aimerais lui dire, c'est qu'il arrête de gaspiller notre argent. Voilà. Voilà. qui se rendent compte que l'argent bon ça se la France se gère comme une famille et on doit pas on doit pas dépenser 1 milliard et demi ou 1 milliard4 pour assaignir la scène pour
avoir trois pimpins qui vont se baigner hein et pour faire le buzz on ferait mieux d'acheter des Canadaires pour protéger notre région imaginez elle doit se c'est tellement bien résumé la France doit se gérer comme une famille est-ce qu'on a un père de famille famille aujourd'hui un bon père de Non mais même c'est c'est presque philosophique la notion du père elle s'est effondrée dans notre société le père de famille est-ce qu'on a un père de famille est-ce que madame Barbu elle gère son ministère comme une mère de famille depuis sa villa dans le vè inér son budget ne serait-ce que le budget de la famille ah ou non ah bah c'est sûr que ça changerait effectivement la donne. Maxime
aujourd'hui en tout cas on a un état qui a failli qui est en état de de déliquescence et qui tient grâce à à à une solidarité incroyable de ces inconnus de ces quiames qui viennent faire le travail de l'État. Il faut bien comprendre que la France c'est un pays très particulier et l'État a fait la nation. Euh, on a cette tradition euh centralisatrice jacobine où où le ce que attendent les citoyens de la part d'État et du pacte qui a été formulé, il est primordial. Quand vous avez un état qui faillit à ce point, qui n'a pas anticipé, qui n'a pas développé les moyens, qui a retardé et cetera et cetera, vous avez les citoyens qui prennent le relais. Mais c'est
gravissime évidemment, c'est gravissime. Philippe Carrière est avec nous, carrière, pardonnez-moi, il est propriétaire forestier, il est cylviculteur. Un cylviculteur, je le précise, c'est un professionnel qui gère entretien, culture euh cultive les les forêts. Euh merci d'être avec nous euh Philippe Carer. Vous souhaitiez réagir, vous m'avez interpellé notamment hier en en entendant les appels au bon sens paysan. Est-ce que d'ailleurs et et on va commencer par cela puisqu'on en parlait il y a un instant, Monique Barbu est finalement l'antithèse du bon sens paysan en restant dans le Var pendant que votre forêt brûle. Bonjour. Bonjour Elliot. Oui. Euh je alors tout d'abord, moi je viens en
complément de ce qu'a dit Bruno Lafond puisque c'est moi qui ai rédigé le bon sens paysan en 2019, le 27 mai 2019, euh document que j'avais envoyé euh à l'État, à la préfecture euh au 10 et à Bruno Lafon qui était président du SAO de la Fédération. Euh oui, et qui s'appuyait, document qui s'appuyait sur 4 ans de synthèse depuis 2015 et j'avais prédit malheureusement qu'une catastrophe, un incendie majeur allait se mettre en place. Oui, moi j'attends plus rien de madame de de ministre si vous voulez pour être clair. Euh je pense que c'est par la proximité qu'on va se sauver. Euh je trouve fabuleux toutes ces personnes-là qui donnent leur temps, de leur argent, qui viennent par en solidarité, qui arrivent des quatre
coins de du sud-ouest ou même de plus loin pour pour nous aider, pour nous sauver. Philippe Carrière, quand vous voyez ces ces images de cette cette forêt là, on est à à Blagon en Gironde bien sûr. On voit ce paysage apocalyptique. C'est c'est nos équipes qui nous proposent cette image en direct. Euh ça vous euh ça vous euh vous en pensez quoi ? Enfin, quel sentiment prédomine quand vous voyez ces images ? Alors moi à titre personnel, il est bon de vous rappeler qu'en 2022, j'ai perdu 308 hectares de propriété. Euh dont je suis en deuil vis-à-vis de ces pains. Euh j'ai une pensée pour les propriétaires forestiers qui ont tout perdu hein puisque un pain le plus court des cycles, c'est 40 ans. Mais j'ai aussi une pensée pour les personnes qui
ont perdu leur maison et j'ai aussi une pensée pour ces deux pompiers qui sont décédés et j'ai une pensée pour leur famille. Donc si vous voulez, moi je suis en deuil. Je suis en deuil. Voilà, je peux résumer la situation. Je suis en deuil parce que malheureusement euh des fois oui, on centralise trop. Euh j'en veux certains à certains certains administratifs qui euh malheureusement de façon trop lointaine nous impose des choses. Il y a beaucoup il y a une administration qui fonctionne bien, l'administration de terrain. Il faudrait davantage l'écouter, lui donner de la parole de la parole. Quand je vois qu'il arrive des directives qui sont trop lointaines, qui sont purement urbaines, euh il faut que la campagne soit écoutée et entendu et il faut que la décision se
joue à l'échelon de la ruralité. Il faut arrêter que ça soit centralisé systématiquement par des personnes qui n'ont jamais foutu les pieds dans les bottes. Vous savez, moi dans ma vie, j'ai usé davantage de bottes que de chaussures. Je vous le dis, j'ai 20000 heures de conduite en forêt. Moi, quand j'envoie quand je vois des pompiers qui vont au combat, qui vont à la lutte et qui quent quasi 99,5 % de leur intervention, c'est dans les milieux des secours à personnes et tout s'en suit. Je dis bravo, bravo, mais on les met en danger parce que ces gens-là, ils ne connaissent pas forcément le milieu forestier qui est un milieu euh un milieu hostile et c'est un milieu qu'il faut euh qu'il faut arriver si vous voulez à lutter avec efficacité. Et dans mon rapport, je fais ressortir
notamment que par le passé, on avait très peu de moyens mais on luttait par la connaissance du milieu et que maintenant on a beaucoup de moyens mais il manque une formation de ces de ces de ces pompiers euh qui donnent de leur temps, qui donnent tout leur énergie. Je les ai vu épuiser, mais ce qui est sûr aussi c'est qu'ils ont parfois mes connaissant du milieu, ils peuvent se mettre en danger. C'est ça qui me révolte. Euh après, j'attends plus rien de personne. Moi, je suis pas là pour me pour combattre. Je suis pas là pour pour couper des têtes. Moi, si vous voulez, ce qui est sûr, c'est qu'il faut que tout le monde euh prenne conscience [raclement de gorge] qu'on est près d'une catastrophe. Et la première des victimes, c'est le pain maritime. Le pain maritime, il a créé notre richesse.
Ici, c'est 34000 emplois. Il y a de l'industrie. Cette industrie, c'est l'industrie lourde. Il y a des industriels. On en a besoin des industriels. Comment voulez-vous qu'il a l'investissement forestier maintenant lorsqu'on dit à longueur de journée dans dans les médias avec des pseudos experts comme quoi la forêt n'a plus d'avenir à la le pain des landes est une torche. Ce n'est pas vrai. Avant le pain des landes, on avait la misère chez nous. On avait la misère. Philippe Car. Oui, c'est tout ce que vous dites est absolument passionnant et on sent que si vous voulez c'est un homme qui connaît chaque parcelle de cette forêt qui qui nous parle. La question c'est euh de savoir si désormais euh il y a euh face à cet effet de sidération euh qui nous impose évidemment beaucoup d'humilité,
beaucoup de de calme, de sérénité, mais on sent aussi toute la colère qui est en train de monter. Et puis en politique, il y a aussi la question de la responsabilité. Est-ce qu'aujourd'hui euh vous considérez que l'État a une responsabilité dans ce qui n'a pas été fait et ce qui n'a pas été proposé ? Alors euh je pense que l'État a une responsabilité dans la formation. Euh le le les moyens, l'État les amis, depuis 2022, on a vu arriver des camions. Les Canadaires, bon le président de la République, il son un petit peu emballé, il le fait régulièrement. Il nous a promis des Canadaires qu'on le sait très bien, ils étaient pas encore, il y avait même pas la chaîne de fabrication. Mais je pense qu'il est urgent d'avoir des crédits pour la formation. Et je vais
vous en donner un exemple précis. euh avec un chef de groupement [raclement de gorge] de mon secteur, nous avons organisé des rencontres euh avec ses officiers et nous avons au mois de mars, nous avons travaillé maintenant à la main, je leur représenté la forêt landaise comme je la vois, comme je la vis en leur expliquant que dans mon sang oui, il y avait du sang mais aussi il y avait de la résine. Et donc si si vous voulez ce sont devenus des gens des interlocuteurs avec qui je mène régulièrement des moments d'échange de partage, je comprends leur inquiétude et je leur parle moi de ma profession de civiculur qui est une profession qui est qui est complètement méconnue. Euh le syndicat des civiculteurs fait un travail remarquable en ce sens. J'ai vu leur
dernièrement leur leur leur lettre de communication. Euh il faut comprendre que nous ne pouvons pas être à la fois les victimes, les victimes puisque nos nos forêts brûlent et les mises en cause, c'est hors de question. dont les pouvoirs publics, les hautes sphères, il va falloir que vous me foutez les pienes dans les bottes et que vous venez sur le terrain nous rencontrer, faire des vrais retours d'expérience et que vous formiez au plus vite au plus vite euh au plus proche de la de la de la terre que vous formiez des personnels euh pour lutter avec efficacité. Et ben merci pour votre témoignage Philippe Carer, propriétaire forestier et silviculteur. On garde ces deux images depuis la Porsge et depuis
le Porsche pardon et depuis Blagon. Cette image, ce paysage effectivement apocalyptique à droite proposé notamment par nos équipes sur place. En sachant et c'est un pompier qui avait dit ça, vous vous rendez compte, on est la 7e puissance mondiale et on en vient à implorer la pluie. s'avère qu'il y a quelques instants du côté de Blagon, il y a eu une une averse. Donc on en vient à implorer la pluie. On avait sous-estimé la solidarité et la puissance du peuple français qui peut se rassembler sans attendre d'avoir la permission de tel ou tel préfet avec tout le respect qu'il faut avoir bien sûr pour les préfets et les sous-préfets. Et je regarde Philippe de Gestas mais qui s'est mobilisé d'un seul homme pour aider les pompiers. Euh, il
est 9h57 et je donne euh le micro d'Europe,