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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 25 avril 2015 44 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéÉconomie & entreprises

Entretien d'actualité n°4 - 22/04/2015

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 75 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Locuteur 1Fait
    « La politique extérieure française, désormais placée sous la tutelle américaine, n’est quasiment plus qu’une politique d’ingérence tous azimuts. »

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François Asselineau

Bonjour. Le projet de loi Renseignement du gouvernement est extrêmement inquiétant ; s’il n’était pas à ce point inquiétant, il y aurait de quoi, vraiment, se payer une partie de franche rigolade ! Parce que, quand on examine dans le détail ce que ce projet de loi prévoit, c’est un véritable réquisitoire contre l’action même du gouvernement et de la plupart des autres partis politiques français. Je rappelle que ce projet de loi prévoit que pourront être surveillés les individus qui sont susceptibles, par exemple, de mener des actions menaçant l’indépendance nationale, l’intégrité du territoire, la défense nationale.

De ce point de vue là, l’action même du gouvernement, qui se soumet à l’ensemble de la construction européenne et des États-Unis d’Amérique, ou l’action d’un parti comme EELV, par exemple, qui ne fait pas mystère de pousser au démembrement de l’unité nationale, tout cela amène à se poser la question sérieusement : est-ce que ce projet de loi vise à mettre sur écoute, à surveiller, voire à poursuivre des partis comme le PS, l’UMP ou bien EELV ? De la même façon, ce projet de loi prévoit de lutter contre ceux qui menacent les intérêts majeurs de la politique étrangère, et veut également prévenir toute forme d’ingérence.

Alors, là aussi, on croit rêver, puisque la politique extérieure française, désormais placée sous la tutelle américaine, n’est quasiment plus qu’une politique d’ingérence tous azimuts.

Faut-il rappeler que c’est quand même Nicolas Sarkozy, avec le Premier ministre britannique de l’époque, qui a, avec l’accord, bien entendu, des États-Unis, déstabilisé le régime libyen, avec toutes les conséquences que l’on voit : c’est-à-dire que la Libye est désormais devenue un État d’anarchie générale, avec des morts constamment, et puis surtout cette déstabilisation qui pousse des milliers, des dizaines de milliers de pauvres gens, aussi bien en Libye que dans le Sahel ou dans le Machrek, à essayer de rejoindre l’Europe, notamment avec des passeurs et des bateaux.

On vient de voir qu’il y a des drames épouvantables qui se produisent, le dernier en date ayant causé la mort de huit cents personnes. Huit cents morts ! Je me demande, moi, si M. Sarkozy dort bien la nuit. Parce qu’il a directement une responsabilité considérable dans ces drames humains épouvantables. Pour en revenir au projet de loi Renseignement, il prévoit également de s’attaquer à tous ceux qui nuisent aux intérêts économiques, industriels et scientifiques de la France. Là aussi, on tombe des nues ! On a l’impression que, décidément, le gouvernement a décidé de se mettre en examen lui-même !

Faut-il rappeler par exemple ce véritable scandale qu’a constitué la vente d’une partie d’Alstom à General Electric ? Il s’agit quand même de notre indépendance nationale, de notre indépendance en matière militaire, qui est désormais carrément en cause. Faut-il rappeler bien entendu les politiques ultrarécessives qui sont constamment mises en place, notamment sur l’instigation de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne, et qui ont pour effet de faire constamment monter le chômage et de mener constamment à la ruine de pans entiers de notre économie ? Ce projet de loi, également, je le rappelle, parle de la prévention du terrorisme.

La prévention du terrorisme, c’est, semble-t-il, l’action générale du gouvernement ; mais enfin, qui arme les rebelles syriens ? Qui ? Et là, de ce point de vue là, c’est moins M. Sarkozy que M. Hollande qui doit avoir du souci à se faire quand il va se coucher : je ne sais pas s’il dort bien. Qui soutient en Ukraine des mouvements néonazis ?

Je rappelle quand même que l’on a appris, il y a quelques jours, que, au gouvernement de Kiev, en Ukraine, le chef d’état-major des armées vient de s’adjoindre les services d’un conseiller qui n’est pas banal, puisque c’est le chef du Secteur droit (« Pravyï sektor »), c’est-à-dire une milice paramilitaire carrément néonazie, qui distribue d’ailleurs des écrits comme « Mein Kampf » à Kiev. Vous savez que la Commission européenne verse des fonds à l’Ukraine ; donc, quand on dit « la Commission européenne », ce sont en fait les pays contributeurs nets comme la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni.

Et Jean-Claude Juncker a décidé d’augmenter cette année notre aide à l’Ukraine, l’aide de « l’Europe », de 1 milliard 800 millions d’euros ! Comme la France verse à peu près un sixième du budget de l’Union européenne, ça veut dire que les Français vont être taxés de 300 millions d’euros pour financer le gouvernement ukrainien. Et on a appris justement du porte-parole du chef de Pravyï sektor, donc de cette milice paramilitaire, que le gouvernement ukrainien avait décidé de les armer avec des armes létales. Donc, qui est-ce qui arme les terroristes ?

Le dernier point également, parmi les points de ce projet de loi Renseignement : il s’agit de surveiller de près tous ceux qui de près ou de loin seraient liés à la criminalité ou à la délinquance organisée. Alors là, je suggère au PS de surveiller déjà ses « vedettes », comme M. Cahuzac ou M. Thévenoud, qui est revenu à l’Assemblée nationale. On ne sait toujours pas, d’ailleurs, s’il paie ses impôts : il faudrait quand même qu’on le sache. Mais, pour faire bonne mesure, il faudrait également mettre sur écoute, enfin, sans doute une bonne partie des députés de l’UMP, avec notamment ceux qui sont mis en examen.

Donc tout cela donne une espèce d’ambiance crépusculaire : on a l’impression d’un gouvernement qui prend des mesures coercitives, restrictives des libertés, mais qui dresse une liste d’inculpations, si j’ose dire, qui désigne ses propres actions. Au-delà de tout cela, il faut savoir que ce projet de loi Renseignement a fait l’objet de très, très vives critiques de la plupart des organismes de défense des libertés publiques, des droits de l’homme, et de nombreux syndicats, de magistrats, etc.

En réalité, eh bien, il faut regarder les choses en face : c’est une dictature rampante qui est en train de s’installer, conformément, d’ailleurs, hélas, aux analyses que je fais depuis maintenant de nombreuses années. Nous avons une classe politique qui est en train de mettre la France sous dictature, et à la demande d’autrui, « autrui » étant la Commission européenne, et en fait l’oligarchie euroatlantiste, pilotée depuis Washington.

Oui, c’est ce que je viens de dire à l’instant, on en a eu d’ailleurs, dans l’actualité la plus récente, encore deux preuves : vous savez, lorsqu’il y a eu la Constitution européenne, on avait fait miroiter en 2005, aux Français, que cette Constitution — c’était en fait un traité international, qu’on avait appelé « constitution » pour faire plaisir aux Français…

On avait expliqué aux Français qu’il y avait un formidable avantage, une formidable avancée démocratique : c’est que désormais les citoyens d’Europe auraient le droit de pétition, et que, dans la mesure où une pétition aurait plus d’un million de signatures, émanant d’une dizaine de pays, eh bien, à ce moment-là, la Commission européenne serait contrainte d’examiner la question. La Constitution européenne n’a pas été ratifiée, mais le traité de Lisbonne, qui est le copié-collé que M. Sarkozy, en accord avec le PS et le Modem, a fait ratifier dans le dos des Français en janvier 2008, ce traité de Lisbonne reprenait les mêmes dispositions.

Alors, on avait nos bons européistes qui avaient dit : « C’est une formidable avancée démocratique de l’Europe. » On vient de voir qu’en fait cette avancée, même cette petite avancée — puisqu’il s’agissait simplement d’un droit de pétition, qui ne liait pas du tout la Commission européenne, il ne s’agissait pas d’un référendum, il s’agissait simplement d’un droit de pétition (sous Louis XV, on aurait appelé ça un « placet » [« il plaît », en latin], une espèce de requête à placer auprès de Sa Majesté) —, eh bien, même ça, c’est encore trop !

On vient de le voir, puisqu’il y a coup sur coup deux pétitions qui ont fait chou blanc ; en tout cas, il y en a une qui a déjà fait chou blanc, c’est une pétition qui a recueilli plus d’un million de signatures, sur l’affaire du Tᴀꜰᴛᴀ, du « traité transatlantique » : plus d’un million de personnes en Europe ont signé cette pétition pour demander que la Commission arrête les négociations. La Commission a fait un véritable « bras d’honneur ». C’est inouï ! Elle a dit que non, elle n’a même pas examiné la pétition, parce que de toute façon… voilà — « parce que tel est mon bon plaisir… », aurait dit Louis XV —…

en réalité, parce que, prétendument, ce droit de pétition est fait seulement pour des projets de directives, mais que ça ne peut pas concerner des traités qui sont en cours de négociation. C’est vraiment se fiche du monde ! Pour nous, à l’UPR, cela ne nous surprend pas, mais il semble quand même qu’un certain nombre de gens crédules, un petit peu naïfs, des européistes qui croyaient que l’Europe était une idée sympathique, et qui de bonne foi militent dans des mouvements altermondialistes, Stop Tᴀꜰᴛᴀ ou Aᴛᴛᴀᴄ, ces gens qui pensaient que l’Europe, finalement, on pouvait en bâtir une autre…

eh bien, ils sont obligés de constater que cette construction européenne est tout sauf sympathique, que ce sont de véritables dictateurs qui sont aux commandes, et que rien ni personne ne pourra les faire dévier de leur route — du moins, c’est ce qu’ils pensent… La deuxième pétition n’est pas, semble-t-il, encore enterrée, elle est en cours, elle concerne les pesticides néonicotinoïdes, qui sont responsables de la destruction accélérée des abeilles. J’ai fait des déplacements récemment en province, je me suis entretenu avec des agriculteurs, je ne me rendais pas compte qu’en effet c’est quand même un sujet réellement sérieux dans un grand nombre de régions françaises.

Donc c’est une pétition qui mérite, comme d’ailleurs celle sur le Tᴀꜰᴛᴀ, une véritable mobilisation : j’ai signé ces deux pétitions. Il n’en demeure pas moins que, comme la précédente, elle sera probablement tout simplement enterrée, puisque la Commission européenne a fait savoir qu’elle n’entendait pas interdire ces pesticides. Voilà ! Ce sont les preuves qui s’accumulent jour après jour, petit à petit, que c’est une réelle dictature qui est en train se mettre en place, sous couvert de « construction européenne ».

Je me suis déjà exprimé là-dessus, notamment au moment de l’affaire des attentats de « Charlie Hebdo » : je renvoie les internautes à l’intervention que j’avais faite, donc, au début de l’année, au moment où je présentais mes vœux pour l’année 2015. J’avais dit ce que je pensais de cette affaire « Charlie Hebdo ». D’ailleurs, cette vidéo marche très bien : on en est à plus de 151 000 visionnages, et j’en profite pour dire que nos vidéos sont de plus en plus vues, ce dont je me réjouis !

Nous avions à l’époque, d’ailleurs, publié des communiqués, avalisés par le bureau national de l’UPR, pour dire que, bien entendu, comme tout le monde, nous condamnons le terrorisme : les affaires comme les attentats à « Charlie Hebdo » sont effectivement épouvantables. Cela étant, nous avions dit et nous maintenons qu’un mouvement politique responsable, un homme d’État doivent faire la part entre l’émotion et l’émotif d’un côté, et puis la rationalité : examiner les choses avec la hauteur de vue et le recul du temps nécessaires. Nous, nous avions dit qu’il fallait d’abord pouvoir arrêter les personnes soupçonnées.

Je rappelle que, normalement, tant qu’il n’y a pas eu de jugement, on n’a à faire qu’à des suspects, on n’a pas des gens qui sont coupables avant d’être passés en jugement. Mais ça, toute la presse, semble-t-il, et la plupart des grands partis politiques ont oublié ce principe pourtant fondateur, qui est dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Nous, nous disons qu’il faut arrêter les suspects vivants. Il faut absolument les arrêter vivants pour « qu’ils passent à table », comme on dit.

C’est-à-dire qu’on leur fasse dire : où est-ce qu’ils ont été formés — parce que cela ne s’invente pas d’avoir une kalachnikov ; d’abord, il faut avoir la kalachnikov, il faut se la procurer, il faut avoir l’argent pour se la procurer, il faut avoir l’argent pour se procurer les munitions, il faut avoir également les munitions, il faut savoir l’utiliser, utiliser tout ceci, etc. Tout cela, ce sont des séances de formation. Il fallait remonter les filières ! Malheureusement, encore une fois — comme pour l’affaire de Mohammed Merah —, dans l’affaire de « Charlie Hebdo », on a vu que les suspects sont sortis « les pieds devant ». Ils ont été tués.

Pareil pour Coulibaly, avec les assassinats qu’il a commis, semble-t-il, dans l’hypermarché cachère de la porte de Vincennes. Tout cela, c’est très fâcheux, parce que l’on est dans le domaine des suppositions, et alors, évidemment, c’est la porte ouverte à toutes les rumeurs, notamment sur Internet, dont il faut certes se défier (toutes les rumeurs ne sont pas forcément fondées), mais il est quand même normal aussi que les gens s’interrogent. Heureusement !

Parce que, si l’on est dans un univers (et malheureusement, c’est un peu ce vers quoi on s’oriente) où, dès que les pouvoirs publics ont donné une version officielle, tout le monde est prié de se taire et d’admettre que cette version officielle est la bonne, là, cela veut dire que l’on revient carrément au Moyen Âge, enfin que l’on revient avant l’époque des Lumières. Je rappelle que ce qui avait fait la grandeur de la civilisation des pays d’Europe, c’est justement la capacité de tout remettre en cause, et de faire que rien ne doive être accepté comme vrai tant qu’on ne l’a pas passé au crible de la raison.

Alors, cette affaire de terrorisme, eh bien, on a eu des rebondissements, encore récemment. J’en voudrai pour preuve des déclarations de deux chefs d’État qui sont quand même à prendre en considération. La première, c’est cette interview, assez extraordinaire, faite par David Pujadas, de Bachar el-Assad, président en exercice de la Syrie. Dans cet entretien, le président syrien est apparu, finalement, comme un homme assez digne, en tout cas, qui répondait aux questions pour le moins incisives du journaliste français, et qui a répondu d’une façon qui, à vrai dire, parfois, n’était pas forcément infondée : lorsqu’il expliquait par exemple qu’il n’avait rien à dire à M. Hollande, car M.

Hollande ferait bien de s’occuper de son propre peuple et de sa propre impopularité, on ne saurait trop le blâmer ! Et puis nous, nous avons à l’UPR trop en mémoire les déclarations faites notamment par l’inénarrable Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères — sans doute le pire qu’on ait vu depuis un certain nombre d’années —, qui s’était permis de dire que Bachar el-Assad « n’avait pas le droit de vivre sur la Terre », et qui avait dit par ailleurs que le Front al-Nosra, qui fait partie d’Al-Qaïda, « faisait du bon boulot ».

Le président Bachar el-Assad a répondu justement sur cette thématique, en montrant que c’étaient les États occidentaux qui finançaient le terrorisme que par ailleurs ils prétendent combattre. C’est d’ailleurs ce que nous, nous avons dit aussi, parce que les preuves s’accumulent. Il n’y a pas que Bachar el-Assad, il y a de plus en plus de preuves qui s’accumulent au sujet de ces trafics d’armes, qui en fait transitent par l’Arabie Saoudite, le Qatar, et sont très souvent en provenance, d’ailleurs, des États-Unis d’Amérique ou des pays occidentaux.

J’en profite pour dire au passage que le président syrien a dit quelque chose qui est un peu triste, mais qui malheureusement est très, très exact, puisqu’il a dit (je le cite) : « Personne ne prend plus au sérieux les déclarations des responsables français. » Pour une simple raison, a-t-il dit : « C’est que la France est devenue en quelque sorte un satellite de la politique américaine dans la région du Moyen-Orient. » Il aurait pu dire, d’ailleurs, « dans le monde entier »… Le président syrien a dit : « La France n’est pas indépendante, n’a aucun poids. Elle n’a aucune crédibilité.

» Alors, bien sûr, je ne suis pas là pour me faire le porte-parole de Bachar el-Assad, qui n’est pas un démocrate — d’ailleurs, il l’a reconnu lui-même. Mais, si Bachar el-Assad dit cela, qui est un homme parfaitement francophone, dans un pays, la Syrie, très proche de la France depuis des siècles — ça remonte à François Iᵉʳ, je le rappelle, avec énormément de Syriens, notamment des chrétiens d’Orient, qui parlent parfaitement le français —, ce pays, comme le Liban, très tourné vers la France, eh bien, si Bachar el-Assad dit cela, il faut savoir que c’est ce que l’on dit partout !

C’est ce que l’on dit en Turquie, c’est ce que l’on dit en Irak, c’est ce que l’on dit en Arabie Saoudite, en Égypte, en Israël, en Russie, au Moyen-Orient de façon générale, mais aussi en Chine. Partout, en réalité, les dirigeants, lorsqu’ils rencontrent M. Hollande, en font un minimum. Ils lui serrent la main, ils peuvent difficilement faire moins… Ils le reçoivent gentiment, mais ils doivent regarder discrètement leur montre, ils savent que ça n’a aucun intérêt, puisqu’ils parlent en fait à un paltoquet ! Le président de la République française n’est désormais plus qu’un paltoquet, c’est-à-dire une marionnette dans les mains de Washington, et ça se sait : ils le disent sans ambages.

Voilà ce qu’a dit Bachar el-Assad, c’est triste. Cela nous ramène en fait à la fois à Louis XV — dans ma conférence sur l’Histoire, je cite justement un contemporain de Louis XV qui montrait que, par rapport à l’époque de Louis XIV, la cour de Versailles sous Louis XV avait perdu tout crédit, que les autres cours d’Europe s’en fichaient éperdument, parce qu’ils savaient que Louis XV était un roi frivole, qui passait son temps dans les bras de ses maîtresses, notamment de la Pompadour, qui régnait sur son cœur, un petit peu comme Julie Gayet ou Valérie Trierweiler, qui sont les Pompadour de notre époque. Tout cela est minable.

Mais c’est également, pour se rapprocher de nous, ce qui s’est passé en fait sous la IVᵉ République. On est arrivé au pire moment de la IVᵉ République. Tout ce qu’avait apporté de Gaulle à partir de 1958 : le redressement de l’État, l’autorité de l’État, la politique française redevenue souveraine et indépendante, qui forçait l’admiration des peuples du monde entier, tout cela a été détruit par une série de présidents de la République plus calamiteux les uns que les autres. Mais là, avec Nicolas Sarkozy puis François Hollande, je crois qu’on a vraiment « touché le pompon », si j’ose dire.

Il y a un autre président étranger qui s’est exprimé sur ces questions de terrorisme, c’est le président du Tchad, Idriss Déby, qui a été interviewé récemment, il y a quelques jours, et notamment sur Boko Haram. Boko Haram, c’est cette milice paramilitaire islamiste qui sévit et qui commet des crimes absolument épouvantables dans le nord du Nigeria. On n’en parle pas beaucoup en France, et c’est bien à tort. Parce que ce sont des populations, notamment des populations chrétiennes, mais pas uniquement, qui sont principalement victimes des attaques de Boko Haram. On a montré cela comme une espèce de pieuvre islamiste qui se répand.

Or on a appris il y a environ une dizaine de jours que les armes qui sont livrées à Boko Haram sont principalement des armes françaises, à au moins 40 %, et ça, c’est une première information qui n’est pas inintéressante. Deuxièmement, des rumeurs insistantes circulent sur le fait que Boko Haram est soutenu, financé et armé là aussi par les puissances occidentales, qui font semblant, par ailleurs, de dénoncer et de contrer le terrorisme.

Ce n’est pas moi qui le dis, ce n’est pas Bachar el-Assad cette fois-ci, c’est le président du Tchad, Idriss Déby lui-même, et qui a dit très exactement ceci : « Boko Haram est soutenu, Boko Haram est financé, Boko Haram a reçu du matériel, y compris du matériel blindé sur le terrain. De qui ? Je ne sais pas… », a dit Idriss Déby, paraît-il avec un grand sourire qui montrait aux journalistes qu’en fait il savait très bien qui c’était ! En attendant, on a appris il y a quelques jours que c’est la Russie qui a décidé d’armer le Nigeria pour lutter contre Boko Haram, c’est tout dire… Que faut-il faire pour rétablir la démocratie ?

Ça ne va pas être quelque chose de très original, du moins pour nos auditeurs, pour les internautes qui nous suivent, chaque jour qui passe, chaque semaine qui avance, chaque mois qui se déroule confirment — je suis un peu désolé de le dire, mais c’est quand même la vérité —, confirment les analyses de l’UPR. Je rappelle que l’UPR a comme slogan « L’union du peuple pour rétablir la démocratie ». C’est de cela qu’il s’agit.

Il s’agit bien de sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Oᴛᴀɴ, puisque l’Union européenne et l’Oᴛᴀɴ sont des espèces de mâchoires conçues depuis Washington qui broient la France, qui broient les pays occidentaux d’Europe et qui nous asservissent à cette volonté de fer venue de Washington, d’une oligarchie euroatlantiste, et qui sont en train de transformer rapidement notre pays en dictature. Il faut que les Français en saisissent tout le poids, saisissent toute la gravité du moment.

Il faut quand même que chacune et chacun d’entre vous se pose la question de savoir ce qu’ils diront dans dix ans, dans vingt ans, dans trente ans à leurs enfants, à leurs petits-enfants s’ils leur demandent : « Qu’est-ce que tu as fait pour empêcher que la France ne devienne une dictature ? » Il faut se rassembler pour faire sortir la France au plus vite, maintenant, de toute cette affaire.

Et alors, dans cet horizon bien sombre, il y a quand même de temps en temps des lumières qui apparaissent : vous savez — j’en avais parlé, je crois, la dernière fois, et on aura l’occasion d’y revenir — que quand même, au Royaume-Uni, il y a la volonté de mener un référendum si Cameron gagne aux prochaines élections, d’organiser un référendum sur la sortie du Royaume-Uni avant 2017 ; mais il y a une information qu’il ne faut pas passer sous silence, parce qu’elle est importante, c’est ce qu’il se passe en Autriche. L’Autriche est un pays où il y a une assez forte vie citoyenne, qui d’ailleurs est permise par le fait que le référendum d’initiative populaire y est autorisé.

En Autriche, donc, il y a eu le nombre de signatures nécessaires qui ont été rassemblées par des activistes pour demander au gouvernement l’organisation d’un référendum sur la sortie de l’Autriche de l’Union européenne. Dans un premier temps, le ministre de l’Intérieur, qui je crois est une femme, d’ailleurs, a botté en touche, a renvoyé les gens dans leurs buts, mais ça ne les a pas découragés.

Ils ont fait à ce moment-là avaliser leur liste de façon certaine : ils ont mis des notaires sur le coup, et autres, et puis, aux toutes dernières nouvelles, eh bien maintenant, le gouvernement autrichien est au pied du mur, parce que la Constitution de la République d’Österreich — de l’Autriche — oblige le gouvernement, semble-t-il, à organiser ce référendum. Je ne suis pas au courant de tous les arcanes de la jurisprudence constitutionnelle autrichienne, mais il ne faut jamais écarter l’hypothèse d’un « coup de Jarnac » et qu’au dernier moment le gouvernement autrichien, qui est sous la pression des européistes, arrive à se faufiler et à empêcher ce référendum.

En tout cas, c’est quand même bien parti pour qu’un référendum ait lieu en Autriche, aux alentours du mois de juin prochain, pour ou contre la sortie de l’Autriche de l’Union européenne. Et lorsque l’on examine d’ailleurs les arguments de ce mouvement citoyen, on est tout à fait frappé de constater qu’ils sont extraordinairement comparables à ceux de l’UPR. Je regrette infiniment, bien entendu, qu’il n’y ait pas en France le même dispositif de référendum d’initiative populaire, comme il existe en Suisse, comme il existe en Californie, comme il existe en Autriche.

Je rappelle que, lorsque nous aurons accédé au pouvoir, une des toutes premières choses que nous ferons, ce sera une réforme constitutionnelle dans laquelle nous instaurerons le référendum d’initiative populaire. Dans l ’actualité, j’aurais tendance à relever ce fait divers, qui n’est pas tout à fait un fait divers, de Mᵐᵉ Le Pen qui a été invitée avec son compagnon Louis Aliot au gala de Time Warner à New York, le 22 avril. C’est quand même un phénomène très significatif de la scène politique française.

Le magazine « Time » est champion, d’ailleurs, pour trouver les hommes de l’année : je rappelle qu’en 1931 « Time Magazine » avait choisi comme homme de l’année Pierre Laval, qui sera fusillé en 1945 en France pour collaboration avec l’ennemi, le fameux Pierre Laval qui avait dit : « Je souhaite la victoire de l’Allemagne nazie, parce que sinon, demain, le bolchevisme s’installera partout », le même magazine « Time » qui avait, je crois en 1938, fait d’Adolf Hitler l’homme de l’année, bon…

Alors, maintenant, ce n’est pas l’« homme de l’année », on n’en est pas encore là, mais cela va peut-être venir — en tout cas, Mᵐᵉ Le Pen a été propulsée par le magazine « Time » au rang des cent personnes les plus influentes du monde. « Eh bé », les cent personnes les plus influentes du monde ! En réalité, évidemment, tout cela, c’est une façon pour les États-Unis, pour les dirigeants américains, et plus exactement pour l’oligarchie américaine, de promouvoir inlassablement Mᵐᵉ Le Pen. Nous, nous expliquons pourquoi.

On explique que Mᵐᵉ Le Pen s’est rendue en décembre 2011, juste avant les élections présidentielles, aux États-Unis, où elle a fait des rencontres diverses et variées, et, comme par miracle, à la suite de ces rencontres, d’un seul coup, les grands médias, si indépendants, de notre beau pays se sont ouverts comme par miracle : il n’y en avait que pour Mᵐᵉ Le Pen par ci, Mᵐᵉ Le Pen par là. Je rappelle par exemple que, aux dernières élections départementales, même le CSA a été obligé de tiquer ; il a tiré la sonnette d’alarme en disant : « C’est quand même bizarre que sur LCI, pendant les quinze premiers jours de février, le Front national ait bénéficié de 55 % du temps d’antenne.

» Et sur BFM, de 44 %. En gros, le FN est propulsé sur absolument tous les grands médias. Je rappelle que, pour ce qui concerne l’UPR, nous avons eu droit à 0 %. Très exactement, on a eu droit à 3 min 20 s sur LCI avec Vincent Brousseau à 23 h 20 un jour de semaine, sur une question très technique concernant l’euro. Mais nous, on a eu droit à 0. Donc, en réalité, le FN est propulsé, et là, c’est une nouvelle marche sur le podium, sur cette espèce de Festival de Cannes, de Mᵐᵉ Le Pen et du FN, propulsés par les Américains. Il faut quand même relever deux choses qui sont importantes. La première, c’est : qui est « Time » ?

Le magazine « Time » est possédé par un groupe qui s’appelle Time Warner, et il est intéressant d’aller examiner quels sont les actionnaires de Time Warner. Sur une affaire de cette nature, ils ont forcément donné leur feu vert. On ne propulse pas au niveau planétaire Mᵐᵉ Le Pen comme ça. Il faut quand même qu’il y ait des gens qui se soient prononcés en faveur. Alors, parmi les actionnaires de Time Warner, il y a d’abord Capital Research & Management, qui possède notamment American Funds, qui possède des parts de 5 à 10 % dans un grand nombre de grandes entreprises françaises, mais aussi allemandes, etc.

Et je rappelle par exemple qu’en France Capital Research possède 5 à 10 % des parts dans du capital d’Accor, de Schneider, de Veolia, de Michelin, de la Société générale, mais aussi de Bouygues. Bouygues qui possède par ailleurs TF1, j’en parle dans une de mes conférences. Donc ça, c’est l’un des premiers actionnaires de Time Warner. Il y en a un deuxième, c’est JP Morgan, une des deux très, très grandes banques d’affaires, avec Goldman Sachs. Je ne fais pas de dessin, c’est l’oligarchie financière américaine dans toute sa splendeur.

Un troisième actionnaire de Time Warner, c’est un groupe qui n’est pas très connu, mais qui mériterait de l’être, qui s’appelle Vanguard Group, qui possède des parts dans Monsanto. Vous savez, Monsanto, c’est ce fameux grand groupe industriel qui passe son temps à promouvoir les OGM, le maïs 501 et autres, et à faire son lobbying à Bruxelles, Bruxelles où toute la « smala » Le Pen brille par son absence, sauf au moment d’encaisser les chèques mensuels de ses salaires. Vanguard Group, qui possède également des parts dans Exxon.

Et puis enfin, comme on dit à New York, « the cherry on the cake » (la cerise sur le gâteau), c’est que l’un des actionnaires de Time Warner s’appelle Blackrock, « le Rocher noir » — c’est un peu mystérieux comme nom —, qui est un fonds d’investissement lui aussi. C’est une société d’investissement ultrapuissante, dans l’ombre, qui exerce un pouvoir d’influence très important à Wall Street ou dans les allées du pouvoir à Washington.

Et parmi les grands actionnaires de Blackrock, on découvre les Rothschild, également Sa très Gracieuse Majesté Élisabeth II avec sa fortune personnelle, Warren Buffett (qui est l’un des principaux milliardaires américains, deuxième ou troisième fortune mondiale) ; on y découvre également l’inénarrable George Soros, le responsable des révolutions de couleur. Donc tout ce petit monde qui possède Time Warner a fait de Mᵐᵉ Le Pen l’une des cent personnes les plus influentes de l’année et ne cesse de la promouvoir devant les écrans des Français ébaubis. Voilà, cherchez l’erreur.

En réalité, c’est ce que ne cesse de dire l’UPR depuis sa création : le Front national est un leurre qui est placé là pour empêcher les Français de récupérer leur souveraineté et leur indépendance nationale. Avant de conclure, je voudrais dire un mot de notre mouvement. Deux choses. D’abord, j’ai eu le grand plaisir de faire au cours des quinze derniers jours un déplacement dans les Pyrénées-Orientales. Je suis allé d’abord à Perpignan, où il y avait plus de quatre-vingt-dix personnes. Je me rappelle y être allé il y a quatre ans, il y avait douze personnes…

Et puis également à Fillols : c’est un petit village de montagne de soixante-dix habitants, il y avait quand même quarante-cinq personnes dans la salle. Et également à Ille-sur-Têt, où là il y avait plus de cinquante personnes dans la salle, alors que c’est également une petite ville. J’ai pu noter l’enthousiasme, sous la bienveillante et très dynamique action de notre déléguée départementale Blandine Urbanski, qui est extrêmement efficace : en réalité, il y a sur place une équipe formidable.

Et puis, il y a quelques jours, j’ai fait le même exercice en me rendant dans le Finistère, où je suis allé pour commencer sur l’île de Sein, où j’ai été reçu très longuement, plus d’une heure, par le maire et son adjoint — c’est d’ailleurs moi qui, à la fin, ai jugé qu’il était plus courtois de se retirer. J’y étais avec une délégation de l’UPR du Finistère, notamment Catherine Mercier, notre déléguée départementale, et Jean-François Gourvenec, notre délégué régional de Bretagne. Ça a été sensationnel.

Le temps était de la partie, on a eu du soleil, à la différence de François Hollande lorsqu’il était allé sur place — on se demande bien pourquoi, d’ailleurs, si ce n’est pour faire une scandaleuse captation d’héritage, parce que François Hollande est un collabo, il n’a absolument rien d’un résistant : c’est absolument honteux, même les dieux ont protesté en le rinçant avec un orage, tant pis pour lui ! Nous, nous avions les dieux avec nous, si j’ose dire, puisqu’il faisait beau temps. J’ai fait une conférence, que je vais présenter de nouveau dans les semaines qui viennent, que l’on enregistrera et qui s’appelle « Qu’est-ce qui reste du gaullisme aujourd’hui ?

» Et puis, le lendemain, j’ai fait une conférence à Concarneau sur la situation de la pêche en France. Eh bien, là aussi, il y avait quatre-vingt-dix personnes, ce qui était quand même beaucoup, pour la première fois que je me rendais à Concarneau. Un grand merci à Catherine Mercier, notre déléguée, qui est également très, très efficace et toujours dynamique et souriante.

Et puis, le surlendemain, je suis allé à Rennes, où notre déléguée départementale, qui est Barbara Silard, avait organisé une conférence dans les environs — c’était auprès d’un sympathisant, un fermier qui nous a fait visiter son installation fermière, et qui est producteur de lait, et ensuite il y avait cette conférence dans la ferme, qui était quand même à quarante-cinq minutes de route de Rennes. Bon, je ne l’avais pas trop dit, mais je pensais qu’on aurait peut-être une vingtaine ou une trentaine de personnes. Eh bien, le croirez-vous, on a eu encore une fois quatre-vingt-dix personnes !

Un grand bravo à Barbara Silard et à Jean-François Gourvenec, et puis également à tous ceux qui ont aidé à cette mobilisation. On a fait d’ailleurs pas mal d’adhésions à chaque fois. Donc ça, c’est ce que je voulais dire. Il se trouve que j’ai cité trois déléguées : Blandine Urbanski, à Perpignan ; Catherine Mercier, à Quimper ; et Barbara Silard, à Rennes. J’en suis ravi, cela me permet de passer au sujet sur lequel je voudrais conclure, en y revenant une nouvelle fois, qui est la constitution de nos listes aux élections régionales. Les élections vont avoir lieu au mois de décembre. Partout, tout le monde s’affaire pour constituer nos listes.

Dans un certain nombre de régions, le quota d’hommes a été atteint. On continue à solliciter les hommes, parce qu’évidemment on préfère mettre sur la liste des gens qui sont d’accord pour se mobiliser et distribuer des tracts. Donc, ceux qui nous ont dit : « Je mettrai mon nom, mais éventuellement, si vous trouvez quelqu’un de mieux… », ils sont les bienvenus, mais si on trouve quelqu’un qui a davantage de volonté de se mobiliser, on le préférera. En revanche, dans la plupart des régions, nous n’avons pas encore atteint le quota de femmes, puisque je rappelle que ce sont des listes hommes-femmes obligatoirement.

Alors, je lance ici un appel, et ce sont nos trois déléguées que je viens de citer qui m’en ont donné l’idée. Je m’adresse ici plus particulièrement aux femmes qui nous suivent, en leur disant que nous comprenons les problèmes spécifiques que rencontrent les femmes. Je vais faire un petit peu de sexisme à l’envers : elles sont souvent plus scrupuleuses, peut-être, que les hommes ; elles hésitent à prendre un engagement, parce qu’elles sont souvent très, très scrupuleuses, et elles se disent parfois qu’elles ne vont pas forcément parvenir à tenir ces engagements qu’elles prennent si elles s’inscrivent sur une liste, parce qu’elles savent qu’elles ont plusieurs vies.

Elles ont souvent leur vie professionnelle ; souvent, elles sont au foyer, elles tiennent souvent le ménage — plus fréquemment que les messieurs, c’est encore vrai. Et puis, souvent, elles s’occupent de leurs enfants, des études, etc. Ce que j’ai à dire, c’est vrai pour les hommes comme pour les femmes, mais cela s’adresse peut-être plus particulièrement aux femmes. Nous avons trois types de candidats. Il y a ceux qui sont d’accord pour s’engager réellement, c’est-à-dire aller distribuer des tracts, très souvent, plusieurs jours par semaine, aller coller des affiches, faire du porte-à-porte, tenir un stand dans un marché, éventuellement participer à une réunion publique.

Ceux-là ou celles-là, nous les mettrons en tête de nos listes départementales. Et puis, il y a des candidats ou des candidates qui sont d’accord pour être sur une liste, d’accord pour participer un petit peu, mais pas beaucoup, parce qu’ils ont une activité professionnelle, ou parce qu’il leur faut par exemple s’occuper de leurs enfants, ou pour d’autres raisons, et qui nous disent : « Je participerai, mais il ne faut pas trop compter sur moi : une fois ou deux, je distribuerai des tracts, mais pas beaucoup plus. » Ce genre de candidats ou de candidates, nous leur proposerons d’être en milieu de liste.

Et puis, enfin, il y a les candidats ou les candidates qui nous disent : « Écoutez, moi, je vous aime beaucoup, je suis tout à fait d’accord avec vous, et je suis d’accord pour mettre mon nom sur une liste pour vous permettre de clôturer la liste, sinon vous ne pourrez pas le faire. Mais, cela étant, ne m’en demandez pas plus, parce que j’ai trop d’activité professionnelle, j’ai des enfants en bas âge, je ne peux pas distraire du temps pour faire une campagne » — ou alors, on a le droit aussi : « Je suis timide, je n’ai pas envie d’aller en public, je me sens mal à l’aise, ça n’est pas mon truc à moi. » Eh bien, tous ces candidats ou toutes ces candidates sont les bienvenus.

Nous en avons également besoin pour pouvoir, en fait, achever nos listes. Donc, je le rappelle, si vous voulez faire acte de candidature, vous nous écrivez sur UPR.fr, à « Nous contacter », et vous nous dites quel est le profil auquel vous vous rattachez. C’est très important pour nous, nous sommes actuellement, et je le vois sur le terrain, en phase rapidement ascensionnelle. D’ailleurs, ceux qui voient le compteur du nombre de nos adhérents mesurent que nous grimpons entre 7, 8, 9, 10, 11 adhérents par jour, depuis plusieurs semaines, avec parfois des pointes à 12, 13 ou 14. C’est très, très encourageant.

Moi, dans Paris intra-muros, je suis abordé dans la rue — ça m’est arrivé encore hier à deux reprises — par des gens, souvent de jeunes internautes, qui sont toujours extrêmement gentils : cela donne vraiment beaucoup, beaucoup d’espoir. Donc l’UPR est en phase ascensionnelle rapide, nous devons absolument être présents aux élections régionales de décembre prochain ; et, pour cela, il faut absolument que l’on puisse boucler les listes. J’aimerais que l’on puisse les boucler le plus vite possible, c’est-à-dire vers la fin juin. Vraiment, je compte sur tous ceux et toutes celles d’entre vous qui m’écoutez : c’est le moment de se mobiliser. Merci beaucoup, et à bientôt !