MOBILISATION DES LYCÉENS : BOMPARD ATTAQUE LE GOUVERNEMENT
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous avez été dans les manifestations aujourd'hui. Comment décririez-vous la mobilisation ?
- 0:31OuverteRéponse directe
Pourquoi accusez-vous le gouvernement de mépris envers les lycéens ?
- 1:31RelanceRéponse partielle
Le gouvernement propose une plateforme de dialogue. Est-ce suffisant selon vous ?
- 2:03FerméeRéponse directe
Le budget de l'éducation nationale baisse-t-il vraiment de 800 millions ?
- 2:36FerméeRéponse directe
Le ministre a évoqué 800 postes supprimés dans le secondaire. Est-ce exact ?
- 3:27OuverteRéponse directe
Quelles mesures urgentes proposez-vous pour répondre aux revendications ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:36Chiffre
« Il y a 800 postes d'enseignants dans le secondaire qui vont être supprimés. »
- 4:57Fait
« En 15 ans, on est passé de 27 élèves par classe en moyenne dans le secondaire à plus de 30. »
Temps de parole
- ?100 %
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Écoutez, vous l'avez dit tout à l'heure, moi j'étais dans les manifestations aujourd'hui avec mes collègues et d'abord je veux dire que c'était une mobilisation extraordinaire. Il y avait plusieurs centaines de milliers de de jeunes de lycéens qui m'ont impressionné par leur conscience des enjeux, des difficultés qu'il rencontrent, leur leur maturité politique. Et je dois dire que la manière avec laquelle le gouvernement traite ce mouvement depuis qu'il a commencé, c'est-à-dire en quelque sorte par le mépris en essayant d'expliquer que ce serait la France insoumise qui serait derrière est une manière de les infantiliser que je trouve absolument déplorable. Même si dès le départ on a vu beaucoup de députés la France insoumise rentre sur les premières manifestations
notamment je vais donc préciser les faits le mouvement il est né d'un lycée à Créteille dans le Valdear le lycée Saint exupéri dans lequel il manquait des professeurs dans lequel il manquait des personnels d'éducation dans lequel il y avait pas de psychologue scolair et vous avez d'abord eu une mobilisation d'enseignants et puis ensuite une mobilisation de lycéens et oui bien sûr Cléence Gué qui est la députée de la circonscription elle est allée à la rencontre des lycéens des personnels pour écouter leur revendication et maintenant on reproche à la France insoumise de faire son travail de députés mais la question qu'on devrait se poser c'est pourquoi Pourquoi c'est la France assoumise qui allait écouter ses revendications pour que le gouvernement ne s'y ait pas rendu
qui depuis ont été satisfaits en grande partie ces revendications politiques comme quoi ça sert à quelque chose de se mobiliser mais ensuite cette mobilisation elle a déclenché d'autres mobilisations parce que les jeunes se sont rendus compte qu'ils avaient des mêmes conditions d'étude absolument dégradé et il y avait aujourd'hui beaucoup de dignité avec des jeunes qui chantaient la marseillais. Franchement, je je trouve que c'est un mouvement une génération qui est une génération extraordinaire et la manière avec lequelle le gouvernement encore aujourd'hui à l'Assemblée nationale n'est pas capable de répondre politiquement revendication légitime qui s'exprime et essaie de salir ce mouvement. Ce serait quoi ? Réphantiers qui sont ouverts, une plateforme lancée,
des écoutes de dialogue et cetera. Il y a rien. Non, il y a rien. Bah écoutez, monsieur le cornu nous envoie un courrier, il nous dit parcours sub ça marche pas mais on va le garder. La réforme du bac, ça complètement. Bah si je vous le propose, on l'abroge. Voilà et on crée les places nécessaires à l'université. Voilà comment on le remplace. Ensuite il nous dit la réforme du bac a absolument désorganisé les emplois du temps et ça crée beaucoup de souffrance des jeunes qui se trouvent avec des journées très importantes. Mais on va la garder. Vous voudriez remettre à plat tous les rythmes scolaires là maintenant là ? Bah attendez, il y a des choses qu'on peut faire en urgence. En urgence, qu'est-ce qu'on peut faire ? On a une discussion budgétaire qui s'engage là en
ce moment dans cette discussion budgétaire. Il est prévu ramener à l'inflation une baisse d'à peu près 800 millions d'euros du budget de l'éducation nationale et du budget de l'enseignement supérieur et de la recherche. Pas dit le gouvernement mais vous pouvez le vérifier parce que je vérifier. Il vous allez pas seulement écouter ce que dit le gouvernement monsieur. J'ai regardé les chiffres. Il a 64 milliards d'euros ça correspond à peu près à 1 milliard 2 en volume et à 2,1% c'est 0 %. C'est Non non c'est pas 0 %. Enfin pardon vous vérifierez les chiffres. Il y a une baisse. Est-ce que vous allez me contredire quand je vous dis qu'il est prévu dans le budget 1600 postes d'enseignants titulaires qui vont être supposés ? Bon alors est-ce que vous pensez sincèrement que quand vous avez un
mouvement de de jeunesse qui dit bah qui est quand même extraordinaire des jeunes qui disent on n pas assez d'enseignants devant nous mais il disait que c'était pas dans le secondaire ce matin le ministre 800 dans le secondaire. Non mais attendez allez lire les chiffres pardon vous pouvez pas seulement dire c'est ce qu'il dit c'est précis dans le budget c'est dans le bleu budgétaire il y a 800 postes d'enseignants dans le secondaire qui vont être supprimés donc moi je veux bien qu'on me dise que c'est pas vrai mais en fait cette forme de complotisme et de de de fake news du gouvernement devient assez insupportable. Écoutez, on se retrouve dans une situation aujourd'hui en France quand même, il faut que les gens comprennent où vous avez une heure de cours sur 10 heure de
cours sur 10 qui ne peut pas être tenue parce que il y a des enseignants qui ne sont pas remplacés. Voilà, ça ça la réalie. Et vous pensez sincèrement que dans ce moment-là, ce qu'il faut faire, c'est supprimer encore des postes d'enseignant. Donc qu'est-ce qu'il faut faire au moins pour ouvrir une discussion ? Ça sera pas suffisant du point de vue des revendications qui sont exprimées par la jeunesse. Mais déjà annuler les couples, annuler les suppressions de postes d'enseignant, annuler le gel des APL. Il y a des étudiants qui sont dans cette mobilisation. C'est difficile de se loger aujourd'hui mais on va geler les APL l'année prochaine. Donc le gouvernement toutes les revendications pourront pas être satisfaites en quelques semaines. Ça vous immédiatement
mais on peut déjà donner des signaux dire on a entendu et donc ce qu'on peut changer tout de suite sur le budget et puis ensuite qu'est-ce que demande ? Il y a une plateforme qui a été élaborée par les organisations lycéennes et étudiantes. Bah il demande un plan d'urgence de recrutement, il demande des milliards pour le bâti scolaire pour qu'il y ait de la rénovation. Alors c'est les régions mais on peut faire des dotations exceptionnelles de l'État parce qu'on sait bien que les régions elles ont été aussi soumises à des baisses de dotation. le gouvernement peut faire quelque chose. Sauf que ce qui répond pour l'instant, c'est en gros circuler, il y a rien à voir. Une effectivement une plateforme lancée par le ministre de l'éducation sur laquelle les lycéens peuvent écrire
leurs doléances, leurs besoins. Ils ont jusqu'au 23 octobre et ensuite il assure qu'il en sera tenu compte et que ces doléances n'auront pas le même destin que celle du mouvement des gilets jaunes. Exactement. Il assure que cette fois ce sera différent. Il nous dit aussi enfin il dit aussi ce matin de façon claire que d'ici 8 jours, une réponse sera apportée aux absences d'enseignants non remplacés dans chaque académie. On écoute une question lycéen je suis déjà en train de les traiter. J'ai demandé à toutes les académies, donc c'est les services d'éducation nationale dans les territoires d'avoir le tableau de bord quotidien de tous les lycées qui sont confrontés à cette situation si je veux dire les points rouges en terme de qualité du remplacement et d'apporter une réponse
dans les 8 jours. Vous savez qu'il y a aussi un problème de recrutement des enseignants de vocation donc on pourra pas régler en une semaine tous ces profs nous remplacés. Est-ce que c'est vous reconnaissez que c'est un début de réponse que le ministre tente d'apporter Non mais attendez, de deux choses. L'une si on dispose des enseignants nécessaires pour pouvoir remplacer des enseignants qui sont absents et donc pourquoi on les a pas déjà mis devant les salles de classe ? Pourquoi il a fallu une mobilisation lycéenne pour que le ministre nous dise je vais les remplacer soit et c'est la vérité, on n' pas les enseignants nécessaires pour le faire et le ministre nous en fume et vous en fume. Et en tout état de cause, en tout état de cause, qu'est-ce qui justifie dans cette situation qu'on
supprime encore des postes d'enseignant ? Enfin, comment vous pouvez justifier une mesure de cette nature ? Le gouvernement nous dit "Oui, mais une baisse de la démographie lycéenne." Mais d'accord, mais très bien. Mais donc, profitons-en pour régler les problèmes. Profitons pour profitons-en pour régler les problèmes de nos remplacements. Profitons-en pour baisser le nombre d'élèves par classe. En 15 ans, on est passé de 27 élèves par classe en moyenne dans le secondaire à plus de 30. Donc, qu'est-ce qu'on fait ? On profite de cette situation pour faire en sorte précisément de ramener les classes à un niveau d'un nombre d'élèves plus bas. Tout le monde sait très bien qu'au-delà de 30 et au-delà de 25, ça devient très difficile de bien apprendre. Et le temps
de démocratie interne que Sébastien Lecorn souhaite vouloir être organisé dans les lycées avec la suspension des des cours sur une demi-journée entre mercredi et vendredi. C'est une amorce de retour au dialogue ça. Ça fait 15 jours que moi je dis que plutôt que d'envoyer des matraques et des CRS, il faudrait ouvrir des temps de discussion. C'est tard et il suffira que les lycéens ne soient pas bloqués. Non mais initialement on aurait pu décider plutôt que de fermer des établissements sauf quand il y avait évidemment des conditions de sécurité qui l'exigient mais plutôt de fermer des établissements pour en quelque sorte supprimer les les les blocus et détruire le mouvement parce que c'est ça a été ça l'objectif plutôt que de faire ça on aurait pu dire ouvrons des espaces de dialogue. On
parle beaucoup de la France insoumise vous savez ce qu'on fait les mains insoumis là où ils sont élus les mains insoumis là où ils sont élus ils ont ouvert la mairie. Ils ont fait venir des délégués lycéens et ils leur ont permis de dialoguer de discuter d'exprimer leur revendication. Il y a sans doute d'autres maires qui l'ont fait aussi et ça s'est mieux passé dans ces villesl évidemment. Regardez par exemple à Cre, le maire insoumis de Crey au Maria Coub, il a fait ça, il a fait un travail extraordinaire. Il a mis des médiateurs devant les lycées et ça s'est mieux passé évidemment parce que les lycées ne sont plus bloqués. Mais attendez, bloqué ? Non, je pose la question. Mais bloqué, c'est pas mal se passé parce que je vous demande si cissé aujourd'hui était bloqué. Bah évidemment
mais attendez mieux se passer. C'est pas le maire de CR qui peut répondre aux revendications, c'est le gouvernement. Ce que je vous dis c'est que cette contestation vous pouvez l'organiser de telle sorte est-ce que ça se passe bien. C'est ça qu'il aurait fallu faire. Au cœur d'une actualité sociale brûlante, Manuel Bompard monte au créneau. Face aux accusations gouvernementales de manipulation politique, le député insoumis revendique la spontanéité d'un mouvement lycéen né sur le terrain à Créteille. Il fustige une stratégie de mépris qui, selon lui infantilise une jeunesse pourtant lucide sur la dégradation de ses conditions d'apprentissage. Ici, l'analyse porte sur la fracture entre un exécutif qui verrouille le dialogue et une contestation qui exige des réponses
concrètes sur les moyens alloués à l'éducation. Quel est le premier acte qu'a posé le ministre de l'éducation nationale après une semaine après le déclenchement de ce mouvement ? Le premier acte qu'il a fait. C'est un tweet où il a fait "Les revendications sont légitime", il faut écouter les revendications des lycéens. Si si, je peux le retrouver. C'est pas un acte, c'est un tweet. Il a fait un tweet. C'est un tweet par qu'il fallait entendre les lycéens. Non non non mais quand même oh franchement je sais pas pourquoi vous voulez-vous faire laavocat du ministre aujourd'hui. Son premier tweet c'est un tweet votre métier de contredire les invités qui sont là. Notre métier c'est de contredire mais pas de vous faire l'avocat du du ministre. Mais ce que je vais vous dire
c'est que son premier tweet c'est de dire en gros c'est la faute de la France assoumise et son deuxième acte c'est de cosigner une circulaire une circulaire commune avec le ministre de l'intérieur monsieur Nugèz vous pouvez la retrouver elle date de samedi dernier dans lequel il dit tous les blocages seront débloqués par la force voilà c'est ça la réponse qu' a apporté le ministre de l'éducation national et puis au bout de 10 jours, il a dit "Ah ben la situation est nous échapper on va enfin recevoir les les organisations étudiantes et lycéennes." Et vous vous trouvez que le blocage est une voie normale de protestation de de manifestation ? Bah, ça fait partie des outils qui peuvent être utilisés dans une mobilisation. Mais si les les les blocages vous choquent, monsieur Cohen question.
Quand il y a 2 ans, il y a eu une mobilisation des agriculteurs qui ont bloqué une autoroute Oui. hein. Et que monsieur Att, alors premier ministre allait faire une émission de télévision en direct de l'autoroute bloquée. À l'époque, je crois pas que ça faisait beaucoup choqué hein. Et pourtant, bloquer une autoroute, bah ça fait pas partie normalement des moyens d'action qui sont les moyens d'action légau. Et à l'époque, d'ailleurs, monsieur Darmanin, ministre de l'intérieur, disait "On ne répond pas à la colère et à l'exaspération par les matraques." On répond par le dialogue. Voilà. Mais parce que le gouvernement a joué une stratégie qui ce qu'on appelle la stratégie du pourissement. Il a essayé de salir cette mobilisation. Il a essayé que elle dégénère, qu'elle produise des
images qui d'ailleurs ont été abondamment relayé ensuite y compris sur vos chaînes. Il faut le dire. J'ai on a vu des statistiques de qui dit que sur le journal télévisé de de France 2 la semaine dernière, il y a eu 90 % du temps d'antenne qui a été consacrée à aux violences et à la mise en cause de la France assoumise 8 % au revendication des lycéens. Donc ce qu'il a cherché à faire le le Premier ministre, c'est en quelque sorte de pourrir cette mobilisation. Et ce que je dis c'est qu'aujourd'hui les lycéens, il leur envoyé la meilleure réponse possible, c'est-à-dire des mobilisations massives, calmes, pacifiques qui sont très bien passés, très conscientes et que le gouvernement a perdu la partie. Est-ce que les policiers, les CRS et les gendarmes qui interviennent notamment
auprès des blocages sont des racistes ? Bah, il peut y avoir des racistes. Oui. Enfin, je sais pas. Vous voulez que je vous lise des témoignages de jeunes qui on été en garde à vue et qu'on leur a dit salarabe, qu'on leur a arraché leur short en garde à témoignage. Oui, mais des généralisations comme a procédé Jean-Luc Mélenchon. Non, non, mais des généralisations, ça c'est ce que vous vous dites, monsieur, vous pensez qu'il n'y a pas de racisme dans la police ? Vous pensez qu'il n'y a pas de racisme dans la police ? Quand le défenseur des droits disent que il y a une pratique s'appelle les contrôles au faciè, qu'un jeune noir ou arabe a aujourd'hui les derniers chiffres c'est quatre fois plus, il y a quelques années c'était 20 fois plus de chances d'être contrôlé qu'une personne
blanche. Vous pensez que ça n'existe pas ? Quand l'Organisation des Nations- Unies met en cause un problème global de racisme dans la police en France, vous pensez que ça n'existe pas ? Ça existe ça n pas dire que les policiers qui interviennent pour faire blocage ou pour faire ramener le calme face à des des situations violentes sont racistes comme on l'a entendu dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon. Monsieur Cohen, dire qu'il y a du racisme dans la police qui un problème global de racisme dans la police une forme d'impunité face aux propos et aux actes racistes dans la police n'est pas dire que l'ensemble des policiers sont racistes. Pourquoi vous c'est vous qui faites une généralité ? Moi, j'ai jamais fait cette cette généralité. Il y a des policiers sans doute qui essayent de
bien faire leur travail. Moi, ce que je mets en cause dans cette situation, c'est la doctrine du maintien de l'ordre. c'est que le ministre de l'intérieur aille sur un plateau de télévision sur une chaîne concurrente pour dire alors qu'on parle d'enfant des gens qui ont 14 ans, 15 ans, 16 ans et qu'on dise pas de retenu, on peut utiliser toutes les armes à nos dispositions. Pas qu' dit hein, c'est pas ce qu'il dit. Monsieur le ministre NZ, il a pas dit ça. On va écouter, il était ce matin de France Inter on va écouter. Sur le journal télévisé de TF1 la semaine dernière, est-ce qu'il a dit "Je ne donne aucune consigne de retenu et je demande d'utiliser toutes les armes à la disposition, y compris des armes qui sont des grenades de désencerclement et qui sont des armes de guerre." Est-ce
qu'il l'a dit ça ? On va écouter ce qu'il a dit ce matin sur France Inter sur l'usage y compris de ces armes dites intermédiaires. Quand on bascule dans les scènes dans lesquelles nous avons basculer où vous avez des des individus qui de manière cagoulée commettent des dégradations extrêmement graves. Moi, je ne parle pas plus de doctrine de maintien de l'ordre. Nous sommes sur ce qu'on appelle et j'utilise à dessin le mot des violences urbaines que quand il y a des troubles, il doit y avoir intervention. En revanche, en revanche et j'insiste là-dessus évidemment, cette intervention, elle s'effectue dans la plus grande proportionnalité et dans la quasi-totalité des cas, cette intervention est proportionnée. Intervention euh nécessaire en cas de violence urbaine et proportionnalité,
c'est ce que dit monsieur Cohen parce que c'est important l'effet. J'ai retrouvé le verbe à Team, vous pourrez le vérifier. H monsieur NZ sur TF1 la semaine dernière je cite il n'y a aucune consigne de retenu et par ailleurs aucune consigne de ne pas utiliser tout l'armement intermédiaire à disposition des forces de sécurité intérieur voilà l'armement intermédiaire ce qu'on appelle l'armement intermédiaire madame ce sont par exemple des grenades de désencerclement qui sont classées comme armes de guerre et je vous rappelle hein juste pour quand même la discussion qu'on est en train de parler d'enfants mais lui il parlait de violence urbain il par violence urbaine il parlait pas d'utiliser ses armes contre des lycéens qui manifestent pacifiquement vous pensez que le le jeune homme qui a
perdu son œil Le le jeune homme qui a perdu sa main, il y a des Vous pensez qu'ils étaient en train de faire quoi d'autre que de participer à un mouvement lycéen ? Du chef des députés socialistes Boris Ballot. La loi pour que des manifestations impliquant des mineurs les forces de l'ordre n'utilisent pas d'armes mutilantes ou bien sûr c'est une initiative qui a été lancée par l'association attaque et que j'appuie absolument mais je vais vous dire je pense qu'il faut aller plus loin. Il y a certaines formes d'armement qui y compris en dehors des manifestations lycéennes ne devraient pas être utilisé dans le cadre de ce qu'on appelle le maintien de l'ordre. D'ailleurs, il y a certains pays, beaucoup d'autres pays d'ailleurs dansquels on on utilise pas ces
armements-là parce qu'ils ne sont pas nécessaires, parce qu'il y a des doctrines qui sont des doctrines de désescalade et que dans le cadre du maintien de l'ordre, on n'utilise pas des armes de guerre parce que les armes de guerre ça blesse, ça mutile. Enfin, qu'est-ce que vous avez à dire aux parents de ces enfants qui ont perdu ? Ça pourrait être nos enfants à chacune chacun d'entre nous, aux gens qui nous écoutent, qui sont allés dans une manifestation parce que ils supportent plus de pas avoir de professeurs, parce que les conditions dans lesquelles ils étudient sont absolument indignes. C'est ça la situation. Ils sont allés dans cette manifestation, ils reviennent avec un œil en moins avec Hier à vos côtés, le la proviseur d'un lycée professionnel parisien nous
racontait l'assaut organisé qu'elle a subi hier devant son lycée des des probablement pas des élèves de l'établissement mais des hommes des jeunes hommes cagoulés qui étaient déterminés à en découdre avec les forces de l'ordre que sont censés il s'agissait pas du lycéen qui manifestait pas dans ce cas précisonnu certains de ça c'est évidemment absolument inacceptable personne [raclement de gorge] ne peut être d'accord avec le fait qu'on s'emprne ni à un personnel d'éducation ni un établissement scolaire ni même un policier. Moi je vous dis pas qu'il faut mais la question qu'il nous est posée c'est comment pendant plusieurs jours on a eu l'opportunité d'éviter de se retrouver dans des situations que dans une situation de tension le gouvernement a laissé pourrir la situation n'a
apporté aucune réponse politique n'a ouvert aucun canal de discussion aucun canal de dialogue et une fois précisément si vous voulez pas encourager la violence n'attendez pas que ça se passe mal pour commencer à faire quelque chose. Sinon vous-même vous encouragez d'un certain point de vue la violence. Moi depuis le début j'ai toujours dit la même chose pour qu'un mouvement fasse entendre ses revendications. Il faut qu'il soit pacifique, il faut qu'il soit large, il faut qu'il soit massif. Et je suis très content, vous allez vous savez que aujourd'hui beaucoup de jeunes ont entendu ce message. Il y avait près de 2000 lycées qui étaient concernés. Il y avait 90 % des universités. Moi dans la manifestation, j'y ai passé 2 heures. Ça s'est passé les jeunes chantaient la
marseillaise, portaient des revendications, c'était extraordinaire. Donc il faut pas donner une image de ce mouvement qui correspond pas à la réalité. S'il y a des incidents, je les désapprouve. Mais c'est pas ça le mouvement lycéen dont on est en train de parler. Un autre sujet à vous soumettre. Le ton change, l'affrontement se radicalise. Passé la 8e minute, Manuel Bompard délaisse le constat social pour une critique frontale de la méthode gouvernemental. Il dénonce une stratégie de pourrissement délibérée et s'insurge contre des choix budgétaires perçus comme un sabordage de l'école publique. Surtout, le débat vire à l'explication sécuritaire. En ciblant la doctrine du maintien de l'ordre et l'usage d'armes intermédiaires contre des mineurs, l'élu porte le faire sur ce qui constitue
désormais le point de rupture majeure entre l'opposition et la gestion de crise par le gouvernement. Si vous avez aimé cette vidéo, n'hésitez pas à vous abonner à notre chaîne, à laisser votre avis dans les commentaires et à activer la cloche de notification pour ne pas manquer nos prochaines vidéos. Et vous, que pensez-vous de la position défendue par Manuel Bompard ? Pensez-vous que le gouvernement devrait revoir sa manière de répondre à la mobilisation des lycéens ? Dites-nous votre avis dans les commentaires ou proposez-nous un autre sujet que vous aimeriez voir analyser dans une prochaine vidéo.
Manuel Bompard