Laurent Panifous, est l'invitée politique de la matinale de franceinfo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Laurent Panifous. Bonjour. Euh le projet de budget de la sécurité sociale est passé hier euh à 13 voix près.
Comment est-ce que vous qualifiez cette victoire pour le gouvernement ? Écoutez, c'est forcément satisfaisant pour le gouvernement. C'est une méthode celle qui avait été initiée par le le Premier ministre et qui a démontré que c'était possible.
Mais c'est surtout une victoire pour pour les parlementaires, pour les députés qui ont été capables de transformer ce compromis qui est le fruit de très très longues heures de de travail, des nuits, des journées, des semaines de travail, de compromis. C'est une méthode assez nouvelle dans un gouvern dans un pardon dans un parlement et une assemblée nationale très morcelée. Donc la méthode du compromis a fonctionné mais ce sont les députés eux-mêmes qui ont été capables de transformer ça.
Donc c'est c'est une victoire pour eux d'abord. Pour d'abord, pour le premier ministre aussi, ça veut dire quoi ? Que Sébastien Lecornu est là jusqu'en 2027 ?
Ah ça, je ne sais pas. C'est c'est ce seront ce seront les parlementaires, le premier ministre lui-même qui qui en décideront. Mais écoutez, en tout cas, c'est je vous le redis, c'est satisfaisant satisfaisant pour la France pour qui a qui aura probablement parce que attention, il y a encore une procédure à terminer la semaine prochaine, une transformation de de ce vote, mais c'est satisfaisant pour pour notre protection sociale, pour notre sécurité sociale qui qui va se doter d'un budget et nous allons donc pouvoir fixer un cadre et éviter les dérives.
Euh vous étiez en coulisse, si je puis dire, vous êtes aussi l'artisan de de ce vote. Est-ce que vous avez eu chaud comme on dit ? Écoutez, on est on est resté tous concentrés et vigilants jusqu'à la dernière seconde.
On peut voir que que ces débats, que ces négociations mais qui sont naturelles, qui sont normales. Cette recherche de compromis ont duré jusqu'au bout. Hier avec notamment Londam, l'objectif de dépense d'assurance maladie, c'est très concret parce que c'est le financement des hôpitaux, des épades et cetera.
C'est nos dépenses de soins qui ont fait le fruit d'un compromis notamment avec les écologistes. Tout à fait. Euh ce ce c'est c'est à ce moment-là que vous vous êtes dit donc c'était quelques heures avant le vote que c'était gagné ?
Non, je me suis pas dit que c'était gagné. Je me suis dit que c'était un élément positif supplémentaire dans la capacité des uns et des autres à voter à voter ce texte et lui donner une majorité. Mais euh euh les déclarations euh des responsables de groupe n'emporte pas forcément toujours l'ensemble des députés, on l'a vu, les consignes de vote ne sont pas toujours suivies.
Il y a des positions différentes dans les groupes. Donc euh vigilant, un point positif forcément à quelques heures du vote mais euh mais qui n'emportait pas forcément la majorité. Donc juge qu'au bout, nous étions vigilants.
Des écologistes qui ont accusé l'entourage du premier ministre de pression sur leurs députés via des entreprises du secteur environnemental pour leur faire voter le texte ou au moins s'abstenir. Si c'est avéré, c'est extrêmement grave. Oui, parfaitement.
Le premier ministre a répondu hier à la présidente Cyel Châelin à ce sujet aux questions d'actualité au gouvernement en disant que il diligentait une enquête et il faisait recours à la d'ailleurs à la à la justice pour pour vérifier cela, disant lui-même que c'était parfaitement inacceptable quel que soit le domaine. D'ailleurs, vous avez des détails sur cette affaire parce que ce sont certaines personnes qui se seraient présenté comme des collaborateurs de Sébastien Lecornu qui auraient passé ses coups de fil. Non, j'ai pas de détails particulier, mais ce que je peux vous dire, c'est la c'est la la très grande fermeté du premier ministre à l'égard de cette de cette procédure et sa très grande vigilance pour que euh pour que nous ayons une certitude que queles que soient les situations pour l'énergie notamment qui est qui est un qui est un milieu qui est un sujet qui peut amener beaucoup à essayer d'obtenir des évolutions par des biais qui ne seraient pas acceptables, le premier ministre a très vigilant et a rappelé queil saisirait la justice systématiquement si c'était le cas.
Et et donc là, la plainte, elle a déjà été déposée par le Premier ministre pour assurer la neutralité des verres. On en parlait à l'instant, le gouvernement a donc concédé ce nouveau geste en faveur de l'hôpital. Je je rappelle un petit peu, c'est l'augmentation de l'objectif des dépenses de l'assurance maladie qui passait passerait de 1,6 % prévu à 3 %.
C'est un geste qui pèse 600 millions. Est-ce que c'est bien raisonnable ? Écoutez, est-ce que vous savez quel est le déficit de la sécurité sociale en 2025 ? 23 milliards d'euros.
Le déficit si nous n'avions pas réussi à trouver d'accord sur le budget de sécurité sociale 30 milliards d'euros. La copie initiale était à 17 milliards. Ces concessions oui en transparence nous ontem autour de 20 milliards d'euros.
Alors oui, ce sont des concessions qu'il faut financer. Oui, ça amène un déficit plus important que la coupe initiale mais bien moins important que celui d'année dernière et encore moins les 30 milliards que nous aurions si nous avons pas réussi le compromis. C'est la méthode du compromis.
C'est pas forcément la copie initiale du gouvernement qui a été adoptée. C'est le fruit du compromis des députés eux-mêmes qui nous a amené à cette copie de 20 milliards et qui a été adoptée hier. Mais c'est quand même une dérive euh des comptes de la sécurité sociale avec des dépenses sociales qui sont en hausse et ce déficit comme vous le dites qui va grimper euh à près de 20 milliards.
Euh un déficit en 2026 qui est ciblé à 20 milliards alors qu'il est sera à 23 milliards cette année. Donc c'est une baisse du déficit de la sécurité sociale. Alors, il y a quand même eu un jeu comptable un peu technique de la part du gouvernement qui a repris de l'État qui a repris à son compte certains milliards parce que certains parlaient plutôt de 23 à 24 milliards.
Écoutez, c'est vous parlez là des des transferts et et des sommes dues par l'État à la sécurité sociale. La sécurité sociale elle-même aura un déficit de 23 milliards. la cible euh en 2026 au lieu des de 20 milliards pardon au lieu des 23 milliards en 2025 pour notre protection sociale pour notre système de sécurité sociale il il ne faut pas mégoter pardon c'est une excellente nouvelle euh le coût du compromis il est quand même cher j'en rappelle quelques-uns la suspension de la réforme des retraite l'abandon de l'année blanche l'abandon du doublement des franchises médicales euh certains au sein du socle commun y compris au sein de de Renaissance mais également du côté d'horizon disent que Sébastien Lecornu a fait trop de concessions.
Est-ce que ça va laisser des traces ? Non, je crois pas qu'il y a eu trop de concessions. Je crois que c'était les concessions nécessaire pour arriver au compromis.
C'est vrai que le bloc central qui apporté beaucoup de politiques publiques puisqu'ils étaient en responsabilité jusqu'à aujourd'hui a dû faire le premier beaucoup de concessions et c'était difficile pour eux. Mais la le principe du compromis surtout quand c'est une procédure inédite est forcément difficile pour tout le monde. Ça a été aussi difficile pour la gauche de voter hier ce texte qui n'est pas satisfaisant et également pour la droite.
Ça a été en réalité difficile pour les trois blocs, la gauche, la droite et le centre, de se mettre d'accord, de faire des compromis et forcément les groupes que vous venez d'évoquer ont considéré que ces concessions étaient dures au regard des des engagements qu'ils ont porté ces dernières années, mais c'est le fait non majoritaire de la de cette assemblée nationale et ça renvoie à certains sujets notamment à l'élection présidentielle de 2027 ou notamment sur la question des retraites. Il y aura alors des positions, des sujets majeurs à aborder pour pour les candidats, un projet de société. Mais aujourd'hui, il fallait régler la question de la sécurité sociale et lui donner un budget.
Il y a une charge très violente he la semaine dernière de la part d'Edouard Philippe he qui fait pourtant partie du socle commun puisque c'est le patron du groupe Horizon. Il a menacé même de ne pas voter ce enfin mal que c'était un budget un petit peu invotable. Vous avez compris quand même les les états d'âes plus que les états-dames de l'ex-premier ministre.
Écoutez, ce que je comprends, c'est qu'il y a des personnalités politiques qui sont déjà engagées pour l'élection présidentielle. Donc vous dites, il prenait date pour 2027. Oui, je le crois.
Mais à titre personnel, je reste concentré et avec les députés au sein de l'Assemblée nationale hier soir, nous l'avons vu sur sur l'obtention d'un budget de la sécurité sociale aujourd'hui. Demain, celui de l'État qui reste tout aussi important. Ça n'était ce n'est qu'une étape.
Il y en a bien d'autres pour faire en sorte que la France soit dotée de ces deux grands budgets, celui de la sécurité sociale et celui de l'État et des collectivités. C'est un budget socialiste celui qui a été voté hier. Absolument pas.
Absolument pas. Non, c'est un budget de ce que dit Bruno Rotaillot qui dit "On rejette le problème sur le fardeau sur les jeunes générations." Pour Brumor Rotaillot, ce budget est forcément trop à gauche.
On peut on l'entendra et le comprendre mais non, ça n'est pas un budget socialiste. Les socialistes auraient déposé et fait adopter un budget bien différent s'ils étaient en responsabilité. En 2027, si les socialistes sont à responsabilité, nous verrons bien qu'ils feront des propositions bien différentes.
Mais comme le fera le bloc central où le feront les femmes, les hommes politique de droite, le budget de l'État est en phase d'examen au Sénat parce que c'est quand même la deuxième étape qui attend le président le le ministre, le premier ministre. Ça semble quand même presque impossible de le faire passer à l'Assemblée nationale. Non, là, écoutez, là, nous venons de démontrer hier qu'il y a une méthode qui était possible, celle du compromis dans un contexte inédit.
Mais parce que il y avait la suspension de la réforme des retraites he dans le PLFS, dans le projet de budget de l'État, il y a rien qui plaise vraiment aux socialistes. On a vu les votes précédents. La géographie de ce de ce compromis sera peut-être différente.
Il y a peut-être pas d'objet comme la réforme des retraites qui était qui était un objet fortement symbolique dans le budget d'état. Enfin, vous avez des sujets de fiscalité qui vont intéresser beaucoup et c'est avec la fiscalité, vous pouvez porter des politiques publiques bien différentes. Mais en je le redis, vous avez le budget d'état qui sera voté lundi euh au Sénat.
Ensuite, une commission mixe paritaire, vous savez, c'est sep députés et ces sénateurs qui se rejoignent et qui essaient de trouver un compromis. Et ensuite encore une nouvelle étape, ce compromis qui sera soumis aux deux chambres à l'Assemblée Sénale. Voyez, ça fait beaucoup d'étapes avec la même méthode et avec la même volonté de confisience de la part du gouvernement de créer les conditions pour un compromis. pas de 493, ça c'est sûr.
C'est gravé dans le marbre pour ce budget. Écoutez le le depuis depuis maintenant 2 mois, on nous parle du 493 tous les jours. Le premier ministre a pris un engagement, on a vu jusqu'à hier qu'il a respecté et que 1493 nous avons réussi à faire adopter.
Les députés ont réussi à se mettre d'accord. Oui, c'est une victoire de l'Assemblée nationale. Non, la méthode est la bonne manifestement mais c'est la victoire, je le redis des parlementaires.
Merci beaucoup Laurent Pan. Merci à vous. M.
Laurent Panifous