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InterviewPublic Sénat· 27 octobre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéEurope & internationalSolidarités & famille

Marc Fesneau : " C'est la campagne présidentielle qui alimente ce climat nauséabond " - Vidéo

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:52RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ce n'est pas une manière de rejeter la faute sur les oppositions et de s'affranchir de ses propres responsabilités ?

  • 2:11RelanceRéponse directe

    Instrumentalise et à quelle fin ?

  • 2:45RelanceRéponse partielle

    Mais il n'y a pas de responsabilité de vote quand ?

  • 3:04RelanceRéponse partielle

    Et même des fractures territoriales, vous ne parlez de fractures territoriales…

  • 4:37OuverteRéponse directe

    Mais est-ce que vous êtes encore audible ?

  • 5:04OuverteRéponse directe

    Vous citez le maire de Trappes. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:03Invité politiqueFait
    « Ce que j'ai constaté, c'est qu'effectivement, il y avait quelque chose de nauséabond et de détestable, le tout en présence de la famille du jeune qui est décédé et du maire de Trappes et des élus de ce territoire qui est durement touché par cet acte terroriste. »
  • 1:16Invité politiqueFait
    « Je trouve que cette façon d'instrumentaliser en permanence les faits les plus graves, des faits de terrorisme, des faits d'actes racistes, est quelque chose d'assez détestable parce que je pense que ça donne un spectacle que les Français ne veulent pas. »
  • 2:13Invité politiqueFait
    « – Eh bien, qui est les partis politiques. »
  • 2:25Invité politiqueFait
    « Je pense que la responsabilité collective, en tout cas celle des démocrates et des républicains, c'est-à-dire ceux qui ne sont ni à soutenir le Rassemblement national, ni à soutenir la France insoumise, c'est d'apporter des paroles de fermeté et de réconciliation. »
  • 3:21Invité politiqueFait
    « Nous avons collectivement échoué, mais nous allons, nous devons collectivement réfléchir à la façon dont on essaie de réconcilier, parce que tous les pays du monde, les grandes démocraties, sont fracturés. »
  • 3:51Invité politiqueFait
    « Bref, on est dans une société, alors poussée aussi par les réseaux sociaux et poussée aussi par la brutalisation des rapports sociaux, la brutalisation des rapports politiques, la brutalisation des rapports internationaux, c'est un fait qui s'impose malheureusement aussi en France. »
  • 5:20Invité politiqueFait
    « Non, mais on ne peut pas reprocher à François Bayrou et au Modem d'avoir toujours eu dans ce domaine une parole qui était une parole de modération, une parole de réconciliation. »
  • 5:43Invité politiqueFait
    « François Bayrou, il a toujours défendu la même chose, c'est la question de la capacité d'intégration, de la capacité, et je crois que cette phrase était une phrase où il disait qu'il y avait un certain nombre de Français qui exprimaient ce sentiment. »
  • 6:16Invité politiqueFait
    « Ne rentrons pas dans la négation de ce que peut être le sentiment. C'est comme le sentiment d'insécurité, un sentiment, c'est quelque chose dont on ne peut pas dire que je le balaye d'une main. »
  • 8:04Invité politiqueChiffre
    « Il y a 128, si j'ai bien compris, impacts de balles. »
  • 8:25Invité politiqueFait
    « Non, moi je pense qu'elles vont dans le bon sens et elles vont dans le sens. »
  • 8:41Invité politiqueFait
    « Dire aujourd'hui « je vais donner 15, 10, 5 milliards » sans avoir la moindre idée de la façon de le financer, la moindre idée, c'est prendre son interlocuteur pour un imbécile. »
  • 14:31Invité politiqueFait
    « Ah bon, c'est la campagne qui crée ce climat nauséabond, en tout cas qui l'alimente. »

Temps de parole

  • Marc Fesneau77 %
  • Présentateur15 %
  • ?8 %

≈ 35 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

Public

0:02
Présentateur

Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose « Bonjour chez vous

0:06
Locuteur

».

0:16
Présentateur

Mobilisation des lycéens, violence du 17 octobre, attentat raciste de Trappes, la séance de questions d'actualité au gouvernement hier à l'Assemblée a été particulièrement houleuse et le Premier ministre Sébastien Lecornu est allé jusqu'à dénoncer un climat nauséabond.

0:30
Locuteur

On

0:30
Présentateur

va en parler avec Marc Fénaud. Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous, député du Loir-et-Cher. Vous présidez le groupe Les Démocrates à l'Assemblée. Vous êtes le premier vice-président du MoDem et je le disais, la séance a été compliquée. Hier, vous l'avez vécu, Marc Fénaud, l'ambiance profondément nauséabonde. C'est le coup de colère de Sébastien Lecornu devant les députés. Est-ce que ce n

0:49
Locuteur

'est

0:49
Présentateur

pas quand même une manière de rejeter la faute sur les oppositions et de s'affranchir de ses propres responsabilités ?

0:54
Marc Fesneau

Écoutez, de ce que j'ai vu aux questions au gouvernement, on ne

0:57
Locuteur

peut

0:57
Marc Fesneau

pas dire que la prise de parole d'ailleurs de la présidente de l'Assemblée nationale n

1:01
Locuteur

'a

1:01
Marc Fesneau

pas été digne. Ce que j'ai constaté, c'est qu'effectivement, il y avait quelque chose de nauséabond et de détestable, le tout en présence de la famille,

1:09
Locuteur

du

1:10
Marc Fesneau

jeune qui est décédé et du maire de Trappes et des élus de ce territoire qui est durement touché par cet acte terroriste. Je trouve que cette façon d'instrumentaliser en permanence

1:19
Locuteur

les

1:21
Marc Fesneau

faits les plus graves, des faits de terrorisme, des faits d'actes racistes, est quelque chose d'assez détestable parce que je pense que ça donne un spectacle

1:27
Locuteur

que

1:28
Marc Fesneau

les Français ne veulent pas. Je pense que

1:29
Locuteur

le

1:30
Marc Fesneau

peuple français, les Français ont besoin de réconciliation, ils n'ont pas besoin qu

1:34
Locuteur

'on

1:34
Marc Fesneau

s'arrache les morts du terrorisme et que chacun essaie de se les approprier. En fait, ce sont les victimes de la France, si je peux dire. Ce sont des victimes du terrorisme en France. Et donc, il n

1:44
Locuteur

'y

1:44
Marc Fesneau

a pas à les trier et il n'y a pas à se battre là-dessus.

1:47
Locuteur

Il

1:47
Marc Fesneau

y a à

1:47
Locuteur

honorer

1:48
Marc Fesneau

leur mémoire et regarder ce qui fait que, dans des esprits parfois dérangés, probablement en l'occurrence dans ce cas-là, mais enfin, ce n

1:55
Locuteur

'est

1:55
Marc Fesneau

pas parce que c'est un esprit dérangé que ce n

1:57
Locuteur

'est

1:57
Marc Fesneau

pas répréhensible. Il se passe des choses. Et donc, je pense que la responsabilité, ce n

2:01
Locuteur

'est

2:01
Marc Fesneau

pas de se jeter à la figure les victimes des uns ou des autres. Ce sont des victimes que nous devons honorer les unes et les autres, celles victimes de l'antisémitie, celles victimes du racisme, celles victimes de la violence en tant que

2:11
Locuteur

telle. – Mais qui

2:11
Présentateur

instrumentalise et à quelle fin

2:12
Locuteur

?

2:12
Marc Fesneau

– Eh bien, qui

2:13
Locuteur

est

2:13
Marc Fesneau

les partis politiques. Hier, il suffit de regarder les questions du gouvernement pour voir l'extrême droite et l'extrême gauche, les uns sortant de l'hémicycle, les autres disant « c'est de votre faute parce que vous nourrissez des pensées racistes ». Les troisièmes, enfin bref, il y a quelque chose de nauséabond. Je pense que la responsabilité collective, en tout cas celle des démocrates et des républicains, c'est-à-dire ceux qui ne sont ni à soutenir le Rassemblement national, ni à soutenir la France insoumise, c'est d'apporter des paroles de fermeté et de réconciliation. Parce que sinon,

2:39
Locuteur

on

2:39
Marc Fesneau

nourrit une espèce de querelle et une ambiance dans ce pays qui est une ambiance détestable et dangereuse, parce que c'est la paix civile qui est en cause à

2:45
Locuteur

chaque fois. –

2:45
Présentateur

Mais il n

2:45
Locuteur

'y a

2:45
Présentateur

pas de responsabilité de vote quand ? En 2017, Emmanuel Macron arrive en disant « moi je vais résorber les fractures territoriales ». Dix ans après, la France est plus fracturée que jamais.

2:53
Locuteur

– Oui, alors je pense que sur les

2:55
Marc Fesneau

fractures territoriales, contrairement à ce qu

2:57
Locuteur

'on

2:57
Marc Fesneau

dit, pardon,

2:58
Locuteur

je

2:58
Marc Fesneau

trouve que cette facilité qu'on a à ne pas dire ce qui s'est passé depuis dix ans, si on parle des fractures territoriales, je ne

3:03
Locuteur

parle

3:03
Marc Fesneau

pas des

3:04
Locuteur

fractures françaises… – Et même des fractures territoriales, pardon, vous ne parlez de fractures territoriales… – Aujourd'hui la France est plus fracturée que jamais, vous pensez que Emmanuel Macron a résorbé les

3:09
Marc Fesneau

fractures

3:11
Locuteur

en tout cas ?

3:11
Marc Fesneau

Et essayons de ne pas mettre en permanence la responsabilité sur un seul homme, président de la République ou pas. Nous avons collectivement échoué, mais nous allons, nous devons collectivement réfléchir à la façon dont on essaie de réconcilier, parce que tous les pays du monde, les grandes démocraties, sont fracturés. Les États-Unis sont fracturés, la Grande-Bretagne est fracturée, l'Allemagne est fracturée, l'Italie et l'Espagne sont fracturées. Donc, ce n

3:30
Locuteur

'est

3:30
Marc Fesneau

pas la responsabilité manifestement d'un seul homme. Qu'on prenne notre part de responsabilité est une chose, mais que nous ayons échoué collectivement à réconcilier les Français avec des tas de sujets, avec eux-mêmes, avec le voisin, avec celui qui paraît être l'étranger, avec l'Europe, avec le monde de l'entreprise. Bref, on est dans une société, alors poussée aussi par les réseaux sociaux et poussée aussi par

3:52
Locuteur

la

3:53
Marc Fesneau

brutalisation des rapports sociaux, la brutalisation des rapports politiques, la brutalisation des rapports internationaux, c'est un fait qui s'impose malheureusement aussi en France. À nous d'essayer de trouver un chemin qui soit un chemin différent, parce que moi, je ne connais pas

4:04
Locuteur

de

4:05
Marc Fesneau

pays qui s'en sortent

4:06
Locuteur

par

4:06
Marc Fesneau

la fracturation. Regardez les pays qui sont en pleine fracturation, je pense aux États-Unis.

4:10
Locuteur

Est

4:10
Marc Fesneau

-ce que vous pensez que les États-Unis vont mieux que de l'époque

4:12
Locuteur

gouvernée

4:13
Marc Fesneau

par les Républicains ou d'ailleurs gouvernée par les Démocrates, où ça n'était pas comme ça que les choses étaient conçues ? Et je pense que c'est un mal qui ronge nos démocraties et qui les amène à l'abîme. Et donc, on a, nous, responsabilité particulière. Une responsabilité particulière,

4:28
Locuteur

c

4:28
Marc Fesneau

'est non pas seulement d'appeler au dialogue et à la réconciliation comme une forme de naïveté, mais de dire que ça doit s'imposer parce que c

4:34
Locuteur

'est

4:34
Marc Fesneau

et l'avenir et l'intérêt des Français et des pays qui

4:37
Locuteur

sont concernés. – Mais est-ce que vous êtes

4:37
Présentateur

encore audible ? Est-ce qu'aujourd'hui, les gens ne se tournent pas soit vers

4:41
Locuteur

le Rennes, soit vers la

4:41
Marc Fesneau

France

4:42
Locuteur

?

4:42
Marc Fesneau

– Vous avez tout à fait raison. Quand je vois d'ailleurs une question des questions au gouvernement comme hier, il

4:45
Locuteur

y

4:45
Marc Fesneau

a une espèce de jeu de ping-pong. Le mot « jeu » s'applique mal d'ailleurs. Mais en tout cas, d'un renvoi de ping-pong permanent et qui fait que ceux qui ont la parole que j'essaie de porter devant vous ce matin et chaque jour

4:55
Locuteur

est

4:55
Marc Fesneau

une parole qui est plus inaudible. Et donc, ça nécessite sans doute, on en reparlera peut-être tout à l'heure,

4:59
Locuteur

que

5:00
Marc Fesneau

cela ait une parole commune, rassembleuse, rassemblée.

5:04
Locuteur

–

5:04
Présentateur

On va en parler, mais juste, vous citez le maire de Trappes. Hier, il a dénoncé les discours politiques du stigmatisme et arme idéologiquement, je le cite, ceux susceptibles de passer à l'acte. Et il a mis en cause François Bayrou, le président de votre parti, pour ses propos sur la submersion migratoire. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

5:19
Marc Fesneau

– Non, mais on ne peut pas reprocher à François Bayrou et au Modem d'avoir

5:23
Locuteur

toujours

5:24
Marc Fesneau

eu dans ce domaine une parole qui était une parole de modération, une parole de réconciliation.

5:30
Locuteur

Alors,

5:31
Marc Fesneau

je veux bien que la patrouille essaye de rattraper tout le monde et de dire que

5:34
Locuteur

c'est

5:34
Marc Fesneau

la faute de tous les démocrates et qu'au fond, il n

5:36
Locuteur

'y

5:36
Marc Fesneau

aurait plus comme solution que de dialogue avec une frange ou

5:39
Locuteur

une

5:40
Marc Fesneau

partie seulement

5:41
Locuteur

du

5:42
Marc Fesneau

champ politique. Non, François Bayrou, il a toujours défendu la même chose, c'est la question de la capacité d'intégration, de la capacité, et je crois que cette phrase était une phrase où il disait qu'il y avait un certain nombre de Français qui exprimaient ce sentiment.

5:54
Locuteur

– Je vais la citer, pour que les choses soient claires,

5:57
Présentateur

c'était effectivement en janvier 2025, les apports étrangers sont positifs pour un peuple à condition qu'ils ne dépassent pas une proportion. Dès l'instant que vous avez le sentiment d'une submersion, de ne plus reconnaître votre pays, les modes de vie ou la culture, vous avez rejet, un certain nombre de villes et de régions sont dans ce sentiment-là.

6:13
Locuteur

–

6:13
Présentateur

Oui,

6:13
Locuteur

mais… –

6:13
Présentateur

Et un peu plus tard,

6:14
Locuteur

à l

6:14
Présentateur

'Assemblée, ils parlaient de

6:15
Locuteur

la situation de Mayotte. – Ne rentrons pas dans la

6:16
Marc Fesneau

négation de ce que peut

6:17
Locuteur

être le sentiment. C'est comme le

6:18
Marc Fesneau

sentiment d'insécurité, un sentiment, c'est quelque chose dont on ne peut pas dire que je le balaye d'une main. Il y a des gens qui ont le sentiment qu'a exprimé François Bayrou. Mais c'est une chose de dire ça et une autre. Et là, pour le coup, ça c'est dangereux.

6:30
Locuteur

– Mais quand on n'en parle pas le mot de

6:31
Présentateur

submersion, est-ce que ça ne valide pas, ça n'arme pas quelque

6:34
Locuteur

part les esprits faibles dont vous parlez ? –

6:36
Marc Fesneau

C'est les mots qu'emploient les gens. Après, la question n'est pas de nourrir l'idée du grand remplacement ou le complotisme du grand remplacement. La question, c'est comment on intègre

6:45
Locuteur

et

6:46
Marc Fesneau

comment on essaie collectivement de construire une société qui soit une société moins conflictuelle.

6:51
Locuteur

Il

6:51
Marc Fesneau

me semble que c'est ça le chemin.

6:52
Présentateur

– Est-ce que ce qui s'est passé à Trappes, c'est un tournant dans notre société, comme l'a dit le chef de l'État ? Vous l'avez vu comme ça ?

6:57
Locuteur

–

6:57
Marc Fesneau

Il y a plusieurs tournants. Je trouve que les attentats terroristes qui se sont succédés à raison de l'origine religieuse, de l'origine

7:06
Locuteur

géographique,

7:09
Marc Fesneau

à chaque fois, on monte d'un cran, malheureusement, et l'horreur et le sentiment qu'on se fait face à face.

7:16
Présentateur

– Et vous parlez des attentats qui se sont succédés. Il n'aurait jamais dû dire que c'était une première, le chef de l'État

7:20
Locuteur

? – Non,

7:20
Marc Fesneau

mais il a précisé son propos, tout ça. Je veux dire qu'on s'arrête à ce genre de choses et que là aussi, on essaie de s'arracher les victimes.

7:28
Locuteur

– On s

7:28
Présentateur

'arrête parce que ça a interpellé

7:29
Locuteur

dans cette première question. – Oui, très bien, mais

7:30
Marc Fesneau

il a précisé ce qu

7:33
Locuteur

'il

7:33
Marc Fesneau

voulait dire dans son propos, mais c'est la première fois, en tout cas dans ce cas-là. Mais moi, je ne trie pas dans les victimes du terrorisme. Une victime du terrorisme est une victime. Les victimes du terrorisme du Bataclan, les victimes du terrorisme de Charlie Hebdo, les victimes du terrorisme antisémite, les victimes du terrorisme à Trappes, c'est pour moi des victimes du terrorisme et de

7:52
Locuteur

la

7:53
Marc Fesneau

peur, le sentiment noué de l'autre est un adversaire. Et donc l'autre doit être éliminée. Et donc, il a raison de dire que c'est une forme de tournant parce qu'on a malheureusement une victime à déplorer. Il y a 128, si j'ai bien compris, impacts

8:06
Locuteur

de

8:07
Marc Fesneau

balles. Et c'est un miracle, même si on ne peut pas parler de miracle quand il

8:11
Locuteur

y a

8:11
Marc Fesneau

une victime mortellement blessée, des gens encore qui luttent pour la vie.

8:14
Présentateur

– Autre sujet, c'est la question des mobilisations, entre crises à laquelle doit faire face le gouvernement. Les annonces qui n'ont visiblement pas calmé la colère des lycéens qui appellent à poursuivre le mouvement, elles n'étaient pas suffisantes ces annonces

8:25
Locuteur

?

8:25
Marc Fesneau

– Non, moi je pense qu'elles vont dans le bon sens et elles vont dans le sens. Il faut regarder factuellement les choses. Là aussi, c'est un sujet de dialogue. Le dialogue, ce n

8:32
Locuteur

'est

8:32
Marc Fesneau

pas « donnez-moi tout ce que je demande » tant que j'ai pas tout ce que je

8:36
Locuteur

demande,

8:36
Marc Fesneau

sinon ce n'est pas un dialogue. Deuxième élément, on en reparlera peut-être aussi, on a un sujet budgétaire. Dire aujourd'hui «

8:42
Locuteur

je

8:42
Marc Fesneau

vais donner 15, 10, 5 milliards » sans avoir la moindre idée de la façon de le financer, la moindre idée, c'est

8:49
Locuteur

prendre

8:50
Marc Fesneau

son interlocuteur pour un imbécile. Et moi, je ne prends pas les lycéens et les étudiants pour des imbéciles. Deuxième élément, quand

8:54
Locuteur

on

8:55
Marc Fesneau

a été un peu élu local, on sait le temps d'inertie qu'il y a pour

8:58
Locuteur

porter

8:59
Marc Fesneau

un projet, le construire et le bâtir d'un point de vue physique, si je peux dire. Et donc, dire « on a besoin de 10 milliards tout de suite, sinon il ne se passe rien », me paraît un peu curieux, j'ajoute. – Donc vous les appelez retourner en cours lundi ?

9:11
Locuteur

–

9:11
Marc Fesneau

Non, mais moi, je n'appelle personne. Je pense que la responsabilité d'un homme politique n'est pas de dire « je vous demande », mais je demande à ce qu'on regarde, ce qu'était leur revendication. Leur revendication, elle portait sur Parcoursup, elle portait sur la question de l'organisation des horaires,

9:25
Locuteur

elle

9:25
Marc Fesneau

portait sur l'absence de profs, et elle portait sur les conditions matérielles, en particulier les investissements dans les collèges et les lycées. Je rappelle que depuis 82, 84,

9:33
Locuteur

je

9:34
Marc Fesneau

dis dans cette maison qui est consacrée en particulier aux collectivités locales, cette compétence est exclusivement celle des départements et des régions. On a l'air de découvrir ça.

9:43
Locuteur

Et

9:43
Marc Fesneau

on se retourne vers l'État comme si on disait « mais qui est responsable

9:45
Locuteur

?

9:45
Marc Fesneau

» Mais qui est responsable ? Les départements et les régions, à tel point d'ailleurs qu'on voit qu'il

9:49
Locuteur

y

9:49
Marc Fesneau

a des départements, beaucoup, et des régions, un grand nombre, qui ont fait des efforts de rénovation des lycées. Je veux dire, pourquoi on vient…

9:57
Présentateur

– Alors surtout les régions, parce que les départements

9:58
Locuteur

sont des collèges. – Oui, mais pour les collèges, il y a un

10:01
Marc Fesneau

continuum, mais parfois c'est des locaux qui sont attenants. Donc je trouve que… –

10:05
Locuteur

Donc ça veut dire quoi ? Il y a certains présidents de région

10:06
Présentateur

qui n'ont pas fait leur travail ?

10:07
Marc Fesneau

– Manifestement, parce qu'il ne

10:09
Locuteur

faut

10:09
Marc Fesneau

pas se retourner vers l'État pour dire qu

10:11
Locuteur

'il

10:11
Marc Fesneau

y a des locaux qui sont dégradés en termes thermiques. Pourquoi on se retourne vers l'État ? –

10:14
Locuteur

Ça

10:14
Marc Fesneau

n'est pas la compétence de l'État. Donc, que chacun prenne ses responsabilités, que ceux qui… Les régions font des choix politiques, il y en a qui manifestement ont moins fait de choix. Je ne

10:24
Locuteur

suis

10:24
Marc Fesneau

pas là pour dresser le tableau du premier et du dernier de la classe, mais manifestement, il

10:28
Locuteur

y

10:28
Marc Fesneau

a des endroits où le travail n'a pas été fait. Bon, il y

10:29
Locuteur

a

10:29
Marc Fesneau

quelque chose à faire de ce point-là. Et puis, cinquième élément de la réponse du gouvernement, c'est la question de la démocratie lycéenne. Mais je trouve que cette question, il ne

10:38
Locuteur

faut

10:38
Marc Fesneau

pas l'éluder. Alors évidemment, comme ce n

10:39
Locuteur

'est

10:39
Marc Fesneau

pas sonnant et trébuchant, c'est juste de la pratique,

10:43
Locuteur

mais

10:43
Marc Fesneau

comment peut-on en arriver à des crises comme ça sans que l'expression lycéenne n

10:46
Locuteur

'ait

10:46
Marc Fesneau

été perçue ? Comment peut

10:47
Locuteur

-on

10:48
Marc Fesneau

avoir des lycéens qui nous expliquent que les portes des toilettes ici sont dégradées, que là, les fenêtres sont cassées ? Et ça n'est toujours pas la responsabilité de l'État d'ailleurs, mais que ça n'a jamais

10:56
Locuteur

passé

10:57
Marc Fesneau

les murs du lycée ou du collège, quand c'est un collège,

11:00
Locuteur

pour

11:00
Marc Fesneau

que quelqu'un tienne compte et prenne en compte cette demande des jeunes. C'est quand même fascinant d'une absence de démocratie territoriale et locale. J'ai connu une époque où j'ai eu le sentiment, et je ne pense pas être complètement antidéluvien, où quand une porte était cassée, elle était réparée. Parce qu'il y avait une chaîne de commandement, des jeunes qui le signalaient, le prof qui le signalait, le proviseur qui le signalait, s'était réparé. Je veux dire, dans quelle société vit-on où il faille crier si fort pour être entendu sur des choses aussi simples ? Donc il y a quelque chose de la démocratie lycéenne à travailler. Évidemment, on aura un débat cet après-midi

11:31
Locuteur

à

11:32
Marc Fesneau

l'Assemblée nationale.

11:33
Locuteur

– Ce que vous allez

11:34
Présentateur

porter dans ce débat comme message ?

11:35
Marc Fesneau

– On va porter le message d'un regard assez lucide sur ce que sont les sujets. Deux, je vois bien que se polarisent beaucoup les choses autour de la question de Parcoursup. Mais posons la vraie question de Parcoursup. Parcoursup est un outil, il a des défauts manifestement. Il remplaçait des outils qui avaient beaucoup de défauts. Moi, j'ai connu la période où c'était au petit bonheur la chance et où les parents faisaient la queue à partir de 2h du matin, la nuit, pour essayer d'inscrire leurs enfants à toute force. Bon, le vrai débat qu'il

11:59
Locuteur

y a

11:59
Marc Fesneau

derrière Parcoursup, c'est sélection, pas sélection.

12:02
Locuteur

Et

12:02
Marc Fesneau

pour être passé par les bancs de la fac, moi aussi, je vois bien ce que certains veulent.

12:06
Locuteur

C

12:06
Marc Fesneau

'est laisser les rentrer, laisser les rentrer, et après on laisse se mettre en place le système darwinien. C'est-à-dire que ça va s'éliminer en cours de route. Alors moi, je trouve que ça, c'est mentir aussi aux jeunes. Et les orienter vers des filières qui sont sans déboucher professionnel, c'est aussi mentir aux jeunes. Donc la question derrière Parcoursup,

12:21
Locuteur

c

12:21
Marc Fesneau

'est la question du modèle de sélection qu'on a, parce qu'il faut de la sélection, y compris pour la fac.

12:25
Présentateur

Vous parlez des questions budgétaires et vous examinez en ce moment à l'Assemblée le budget. Est-ce que vous demandez au Premier ministre de dégainer le 49-3 et d'arrêter de jouer la montre ?

12:33
Locuteur

C

12:33
Présentateur

'est

12:33
Locuteur

ce

12:33
Présentateur

que dit ce matin, il

12:34
Locuteur

y a

12:34
Présentateur

le Brune-Pivé dans le figure.

12:34
Marc Fesneau

Non mais il joue pas, enfin il joue la montre. Moi, j'entends tous ceux qui disent qu

12:38
Locuteur

'il

12:38
Marc Fesneau

faut faire un 49-3. Très bien, mon sujet, c'est pas l'outil.

12:41
Locuteur

C'est la présidente de l'Assemblée, c'est pas n'importe

12:43
Présentateur

qui.

12:43
Marc Fesneau

Je peux avoir un désaccord avec la présidente

12:45
Locuteur

de l'Assemblée

12:46
Marc Fesneau

sans que ce soit un drame.

12:47
Locuteur

Je

12:47
Marc Fesneau

rappelle juste que la question n'est pas d'avoir un 49-3. Surtout, me semble-t-il, que le 49-3,

12:53
Locuteur

c

12:53
Marc Fesneau

'est une façon... Alors, tout le monde a dit qu'il ne fallait pas s'en saisir du 49-3. Maintenant, on fait l'éloge du 49-3, comme quoi les années passent et les temps changent. Bon, ce qu'on veut, c

13:01
Locuteur

'est

13:01
Marc Fesneau

un budget. Donc, un vote, un 49-3, des ordonnances. Il y a trois outils qui sont sur la table. Donc, cette volonté de faire un 49-3 à toute force que j'entends s'exprimer un peu partout. Ce que je lis, moi, dans cette affaire-là, c'est que je ne sens pas les conditions réunies d'un accord

13:16
Locuteur

avec

13:17
Marc Fesneau

qui que ce soit, et même dans le bloc dit central,

13:20
Locuteur

qui

13:21
Marc Fesneau

est un accord sur les mesures qu'il faudrait prendre.

13:24
Présentateur

Donc, même entre vous,

13:24
Locuteur

vous

13:24
Présentateur

n'êtes pas d'accord dans

13:25
Locuteur

le bloc

13:25
Marc Fesneau

central ?

13:26
Locuteur

Vous

13:26
Marc Fesneau

voyez bien que certains... Nous avons porté, nous, au mouvement démocrate, au groupe démocrate, l'idée, prenant d'ailleurs exemple sur ce qu'avait proposé François Bayrou et ce qu'il avait dit il

13:36
Locuteur

y

13:36
Marc Fesneau

a un peu plus d'un an, est toujours aussi vrai, en pire, si je peux dire. Une année blanche sur un certain nombre de choses et sur la totalité des choses, à la fois dans le PLFSS et dans le PLF. Dix ans, non pas pour embêter les gens, que si nous ne le faisions pas là, ça sera bien pire après. Bon, manifestement, un certain nombre de gens, à droite, disent non, non, il ne faut pas toucher à telle ou telle chose. Bon, donc, les uns savent qu'au bout derrière, moins de dépenses, sans dire vraiment précisément où il faut les faire, en

14:01
Locuteur

disant

14:01
Marc Fesneau

qu

14:01
Locuteur

'il faut

14:01
Marc Fesneau

que l'État fasse moins de dépenses. Ouh, comment, quoi ? Et nous, on a fait des propositions, et les autres disent, la seule solution, c'est des recettes. Résultat, c

14:07
Locuteur

'est

14:08
Marc Fesneau

déficit partout, dette partout, économie et recette nulle part. Et donc, je trouve qu'il y a une forme d'irresponsabilité. Donc, est-ce que le 49-3 trancherait l'irresponsabilité

14:18
Locuteur

?

14:18
Marc Fesneau

Je n'en sais rien. On est à six mois d'une présidentielle. Je vois bien que chacun est dans sa petite épicerie à se poser des questions.

14:23
Présentateur

Alors, justement, la présidentielle, on va en parler. Est-ce que ce climat nauséabond va peser sur la campagne, selon vous ? Est-ce qu'il faut reporter le second tour de la présidentielle ? C'est une question qui monte.

14:31
Marc Fesneau

Ah bon, c'est la campagne qui crée ce climat nauséabond, en tout cas qui l'alimente. Non, moi, je ne

14:37
Locuteur

suis

14:37
Marc Fesneau

pas favorable. Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'on est en train d'acter le principe que le 1er mai, par nature, va être désastreux et qu

14:42
Locuteur

'il

14:42
Marc Fesneau

y

14:43
Locuteur

aura

14:43
Marc Fesneau

des violences. Et donc, on va se soumettre à la violence. Et donc, dans une démocratie, dire qu'il faut choisir les élections en fonction des casseurs, actant le fait que nous laisserions faire les casseurs, et donc baissant les bras. Moi, je trouve que c'est assez curieux. Il faut peut-être demander au Black Bloc aussi les dates qui les arrangent, et au pilleur.

15:01
Locuteur

Vous

15:01
Marc Fesneau

voyez ? Bruno Retailleau, par

15:02
Locuteur

exemple,

15:03
Présentateur

porte, en l'ancien

15:03
Locuteur

pays de l'Intérieur, candidat pour cette mesure.

15:06
Marc Fesneau

Je n'ai pas de querelle avec Bruno Retailleau, je ne suis pas d'accord

15:08
Locuteur

avec cette mesure. Mais pour vous, il fait le jeu des casseurs

15:09
Marc Fesneau

? Non, mais

15:09
Locuteur

je

15:10
Marc Fesneau

n

15:10
Locuteur

'ai

15:10
Marc Fesneau

pas dit, il fait le jeu des casseurs.

15:12
Locuteur

Mais

15:12
Marc Fesneau

ce faisant,

15:13
Locuteur

on

15:14
Marc Fesneau

se livre aux mains des casseurs. Je rêve aussi de manifestations du 1er mai, qui soient des manifestations comme on en a connues. Parce qu'on est en train, 6 mois à

15:21
Locuteur

l

15:21
Marc Fesneau

'avance, de préempter les choses. Et 6 mois à

15:24
Locuteur

l

15:24
Marc Fesneau

'avance, de donner raison aux casseurs. Et 6 mois à l'avance, de donner raison à ceux qui

15:27
Locuteur

cherchent

15:28
Marc Fesneau

à mettre la révolution et le bazar dans le pays. Moi, je ne

15:30
Locuteur

suis

15:30
Marc Fesneau

pas d'accord avec ça.

15:31
Locuteur

Il

15:31
Marc Fesneau

y

15:31
Locuteur

a

15:31
Marc Fesneau

des dates qui ont été prévues. Dans quelle démocratie on change la date ? Parce que la veille, on a des manifestations traditionnelles de syndicats le 1er mai qui sont tout à fait légitimes. Et parce qu'on imaginerait que des gens viendraient casser ou détruire des mairies. Ce n

15:44
Locuteur

'est

15:44
Marc Fesneau

pas une démocratie, ça. C'est la loi du plus fort qui s'impose. Et la loi du plus fort, ce n

15:47
Locuteur

'est

15:47
Marc Fesneau

pas acceptable. C'est la loi qui doit s'imposer.

15:50
Locuteur

–

15:50
Présentateur

Beaucoup de candidats dans votre camp, et vous le disiez, il faut que le bloc central se parle. Quel candidat vous soutenez, vous, à l'heure actuelle

15:56
Locuteur

?

15:56
Marc Fesneau

– Vous posez une fausse question, parce que, comme vous le savez, nous n'avons pas fait de choix de candidat. Parce

16:01
Locuteur

que,

16:01
Marc Fesneau

un, nous considérons qu'il y a besoin de fabriquer du rassemblement. Et choisir un candidat, c'est fabriquer, au fond, plutôt de la dissension. Deux, parce que, moi, ma seule préoccupation, je crois que je l'avais dit, d'ailleurs, chez vous, ce

16:13
Locuteur

n'est

16:13
Marc Fesneau

pas le nombre de candidats, il y

16:14
Locuteur

en

16:14
Marc Fesneau

a beaucoup, c'est le nombre de candidats qui peuvent être qualifiés au deuxième tour. Quand je regarde les sondages, dans cet espace-là, je ne vois pas de candidats qui soient capables de se qualifier au deuxième tour. Donc, il faut qu

16:22
Locuteur

'on

16:22
Marc Fesneau

crée une dynamique, quelque chose, un élan, un rassemblement.

16:25
Locuteur

Je ne sais pas sur quelle

16:26
Marc Fesneau

forme. Ça peut être un élément, mais la primaire ne marche que si on est assez large dans la primaire. En tout cas, un processus, on va l'appeler comme ça, qui permet de désigner un candidat de ceux qui ne veulent ni Le Pen, ni Mélenchon. Mais

16:40
Locuteur

quelle forme il pourrait prendre

16:41
Présentateur

ce processus ? Parce que, par exemple, Édouard Philippe propose un dialogue, les autres ne suivent

16:44
Locuteur

pas. Mais un dialogue, ce n'est pas un mode de sélection. Certains veulent une

16:46
Présentateur

primaire, Édouard

16:47
Locuteur

Philippe ne veut pas. Comment vous trancher ?

16:48
Marc Fesneau

Non, mais que pour l'instant, ce ne soit pas tranché et qu'il y ait une vraie difficulté, c'est vrai, évidemment. Mais moi, je pense que renoncer par nature et dire, je fais le choix d'un candidat, dont aucun d'entre eux, je le répète, n'est présent aujourd'hui au deuxième tour. Et alors,

17:01
Locuteur

c

17:02
Marc Fesneau

'est une catastrophe que nous ayons en partie d'extrême, qu'il soit à la présidence de la République,

17:06
Locuteur

c

17:06
Marc Fesneau

'est une catastrophe si les deux sont au deuxième tour. Parce que c'est le pays de la fracturation

17:11
Locuteur

et

17:12
Marc Fesneau

des soirées et des journées qui s'annoncent difficiles. Donc, notre responsabilité,

17:16
Locuteur

c

17:16
Marc Fesneau

'est, nous, au Modem, c'est d'essayer de faire dialoguer. On dialogue avec tout le monde parce qu'il nous semble que, dès lors qu

17:21
Locuteur

'on

17:21
Marc Fesneau

dit Ni Le Pen, Ni Mélenchon,

17:22
Locuteur

on

17:22
Marc Fesneau

partage quelque chose, sans doute. Et on partage peut-être quelque chose sur la question européenne. On partage quelque chose, peut-être, sur l'équilibre des comptes publics. On partage peut-être quelque chose sur les questions écologiques, sur les questions de décentralisation. Et peut-être qu'il y a plus de choses qui nous rassemblent, on

17:34
Locuteur

croit…

17:36
Marc Fesneau

Mais

17:36
Locuteur

alors, Axel, vous ne dites pas

17:37
Présentateur

qu'il

17:37
Locuteur

y

17:37
Présentateur

a un candidat qui

17:38
Locuteur

est plus en capacité de l'emporter des comptes ? Ce n'est pas moi qui le dis,

17:40
Marc Fesneau

c'est les Français.

17:41
Présentateur

Il

17:41
Locuteur

y

17:41
Présentateur

a un candidat qui est en dynamique, qui fait en tout cas de plus en plus parler de lui, c'est David Lysnard. Quel regard vous portez sur lui

17:47
Locuteur

?

17:48
Marc Fesneau

– Sévère sur le mélange des genres avec la présidence de l'Association des maires, et très ambigu dans l'accord qu'il entend nouer avec qui ? –

17:59
Locuteur

Alors

17:59
Présentateur

pardon, on va s'arrêter sur le premier point. Ça veut dire qu

18:01
Locuteur

'il

18:01
Présentateur

y a une réélection à la tête de l

18:03
Marc Fesneau

'Association des maires de France, ce qui va être chargé d'une lourde tâche, c'est de parrainer. Vous voyez bien les polémiques qui vont naître.

18:23
Locuteur

Si

18:23
Marc Fesneau

certains ont du mal à avoir des parrainages, les polémiques vont naître avec le président de l'Association des maires et l'Association des maires. Deuxième élément, je vois des positions très clivantes, d'ailleurs qui a été relevée par

18:32
Locuteur

un

18:33
Marc Fesneau

certain nombre de gens au Parti Socialiste,

18:34
Locuteur

je

18:34
Marc Fesneau

ne

18:35
Locuteur

suis

18:35
Marc Fesneau

pas sûr que ce soit avec l'accord du Parti Socialiste, M. Léniel, M. Debas, qui ont noué un accord sans que personne n'en soit au courant avec M. Lysnard.

18:41
Locuteur

M.

18:41
Marc Fesneau

Lysnard,

18:42
Locuteur

il

18:42
Marc Fesneau

propose, il a le droit, il propose de broyer tous les codes possibles, de l'environnement, de l'urbanisme, mettant en risque à mon avis les populations. Mais

18:49
Locuteur

il

18:50
Marc Fesneau

ne peut pas être à la fois à porter cette idée-là et comme président de l'Association des maires porter autre chose. Donc il

18:55
Locuteur

y a

18:55
Marc Fesneau

une forme

18:56
Locuteur

de

18:57
Marc Fesneau

dédoublement, de responsabilité ou de discours. Et donc je pense que c'est un problème pour l'Association des maires, c'est d'ailleurs pour ça que Philippe Laurent

19:03
Locuteur

me

19:04
Marc Fesneau

semble-t-il est candidat. L'Association des maires, elle est forte si elle est indépendante des pouvoirs politiques. Et elle est forte, deuxièmement, si elle sait en son sein faire vivre le pluralisme.

19:12
Présentateur

Donc sa double casquette l'affaiblit, affaiblit l'AMF.

19:15
Marc Fesneau

Moi mon sujet, ce n

19:15
Locuteur

'est

19:15
Marc Fesneau

pas M. Lysnard. M. Lysnard a tout à fait le droit de défendre les positions que

19:18
Locuteur

vous voulez. Mais vous lui demandez de choisir ?

19:19
Marc Fesneau

Moi j'ai été maire...

19:21
Locuteur

Mais avant fin

19:21
Présentateur

novembre,

19:22
Locuteur

vous

19:22
Présentateur

lui demandez de

19:22
Locuteur

choisir entre la tête de l'AMF et la présidentielle ? Non mais

19:25
Marc Fesneau

vous voyez bien que ça joue sur les deux tableaux. Bon, ça pose un problème éthique. Bon alors mettons de côté l'éthique, si certains s'en fichent, moi ça me pose un problème. Mais deuxièmement ça va... Pardon,

19:32
Locuteur

mais

19:32
Présentateur

c

19:33
Locuteur

'est

19:33
Présentateur

les maires qui votent, ils ne

19:33
Locuteur

s

19:33
Présentateur

'autodésignent pas à

19:34
Locuteur

la tête. Non, non, non, attendez, laissez-moi finir.

19:36
Marc Fesneau

Si M. Lysnard ne le fait pas lui-même, je pense que les maires auront le choix du coup d'essayer d'élire quelqu'un d'autre.

19:42
Locuteur

Non

19:43
Marc Fesneau

pas qu'ils pensent comme eux, mais qu'ils soient garants du pluralisme de cette association qui a un rôle singulier dans la vie politique et la vie démocratique française. Quand il y

19:54
Locuteur

a

19:54
Marc Fesneau

eu les épisodes du Covid, quand il y a eu les gilets jaunes, quand il y a eu les attentats du Bataclan, on sait à quel point le réseau des maires, par sa capacité de pluralisme et de concorde, était capable de le faire. Je ne vois pas ce discours-là chez M. Lysnard. Il a bien le droit de le tenir. Mais on ne peut pas être à l'un et l'autre. Voilà, il me semble qu'il y a quelque chose qui

20:11
Locuteur

ne

20:11
Marc Fesneau

tourne pas dans cette affaire-là. Et je crois que certains commencent à s'interroger. J'aimerais bien qu

20:15
Locuteur

'on

20:15
Marc Fesneau

s'interroge, comme je le fais ce matin devant vous, un peu plus à haute voix. Parce que je pense que l'intérêt, c'est de ne pas mélanger les gens. Vous imaginez bien que si M. Lysnard, j'entends dire qu'il pourrait faire alliance avec M. Sauti, voire avec Mme Le Pen. Ça pose une question quand même s'il est président de l'Association des maires. Enfin, moi, je pense que

20:32
Locuteur

ça pose une question... Il a dit hier

20:33
Présentateur

soir qu'il ne participerait pas à un gouvernement de Marine Le Pen.

20:35
Marc Fesneau

Oui, très bien. Mais enfin, la question,

20:36
Locuteur

c

20:36
Marc Fesneau

'est au deuxième tour, si c'est Marine Le Pen contre X, qu'est-ce qu'il fait

20:40
Locuteur

? C

20:41
Marc Fesneau

'est ça la question

20:41
Locuteur

? Il dit qu'il vote

20:42
Présentateur

tout sauf Jean-Luc Mélenchon.

20:43
Marc Fesneau

Oui, très bien. C'est

20:46
Locuteur

Marine Le Pen, Jean-Luc

20:47
Présentateur

Mélenchon.

20:48
Locuteur

Il votera donc Marine

20:49
Marc Fesneau

Le Pen. Donc, c'est un sujet pour l'Association des maires qui, moi, me semble-t-il, j'ai été maire, je connais un peu les maires et ils ont des points de vue des fois très tranchés entre eux. Mais cette association, elle doit garantir son pluralisme et son indépendance du pouvoir politique.

21:02
Présentateur

Merci beaucoup. Merci Marc Fénault d'avoir été notre invité ce matin. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous a proposé Bonjour Chez Vous.

21:10
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada