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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 21 mai 2026 85 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieNumériqueÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Médias en ligne : audition de Vakita, Vert et Reporterre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 36 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi se concentrer sur les médias numériques alors qu'ils répondent aux mêmes obligations que la presse imprimée ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les risques liés à la concentration des médias et à l'indépendance des rédactions ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas avoir de recettes publicitaires pour Reporter et Vert ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que la dépendance aux dons ne crée pas une forme de pression des donateurs ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les autres activités de vos médias en dehors du journalisme ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment gérez-vous la transparence des algorithmes des plateformes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00MougetChiffre
    « une petite dizaine de milliardaires possèdent plus de 80 % des titres de presse et cumulent plus de la moitié de l'audience télévisuelle »
  • 6:00MougetFait
    « Reporter fonctionne sans publicité, sans brain contente, sans partenariat rémunéré »
  • 7:00MougetFait
    « Reporter est un service de presse en ligne d'information politique et générale avec un numéro CBPAP »
  • 8:00MougetFait
    « Nos journalistes ainsi que le directeur de la publication sont responsables des contenus qu'il publient, sont soumis à la loi 2801 sur la liberté de la presse »
  • 10:00EspargilFait
    « On est un média 100 % indépendant. On est une entreprise solidaire de presse d'information »
  • 12:00ClémentChiffre
    « les déficits se réduisent et que cette année, on a vraiment réduit le déficit »
  • 13:00ClémentPromesse
    « l'objectif à long terme c'est d'être rentable parce que selon moi, la seule manière d'être vraiment indépendant, c'est d'être un média rentable »
  • 2:30Fait
    « Facebook, je crois que c'était en 2014, avait décidé du jour au lendemain que les médias ça dégagé de du fil d'actualité des gens. »
  • 3:30Fait
    « Il y a des médias qui se sont cassés la figure à ce moment-là parce qu'ils ont perdu quasiment toute leur audience. »
  • 7:30Fait
    « Quand vous fonctionnez en audience affinitaire et que vous faites du contenu destiné à des gens dont vous savez qu'ils apprécient tel type de contenu, vous créez vous-même votre bulle algorithmique. »
  • 9:30Chiffre
    « Les créateurs eux-mêmes de l'IA parlent de tour de 10 % de risque de perdre le contrôle de cette technologie. »
  • 13:30Fait
    « La carte de presse n'est absolument pas un tampon qui valide la qualité de l'information. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bien. Allez, je vous propose que nous débutions. On va commencer parce qu'on a déjà quelques minutes de de retard.

Peut-être que des collègues nous rejoindront. Il y avait questions au gouvernement juste avant. Merci d'être présent pour cette table ronde dans le cadre de nos travaux sur la régulation de l'information dans l'espace numérique afin de nous aider à y voir plus clair dans ce que nous avons appelé les zones grises de l'information.

Le terme est peut-être imprécis mais c'est celui qu'on a trouvé jusqu'à présent. Nous recevons aujourd'hui trois médias spécialistes de l'information dans le domaine environnemental. reporteur, je sais pas comment on doit accentuer sur le la fin du du titre représenté par madame Amélie Mouget, directrice de la rédaction Vakita dont nous entendons le fondateur Hugo Clément et enfin vert représenté par son rédacteur en chef Lou Espargil.

Vous représentez des médias partageant non seulement un intérêt pour l'écologie, mais aussi une orientation éditoriale assumée. C'est pourquoi nous avons souhaité vous entendre ensemble comme nous l'avons fait auparavant auprès d'autres médias en ligne notamment plusieurs médias d'investigation. Je vous remercie également pour les réponses écrites que vous nous avez fait venir avant l'audition et dont nous avons bien sûr pris connaissance avec attention.

Cette audition sera l'occasion d'approfondir les différents points abordés dans ce questionnaire. Quelques mots sur l'esprit dans lequel nous travaillons avec les mes deux collègues rapporteurs Agnès Séverren et Sylvie Robert. Comme nous l'avons indiqué lors des précédentes auditions, notre objectif n'est pas de juger telle ou telle ligne éditoriale, mais d'examiner l'adéquation du cadre juridique au paysage actuel de l'information qui s'est considérérablement diversifié. en en pour faire court le cadre hérité du du 19e siècle avec notamment la loi de 1881 et du 20e siècle avec la loi de 1986 est-il encore pertinent notamment par rapport au au aux médias qui ont surgi numérique ?

Ce ce cadre est régulièrement adapté au niveau français et européen pour tenir compte des nouveaux usages et de la bascule de la valeur économique vers le numérique qui met en difficulté des médias historiques. Mais ce processus d'adaptation est lent alors que l'imitation de l'espace informationnel, elles sont très rapides. En tant que médias en ligne, vous êtes non seulement des acteurs, mais aussi des obser observateurs de ces mutations. et votre expertise nous sera à ce double titre précieuse.

La désinformation ou la mésinformation est un phénomène qui touche particulièrement le le champ scientifique et les sujets que vous traitez quotidiennement, l'énergie, le climat ou encore la la santé. Nous espérons donc bénéficier de vos vos éclairages sur les rôles des grandes plateformes numériques et de leurs algorithmes de recommandation qui traite de façon similaire les informations vérifiées produites dans le respect de la déontologie journalistique et des contenus non sourcés non vérifiés sur ces plateformes. En effet, l'audience dépend davantage de la dimension émotionnelle d'une information que de sa qualité intrinsèque. ce qui évidemment a des conséquences fortes sur nos démocraties.

Avant de vous donner la parole pour un propos liminaire de de 5 minutes environ chacun, je vous rappelle qu'un que que nous sommes en en en commission d'enquête et donc un faux témoignage devant notre mission d'information dotée des pouvoirs de commission d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434- 13 14 et 15 du code pénal. Je vais vous inviter à prêter serment, à dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure. Je commencé par vous, monsieur Esper Gilier.

Merci madame Bouget. Merci monsieur Clément. Merci.

Et enfin, je dois vous demander si vous avez d'éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de notre mission d'information. Il en a pas. Merci.

Et enfin, pour que votre information soit complète, je précise que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat. Vous avez la parole. Je sais pas dans quel ordre vous voulez euh commencer à vous exprimer, sachant que évidemment nous aurons des questions.

Si vous ne pouvez pas vous n'avez pas le temps de tout dire dans le propos luminaire, nous aurons des questions. Moi, j'auraai pas de propos liinaire, monsieur le président. Très bien, madame Mouget.

Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les rapporteurs, sénatrices, sénateurs, je vous remercie pour cette invitation et pour les informations complémentaires qui m'ont permis de mieux saisir l'ambition de cette information de cette mission d'information car je vous avoue avoir accueilli cette convocation et son intitulée les zones grises de l'information, comment régulier les médias d'information en ligne avec étonnement mais également avec quelques interrogations. Pourquoi se concentrer sur les médias numériques alors qu'il répondent aux mêmes obligations que la presse imprimée ?

Dans un contexte de concentration des médias, faut-il rappeler qu'une petite dizaine de milliardaires possèdent plus de 80 % des titres de presse et cumulent plus de la moitié de l'audience télévisuelle. Est-ce vraiment la priorité ? Pourquoi convoquer les médias indépendants et leur demander des comptes sur de supposer zones grises alors que dans le même temps, quelques grands groupes industriels dont l'activité principale n'est pas la presse multiplie les rachats ?

Quand je lis que vous vous penchez sur les risques et menaces qui pèsent sur l'espace informationnel français, spontanément, c'est à ça que je pense, à Bernard Arnaud, à Vincent Boloré, à la concentration des médias et à la perte d'indépendance des rédactions et bien sûr aux conséquences que cela a sur le travail des journalistes et sur la qualité de l'information. Je pense aussi à l'énergie que nous déployons nous médias indépendant pour exister et faire exister une information libre et de qualité dans un contexte hostile. Je pourrais citer les attaques informatiques, les intimidations des journalistes environnement, la répression de nos journalistes qui couvrent des mobilisations écologistes, la multiplication des procédures bayon et tout cela en nous imposant à nous-même des exigences de transparence bien supérieure à celle de nombreux titres de presse imprimé. une transparence indispensable à la confiance que nous accordent nos lecteurs.

À reporter, il n'y a pas de zone grise. Nos rapports d'activité sont publiés en ligne chaque année depuis 10 ans. Ces rapports sont l'occasion pour nous de partager nos chiffres de fréquentation 2 à 2,5 millions de visiteurs uniques chaque mois sur notre site.

Un lectorat en constante en croissance constante, de publier nos comptes en toute transparence, d'y exposer notre modèle économique, celui d'un média en accès libre dont le financement repose à 95 % sur le don. Reporter n'a pas de grand donateur. Le don le plus important reçu en 2025 est de 5000 €.

À reporter, ce sont les petits ruissaux qui font les grandes rivières. Ce sont les petits dons, ceux de plus de 54000 personnes qui nous permettent de réunir les 4,2 millions d'euros qui financent les salaires de nos journalistes, permanents ou pigistes et des autres membres de la rédaction, de l'équipe, les frais de reportage, les locaux et toutes les dépenses nécessaires à l'activité de notre média. Reporter fonctionne sans publicité, sans brain contente, sans partenariat rémunéré.

Le média n'a pas d'actionnaire, ne valorise pas son capital, ne verse pas de dividende. Il est géré par une association, loi 1901 abuse non lucratif. Les personnes qui gèrent le médias le font de manière désintéressée avec pour seul boussous l'intérêt général.

Notre ligne éditoriale est claire et là encore écrite noir sur blanc sur notre site. Reporter a été lancé comme un média professionnel en 2013 à une époque où l'écologie avait très peu de place dans les médias dans l'espace médiatique. Mettre cet enjeu vital au cœur du dépat public apparaissait alors comme une nécessité. 13 ans plus tard, alors que les cas des informations sur le climat se comptent par centaines dans les médias privés, que les enjeux de pollution, de justice climatique, de biodiversité font encore trop rarement la lune, des médias généralistes [raclement de gorge] et que l'on s'oriente dangereusement vers un monde à + 4°gr, notre raison d'être est plus que jamais d'actualité.

Reporter est un service de presse en ligne d'information politique et générale avec un numéro CBPAP. Il est animé par une équipe de 24 journalistes professionnels détenteurs de la carte de presse qui répondent dans leur pratique professionnelle aux chartes de déontologie, charte de Munique du SNJ. En 2025, le sérieux et la rigueur du travail de notre journaliste a récompensé par a été récompensé par plusieurs prix dont le prix du journalisme scientifique et le prix du journalisme environnement.

Euh je pourrais vous en dire plus sur les les enquêtes récompensées. Euh chaque jour à raison de cinq articles par jour. On publie des informations vérifiées, recoupées, sourcé.

On est extrêmement vigilant quant à la protection des sources, aux enjeux de diffamation et d'atteinte à la vie privée. Nos journalistes ainsi que le directeur de la publication sont responsables des contenus qu'il publient, sont soumis à la loi 2801 sur la liberté de la presse et en cas de poursuite, ils doivent répondre de leurs écrit devant les tribunaux. Au regard de tous ces éléments, il nous semble inopportun dangereux de chercher à davantage réguler, encadrer ou labelliser notre activité.

Dangereux pour la liberté de la presse qui est un pilier fondamental de notre démocratie et à laquelle nous sommes farouchement attachés. dans un contexte de concentration des médias. Donc la presse indépendante, qu'elle soit numérique ou papier joue un rôle indispensable à la bonne information des citoyens et citoyenne.

Elle devrait donc être soutenue plutôt que régulée. Ceci étant posé, votre mission d'information nous paraît tout à fait nécessaire et même salutaire pour ce qui est des plateformes et des algorithmes. Ceux-ci ont de fait un pouvoir considérable sur la diffusion de l'information et nous avons et vous avez de très bonnes raisons de vous en inquiéter.

Parmi ces raisons, le fait que le nombre de personnes s'informant principalement via les réseaux sociaux ne cessent d'augmenter. C'est la source principale d'information pour la majorité des 15 30 ans. La domination d'une petite poignée d'acteur comme méta alphabè qui peut faire la pluie et le beau temps et aussi pour les audiences des médias numériques.

Tout ça sans aucune transparence quant au fonctionnement de leurs algorithmes. Et puis enfin, vous l'avez cité, la valorisation par les algorithmes des réseaux sociaux comme par les agrégateurs de contenu d'ailleurs, de propos clivant d'indignation à tout prix. Tout ceci n'est pas de nature à favoriser un débat public riche, complexe et nuancé.

Parmi les menaces qui planent sur notre activité, on ne peut pas faire l'impasse sur le déploiement des intelligences artificielles génératives et les conséquences que cela pourrait entraîner pour les audiences des médias numériques. Ces menaces concernent aussi la qualité de l'information. Puisque les sources des contenus générés par RIA ne sont jamais mentionnées, les contenus eux-mêmes ne sont pas vérifiés.

Réguler le fonctionnement de ces acteurs qui à ce jour agissent dans un mélange d'opacité et d'irresponsabilité. C'est à cela que nous vous avons besoin que vous vous atteliez. Je vous remercie de m'avoir écouté.

Pour pour lever toute ambiguïé, vous avez bien compris, nous nous travaillons sur l'espace numérique dans lequel il y a des médias avec des pratiques professionnelles comme les vôtres et et puis tout un tas d'autres acteurs qui véhiculent aussi de l'information. ce qu'on appelle les ce qu'on a qualifié de zone grise, c'est pas les acteurs les les médias en ligne qui font qui ont des pratiques journalistiques professionnelles, c'est tout le reste. Voilà ce qui nous intéresse et vous avez compris à travers votre deuxième partie d'intervention, c'est de comprendre justement comment vous, vous qui êtes au cœur de de de ce système de d'Internet, vous vous arrivez à vous positionner, vous qui êtes un média au sens journalistique, au sens professionnel du terme, comment vous arrivez à vous positionner ?

Quels sont comment les les l'univers numérique, comment vous appréhendez cet univers numérique ? ce que euh vous vous arrivez à à être comment vous arrivez à assurer votre visibilité, c'est ce type de de question que nous avons. C'est pas du tout de remettre en cause, je l'ai dit, dans le propos liiminaire, évidemment les lignes éditoriales des uns et des autres, ni de qualifier, j'ai cru comprendre au début de votre propos que vous qui avez une ambiguité là-dessus, ni de vous qualifier comme participant à zone grises de l'information. au contraire, vous participez à l'information sur le numérique.

Ce qui nous intéresse, enfin ce qui nous intéresse, ce qui nous interroge, c'est tout ce qui est autour et et qui peut créer une confusion entre un travail journalistique tel que nous le croyons, vous vous le faites à travers vos trois médias et et puis ce qu'on peut trouver sur internet pour clarifier un petit peu l'état d'esprit qui est le nôtre. L'idée était de dissiper dans ce cas l'ambiguité de de l'intéal. Merci monsieur Espargil.

Bonjour à toutes et à tous. Je voudrais d'abord vous remercier à la fois de l'invitation et aussi de la qualité, la bonne tenue des débats qu'on a pu observer dans les précédentes auditions. Je crois que vous faites exactement l'inverse de la commission d'enquête sur l'audiovisel public et et vous posez des questions qui sont légitimes.

Je voulais commencer par vous remercier pour ça. Euh je m'appelle Loup Espargil. Je suis journaliste depuis 10 ans maintenant.

J'ai pas mal roulé ma bosse avant de créer vert en 2020. J'ai travaillé pour tout un tas de médias, le monde, le monde diplomatique, médiia part, j'ai travaillé pour les dernières nouvelles d'Alsace, Corse Matin, euh, bref, un panorama assez large de la presse française. Et à la fin 2019, enfin à l'été 2019, j'étais journaliste spécialisé sur l'environnement déjà et j'ai été marqué, choqué par cet été 2019.

Vous vous en souvenez peut-être, c'éit un été où il avait il y avait eu des canicules particulièrement brutales et d'ailleurs le record de France de la température la plus chaude date de cet été-là. Euh et je me suis demandé à ce moment-là pourquoi euh alors que les scientifiques alertent depuis des années sur le sujet que toutes les connaissances sont là, pourquoi est-ce que la société se met pas en mouvement euh à hauteur de ce que réclame l'urgence climatique ? Et donc je me suis dit peut-être peut-être que si les gens avaient le même niveau d'information que moi, on en serait pas là et on serait peut-être passé à à l'étape d'après.

Donc l'idée initiale de verre, telle qu'on l'a pensé à ce moment-là avec ma condatrice Juliette Kef, c'était de démocratiser l'accès à l'information sur l'écologie et notamment l'information scientifique sur l'écologie. c'était de permettre à tout le monde d'y avoir accès avec une information qui est simple, accessible, qui est pas réservée à une élite ou à des gens qui sont déjà connaisseurs ou qui sont militants, mais à des gens qui ont pas forcément fait d'études, des gens qui sont jeunes, des gens qui sont aujourd'hui éloignés de cette information là qui nous semblait vitale dans un débat démocratique sain. On a voulu [grognement] le faire d'une manière pas désespérante.

On a envie de raconter une information qui donne pas envie de se tirer une balle. On malie pas mal l'humour. Il y a beaucoup de de jeux de mots notamment dans notre newsletter, un peu dans la tradition du canard enchaîné parce que la dernière chose dont on a besoin aujourd'hui, c'est que les gens se coupent de l'information parce que elle est devenue trop anxiogène.

Ça, on l'a fait sur tout un tas de supports. Initialement, on ver c'était une newsletter quotidienne, un petit journal qui se lisait en 5 minutes par jour qui aujourd'hui cumule plusieurs dizaines de milliers d'abonnés. Je vais pas faire la liste maintenant.

Euh, un site web, on vient de sortir la nouvelle mouture de notre site dont on est très content. Je vous invite à aller le voir si ça vous intéresse euh avec des audiences qui sont croissantes. Aujourd'hui, on a 700000 visiteurs par mois euh en moyenne cette année.

Euh des réseaux sociaux où on se développe beaucoup, on a un demi million d'abonnés sur sur Instagram, on est aussi beaucoup sur Facebook, LinkedIn, des réseaux donc avec des sociologies qui sont assez différentes et avec des gens qui sont aussi assez éloignés d'une information souvent de qualité, fiable, traditionnelle. Tout ça, on le fait en accès libre et gratuit, sans publicité parce qu'encore une fois, notre but, c'est que tout le monde ait accès à ça. Par quel miracle ?

On y arrive. Merci pour cette question. On est un média 100 % indépendant.

On est une entreprise solidaire de presse d'information. C'est un statut de l'économie social et solidaire qui est détenu à 100 % par ces deux cfondateurs Juliette KF et moi-même. Cfondateur journaliste, j'insiste, c'est crucial aujourd'hui.

Et notre modèle économique, il nous vient du monde plutôt anglo-saxon, on appelle ça le membership ou l'adhésion en bon français. Et en gros, l'essentiel de nos revenus, c'est des gens qui ont activé un don mensuel. Euh donc c'est des dons qui sont déductibles d'impôts sur la base du volontariat parce queen encore une fois tout est gratuit et en l'échange de quoi elle et il ont accès à des informations sur les couliss les invite en avant-première.

En gros, il y a des contreparties qui sont largement symboliques mais qui nous permettent de tisser un lien au quotidien avec notre public et parfois quand on a des questions à trancher, on n'hésite pas à demander à notre public à nos membres du club puisque ça s'appelle le club de verre ce qu'elle est ils en pensent. Tout ça ça nous permet à la fois d'informer un public croissant. Euh ça nous permet aussi de faire vivre une rédaction euh de 17 salariés dont 13 cartes de presse.

Il y a 13 personnes aujourd'hui en CDI à vert. Euh donc c'est un média qui emploie beaucoup pour pour euh pour ce niveau de revenus. Euh tout ce qu'on fait, l'argent qu'on gagne et ce qu'on fait de cet argent-là euh on est transparent.

C'est hyper important. C'est ça qu'on doit à not à nos lecteurs. Il y a un rapport d'impact qui est publié chaque année où on explique ça et donc toutes ces données là, tout ce que je vous dis là, c'est public.

C'est pas c'est pas réservé à cette commission d'enquête. Vert, c'est un média qui est informe et c'est aussi un média qui à vocation a essayé de dynamiser un peu son écosystème et qui est ouvert sur tout un tas de médias. En 2022, Vert a été à l'initiative de la charte pour un journalisme à la hauteur de l'urgence écologique.

Un texte qu'on a cosigné avec une trentaine de journalistes de médias indépendants comme Street Press, Blast et d'autres, mais aussi de médias traditionnel et notamment France Télévision et qui a un texte qui donne un certain nombre de manières dont il nous semble qu'il conviendrait de mieux traiter tous les sujets à l'heure de l'urgence écologique justement. Et ce texte aujourd'hui il fait référence, il a été signé par plus de 2000 journalistes, 200 médias. Il est signé par l'ensemble des écoles de journalisme reconnu par la profession et on le trouve maintenant dans les écoles de journalisme placardé et dans pas mal de de rédactions.

Nous, on intervient aussi beaucoup dans les écoles de journalisme. On intervient aujourd'hui dans 5 ou six écoles selon les années. J'ai donné la leçon inaugurale de l'ESG Lille, donc l'une des écoles les plus réputées en 2022 sur ces thématiques là.

Mais et on a aussi formé avec des journalistes de verre des centaines de journalistes dans toute la presse que ce soit aux Parisiens, RFI, France 24, BFMTV, Milibre et cetera et cetera. Donc on a un média qui collabore beaucoup avec tous les types de médias et au quotidien on a des partenariats avec Street Press que vous avez auditionné mais aussi des acteurs plus classiques comme la Croix que choisir ou France Inter par exemple. Aujourd'hui, on est dans un moment un petit peu particulier à la fois de notre histoire et de notre histoire à nous tous.

Et je vais venir dans une seconde. On n'est pas n'importe où ici, on est au Sénat. C'est un lieu qui est important pour la démocratie française et c'est aussi le lieu où a été écrite la tristement célèbre loi du plomb du nom de votre collègue sénateur Laurent Duplomb. [grognement] C'est un une loi tristement célèbre, notamment puisque elle a été adoptée de manière assez acrobatique d'un point de vue démocratique puisque elle a échappé au débats en séance publque, ce qui nous paraît très particulier et elle est problématique aussi d'un point de vue de la désinformation puisqueen fait elle s'est dans son écriture et dans la manière dont elle a été vendue par ses promoteurs dans les médias, elle a été l'objet de nombreuses fausses informations.

à tel point qu'on a euh Philippe Grandcol qui est euh directeur de recherche au CNRS, écologue, qui a dû écrire un livre entier de 150 pages pour essayer de de démonter toutes les fausses informations sur la santé et l'environnement tellement ça a pulé euh dans dans ce moment-là. On n'est pas non plus dans n'importe quel moment aujourd'hui puisqu'on assiste au détricotage en règle des maigres avancées environnementales de ces dernières années et à des attaques répétées à la fois contre les scientifiques, non pas seulement ce qu'ils disent mais ce qu'ils sont et contre les agences qui aujourd'hui font à la fois l'expertise et qui régulent enfin qui font appliquer les règles environnementales l'ADM, l'OFB l'INR. Je vais pas faire la liste car elle est très très longue.

On est aussi dans un moment où on commence encore à peine à entendre les alertes des scientifiques sur le cadmium, l'épace, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et là encore la liste est longue. Et là, ce qui nous rend un peu amer, c'est queon a plus que la sensation de revivre une histoire qui est connue et qui qui est peut-être celle de la miante, celle du plomb, celle du chlore décon, celle du scandale sanitaire qui ont mis des décennies entre les premières alertes des scientifiques et la la réponse du législateur et qui ont occasionné des milliers de morts et des pollutions pour parfois des centaines d'années comme c'est le cas du clore déconne. Donc dans ce moment particulier, on a considéré qu'on avait besoin de franchir une nouvelle étape et donc on est en train de monter une équipe dédiée à l'enquête et aux solutions qui va nous permettre à la fois d'essayer avec nos moyens de révéler les pollutions partout où elles sont, révéler qui sont les acteurs qui prennent ces décisions là et donc comment démocratiquement on peut défaire ces décisions là et trouver des solutions à tous les niveaux pour agir parce que il est pas question qu'on arrête de boire l'eau du robinet et de manger des pommes de terre.

Voilà, c'est inacceptable à entendre en tant que journaliste, en tant que citoyen et en tant que personnes qui sont chargé de faire la loi. Cette équipe, il y aura à la fois des journalistes. Donc, on a une une ancienne journaliste de Cash Investigation envoyé spécial, Sophie Roland qui qui va diriger ce pôle.

Il y aura plusieurs journalistes internes et externes à la rédaction de verre et on sera aiguillé, outillé, enrichi par un comité d'experts avec des scientifiques qui seront chargés de faire en sorte que tout ce qu'on raconte est valide scientifiquement et qu'on a accès aux meilleurs outils de ce qui se fait d'un point de vue scientifique. Et je terminerai mon propos liminaire par quelques lignes que j'ai lu au moment de la soirée inaugurale de Ver. Donc c'était en février 2020.

Euh vous allez voir, elle date de 2000 de 1962. Euh ces mots sont de Rachel Carson, biologiste célèbre notamment parce qu'elle a fait cette enquête phénoménale printemps silencieux où elle a révélé la pollution massive au DDT aux États-Unis et elle a contribué à faire interdire ce pesticide qui était mortel pour pour les humains et la biodiversité. Donc on est en 1962, on pourrait croire que ces liges ont été écrites aujourd'hui.

Notre époque est celle de la de l'industrie. Personne ne conteste à son prochain le droit de gagner un dollar queles qu'en soient les conséquences. Lorsque le public proteste, confronté aux preuves évidentes des dégâts causés par les insecticides, on l'endort avec des pilules à base de demi-vérité.

Il est grand temps de faire terire ces fausses assurances, de cesser d'enrober de sucre d'effets désagréables au palais. Les risques sont calculés par les organisateurs des opérations pesticides, mais c'est le public qui les prend. C'est donc au public de dire s'il désire poursuivre la route actuelle et pour qu'il puisse parler en connaissance de cause, il doit être informé.

Comme le dit Jean Rostan, l'obligation de subir nous donne le droit de savoir. Voilà les termes qui guident notre travail journalistique depuis 2020. On en change pas une ligne et voilà quelle est notre fonction en tant que journaliste aujourd'hui.

Je vous remercie. Merci. Alors, on va peut-être un peu séquencer nos questions.

Je vais commencer par quelques questions sur sur le le financement de de vos médias puisque comme tout médias, il y a une problématique de financement qui se pose. Vous l'avez vous les avez abordés d'ailleurs dans vos propos. euh liminaire.

Euh donc on a bien compris que vous n'aviez pas de recette publicitaire en tout cas pour vert et reporter. Je crois que c'est pareil pour vous pourquita. Si nous nous avons quelques recettes publicitaires euh qui sont marginales dans le financement mais on fait des partenariats commerciaux.

Ou et alors pour reporter RVER, pourquoi ne pas avoir de recettes publicitaires ? Appuyez sur le voilà. Merci à reporter, le choix est très clair de ne pas avoir de recettes publicitaires comme garantie de notre indépendance.

On ne décide pas de ce qu'on met dans le journal pour faire ou ne pas faire plaisir à tel ou tel annonceur. C'est vraiment pour nous un gage de fiabilité, de aussi une garantie pour nos lecteurs que seul l'intérêt d'une information dicte sa publication. Est-ce que vous avez d'autres activités que l'activité média en ligne ?

Est-ce qu'il y a des activités de prestation de de services à destination d'entreprise par exemple ? Alors du du côté de Reporter, on a aucune autre activité que celle de faire du journalisme. On a une collection aux éditions du Seuil de livres qui rapportent un tout petit pourcentage de de revenus à à reporter.

C'est l'aboutissement du travail journalistique. C'est uniquement du contenu du contenu journalistique. Hm hm.

Il a d'autres activités qui sont parfaitement marginales. 91 % de nos revenus, c'est des dons de particuliers et le reste c'est de la vente de posters en fait des posters pédagogiques scientifiques relu par des scientifiques qui représentent quelques milliers d'euros chaque année. Euh on fait là un cycle de conférence dans la région académique du centre Val-Delo conférences sur la désinformation auprès de centaines de lycéens.

Donc là, j'étais à Chartre et à Blois euh dans des dans des lycées des médiathèques la semaine dernière. Et enfin, il nous arrive de moins en moins puisque les rédactions maintenant sont beaucoup plus intéressées par l'IA que le climat, de faire encore des formations parfois dans d'autres médias. Mais tout ça, c'est très anecdotique au regard de voilà.

Et puis sinon ben il y a une partie subvention publique dont on aura l'occasion j'imagine de de parler mais qui est là aussi est vraiment marginale. H monsieur Clément. Non, Vakita n'a pas de d'activité hautes que l'activité média.

Donc il y a moi moi par ailleurs j'ai d'autres sociétés qui ont des activités autres mais vaakita non. Ouais. Donc l'essentiel de vos ressources enfin la très grande partie de vos ressources vient des dons donc de des alors pas pas pas nous concernant nous.

On n pas vraiment de dons. On a un système d'abonnement puisque le site n'est pas accessible hors abonnement à part une partie des des contenus. Donc c'est un système d'abonnement payant et qui représente une très large majorité de nos de nos revenus.

D'accord. Est-ce que euh bon je sais que l'indépendance tout le monde la souhaite financièrement, c'est parfois compliqué. Le le fait de reposer, d'avoir une une structure de recette en tout cas pour reporter révè et qui repose principalement sur des dons, est-ce que c'est pas aussi une forme de dépendance à ce qu'attendent les les donateurs qui j'imagine sont aussi en attente d'une certaine type d'information ou d'un certain traitement de l'information ?

Est-ce que vous arrivez aussi à avoir une indépendance par rapport à cette attente ? Appuy sur le bouton. Je pense que nos donatrices et donateurs attendent de nous que nous parlions d'écologie et notre ligne aéditoriale, ça tombe bien, est complètement tournée vers l'écologie.

Donc, il y a une adéquation entre, je pense, le contenu de notre média, les articles, les reportages, enquêtes que nous publions au quotidien et un besoin très fort euh du lectorat qui se soucie de sa santé, qui se soucie de l'environnement proche des des de l'exposition des enfants dans les cours d'école au pesticides, de on l'a dit, la nourriture qui est ingérée chaque jour et des composantes euh des résidus de pesticides, de des composantes de calmium et euh ce qu'on produit nous au quotidien, une information qui permet d'y voir un peu plus clair. Euh donc je pense que c'est pas un souci euh cette adéquation entre les demandes et notre offre éditoriale. Au contraire, mais quel bonheur de dépendre de ses lectrices et lecteur enfin je veux dire nous on a on a pas mal de collègues qui nous viennent de de médias un peu moins indépendants que nous du Parisien et d'autres d'autres grands médias.

C'est c'est un bonheur. Ils arrivent dans un média où les seuls comptes qui doivent rendre, c'est au lecteurs. Il y a pas d'actionnaire qui leur dit il faut faire si ça ça.

Il y a pas de publicitaire qu'il faut ne pas fâcher et cetera. Donc il y a absolument personne qui leur dit comment faire leur travail. Et donc il vaut mieux finalement être dépendant de dizaines de milliers de personnes qui nous soutiennent au quotidien que d'avoir quelques grands acteurs qui soient privés ou politiques ou ou que sais-je qui qui à qui vous devez rendre des comptes.

On peut pas on va pas perdre tous nos lecteurs du jour au lendemain parce que on aura fâché quelqu'un en parlant mal de de voiture électrique ou que sais-je. Donc c'est voilà forcément c'est une forme de dépendance mais c'est la plus petite forme de dépendance et pour nous il semblé que c'était le le modèle le plus indépendant. Très clairement aujourd'hui c'est c'est bien de diversifier ces sources de revenus.

Les autres sources de revenus c'est quoi ? C'est la publicité. les revenus sont effondrés.

Vous voyez bien que la plupart des médias traditionnels connaissent des des plans sociaux aujourd'hui parce que ça rapporte plus rien et que ces recettes ont été captées par les GAFAM et par les plateformes que vous allez peut-être interroger. Donc c'est c'est une dépendance monstrueuse et c'est un marché qui s'effondre. Et ce serait quoi l'alternative ?

Effectivement l'abonnement. Voilà, il y a d'autres médias qui fonctionnent sur abonnement comme Médiia part. Ça va très bien pour eux.

Mais le modèle qui dépend uniquement du lectorat, c'est le modèle le plus sain et le plus solide aujourd'hui. Sur les financements publics, vous vous pour d'entre vous, je crois vous en vous en touchez. Non, pas pour reporter vert en a un peu.

Oui. Alors, c'est vraiment c'est vraiment marginal. C'est même pas du beurre dans les épinards, je dirais.

On touche des aides au pluralisme qui est une enveloppe qui est tellement famélique que l'enveloppe pour tous les médias en ligne est inférieur à ce qu'un média comme les échos ou le Parisien touche à lui seul chaque année. Donc, on se partage ça à des dizaines et des dizaines de médias. Et nous, on a touché les dernières aides, c'était 27000 €.

Euh, on a fait 1,2 million d'euros de revenus l'an dernier. Vous voyez bien qu'on est on est vraiment sur quelque chose de de d'anecdotique et ces aides sont évidemment sans contrepartie. Euh et je trouve qu'elles sont trop faible.

Voilà, c'est très clairement Hugo Clément sur euh Non, nous nous n'avons aucune aucune subvention publique, aucune aide à la presse. D'accord. Dernière question financière avant de passer la parole à mes collègues.

Euh pour vos trois médias, deux sont bénéficiaire, enfin font des des excédents. L'un par contre fait du déficit, c'est c'est le c'est le vôtre. Hugo Clément, vous nous avez donné les chiffres, donc je on vous remercie.

On a vu que dans vos résultats, il y avait 3 années de suite, des déficits et des déficits importants par rapport à à au chiffres d'affaires. Comment vous faites pour tenir le dans la durée le média ? Bah, la bonne nouvelle, c'est que les déficits se réduisent et que cette année, on a vraiment réduit le déficit.

Enfin, l'année prochaine sera probablement une année à l'équilibre, en tout cas, je le souhaite, mais c'est le jeu, hein, quand vous lancez un un média de zéro, souvent vous commencez dans le rouge. He, je connais pas beaucoup de médias qui commencent directement dans le vert. Donc nous, on a engagé des gros frais pour des enquêtes très coûteuses.

On a engagé des frais aussi dans des procédures dont vous parlerez peut-être plus tard, qui nous sont intenté, qu'on gagne tout, hein, mais qui nous coûtent quand même de du temps et de l'argent. Euh donc euh ouais, mais c'est sûr que c'est pas euh c'est pas un média qu'on fait pour gagner de l'argent, ça c'est ça c'est sûr. Mais euh cela dit euh l'objectif à long terme c'est d'être rentable parce que selon moi, la seule manière d'être vraiment indépendant, c'est d'être un média rentable.

Quand vous êtes un média qui est tout le temps en recherche d'argent, qui dépend entièrement de la volonté de ses donateurs et cetera, vous êtes tout le temps en train de de chercher des sources de financement. Donc les médias vraiment indépendants sont des médias à mon sens rentables. C'est le cas notamment de médiia part qui est aujourd'hui est rentable.

C'était pas le cas au début, mais c'est le cas aujourd'hui. Euh et je pense que c'est important pour les médias de ne dépendre de personne, de ne pas dépendre des aides publ et des aides à la presse euh comme c'est le cas pour beaucoup de médias traditionnels hein, notamment les les journaux papiers qui dépendent tous aujourd'hui en France de sommes extrêmement importantes d'aide à la presse, ce qui n'est pas le cas des médias numériques et ce qui n'est pas du tout le cas pour Vakita puisqu'on touche pas un centime d'aide public. Donc je suis très attaché moi à la à la réussite financière des des médias indépendants parce que à mon sens c'est la seule manière de garantir leur réelle indépendance.

Et est-ce que du coup vous faites appel à vos à vos actionnaires pour soutenir le média On a fait une levée de fond initiale euh au début, il y a 3 ans. On a refait une levée de fond plus moins importante un an et demi plus tard. Et là, on n pas besoin de de refaire appel à une levée de fond puisqu'on a des recettes qui grâce au soutien des abonnés qui s'abonnent sur le sur le site et grâce à la diversification des des revenus aussi nous permettent de de d'amortir les les coûts de production des enquêtes parce que évidemment l'investigation c'est ce qui coûte le plus cher.

C'est c'est ce qui coûte le plus cher à faire. C'est beaucoup de mois de travail parfois pour des enquêtes qui ne voient jamais le jour. Vous pouvez travailler avec un ou deux journalistes pendant 6 mois pour un dossier qui ne sortira pas parce que bah vous n'arrivez pas à recouper les sources, vous n'arrivez pas valider telle ou telle information et donc il y a rien qui sort mais ça a coûté quand même.

Donc c'est pour ça que de moins en moins de médias font l'investigation tout simplement parce que ça coûte très cher et c'est un modèle pour lequel il faut se battre au quotidien pour trouver les moyens de financement pour réussir à sortir les enquêtes surtout sur les questions environnementales qui intéressent pas forcément la plupart des médias mainstream. Et après les levées de fond, vous êtes toujours l'actionnaire majoritaire. Oui, tout à fait.

Enfin, moi et mon associé Ramana Roda qui sommes les deux fondateurs, on détient la majorité du capital. Merci monsieur le président. Alors, j'ai une question très précise en complément des réponses écrites que vous nous avez faites euh pour reporter.

En 2017, vous aviez publié une tribune antivaccin de le l'urodéputé Michel Rivass qui comportait des affirmations fausses et d'autres qui étaient scientifiquement non démontrées. Est-ce que vous nous confirmez que cette tribune a été dépupliée ? Avez-vous expliqué à vos lecteurs pour quelle raison et quels enseignements avez-vous tiré en fait de cet épisode ?

Peut-être que ça a pu contribuer à une forme de défiance envers les vaccins puisque le Covid a eu lieu quelques années après. Par ailleurs, l'Express en 2023 vous a qualifié de confusionniste indiquant que vous étiez le média de l'écologie qui s'éloigne parfois de la réalité scientifique au point de frayer avec le complotisme. Assumez-vous de vous éloigner parfois d'un consensus scientifique et le rôle d'un média d'info d'information ne devrait-il pas au contraire être de contrer ce phénomène qu'on peut connaître ces dernières années de complotisme en fournissant une information équilibrée et tout particulièrement dans le domaine scientifique.

Voilà ma question précise et j'en aurai d'autres ensuite pour reporter madame le le micro. Hop ! Merci pour votre question qui va me permettre de donner un historique et la mesure du chemin accompli à reporter.

Euh reporter ne s'éloigne pas du consensus scientifique. Reporter a reçu l'an dernier le prix du journalisme scientifique pour le travail de Vincent Luqu notamment sur le rôle des nuages dans le réchauffement climatique et sur les NGT. Ces nouveaux ces nouveaux OGM avec un article très fouillé sur les les inquiétudes scientifiques légitimes.

On travaille de manière très rigoureuse sur les sujets en lien avec les sciences. On lorsqu'on relaye des études, on fait systématiquement appel à un chercheur de la discipline qui n'a pas travailler sur l'étude pour voir si la méthodologie est fondée, s'il y aurait des biaiss. Euh je vois très bien la tribune dont vous parlez. nos notre pôle science qui est composée de trois journalistes euh mène depuis plusieurs mois un travail justement pour euh évaluer ces contenus qui peuvent faire partie de l'histoire de reporter pour certaines raisons mais qui ne correspondent peut-être plus à ce qu'est reporter aujourd'hui.

Mener un travail de transparence, de dépublication aussi. Euh là c'est un petit peu comment ça ? Euh je pense qu'elle est en cours de Oui, elle est en cours de des publications.

En tout cas, elle est dans euh le dans ce que le pôle euh science est en train d'examiner pour euh pour des publications. Oui. Donc vous n'êtes pas en fait très très affirmative, je trouve.

Ben, il [rires] y avait des informations non scientifiques qui ont été publiées. C'était en 2017. Oui.

On est en 2026. Oui, il existe un il existe un travail conséquent à passer en revue toute la production de reporter depuis 2013 et évaluer le statut de ces différents articles en vue d'une éventuelle dépublication pour l'article que vous mention éventuelle des publication. D'accord.

Donc c'est pas aussi net dans vos propos en fait. En tout cas, ce qui est certain que les critères que se sont donnés parce que vous êtes lu par beaucoup de jeunes en fait. C'est ça.

Oui, bien sûr. Mais alors pour le coup, les contenus publiés en 2017 ne sont plus lus du tout, ça c'est est certain. Mais par contre, nous avons une responsabilité et c'est pour ça que nous menons ce travail pour parce que tous les t tous les médias ont un historique, un passif et ce que vous pointez extrêmement important, c'est que fait-on une fois que et ce que vous expliquez voilà aussi ce travail de pédagogie, on est vraiment dans un exercice et de transparence vis-à-vis de du lecteur et de rigueur dans la manière dont on publie des informations.

Je peux aussi vous parler de parce que c'était l'une de vos questions les moments où il peut y avoir des erreurs qui sont reconnues après publication d'un article. La question de la mise à jour avec mention, c'était notamment le cas d'un d'un travail qu'on a mené sur pesticides et tabac le risque de cancer. On a euh eu des alertes de scientifiques disant que la méthodologie était douteuse.

On a mis à jour l'article et on a euh expliquer tout le cheminement. On est vraiment dans un exercice et de transparence et de rigueur scientifique. Donc je nous nous avons prêté serment donc je ne peux pas vous assurer à 100 % sans que la tribune ait déjà été dépée.

Donc je préfère ne pas ne pas m'engager à à cet endroit-là. Ce qui est certain, c'est que si euh elle est contraire au consensus euh scientifique, et c'est ce qu'on examine, euh le le chantier a été engagé il y a quelques mois et euh donc comme je vous disais, il s'agit de de balayer l'ensemble du site. Et si euh ce qu'on nos conclusions vont dans le sens de d'une dépublication, cette dépublication aura lieu parce qu'il est pas question de laisser des contenus contraires au consensus scientifique.

C'est très important pour nous. Ça me semble essentiel en effet. Merci.

Non, pas pour l'instant. Oui. Euh on va passer à un autre sujet qui est votre relation aux plateformes.

Vous êtes tous les trois présents sur les plateformes. Euh forcément, on en parle beaucoup dans cette commission d'enquête parce que la question de la transparence des algorithmes et de la façon dont on peut entre guillemets maîtriser ou pas euh les contenus se posent. Euh je voudrais que tous les trois vous nous disiez comment vous faites, quel est votre point de vue par rapport à ça.

Vous en avez besoin en terme de visibilité, ce qui est normal pour toucher aussi différents publics. Mais comment maîtrisez-vous et maîtrisez-vous en tout cas ce qui se passe en terme de diffusion de vos contenus sur ces plateformes ? Ouais.

Euh alors c'est un petit peu compliqué effectivement quand on vient de de la presse traditionnelle en fait moi je je viens plutôt des des médias traditionnels avant de avant de fonder vert. Quand les réseaux sociaux arrivent et que ça devient un lieu d'information, c'est pas évident de trouver une manière de raconter ça. Voilà, on a une presse écrite qui a une longue tradition qui est c'est un article, on monte pas la tête des gens.

Ce qui est important, c'est l'information. il y a un titre c'est c'est quelque chose qui est extrêmement codifié et d'un coup on se retrouve sur des plateformes qui ont chacune leur façon de fonctionner, qui ont chacune leurs algorithmes et dont il faut être capable de de comprendre aussi quelles sont les mécaniques parce qu'il y a des mécaniques qui sont bah voilà pour toutes les plateformes et quelles sont les mécaniques intrinsèques de chaque plateforme. Ces plateformes ne sont pas les amis du débat démocratique.

Ces plateformes n'ont pas été conçues pour un débat démocratique sain et apaisé. Elles ont été conçues pour retenir l'attention au maximum de gens pour les faire interagir. C'est le taux d'engagement avec chacune des publications pour être capable de monayer ces engagements-là à des publicitaires, des annonceurs et cetera.

Donc ils ont un but qui est parfaitement contraire à celui d'un débat démocratique apaisé et à une diffusion saine de l'information. Donc nous on arrive avec ce passé, cette tradition avec moi, cette vraiment de volonté de faire une information factuelle claire, parfois chiante, il faut le dire, avec des acteurs qui sont pas du tout fait pour ça. Et donc c'est en fait ça a été un apprentissage et c'est un apprentissage au quotidien.

Et je pense que nos médias aussi sertent beaucoup enfin on teste beaucoup de choses qui ensuite sont répliquées par des médias traditionnels parce que justement on peut un peu plus tester des choses, se déployer et c'est un peu le on est toujours sur un fil entre l'information la plus factuelle claire possible et il faut trouver des mots des images qui vont avec le le registre des réseaux sociaux. Sinon, il se passe quoi ? Bah nos contenus sont pas vu, les gens les voient pas et finalement ils continuent de consommer des des choses qui ont aucune valeur informationnelle.

Donc c'est vraiment un combat au quotidien. Chaque mot est sous pesé. Est-ce que je Voilà, peut-être que parfois les titres sont un peu plus forts sur les réseaux que que sur le site parce qu'on n'est pas soumis au même logique du tout.

Et donc c'est toujours un un jeu à trouver pour dire bah voilà, je reste factuel, l'information que je dis est juste. Par contre, je vais utiliser peut-être un terme un tout petit peu plus fort ou un adjectif un peu différent où je vais utiliser une image qui va plus faire naître une émotion. Et donc, il faut jamais trahir l'information et en même temps, il faut réussir à entrer dans le temps et les usages des réseaux sociaux.

Et donc c'est comme ça qu'on arrive à on a fait un carousel en 10 slides sur Instagram tiré c'est notre synthèse de tous les rapports du GC donc des milliers des milliers des milliers de pages. On a fait un article sur le site c'était entre 2021 et 2023 on a fait des articles très fouillés chapitrés et ensuite on réussi à vraiment en extraire la sève et la substantifique moelle et à mettre ça dans un carrosel Instagram et on a réussi à faire des contenus qui font des centaines de milliers de vues sur l'information qui paraît la plus chiante, c'est-à-dire qu'est-ce que disent les scientifiques sur le climat aujourd'hui. À cette occasion, on avait fait une vidéo aussi en collaboration avec Combini qui avait fait 800000 vues ou juste raconter ce qu'il y a dans le rapport du JC.

Donc notre notre savoir-faire aujourd'hui, c'est aussi celui-là d'être capable de raconter des informations compliquées, austères, flippantes à des gens qui ont besoin de savoir ça si on veut avoir un débat démocratique qui fonctionne sur des plateformes qui sont pas faites pour ça. Voilà. [toux][raclement de gorge] Alors évidemment, c'est un endroit de de tiraillement parce que on n'est pas c'est pas forcément le monde qu'on souhaite, c'est pas forcément le type de débat qu'on souhaite aussi.

Ça valorise, comme je disais tout à l'heure, l'émotion, ça valorise euh l'indignation facile et les propos clivants. Or, tout ce qu'on s'emploie à faire, c'est d'aller chercher de la nuance, de la complexité avec rigueur et en mêlant les points de vue. Donc c'est pas facile du tout.

Nous, on considère que mieux vaut euh ne pas avoir une visibilité euh pour de mauvaises raisons. En tout cas, de se dire que on va pas chercher la visibilité à tout prix, on va pas chercher à à tout prix à jouer ce jeu-là. Et on sait qu'on est desservi, on sait que les algorithmes ne servent pas les contenus euh journalistiques, factuels qui ne sont pas éditorialisés de de manière à susciter énormément de commentaires ou voilà.

Euh dans le même temps, je vous le disais tout à l'heure, la majorité des des 15 30 ans sont sur les réseaux sociaux et s'informent principalement par là. Donc on a aussi envie d'aller chercher ben les lecteurs là où ils sont. Donc à ce jour, voilà, on est aussi dans cette phase expérimentale mais de naviguer avec et de s'adapter aux algorithmes sans trop le en donner.

On à ce jour, tous nos contenus sont relus par la rédaction en chef. Il partent euh des euh contenus publiés sur le site. Euh quand on travaille avec des vulgarisateurs, on travaille avec Charles [raclement de gorge] Merlin de Vivrem Moincon et Élise Bordet qui est une agronome qui est une scientifique.

Euh on relit tous les scripts et on les vérifie justement pour que pouvoir assurer la rigueur scientifique des publications. Donc on a un rapport ambivalent à ces réseaux sociaux. On les utilise, on y est, on ne peut pas ne pas y être présent puisque la mission de l'association c'est informer sur l'écologie et faire circuler des informations sur l'écologie.

Et dans le même temps, on jauge en permanence à quel point on joue le jeu des plateformes et des algorithmes. Et de fait, avoir des plateformes qui seraient tenu de valoriser des contenus sérieux, journalistiques, sourcés, factuels serait tout à fait souhaitable. Alors sur les réseaux sociaux, moi d'abord je trouve que c'est quand même un formidable espace de liberté parce que il casse les barrières à l'entrée de la création de contenu.

Il y a encore quelques décennies et je le sais pour venir d'un média très traditionnel comme celui de la télé, euh pour faire une émission ou pour faire une vidéo, il fallait euh des dizaines, des centaines de milliers d'euros. Et donc si vous n'étiez pas sur la chaîne ou dans la société de production qui pouvait créer une émission, vous aviez beau avoir les meilleures idées du monde et les meilleures informations du monde, vous ne pouviez pas les diffuser. D'abord, je pense que c'est important de rappeler ça, que les réseaux sociaux dans leur ensemble ont permis une démocratisation de la création du contenu, une démocratisation de l'information aussi euh avec l'émergence d'un d'un très grand nombre d'acteurs et que ça a un peu attaqué le monopole des médias traditionnels pour le meilleur et pour le pire, j'ai envie de vous dire, mais souvent pour le meilleur quand même.

C'est-à-dire que des informations, des contenus, des enquêtes comme cellons à Vakita, je suis pas sûr qu'elles trouverait aujourd'hui dans le format qu'elles ont une exposition suffisante dans les médias traditionnels. Et donc les réseaux sociaux, on leur doit quand même cette capacité à toucher des millions de personnes. C'est-à-dire que vous avez un téléphone, une bonne idée et une bonne manière de travailler.

Vous pouvez toucher 15, 20, 30, 40 millions de personnes alors qu'avant c'était absolument impossible. Donc moi, je vois quand même plus de positif que de négatif à à à cette puissance des réseaux sociaux. Évidemment, avec les précautions d'usage qui vont avec, il y a des dérives, il y a des risques, il y a la plus grande pour moi des dérives qui est celle de l'addiction aux écrans de de des jeunes générations, hein, qui euh qui fait exploser la sédentarité, qui est une une bombe sanitaire au sens premier du terme.

Mais je trouve que l'espace en tout cas de liberté que ça offre dans un pays démocratique et je pense que c'est important de le préciser dans un pays démocratique comme la France parce que dans les pays autocratiques ou dans les dictatures, c'est sûr que les réseaux sociaux n'ont pas la même vertu émancipatrice, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais dans un pays comme le nôtre, je trouve que c'est un espace de liberté qu'il ne faut pas vouloir trop réguler au risque de créer plus de censure que de contrôle et de vérification. Voilà.

Et on sait que quand on crée des outils de régulation, c'est très bien jusqu'au jour où il tombent dans les mains des mauvaises personnes et où la régulation devient censure. Donc je je je suis assez euh libéral sur ce sujet de la régulation des réseaux sociaux. Je pense qu'il faut évidemment faire appliquer la loi qui existe déjà.

Et c'est ça euh surtout le problème, c'est que la loi existe mais qu'elle n'est pas appliquée parce que les policiers n'ont pas les moyens de l'appliquer parce que la justice est débordée. Mais la loi existe pour encadrer la les pratiques sur les réseaux sociaux. Donc déjà, faisons appliquer cette loi et ne pensons pas qu'en créant des autorités supplémentaires de régulation, on va régler le le le problème.

Ça peut même être un danger à mon sens en terme de de censure et de contrôle des des paroles qui ne rentreraient pas dans le cadre établi. Je peux avoir une dernière pardon. Du coup, je réagis rapidement et puis je vous demande du coup êtes sur des sujets quand même, on va dire sensibles au sens qui peuvent à un moment peut-être être sujet aussi de si ce n'est de campagne en tout cas de manipulation ou de désinformation.

C'est-à-dire que c'est on voit bien le contexte dans lequel on on vit aujourd'hui, je dirais malheureusement. Et si effectivement les réseaux sociaux sont des espaces de liberté et qui ont des vertus et ce qu'on voudrait émancipatrices, le danger est que dans certaines séquences et la séquence politique que l'on vit aujourd'hui est sujette et propice à ce genre de phénomène. Est-ce que vous l'avez déjà vécu ?

Comment vous vous en prémunissez ? pas en amont, je vois bien le paradoxe et la ligne de crète que vous pouvez mais en aval. Est-ce que c'est un sujet de préoccupation et surtout est-ce que c'est un sujet de préoccupation plus fort chez vous actuellement ou pas ?

Euh oui, pour un peu prolonger ce que dit Hugo Clément et et vous répondre, je suis pas du tout d'accord avec cette approche-là. Euh notamment parce que euh vert comme beaucoup d'autres médias, on était nombreux à parler de climat sur Twitter avant que ça soit racheté par Elon Musk et que ça devienne X. Et on a constaté ce qui se passe quand un nouvel actionnaire arrive et décide de changer les règles du jeu, des règles qui déjà étaient au pack avant et qui le sont encore plus.

Et donc ce qu'on a constaté, ça a été objectivé par David Chavalarias qui est chercheur au CNRS qui a mené des études sur sur X dont on pouvait beaucoup plus finement analyser les données. fut un temps quand Elan Musk est arrivé l'audience des comptes qui parlait du climat et qui était pro climat entre guillemets notamment comment il y a eu des effets des algorithmes bien sûr sur sur les publications oui c'est ça et en fait ce qui est compliqué c'est ça c'est que on a vu que les les comptes proclimat entre guillemets donc les scientifiques, les journalistes et aussi les militants qui étaient en faveur d'une action pour le climat leur audience ont chuté et elle a été dépassée par celle des comptes climatoceptiques. Donc des gens qui sont dans le complot, qui sont dans la conspiration, qui sont contre le consensus scientifique.

Et ça, on l'a vu en l'espace de quelques mois. Et la difficulté, c'est que on ne sait pas qui a changé dans l'algo. On ne sait pas qui'est-ce qui a changé hors de l'algo.

C'est-à-dire que peut-être que c'est aussi pour d'autres raisons que ça, mais on ne sait pas. Et donc on est un espace Twitter à utilisé massivement pour s'informer et massivement pour débattre. Aujourd'hui, il y a beaucoup de médias qui sont qui en sont partis parce que c'est devenu trop toxique et y compris euh des des grands médias, des acteurs traditionnels comme le monde parce que c'est un endroit où on ne pouvait plus informer correctement parce que les algorithmes étaient trop en défaveur euh des informations et trop en faveur des euh des climatoscépiques et des antivax et des complotistes de tout poil.

Donc en gros, on a un actionnaire qui arrive qui décide de changer complètement les règles du jeu qui était déjà pas connues et qui fait que d'un coup tous ceux qui disent ce que dit la science disparaissent et les autres ont un porte-parole un porte-voie. Moi je suivais pas Elon Musk sur Twitter. Un contenu sur trois que je voyais c'était Elon Musk.

Je veux dire c'est quand même c'est incroyable. Donc évidemment maintenant il a il a il a des centaines des centaines de millions de followers notamment parce que c'est l'homme le plus riche mais aussi parce que c'est lui qui a les clés de Twitter. Et donc on se retrouve avec un jeu qui est truqué et c'est la liberté d'expression mais à l'américaine.

C'està-dire que c'est celui qui a le plus argent, qui parle le plus fort et qui fait terire les autres. Et donc ça moi je trouve ça cet exemple il il illustre de manière éclatante le pouvoir néfaste de réseaux sociaux qui sont pas contrôlés avec des algorithmes hors de contrôle. Et aujourd'hui, on voit bien que les GF femmes, les réseaux sociaux américains sont des instruments géopolitiques employés par Donald Trump qui dit à l'Europe "Vous voulez réguler X, très bien, je vous mets des droits de douan en plus." Vous voyez bien que c'est un outil de manipulation politique potentielle et le fait que ce soit de manière potentiellement, c'est un problème.

Le fait qu'il y a un doute possible, c'est un grave problème. Et donc moi, je sais pas ce qu'on peut faire aujourd'hui pour réguler les plateformes. Je sais pas ce que le législateur français européen est en capacité d'imposer aujourd'hui à des acteurs qui sont pas sur le sol européen.

Mais c'est très clair queoup qu'il y a des plateformes qui sont plus favorables à vos contenus. Lesquels ? Mais en fait, c'est difficile de dire plus favorable parce que par rapport à quoi ?

C'est en fait est-ce que les gens est-ce que les gens consomment le no contenu parce qu'ils sont bons intrinsèquement ? Est-ce qu'ils les consomment parce que Meta a décidé sur Instagram que le climat c'était bien ? Est-ce que en fait on devrait faire des scores bien supérieurs et en fait on a un plafond de verre qu'on ne maîtrise pas ?

On ne sait pas. Et donc c'est vrai que sur un contenu équivalent parce que vous êtes sur plusieurs plateformes d' compris que vous n'étiez plus sur X plusieurs plateformes. Est-ce que vous constatez à contenu équivalent que il y a il y a il y a il y a des plateformes qui mettent plus en avant euh tel ou tel contenu ?

Oui, bien sûr, mais c'est mais parfois c'est peut-être pour des raisons qui sont pas liores, mais on ne sait pas. On ne sait pas. Et donc c'est vrai que je moi je je rêve d'un monde où euh on a on a les vous avez les clés de l'algorithme, vous êtes capable de voir ce qu'il y a sous le capot et vous êtes capable de d'imposer des règles différentes à des médias qui seraient reconnus alors par la CPPAP, on peut discuter des des règles mais pour que justement ces informations là circulent.

Facebook, je crois que c'était en 2014, avait décidé du jour au lendemain que les médias ça dégagé de du fil d'actualité des gens. Il y a des médias qui se sont cassés la figure à ce moment-là parce qu'ils ont perdu quasiment toute leur audience. C'est comment comment on peut imaginer que les gens s'informment correctement et qu'il y a un débat démocratique sain ?

Quand en quelqu'un, une personne peut décider de faire disparaître tous les médias d'un coup. Donc vous êtes plutôt pour une régulation quand même ? Ah moi très clairement.

Oui, je suis moins libéral de ce point de vue bien j'ai vu qu'il y avait bien des différences d'appréciation. Donc c'est aussi ce qu'on veut. Moi je parlais des réseaux sociaux en général, pas de X en particulier qui effectivement est un cas spécial.

Mais au-delà de X, je rejoins ce qui a été dit. Le fait que ce soit concentré entre très peu de mains et très peu d'acteurs laisse planer cette menace Naracha et d'une modification de règles du jeu qui à ce jour nous échappe complètement. Et c'est vrai que cette opacité et le côté boîte noire, on on fait avec des règles qu'on croit comprendre mais sans en avoir les codes et sans en avoir aucun élément tangible pour nous permettre de savoir [raclement de gorge] comment ça fonctionne réellement.

Euh c'est un problème, c'est et j'ai l'impression que euh X c'est un peu l'alerte de ce de de ce problème. Ça met en au jour ça c'est c'est pas un problème limité à une plateforme. Et et donc moi aussi je partagerai l'idée de à minima quant à aux forces au aux principes politiques de modération, aux règles des algorithmes et puis aussi peut-être la possibilité pour les les usagers de ne pas avoir de de contenu profil de de pouvoir avoir voilà des règles qui soient [raclement de gorge] les mêmes pour tous et qui permettent aux informations fiables, vérifiées, émanant de d'organes de presse reconnus CPPAP d'être valorisé et non pénalisé comme Facebook l'a fait.

Et je tiens juste à à rassurer madame Évron, la la tribune en question a bien été publiée dans le cadre du travail que nous menons. Je sur les sur les algorithmes, il y a aussi un effet qui est créé par la manière de faire de certains médias. Euh quand vous fonctionnez en audience affinitaire et que vous faites du contenu destiné à des gens dont vous savez qu'ils apprécient tel type de contenu, vous créez vous-même votre bulle algorithmique. un contenu par exemple très politisé, que ce soit à gauche ou à droite, peu importe, va par nature être poussé dans l'algorithme à des gens qui pensent déjà comme ça parce que ils vont étudier la manière dont ils interagissent avec les publications, les likes, les commentaires et donc plus vous likez des contenus de gauche ou de droite, plus on va vous proposer des contenus de gauche ou de droite.

Et donc ou plus vous likez des petits châons, plus on va vous proposer des petits châons. Voilà, moi en ce moment, j'ai que des gens qui courent sur mon fil Instagram parce que je ne like que des vidéos de gens qui font des footings. Donc si vous voulez, vous créez vous-même votre bulle algorithmique.

Et donc dans la ligne éditoriale de beaucoup de médias, que ce soit de gauche ou de droite d'ailleurs qui aujourd'hui sont de plus en plus politisés, qui affichent une ligne éditoriale qui n'est plus seulement une éditoriale journalistique, qui est aussi une ligne éditoriale politique en appelant par exemple à voter pour tel ou tel parti ou contre tel ou tel parti. forcément, vous créez des bules algorithmiques parce que les gens qui ne se reconnaissent pas dans la ligne éditoriale politisée que vous mettez en avant ne vont pas interagir avec vos contenus et donc vos contenus vont disparaître progressivement de leur bulle algorithmique. Donc il y a aussi alors certes il y a l'opacité des algorithmes évidemment c'est des géants américains, on sait pas ce qu'il mettent dedans et j'ai envie de vous dire que nos débats là sont un tout petit peu dérisoires par rapport au tsunami de l'intelligence artificielle qui va nous tomber sur la tronche.

Parce que quand vous avez les fondateurs de Anthopique ou de PAI qui vous expliquent eux-mêmes qu'ils ne savent pas comment leurs intelligences artificielles aboutissent à donner telle ou telle réponse, c'est ce qu'on appelle l'interprétabilité, hein. Ils travaillent là-dessus, ils essayent de comprendre comment ce qu'ils ont créé eux-mêmes donnent telle ou telle réponse. Donc là, on est même plus dans le débat de d'une technologie qui serait manipulée par tel groupe ou tel groupe. on est sur le débat d'une technologie qui potentiellement pourrait échapper aux gens qui l'ont eux-mêmes créé et l'inquiétude est plus la perte de contrôle de la technologie que l'excès de contrôle de cette technologie.

Donc là, j'ai j'ai envie de vous dire qu'on est même dans un débat du passé en fait sur ce le débat qu'on est en train d'avoir. Le débat qui arrive là maintenant, c'est comment on va faire pour que les outils technologiques n'échappent pas leur créateur ? Et c'est les inquiétudes.

Il y a un excellent article dans le Figaro qui est sorti il y a quelques quelques semaines là-dessus sur les prédictions un peu apocalyptiques de certains apôtres de la Silicone vallée créateur de de l'intelligence artificielle qui alerte même sur le risque non négligeable qui situe je crois dans l'article à vérifier mais autour de 10 à 20 % d'une perte de contrôle de l'intelligence artificielle. On parle pas de une chance sur un million, on parle de enfin les créateurs eux-mêmes de l'IA parlent de tour de 10 % de risque de perdre le contrôle de cette technologie avec les conséquences apocalyptiques qu'on peut imaginer sur l'extinction potentielle de l'espèce humaine et cetera. Donc euh voilà, les bulles algorithmiques, elles existent.

Euh la manipulation des algorithmes par les créateurs de ces sociétés, elles ils existent elles existent probablement. Mais je pense que les médias créent aussi leur propre bull algorithmique et se mettent leur propre limite dans la manière de faire de l'information. Et c'est pour ça que nous à et c'est le cas dans tous les autres formats que que je fais, euh on essaie de départisaniser, de faire le contenu le moins partisan possible, le moins politisé possible sur l'aspect électoral, c'est-à-dire de ne pas s'engager pour un parti ou contre un parti parce qu'en faisant ça, vous vous coupez naturellement de au moins la moitié de la population qui ne va plus voir vos contenus et donc vous ne pouvez plus informer les gens et vous vous retrouvez à informer finalement les gens qui sont déjà informés et qui sont déjà d'accord avec vous et qui de toute manière les convaincus par le convaincu et ceux qui pensent autrement ne voient plus vos contenus.

Donc il y a aussi une responsabilité des des médias notamment des médias en ligne dans la manière de faire du journalisme pour toucher le plus de monde possible. Je voulais juste réagir très rapidement, monsieur le président, sur ce que vous disiez sur les algorithmes. Ça reste pour nous un sujet, notamment pour les jeunes parce qu'on sait que ces algorithmes prédateur enferme en fait les jeunes.

Il suffit qu'un jeune soit en détresse et liker un de ses amis qui est en détresse. On l'enferme et l'algorithme le rend totalement prisonnier en fait et peut euh le confronter. D'ailleurs, le ministre de l'éducation l'avait fait.

Il a créé un faux compte d'ados de 14 ans en disant "Je suis déprimée et au bout de 20 minutes, il a eu un tuto qui lui expliquait comment se pendre en fait." Donc en fait plus l'adolescent est fragile et plus l'algorithme va l'isoler dans sa détresse. C'est ça qui est profondément inquiétant et c'est ce que vous dites aussi.

Je peux ça c'est clair que le le le renforcement de de de vous enfermer dans votre bulle cognitive dans quand vous êtes déprimé, on va vous proposer des contenus de plus en plus déprimants. Quand vous regardez des contenus violents, les contenus vont être de plus en plus violents. Ça c'est sûr que c'est comme ça que ça fonctionne.

Donc comment réguler ça technologiquement surtout avec des jeunes dont le cerveau est en construction ? Moi c'est ça qui m'inquiète profondément, c'est qu'ils sont totalement vulnérables et que les plateformes font leur business sur la vulnérabilité des jeunes aussi. C'est pour ça qu'à mon sens le vrai levier sur lequel on a un pouvoir, c'est pas tant sur la manière dont fonctionne ces algorithmes.

Parce qu'en soyons réalistes, réguler ou éclaircir le fonctionnement d'algorithmes qui sont créés aux États-Unis par des géants du numérique ou en Chine par des géants du numérique. Je veux pas sous-estimer le pouvoir du Sénat français mais voilà ou même ou même l'Europe mais les chances d'y arriver sont assez faibles. Par contre là où on peut agir de manière très efficace, c'est sur le temps d'écran.

C'est sur la le temps que passent nos jeunes devant les écrans et le temps durant lequel ils s'exposent à ces dangers liés aux écrans. Et là, on peut agir avec des choses très concrètes, avec des des des semaines organisées. Enfin, par exemple, moi ma fille en ce moment là dans son école primaire, c'est les 10 jours sans écran.

Bon, c'est pas tout bête, mais tous les parents, ils ont comme mission de pas donner d'écran pendant 10 jours aux enfants de la les écrans pédagogiques. Donc ouais, pas d'écran pendant 10 jours. Bon, mais ça paraît tout bête, mais en fait, on se prend au jeu, on essaie de le faire.

Alors, les enfants râent un peu mais je pense qu'on a plus de de d'impact avec ce type d'initiative d'essayer d'éloigner nos enfants des écrans à travers le sport, à travers la culture, à travers voilà que de contrôler ce qui se passe dans les réseaux sociaux. Je suis un peu pessimiste là-dessus sur le pouvoir du législateur. Ouais.

Juste sur sur TikTok spécifiquement qui est quand même aujourd'hui le réseau social massivement utilisé par des jeunes et des jeunes des bien de bien moins de 18 ans. Je suis allé beaucoup dans des lycées dernièrement. Quand on demande aux gens qui utilisent TikTok, absolument tout le monde lève la main.

Qui utilise TikTok pour s'informer, il y a les tris/4 des gens qui lèvent la main. Donc c'est il y a un énorme enjeu aujourd'hui maintenant sur l'information sur TikTok. et TikTok comme d'autres réseaux mais beaucoup plus que les autres, c'est de la drogue dure.

C'est fait pour se mettre dans toutes les failles, dans toutes vos failles de de du cerveau. C'est des pièges de dopamine et donc c'est fait pour bah confirmer confirmer vos convictions. C'est fait pour voilà, si vous êtes triste, restez triste.

Mais en fait, c'est pas juste que nous on s'enferme dans les bulles algorithmiques. Mon frère qui est pas scientifique qui a rien à voir avec avec notre histoire, il s'est dit tiens, je vais je vais créer un compte TikTok et je vais regarder ce qui se passe. Il a créé un compte TikTok, il a renseigné rien du tout comme information.

Il a laissé [grognement] les vidéos défiler les unes après les autres. Au bout de 10 minutes, il avait que des contenus djihadistes et d'extrême droite. Moi, je veux dire, c'est irréel.

C'est incroyable de voir ça et vraiment c'est enfin je veux dire on a des gens qui sont qui ont un cerveau en construction à qui on donne de l'héroïne et on dit aux parents, ce serait bien que vous limitier le temps d'héroïne de vos enfants. Ben non, en fait c'est pas c'est pas la responsabilité des parents de faire ça, c'est la responsabilité du législateur. Il y a des lois qui encadrent et qui interdisent avant un certain âge ou qui interdisent tout court des substances qui sont nocives.

Aujourd'hui, il y a des réseaux qui sont faits pour rendre dépendants et qui sont faits pour manipuler nos nos failles de raisonnement. Et justement Oui. Mais les parents ont rôle d'éducateur quand même.

Heureusement qu'ils sont là pour surveiller aussi. Mais évidemment, mais je veux dire encore une fois, si vous si vous donnez de la drogue dure aux enfants et que vous dites aux parents "Bah, ils ont goûté de la drogue dure, maintenant c'est à vous de les empêcher de le faire." Mais peut-être qu'ils auraient pas dû avoir accès à la drogue dure.

Et et sur TikTok spécifiquement, aujourd'hui, on observe des manipulations électorales massives dans des pays européens. Et on a eu Kalin Georgisku en 2024 qui a été vainqueur du premier tour de la présidentielle en Roumanie. Personne le connaissait 3 mois avant le scrutin.

Il il était proche d'aucun parti. Il a explosé sur TikTok, personne ne savait pourquoi. Et grâce à ça, il a réussi à à finir le premier du premier tour.

L'élection a finalement été invalidée. Il y a une enquête au niveau européen avec des soupçons d'ingérence russe. Vous comprenez bien que c'est pas possible de laisser faire des choses comme ça.

Et donc le législateur, il peut empêcher ses plateformes d'exercer. Et aux États-Unis, Donald Trump dit "OK, TikTok, vous continuez. Par contre, vous êtes on est ça devient une co-entreprise sino-américaine et les Américains ont accès aux algorithmes de TikTok." Donc Donald Trump est en train de le faire avec TikTok aujourd'hui.

Je vois pas pourquoi on pourrait pas faire ça ou alors à minima décider que certaines plateformes ne peuvent plus exercer si elles sont contraire à à des principes fondamentaux de de l'Union européenne. Avant je sais pas s'il faut être rassuré que Donald Trump ait euh la main sur l'algorithme de TikTok. Mais avant de donner la parole à Alexandra B Fontin, juste une question pour revenir bien à la problématique de l'information qui est le problématique de notre mission d'information.

Qu'est-ce qui pour vous peut qualifier un média comme les vôtres, vous trois par rapport à à ces zones grises de l'information que vous avez un peu identifié tout à l'heure et sur lequel vous interrogez aussi tout à l'heure ? Qu'est-ce que c'est ? c'est d'être à la CPPAP, c'est d'être d'avoir des journalistes dans son équipe.

Qu'est-ce qui quel qu'est-ce qui caractérise un média en ligne par rapport à ce qui prétend aussi véhiculer de l'information mais qui ne participe plus à la à la confusion qu'autre chose ? Alors pour le coup là, c'est très clair. Autant c'est opaque du côté des algorithmes et des plateformes, autant du côté du journalisme.

Il y a tout un panel de texte de loi, de charte de déontologie, de commission, que ce soit la commission de la carte ou la CPPASP qui viennent définir, réguler, encadrer le métier qui est le nôtre. Et comme je vous le disais tout à l'heure, on répond, on est responsable de nos écrits devant les tribunaux. Euh on a ces chartes déontologie qui nous incitent à vérifier nos informations, les recouper et ce qui est euh ce qui interroge c'est euh euh ces ces contraintes et ces obligations qui qui sont tout à fait euh qu'on accepte complètement qui reposent sur notre métier et puis des acteurs qui diffusent bien plus largement qu'on considère comme non pas des médias mais des de simples tubes de simples tuyaux qui ne répondent à aucune obligation.

Et c'est ce de poids de mesure qui mérite, je pense, notre attention. Et c'était le sens de mon propos liminaire de dire que du côté du journalisme, on a on a de quoi faire en terme de d'obligation, en terme de de voilà, on doit répondre de notre pratique professionnelle et c'est tant mieux, c'est un métier qui est encadré. C'est un métier sur lequel on a réfléchi, sur lequel le SNJ a réfléchi, sur lequel euh voilà, il y a euh une pratique du métier qui grâce aux bénévoles de la commission de la carte de presse, qui grâce à à à à plein d'acteurs euh permet de dire voilà ceci est de l'information euh écrite par des journalistes qui et on peut attendre de ces journalistes d'avoir vérifier leurs sources, recouper leurs informations, protéger leurs sources.

Donc à cet endroit-là, c'est pour moi si votre énergie et vos forces doivent se concentrer à un endroit, ce n'est pas spécialement à cet endroit-là. Mais juste précision sur la la carte de presse, c'est absolument pas une garantie de travail journalistique. La carte de presse, le seul critère pour avoir la carte de presse, c'est d'avoir la majorité de vos revenus qui proviennent d'une entreprise de presse.

Donc ça ne garantit rien sur la qualité de vos enquêtes. Il y a d'excellents journalistes qui n'ont pas la carte de presse. Je pense notamment à beaucoup de pigistes qui travaillent sans carte de presse mais qui font des enquêtes indépendantes absolument formidables.

Et il y a des journalistes avec des cartes de presse qui font n'importe quoi. Donc la carte de presse n'est absolument pas un tampon qui valide la qualité de l'information. La seule chose qui valide la qualité de l'information, c'est le respect des principe du journalisme à savoir la recherche de la vérité, la recherche du contradictoire, la recherche d'éléments factuels, le croisement des sources et cetera.

Mais moi, je crois pas beaucoup au label ou au tampons qu'on pose en disant voilà si on a la carte de presse, c'est qu'on est un bon journaliste. Non, ça ne veut absolument absolument rien dire. Donc la seule pour moi manière de de de de faire sur ce sujet du journalisme, est-ce que c'est du bon journalisme ou pas, c'est de faire le pari de l'intelligence des des lecteurs et des gens qui nous lisent et qui nous suivent.

On pourra jamais trouver un moyen de distinguer officiellement une bonne information d'une mauvaise information. Il faut éduquer les gens aux médias, il faut leur expliquer comment les journalistes travaillent. Il peut y avoir des journaux très reconnus qui font des bêtises et qui donnent de mauvaises informations.

Il peut y avoir des ce qu'on appelle des influenceurs ou des créateurs de contenu qui ne sont pas journalistes et qui produisent un travail extrêmement qualitatif notamment sur l'histoire, sur la culture et qui apporte une une valeur ajoutée vraiment énorme par rapport à ce qui se fait dans les médias médias traditionnels. Donc voilà, je pense qu'il faut aussi que les journalistes s'adaptent aux nouvelles manières de créer du contenu, s'adaptent aux nouveaux aux nouveaux outils et la carte de presse ou tel ou tel document n'est pas une garantie d'être un journaliste qui fait correctement son travail. Alexandra pour chauffant.

Merci monsieur le président, mesdames les rapporteurs. Euh je vais me recentrer sur les sujetorial et les informations. Euh je voudrais vous poser trois questions.

D'abord à vous Hugo Clément. Euh vous incarnez, vous incarnez maintenant euh ça fait quelques années maintenant cette nouvelle génération de journalistes hein qui assume une forte incarnation euh personnelle et puis un engagement évidemment très visible sur les enjeux environnementaux. Euh certains d'ailleurs considèrent que cette approche permet enfin de traiter l'urgence écologique à la hauteur des enjeux.

Tout d'autres, il voit un brouillage croissant entre information influence et militantisme. Alors, dans un contexte où notre mission d'information s'interroge précisément sur les zones grises de l'information, comment vous pourriez définir aujourd'hui cette frontière entre un journalisme engagé et l'activisme ? Et estimez-vous dès lors que les règles déontologiques classiques du journalisme sont encore adaptées au traitement des enjeux climatiques ?

Est-ce que je monsieur le président, est-ce que je je pose mes trois questions ou oui ? OK. Euh une question à à présent à vous, monsieur Espargil.

Euh vert connaît un un succès important auprès d'un public jeune et puis très sensible aux enjeux climatiques. C'est indéniable et puis on peut s'en que s'en réjouir. Cependant, certains observateurs considèrent que le développement de médias spécialisés contribue aussi à segmenter cet espace public en communauté informationnelle de plus en plus homogène.

Alors, comment éviter que les médias écologiques ne se contentent pas de parler uniquement à des publics déjà convaincus ? Pensez-vous que les grands médias généralistes ont encore aujourd'hui la capacité d'organiser finalement un débat collectif partagé sur les questions environnementales et sinon quelles seraient vos préconisations ? Et puis euh à vous madame, c'est sur la couverture des mouvements écologistes.

Votre média accorde, on le sait, une place importante aux mobilisations écologistes et aux conflits environnementaux dans ce type de couverture. Comment établissez-vous d'un point de vue déontologue la frontière entre le fait de rendre compte d'un mouvement social et puis le risque d'apparaître ? comme un relais ou un acteur de ce mouvement.

Par conséquent, considérez-vous que les médias traditionnels sous-traitent aujourd'hui certaines formes d'engagement écologique, ce qui expliquerait l'émergence de médias spécialisés comme le vôtre. Je vous remercie. Alors sur la sur la frontière, ça c'est l'éternielle question qu'on m'a aussi posé devant la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.

Je vous je vous invite, je vous renvoie au débat qu'on avait eu, mais c'est une question que étonnamment on ne pose que aux journalistes qui travaillent sur la question environnementale. acheter l'humanité ou valeurs actuelles qui sont des journaux ouvertement politiques qui ne cachent pas leur engagement militant. [grognement] euh allumer ces news enfin je veux dire les médias traditionnels et notamment des médias de presse écrite qui reçoivent d'énormes quantités d'aides public, ce qui n'est pas notre cas et bizarrement on ne leur demande jamais aucun compte à ces médias là qui pourtant perçoivent des dizaines de millions d'euros d'argent public, ce qui n'est pas notre cas.

Ce qui n'est pas le cas de Vakita, pas un centime. Donc je vois pas bien au nom de quoi on devrait se justifier de la manière dont on pratique ou pas le journalisme. On en réalité ce reproche, il est fait uniquement au journalistes qui travaillent sur la question environnementale parce qu'il est aujourd'hui perçu comme militant et je ne comprends pas pourquoi le fait de rappeler des faits scientifiques.

Est-ce que c'est être militant que de dire que la biodiversité s'effondre ? À mon sens non. Est-ce que c'est être militant que de rappeler que les pesticides sont générateurs d'une catastrophe sanitaire ?

Non, c'est factuel. Est-ce que c'est être militant que de dire que le changement climatique hypothèque l'avenir de l'humanité ? C'est une réalité scientifique étayée.

Donc on fait passer pour militant un travail journalistique factuel et dans tous les autres domaines hors environnement, on ne demande jamais aux journalistes de se justifier sur un éventuel militantisme. Alors que quand on allume la télé aujourd'hui, on passe notre temps à voir des débats militants entre des éditorialistes de tel ou tel médias qui défendent un point de vue politique. Donc moi, je suis toujours un peu un peu étonné par ce par ce reproche et moi je me considère pas du tout comme militant.

Euh on fait du journalisme, on recherche la vérité. Alors, je ne crois pas à l'objectivité. Euh, ça c'est sûr.

Pour moi, personne n'est objectif à part des robots. Et encore, on peut se poser la question maintenant avec Lia de l'objectivité des robots, mais euh personne n'est objectif. Ce qui compte, comme dirait Jean-Michel Apatti, c'est de maîtriser sa subjectivité, c'est-à-dire de ne pas la laisser déborder sur l'honnêteté, la recherche de la vérité, la manière dont on travaille honnêtement, sans laisser nos idées, nos expériences, nos opinions influencer euh le le travail journalistique qu'on va proposer aux lecteurs, aux téléspectateurs, peu importe, c'est l'honnêteté qui compte.

Voilà. et nous à par ailleurs à sur le Front, sur France 5 et dans tous les autres contenus journalistiques qu'on produit, on fait uniquement du journalisme et on ne laisse jamais euh une opinion personnelle influencée sur les faits qu'on va rapporter et sur les enquêtes qu'on va mener. Voilà.

Monsieur, euh Vert n'est pas un média spécialisé. Vert est un média généraliste reconnu d'information politique et générale auprès de la CPPAPP. Donc on est on n'est pas du tout un média spécialisé.

On n jamais voulu être un média spécialisé. Et au contraire, notre ambition initiale, c'est d'avoir de proposer un média généraliste de l'écologie. Un média qui parle de tous les sujets mais avec un ce prisme là, le prisme de l'urgence écologique et en lien avec ce que racontent les scientifiques.

De la même manière que en fait aujourd'hui il y a un paradigme qui est qui est dominant dans une partie de la presse qui est celui de du libéralisme, de la croissance ou que saisje, on oublie que c'est un parti prix mais c'est un parti prix. Je veux dire, c'est pas neutre dire il faut de la croissance économique et en fait c'est c'est on l'a tellement intériorisé que finalement on se dit que c'est plus un parti prix. Donc non, Vert est un média généraliste, on parle de tout, on s'interdit de parler de rien et on essaie de le faire à chaque fois avec avec ses lunettes qui sont celles de de l'urgence écologique.

Ensuite, il y a nous, on est né euh en tout cas, je peux parler pour vert parce que il y a des choses qui n'existaient pas dans le paysage médiatique. On est né parce qu'on répondait à des besoins qui n'étaient pas pourvus par les acteurs traditionnels. Aujourd'hui, heureusement, depuis 2020, on a tout un tas de de grands médias qui font un travail qui a qui est de très grande qualité.

Euh c'est le cas notamment de de France Télévision qui voilà qui a créé ce bulletin météo climat. euh qui est quand même assez unique en Europe, qui est salué avec des scientifiques qui viennent raconter de faire le lien entre la météo et le climat. Euh on a le journal Le Monde qui euh qui qui est déjà précurseur sur ces sujets mais qui est vraiment qui qui fait une une information d'une qualité excellente et nous on travaille avec les acteurs de tous ces médias parce que on sait très bien que c'est pas à nous seul avec nos moyens actuels qu'on transformera le le regard que la société porte sur l'ence écologique.

Donc nous on a on est on est un laboratoire aussi, on teste des choses, on innove, on invente des choses qui sont pas là. ces choses-là euh elles ell elles passent ensuite dans le dans le monde médiatique, dans dans notre écosystème et il y a des choses qui deviennent aujourd'hui euh voilà, il y a il y a des formats qu'on a créé et qu'on retrouve un peu partout et c'est très bien. On a on a ce rôle-là et je pense pas qu'on aura raison tout seul et je veux absolument pas faire de euh de camp entre les les médias indépendants qui seraient purs et qui auraient raison et les grands médias traditionnels qui auraient tort.

Et à forceurie, dans un moment où l'audiovisuel public est sous le feu euh pas seulement des critiques mais sous le feu politique aujourd'hui. Alors c'est marrant, je vous aurais peut-être pas dit ça il y a 10 ans parce que j'ai un autre rapport à au médias à l'indépendance et au débats démocratiques. Aujourd'hui euh les les mes grands médias audiovisuels, traditionnels, publics sont un des meilleurs remparts contre la désinformation parce que c'est encore des médias de masse.

La télévision reste le média le plus consommé en France aujourd'hui et d'assez loin, pas chez les jeunes mais dans la population générale. Et donc si on n' pas ces acteurs traditionnels qui arrivent à toucher un public, à rentrer dans des millions de foyers et ben en fait on on laisse la porte à tout un tas d'autres acteurs et vous savez très bien desquels on parle aujourd'hui notamment du du groupe Boloré qui a un tout autre agenda et aujourd'hui forcé de constater et on le déplore que ces news par exemple est devenu le le premier média qui fait la désinformation sur des questions scientifiques avec une foule de complotistes de conspirationnistes de climatosceptiques. Voilà, je on est à ma connaissance à ma connaissance le seul média français qui est un journaliste à plein temps dédié à la désinformation sur les questions environnementales.

On a ce poste il est payé parce qu'on a fait une campagne de don là-dessus. Donc c'est un engagement fort de notre rédaction et il y a un grand intérêt de notre public là-dessus. Et donc notre rôle c'est justement de réussir à remettre bah à débunker ce ce type de propos et à réussir à à faire en sorte que on comprenne qui sont les gens qui portent ce genre de discours.

Et dans ce dans ce grand dans ce grand combat contre la désinformation climatique, encore une fois, les acteurs traditionnels heureusement sont là aujourd'hui. Pour ce qui est de votre question sur les la couverture des mouvements écologistes, le constat et est le suivant. L'écologie disparaît des des ondes et des [raclement de gorge] et des chaînes de télévision.

En tout cas euh si si du côté de France Télévision, il y a une attention qui est portée, si on prend au global, ce sont les chiffres de côte à climat, on est à moins de 5 % du temps d'antenne. Ça veut dire énormément de de personnes qui se préoccupent d'écologie, qui ne sont pas représentées, qui n'entendent pas, ne voient pas de de traitement des sujets qui les préoccupent le plus. Moi, je considère que on parle de backlash écologiste, je considère qu' il n'existe pas.

Il y a beaucoup de monde qui se préoccupe d'écologie aujourd'hui, beaucoup de monde que ça tourmente, que ça inquiète les jeunes générations, mais mais pas que. Et euh et parfois ça prend la forme de mobilisation. On l'a vu contre la loi du plomb à l'été dernier, des mobilisations qu'on couvre à Reporter.

C'est dans l'ADN de Reporter. reporter est né de la mobilisation contre l'aéroport de de Notre-Dame des Landes. Ce n'est pas parce qu'on couvre ces mouvements, ce n'est pas parce qu'on donne la parole à ces personnes qui ne l'ont pas par ailleurs, pas ou peu euh qu'on prend pour argent compent ce qu'il ou elles disent dans le sens où quand on a des informations factuelles données par des militants, on les vérifie systématiquement.

Euh on recoupe, on fait du contradictoire. Euh quand des acteurs économiques industriels sont mises en cause, on leur donne la possibilité euh de répondre, de se défendre. On n'est pas les bienvenus sur tous les terrains de de lutte.

Il y a des endroits où les militants écologistes ne veulent pas forcément de de reporter, même si on est quand même considéré comme le média qui couvre ces mouvements-là. Pour nous, les mouvements écologistes, c'est le symptôme d'un manque de prise à part le corps des enjeux écologistes, d'une inquiétude sincère. Ce sont aussi des gens qui donnent de leur temps, de leur énergie, qui s'engagent physiquement pour euh la défense d'un monde vivable.

Et euh ces mouvements, c'est une information, c'est nécessaire de relayer. Et il y a nombreux terrains sur lesquels si reporter n'était pas, personne n'y serait. Donc pour nous, ça fait partie de notre mission.

Euh ça ne veut pas dire qu'on n pas de distances critiques, deux distances journalistiques, qu'on ne met pas en œuvre tous les principes déontologiques qui sont les nôtres, mais on considère qu'il est dans de notre devoir, dans notre ligne éditoriale de suivre de près tous ces personnes qui se mobilisent pour un monde vivable. Sylvie Robert pour une dernière question parce qu'on va Ouais vraiment et puis une réponse très rapide mais déjà Hugo Clément y a répondu. On se pose la question d'un label, peut-être pas la bonne façon de procéder, mais quand même l'idée dans ce dans ces informations qui, vous l'avez dit très justement sont fondé sur une forme de déontologie journalistique, donc vérifié, fait cetera, pour que finalement voilà les les personnes s'y retrouvent et et confiance parce que je crois qu'on a pas beaucoup parlé de ce mot de confiance mais il y a un vrai sujet de confiance aujourd'hui dans les médias, tous les médias d'ailleurs, hein. question qu'on se pose.

Est-ce qu'il faudrait mettre quelque chose pour dire c'est vraiment une information fliable sourcée qui a fait l'objet de de vérification de pour ne pas laisser prise forcément à celles et ceux qui ben profitent aussi de de ces espaces parfois de non droit pour diffuser non pas de l'information mais des opinions. Moi, comme je vous l'écrivait dans le dans le questionnaire, à mon sens, c'est superflu voir dangereux parce que ça pose pas mal de questions. Ça pose la question de qui, sur quel critère, qui détermine de la légitimité, de l'instance ou du quum qui déciderait de ce label ?

Quel moyen on y attribuerait ? J'ai l'impression que tout ça mériterait d'être vraiment très mûement réfléchi et pris avec énormément de vigilance pour que ça ne soit pas inquiétant. Je je pense que il faut il faut se méfier des fausses bonnes idées ou des solutions de facilité.

Je je pense que faire confiance dans les les dispositifs, les réglementations qui aujourd'hui encadrent le journalisme, distinguer ce qui est du journalisme de ce qui n'en est pas. Continuer voilà à attribuer des numéros. CPPAP au au journaux et à je pense que tout ça peut euh nous faire l'économie d'un label qui poserait vraiment énormément de questions et qui à titre personnel m'inquiéterait davantage.

Je suis assez d'accord. Le la liberté de la presse c'est fondamental. C'est très difficile de détenir de de définir ce qu'il y a une bonne ou une mauvaise information.

Il y a des fausses informations qui tombent sous le coup de la loi. Euh c'est important c'est important de le dire. Il y a la déontologie des journalistes en fait, elle est pas encadrée comme chez les médecins.

Donc on n pas un conseil de l'ordre. Il y a des tentatives intéressantes notamment le CDJM, le conseil de déontologie journalistique, mais c'est difficile de dire ce média est bien, ce média est pas bien parce que ils ont fait telle ou telle erreur. Donc c'est bien qu'il y a des instances où on reconnaisse qu'il y a des erreurs qui sont faites, mais c'est compliqué de le de le faire a priori et surtout on est sur des des environnements informationnels qui sont très différents.

L'arcomes, les ondes sont un bien public. Donc en fait quand vous quand vous émettez euh la radio ou la télévision, vous avez un nombre d'engagements à à respecter en terme de pluralisme, c'est pas du tout la tradition de la presse écrite. Donc en fait de de longues dates, les médias écrits ne sont pas censés, ils ne sont pas capables souvent aussi d'avoir ce ce pluralisme là.

Donc je vois pas quel organisme pourrait gérer ça avec des des médias qui ont fait pas du tout les mêmes logiques en terme de diffusion, en terme d'économie, en terme de tradition. J'ai peur que ce soit plus une usine à gaz et que ce soit très assez glissant quoi comme terrain. Oui, moi je j'estime que le cadre légal existe et qu'il suffit de le faire appliquer.

Merci pour votre disponibilité, la réponse à à nos questions. Merci beaucoup.

Médias en ligne : audition de Vakita, Vert et Reporterre — Agnès Evren · Pourquijevote