Jean-Philippe Tanguy : "Le déficit public n'est pas maîtrisé !" (CNEWS)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse directe
Que répondez-vous ce matin à la ministre des Comptes Publics, qui a affirmé hier que le projet économique du RN et de LFI est dangereux et simpliste ?
- 0:58RelanceÉludée
Montchalin dit que certains de vos amendements sont anti-constitutionnels. Les contestez-vous ?
- 1:27FerméeRéponse directe
Est-ce que vous les accusez de fraude fiscale ?
- 2:32FerméeRéponse directe
Vous les accusez de fraude fiscale ?
- 3:15FerméeRéponse directe
Le budget ne passera pas, vous ne voulez pas le voter quoi qu'il arrive ?
- 3:54FerméeRéponse directe
Vous confirmez que les délais ne seront pas tenus, il reste une semaine ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueChiffre
« Madame de Montchalin, c'est 19 milliards de hausse d'impôts net et c'est encore une hausse de dépense de 28 milliards d'euros. »
- 0:49Invité politiqueChiffre
« Le déficit public a un petit peu baissé de 0,4 points et vous savez, uniquement grâce aux impôts. »
- 0:54Invité politiqueFait
« D'après la Cour des comptes, comme on l'avait dit, c'est que des hausses d'impôts en 2022. »
- 3:05Invité politiqueChiffre
« il y aura 19 milliards de hausses d'impôts. Et ça, c'est que Mme Monchalin et ses amis macronistes. »
- 3:38Invité politiqueFait
« En 2025, une fois plus, l'ensemble de la baisse du déficit, ça n'a été que des impôts. »
- 3:53Invité politiqueChiffre
« Au Sénat, et ce qui s'est passé ce week-end, 9 milliards d'impôts de plus. »
- 5:19Invité politiqueChiffre
« Le gouvernement et les partis qui le soutiennent ont déposé près de 2000 amendements. »
- 6:16Invité politiqueFait
« Tous les partis ont proposé des hausses de dépenses, y compris les Républicains, qui ont déposé des amendements pour augmenter la dépense sur l'aide au développement. »
- 6:25Invité politiqueChiffre
« Il n'y a que le Rassemblement National qui a proposé des dizaines de milliards d'euros de baisse de dépenses. »
- 7:30Invité politiqueChiffre
« Quand vous avez 20 milliards, plus 40 milliards d'euros qui s'évanouissent dans la nature, on ne peut pas dire que personne n'est responsable. »
- 8:03Invité politiqueFait
« Et je pense que tout ça a été fait pour acheter les élections, puisque comme par hasard, ça s'est fait quelques mois et quelques semaines avant les élections européennes et les élections législatives anticipées. »
- 11:18PrésentateurChiffre
« Quand on voit le montant de la subvention que verse l'État pour combler le déficit des retraites des fonctionnaires, c'est à peu près combien ? »
- 12:17Invité politiqueChiffre
« La contribution à l'Union européenne qui a augmenté malgré la mobilisation du Rassemblement national de 8 milliards d'euros la semaine dernière. »
- 15:07Invité politiqueFait
« Malheureusement la collaboration d'État. Monsieur Maréchal Pétain a trahi... »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy74 %
- Présentateur26 %
≈ 8,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour et bienvenue. Jean-Philippe Tanguy, merci d'être là. Que répondez-vous ce matin à la ministre des Comptes Publics, Amélie de Montchalin, qui a affirmé hier sur nos antennes, ces news et européens, que le projet économique du RN et de LFI, c'est un peu blanc-bonnet et bonnet-blanc. Ils sont tous deux dangereux et simplistes.
Je lui réponds que toutes les caricatures, toutes les insultes un peu pitoyables, parce qu'elle a dit aussi qu'on était bêtes, incompétents, ne cacheront pas le budget qui est présent aux Françaises et aux Français et que malheureusement, si on n'arrive pas à le bloquer au final, nos compatriotes devront payer. Madame de Montchalin, c'est 19 milliards de hausse d'impôts net et c'est encore une hausse de dépense de 28 milliards d'euros. Donc au lieu de parler des autres tout le temps en racontant, il faut bien le dire, n'importe quoi, Madame de Montchalin ferait mieux de nous expliquer comment elle arrive à un tel budget de faillite.
On va quand même aussi avoir une loi cette semaine qu'on appelle la loi de fin de létion des comptes et le déficit public a un petit peu baissé de 0,4 points et vous savez, uniquement grâce aux impôts. D'après la Cour des comptes, comme on l'avait dit, c'est que des hausses d'impôts en 2022.
Montchalin dit, est-ce que vous le contestez ce matin, que certains des impôts, des amendements, les vôtres, sont anti-constitutionnels, contraires aux droits communs, comme par exemple la taxe sur les rachats d'actions ou encore celle sur la fortune financière, contraires aux droits.
Ça ne devrait pas l'inquiéter si c'est contraire aux droits puisqu'ils ne seront pas appliqués alors. Non mais tout ça n'a pas de chance. Mais alors sur le fond, ils sont anti-constitutionnels ou bien ? C'est important, Madame Mabrouk. On ne peut pas faire deux semaines partout dans tous les médias en expliquant qu'il y a des horribles taxes qui vont taxer tout le monde et à la fin dire qu'elles ne s'appliqueront pas. Donc on voit bien en fait que tout ça c'est du mensonge.
Donc Madame Manchalaman, deux fois, aimant sur le montant de ses taxes qui n'est pas du tout ce qu'elle dit, aimant sur la nature de ses taxes, d'ailleurs peut-être qu'on y reviendra, parce que l'essentiel ce n'est pas des taxes, c'était des moyens de lutter contre la faute fiscale, ce qui permet de baisser les taxes ensuite. Et j'espère... Ah si, je vous expliquerai. À la fin, ça s'appelle comme un impôt, M. Tanguy, vous contestez ?
Eh bien non, parce que si vous avez un certain nombre de multinationales, des multinationales étrangères, qui font du bénéfice en France, par exemple Starbucks, McDonald's, un certain nombre d'entreprises comme ça, qui ne sont pas à plaindre, qui s'organisent pour que leurs bénéfices ne soient pas imposés en France, mais soient imposés dans d'autres pays, eh bien ce sont les Françaises et les Français qui payent. Le boulanger du coin, il vous vend une baguette, eh bien il paie ses taxes. Le McDonald's, il vend un Big Mac, eh bien il ne paie pas ses taxes. Donc qu'est-ce qu'il doit payer à la fin ? C'est ceux qui sont honnêtes. Parlons de la fin d'ailleurs.
Comment on peut présenter une taxe, alors qu'en fait, tout ça vise à lutter contre la fraude fiscale, et à la fin, si vous, avec la politique...
Ou l'optimisation fiscale plutôt.
Les mots ont leur importance. Oui, mais il faut aussi ne pas utiliser les mots pour maquiller des phénomènes qui malheureusement vont au-delà de l'optimisation fiscale.
Vous les accusez de fraude fiscale ?
Pour que les accuse, c'est que c'est devant tout le monde.
C'est à la justice de s'en saisir.
Mais la justice s'en est parfois saisie, mais l'Union Européenne ne nous aide pas. Et vous savez que l'Union Européenne, malheureusement, au sein du marché commun, protège un certain nombre de paradis fiscaux. Comment dire ? Le Luxembourg, Malte, Chypre, l'Irlande. Moi, j'ai le courage de donner le nom. Je ne me cache pas derrière mon petit doigt. Contrairement à la ministre. Donc tout cet argent, comment dire, qui s'envole, c'est l'argent des Français. Et ça explique le montant aussi des impôts. Il y a l'incompétence du gouvernement. Mais si chacun ne paie pas, ça ne juste pas. Eh bien ce sont les honnêtes de gens qui payent.
Moi, je ne veux pas, et le Rassemblement National ne veut pas, mais à la fin, il y aura 19 milliards de hausses d'impôts. Et ça, c'est que Mme Monchalin et ses amis macronistes.
Mais à la fin, semble-t-il, le budget ne passera pas. En tout cas, vous ne voulez pas le voter, quoi qu'il arrive.
Parce qu'on sait comment ça va finir. On voit bien aujourd'hui qu'il y a un arrangement avec les socialistes et avec les amis de M. Wauquiez, qui restent un peu bouche bée, il faut bien dire, devant ce qui se passe, avec des hausses d'impôts prévues par le gouvernement qui sont beaucoup trop importantes, parce que les impôts en France sont déjà très importants. Donc on rajoute du malheur au malheur. En 2025, une fois plus, l'ensemble de la baisse du déficit, ça n'a été que des impôts. C'est-à-dire qu'ils sont incapables de baisser la dépense publique et donc ils font payer les Françaises et les Français, mais aussi au Sénat.
Parce qu'au Sénat, et ce qui s'est passé ce week-end, 9 milliards d'impôts de plus.
Vous confirmez que les délais, Jean-Philippe Tanguy, ne seront pas tenus, parce qu'il reste une semaine, c'est avant le dimanche 23 novembre, le texte ira au Sénat, et que le gouvernement garde bien aux choses son arme secrète des ordonnances et pourra donc choisir entre les amendements, c'est ce qui se profile selon vous ?
Oui, je le crains. Nous avons alerté depuis le premier jour, en avance, puisque j'avais des informations venant de Bercy, disant que c'était évidemment l'option qui était retenue. Et moi, je n'aime pas qu'on mente aux Français. Donc M. Lecornu, d'ailleurs son air des bonheurs...
C'est pas un mensonge, là ça s'appelle la stratégie.
Oui, si c'est quand même mentir, parce que vous savez, quand vous dites aux gens, c'est le Parlement qui va décider, on va prendre tout le temps qu'il faut, en sachant qu'en fait, en disant qu'on va prendre tout le temps qu'il faut, on arrive à la fin à ne pas demander l'avis du Parlement et à faire à la fin ce que M. Lecornu avait décidé dans un bureau au tout début, c'est prendre les Françaises et les Français pour des imbéciles, ce qu'ils ne sont pas. Mais qui, je vous la montre ? Et moi, je pense que les Françaises et les Français vont encore surprendre les macronistes en étant beaucoup plus malins qu'eux.
Qui, je vous la montre ? Alors, c'est peut-être une polémique picro-colline, comme on dit, mais il est vrai que vous-même avez demandé une pause dans les débats que vous avez jugés harassants, y compris pour vos collaborateurs, on peut le comprendre. Est-ce que là encore, vous n'apportez pas de l'eau au moulin du gouvernement pour jouer la montre ?
Non, parce qu'en fait, on peut aller beaucoup plus vite. Et vous voyez, vendredi... En arrêtant ? Oui, c'est parfois le paradoxe, c'est qu'en fait, le fait d'avoir arrêté vendredi a fait qu'on allait 5 fois plus vite vendredi que tous les jours d'avant. Donc, vous voyez que parfois, un peu secouer le cocotier, ça permet d'accélérer les choses et d'arrêter de perdre un temps. Parce qu'effectivement, beaucoup de gens jouent la montre. Le gouvernement et les partis qui le soutiennent ont déposé près de 2000 amendements. Alors, les gens qui nous écoutent se disent, ça veut dire quoi ? Bon, ben, un amendement, c'est deux minutes. Donc, je vous laisse faire le calcul. C'est beaucoup de temps.
C'est fait pour saboter le butat. C'est fait pour saboter le butat. Et la gauche, chaque petit amendement est longuement défendu. Et ça parle, et ça s'écoute parler. Bon, ça, c'est, j'allais dire, le propre du Parlement. Non, c'est le propre de la gauche de s'écouter parler. Mais ça s'écoute parler, ça polémique sur rien, et on n'avance pas. Donc, il faut avancer. Et vous savez pourquoi aussi la gauche, les droites, ne veulent pas aller au deuxième parti ? Parce qu'ils ne veulent pas s'attaquer aux dépenses. Là, aujourd'hui, on travaille sur les recettes. Et la deuxième partie, c'est les dépenses.
Et ils ne veulent pas s'attaquer aux dépenses parce qu'ils n'ont pas de proposition en commission des finances.
Attendons, avant un procès d'intention, on va voir ce qu'il en sera.
Ah ben, on l'a vu. Aucune réduction de dépenses.
Vous avez le monopole, justement, de la réduction des dépenses.
Ben, écoutez, je le constate, puisqu'en commission des finances... Vous avez le monopole de la réduction des dépenses. Ben oui, je le revendique. D'être le seul parti. Ben, je le revendique, en tout cas en commission des finances. Parce que tous les partis ont proposé des hausses de dépenses, y compris les Républicains, qui ont déposé des amendements pour augmenter la dépense sur l'aide au développement, sur l'action extérieure de la France. Et il n'y a que le Rassemblement National qui a proposé des dizaines de milliards d'euros de baisse de dépenses. Donc, je comprends que tout ce petit monde ne veuille pas que ça se voit. Ils veulent bien cacher la poussière sous le tapis.
Et de toute façon, Mme Mabrouk, la situation des finances de la France, c'est quoi ? C'est 51 années de déficit de dépenses à Fils-Larigaud. Et à la fin, c'est faire payer les Français.
La poussière sous le tapis, là, il n'y a plus de tapis. Tellement, il y a de poussière. Parce que depuis l'aveu de l'ancien ministre de l'économie, Bruno Le Maire, sur le dérapage des finances publiques, alors, vous hurlez au maquillage, au mensonge. Certains affirment que c'est une défaillance technique lourde, que c'est une erreur d'évaluation des recettes. Une erreur à 60 milliards, quand même. Ça coûte cher, effectivement. Vous restez sur la ligne du mensonge et de la dissimulation ?
Bien sûr, c'est un maquillage d'État, un mensonge d'État. D'ailleurs, je vais déposer auprès de la procureure de la République de Paris, cet après-midi, un certain nombre de signalements pour dénoncer, en tout cas marquer le coup, la responsabilité d'un certain nombre de ministres, M. Le Maire, M. Cazenave, de Premier ministre, Mme Borne, M. Attal, de hauts fonctionnaires, directeur du budget, directeur du Trésor.
Ils sont tous co-responsables, selon vous, de ce que vous appelez un maquillage, une manipulation ?
Je pense que l'enquête doit se pencher dessus, parce que quand vous avez 20 milliards, plus 40 milliards d'euros qui s'évanouissent dans la nature, on ne peut pas dire que personne n'est responsable. Parce que c'était quoi la conclusion de ça ? C'est, ah, ben, c'est personne, c'est la faute de personne. Alors, vous savez, régulièrement, on voit dans les médias que vous avez des caissières qui sont licenciées parce qu'elles ont oublié de scanner un pain au chocolat ou qu'elles ont utilisé un bon de réduction pour leur repas. Elles sont licenciées pour 1 ou 2 euros. Alors, par contre, 60 milliards d'euros des Français qui disparaissent dans la nature, c'est la faute à personne.
Eh ben, moi, je considère comme parlementaire et le groupe Rassemblement National, considère que quand il y a 60 milliards d'euros qui disparaissent dans la nature, c'est très grave. Et je pense que tout ça a été fait pour acheter les élections, puisque comme par hasard, ça s'est fait quelques mois et quelques semaines avant les élections européennes et les élections législatives anticipées. Si on avait fait campagne sur la faillite de l'État macroniste, je pense que le résultat aurait été bien différent, Madame Mabouk, et je pense que M. Macron le savait. Et tous ceux qui cherchent une raison dans la dissolution surprise de l'Assemblée, eh bien, devraient regarder ici.
C'est dans ce... Vous faites un lien entre le maquillage de ces comptes et le choix de la dissolution que vous-même vous demandiez ?
Oui, bien sûr.
Il y a quelque chose de paradoxal. Vous-même, on pourrait dire qu'Emmanuel Macron a plutôt accès à l'une de vos demandes.
Pourquoi on voulait la dissolution aussi ? Parce qu'on voulait aller sur le fond. Qu'est-ce qu'on a fait quelques semaines avant les européennes ? Une motion de censure déposée par Marine Le Pen sur le maquillage des comptes publics. À l'époque, personne ne nous a soutenus. On nous a traités de populistes, de menteurs, tatatitatata. On avait raison et on avait dit la vérité. Et j'espère qu'un jour, cette vérité éclatera. Parce que c'est l'argent des Françaises et des Français. Et la situation des comptes publics est très grave. D'ailleurs, à l'époque, on avait parlé de quoi ? De la purge. Et bien, la purge, elle est là. Et des impôts.
C'est 19 milliards d'impôts encore appliqués dans la poche des Français.
C'est dans ce contexte que s'ouvre aujourd'hui le sommet de Chouze France. C'est vraiment 100% français au cours duquel le Premier ministre Sébastien Lecornu doit annoncer des investissements qui se chiffreront, dis-toi, en milliards d'euros selon le gouvernement. Est-ce que vous croyez vraiment que tout ce dont on vient de parler, l'avalanche malgré tout de taxes, la foire aux impôts est de nature à rassurer les patrons ?
Évidemment que non. Y compris venant de vous. Mais nous, on ne propose aucune hausse d'impôts sur la production. Au contraire. Aucune hausse d'impôts ? Là, on a déposé des amendements pour baisser les impôts de production, donc vraiment pour les entrepreneurs, de 16 milliards d'euros. Et si on nous avait suivis, par exemple, il y a 10 jours, il y a eu un scandale.
Il y a des patrons multinationales aussi.
Donc les impôts qui ont visé ces multimédes nationales sont inquiets. Mais il s'agit aussi d'impôts multinationales qui produisent en France. Et une fois de plus, moi les patrons que j'ai rencontrés sur la lutte contre la fraude fiscale, ils ont très bien compris la différence et ils ne sont pas tombés dans la grosse manipulation, le gros rouge qui tâche, du gouvernement. Ils savent très bien à quoi s'en tenir. Donc nous, c'est des baisses massives d'impôts sur la production, sur ce qu'ils produisent en France. Évidemment, c'est le seul moyen de relancer l'industrie, mais aussi l'agriculture, l'artisanat dans notre pays. Mais aujourd'hui, il y a beaucoup de fermetures.
Moi, sur ma circonscription, j'ai au moins deux usines, malheureusement, qui sont en train de fermer. On s'est trouvé un repreneur. Sur l'ensemble du territoire, par exemple, l'agroalimentaire souffre beaucoup. La chimie, la métallurgie, l'industrie automobile. Alors, le paradoxe, la nouveauté par rapport à...
Réindustrialisation et emploi, pardonnez-moi. Que dites-vous ce matin, Jean-Philippe Tanguy, c'est par la suspension de la réforme des retraites que vous avez votée ?
Je ne pense pas qu'ils soient inquiets, sincèrement, sur la suspension de la réforme des retraites.
Ils ont dû vous le dire ?
Non. Sincèrement, non. Le temps qui est passé par les politiques et les médias sur la réforme des retraites est disproportionné par rapport au patron. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas eux qui payent la réforme des retraites. On peut critiquer la réforme des retraites par rapport au déficit public. Il y a des choses à dire. Il y a des réformes à faire, comme proposent Marine Le Pen et Jordan Bardella, pour favoriser l'emploi des plus jeunes, l'emploi des femmes qu'on est en partiel subi, les personnes en situation de handicap qui voudraient travailler. Là, il y a des choses à faire.
Mais les patrons, ils sont inquiets sur les normes complètement dingues, sur l'invasion, la submersion des produits chinois et de la concurrence déloyale.
Philippe Tanguy, pardonnez-moi, quand on voit le montant de la subvention que verse l'État pour combler le déficit des retraites des fonctionnaires, c'est à peu près combien ? 30 milliards. Non, 40 et quel ?
30 milliards.
10 milliards près, ce n'est pas une paille.
Non, mais 30 milliards.
Les patrons sont, comme tous les citoyens, inquiets.
Non, mais ils sont inquiets, Madame Mabot. Pourquoi ? Parce que le déficit public n'est pas maîtrisé. Mais la situation des retraites en elle-même ne pèse pas aujourd'hui, ne pèse pas aujourd'hui...
C'est Nicolas qui paye et qui trinque à la fin
sur les retraites. Madame Mabot, le problème de notre pays sur les retraites, c'est le faible taux d'emploi. C'est l'édit. Les jeunes, les femmes en temps partiel subi, les personnes en situation de handicap, nos aînés qui sont souvent en chômage. Moi, dans ma permanence, la première cause de rendez-vous, c'est des personnes qui ont 58, même 62 ans, qui n'ont pas de travail. Donc le problème, c'est l'activité française. Or, vous voyez bien que les usines aujourd'hui ne ferment pas à cause de la réforme des retraites, Madame Mabot. Elles ferment à cause des impôts de production, des normes et de la concurrence déloyale. Aujourd'hui, les entreprises qui délocalisent, elles vont où ?
La plupart du temps, elles vont en Europe de l'Est avec l'argent des Français. La contribution à l'Union européenne qui a augmenté malgré la mobilisation du Rassemblement national de 8 milliards d'euros la semaine dernière, là, pour l'Union européenne, il y a plein d'argent. Cet argent, il sert à quoi ? Il sert parfois à équiper des sites industriels qui accueillent des usines françaises. Donc les Français, ils paient deux fois. Ils paient les impôts pour payer la Commission européenne, mais ils paient par les usines et les agriculteurs qui partent à l'Est et qui le dénoncent, à part le Rassemblement national aujourd'hui, personne.
On voit encore le grand projet européen alors que c'est un projet de pillage des Français et d'ouverture des portes à la Chine.
On entend votre volonté de rassurer aussi les patrons ou de murmurer à leur oreille. Que répondez-vous aux critiques peut-être une fois pour toutes ? Jean-Philippe Tanguy, d'abord certains vous accusent vous d'être un petit peu d'être un peu beaucoup d'ailleurs la ligne socialiste au sein du RN et vous comme Jordan Bardala de ne pas avoir travaillé en réalité, de ne pas connaître le monde de l'entreprise si ce n'est à travers ou un stage ou alors une période d'alternance.
Non mais moi, je l'ai beaucoup travaillé dans ma vie.
En entreprise ?
Oui, pendant toutes mes études
j'ai été serveur,
j'ai travaillé chez General Electric, j'ai travaillé chez Tachi au Japon beaucoup et tout ça.
Donc vous connaissez une fiche de paye ? Oui,
mais même par ma famille, j'ai des familles d'entrepreneurs, de patrons, de petites usines. Tout ça est ridicule et vous savez quand on tombe dans les attaques personnelles, souvent ce n'est pas glorieux. Non, non, ce n'est pas glorieux.
On peut poser une question sur un parcours. Non mais ce n'est pas vous,
j'ai mes adversaires parce que pareil, ils mentent génialement sur mon parcours, dire que je suis socialiste c'est totalement grotesque. Je suis d'une famille d'une tradition gaulliste. Je me bats depuis des années la question, je suis rentrée par Alstom de la désindustrialisation. J'ai essayé de mettre par mon travaux à la commission de finances avec tous mes collègues commissaires de finances la question des comptes publics.
Voilà, il y a un certain nombre de gens qui se revendiquent de droite, qui ne parlaient jamais des comptes publics et qui ont découvert les comptes publics depuis que le Rassemblement national en parle et ont découvert que le problème du déficit c'était un problème structurel pour la France.
Vous n'êtes ni de gauche ni de droite comme Marine Le Pen.
Nous sommes français, nous sommes au-delà. Ah, il y en a qui ne le sont pas,
français de papier, si ?
Ce ne sont pas des français de papier, c'est des politicards qui détestent la France, qui nous méprisent, les macronistes qui vendent la France à qui veut bien l'acheter avec tous France ou autre chose puisque c'est essentiellement une opération de pillage des ressources françaises, malheureusement, et la gauche qui est française juste pour carnet de chèque.
Je vous pose quelques questions pour conclure rapide si c'est possible Jean-Phil Tanguy au niveau des réponses. Quel titre de chanson vous pourriez inspirer Alain Souchon qui a dit qu'il ne croyait pas que les français soient assez cons le RN pour 2027. Si vous aviez un titre en tête.
Allô maman bobo, gros bobo parisien.
Jordan Bardella s'est plaint de ne pas avoir été invité à la cérémonie des commémorations des attentats du 13 novembre mais aucun chef de parti n'était invité. Était-ce vraiment le moment de polémiquer sur un tel sujet à un tel moment ?
Je ne crois pas que Jordan ait polémiqué. Il a voulu faire savoir qu'il aurait voulu être présent au nom des 35% de français qui nous font confiance.
Le RN a vivement critiqué la démarche d'une messe en l'honneur de Pétain. Qu'incarne l'homme à vos yeux ?
Malheureusement la collaboration d'État. Monsieur Maréchal Pétain a trahi... Le Maréchal, oui. Oui, c'est vrai. Il a perdu son titre militaire. Vous avez raison de le dire. Et voilà, la trahison, la collaboration de l'État, le pétinisme. C'est quoi le pétinisme ? C'est ne plus croire en la France et croire que la solution vient du parti de l'étranger. Je laisse ceux qui nous écoutent qualifier aujourd'hui ceux qui croient que l'avenir de la France c'est le parti ou les partis de l'étranger. En tout cas, ce n'est pas le Rassemblement National. C'est le mot qu'on puisse dire.
Jean-Noël Barraud s'est encore félicité hier Jean-Philippe Tanguy de la libération de Boalem Sansal. Fruit, dit-il, d'une diplomatie discrète et efficace et un désaveu, dit-il aussi, pour les partisans de la méthode Ford, celle que, entre autres, vous avez défendue. Que lui répondez-vous ?
Mais que M. Barraud l'a choisi de polémiquer dans un moment d'unité nationale. On est très émus et je voudrais saluer tous ceux qui ont soutenu Boalem Sansal, vous-même d'ailleurs, des journalistes, des intellectuels, des comités de soutien qui ont permis de l'accompagner cette libération. On pense à Christophe Gleil, journaliste, qui est encore enfermé dans les géoles du régime algérien et une pensée d'une manière générale pour tous les amis de la liberté. Bien sûr. Les pensées libres, les pensées de lumière qui sont enfermées à travers le monde, mais il faut bien le dire souvent, en particulier en Algérie et dans un certain nombre de régimes dictatoriaux, militaires.
Pour conclure, demain à votre place, l'invité de la grande interview sera Sarah Knafo. Vous avez beaucoup échangé via les réseaux sociaux. Peut-être un message à lui faire passer ?
Je vais lui adresser les droits d'auteur à payer.
Oh ! Sur le budget ? Vous êtes toujours dans la polémique sur qui a été le premier à... Les entrées. Oui, parce que vous êtes d'accord que les programmes sont très différents ?
Ah non, non, il ressemble beaucoup au nôtre.
Ah, vous êtes milléiste ? Comment ? Vous êtes partisan de Javier Milley.
Ça m'a échappé. Je pense que Sarah Knafo est peut-être une mariniste qui s'ignore.
Ou vous, un libertarien américain alors qu'il s'ignore aussi si vous lui ressemblez au programme.
Je ne suis pas sûr que vous avez que la faux aimeriez que vous la qualifiez comme ça de copie de l'étranger.
Pourquoi ?
Vous dites qu'elle est milléiste, qu'elle est libertarienne américaine.
Être parfois dans les pas de Trump ou de Milley, c'est grave ?
Je pense que le seul chemin, le seul destin pour la France, c'est dans les pas du général de Gaulle ou de Marine Le Pen.
Merci Jean-Philippe Tanguiste. C'était votre interview et à bientôt. Sous-titrage Société Radio-Canada
Jean-Philippe Tanguy