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InterviewRTL (sur YouTube)· 3 novembre 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesSantéInstitutions & élections

Amélie de Montchalin sur RTL : "Un budget qui n’est pas invotable et qui n’est pas Frankenstein"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 54 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteÉludée

    Est-ce que vous ne faites pas fausse route ?

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    Quel bilan vous faites des mesures adoptées jusqu'à présent ?

  • 1:09RelanceRéponse directe

    Majoritaire aujourd'hui ? Ceux qui veulent faire dérailler le train ou ceux qui veulent le compromis ?

  • 1:42OuverteRéponse partielle

    Mais est-ce qu'à la fin, ça va faire un budget ?

  • 2:59OuverteRéponse partielle

    Donc vous, la copie vous satisfait ce matin ?

  • 3:22ComplaisanteRéponse directe

    Mais si jamais le budget n'est pas voté à l'Assemblée, la copie qui part au Sénat, c'est la copie de départ.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:20Invité politiqueChiffre
    « ce matin, ce qui a été voté, c'est 2,5 milliards de plus d'impôts sur les multinationales. »
  • 2:24Invité politiqueChiffre
    « C'est aussi 3 milliards d'impôts de moins sur les PME par rapport à 2025. »
  • 2:29Invité politiqueChiffre
    « C'est aussi 2 milliards d'impôts de moins sur les ménages, parce que le barème de l'impôt sur le revenu a été proposé comme étant dégelé. »
  • 2:41Invité politiqueFait
    « s'il était adopté en l'État, ces ménages les plus fortunés paieraient plus d'impôts que ce qu'était l'ISF sous François Hollande. »
  • 2:53Invité politiqueFait
    « Ils paieraient plus d'impôts que ce qu'était sous François Hollande. »
  • 9:36PrésentateurChiffre
    « L'objectif national des dépenses d'assurance maladie est prévu en hausse de 1,6%. Or, pour continuer à faire tourner la machine comme elle fonctionne aujourd'hui, il faudrait une hausse de cette ondame de 4%. »
  • 9:41Invité politiqueChiffre
    « nous avons déjà annoncé que nous allons réévaluer le budget de presque 1 milliard d'euros pour que pour l'hôpital, effectivement, les moyens soient donnés à chacun de fonctionner. »
  • 9:54Invité politiqueChiffre
    « On va faire 1,6 milliard de baisse de prix pour les laboratoires pharmaceutiques, pour qu'ils contribuent aussi à notre effort. »

Temps de parole

  • Amélie de Montchalin73 %
  • Présentateur22 %
  • ?6 %

≈ 24,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

8h42, Thomas Soto, RTL Matin. Elle est la ministre des comptes publics, qu'on pourrait donc aussi appeler la ministre des comptes dans le rouge. Elle joue un rôle clé dans la préparation du budget 2026. Amélie de Bonchalin est l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL Amélie de Bonchalin. Alors que les députés vont boucler aujourd'hui 8 jours de débat sur la partie recette du budget, on va bien sûr parler de la bataille d'amendements qui se joue, des concessions faites par les uns et par les autres. Mais pour commencer, j'aurais voulu vous poser une question simple. Est-ce que vous ne faites pas fausse route

0:26
Locuteur

? Alors

0:27
Amélie de Montchalin

c'est intéressant votre question parce que précisément, je pense qu'il

0:30
Locuteur

y a

0:30
Amélie de Montchalin

beaucoup de Français qui se réveillent ce matin et qui se demandent où on en est, comment ça marche. Et effectivement, il y

0:34
Locuteur

a

0:34
Amélie de Montchalin

un sentiment

0:35
Locuteur

peut

0:36
Amélie de Montchalin

-être d'être un peu submergé par beaucoup d'informations très contradictoires. Et donc je suis très content de ce matin d'être avec vous pour vous dire déjà où on en est.

0:43
Présentateur

Alors on en est où ? Quel bilan vous faites des mesures adoptées jusqu'à présent ?

0:47
Amélie de Montchalin

Où on en est d'abord, il y

0:49
Locuteur

a

0:49
Amélie de Montchalin

des députés qui cherchent un compromis et qui votent avec beaucoup de travail. Ça prend du temps. Des mesures, je vais revenir, qui sont pour les PME, pour les ménages, je vais revenir. Et puis de l'autre, où on en est aussi politiquement, on voit ceux qui essayent de trouver le compromis et puis on voit ceux qui essayent de faire dérailler le train avant même d'ailleurs qu'il soit arrivé en gare. C'est un long processus.

1:09
Locuteur

Et qui est

1:09
Présentateur

majoritaire aujourd'hui ? Ceux qui veulent faire dérailler le train ou ceux qui veulent le compromis ?

1:12
Amélie de Montchalin

En fait, ce qu'on voit, c'est qu'on a des artisans du compromis qui travaillent d'arrache-pied, pied à pied, étape par étape.

1:19
Locuteur

Vous mettez les socialistes dedans ?

1:20
Amélie de Montchalin

Exactement. Il y

1:21
Locuteur

aura

1:21
Amélie de Montchalin

le Sénat après. Et puis vous avez deux groupes. Vous avez la France insoumise d'un côté et le RN de l'autre. La France insoumise qui est dans l'incohérence la plus totale, qui vote maintenant de plus en plus de mesures avec la droite. Parce qu'au fond, ils cherchent à bordéliser le débat. Et puis vous avez le RN qui, tout en votant des choses, dit, vous voyez, M. Bardella ce week-end, que de toute façon à la fin, ils n'en feront rien et que tout ça n'arrivera pas.

1:42
Locuteur

Mais est-ce qu'à la fin, ça va

1:43
Présentateur

faire un budget, Amélie de Montchalot

1:44
Amélie de Montchalin

? Et donc, aujourd'hui, ce que je vois, c'est que si on ne se laisse pas attraper par ces arnaqueurs, ces illusionnistes, qui au fond, animent le temps, mais ne veulent pas que ça marche, et d'ailleurs on voit que les sondages pourraient leur donner raison, notre défi, c'est de faire mentir ceux qui pensent qu'on a raison de vouloir être dans la radicalité, et au fond, dans le liélisme, parce qu'il ne se passera rien dans la vie des Français.

2:06
Locuteur

C'est compliqué, vous les traitez d

2:07
Présentateur

'arnaqueurs et d'illusionnistes, alors que Sébastien Lecornu a dit, laissons le Parlement faire son boulot. Ils ont le droit de ne

2:12
Locuteur

pas

2:12
Présentateur

être d'accord avec

2:13
Locuteur

nous ? Ils

2:13
Amélie de Montchalin

ont tout à fait le droit, mais ce que je vois aussi, c'est qu'il y

2:15
Locuteur

a

2:15
Amélie de Montchalin

un compromis qui

2:15
Locuteur

est

2:15
Amélie de Montchalin

en train de se bâtir, et je voudrais le décrire aux Français.

2:18
Locuteur

Si

2:18
Amélie de Montchalin

je fais les comptes, ce matin,

2:20
Locuteur

ce

2:20
Amélie de Montchalin

qui a été voté, c'est 2,5

2:22
Locuteur

milliards

2:22
Amélie de Montchalin

de plus d'impôts sur les multinationales. C'est aussi 3 milliards d'impôts de moins sur les PME par rapport à 2025. C'est aussi 2 milliards d'impôts de moins sur les ménages, parce que le barème de l'impôt sur le revenu a été proposé comme étant dégelé.

2:37
Locuteur

Et

2:37
Amélie de Montchalin

c'est pour les plus fortunés de notre pays, un paquet de mesures qui ferait que, s'il était adopté en l'État, ces ménages les plus fortunés paieraient plus d'impôts que ce qu'était l'ISF sous François Hollande. Dans quelle proportion ? Ils paieraient plus d'impôts que ce qu'était sous François Hollande. Donc on est revenu à peu près à entre 5 et 6 milliards d'impôts payés par les plus fortunés dans ce budget. Donc vous, la copie vous satisfait ce matin ? Si je vous résume tout ça, le déficit, à l'instant où on se parle,

3:03
Locuteur

il

3:03
Amélie de Montchalin

est toujours d'à peu près 4,7%, ça veut dire que ce n

3:06
Locuteur

'est

3:06
Amélie de Montchalin

pas invotable, ça veut dire que ce n

3:07
Locuteur

'est

3:07
Amélie de Montchalin

pas Frankenstein, ça veut dire qu'on est encore au début d'un très long processus. Parce qu'il faut que les Français comprennent que notre démocratie, elle permet justement de bâtir ces compromis. Il y

3:17
Locuteur

a

3:17
Amélie de Montchalin

d'abord l'Assemblée, puis après il

3:18
Locuteur

y a

3:18
Amélie de Montchalin

le Sénat, puis ça revient à l'Assemblée. Et donc on est dans quelque chose qui se bâtit.

3:22
Présentateur

Sachant que, pardon, c'est important,

3:24
Locuteur

c

3:24
Présentateur

'est un point de procédure, mais si jamais le budget n'est pas voté à l'Assemblée, la copie qui part au Sénat, c'est la copie de départ.

3:30
Locuteur

Exactement. Mais

3:31
Amélie de Montchalin

ça c'est la démocratie depuis toujours, parce que justement il

3:34
Locuteur

y

3:34
Amélie de Montchalin

a un processus qui fait que, pas à pas, étape par étape,

3:37
Locuteur

c

3:37
Amélie de Montchalin

'est une forme de course d'endurance, et bien la démocratie fonctionne ainsi.

3:40
Locuteur

Mais est-ce que la

3:41
Présentateur

copie vous convient aujourd'hui

3:43
Amélie de Montchalin

? Est-ce

3:43
Locuteur

que la copie que

3:43
Amélie de Montchalin

vous venez de décrire vous convient ?

3:44
Locuteur

Tout

3:44
Amélie de Montchalin

ce que je vous ai décrit, après on peut être d'accord ou pas d'accord avec le détail des mesures, mais vous voyez bien que c'est quelque chose qui serait un choix démocratique de compromis pour le pays. Après, il y a beaucoup d'étapes, donc je ne

3:55
Locuteur

peux

3:55
Amélie de Montchalin

pas vous dire si ces mesures seront exactement les mêmes à la fin. Mais ce que je veux rappeler aussi, c'est que dans ce débat, on a deux forces politiques, que je décrivais au début, dont le but est de faire dérailler les systèmes. Elles ne veulent pas, ces forces politiques extrêmes, LFI d'un côté, RN de l'autre, elles ne veulent pas que ce compromis se passe. Vous savez, je suis depuis vendredi, il

4:14
Locuteur

y

4:14
Amélie de Montchalin

a maintenant 10 jours, tous les jours de 9h à minuit avec les députés.

4:18
Locuteur

A

4:18
Amélie de Montchalin

chaque fois qu'il

4:19
Locuteur

y a

4:19
Amélie de Montchalin

des votes de compromis, vous avez des gens qui se moquent. Mais

4:21
Présentateur

personne

4:21
Amélie de Montchalin

n

4:21
Locuteur

'est

4:21
Amélie de Montchalin

d

4:21
Locuteur

'accord sur les mesures. Vous avez des extraits

4:22
Présentateur

qui se moquent. Quand on prend le camp Renaissance porté par Gabriel Attal à l'Assemblée, ils ne sont pas d'accord, ils ne votent pas pareil sur les mesures. On voit bien que personne n'est d'accord au sein même des groupes. Moi, ce n

4:33
Locuteur

'est

4:33
Présentateur

pas ce que je vois. Donc eux, ils ne veulent pas envoyer la France dans le mur, j'imagine, dans votre esprit.

4:36
Amélie de Montchalin

Non, il y a des débats qui se font. C'est normal d'ailleurs, et le Premier ministre l'a dit, avec la fin du 49-3, chaque député a retrouvé son pouvoir sur chaque vote. Il peut voter pour, contre ou s'abstenir. Mais vous voyez, le sondage de ce week-end, moi je veux qu

4:48
Locuteur

'on

4:48
Amélie de Montchalin

le regarde précisément. Le sondage de la présidentielle ? C'est un sondage qui dit au fond, il y a une prime aujourd'hui donnée par les Français à ceux qui ne veulent pas du compromis, à ceux qui sont dans la radicalité. Avec ceux qui justement essayent

4:59
Locuteur

de bâtir... Les

4:59
Présentateur

éditeurs qui n'ont pas vu Marine Le Pen ou Jordan Bardella sont à 35-37% au premier tour. Et les suivants sont à 14-15%. Moi, je veux qu

5:07
Locuteur

'on

5:07
Présentateur

fasse

5:07
Amélie de Montchalin

mentir ce sondage. Parce que ce sondage, au fond, c'est les illusionnistes, à nouveau les arnaqueurs. C'est des gens qui promettent beaucoup de choses, vous voyez dans les théâtres quand Jordan Bardella lit son livre, mais qui dans l'hémicycle quand il vote, n'ont aucune cohérence et ne veulent pas surtout que ça rentre dans la vie des Français. Je m'explique. Si vous votez des amendements,

5:25
Locuteur

mais

5:25
Amélie de Montchalin

qu'à la fin, vous êtes contre le budget, tout ce que vous avez voté avant n'existe pas dans la vraie vie. Donc moi, je préfère travailler avec des gens qui voyaient pas à pas. Et je n'ai pas une question de préférence, c'est aussi que je suis à leur service.

5:36
Locuteur

Mon rôle, c'est d'éclairer les débats. Vous pensez ce matin, je vous pose

5:38
Présentateur

la question que le volet recettes du budget sera voté

5:39
Locuteur

? On

5:41
Amélie de Montchalin

en est très loin aujourd'hui, pas du vote.

5:42
Locuteur

On est

5:42
Amélie de Montchalin

très loin. Non seulement du vote, mais aussi du moment où ça sera voté. Vous savez, on a examiné 5 articles sur 30 pour la partie recettes. On va commencer ensuite le budget de la sécurité sociale. On va y venir

5:52
Locuteur

dans

5:52
Présentateur

un instant,

5:53
Amélie de Montchalin

mais... C'est un long processus.

5:54
Locuteur

Moi,

5:54
Amélie de Montchalin

ce que je dois vous dire, c'est qu'aujourd'hui, il y

5:56
Locuteur

a

5:56
Amélie de Montchalin

des députés qui sont des artisans du compromis, qui font un travail, qui prend une forme, qui, comme je l'ai dit, pour les PME, pour les ménages, pour les multinationales, pour les plus fortunés, ça commence à ressembler à des choses qui ensuite, eh bien, iront au Sénat, reviendront. Et puis de l'autre, vous avez ceux qui font le pari, au fond, de l'illusion, avec des

6:12
Locuteur

amendements... Ça, on a compris, ça fait trois fois que vous le dites, mais... Oui, mais regardez, j'ai quand même une question... Quand vous avez

6:16
Amélie de Montchalin

un amendement qui est promis aux Français comme devant rapporter 26 milliards d'euros sur les multinationales, ma sincérité, ma responsabilité de ministre, c'est d'expliquer que, on va d'ailleurs le prouver dans les prochains jours avec le Premier

6:26
Locuteur

ministre du gouvernement,

6:27
Présentateur

c'est

6:27
Locuteur

que ça ne

6:28
Amélie de Montchalin

fonctionne pas, ça n'existe pas, ça ne tient pas debout. Donc arrêtons

6:31
Locuteur

d'y croire, parce que sinon, en fait, on va

6:32
Amélie de Montchalin

arriver à des conclusions qui n'ont aucun sens.

6:34
Présentateur

Vous avez évoqué le 49-3. Il y

6:36
Locuteur

a

6:36
Présentateur

des voix qui commencent à s'élever pour dire que se priver du 49-3 pour faire passer le budget rend la mission impossible. C'est le cas du chef du groupe Modem à l'Assemblée nationale, Marc Fénault. Est-ce que vous aussi, vous commencez à vous dire, on aura peut-être besoin du 49-3 ?

6:48
Amélie de Montchalin

Non, moi ce que je me dis, c'est que ça fait des mois, voire des années, qu'on nous a dit 49-3, c'était un coup de force démocratique, ça abîmait le Parlement.

6:54
Locuteur

Donc il

6:54
Présentateur

n'y

6:54
Locuteur

en

6:54
Présentateur

aura pas

6:54
Amélie de Montchalin

? Mais le Premier ministre, il y a renoncé.

6:57
Locuteur

C

6:57
Présentateur

'est irréversible

6:57
Locuteur

? Nous

6:57
Amélie de Montchalin

avons donné le pouvoir à la démocratie dans ce qu'elle a de plus fondamentale. Un député a un bouton de vote, il est pour, il est contre, il s

7:05
Locuteur

'abstient. Donc il ne reviendra pas en arrière ? On forme

7:06
Amélie de Montchalin

des majorités comme ça.

7:07
Locuteur

Il ne reviendra pas en arrière ? C'est ce fermet

7:08
Présentateur

définitif.

7:09
Amélie de Montchalin

Pourquoi on ne reviendra pas en arrière

7:10
Locuteur

? Parce

7:11
Amélie de Montchalin

que si on croit que dans une démocratie, quand on fait ce choix de dire, au fond, on en revient à la base de la démocratie, vous avez des gens qui en permanence, j'y reviens, agitent l'idée que nous ne pourrions pas réussir. Parce qu'ils ne veulent pas qu'on réussisse. Parce qu'ils ne veulent pas que la France soit autrement que bloquée. Parce qu

7:27
Locuteur

'ils

7:27
Amélie de Montchalin

ne veulent pas que les problèmes soient résolus. Qui parle des ordonnances toute la journée ? Mais Mme Le Pen et

7:31
Locuteur

Mme

7:33
Amélie de Montchalin

Panneau de l'autre côté.

7:34
Présentateur

Et

7:34
Amélie de Montchalin

les ordonnances,

7:35
Locuteur

c

7:35
Amélie de Montchalin

'est quoi ? C'est d'acter dès maintenant que ce que nous faisons ne sert à rien,

7:39
Locuteur

que

7:39
Amélie de Montchalin

ce qui a été présenté ne changera pas, et que la démocratie, dans ce qui est là, au fond, de plus, à nouveau, fondamentale, n'est pas capable de résoudre les problèmes des Français.

7:47
Locuteur

Moi, je pense que

7:48
Amélie de Montchalin

la présidentielle, c'est dans 18 mois. Il

7:50
Locuteur

y aura des grandes

7:50
Amélie de Montchalin

questions dans 18 mois. Mais d'ici là, on peut trouver

7:53
Présentateur

des compromis d'action collectifs. Quelques mots du budget de la Sécu, qui sera l'autre énorme morceau de la semaine, qui arrivera demain, mardi, dans l'hémicycle. C'est là que se trouve une bonne partie du musée des horreurs. Alors, s'inquiète déjà le socialiste Boris Vallaud. Quel est votre objectif d'économie raisonnable pour ce budget de la Sécu ? La copie de départ prévoyait 7 milliards d'économies.

8:10
Locuteur

C

8:11
Présentateur

'est toujours ça ?

8:11
Amélie de Montchalin

Je vais là aussi dire aux Français. Les Français, vous savez,

8:14
Locuteur

ils ont un

8:15
Amélie de Montchalin

compte en banque, une feuille de paye, un portefeuille. Il faut voir les choses du budget de l'État et du budget de la Sécurité sociale ensemble. Il y a dans le budget des propositions initiales, d'ailleurs sur lesquelles le Premier ministre est lui-même revenu, en disant, vous voyez, le gel des retraites, on voit bien que c'est très difficile d'avoir une majorité pour que toutes les retraites soient gelées, notamment les plus petites. Donc, débattons-en.

8:33
Locuteur

Le doublement

8:33
Présentateur

des franchises médicales, ça c'est négociable ou pas ?

8:36
Amélie de Montchalin

Là aussi, de quoi on parle ? Nous sommes le pays au monde, le pays au monde, qui fait qu'à la fin de nos actes médicaux, nous payons le moins, le moins du monde de notre poche. Il y a aujourd'hui 18 millions de Français qui ne payent rien parce qu'ils sont modestes, parce que ce sont des enfants, parce que ce sont des personnes que nous avons exemptées de cette participation. Qu'il y ait un débat sur, dans notre système, tout en restant le pays qui restera celui le plus, le moins cher, on reste à payer du monde. Est-ce qu'il n

9:05
Locuteur

'y a

9:05
Amélie de Montchalin

pas des choses à ajuster à un moment où on voit que les dépenses

9:07
Locuteur

santé... Vous êtes plutôt favorable

9:08
Présentateur

au doublement des franchises

9:09
Amélie de Montchalin

? Vous voyez, moi je suis favorable aux propositions qu'on a faites. Après, je suis surtout favorable au débat, et je suis favorable à ce qu

9:14
Locuteur

'on

9:14
Amélie de Montchalin

trouve des accords.

9:15
Locuteur

C'est ça mon rôle, et c'est ça mon métier.

9:17
Présentateur

Les professionnels hospitaliers qui voient venir, je les cite, la pire cure d'économie sur l'hôpital depuis les années 2010, et un budget qui ne pourrait répondre en aucun cas aux besoins croissants de santé des Français. L'objectif national des dépenses d'assurance maladie est prévu en hausse de 1,6%. Or, pour continuer à faire tourner la machine comme elle fonctionne aujourd'hui, il faudrait une hausse de cette ondame de 4%. Ça va saigner

9:36
Locuteur

à

9:36
Amélie de Montchalin

la Sécu. Donc, le Premier ministre l'a dit dès vendredi. Sur les dépenses liées à l'hôpital, nous avons déjà annoncé que nous allons réévaluer le budget de presque 1 milliard d'euros pour que pour l'hôpital, effectivement, les moyens soient donnés à chacun de fonctionner. Mais vous voyez, la dépense de santé, c'est quoi ? C'est des consultations en ville, c'est des dépenses de médicaments.

9:54
Locuteur

On

9:54
Amélie de Montchalin

va faire 1,6 milliard de baisse de prix pour les laboratoires pharmaceutiques, pour qu'ils contribuent aussi à notre effort. C'est aussi ensuite des arrêts de travail, c'est des dépenses à l'hôpital, c'est beaucoup de choses très... c'est de la lutte contre la fraude aussi. Donc, on prend les choses une par une. Et à la fin,

10:08
Locuteur

on

10:08
Amélie de Montchalin

veut quoi ?

10:08
Locuteur

C

10:08
Amélie de Montchalin

'est que les Français aient un pays où il y a un budget, où les services publics soient garantis, et où les enjeux stratégiques, notamment notre défense et notre sécurité, soient aussi financés. Merci. Ça

10:17
Locuteur

qu'on fait ensemble. Et

10:18
Amélie de Montchalin

il

10:18
Locuteur

y

10:18
Amélie de Montchalin

a des gens, je peux vous rassurer, qui essayent de le faire avec méthode.

10:21
Présentateur

Restez

10:21
Amélie de Montchalin

avec vous.