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InterviewSarah Knafo· 21 décembre 2025 54 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécurité

Sarah Knafo sur BFM TV : Refusons le Mercosur !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 44 %Attaque 45 %Défensif 12 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00FerméeÉludée

    Est-ce que vous appelez les agriculteurs à lever leur barrage ?

  • 3:00FerméeÉludée

    Est-ce que vous partagez la mise en garde du ministre de l'intérieur sur les blocages ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Sur l'abattage systématique des troupeaux, proposez-vous des alternatives ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la non-signature du Mercosur va avantager la Chine ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous assumez de récupérer la colère des agriculteurs ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Présentez-vous un contre-budget de 80 milliards d'euros ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Sarah KnafoFait
    « On a dans la même semaine cette épidémie de dermatose avec des abattages de troupeaux entiers de cheptel. »
  • 6:00Sarah KnafoFait
    « Ce traité aurait dû être signé hier au Brésil, il ne l'a pas été parce que Georgia Meloni mais Emmanuel Macron également s'y sont opposés. »
  • 13:00Sarah KnafoChiffre
    « 15 milliards d'euros d'aide au développement par an. »
  • 0:15Locuteur 1Promesse
    « Nous aussi, on vous propose l'arrêt de l'immigration mais avec un programme économique crédible. »
  • 4:30Locuteur 1Fait
    « L'audiovisuel n'est pas une mission de service public. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour BFM politique. Elle est sans aucun doute l'une des révélations politiques de cette année qui s'achève dans quelques jours. L'eur député reconquête Sarah Knafo et notre invité.

Aujourd'hui, elle s'est affichée au côté des agriculteurs cette semaine. Est-ce qu'elle les appelle comme le gouvernement a désormais lever les barrages que certains tiennent encore pour laisser les Français passer des fêtes de Noël plus calmement ? Sera-t-elle candidate à la mairie [musique] de Paris ?

C'est une hypothèse qui semble de plus en plus sérieuse. Elle nous répond dans un instant. Mais avant cela, le flash avec Fanny Vider.

Vous êtes bien sur BFM politique, notre invité Sarah Knafo. Bonjour Sarah Aknafo. Merci d'être avec nous ce matin.

Eurodéputé reconquête. À mes côtés pour vous interroger, Amandy Nathalaya, éditorialiste politique BFM TV et Jules Peécnard de la tribune dimanche le partenaire de notre émission. Alors, je le disais en introduction il y a quelques secondes, vous êtes affiché au côté des agriculteurs cette semaine en leur apportant votre soutien notamment dans la lutte contre le Mercosour.

On voit aussi ce matin la mise en garde du ministre de l'intérieur Laurent Noun et dans le journal du dimanche qui demande à ce qu'il n'y ait plus aucun blocage. La tolérance doit avoir ses limites, dit-il. La vie du pays ne peut être entravée.

Les Français doivent pouvoir partir en vacances pour les faits dans la sérénité. Est-ce que vous partagez cette mise en garde du ministre de l'intérieur ? Est-ce que vous appelez les agriculteurs à lever leur barrage ?

Alors, je n'appelle jamais personne à la violence. Je pense que c'est absolument pas la violence qui peut résoudre quoi que ce soit, mais je suis très frappée et je pense que beaucoup de gens vont être meurtriis des propos de notre ministre de l'intérieur puisqu'il est la démonstration une fois de plus qu'on a un état qui est totalement faible lâche avec les délinquants et qui est impitoyable avec les honnêtes gens. Je pense que beaucoup de gens ont été choqués quand ils ont vu ces hélicoptères de gendarmerie avec du gaz lacrymogène sur les agriculteur quand on connaît la faiblesse de notre état, la lâcheté de notre état notamment dans les banlieux mais aussi à chaque soir de fête.

Là encore, on est en disc. Gouvernement a précisé que lorsqu'il y avait eu des des violences avec les policiers, c'est parce qu'il s'agissait de militants d'extrême gauche qui s'étaient infiltré, pas d'agriculteur. Alors, on a vu les images d'agriculteurs, vous les avez vu comme moi, des agriculteurs à genoux avec les autorités publiques qui arrivent sur des fermes.

Si on parle de cette détresse des agriculteurs, encore une fois, je le répète, j'appelle à aucune violence, c'est absolument évident. Faut comprendre la détresse sociale des agriculteurs en ce moment. Ce que je regrette, c'est qu'on ne parle d'eux que lorsqu'ils bloquent.

C'est-à-dire qu'on a des gens qui ne bloquent pas pour détruire mais qui bloquent pour survivre pour qu'on parle d'eux. Sinon, on ne parle jamais d'eux. Quand sont les dernière fois qu'on a parlé des agriculteurs ?

À chaque fois qu'il y a eu des blocages, à chaque fois qu'il y a eu des manifestations notamment devant le Parlement européen, moi je suis pour le coup l'une des rares avec d'autres Français, mais l'une des rares à chaque fois aller les voir quand ils viennent au Parlement européen, les recevoir, aller les voir sur leurs fermes, sur leurs exploitations, discuter avec eux. Et je n'attends pas ni des violences ni des blocages pour m'intéresser à leur sort. Mais regardez ce qui leur arrive en une seule semaine.

En une seule semaine, ils ont le mercur qui est une trahison. Refusé par l'Union européenne, reporté en tout cas par l'Union européenne, on va y venir dans une seconde. On y viendra.

Ça fait déjà bien longtemps que ce traité est négocié. Ça fait plus de 10 ans et à chaque fois on reporte et jamais on enterre ce projet puisque'à chaque fois il revient sur la table et personne n'arrive vraiment à le bloqué. On a dans la même semaine cette épidémie de dermatose avec des abattages de troupeaux entiers de cheptel.

Euh peut-être qu'on reviendra sur cette question mais qui est un drame pour un agriculteur. J'ai rencontré en Alsace, vous l'avez dit, j'étais au côté des agriculteurs, j'ai rencontré en Alsace un éleveur qui lorsqu'il avait 15 ans a vu les autorités publiques entrer chez lui pour abattre un troupeau. Il dit pas que ce n'est jamais légitime et qu'il faut jamais tuer aucune bête malade qui pourrait contaminer une autre.

Mais ce qu'il me raconte pour le coup glace le sang. Vous voyez l'autorité publique qui rentre sur la ferme, il voit les les vaches qui sont les siennes qui nourrissent, réveill à 5h du matin pour leur bêtes qui sont abattu. il entend le bruit des cadavres dans des benes à hordure.

Ils ont été cherchés jusqu'au dernier petit veau pour les tuer parce que malheureusement aujourd'hui le consensus scientifique dit qu'il y a pas d'autres solution que la matage systématique si une bête est contaminée. Et justement non mais je voulais vous entendre là-dessus parce que vous proposez enfin vous avez fait une résolution au niveau européen pour dire qu'il fallait explorer voilà les alternatives à l'abattage systématique. Je vais vous donner des exemples.

Je vais vous donner des exemples. Pour pour finir sur cet exemple de cet éleveur alsacien, aujourd'hui, c'est 20 ans plus tard, 20 ans après l'abattage de son troupeau tout entier, il n'a pas encore reconstituer son troupeau. Le patrimoine génétique d'un troupeau, ça met des années à se constituer et à se reconstituer.

Son père, s'il n'avait pas eu son fils, aurait pu se suicider. Aujourd'hui, on a un agriculteur qui se suicide tous les deux jours et quand on voit qu'ils ont besoin de bloquer des routes pour qu'on parle d'eux, pour que monsieur le ministre de l'intérieur daigne tourner son regard vers eux, ça, je pense que c'est blessant et que ça peut meurtrir des gens. Mais cette stratégie d'abattage effectivement auque Amandine par exemple, on l'a vu dans les Savoix, ça a été efficace.

Ça a permis de juguler cet épisode. J'ai effectivement déposé un projet de résolution, j'espère qu'il sera voté par mes collègues au Parlement européen pour demander qu'on étudie toutes les pistes d'alternative à l'abattage de troupeaux entiers. Et il y en a des vétérinaires vous disent quand par exemple il s'agit de troupeau sur des vallées, on pourrait confiner certains puisque comme vous le savez c'est une maladie qui se transmet par des moustiques par exemple qui viennent sur une bête et qui ensuite propagent la maladie ailleurs.

Donc on pourrait confiner si c'est sur certaines vallées confiner les bêtes malades, ne pas tuer jusqu'au dernier veau. On pourrait les soigner. sont des bêtes qui peuvent ne pas mourir, c'est-à-dire qu'elles vont être fébriles, elles vont avoir des des il y a des manifestations physiques de la maladie mais elles peuvent ne pas mourir.

Donc il existe des alternative. Je dis pas que certains troupeaux euh il faut laisser l'épidémie se répandre, c'est évident surtout quand vous avez une très forte densité que vous avez énormément de bêtes qui sont collées les un autre la science Sarnafo. Bah c'est la preuve, c'est pour ça que je vous dis ça.

J'ai je parle d'étudier scientifiquement, de faire confiance à des vétérinaires pas que le gouvernement l'aurait fait si c'était possible. Enfin, personne n'a envie de rendre encore plus malheureux les agricules du Covid. Est-ce qu'on peut vraiment dire que le gouvernement a la science infuse sans vouloir faire de mauvais jeux de mots ?

Sur le Covid, on a bien vu que tout avait été mal fait à toutes les étapes, les étapes de prévention. Là, le vaccin s'est fait en catast un consensus vacast. Vous êtes d'accord ?

Le vaccin, il y a un consensus scientifique pour dire que ce vaccin aurait pu être fait. On avait pas assez de dos. Je parle pas du Covid, je parle pas du Covid, je parle je parle de la dermatose.

Le fait de vacciner les bêtes. Vous êtes d'accord que là aussi il y avait un consensus. Pourtant le gouvernement ne l'a pas fait.

Ils le font en catastrophe encore une fois quand des agriculteurs se disent qu'on est arrivé trop loin et que l'abattage de troupeau entier va aller tuer. La deuxième proposition que je fais, je vais en finir sur ça, c'est de les indemniser au plus tôt et au prix du marché. Aujourd'hui, vous avez des agriculteurs pendant les contraintes environnementales temporairement.

Si j'ai bien résolution, c'est la trè proposition. Mais alors celle-ci est l'écologie ça suffit comme disait Nicolas Sarkozi. Attendez, je vais y venir.

Sur la deuxième proposition, donc il s'agit de les indemniser immédiatement. Certains attendent pendant des années et au prix du marché. Aujourd'hui, ils sont rémunérés sur le prix de ce que valait une vache il y a 2 ans.

Autant dire que pour eux, c'est la mort. Donc les endémiser tout de suite et au prix du marché quand on procède à un abattage. Et la 3è proposition, en effet, merci d'y venir, c'est le fait de supprimer l'article 12 donc de la Pâque qui évoque une conditionnalité environnementale pour que les agriculteurs puissent bénéficier des aides.

À mon sens, il faudrait la supprimer tout court pour revenir à la pâque des origines, c'est-à-dire une pâque qui promo la production et pas qui met des freins sur la production en ne promouvant que la le mode environnemental de production. C'est la Pâque des origines. C'est celle qui visait à dire il faut que les Européens aient les moyens de nourrir les Européens.

On est passé à un système exactement inverse où aujourd'hui les Européens vont importer leur nourriture. On est dépendant en France à plus de 20 %. On a été autosuffisant pendant des siècles.

On est dépendant à plus de 20 % de nos importations et on va défavoriser la production à l'intérieur ce qui est à mon sens le compte de l'absurdité et le contraire de la politique agricole. Cette colère agricole elle a des raisons multiples et il y a évidemment cette question de l'opposition au traité de libre échange avec les pays d'Amérique du Sud. le Mercosourd le Mercosour dont la signature donc a été reportée.

Voilà, reportée. Ça fait 25 ans que ce ce cet accord de libre échange est en discussion. Les filières en France sont un peu divisées sur le sujet.

Il y en a certaines qui donc rejettent cet accord, d'autres qui le soutiennent comme la filière du vin ou c'est ou la filière laitière. Est-ce que vous comprenez aussi que ces filières-là espèrent que cet accord soit enfin finalisé ? Vous avez donc des filières qui vont bien, notamment la filière viticle française.

On peut ça peut toujours aller mieux évidemment, mais on a un produit tellement exceptionnel qu'il est exporté quand bien même il n'y aurait pas d'accord de libre échange. Donc la filière viticole, c'est pas une question de vie ou de mort qu'il y ait le traité du mercure. À l'inverse pour les éleveurs, là c'est une question de vie ou de mort.

Pour eux c'est la mort. C'est-à-dire qu'il faut quand même prendre conscience qu'on peut vivre dans un monde où vous, moi, nous tous, dans 10 ans, on ne mangera plus jamais de viande française. Il est possible que nos enfants ne sachent jamais ce qu'est une viande française.

L'élevage peut mourir en France. Aujourd'hui, tous les agriculteurs que je côtoie, et j'en ai beaucoup parmi mes amis, même mes amis intimes, je leur dis, est-ce que votre enfant, votre fils, vous allez lui dire de reproduire et de de de prendre ce que vous avez créé, à savoir votre cheptel et cetera. Tous me disent pas du tout.

Si je veux qu'il continue dans l'agriculture, je lui dirais plutôt d'aller faire des céréales ou autre chose. L'élevage se disent les jeunes agriculteurs d'aujourd'hui, dans 20 ans, c'est mort. Est-ce que Est-ce que la non signature du mercure, est-ce que ça ne va pas Est-ce que ça ne va pas principalement avantager la Chine ?

Dans quel sens ? Dans le sens où la Chine bénéficierait donc d'un accord avec les pays du du Mercosur, les les pays du Mercosur pourraient se tourner davantage vers la Chine que vers Je me demande à quelle échelle vous pensez quand vous parlez d'avantager un pays plutôt qu'un autre. Moi ce que je regarde, c'est notre pays, notre intérêt.

Est-ce que nous voulons vivre dans un monde où nous n'avons plus d'élevage en France ? Ma réponse est claire. Est-ce qu'il faut sacrifier les agriculteur pour l'industrie automobile allemande et pour essayer de lutter contre la Chine sur cette partie là de l'accord à savoir la partie industrielle ?

Ma réponse est non. Par franchement qu'Emmanuel Macron sacrifie les agriculteurs français pour l'industrie allemande ? Je trouve que sa voie ne porte pas beaucoup.

C'est-à-dire que pendant des années, je pouvais vous répondre oui. Il cédait devant l'Allemagne de manière absolument claire et sur tous les sujets, sur le nucléaire, sur l'industrie allemande. Parce que je je m'arrête en deux phrases pour dire pourquoi je dis ça.

C'est que généralement ces accords de libre échange sont conclus pour qu'on puisse importer des produits agricoles et exporter des produits industriels. Donc le plus souvent c'est l'Allemagne qui a intérêt parce qu'elle a une agriculture bien plus faible que la nôtre par définition et une industrie plus forte que la nôtre notamment automobile. Donc ce qu'on signe comme traité, ça vise à dire aux autres pays importer plus facilement des voitures qui viennent de chez nous, nous Europe mais en réalité Allemagne et en échange, nous importerons vos produits agricoles.

Donc on sacrifie nos éleveurs au profit de la voiture allemande. Ce traité aurait dû être signé hier au Brésil, il ne l'a pas été parce que Georgia Meloni mais Emmanuel Macron également s'y sont opposés à ce que vous dites bravo Emmanuel Macron. Évidemment, bravo Georgia Mélonie, bravo Emmanuel Macron, bravo à ceux qui empêchent que ce soit signé.

Moi ce que j'observe c'est que déjà depuis des mois Emmanuel Macron dit "Je ne le tolère pas, je ne le tolère pas." Il a fallu l'adjonction d'un allié pour qu'enfin ce soit stoppé et j'espère maintenant que le projet sera enterré. Jusqu'où il doit aller dans le rapport de force le président français parce qu'on n'est pas suivi par beaucoup de pays.

Mal vous souvenez de ce que faisait le général de Gaul, on est en 1965 et il dit "On a besoin de la voix de la France parce qu'énormément de sujets sont adoptés à l'unanimité au conseil." Il fait ce qu'on a appelé la politique de la chaiserie. C'est-à-dire qu'il dit "Je ne serai plus là et plus aucune décision ne pourra passer parce que je ne serai plus là." Oui, c'est à force théorie.

Et vous pensez qu'on pèse assez aujourd'hui pour que ça ait le même effet ? Bah c'est une très bonne question. C'est une très bonne question parce que je crois que la France d'Emmanuel Macron ne pèse plus assez mais que la France reste la France et que sans la France l'Union européenne n'existe plus.

Si vous n'avez plus la voix de la France, si la France refuse comme aujourd'hui de coopérer à sa propre perte, alors il n'y a plus d'Union européenne. Donc si Emmanuel Macron prend conscience de la force qu'il a, non pas parce que c'est lui, vous savez, je pense ce que je pense de lui, mais parce qu'il est à la tête d'un grand pays, d'un des plus grands pays d'Europe qui est le seul de l'Union européenne à avoir l'arme nucléaire, qui a la meilleure armée du continent, qui a une une économie qui bien qu'elle soit en déclin, pourrait encore donner des leçons au reste de l'Europe. Donc pour cette raison, on aurait tous les leviers de pression nécessaires, notamment notre contribution, ce qui est quand même le le le principal.

On est on est contributeur net au sein de l'Union européenne, c'estàd qu'on donne plus qu'on ne reçoit. Don on donne plus qu'on ne reçoit. Donc la France contribue à hauteur de 25 milliards chaque année et reçoit en retour.

Mais les pays d'Amérique du Sud disent en fait on nous dit que ce traité ce n'est qu'un report que ça sera signé peut-être le 12 janvier, c'est pas confirmé de source européenne. Certains disent finalement ce n'est qu'un report d'un mois. C'est exactement ce que je vous dis à savoir c'est peut-être encore de l'esbrouf.

Donc bon, féliciter Emmanuel Macron d'avoir repoussé d'un mois. Vous voyez à quel point ce serait insignifiant mais depuis 25 ans, on a à chaque fois effectivement ce traité qui revient qui repart. Vous comprenez que cette colère des agriculteurs se poursuivent pour certains sur les routes et ça vous pose pas de problème qu'il continue à bloquer y compris pendant ces congés de fin d'année où certains vont essayer de Monsieur ce ce qu' a ce qu'il y a de pire c'est que les agriculteurs, vous le savez ne peuvent pas tenir longtemps des révoltes.

Quand ils sortent de leur ferme, ils laissent leurs bêtes sur leur sur leur terre, ils ne cultivent pas leur terre. C'est eux n'ont pas le choix. Leur outil de travail, c'est leur vie.

Ils sont obligés d'y être tous les jours. Tout le monde sait que les agriculteurs, ça ne peut pas tenir longtemps une révolte parce que sinon ils meurent. Ils se sacrifient parce qu'ils doivent survivre.

C'est pour ça que eux quand ils font ça, c'est niise ni la volonté de détruire. Ils le font parce qu'ils n'ont pas le choix. et ce sont des pertes économiques énormes quand ils sortent de leur fermes.

Je le je dans dans la tribune dimanche, nous écrivons que le cette comment dire cette colère est beaucoup alimentée sur les réseaux sociaux euh que le mouvement reconquête, je crois en a profité pour republier une pétition de soutien aux agriculteurs. Est-ce que vous assumez ? Alors, vous allez me dire que c'est un mot qui est cliché, mais est-ce que vous assumez de faire partie des des mouvements politiques qui récupèrent le plus cette colère ?

Est-ce que vous en profitez d'une certaine façon ? Si vous me dites qu'on est le mouvement politique qui défend le plus les agriculteurs, je vous dirai oui et merci de le remarquer. Je pense que beaucoup d'agriculteurs le remarquent aussi.

En revanche, utiliser des mots comme récupérer, profiter et cetera ou alimenter, là je pense que c'est mépriser les agriculteurs qui eux voient qu'ils n'ont absolument pas besoin ni des réseaux sociaux, ni de reconquête, ni d'un parti politique, ni de personne pour souffrir en eux-même. Quand il y a un agriculteur qui suicide tous les deux jours, je pense que ça ça n'est pas alimenté ni par les réseaux sociaux, ni par reconquête, ni par un parti. Nous ce qu'on fait c'est qu'on essaie de défendre les Français tous les jours.

Et donc quand on voit une filière qui est aussi stratégique parce que pour moi l'agriculture est aussi stratégique que le nucléaire, nourrir un pays c'est sa survie. Donc pour cette raison, je peux pas être absente et on peut pas être absent chez Reconquête. Et donc merci de le signifier.

On a en effet une pétition de soutien soutien-agriculteur. Et on invite tous ceux qui veulent soutenir les agriculteurs à aller la signer pour montrer qu'on est nombreux. Sarah Nafo, le premier ministre Sébastien Lecnu va commencer à recevoir dès aujourd'hui les responsables politiques notamment du bloc central pour essayer de trouver une solution sur cette question du budget.

Il y aura pas de budget avant le 31 décembre. Un conseil des ministres réunira demain en fin de journée pour entériner le principe d'une d'une loi spéciale. Il appelle le Premier ministre à la responsabilité de tous les acteurs politiques.

Est-ce que vous l'entendez ? Ah mais moi aussi je les appelle à la responsabilité. S'ils veulent être responsables, je leur propose un contrebudget que j'ai établi. un contrebudget qui propose 80 milliards d'économie. 80 milliards, c'est réaliste.

Ah mais c'est même pas assez. C'est un plan d'urgence. C'est uniquement un plan d'urgence parce que je les connais cette assemblée.

On a l'image devant nous. On a cette image de ces parlementaires. Euh on les connaît.

En réalité leur consensus aujourd'hui est très clair. Ils veulent toujours dépenser plus et ils veulent toujours taxer plus. 80 milliard ceux qui nous regardent ils se disent "On va nous saigner." Non pas du tout.

Ceux qui nous regardent se disent "Il est enfin temps que l'État baisse ses dépenses pour pouvoir baisser les impôts." Je suis auj on est aujourd'hui chez Reconquê le seul parti à le proposer. Tous les autres proposent en réalité de taxer plus pour que l'État puisse dépenser plus.

Si on dit 80 milliards, vous dites "On va les saigner, on va on va les saigner." Mais c'est pas ce qui vote malheureusement à l'Assemblée nationale où j'ai établi là encore un tableau qui montre les votes de chacun sur les différentes taxes. Et vous voyez que main dans la main, alors même qu'on nous dit que cette assemblée ne s'entend pas, qu'il y a pas de majorité, quand il s'agit de voter des impôts, ils sont tous d'accord.

LFI votre main dans la main avec le RN, le PS avec le modem, la Macronie avec le RN et cetera. Inventer des taxes, ça les met. D'accord.

Donc, on a trouvé peut-être le triste consensus national. Moi, je m'inscris en faux contre ce consensus. Je ne suis absolument pas d'accord pour qu'on continue dans cette logique.

Je propose de renverser totalement la logique et donc ça n'est absolument pas un programme, comme vous dites, qui vise à saigner les Français ou même un programme d'austérité ou de rigueur. Non, c'est un programme d'enrichissement. Le fait est qu'aujourd'hui les Français s'appauvrissent parce que l'État leur prend tout.

Je propose exactement l'inverse. Je propose que les par les impôts. Voulez dire notre impôt il finance aussi l'hôpital je vous le qui est pas toujours en en bonne forme et l'école l'enseignement public ça sert à ça aussi qui est pas en bonne forme.

Vous pouvez continuer parce que vous allez vous allez me donner raison. Quand on dit qu'on finance ce genre de service public et qu'on est le peuple le plus taxé du monde, rappelons-le, et de l'histoire pour financer ces services publics, est-ce que vous pouvez comprendre que les Français ressentent qu'ils n'en ont pas pour leur argent ? Vous pouvez l'entendre.

Quand vous dites "On va saigner les Français, quel est mon contrebudget ?" 15 à 20 milliards d'euros à supprimer d'économie sur les les prestations sociales non contributive à des étrangers. Parce que je considère qu'il n'est pas moral d'aider le monde entier tant qu'on aura encore un seul SDF dans les rues françaises.

Ça n'est pas moral. C'est immoral que notre état s'occupe d'aller aider le monde entier. Comme par exemple, j'en viens à ma deuxième mesure d'économie, 15 milliards d'euros d'aide au développement par an.

Je trouve cela immoral. aller former des infirmières au comor alors qu'on manque de personnel soignant chez nous, c'est immoral. Votre contrebudget n'est pas à l'ordre du jour aujourd'hui.

Ce qui est discuté, c'est en l'occurrence le budget à l'Assemblée nationale. Oui. Oui, bien sûr.

Mais si ça finit avec une loi spéciale finalement, c'est-à-dire la reconduction du budget précédent parce qu'il sera impossible de voter ce budget, vous dites moindre malâ. Forcément non, puisque c'est toute la logique de ces 40 dernières années qu'on poursuivra. Là, on peut dire moindre mal, c'est queavec cette loi spéciale, on aura au moins pas les taxes qui ont été inventées par le par les parlementaires ces derniers mois.

Donc la taxe inventée par le RN sur la fortune dite improductive et portée à la fin par le modè. Toutes ces taxes sur les multinationales qui visent en réalité à faire payer aussi les grands groupes français comme Dasso, comme Talè, toutes ces taxes, si elles peuvent sauter et ben malheureusement vous aurez raison de dire que c'est le moindre mal. Et pour le moindre parce qu'une loi spéciale, ce n'est que dans l'attente du vote d'un nouveau budget dans quelques semaines ou dans quelques mois.

Bah, c'est comme pour le mercossur provisoire. Malheureusement, on en est là. C'est-à-dire qu'on en est à dire qu'est-ce que le moindre mal ?

Moi, ce que je propose aux Français, c'est d'enfin refuser d'accepter le moindre mal. Il faut se dire qu'on mérite tous mieux que mieux que rien. Vous n'avez pas l'impression que délire un nouveau pouvoir.

Oui, mais si Sébastien Lecnu survit à cette crise, on naz pas l'impression qu'en fait il restera jusqu'à la fin du quinquena d'Emmanuel Macron et que sans doute cette démission que vous espérez de de vos vœux de que vous appelez de vos vœux du président n'arrivera jamais. Vous avez sans doute raison pour Sébastien Lec, mais je crois que ça n'est plus la question. C'est-à-dire qu'on a bien vu que le nom du premier ministre ne changeait rien à nos problèmes, rien à notre vie et même rien à la politique du gouvernement à part peut-être la méthode, la personnalité, le tempérament.

Mais on a eu François Baïron, on a eu Michel Barnier, on a eu Sébastien Lecnu et le sentiment qu'on a c'est que rien n'avance, que tout stagne. C'està-dire qu'on reste avec la même philosophie que ces 40 dernières années. Et ce qu'il y a de pire, c'est que dans la situation où nous sommes, Stagné c'est tombé.

La faute à qui ? au socialistes qui en ont trop demandé ou aux Républicains qui en ont trop accepté. Ah mais à tous, à tous, au RN, à LFI, à tous.

Il faut pas en en cibler que deux. Tout c'est pas MPS, c'est toute la classe politique qui a inventé des budgets, qui a inventé h nouvelles taxes dans son contrebudget, qui a voté pour 43 milliards d'euros de nouvelles taxes, qui a voté main dans la main avec le modèle l'impôt sur la fortune improductive. En en se prébalant, j'ai entendu j'ai entendu Marine Le Pen dire qu'elle était fière de l'impôt inventé par le Modem sur la fortune improductive puisqu'elle disait "C'est le mien cet impôt".

Un impôt, rappelons-le aux gens quand même, qui à mon sens est totalement socialiste puisqu'il vise à dire que posséder des actions dans l'économie française, c'est improductif, que posséder une assurance vie qui est investie dans la dette française, c'est un productif, qui vise à dire que posséder du Bitcoin, des œuvres d'art et cetera, c'est un productif et qui vise à taxer cela davantage. À mon sens, c'est le début du communisme dans le sens où on dit et les mont un sens si je dire une franchise qui est assez élevée à plus d'un million dans le sens où on dit qu'en réalité la propriété des gens ne sera jamais vraiment leur propriété. On remet en cause le droit de propriété en disant tout ce que vous avez travaillé, tout ce que vous avez socialiste tout ce que vous en économie.

Je pense je pense que cette taxe est communiste. Je vais pas m'embarquer dans des qualificatifs euh sur la personne. Cette taxe là, c'est le début du communisme et peut-être même qu'ils ne l'ont pas vu comme ça.

Donc je les accuse pas. Je lis ce que je lis, je vois cet amendement, je vois cette taxe et je me dis dire ça, c'est accepter que les Français n'ont pas de propriété. Et à mon sens, le droit de propriété est aussi important que le droit de vote.

C'est le début de la liberté. Quand on nous retire ce ce pourquoi on s'est battu, vous disiez tout à l'heure, saigner les Français. Les Français se saignent pour posséder quelque chose et à la fin, on leur dit même votre assurance vie ne vous appartiendra jamais réellement.

L'État pourra toujours à un moment ou un autre imposer une taxe et puis après faire monter. Encore une fois, il y a un plafond qui est assez élevé, je crois c'est plus d'un million précisément jusqu'à cette sommeel. Il y a pas de la propriété des gens, c'est leur propriété.

Ça n'est pas l'argent de l'État. plus riches peuvent contribuer aussi mais bien sûr qu' peuvent contribuer mais quand vous avez contribué avec votre impôt sur le revenu que vous avez déjà payé, vous êtes le pays le plus taxé, retaxé, surtaxé, des revenus qu'on a déjà taxé plusieurs fois dans votre vie, à la fin vous dites maintenant c'est à moi, je les épargne et j'ai déjà payé énormément. J'ai déjà payé mon dieu à la collectivité.

Vous avez payé vos charges sociales comme disait monsieur Darré, vous avez financé l'hôpital, vous avez financé l'école, vous avez déjà tout payé. par des ultra riches. Non, c'est pas On parle pas des ultra riches.

On on parle de tout le monde. On parle de tout le monde. Regardez quand je vous dis que nous sommes le peuple le plus le plus imposé du monde.

Je parle pas de Berner Arnaud. Tous les Français sont les plus imposés du monde. Quelqu'un qui gagne le SMIC paye énormément d'impôts aujourd'hui.

Quand vous quand vous payez 2000 quand vous payez un salarié 2000 € vous devez débourser 4000 pour le payer. Donc imaginez déjà que la richesse que lui a produite, la richesse qu'il produit dans l'ensemble du PIB national, c'était 4000 €. Ça c'est la richesse qu'il a produite.

Sur ces 4000 € on va lui en prendre 2000. Ça n'est pas normal. Il y a pas d'autres pays au monde où ça se passe comme ça ?

Vous êtes la rivière Milaï française. Écoutez moi, je suis la Sara Knafo française et je regarde des sources d'inspiration partout dans le monde parce que je pense qu'il faut, quand on est un grand pays, regarder ce qui se passe le mieux partout ailleurs et avoir une sorte de de clause de la nation la plus favorisée, comme on dit à l'OMC. C'est-à-dire regarder ce qui marche le mieux dans différents pays.

Je vous donne un exemple. Ça peut être le système éducatif coréen, coréen du Sud évidemment. Ça peut être le système euh démocratique suisse, ça peut être la politique économique de lutte contre l'inflation et la dépense publique de Ravier Miley, ça peut être la politique de lutte contre l'immigration clandestine de Donald Trump et cetera et cetera.

Donc Donald Trump, on en parlera tout à l'heure parce que ça fait presque un an qu'il est qu'il est revenu au au pouvoir. La question évidemment de la sécurité aussi qui était cette semaine au menu du gouvernement. Voilà, au menu du gouvernement avec un déplacement de d'Emmanuel Macron à Marseille en début de semaine, il a déclaré à nouveau la guerre contre le narcotrafic.

On en sait un peu plus dans une interview accordée au Parisiens par Gérald Arrmanin sur le parquet le nouveau parquet national anticminalité organisé, le Pnaco qui va donc démarrer ses son activité le 5 janvier. L'amende forfaitaire va passer de 200 à 500 € pour la consommation de stupéfiant. Question très simple.

Est-ce que d'après vous la réponse de l'État face au narcotrafic est suffisante à la hauteur des enjeux ? Alors je dirais que c'est nécessaire mais pas suffisant. Ça va dans le bon sens. tout ce qui va dans le sens de plus de fermeté, bah je serai toujours là pour dire que c'est bien et qu'il vaut mieux ça que plus de laxisme.

Mais pourquoi est-ce que ça n'est pas suffisant ? C'est que revenons sur la philosophie actuelle de la lutte contre le narcotrafic. Aujourd'hui, l'État français pour aller vite a une politique qui vise uniquement à attraper les gros poissons, les gros caïdes, ceux qui ont déjà gagné des millions d'euros grâce à la drogue.

Pour cela, on va mettre sur écoute les petits, les petits dealers, les petits guetteteurs. On va les mettre sur écoute pendant longtemps, des mois. Les policiers vous disent que les enquêtes durent des années.

On met sur écoute, on remonte les filières et puis une fois qu'on aura remonté la filière, on va arrêter le gros. En attendant, il aura déjà gagné des millions d'euros. Et c'est peut-être à ce moment-là seulement qu'il risquera la prison et qu'il fera de la prison.

Pour lui, vous comprenez si on pense en en économie rationnelle que le jour veut la chandelle. Il se dit "Je vais rester pendant des années, je vais avoir le temps de devenir très gros, je vais gagner des millions d'euros et peut-être que je ferai 2 ans de prison avec notre système laxiste. Peut-être qu'il sera gentil en prison, il fera de la poterie." Juste, je précise, le gouvernement revendique de vouloir imiter la méthode du juge Falcon. en en Italie, en Sicile.

Oui, les gros poissons, c'est la méthode antimafia à l'italienne. Donc la méthode c'est comme était le sujet italien, ce n'est pas le nôtre et je vais expliquer pourquoi. On attrape uniquement les gros, on remonte les filières et une fois qu'on arrive aux gros, on les arrête.

Pour eux, je vous l'ai dire. Alors, moi ce que je propose c'est il faut se rendre compte de ce que c'est aujourd'hui l'économie de la drogue. 250000 personnes concernées par l'économie de la drogue.

C'està-dire bientôt presque autant que que le nombre d'agriculteurs en France. pour faire un lien avec ce qu'on disait tout à l'heure, 250000 personnes concernées, vous avez du bas en haut de l'échelle une sorte de main d'œuvre abondante et bon marché. Vous avez des jeunes de 14 ans qui sont en bas détour.

D'ailleurs, ce sont eux qui dérangent le plus les Rivins. Et pour avoir grandi en scène Saint-Denis, je peux vous dire que ce qui est le plus obsédant et pénalisant quand on y habite, c'est d'entendre toute la journée ce bruit de ces gamins qui crient "Il y a la police, il y a la police" qui hurle toute la nuit à chaque fois qu' qu'il voit une voiture de police. Ces gens-là ne sont jamais arrêtés parce qu'on a un code des mineurs aujourd'hui qui fait que c'est très difficile de les arrêter et encore plus de les enfermer.

Je pense qu'il faut revenir sur ça et que un un enfant de 15 ans, un adolescent de 15 ans qui deal comme un adulte doit être enfermé comme un adulte. Donc première chose. Deuxième chose pour les petits dealers, les fameux, ceux dont on les met seulement sur écoute et on les arrête jamais, il faut être extrêmement ferme.

Là encore, du deal, y compris un petit dealer en bas de l'échelle, ça doit être de la prison ferme. Mais est-ce que les réaménagement de peine ? Ce n'est pas s'empêcher de remonter la filière pour attraper les gros poissons comme vous parlez.

C'est ça aussi le travail des enquêteurs. Alors, c'est très intéressant et c'est la bonne question. En réalité, ce qu'il faut se demander, c'est est-ce qu'il vaut mieux arrêter les gros poissons ou est-ce qu'il vaut mieux tuer toute la chaîne ?

J'ai ma réponse. Je pense qu'il vaut mieux arrêter toute la chaîne, c'est-à-dire les empêcher ces gros poissons d'avoir accè Non non, c'est plus facile de faire explose. Enfin, il y a déjà une population pour la transition, c'est ce que j'allais dire.

Il faut un plan d'urgence de création de 100000 places de prison. Un plan d'urgence pour le faire si vous voulez, on pourrait le détail, il a dire mais dur à financer. Emmanuel Macron lui-même a eu beaucoup de mal à financer les milliers de pas donné les moyens pour le faire.

Je vous donne un exemple, bouquez-les au Salvador qui en 7 mois a construit 70000 places de prison. Comment est-ce qu'il a fait ? Vous avez vu ces images au Salvador où on les voit assis de façon qu'on soit d'accord ou pas ?

C'est un modèle qui vous inspire les prisons les plus modernes du monde. Alors ce qui est un modèle pour moi, c'est d'abord la première chose. Pardonnez-moi de revenir au béabas.

Si on enferme les délinquants, on pacifie la société. Si on enferme les criminels, on empêche la criminalité d'00. Alors si je peux répondre à une question à la fois, sinon ça va être ça va être un peu dur d'exprimer ce que je veux exprimer.

Donc première chose que nous montre le Salvador et c'est Neï Bouké qui le disait à la tribune des Nations-Unies, il disait "Vous ne pouvez pas vous prétendre le monde libre quand votre propre peuple a peur dans la rue. Vous n'êtes pas le monde libre." Et lui disait-il moi j'ai enfermé 70000 criminels et j'ai libéré des millions d'habitants salvadoriens.

Je pense qu'il faut faire exactement la même chose. Premièrement, revenir sur cette philosophie. Enfermer les gens, ce n'est pas immoral.

Au contraire, c'est moral parce que c'est protéger le reste de la société et la prison doit servir à ça une fois qu'on accepte cela, une fois qu'on accepte que toute la philosophie de la justice aujourd'hui qui vise à dire il faut éviter à tout prix la prison. Pourquoi est-ce qu'on a Pourquoi est-ce qu'on a pas de place de prison ? Parce qu'on n pas voulu en construire justement parce qu'on pensait que la prison c'était mal.

Une fois qu'on se dit qu'en réalité la prison protège le reste de la société, je peux vous dire que ça va rouler pour construire ces places de prison. On a énormément de moyens. Vous avez typiquement par un code pénal, vous pouvez pas enfermer euh les gens à moins de changer les lois.

Euh bah comment ça là aujourd'hui on nenferme pas des criminels, il y a des délinquants qu'on n'enferme pas. Il y a des délinquants à qui ont mis des bracelets électroniques. Il s'agit pas de changer les lois, il s'agit de les faire appliquer.

Aujourd'hui, on ne les applique pas parce qu'on a pas de place. Faute de moyens, faute de place. Les juges vous disent "Bon ben, on va le mettre sous bracelet électronique parce que de toute façon, il y a pas de place en prison." Et les juges vont être incités en ce sens.

Vous avez des circulaires de de du ministère de la justice, notamment madame Tobira qui disait "Évitez à tout prix la prison." Moi, je pense le contraire. Il faut que les gens dorment en prison quand ils ont commis un crime ou un délit.

Donc typiquement, si vous êtes un dealer, y compris ce qu'on appelle un petit dealer avec un petit surnom affectif comme si c'était normal d'être un petit dealer, il faut dormir en et les consommateurs, on disait formateur de 200 à 500 € consommateur et les consommateurs aussi. C'est pour ça que je disais que ça va dans le bon sens. À mon avis 500 € c'est pas non pas en prison.

Il faut des amendes. Il faut des amendes. Attention, il faut des amendes pour les consommateurs.

Si vous récidivez, si on vous attrape trois fois en train de consommer de la cocaïne, bah oui, il faut aller en prison au bout d'un moment. Comme pour tous les délits, la récidive est un délit en soi. Donc il faut à mon sens arrêter cette politique qui vise à dépénaliser la consommation.

Et je vois que ça va dans le bon sens puisqu'on est on on accepte d'augmenter au moins le le coût des amendes et se dire que maintenant il faut passer à un système où toute la chaîne doit payer, tout le monde doit payer du guerur au gros trafic. Au-delà bien même de cette question évidemment du narcotrafic une question judiciaire et pénale sur laquelle je vous ai jamais entendu. On pose parfois la question à Marine Le Pen à Jordan Bardé.

Peut-être que vous avez déjà répondu chez d'autres confrères sur le principe philosophique. Vous vous êtes pour ou contre la peine de mort ? Moi je suis plutôt contre.

D'accord. Donc ce ne sera pas dans un éventuel programme reconquête lors de prochaines élections prises que ça. Ouais ça ça ne l'était pas d'ailleurs.

D'accord. et ça ne le sera pas davantage. Merci de de cette réponse importante parce que c'est une question qui parfois se pose notamment, on le sait pour les personnes qui sont condamnées pour des questions de perpétuité réelle.

On l'a vu récemment dans le meurtre de la jeunola où certains avaient appelés absolument à cette perpétuité réelle. Deux questions courtes, réponse courte. Sarah Knafo, est-ce que vous êtes favorable ?

On pourrait appeler ces questionsl si j'ose dire les questions Sarkozy, est-ce que vous êtes favorable ? supprimer les feux rouges, supprimer les panneaux de circulation, supprimer les lignes blanches. Louis Sarkozi qui est candidat à menton juge très clairement qu'à ses yeux ça peut favoriser une meilleure des meilleurs comportements en matière de sécurité routière pour ou contre.

Je suis plutôt contre et je pense que le libéralisme s'accompagne toujours de règles mais de règles claires et lisibles. Et être libéral ça veut pas dire supprimer soudain toutes les lois et toutes les règles. Est-ce que vous incitez les Français à davantage faire l'amour ?

Ça c'est aussi une proposition de Louis Sarkozy qui a fait une chronique cette semaine chez nos confrères de RMC qui juge que le problème démographique de la France, c'est que les femmes font des enfants trop tard. Moi, je pense que le problème de la parole publique, c'est qu'elle veut s'imisser dans les chambres à coucher, dans la vie privée des gens. Donc, je ne me permettrai pas.

Mais en revanche, ce qui est vrai, c'est qu'on a un sujet démographique important, une dénatalité importante en France et dans l'Occident en général. Et pour ça, il y a des mesures qu'on doit prendre. Et je pense aussi que le fait de vouloir refaire des enfants viendra de tout un ensemble de politiques publiques et d'essayer d'enfin pouvoir visualiser sa vie heureuse dans un pays comme la France.

Je j'en profite juste pour Louis Sarkozy qui est donc candidat au municipal à Menton. Je me posais la question entre Alexandra Maçon qui est la candidate du Rassemblement national et Louis Sarkozi. Qui est-ce que vous soutiendriez s'ils étaient tous les deux ?

S'ils acceptaient tous les deux à un second tour ? C'est une bonne question dans le sens où euh chez Reconquête, on se sent toujours à écuistance entre les Républicains et le Rassemblement national. Donc pour vous répondre sur cette élection précise, on étudiera euh les programmes.

On a une très bonne candidate à Menton euh Émilie que que je salue et que je félicite pour sa campagne. Euh et donc à l'issue, si ce n'est pas elle qui est au second tour, on étudiera les programmes et on sera en mesure de répondre. Vous sentez plus proche de qui ? de Louis Sarkozi des Républicains ou du ressemblement répondre vraiment quand quand on dit à écistance c'est pas un élément de langage politicien je pense vraiment qu'on incarne une voie centrale au milieu de cette droite LR et du Rassemblement national et je pense que c'est aussi pour ça que les LR pensent à nous pour cette fameuse primaire de la droite mais aussi la raison pour laquelle on a été les seuls à droite à appeler à voter Marine Le Pen quand elle s'est retrouvée face à Emmanuel Macron.

Alors, question simple justement puisque c'est municipal, pourraz-vous concerner vous aussi, est-ce que vous serez candidate à la mairie de Paris ? Alors euh Jules va me reprocher de ne pas répondre, mais euh je réfléchis, j'étudie là encore les programmes des différents candidats. Je m'intéresse tout particulièrement à ce qui se passe dans la capitale de mon pays puisque voilà, Paris c'est Paris.

Paris dépasse les frontières du périphérique. Ça a une importance capitale, sans mauvais jeu de mot. Donc je regarde, j'étudie cela et je verrai si je considère que les Parisiens ont déjà le candidat qu'il mérite.

Est-ce que vous intérieurement vous avez déjà décidé ? Non. Est-ce que qu'est-ce que vous déciderez ?

Euh bah j'espère bientôt puisque le premier tour a lieu le 15 mars a priori. Enfin, on comprend dans vos propos honnêtement que vous êtes prêts prête à y aller. Ah oui, prête prête à y aller forcément.

Maintenant, ça m'intéresse beaucoup. Je regarde, j'étudie et je donnerai ma réponse quand j'aurai ma réponse. Vous avez décidé mais il est encore trop tôt pour Je connais la référence.

Qu'est-ce que vous apporteriez dans cette élection ? Ce serait quoi le paris de Je répondra quand je répondrai quand j'aurais décidé à ces questions. Mais on sent que vous avez envie d'être candidate.

Je répondrai quand j'aurai décidé [rires] à tout le reste parce que sinon on va pouvoir tourner autour du pô longtemps. On fera on fera une belle émission, je vous le promets. Si jamais je suis candidate et bien j'accepterai bien volontiers de revenir pour en parler.

Très concrètement il y a plusieurs candidats qui se sont lancés. Il y a une gauche amandine désormais. Une partie de la gauche en tout cas quand même qui apparaît unie à Paris.

Oui, tout à fait. avec des propositions notamment celles d'Emmanuel Grégoire sur les les policiers municipaux qui dit qu'ils ne doivent pas avoir d'armes létal parce que les missions de la police municipale à Paris, c'est par exemple la la verbalisation des cyclistes ou bien le maintien de la tranquillité publique, de la voix sur la voie publique. Il veut faire la part des choses entre police municipale et police nationale.

Quelle est votre position sur ce point à vous ? Est-ce qu'il faut armer de façon létale la police municipale à Paris ? Alors oui, absolument oui.

Et je pense que ces propos sont tout à fait irresponsables comme d'habitude pour la gauche. Irresponsable parce qu'il dit il faut faire la part des choses entre, dites-vous, la police municipale et la police nationale. Mais est-ce que les délinquants, est-ce que les racaills eux font la part des choses entre la police municipale et la police nationale ?

Quand vous êtes un policier, quand vous avez un uniforme de policiers, vous êtes menacé au même titre que vous soyez municipal ou national. Si vous êtes menacé au même titre, c'est criminel de dire qu'il ne faut pas armer des gens qui peuvent être pour le coup menacés de mort par des gens qui eux sont armés, qui peuvent foncer sur eux en voiture. On a vu des images terribles à Paris, notamment sur les Champs-Élysées de policiers qui se faisaient chargés.

Quand on voit un policier municipal qui baisse les yeux parce qu'il est obligé, voulez dire que c'est un principe de précaution pour les policiers municipaux. Absolument. Un principe de précaution et de de remise en ordre de de des villes.

D'ailleurs, ça s'applique pas qu'à Paris. Ça c'est serait légitime pour toutes sortes d'autres municipalités. À chaque fois qu'une police municipale souhaite un armement, elle doit être armée et elle doit se former pour ça.

Ça me paraît légitime. Mais donc je vous disais, quand on voit un policier municipal qui baisse les yeux, c'est l'autorité publique qui en prend un coup et ce sont les racailles qui sont renforcées. Et puisqu'on parle de la gauche, j'enchaîne, écologiste, socialistes et communistes sont unis dès le premier tour.

Si vous vous présentez puisque vous y réfléchissez, est-ce qu'en fait vous ne risquez pas d'empêcher Rachid Adati de se qualifier pour le second tour ? Rachid Adati, candidate de la droite ? Alors si j'y allais, je ne serai jamais là pour faire perdre la droite, mais au contraire pour faire gagner la droite.

Et vous avez raison de signifier que la gauche arrive toujours à s'unir. Je sors du sujet parisien parce que comme je vous l'ai dit, on va pas faire tout le sujet sur Paris mais je réponds sur la question de l'Union de la gauche. Quand on est de droite, en tout cas quand on est de droite et favorable à l'Union, on est toujours très jaloux de voir la gauche qui arrive toujours à s'allier, qui arrive toujours à comprendre que l'intérêt notamment des électeurs, c'est d'avoir à la fin ces parties qui se retrouvent.

Vous l'avez vu pour les législatives, ils se sont tapés dessus pendant toute la présidentielle et le lendemain, ils ont réussi à se dire maintenant il faut une alliance. C'est important sur votre rôle éventuellement. Je vous ai répondu je vous ai répondu sur Paris.

Maintenant, je vais parler à l'échelle. Non, vous m'avez pas répondu. Votre candidature peut empêcher Rachid Adati d'acco.

J'ai déjà répondu sur cette question et je serai plus précise si un jour j'étais candidate sur l'Union des droites. Alors, juste non mais juste juste pour aller dans le sens de ce que dit Amandine dans les parce que vous dites c'est pas encore décidé. Je regarde ce qui se passe à Paris et notamment à droite.

Est-ce que ça veut dire que ce matin vous appelez Rashid Adati à vous unir dès le premier tour ? Est-ce que c'est une possibilité que vous pourriez regarder ? Je n'appelle absolument pas Rachid Dadati à une alliance.

Je dis que je serais toujours responsable. Mon objectif si j'y allais et mon objectif même si je n'y allais pas, ce c'est que la gauche perde la ville. Il faut enfin que la gauche après 24 ans de socialisme perde la ville de Paris.

Donc je ferai tout pour ça à IS si j'y allais et comme je vous l'ai dit, je ne serai jamais là pour faire perdre la droite mais au contraire pour la faire gagner. Mais si Rachid Adati vous accueillit sur sa liste dès le premier coup, je pense que vraiment là on est on est très très loin euh des questions. C'est absolument pas ni l'actualité du jour, ni l'état d'esprit du jour.

Sur l'Union des droites, comme je vous le dis, c'est pour moi un sujet majeur. On est très peu nombreux en France à le défendre, de plus en plus mais peu nombreux. J'ai vu que Nicolas Sarkozi, lui aussi disait qu'il fallait qu'un jour il y ait cette alliance.

Je l'appelle de mes vœux. Je pense qu'il faudra enfin pour redresser le pays qu'on arrive à tous se mettre ensemble. Le chemin de reconstruction de la droite ne pourra passer que par l'esprit de rassemblement le plus large possible écrit Nicolas Sarkozy effectivement dans son journal d'un prisonnier sans exclusif dit-il.

Absolument sans unathème. Mais quand on voit aujourd'hui l'Union des droites, vous la prenez mais il y a quand même un paquet notamment d'élus et de responsables comme Xavier Bertron. Prenons un exemple, il est pas de droite, il est ené chez pour vous.

Xavier Bertrand n'est pas de droite. B je pense qu'il le prouve à chacune de ses interventions. Il toujours les Républiques.

Il a il a même remis en cause la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Alors c'est dire si sur chaque sujet la droite trouve toujours Xavier Bertrand comme adversaire. Il a encore le droit de de défendre cette il a Ah mais il a tous les droits.

Alors attention, on a le droit d'être de gauche aussi. On a tous les droits. On a même le droit d'être de droite et défendre l'audiovisuel public.

C'est pas contradictoire. C'est devenu contradictoire. Mais quand on voit que c'est un monsieur qui est capable d'appeler à voter communiste, moi j'ai un peu des doutes sur le caractère de droite de Xavier Bertrand.

Et à chaque fois qu'il y a une initiative qui est prise à droite, je le vois être toujours le premier sur les plateaux. Ilc il critique les initiatives de droite avant Jean-Luc Mélenchon. Donc pour en revenir à ça, l'Union des droites, forcément quand on parle d'union, c'est allié des gens qui ont chacun des caractéristiques, des spécificités, des lignes propres.

Si ça sinon ça s'appellerait la fusion si on était tous identiques. Donc je considère normal et légitime que chacun représente sa ligne mais qu'à la fin il y a une union la plus large notamment lors du second tour de l'élection présidentielle l'union la plus large pour pouvoir enfin remporter une victoire commune. Donc une union pour le second tour de la présidentielle, une union, une coalition pour les législatives.

Je considère que c'est normal. Ce qui veut dire que chacun peut évidemment être légitime à représenter sa ligne avec ses spécificités propres. On a les nôtres. le Rassemblement national à les siennes.

Les républicains ont les leurs et à la fin, j'espère qu'on sera tous capable de se retrouver. Jules, justement sur cette parfois utilisation, on a le sentiment même que les républicains font de voilà de reconquête un petit peu dans le débat public. On sait que vous avez rencontré donc Laurent Voquier qui défend cette cette hypothèse de qui reste à matérialiser de primaire qui irait donc de vous à Gérald Darmanin.

Sauf que jusqu'à preuve du contraire, Laurent Voquier n'est pas celui qui dirige les républicains, c'est Bruno Rota. Or, Bruno Rotayo, lui il rencontré, c'était d'ailleurs une révélation de de la tribune dimanche, il a rencontré cette semaine les dirigeants du centre de Renaissance et d'horizon en vue des municipales. Donc en réalité cette hypothèse de prière pourrait être morné, est-ce que vous êtes pas pour poser la question de façon un peu provoquante, est-ce que vous êtes pas les idiots utiles finalement de la droite dans cette dans cette perspective ?

Et pourquoi ? Bah parce que en gros l'idée serait d'utiliser euh Reconquête, de rendre visible Reconquête pour euh ramener leurs électeurs mais au final pas du tout traité avec euh pas les idiots utiles puisque vous dites c'est pour rendre visible. Oui mais au final si vous vous retrouvez seul euh après euh toutes ces discussions, toutes ces hypothèses et cetera, mais eux aussi se retrouvent seul, c'est-à-dire que il y a pas de gagnant euh et un perdant à cette idée qui est pas de primaire.

Tout le monde y serait gagnant. C'est la raison pour laquelle à mon sens c'est la bonne chose à faire. C'est toute la droite euh qui gagnerait à ce qui est une primaire de la droite, notamment parce que ça remet le projecteur sur les idées de droite.

Peut-être que vous vous rappelez comme moi quand vous dit qu'il aurait du mal qu'il irait pas dans cette primaire parce qu'au final si vous la gagnez, il aurait du mal à vous soutenir. Vous l'avez [rires] vous l'avez entendu qui se place dans cette hypothèse et révélateur, c'est un aveu de faiblesse à mon sens. Euh la primaire de la droite, vous vous rappelez de 2016, ça avait mis un coup de projecteur énorme sur les idées de droite.

Il y avait eu 4 millions d'électeurs pour cette primaire. Et je me souviens même et je me souviens même que et d'ailleurs vous devez vous en souvenir que c'était le démarrage des audiences sur les chaînes d'information en continu puisque c'est à ce moment-là que les Français étant tellement euh attentifs et intéressés par cette primaire, ils regardaient de plus en plus les chaînes d'infos en continu. Donc je pense que ça rendrait service à tout le monde.

Peut-être qu'aujourd'hui certains s'imaginent réussir tout seul à retrouver une dynamique personnelle. Peut-être s'il ne la trouve pas, je vous dis que cette idée de primaire de la droite sera le serpent de mer de toute l'année 2026 qu'elle reviendra sur la table à chaque fois qu'on verra que personne n'arrive à surnager tous ceux que vous avez cité, monsieur Rota monsieur Édouard Philippe et cetera quand ils verront que personne n'arrive à surnager dans les sondages puisque c'est ce qu'il regardent en priorité, ils se rendront à l'évidence du fait que cette primaire est certainement une bonne idée. Pour moi, elle est une bonne idée aussi, je finis par là, parce qu'elle permet d'avancer dans la prise de conscience de l'existence d'un bloc de droite.

C'est-à-dire que les gens qui se reconnaissent de droite, ils viennent de droite dans lequel vous mettez le RN si moi oui. Eux non, mais moi je mets leurs électeurs dans ce bloc là. Je pense que il y a une forme de yatus entre les électeurs du RN qui votent pour eux en imaginant que c'est un parti de droite et la direction du RN qui ne cesse de répéter "Nous ne sommes pas un parti de droite." En un mot, Marine Le Pen à vos yeux, c'est une alliée ou une adversaire ? une potentielle alliée mais qui refuse de l'être et qui se place comme une adversaire.

Vous l'avez entendu ces derniers jours chez certains de nos confrères. Elle a dit "Je cite que la seule fois où vous avez été élu, c'était sous le nom de Le Pen, c'est-à-dire sous le nom de Marion Maréchal qui menait", dit-il, la liste reconquête sur laquelle vous figuriez lors des dernières élections européennes. Qu'est-ce que vous répondez à Marine Le Pen ?

Bah je réponds que Marion Maréchal comme moi et comme les autres avons été élus sur une liste qui portait le nom reconquête élue avec les finances de reconquête, les militants de reconquête, le travail des pénom de Mario March. Reconquête, allez-y. Oui.

Et avec tous les autres, c'est une élection de liste, un scrutin de liste. Donc euh voilà ce que ce que j'ai à répondre. Mais ce genre de phrase, vous voyez malheureusement qu'elle se place plutôt comme une adversaire que comme une alliée.

Et elle devrait se souvenir qu'en 2022, nous avons appelé à voter pour elle à la seconde où elle a été où elle est arrivée au second tour sans rien négocier du tout. Quand on a fait 7 % des voix qu'elle n'a jamais eu à aucun moment de ralliment de poids dans aucun de ses seconds tours, que c'est d'ailleurs même ce qui nous cause la défaite à chaque fois puisque malheureusement tous les autres, les LR, tous sont responsables, ils appellent à voter Macron contre elle. Nous, malgré tout ce qui s'était passé pendant la campagne, on a tout de suite appelé à voter pour elle et sans rien négocier.

Elle elle considère franchement que 2022 vous avez été des adversaires. Oui, puisqu'elle a des propos euh qui sont clairs, je la lis, c'était une interview. Elle dit euh vous avez failli l'empêcher d'être au second tour de l'élection présidentielle.

En fait, la question sous-jacente, c'est à quoi servez-vous dans cette élection ? D'autant plus si vous avez le risque de faire perdre votre camp. Vous êtes porte-parole de Marine Le Pen, c'est intéressant.

Je retradu ses propos qu'elle n'est pas sur ses propos. Oui, on a donc sa porte-pole. Euh, c'est intéressant.

Donc, je pense que quand on regarde le RN aujourd'hui, la manière de s'exprimer, notamment le propos que que vous venez de me lire, il se comporte exactement comme un monopole. Qu'est-ce qu'un monopole ? Qu'est-ce que déteste le plus un monopole ?

C'est la concurrence. Donc nous, vous nous demandez si on était des adversaires, je dirais non, mais des concurrents, en revanche, oui. Un monopole, c'est-à-dire que le RM depuis 50 ans a eu le monopole de la lutte contre l'immigration.

Il l'a eu notamment par le cour par leur courage puisque c'était courageux à cette époque de prendre position sur ces questions. Mais il l'a eu aussi par la lâcheté des adversairire et des concurrents de droite qui ont diabolisé, excusez-moi, je veux juste finir sur ça, qui ont diabolisé la question de l'immigration et qui leur ont donc laissé ce monopole. Depuis, comme tous les monopoles, il y a une sorte de rente du monopole.

C'est-à-dire que les Français se ne se disent pas juste est-ce que le RN a le meilleur programme mais seulement qui est le mieux placé aujourd'hui pour lutter contre l'immigration. Et du fait de cette rente monopolistique, il se retrouve à être les mieux placés. Nous, qu'est-ce qu'on vient faire là-dedans ?

Puisque vous me posez la question de manière aimable, on vient remettre de la concurrence dans ce jeu-là. On dit aux gens ne cédez pas sur le reste de vos conviction uniquement parce que le RN vous propose l'arrêt de l'immigration. Nous aussi, on vous propose l'arrêt de l'immigration mais avec un programme économique crédible où vous n'avez pas besoin de sacrifier vos exigences en matière par exemple d'excellence scolaire puisque nous sommes le seul parti à avoir créé une initiative comme les parents vigilants à énormément parler d'école, à avoir un projet économique que je considère être le plus sérieux aujourd'hui de ce qui se fait à droite.

Donc nous disons aux électeurs arrêtez de croire uniquement dans le monopole. Voyez comme il parlent de leurs concurrents. Il faut rester très prudent avec les sondages.

Les sondages, les crédit pour l'instant de 35 %. Euh vous que ce soit votre éventuel candidateur ou celle d'Éric Zemour, c'est entre 6 et 8 %. Est-ce que vous êtes des concurrents du RN ?

Euh bah comme vous le dites, il faut rester très prudent avec les sondages. Il y a une particularité dans la 5e République, c'est que tous ceux qui ont été donnés comme gagnant un an et demi avant ont toujours perdu. Euh si vous regardez pour vous, le RN perdra que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella en 201, j'ai pas de boule de cristal.

Je dis juste qu'il faut rester prudent pour cette raisonlà. Après vous savez les séries statistiques disait toujours que Marine Le Pen jamais ne pouvait gagner une élection présidentiel. Et elle a gagné.

Elle n'a pas gagné pour l'instant mais d'où ma question. Est-ce qu'aujourd'hui vous dites puisque Jordan Bardella sera peut-être candidat, je pas à penser, je vous pose la question. Est-ce que vous pensez que Jordan Bardella a une chance de gagner l'élection présidentielle ou que c'est impossible ?

Je pense qu'il a autant de chance que les autres. C'est-à-dire que je vous dis absolument pas il va perdre mais je vous dis c'est beaucoup plus ouvert que certains veulent le penser et il faut se rappeler que tous ceux qui ont cru que c'était fait d'avance ont perdu. Baladure, Josepin, Jupé à chaque fois qu'ils se sont imaginés et luus d'avance, ça n'a pas fonctionné.

Bardelas c'est baladure Jospin, Jupé peut-être et peut-être pas. Donc là je vous dis il y a une série en tout cas qui existe. Pourquoi est-ce que ça existe en réalité ?

C'est pas juste un coup du sort et à chaque fois qu'on est élu un an et demi d'avance, on perd. C'est que ça induit une sorte de comportement. On n'ose plus prendre aucun risque.

Moi je me souviens monsieur Jupé, on était en 2016, j'étais à Sciencep, les gens l'appelaient déjà monsieur le président. Et que se disait Alain Jupé ? Il se disait "Mais puisque je suis aussi haut dans les sondages, il faut plus bouger une oreille.

Surtout ne faisons rien, ne prenons aucun risque, ne risquons de déplaire à personne." À la fin, ça devient malheureusement des candidatures ennuyeuses puisque les gens se disent "Il y aura rien, il y a pas de prise de risque, il y a pas d'idée nouvell à porortter au débat, il y a pas d'innovation." Donc c'est la raison qui a fait que ces trois candidats il n'invent pas, ils prennent pas de ris, il reste un an et demi.

Donc autant je vous dis je suis pas de celles qui vous diront c'est sûr qu'ils vont gagner mais je suis pas non plus de celles qui vous disent c'est sûr qu'ils vont perdre. Je vous dis nous verrons il vous évoquez il y a quelques instants l'audiovisuel public. Il a une commission d'enquête qui a lieu en ce moment à l'Assemblée nationale.

Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui jugent que ce n'est pas une commission mais un procès politique qui est fait à l'audovisel public et que c'est une chasse aux sorcières ? Je leur réponds qu'ils ont peur et que tous ceux qui disent ça sont généralement soit des gens qui ont des intérêts à ce que l'audiovisuel reste public, cet audiovisuel reste publique, soit des gens qui ont été mis dont les dont les actions ont été mises en lumière par cette commission d'enquête. Moi, je félicite le rapporteur Charles Loncle.

Je trouve qu'il a fait un excellent travail qui est député du groupe, vous voyez, l'Union des droites, c'est aussi dans les mots et je trouve qu'il a fait un excellent travail. On sera d'ailleurs tous les deux dans une émission sur Syerview le 15 janvier prochain et je pense qu'on aura le temps de parler beaucoup de cette question de l'audiovisuel public. Je suis pour ma part pour la privatisation de l'audiovisuel public.

Euh non, pourquoi que des réformes ou une modernisation de l'audi ? J'allais dire non pas seulement pour les raisons de propagande qui sont souvent évoqué. On dit que l'audiovisuel public penche à gauche et je le crois.

Mais c'est pas seulement pour ça que je pense qu'il faut privatiser, c'est que je crois qu'aujourd'hui alheure où nous sommes, ça n'a plus lieu d'être pour des raisons économiques. Vous avez vous aviez au 19e siècle l'État qui produisait des allumettes, qui avait même le monopole de l'allumette. Aujourd'hui, ça paraîtrait farfelu.

Je pense que dans 20 ans, ça paraîtra farfelu que l'État a continué si longtemps de créer des émissions de divertissement, de payer des animateurs et des humoristes sur France Interre. Je pense que ça paraîtra farfelu. Ça existe dans de nombreuses démocraties.

Absolument. Et je pense que le sens de l'histoire, c'est que ça s'effasse. Donc on voit déjà que beaucoup de groupes ont été privatisés dans d'autres démocraties.

Il en reste, vous avez raison, il en reste en Angleterre, il en reste dans quelques pays. Absolument. Et je pense que le sens de l'histoire, c'est que petit à petit, il n'y en est plus.

Il y avait d'autres démocraties qui produisaient des allumettes dont l'État produit des allumettes. Mais petit à petit, ce genre de mission s'efface. Pourquoi ?

Quand on a créé l'ORTF, quand on a créé des chaînes de télévision publique, c'était un moment où ça nécessitait tellement de coups fixes de créer une chaîne de télé que seul l'État pouvait le faire. Aujourd'hui, vous avez 300 chaînes. On crée une télévision, une chaîne de télévision avec un micro et un ordinateur.

Donc à mon sens, ça n'a plus lieu d'être que l'État s'en occupe. D'autant plus pour le cas de la France que quand vous voyez nos commissariats vétustes, nos armées qui manquent de munition, des policiers qui doivent parfois se payer des gilets par balle eux-mêmes. On se dit est-ce que c'est légitime qu'avec les pauvres moyens qu'il nous reste, on en soit à payer le salaire de monsieur Patri ?

Ça veut dire qu'à vos yeux, l'audiovisuel n'est pas une mission de service public. Absolument. Voilà, c'est exactement ça.

L'audiovisuel n'est pas une mission de service public. À mon sens, un service public, c'est une école. Notre école tombe en ruine.

C'est un hôpital. Ça on le voit dans le cahier des charges de France Télévision en matière d'information, en matière de délivrance effectivement de d'enseignement par exemple, on l'a vu pendant le Covid où le service public avait joué un rôle d'enseignement à travers l'UM par exemple. Sujet intéressant, vous le savez puisque vous êtes une chaîne privée, vous avez aussi un cahier des charges, n'est-ce pas ?

Sur votre cahier des charges, on peut l'État peut tout à fait y ajouter une mission d'information, n'est-ce pas ? On peut supprimer des chaînes quand elles ne respectent pas leur cahier des décharges. Vous vous rappelez de C8.

Très bien. Donc une fois qu'on a dit ça, tout ce que vous a collé à l'audiovisuel publicque, vous pouvez très bien le retrouver grâce au privés. La seule différence, ce sera que ces chaînes-l un ne nécessiteront plus qu'on se saigne pour reprendre vos mots en impôt pour payer 4 milliards d'euros pour les financer. et de qu'elle soit elle-même responsable de trouver des clients, de trouver de l'audimat, donc de proposer des bons programmes ou encore meilleurs qu'ils ne sont aujourd'hui et euh de réussir en plus à rapporter de l'IS à l'État puisqu'ils payeront un impôt sur les sociétés une fois qu'elles seront redevenues rentables.

Donc je pense que c'est le meilleur système possible et je ne pas et je passe même sur la propagande de gauche sur ces antennes payées pourtant avec nos impôts. Je le alors euh vouz vous poser une question sur Donald Trump également parce que il y a des sondages qui enfin vous étiez en soutien de Donald Trump au début et notamment des personnalités de reconquête s'étaient rendu à son investiture. Euh aujourd'hui, il y a des sondages qui sont en assez nette baisse pour lui notamment sur le plan économique parce qu'il y a une remontée du chômage, il y a pas de résultat attendu sur le pouvoir d'achat qui est une grande préoccupation des Américains.

Est-ce que vous faites partie des déçus de Donald Trump aussi aujourd'hui ? Alors euh première chose euh je ne suis pas une porte-parole de la Maison Blanche. Quand vous dites un soutien de Donald Trump, rappelons ce que c'est.

Et d'ailleurs, je me souviens que vous aviez un plateau sur place et je m'étais rendu à votre antenne pour le dire. Je disais avec Donald Trump, et je le pense toujours, nous avons des objectifs intérieurs commun, mais nous avons des intérêts nationaux différents. Donc c'est le premier élément à bien avoir en tête.

Il a des objectifs qui sont les mêmes que nous pour aller vite, lutter contre le wokisme, lutter contre l'immigration, retrouver une forme de fierté de son pays qui a allié avec ce qui me parle beaucoup une sorte de technophilie qui visait à dire on va conquérir euh de de nouveaux secteurs. Vous vous souvenez de la fusée d'Elon Musk montait et qui retournait à sa base et cetera. Donc ça ça me parle beaucoup comme ligne politique.

Donc avec des objectifs communs notamment de réindustrialisation, de souveraineté technologique par rapport à la Chine. Autant d'objectifs qui prennent du temps à être atteints pour certains, notamment la réindustrialisation. Moi, j'observe beaucoup ce qu'il fait et ce qui m'importe dans le trumpisme aujourd'hui, comme dans le mélonisme, si on peut parler ainsi, comme dans le miléisme, c'est qu'est-ce qui marche pour des gens qui veulent à peu près la même chose que nous, qui veulent arriver au même objectif, comment ils s'y prennent, est-ce que certaines choses fonctionnent ou échouent ?

Quand elles échouent, comment est-ce qu'ils corrigent ? Combien de temps est-ce que ça prend ? Est-ce que finalement la promesse n'était pas irréaliste ?

On a promis trop vite et trop tôt. Je vous donne un exemple. Typiquement, vous dites "Est-ce que je suis déçu ce programme de baisse de dépenses publiques qui avait été porté à l'époque par Elon Musk et le Dodge.

Moi, j'ai observé la manière dont ils l'ont mise en œuvre. Je pense qu'il y a certaines choses qui évidemment ne seraient pas à reprendre. Typiquement, je crois qu'il faut connaître l'administration pour prétendre lutter contre la bureaucratie.

La manière dont Elon Musk l'a traité, il y avait un côté on va mettre des codeurs et des développeurs de 18 ans et ce sera la même chose. Ça c'est pas mon état d'esprit. Je pense que ça n'est pas compatible avec notre administration telle qu'elle est qu'il faut vraiment la connaître dans sa complexité. pour pouvoir prétendre lutter contre la savoir où il faut la méthode de gouvernement de Donald Trump.

Ce matin dans les colones de la tribune dimanche, le l'écrivain italien Julano d'Ampoli qui est connu pour savoir prendre le pou justement des grands basculements de de notre monde explique je cite qu'avec Donald Trump on est passé de la logique du scandale à celle de la sidération. Est-ce que c'est ça la nouvelle méthode de gouvernement dans le monde ? La sidération.

Euh je pense pas que ce soit la nouvelle méthode de gouvernement mondial puisque vous voyez aussi si on prend l'exemple d'une mélonie, je pense que sur sa méthode, il y a peu de choses à redire et au contraire, les gens se disent on s'attendait à ce que ce soit scandaleux du le bruit, la fureur et cetera. Pas du tout. Elle fait elle réalise calmement certains de ses objectifs, notamment la lutte contre l'immigration clandestine.

Sur l'immigration légale, c'est un peu plus décevant mais l'Italie n'a pas notre problème. Elle n'a pas le droit du sol. Elle n'a pas les aides sociales non contributives que j'évoqué tout à l'heure pour les supprimer.

Donc elle a des problèmes que nous n'avons pas. Ce qui fait que l'immigration quand elle est légale et qu'elle arrive en Italie repart généralement après son contrat et ne s'installe pas comme chez nous puisqu'on a créé tous les incitatifs pour que l'immigration s'installe. Si on parle du miléisme, là encore on voit des résultats flagrants et importants en à peine 2 ans.

Donc là je dis aux français votez bien à la prochaine élection et vous verrez les résultats tout de suite immédiatement. Pas seulement pour vos enfants et vos petits-enfants mais pour vous-même. On peut obtenir des résultats très rapidement.

Merci beaucoup Sarah Knafo et puis donc dans quelques semaines, vous viendrez nous dire s'il y aura justement un bulletin Knafo lors des élections municipales à Paris en janvier. C'est ça. Écoutez, si vous me réinvitez, je viendrai avec réponse en janvier.

Merci à vous d'avoir été notre invité. Vous restez sur BFM TV. Excellente [musique] fête d'année de f d'année à vous tous et en famille.

Joyeux Noël. Yeah.