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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 26 décembre 2020 27 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSécuritéEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Jérémie BREAUD : maire LR de Bron

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:24OuverteRéponse directe

    On commence par l'actualité. C'est à peu près la même pour tout le monde depuis quelques semaines. C'est le confinement et les conditions du confinement.

  • 0:46OuverteRéponse directe

    C'était quoi ? Il y avait un truc particulier dans ce marché de Noël ?

  • 1:27OuverteRéponse partielle

    Ce marché de Noël, cette volonté d'animer comme ça la ville, c'est quoi ? C'est aussi une volonté de rajeunir, de mettre de l'animation, de changer un peu l'âme de la commune ?

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Dites-moi un truc que vous avez réalisé qui a marqué les esprits et vous avez un peu pris au dépourvu votre adversaire à l'époque. Est-ce que vous-même, vous voulez laisser derrière vous quelque chose qu'on ne va vraiment jamais oublier ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    La proximité avec Lyon, dans ces cas-là, c'est un atout ou c'est un inconvénient ? Ou les deux en général ?

  • 4:56OuverteRéponse directe

    On parlera avec vous, justement, d'urbanisme, notamment, vous voulez changer l'image de Bron.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34Invité politiquePromesse
    « C'était également un engagement de campagne. »
  • 4:20Invité politiqueChiffre
    « On est la septième ville, je crois, avec 41 000 habitants. »
  • 5:52Invité politiquePromesse
    « Effectivement, c'est stop au béton. »
  • 6:13Invité politiqueChiffre
    « On va se retrouver avec à peu près 1 000 logements, 48 000 m² de bureaux. »
  • 16:31PrésentateurChiffre
    « Vous avez investi, je crois, 1,3 million, notamment dans la vidéosurveillance ou l'embauche de policiers municipaux. »
  • 17:30Invité politiqueFait
    « il y a eu l'épisode du mariage qui a débordé au mois de septembre »
  • 18:03Invité politiqueFait
    « on a augmenté, on a renforcé les opérations de terrain police municipale, police nationale, qui ont permis à chaque fois d'aller récupérer des quantités importantes, notamment de stupes. »
  • 21:55Invité politiqueChiffre
    « 39 ans. »
  • 22:38Invité politiqueFait
    « l'âge de la majorité qui est passé à 18 ans »
  • 22:41Invité politiqueFait
    « l'IVG avec Mme Veil »
  • 23:23Invité politiqueChiffre
    « Moi, ça fait plus de 20 ans que j'ai été militant »

Temps de parole

  • Jérémie Bréaud78 %
  • Présentateur21 %

3,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur non identifié

L'invité du samedi.

0:04
Présentateur

Merci d'écouter Lyon 1ère chaque samedi matin. Vous le savez, nous recevons une personnalité politique à Lyon ou dans le Grand Lyon. Et cette semaine, pour terminer l'année, c'est le maire de Bron qui est mon invité, Jérémy Ibréau. Bonjour. Bonjour Yannick. Bienvenue sur Lyon 1ère. On commence par l'actualité. C'est à peu près la même pour tout le monde depuis quelques semaines. C'est le confinement et les conditions du confinement. Par exemple, ça vous a empêché de faire le fameux marché de Noël que vous aviez prévu. J'imagine que c'est une déception.

0:28
Jérémie Bréaud

Oui, c'est une grande déception puisque ça aurait été une première à Bron. et c'était une vraie demande. C'était également un engagement de campagne. Tout était prêt. Mais effectivement, dans les conditions du Covid, c'était malheureusement pas possible de le faire. On va dire que ce n'est que partie remise. Mais en tout cas, voilà.

0:46
Présentateur

C'était quoi ? Il y avait un truc particulier dans ce marché de Noël ?

0:49
Jérémie Bréaud

Non, c'était juste le fait que, ah bon, jusqu'à maintenant, il n'y avait pas de marché de Noël. Je crois qu'il y avait une quinzaine de cabanons, de chalets qui étaient prévus avec à la fois de l'artisanat local, à la fois de la partie alimentaire. Mais surtout, c'était de mettre un peu de magie de Noël, le côté féerique. Mais bon, là, on a dû s'adapter. Ce n'est que partie remise. Mais en tout cas, nous sommes prêts pour la première édition qui aura lieu finalement en 2021.

1:20
Présentateur

Alors, vous avez un point commun avec mon invité de la semaine dernière qui était Alexandre Vincent D. Vous êtes un jeune maire, très à la mode en ce moment, autour de Lyon. Ce marché de Noël, cette volonté d'animer comme ça la ville, c'est quoi ? C'est aussi une volonté de rajeunir, de mettre de l'animation, de changer un peu l'âme de la commune ?

1:35
Jérémie Bréaud

Rajeunir, non. C'était surtout, ils mettent un peu de vie. C'est-à-dire, moi, pendant la campagne, il y avait deux axes principaux. C'était protéger la ville. Donc, bon, je pense qu'on va y venir. On va parler de tout ça. On va en parler. Et surtout, c'était réveiller cette belle endormie. C'était l'expression que j'utilisais souvent. Parce que je trouvais qu'il n'y avait pas suffisamment de vie. Ah bon, bien que le milieu associatif soit dynamique, mais il manquait des fêtes, on va dire, des fêtes populaires, de qualité, qui permettent de réunir l'ensemble des brandillons sur un thème donné pendant une période donnée. Donc, je ne pense pas que ce soit lié à l'âge.

Et puis, le marché de Noël, il y a aussi le côté tradition. Moi, je crois profondément à l'innovation avec le côté entreprise. Mais c'est aussi important de respecter nos traditions. Le marché de Noël en éteint. Et c'est dommage qu'il n'y avait pas à bon.

2:31
Présentateur

Et puis, marquez peut-être aussi votre passage. Je me rappelle de vous, pendant la campagne à la télé, je vous ai vu demander à votre prédécesseur cette question très punchline. Ça se fait beaucoup, ça, maintenant. Dites-moi un truc que vous avez réalisé qui a marqué les esprits et vous avez un peu pris au dépourvu votre adversaire à l'époque. Est-ce que vous-même, vous voulez laisser derrière vous quelque chose qu'on ne va vraiment jamais oublier ?

2:51
Jérémie Bréaud

Oui, j'espère que le marché de Noël ne sera pas le seul marqueur que je vais laisser à la ville. Mais effectivement, durant l'émission télé, j'avais demandé à mon prédécesseur de citer une grande réalisation de son mandat. Au bout de deux ou trois moments de réflexion, on en était passé à autre chose. Mais je crois que c'est important, vous savez, maire d'une ville, vous n'êtes finalement que de passage. C'est important de régler, c'est important de gérer la vie quotidienne et de régler les problèmes quotidiens des brandillants. Mais c'est aussi important le côté festif, le côté événementiel, le côté également aussi grands travaux, infrastructures. M.

Keran, à l'époque, on se souvient de lui pour l'arrivée du tram. Mme Guimaud, on se souvient de Mme Guimaud de la médiathèque. Et naturellement, moi j'avais demandé à mon prédécesseur de me citer une grande réalisation. J'attends toujours la réponse. Bon, le débat n'est pas là. C'est important aussi de marquer les esprits et de contribuer au développement et l'essor de la ville. Une ville, c'est à la fois le quotidien, mais c'est aussi faire connaître sa ville, ça passe par des grandes infrastructures ou des grands événements, que ce soit dans le milieu culturel, sportif ou autre.

4:01
Présentateur

D'ailleurs, la proximité avec Lyon, dans ces cas-là, c'est un atout ou c'est un inconvénient ? Ou les deux en général ?

4:06
Jérémie Bréaud

Moi, je vois plutôt, nous sommes en première couronne. Donc, on n'est pas en concurrence avec Lyon. Lyon, c'est 500 000 habitants, nous, c'est 40 000. On va dire, voilà, les villes de notre... Nous sommes une grande ville dans la métropole. En termes de population, on est la septième ville, je crois, avec 41 000 habitants. Ce n'est pas David contre Goliath. On est là, nous, on a une place à prendre. On a une place, surtout, j'ai envie de dire, à retrouver. Moi, je me rappelle quand j'étais...

Je ne suis pas si vieux que ça, j'ai 39 ans, mais quand j'étais adolescent dans les années 90, sous Jean-Jacques Quéran, qui n'était pourtant pas de mon bord, mais bon, voilà, c'était une ville qui pesait. À l'époque, ce n'était pas la métropole, c'était la courlie. Les anciens s'en souviennent. Moi, je veux redonner à Bron son lustre d'antan.

4:53
Présentateur

Ça fait une bonne introduction. On parlera avec vous, justement, d'urbanisme, notamment, vous voulez changer l'image de Bron. On parlera un peu de sécurité aussi, parce que c'est un sujet qui revient, et on en dira deux mots. On parlera aussi de l'année qui s'annonce. Dans un instant, vous restez avec moi. A tout de suite. Je reste avec vous. A tout de suite. La matinale du week-end, Yannick Cusy. Sur Lyon 1ère, ce samedi, mon invité est le maire de Bron. Jérémy Bréau, avec lequel on va parler de cette commune proche de Lyon, qui veut changer d'image. Alors, ça passe, j'imagine, par des projets d'urbanisme. Vous avez fait des investissements, et vous avez l'intention de détruire.

C'est comme ça qu'on fait ? Comment on fait dans ces cas-là, quand on a une commune qui mélange une vieille histoire, on va dire, un patrimoine, et puis une ville nouvelle ? Comment on fait pour changer l'image ?

5:34
Jérémie Bréaud

Non, non, non. Ce n'est pas détruire pour détruire. Il y a plusieurs choses. Déjà, l'idée, c'est de préserver l'âme et l'histoire de la commune. Ça veut dire arrêter l'urbanisme à outrance et la construction à outrance.

5:47
Présentateur

Stop au béton, vous disiez, pendant la campagne.

5:49
Jérémie Bréaud

Effectivement, je vois que vous avez bien lu mes documents de campagne. Effectivement, c'est stop au béton. Mais en même temps, je n'ai jamais dit qu'il n'y allait rien qui allait se construire. Déjà, ça serait mentir au brandillant, parce que vous savez très bien qu'avec le PLUH, le candidat qui vous dit, on ne construit plus rien, il ment. En revanche, il y a une temporalité. C'est-à-dire, par exemple, là, on se retrouve avec la ZAC de la Clarière, l'ancienne caserne Rabie, avant la route de jeunesse, le long du périph. On va se retrouver avec à peu près 1 000 logements, 48 000 m² de bureaux. Tout ça, il faut absorber ces nouveaux arrivants.

C'est-à-dire, concrètement, en termes d'équipement public, d'écoles, crèches, stationnement, circulation, transport et autres, il faut l'anticiper. Et le problème, c'est que c'est compliqué si on va trop vite. Donc, il faut à la fois accueillir du mieux possible les nouveaux arrivants, tout en préservant le cadre de vie des brandillants qui sont là depuis des années, voire des décennies. Donc, tout le travail à faire, qui n'est pas simple, c'est de trouver le bon équilibre entre, d'un côté, accepter que la ville se développe, parce que ça, c'est un fait, et puis, on va dire, ça va dans le bon sens, et en même temps, sans que ça remette en cause l'équilibre de la ville.

7:05
Présentateur

Mais pour parler concrètement, vous voulez casser certaines barres d'immeubles, faire des choses dans les quartiers, par exemple ?

7:09
Jérémie Bréaud

Je pense que vous faites allusion à Paris. Nous avons deux quartiers prioritaires de la ville à Bront. Nous avons Teraillon, où quasiment le plus gros effet a été acté avant que j'arrive, et le gros chantier, enfin, le dossier important du mandat, c'est effectivement, c'est à Paris, où il va falloir trouver un accord entre l'État, la métropole et la ville dans le cadre de l'ANRU, et notamment au niveau des UC, la question qui n'a jamais été tranchée depuis des années, et là, il va falloir qu'elle soit tranchée d'ici le printemps prochain, c'est qu'est-ce qu'on fait de l'UC2, 3 et l'UC6 ? Est-ce qu'on réhabilite ou est-ce qu'on détruit ? C'est réhabilitable ?

Oui, la métropole privilégie la réhabilitation, l'État, au niveau national, préfère détruire. Et vous ? Chacun, alors, après, la question, c'est, si on réhabilite, il faut que le cadre de vie s'améliore. Si on réhabilite, on va dire, juste pour mettre un coup de pinceau, mais qu'on ne réhabilite pas, on va dire qu'on ne change pas du tout le cadre de vie. Le problème des UC, on le connaît tous. Il y a ce périph qui passe au milieu, il y a des questions d'insécurité qui pourrissent le quotidien. Moi, ce que je dis à la métropole, c'est que je n'étais pas contre une réhabilitation.

En revanche, il faut qu'on enclenche, il faut qu'on appuie enfin sur le bouton pour imaginer le pari demain avec, notamment, le déclassement de la 43 qui arrive, le périph, faire en sorte qu'il y ait moins de nuisances à la fois sonores, pollution et autres.

8:42
Présentateur

Mais est-ce qu'on va se dire des choses concrètement, deux secondes ? Parce que là, par exemple, vous dites UC, pour vous, c'est normal, c'est tous les jours. Pour les gens qui nous écoutent, ils ne savent pas forcément ce que c'est, c'est des immeubles.

8:49
Jérémie Bréaud

Exactement.

8:50
Présentateur

Ils ne sont pas très beaux, ils ne sont pas super chaleureux quand on les passe devant.

8:53
Jérémie Bréaud

Ils étaient extrêmement modernes dans les années 60 lorsqu'ils ont été construits. Et maintenant, effectivement, ça fait 50-60 ans. Ils ont passé leur temps. Le cadre de vie, effectivement, n'est pas simple, il y a des problèmes d'insécurité.

9:02
Présentateur

Alors, monsieur le maire, concrètement, vous voulez faire quoi ? Les changer, les casser, les refaire ?

9:05
Jérémie Bréaud

Non, non, non, non, mais c'est pas aussi simple que ça, parce que il faut... Vous aimeriez ? Non, non, parce que là, vous oubliez une chose. Vous parlez des bâtiments, dedans, il ne faut pas oublier qu'il y a de l'humain. Et il y a souvent des familles qui sont là, qui sont enracinées, j'ai mis un terme depuis... Certains depuis le début. Qui vont avec cette histoire. Voilà, et ce qui veut dire concrètement, c'est-à-dire que si on rase, il va falloir qu'on les déracine. On est sûr de l'humain, vous savez que déjà, c'est pas simple, le relogement, c'est pas simple aussi de déraciner des personnes qui, pour certains, sont à un âge avancé.

Donc, la métropole propose concrètement une réhabilitation. Je n'y suis pas opposé, à condition que, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, que certaines conditions soient respectées. Comme par exemple, il faut se poser la question, et il ne faut même pas se poser la question, c'est qu'il faut lancer dès maintenant des études pour déclasser l'entrée du périph' dans la ville, tout ça pour apaiser l'environnement, qu'on mène un véritable travail également de sécurisation du quartier, qu'on repense également aussi aux conditions, on va dire, d'arriver des prochains locataires dans les logements sociaux, etc. Enfin, tout ça, voilà, il faut qu'on prenne le temps de se mettre autour de la table.

Mais cette question, voilà, moi je récupère un dossier qui n'a pas été tranché depuis des années, des années, des années. Et ça tombe sur moi. Et ça tombe sur moi, mais ce n'est pas le seul. Mais en tout cas, c'est passionnant, parce qu'on touche vraiment au cadre de vie des gens.

10:29
Présentateur

On fait une nouvelle pause, et on parlera un peu d'écologie, si vous voulez, juste après. Ça fait partie aussi de l'image qu'on peut changer. A tout de suite. Merci d'écouter Lyon 1ère. On parle de la vie quotidienne des habitants de Bron, ce matin avec leur maire, leur nouveau maire, parce que ça ne fait pas si longtemps finalement que...

10:48
Jérémie Bréaud

Six mois bientôt.

10:49
Présentateur

Voilà, ça se passe bien pour vous, ça vous plaît ? C'est quand même un job.

10:52
Jérémie Bréaud

C'est passionnant. Mes collègues maires me disaient, tu vas voir Jérémie, c'est le plus beau des mandats, parce que concrètement, tu vois les bénéfices des actions que tu es amené à prendre. Et effectivement, c'est passionnant. Le matin, quand je me lève, je vais vous faire une petite confidence, je ne me dis pas que je vais travailler. Et le soir, quand je quitte le bureau, je me dis que la journée est passée à une telle vitesse. Et puis surtout, c'est que vous voyez une telle diversité de situations, d'actions, d'histoires humaines également. Donc effectivement, je ne sais pas si c'est le plus beau métier du monde, mais en tout cas, c'est un très beau mandat.

11:31
Présentateur

Je viens de le dire, puisqu'on sait qu'il y a de plus en plus de gens qui abandonnent ce mandat-là, qui ne veulent pas se représenter, c'est une tendance. Donc c'est plutôt bien de le dire. Alors, on parle un peu de l'environnement à Bron, je vous disais l'écologie, mais il y a beaucoup de choses à dire. D'abord, dans votre programme, vous disiez plus d'écologie, ce qui m'a surpris pour un candidat qui n'est pas écologiste, on va dire, à la base. Et puis, je sais que dans vos projets, il y a mettre en valeur le fort de Bron, ce genre de lieu, l'hippodrome. Tout ça est un ensemble dans votre esprit ?

11:54
Jérémie Bréaud

Si vous voulez, déjà, l'écologie n'appartient pas à un parti politique. C'est provoqué. Oui, je l'ai bien compris comme ça, mais ce n'est pas le monopole d'Europe écologie. Ville est vert, et puis, je crois que, comme beaucoup de collègues maires de droite ou du centre, nous, on est dans une écologie pragmatique et non dogmatique. C'est-à-dire qu'il ne faut pas imposer les décisions. Pour venir à votre question par rapport à Bron, effectivement, on a la chance d'avoir trois beaux parcs. Le parc de Paris, le parc des Esser et le parc du Fort. Mais, concrètement, j'ai le sentiment, j'ai l'intime conviction que la ville, hormis ces trois belles zones, la ville est beaucoup trop minérale.

Donc, on est en train de lancer tout un tas de chantiers, que ce soit dans les écoles, que ce soit également sur les places de la ville. C'est imaginer la ville de demain. Il y a un travail également à faire au niveau des déplacements. La place de la voiture, on a...

12:56
Présentateur

C'est un immense parking derrière l'hôtel de ville, la place de la liberté, que vous voulez moderniser, c'est ça ?

13:01
Jérémie Bréaud

C'est la plus grande place urbaine de la métropole, après la place Belcourt. C'est une place qui appartient à la métropole. On a déjà eu des échanges avec le président Bruno Bernard de la métropole. Il y a l'idée, effectivement, qu'il y a 400 places de parking. C'est un véritable parking, c'est un parc relais à ciel ouvert. C'est-à-dire, les 400 places, la moitié des gens qui viennent ne sont pas de brons. Ils déposent leur voiture le matin, ils la récupèrent le soir, parce que c'est gratuit. Ça veut dire que le matin et le soir, aux heures de pointe, la ville est paralysée, par exemple, au théâge à cause de ça. Donc, l'idée, c'est quoi, très concrètement ?

En concertation avec les habitants et les conseils de quartier, c'est réduire la place de la voiture et remettre du végétal, mais surtout remettre de la vie sur cette place, puisque le week-end, c'est désert, le soir, c'est désert. On a tous en tête, par exemple, la place Ambroise Courtois, la place des Frères Lumière dans l'huitième. On peut imaginer également la plus d'herbes. On peut imaginer également une halle avec des producteurs locaux. On cite le cours ouvert, semi-ouvert. On peut imaginer également aussi des kiosques. Ça, c'est ouvert.

14:07
Présentateur

C'est-à-dire, qui va décider, en fait ? C'est des idées que vous lancez comme ça ou vous avez déjà avancé ?

14:10
Jérémie Bréaud

Non, moi, dans ma tête, je sais où je veux aller. Maintenant, c'est en négociation avec la métropole et également aussi en concertation avec les principaux acteurs de la ville, que ce soit les commerçants, les riverains, les conseils de quartier. Ça, c'est bon projet du mandat. Parce qu'effectivement, on en a parlé tout à l'heure, mais ce n'est pas normal d'avoir cette place qui est sous-utilisée en l'état.

14:35
Présentateur

Alors, on parlait du Fort-de-Bron, je crois que vous voulez le mettre en valeur l'été, c'est ça ? Créer un nouvel événement ?

14:39
Jérémie Bréaud

C'est prévu, là. Voilà, alors bon, il y a déjà eu des événements par le passé au Fort-de-Bron. C'est un très bel outil qui est sous-utilisé. Maintenant, le problème, c'est que le Fort-de-Bron, ça coûte cher. Il y a sans arrêt des travaux à faire. On a la chance d'avoir ce bel outil qui est en plein centre-ville. On peut imaginer... On est d'ailleurs en train d'imaginer, notamment avec Moran Merzouki. Donc là, c'est pour la partie culturelle. Différentes, on va dire...

15:14
Présentateur

Corégraphes danseurs qu'on a reçues à votre place, il n'y a pas si longtemps.

15:16
Jérémie Bréaud

Voilà, différentes pistes de réflexion pour différents projets culturels à fort de valeur ajoutée. Il y a aussi, alors, on va pas dire tous, mais... L'hypodrome.

15:23
Présentateur

L'hypodrome que vous voulez mettre en valeur à une nocturne, c'est ça ?

15:26
Jérémie Bréaud

C'est un outil qui, pour moi, qui est sous-exploité. Qui, en tout cas, qui est sous-utilisé, notamment en termes d'image de la ville. Enfin, pour l'image de la ville. On est, grosso modo, à 15 minutes de Bellecour, du centre-ville de Lyon. C'est facile pour s'y rendre, c'est facile pour stationner. L'endroit est tout simplement magnifique. On peut imaginer, effectivement, à côté de la vie des courses hippiques, on peut imaginer des branches le dimanche, on peut imaginer, effectivement, des festivals de musique l'été. Une fois qu'on aura retrouvé une vie normale après la période Covid, on est en train, également, actuellement, de mettre en place des projets pour demain.

16:08
Présentateur

Ok, on parlera quand même de sécurité dans un instant, parce qu'on ne l'a toujours pas fait. Mais je propose de vous faire une nouvelle pause. Très bien. A tout de suite. La matinale du week-end, Yannick Cusy. Sur Lyon 1ère, ce samedi matin, notre invité est le maire de Bron, Jérémy Bréau, qui répond à toutes nos questions. On n'a pas encore abordé ce sujet, on va quand même le faire parce que ça a marqué l'actualité. Et puis, ça fait partie de votre programme d'assurer la sécurité de vos concitoyens. D'ailleurs, vous avez investi, je crois, 1,3 million, notamment dans la vidéosurveillance ou l'embauche de policiers municipaux.

Alors, le fait qu'il y a marqué l'actualité, ça a fait de vous quelqu'un de très connu, très rapidement, malheureusement, j'ai envie de dire, c'est que vous êtes un de ces maires qui a été menacé de décapitation. J'ai déjà dit avec d'autres élus, et je ne reviens pas de dire ça à chaque fois, mais ça existe de nos jours. D'abord, comment vous l'avez vécu personnellement ?

16:52
Jérémie Bréaud

Comment je l'ai vécu ? Sur le coup, une fois passé le choc et l'émotion, moi, j'ai tout de suite pensé, c'était plus par rapport à ma famille et mes proches, et également aussi à mon entourage professionnel. Sinon, on évite de passer à autre chose. Si j'ai été menacé comme d'autres, d'ailleurs, et vous faites bien de dire que je ne suis pas le seul, c'est que notre politique sécuritaire gêne. Ça veut dire qu'on dérange celles et ceux qui, sur le territoire de moi, avaient l'habitude de pouvoir agir, on va dire, en toute impunité.

Donc, il y a eu, si on revient en arrière, il y a eu l'épisode du mariage qui a débordé au mois de septembre, mais encore une fois, moi, je n'ai fait qu'exécuter ce que j'avais dit pendant la campagne, et même ce que j'avais dit une fois élu. Donc, voilà, ils n'ont pas respecté les règles. Il va y avoir un jugement qui va avoir lieu au mois de mars. Nous, on n'a fait qu'appliquer ce qu'on avait dit. Et d'ailleurs, depuis mi-septembre, il n'y a plus eu un seul mariage qui a débordé.

17:54
Présentateur

Vous faites le lien avec les menaces ? Comment ? Vous faites le lien entre cet événement et les menaces ?

17:57
Jérémie Bréaud

Non, mais c'est ça, plus ça, plus ça, plus ça.

17:59
Présentateur

C'est comme ça que vous affirmez votre style ?

18:00
Jérémie Bréaud

Enfin, il y a eu le mariage, puis après, il y a également aussi, on a augmenté, on a renforcé les opérations de terrain police municipale, police nationale, qui ont permis à chaque fois d'aller récupérer des quantités importantes, notamment de stupes. Mais surtout, c'est le message. C'est-à-dire, voilà, c'est que maintenant, il y a une reprise en main. On gêne une petite minorité qui avait l'habitude de pourrir le quotidien de la majorité silencieuse. Voilà, c'est dans ce sens-là. Il y a eu également aussi l'incendie du centre commercial désinfecté de terrain.

Mais ça, voilà, les gens, vous savez, les gens sur le terrain me disent mais ne lâchez pas, on est avec vous, nous sommes en train de manger notre pain noir, mais surtout, il ne faut pas lâcher. Donc, c'est... Moi, chaque fois... Parce que là, effectivement, vous faites allusion aux menaces de décapitation, mais j'avais eu... Enfin, j'avais fait les frais d'autres menaces à un niveau moindre précédemment, mais chaque fois, c'était la conséquence des actions de terrain, police municipale, police nationale. Donc, effectivement, si je n'avais rien fait depuis le mois de juillet, depuis l'élection, je n'aurais pas eu ces attaques.

Mais moi, j'ai été élu, en grande partie, pas que, mais en grande partie pour protéger de nouveau la majorité silencieuse. Voilà, maintenant, je veux dire, ça ne va pas nous faire... On ne va pas s'arrêter pour autant et au contraire, même si ça nous motive à faire davantage.

19:20
Présentateur

Alors, dans ce registre, il y a un débat qui revient là. Vous êtes de droite, ça tombe bien, parce qu'il se passe souvent à droite, ce débat. C'est ce que le maire de Valence a appliqué et qu'il a d'ailleurs plus ou moins copié, on va dire, à Rieux-Lapape, c'est de dire aux familles de délinquants, on vous supprime une forme d'allocation si vous dérapez. J'ai reçu aussi la maire de Voix-en-Velin récemment qui m'a dit c'est de la poudre aux yeux, on n'a pas la main sur ces allocs. Donc, quel est votre point de vue ? Est-ce que vous êtes prêt à l'appliquer, ça, vous, par exemple ? Ou vous pensez que ce n'est pas la bonne méthode ?

19:46
Jérémie Bréaud

Plusieurs choses. Déjà, c'est pas parce que je suis droit que j'applique une politique sécuritaire ou sécurisante. Moi, ce que je fais, c'est juste du bon sens. Il y a des mairies de gauche qui font exactement la même chose. Je pense qu'on est arrivé dans une telle situation en France qui est un ras-le-bol généralisé et que ces questions-là, surtout quand vous êtes maire, c'est comme l'environnement, c'est comme toutes ces thématiques-là, c'est ni gauche ni droite. Après, c'est juste du bon sens. Il y en a...

20:14
Présentateur

C'est en même temps, comme dirait-il. Comment ? C'est en même temps.

20:16
Jérémie Bréaud

Oui, enfin, il dit ce qu'il veut, mais je vais dire par là, c'est que... Encore une fois, voilà, c'est du bon sens. Maintenant, le problème, c'est soit on décide de les résoudre, soit sinon... Vous savez, c'est plus simple de ne rien faire, c'est plus simple de s'offusquer de toutes les mesures, etc. Est-ce que vous avez l'appliqué, ça ? Par rapport à votre question, le maire de Valence, Nicolas d'Aragon, comme je l'ai dit chez vos confrères de BFM Lyon la semaine dernière, déjà, la question, il faut qu'on se la pose. Elle ne doit pas être taboue. Et celles et ceux dont la question choque, on va dire, les bien-pensants, qui viennent nous suivre sur le terrain, d'accord ?

Parce que c'est bien facile lorsqu'on est confortablement installé sur un canapé, d'être choqué par ces questions-là, mais qui viennent nous suivre sur le terrain à certains endroits. Donc, pour répondre à votre question concrètement... Mais ceux qui disent que j'espère qu'il faut le vider, ça marche pas. J'espère ne pas en arriver là, mais je me dis, voilà, on va dire, c'est une option qui s'offre à nous. Pour l'instant, on n'est pas encore là. Demain, on verra. Celles et ceux qui nous disent que c'est un faux libéral, etc., est-ce qu'ils se sont véritablement posé la question de leur efficacité ? Je n'en suis pas certain.

21:27
Présentateur

Très bien, vous avez répondu très concrètement. Il nous reste une dernière petite intervention ensemble. On va essayer d'un tout petit peu mieux vous connaître. Il y a encore plein de questions. Et c'est passé très vite. A tout de suite.

21:37
Locuteur non identifié

Lyon 1ère,

21:38
Présentateur

l'invité du samedi. Merci d'écouter Lyon 1ère. Et ce matin, ce samedi matin, notre invité, le dernier de l'année est le maire de Bron, Jérémy Bréau. On l'a dit au début de l'émission, vous êtes un jeune maire, enfin un jeune maire, en tout cas un des... On appelle ça un jeune maire en ce moment. Vous avez quel âge d'ailleurs ? Je ne vais pas dire. 39 ans. 39 ans, avec une grosse charge quand même.

21:57
Jérémie Bréaud

Je suis né en 81, sous Giscard, en mars.

22:02
Présentateur

Ah, j'allais dire sous Lutéran. Non, sous Giscard. Oui, à peu de choses près. Peu de choses près. Bon, très bien. D'ailleurs, vous avez rendu hommage, je crois, à M. Giscard sur votre page Facebook ou dans la mairie.

22:11
Jérémie Bréaud

C'est un hommage, comme on appelle ça, républicain. Moi, je suis plus chiracien, sarkoziste, égoliste, égolien. Maintenant, voilà, c'est, je vous le dis, je n'ai pas connu le mandat de Giscard d'Esta. En revanche, en toute franchie, il faut quand même reconnaître toutes les avancées qu'il y a eu durant son mandat. L'âge, enfin, l'âge de la majorité qui est passé à 18 ans, l'IVG avec Mme Veil, les grands travaux, je pense, enfin, les grands chantiers, je pense notamment au TGV, etc. Donc, il aura quand même, bien qu'il ait été moins populaire qu'un Jacques Chirac au moment de son décès, il a quand même laissé une trace extrêmement importante dans l'histoire de France.

22:55
Présentateur

Alors, je parlais de jeunesse et de politique et j'évoquais le renvoqué pour cette raison puisqu'il a été, je crois, un des plus jeunes porte-parole du gouvernement, un des plus jeunes ministres. C'est quelqu'un dont vous vous sentez proche et dont le parcours vous inspire, par exemple ?

23:05
Jérémie Bréaud

Enfin, si vous voulez, moi, je suis très respectueux et admiratif de son bilan à la tête de la région au Verne-en-Alpes. C'est pour ça que, oui, je souhaite qu'il soit réélu au mois de juin prochain. Moi, ça fait plus de 20 ans que j'ai été militant, etc. J'ai gravi, on va dire, toutes les strates. Je ne suis pas un... on m'a appelé mini-voquier. Je ne suis pas un mini-voquier dans le sens où ça ne fait pas 20 ans que je suis avec lui. Moi, je n'ai qu'un seul mentor. C'était Henri Chabert. Mais en revanche, voilà, pour répondre à votre question, c'est, oui, Laurent Wauquiez est la tête de la région.

On a beau m'expliquer tout et son contraire, le bon sens montre qu'il a un bilan qui est plus que positif.

23:56
Présentateur

Alors, quand on connaît bien Laurent Wauquiez comme c'est mon cas, on sait que c'est quelqu'un qui adore la politique et qui vraiment a des ambitions. Et voilà, est-ce que c'est votre cas aussi, par exemple ? Est-ce que devenir député, c'est une chose qui vous trotte dans la tête ou d'autres choses comme ça ? Moi,

24:07
Jérémie Bréaud

j'ai été élu il y a six mois, quasiment jour pour jour. Mon unique ambition, c'est de faire bien le job jusqu'en 2026. Voilà. Après, on verra. Après, une autre vie ? Comment ? Une autre vie ? Moi, j'ai déjà eu une vie avant. J'ai travaillé dans le privé, j'ai travaillé également aussi en collectivité. J'ai bientôt 40 ans, je ne me vois pas rester 30 ans dans ce milieu-là avec mon équipe dans six ans de 2026. Si on considère que le travail a été bien fait et qu'on a surtout encore la force d'apporter un souffle nouveau à la commune, à ce moment-là, on continuera.

Maintenant, et puis, surtout, je disais en début d'émission, c'est, et je l'avais dit lors du discours d'intronisation, lors du premier conseil au mois de juillet, c'est finalement, nous ne sommes là que de passage. moi, il y a eu des maires avant moi, il y aura d'autres maires de Bron après moi. Moi, mon seul objectif, c'est de bien faire le job pendant que je suis là. Après, maintenant, ce qui va se passer dans 6 ans, 10 ans, 15 ans, je n'en sais rien, est-ce que vous, vous savez où est-ce que vous allez être dans 5 ans ?

Vous savez, c'est un mandat, c'est une charge, vous voyez, qui est tellement importante et en même temps, à la fois tellement passionnante que je n'ai pas d'autres ambitions, je ne serai pas candidat régional, je suis élu à la métropole parce qu'effectivement, c'est important de l'être pour pouvoir faire avancer les dossiers de la ville mais au moins jusqu'en 2026, il n'y a pas d'autre.

25:39
Présentateur

On va terminer avec une question que je pose régulièrement à chacun de mes invités, c'est de savoir ce qu'ils font d'habitude le week-end puisqu'on est samedi. Est-ce que vous avez encore du temps pour vous et quelles sont vos passions ?

25:49
Jérémie Bréaud

Écoutez, on a eu Noël il y a avant-hier, je crois surtout ce week-end-là, je vais me reposer sinon ce que je fais le week-end, c'est hors période Covid, normalement je vois des amis, j'essaye de prendre le temps de la lecture et puis surtout, je me ressource, j'aime bien également aussi aller sur le terrain, aller sur le marché place curiale, ça parle au bandillon le dimanche mais non, je ne fais rien de palpitant puisque c'est des choses palpitantes en lieu la semaine.

26:21
Locuteur non identifié

Lyon 1ère, l'invité du samedi.

Jérémie BREAUD : maire LR de Bron — Jérémie Bréaud · Pourquijevote