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InterviewUne Certaine Idée· 7 septembre 2023 20 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsLogementSolidarités & famille

Deux mois après les émeutes, Vincent Jeanbrun se confie pour Une Certaine Idée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Comment allez-vous ?

  • 0:56OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a changé dans votre vie après l'attaque ?

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Comment abordez-vous la sécurité en tant qu'élu désormais ?

  • 2:23OuverteRéponse directe

    La République va-t-elle de soi selon vous ?

  • 3:06OuverteRéponse directe

    Qui sont les ennemis de la République selon vous ?

  • 4:35OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a changé dans votre logiciel politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:23Fait
    « la République elle allait de soi elle s'imposait »
  • 3:06Fait
    « il y a des ennemis de la République sur notre sol qui ont été élevés en notre sein »
  • 3:51Fait
    « il faut désigner appeler les choses par leur nom il y a des ennemis de la République sur notre sol »
  • 5:19Chiffre
    « il y a cinq à six millions de Français qui vivent dans les quartiers qu'on appelle quartier prioritaire »
  • 5:57Fait
    « ces Français là on doit leur donner de l'espoir parce que ce ne sont pas les criminels nous c'est les otages des criminels »
  • 6:40Fait
    « il y avait énormément d'argent déversé et bien souvent pour pas grand chose »
  • 7:18Fait
    « en France on ne peut pas en république abandonner des millions de Français qui vivent là »
  • 8:38Fait
    « le président de la République dans une interview fleuve au magazine Le Point expliquer que nous on avait super bien géré en France la crise des émeutes »
  • 9:15Promesse
    « je prendrais toute ma part là-dedans j'ai eu l'occasion au comité stratégique de dire qu'il fallait qu'on puisse porter un véritable plan anti ghetto »
  • 10:34Fait
    « on se contente pas de casser un ghetto pour en construire un autre on ramène de la vie on ramène des écoles on ramène des services »
  • 11:11Fait
    « le logement social c'est pas à vie ça coûte pas un centime c'est pas à vie »
  • 11:55Fait
    « tous les trois ans le dossier il est revu à jour en fonction des revenus en fonction de la situation du foyer familial »
  • 13:58Fait
    « beaucoup de décrocheurs scolaires beaucoup de jeunes qui en fait n'ont même pas le vocabulaire de base qu'on devrait attendre d'un enfant qui termine le collège »
  • 15:24Fait
    « la République a perdu du terrain concrètement matériellement dans ces quartiers mais surtout dans l'esprit de ceux qui vivent dans ces quartiers »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Non speech

[Musique]

0:14
Locuteur

bonjour bonjour Merci beaucoup d'accepter de répondre à nos questions je voudrais vous commencez par une question très simple aujourd'hui comment allez-vous on a connu mieux je dirais que le plus dur est passé maintenant c'est le plus long que devant nous on a eu beaucoup de chance puisque ma femme mes enfants sont vivants sont là donc il y a tellement pire plus nous arriver et en même temps c'est sûr que il y a un trauma il y a un besoin de le digérer un besoin de surmonter donc on avance on est là et peut-être même plus déterminé que jamais et qu'est-ce qui a changé dans votre vie à partir de du moment où il y a cet événement tragique et l'attaque elle change elle change tout en réalité la façon dont vous abordez le monde la façon dont vous sentez ou pas en sécurité d'aller venir et voyez en tant que élu en tant que personne politique engagée j'avais toujours dans un coin la tête il dit qu'il pouvait se passer quelque chose que je pouvais être ciblé même si c'est pas quelque chose qui m'inquiète et spécifiquement là ce qui change tout c'est que maintenant pour moi mais d'ailleurs pour tous les élus en France la famille le foyer peut-être un point d'attaque peut-être une cible et d'un coup il y a plus juste sa personne à mettre en sécurité il y a la famille et ça c'est un paradigme complètement différent ça change votre prisme sur le monde sur la vie puis pour être honnête au-delà de tout ce que ça change d'un point de vue matériel humain logistique vous imaginez bien que mon épouse ne pouvant pas marcher ou conduire avant le mois de décembre ça va être ça va être évidemment très long le fait que les nuits sont plus les nuits qu'on avait avant enfin voilà c'est il y a des choses qui sont humainement compliquées d'un point de vue plus politique il y a peut-être un dans mon parcours une forme de naïveté qui évolue c'est à dire que moi j'ai vraiment toujours avancé avec cette idée de dire que la République elle allait de soi elle s'imposait il fallait suffisait presque de d'entendre les temps d'art pour que tout le monde se dise c'est la République c'est bien le plus précieux qu'on est et quelle chance qu'on a de vivre en France avec la démocratie la République et je mesure à quel point à cause des émeutes à cause de cette attaque en réalité rien n'a changé depuis la nuit des temps l'homme peut être un loup pour l'homme et la République ça va pas de soi ça se défend et le mot défendre il a son importance parce que ça signifie que si on se défend on se défend contre quelque chose on se défend parce qu'il y a une menace on se défend parce qu'il y a des agresseurs et dans mon logiciel politique personnel il est évident aujourd'hui que je m'obsède en fait cette question de comment on met hors d'état de nuire les ennemis de la République parce que sur notre territoire national il y a des ennemis de la République et c'était facile de se raconter que les amis de la République ils pouvaient à l'extérieur menace de payer étrangers menaces de séparatiste qui arrivait sur le sol français menace de terrorisme qui débarquait de Siri ou d'ailleurs c'est facile de les montrer du doigt là la différence c'est que les émeutiers et probablement les assaillants de ma maison sont des enfants de notre pays qui ont grandi sur notre sol qui ont été à l'école de la République qui ont probablement fait du foot ou telle ou tel activité associative dans les quartiers de la ville et qui au bout du compte se disent en fait ce pays on l'aime pas on n'aime pas son ordre social on n'aime pas sa façon de fonctionner on n'aime pas sa République on n'aime pas sa culture et donc on l'attaque et donc aujourd'hui la différence c'est qu'il faut désigner appeler les choses par leur nom il y a des ennemis de la République sur notre sol qui ont été élevés en notre sein et il faut qu'on soit capable de les identifier il faut construire capable de les combattre dans convertir certains il y a pas de raison qu'on puisse pas nous aussi faire du prosélytisme républicain du prosélytisme patriote et national et de les ramener dans notre giron mais la vérité c'est que tant qu'on n'aura pas le courage politique de désigner ces adversaires alors on y arrivera pas je dis ça en étant serein calme sans colère sans haine c'est pas le but le but c'est d'être pragmatique il y a une menace comment la neutralise ça ça change mon logiciel et puis je vais vous dire j'ai grandi dans ces quartiers moi je suis un enfant débarrassé l'âme de ma ville mon père était chauffeurs livreurs ma mère femme au foyer dans une immigré italienne je veux dire on n'avait pas on n'avait pas la France en héritage forcément et dans ces quartiers il y avait un espoir de s'en sortir partout et tout le monde travaillait à s'en sortir on émet la promesse républicaine on y croyait et on se donnait les moyens de faire en sorte qu'elle se réalise aujourd'hui on a à la fois ceux qui ont tourné le dos de la République qui la menace et puis on a tous ces concitoyens qui aujourd'hui ont baissé les bras ou en tout cas qui sont aujourd'hui privés d'espoir parce qu'ils ne croient plus du tout à la promesse républicaine et on a un défi considérable et à l'approche de 2027 la famille politique a une responsabilité considérable parce qu'il faut qu'on soit capable de leur dire la promesse républicaine on la tiendra partout sur le territoire national y compris dans ces quartiers populaires où on a parqué toute la misère sociale pendant des années où faut être honnête la droite c'est très peu intéressé à la question laissant plutôt ces débats à la gauche et aujourd'hui vous avez des ghettos des ghettos dans lequel vous avez des millions de Français il y a cinq à six millions de Français qui vivent dans les quartiers qu'on appelle quartier prioritaire et qui sont en réalité il faut bien se le dire la priorité de personnes et bien ces Français là on doit leur donner de l'espoir parce que ce ne sont pas les criminels nous c'est les otages des criminels eux ils sont tenus en jouent par des voyous des criminels parfois des terroristes qui se baladent matin midi et soir avec des kalachnikov à l'entrée de ses forteresses que sont ces ghettossaux sociaux et ces gens-là il faut être capable de les libérer du jour de ces terroristes terroristes est un mot fort mais pour dire ceux qui s'aiment la terreur ceux qui objectivement font que on n'ose plus aller venir on n'ose plus appeler la police on n'ose même plus appeler les pompiers on n'ose plus appeler un médecin et même les facteurs ont peur d'aller dans ces quartiers là moi je ne l'accepte pas et je considère que notre famille politique a un rôle à jouer dans le fait d'aller casser ses gâteaux j'ai entendu j'ai entendu beaucoup le côté mais on a déjà déversé énormément d'argent dans ces quartiers c'est toujours pour les mêmes etc deux choses d'abord c'est vrai il y avait énormément d'argent déversé et bien souvent pour pas grand chose parce que je l'ai vu dans la cité où moi j'ai grandi l'argent de l'enru vous savez la rénovation urbaine il a servi en réalité à payer les charges du propriétaire c'est-à-dire que le bailleur social il a refait la peinture les douches et le revêtement extérieur des bâtiments au frais de l'État alors qu'à la base c'est sa charge de propriétaire donc oui il y a eu de l'argent gâché et on continue à engager parce qu'on inverse beaucoup d'argent sur ce qu'on appelle le fonctionnement en fait on finance un peu d'associatif un peu machin et puis ça permet de se désintéresser de la question oui c'est vrai il y a eu beaucoup d'argent des versets pour autant en France on ne peut pas en république abandonner des millions de Français qui vivent là et quand je dis abandonner c'est les abandonner au criminels on doit les libérer du jus de criminels j'ai envie de dire peu importe ce que ça coûte et casser ces gâteaux concrètement physiquement faire en sorte qu'il n'y ait plus c'est forteresse à siégé c'est que ça coûte de l'argent mais c'est un investissement c'est à dire qu'une fois que ce sera fait ce sera fait une bonne fois pour toute on sera pas en train de remplir un panier percé et donc il y a un défi considérable mais qu'est-ce qui coûte de l'argent c'est que quelle est la solution concrète c'est à dire que est-ce qu'il faut plus de police est-ce qu'il faut aller déloger ces personnes les mettre en prison enfin je veux dire voilà quel est le voyez je vois bien comprendre la solution moi je considère que notre responsabilité dans les prochains mois dans les prochaines semaines et d'autant plus que le gouvernement de se saisit pas du tout la question on a presque l'impression que les ça y est les émeutes ça a été passé sous le tapis de conscience est-ce que est-ce qu'elle sait pas un peu ralenti et effondrée de la part du gouvernement comme si c'était un événement passé moi le sentiment que effectivement les solutions il faut qu'on vienne de notre famille politique parce que le gouvernement et pour des raisons évidentes et déjà en train d'essayer de faire oublier les émeutes mais ça sous le tapis circuler il y a rien à voir le président de la République dans une interview fleuve au magazine Le Point expliquer que nous on avait super bien géré en France la crise des émeutes ça avait duré que 5 jours alors que vous rendez compte dans d'autres pays ça a duré des mois et puis en 2015 ça durait des semaines enfin vous imaginez mon état émotionnel ou celui de mon épouse quand on a lu ça c'est à dire que pour nous c'est c'est incroyable tourner la page comme si de rien n'était comme si le chapitre l'eau c'est insupportable objectivement et c'est pour ça que je compte sur notre famille politique pour apporter résolution moi je prendrais toute ma part là-dedans j'ai eu l'occasion au comité stratégique de dire qu'il fallait qu'on puisse porter un véritable plan anti ghetto parce que j'ai une conviction toute bête qui peut le plus peut le moins qui peut résoudre le pire résoudra tous les autres problèmes si on est capable d'apporter des solutions aux Français honnêtes qui aspirent à travailler à vivre dans le calme et dans la paix sociale qui habite dans ces quartiers ghetto alors on apportera des solutions partout ailleurs en France si on est capable pour ces gens là de leur promettre la sécurité alors on apportera la sécurité partout en France si on est capable de le faire en sorte que à nouveau on puisse se soigner dans ces quartiers là alors on apportera la réponse de la santé partout en France si on peut redresser l'école de la République dans ce quartier là alors on redressera l'école de la République partout en France qui peut le plus peut le moins on a un défi considérable et c'est vrai que c'est un changement de logiciel pour nous parce que c'était pas forcément les sujets sur lesquels on était plus fort moi j'ai cette conviction là je la porterai je la défendrai je crois qu'il faut qu'on propose aux Français un plan Ant végétaux et un plan tibéto définitif et bien sûr que casser ses tours ça coûtera de l'argent évidemment moi je le fais dans ma commune j'ai un volet urbanisme qui est très important sur le long terme la seule solution viable c'est le volet urbanisme c'est la rénovation ombelle donc encore une fois c'est pas le ripolinage c'est pas on passe un coup de peinture on change les boîtes aux lettres dans les halls ça c'est on met par terre ces logements qui sont bien souvent indignés indécent et on reconstruit les villes on reconstruit les villes moi je le fais dans ma commune de L'Haÿ-les-Roses et on voit déjà l'impact en réalité et attention on se contente pas de casser un ghetto pour en construire un autre on ramène de la vie on ramène des écoles on ramène des services on ramène des entreprises on ramène des emplois quand je dis qu'on reconstruit la ville on reconstruit vraiment on se contente pas de faire des quartiers dortoirs sinon ça n'a aucun sens d'autres ont vers la voie sur ces sujets là Jean-François Copé amo a fait des choses extraordinaires en termes de rénovation urbaine et c'est un modèle une fierté pour notre famille politique il pour remettre ça au goût du jour et le théoriser ça au niveau national je crois qu'il faut casser ça coûtera de l'argent mais c'est de l'argent investi c'est pas de l'argent dilapider plus court terme il faut avoir le courage politique et ça ça coûte pas d'argent de se poser les bonnes questions sur qu'est-ce que c'est que le logement social en France il y a une réalité dans beaucoup de villes les familles qui travaillent modeste n'arrive pas à se loger des samans donc on a besoin d'apporter des solutions publiques pour les aider ma famille nous a élevé mon frère et moi dans un logement social c'était une étape dans leur vie et ils avaient l'aspiration en sortir aujourd'hui beaucoup de Français sont dans le logement social et s'il trouve tellement coincé qu'en fait ils n'en sortent plus moi je considère qu'on doit avoir le courage politique de dire le logement social c'est pas à vie ça coûte pas un centime c'est pas à vie ça veut dire que tous les comme dans le privé 3 6 9 tous les trois ans le dossier il est revu à jour en fonction des revenus en fonction de la situation du foyer familial etc il faut absolument avoir ce courage de dire je me social CPAS à vie et tous les trois six neuf on revoit le bail et s'il faut revoit le loyer s'il faut en revoit l'occupation etc deuxièmement je vois tous les jours des cas où vous avez une famille qui cherche un logement peut-être plus petit à tel endroit et une famille de cet endroit là qui cherche plus grand plus proche etc on devrait pouvoir simplifier considérablement les choses et proposer un échange automatique c'est à dire que vous avez deux familles qui se mettent d'accord pour échanger une typologie de logement ça devrait être ultra fluide pourquoi aujourd'hui moi je ma commune à côté de l'aéroport d'Orly j'ai du personnel qui commence à travailler à Orly qui prend un logement social à côté de l'aéroport puis ensuite elle est mutée à Roissy donc elle va faire des kilomètres en se levant aux aurores pour aller travailler à Roissy alors que vous avez la même famille qui est logée à Roissy dans un logement social et qui doit venir travailler à Orly on est marche sur la tête en fait et tous ces heures que ces familles la passent dans les transports c'est des heures qu'elle passe pas à côté de leurs enfants pour pouvoir les emmener à l'école pour s'assurer que tout se passe bien etc il y a plein de mesures je veux pas toutes les étaler là mais auquel on réfléchit depuis longtemps qui demande pas de l'argent mais du courage politique j'ai une dernière question sur les ennemis de la République quel est le profil de ces ennemis de la République comment ce qu'il faut voir ce que l'on voit pour pour pouvoir le combattre qu'est-ce qui vous paraît être le critère prioritaire enfin principal de ces ennemis de la République pour pouvoir justement peut-être empêcher qu'il en est d'autres ou de nouveau c'est pas si simple que ça de répondre parce que il y a ceux qui m'ont été le la pointe de l'iceberg ce qui clairement ont pris les armes contre la République cette jeunesse parce que quand même c'était c'était jeune qui sont balais dans les rues avec des bars à mines des haches des piolets des cocktails Molotov des mortiers bien sûr cela on commence à cerner un petit peu le profil beaucoup de décrocheurs scolaires beaucoup de jeunes qui en fait n'ont même pas le vocabulaire de base qu'on devrait attendre d'un enfant qui termine le collège donc des enfants qui n'ont pas finalement été qui sont même pas rentrés dans le champ républicain à un moment donné ça c'est une chose mais plus globalement qu'est-ce qui fait que des parents laissent leurs enfants sortir jusqu'à 4h du matin qu'est-ce qui fait que la moitié des émeutes Eric Ciotti est venu à L'Haÿ-les-Roses dans ma commune voir les dégâts des premières nuits qu'est-ce qui fait qu'on a rencontré des personnes qui nous disaient ah c'est horrible ce qui se passe mais quand même il faut comprendre ce qui leur colère etc donc cette culture de l'excuse elle est presque plus dangereuse que les émeutes eux-mêmes qui effectivement ont commis des crimes des délits il faut les sanctionner là dessus je pense que on peut tous être d'accord mais le défi il est presque d'aller toucher les mentalités quand je parlais de conquête de faire du prosélytisme républicain d'aller convertir un certain nombre de citoyens qui ne croient plus dans la République aujourd'hui pour moi c'est ça l'enjeu prioritaire parce que la République a perdu du terrain concrètement matériellement dans ces quartiers mais surtout dans l'esprit de ceux qui vivent dans ces quartiers quand j'étais petit je croyais non plus à la censeur social ça faisait longtemps qu'il était cassé mais à la possibilité de progresser de s'émanciper la République à laquelle je tiens moi elle permet quand même de grandir et effectivement de devenir le maire de sa commune alors qu'on a grandi dans les tours HLM aujourd'hui plus personne ne croit cette promesse là parce que non seulement l'ascenseur est cassé mais maintenant la cage d'escalier qui permettait quand même de s'élever elle est occupée par des dealers qui vous empêchent de monter il y a quelque chose qui est inacceptable et qu'il faut qu'on combatte collectivement je suis malgré tout ce qui nous est arrivé que ce soit les émeutes pour qui ont touché la France les agressions de tous les élus en France et évidemment qu'à personnel je veux rester positif parce que si je me suis engagé en politique c'est parce que je refuse de fatalité moi je refuse ce qu'ils disent c'est foutu notre pays foutu on y arrivera pas ça y est le concert nous a touché on arrête de se battre non les guérisons miraculeuses existent et en l'occurrence il nous faudra peut-être un petit peu de chance à ce niveau là mais il y a du courage politique en France il y a du courage politique dans notre famille politique tout seul on y arrivera pas mais je suis convaincu qu'en France il peut y avoir un sursaut et ce sursaut c'est parce que si le gouvernement essaye d'oublier ce qui s'est passé les Français ne l'oublient pas et si on est capable de canaliser cette énergie de canaliser ce cet envie de sursaut alors on a toutes nos chances pour redresser le pays très bien dernière question Quels tous ces événements tragiques encore une fois vous ont touché personnellement et vous êtes un homme politique quels sont vos projets et comment ça a pu changer quelque chose chez vous et dans votre parcours comment allez-vous agir dans les mois à venir dans les années à venir est-ce que vous avez déjà pensé à une autre forme d'implication merci pour cette question et en plus elle est presque flatteuse mais deux choses d'abord d'abord moi j'ai envie de dire un grand merci à toutes celles et ceux qui nous ont soutenus après cette épreuve je serais sûrement pas là devant vous s'il y a pas eu autant de solidarité autant d'énergie autant de courrier autant de messages de mails enfin des dizaines de milliers de messages papier mails qui ont été adressés ça donne une force considérable et effectivement ça donne une responsabilité toutes celles et ceux qui nous ont écrit qui m'ont encouragé à tenir bon à mener le combat j'ai envie d'être à la hauteur et donc évidemment quand je vous disais tout à l'heure je me sens plus déterminé que jamais c'est vrai c'est vrai parce que à chaque fois que je signe des courriers de remerciement pour remercier ceux qui m'ont écrit ça donne de l'énergie je peux dire aussi qu'à chaque fois que je vois ma femme dans son fauteuil roulant ça me donne énormément d'énergie donc il y a cette responsabilité et je ferai en sorte de m'impliquer aussi fort que possible en revanche j'ai l'occasion de le dire mais on a toujours pêché en France à chercher des individualités à chercher l'homme providentiel à chercher celui qui a incarnait à lui tout seul quelque chose j'ai conscience que ce qui est arrivé à ma famille fait de nous une forme de symbole mais d'abord il y a des milliers d'élus qui ont été attaqués y compris chez eux ils ont eu moins de publicités mais on est nombreux à faire vivre ce symbole de la République attaqué et puis surtout si c'est ceux qui nous écoutent et nous regardent aujourd'hui ne prennent pas aussi modestement leur part alors on y arrivera pas parce que un homme seul ne peut rien un candidat à la présidentielle encore moins une famille politique aussi forte et brillante soit-elle si elle est pas soutenue par les Français par le peuple elle ne pourra pas agir donc le défi qui est devant nous c'est pas de savoir qui individuellement s'engage mais quelle collectif on est capable de créer et surtout comment se collectif soulève appelle ce sursaut le canalise et fait en sorte qu'à un moment donné on dit stop ça suffit plus jamais une agression de ce type en France plus jamais des émeutes de ce type en France et une bonne fois pour toutes mettons les ennemis de la République au pas et défendre cette chance que la France merci beaucoup