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InterviewBFM TV (sur Dailymotion)· 19 octobre 2026 30 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeImmigration & asileInstitutions & élections

Retailleau appelle à changer le jour du second tour - 19/10

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 19 %Attaque 58 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:27RelanceÉludée

    Est-ce que ces mesures de couvre-feu sont de nature à répondre à la gravité de la situation ?

  • 1:39OuverteRéponse partielle

    Pourquoi cette gradation ? Pourquoi attendre ?

  • 1:49RelanceRéponse partielle

    Vous avez dans votre question l'explication de ce qui s'est passé ces dernières heures.

  • 2:55RelanceÉludée

    On ne peut pas demander la fermeté et la retenue en même temps à nos forces de l'ordre ?

  • 3:58OuverteRéponse directe

    À quel prix, M. Rotaillot ?

  • 4:14OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous, au pouvoir, vous prenez ce risque s'il y a une telle situation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42PrésentateurFait
    « J'ai proposé depuis hier l'état d'urgence. »
  • 4:52PrésentateurChiffre
    « Non seulement on n'avait pas 60 000, mais à l'époque 89 000 policiers et gendarmes mobilisés. »
  • 5:00PrésentateurFait
    « Je n'avais pas caché les blindés de la gendarmerie. Je les avais montrés. »
  • 10:12PrésentateurFait
    « Regardez le jeune bulgare, 15 ans. Il tabasse à Belfort avec des coups de pieds sur la tête d'un policier qui est à terre et il va faire quelques jours de détention provisoire et il va ressortir libre. »
  • 10:30PrésentateurPromesse
    « Moi, je propose que la majorité pénale soit abaissée à 15 ans. »
  • 12:01PrésentateurChiffre
    « Avant le 17, il y a eu 10 000 interpellations. »
  • 12:05PrésentateurChiffre
    « 8 000 gardes à vue. »
  • 12:10PrésentateurChiffre
    « 2 700 poursuites. »
  • 12:15PrésentateurChiffre
    « Sur les 2 700 poursuites, il n'y a eu que 26 individus qui ont fait de la prison de la détention provisoire. »
  • 22:13PrésentateurFait
    « J'ai dissous la Jeune Garde. »
  • 25:09PrésentateurFait
    « La très grande majorité ne disait surtout pas le 2 mai, on ne va pas faire le 1er mai, on va prendre le risque de manifestation et de troubles à l'ordre public et le lendemain, aller aux urnes. »
  • 28:36PrésentateurFait
    « le dispositif de sécurité qui selon lui n'était pas suffisant lors de ces violences samedi dernier. »
  • 29:32Invité politiqueFait
    « il y avait des sous-effectifs dans sa ville »
  • 29:37Invité politiqueFait
    « pourquoi des individus ont pu rentrer des casseurs des pilleurs des émettus aussi facilement dans le cœur battant de la République dans une mairie la mairie centrale de Marseille »

Temps de parole

  • Présentateur62 %
  • Bruno Retailleau25 %
  • ?7 %
  • Présentateur 26 %

≈ 45,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Bruno Retailleau

Bonsoir Bruno Rotaillot.

0:01
Présentateur

Bonsoir Sonny Mamrouk.

0:02
Bruno Retailleau

Merci d'être avec nous ce soir, candidat à l'élection présidentielle, ancien ministre de l'Intérieur, président des Républicains. Votre toute première réaction,

0:11
Locuteur

c

0:11
Bruno Retailleau

'est couvre-feu partiel localisé. Nous savons, et vous le demandez depuis longtemps, l'état d'urgence. Je vous poserai la question sur le fait qu

0:18
Locuteur

'il

0:18
Bruno Retailleau

n'ait pas été décrété encore. Mais c'est couvre-feu partiel, monsieur le candidat. Est-ce qu

0:23
Locuteur

'ils

0:23
Bruno Retailleau

sont de nature

0:24
Locuteur

à

0:25
Bruno Retailleau

répondre, un temps soit pas, à la gravité de la situation ?

0:27
Présentateur

Non, c'est trop faible, c'est trop faible. Le problème, quand la situation commence à échapper à l'autorité publique, c'est que si on ne tape pas fort tout de suite,

0:37
Locuteur

on

0:37
Présentateur

est en retard. Et quand on est en retard, on devra sans doute taper encore plus fort pour rattraper le retard. Donc j'ai proposé depuis hier l'état d'urgence. Pourquoi ? Parce que j'ai vu que dès hier après-midi, les troubles, les pillages continuaient.

0:52
Locuteur

Nous

0:52
Présentateur

savons qu'il y aura un acte 2 samedi prochain. Et nous savons qu'il y a aussi, le samedi 5, à l'initiative des syndicats, c'est leur droit le plus strict, une nouvelle manifestation. Donc on sait que l'état d'urgence ne peut pas servir ponctuellement. Mais en réalité, quand vous avez une situation dangereuse qui vous échappe, ils donnent des outils au préfet et au gouvernement, mais surtout au préfet, de reprendre les choses en main. En matière de perquisition administrative, en matière d'assignation pour des individus qui peuvent représenter une menace à l'ordre public, en matière de restriction de la circulation, etc. D

1:26
Bruno Retailleau

'ores et déjà, vous dites que ces premières mesures de couvre-feu ne sont pas... On va voir sur le terrain, on voit bien déjà à Place de la République que ça se passe. Il y a quelques personnes et on va voir que c'est des difficultés pour le force de l'ordre. Ce n'est pas à

1:38
Locuteur

l

1:38
Bruno Retailleau

'auteur. Mais pourquoi alors Bruno Retailleau ? Pourquoi cette gradation ? Pourquoi attendre ? Le Premier ministre a dit aujourd'hui que ça pouvait être envisagé. Pourquoi alors qu'on a connu quand même une journée de chaos ? Attendre

1:48
Locuteur

?

1:49
Présentateur

Vous avez dans votre question, je pense, l'explication de ce qui s'est passé ces dernières heures. Je pense qu'en France, notamment avec le Président de la République, il n'assume pas l'ordre public.

2:00
Locuteur

Je

2:00
Présentateur

vais être très précis.

2:01
Locuteur

Quand

2:02
Présentateur

vous avez un Président de la République qui indique, orbi et tourbi, qu'il faut faire preuve d'empathie, c'était avec le mouvement des lycéens, mais on savait parfaitement qu'il y avait déjà des casseurs, des délinquants. Je suis désolé, un jeune qui est un délinquant, pour moi ce n

2:17
Locuteur

'est

2:17
Présentateur

pas un lycéen,

2:18
Locuteur

ce

2:18
Présentateur

n

2:18
Locuteur

'est

2:18
Présentateur

pas un jeune, c'est d'abord un délinquant. Mais quand vous envoyez ce message à la police,

2:24
Locuteur

à

2:24
Présentateur

la gendarmerie, vous les désarmez. Et idem sur la décision du ministre de l'Intérieur de suspendre l'usage des grenades assourdissantes. Et quelques jours après, de la rétablir.

2:36
Locuteur

Vous

2:37
Présentateur

ne pouvez pas piloter

2:38
Locuteur

l

2:39
Présentateur

'ordre public par l'émotion.

2:41
Locuteur

Une

2:41
Présentateur

main coupée, c'est vrai, c'est grave.

2:43
Locuteur

Et

2:43
Présentateur

ensuite, la panique vous fait que vous revenez sur la décision. Donc d'un côté, vous interdisez, vous suspendez, et ensuite, tout de suite, vous rétablissez.

2:52
Bruno Retailleau

On ne peut pas demander la fermeté et la retenue en

2:54
Locuteur

même temps à nos forces de l'ordre

2:55
Présentateur

? C

2:55
Locuteur

'est

2:55
Présentateur

impossible.

2:55
Locuteur

Vous

2:56
Bruno Retailleau

ne l'avez jamais demandé ainsi

2:57
Locuteur

en tant que

2:57
Bruno Retailleau

ministre de l'Intérieur ?

2:58
Présentateur

Je ne l'ai jamais fait. Et je vais vous dire une chose. J'entends, est-ce que les consignes de maintien de l'ordre, là on était d'ailleurs au-delà du maintien de l'ordre, là c'était plutôt de l'émeute urbaine. Et on a un schéma que j'avais d'ailleurs préparé quand j'étais ministre de l'Intérieur. On est beaucoup plus sur l'hypothèse, non pas l'hypothèse, la certitude d'ailleurs, d'une question d'émeute urbaine, plutôt que d'un simple maintien de l'ordre où on essaie de faire en sorte qu'une manifestation se passe bien. Ce que je veux dire,

3:24
Locuteur

c

3:24
Présentateur

'est que quand vous êtes ministre de l'Intérieur, président de la République, ce n

3:27
Locuteur

'est

3:27
Présentateur

pas seulement une directive ponctuellement, à 48 heures ou à 24 heures avant d'une manifestation, qui est importante.

3:33
Locuteur

Pour

3:33
Présentateur

que les policiers, les forts de l'ordre, qui risquent gros, parce qu'on a eu des centaines et même plus de mille blessés, c'est énorme, ils ont été frappés avec des marteaux, etc. Mais eux, vous écoutent tout au long de l'année, voyez

3:45
Locuteur

?

3:45
Présentateur

Et si en permanence, lorsque vous vous exprimez, si votre parole est flottante, si vous n'avez pas le courage de l'autorité, le courage de l'ordre public, l'ordre public, Sonia Mabrouk, pardon, c'est un rapport de force.

3:58
Bruno Retailleau

À quel prix, M. Rotaillot ? Ici même, il y a quelques instants avec Thibaut de Montbréal, on a évoqué le fameux syndrome, mais ce fut un drame, évidemment. Malik Ousikine, soyons clairs, c'est-à-dire un drame, et tout dérape vraiment, même si beaucoup de

4:12
Locuteur

Français sentent

4:13
Bruno Retailleau

que ça a dérapé samedi. Est-ce que vous, au pouvoir, vous prenez ce risque s'il y a

4:18
Locuteur

une telle

4:18
Bruno Retailleau

situation ?

4:19
Présentateur

J'ai été ministre de l'Intérieur.

4:22
Locuteur

J

4:22
Présentateur

'ai connu des situations difficiles. Bloquant tout, j'avais donné

4:26
Locuteur

une

4:27
Présentateur

consigne très stricte. J'avais donné une consigne

4:30
Locuteur

d

4:31
Présentateur

'agilité, de mobilité, d'aller au contact. Et il savait que,

4:34
Locuteur

comme

4:35
Présentateur

ministre de l'Intérieur, je prenais mes responsabilités, et que je n'irais pas chercher la responsabilité des forces de l'ordre, des policiers ou des gendarmes, mais que ce serait ma responsabilité politique. Il le savait.

4:46
Locuteur

Il

4:47
Présentateur

savait quel ministre de l'Intérieur j'étais. Voilà. Et de ce côté-là, croyez-moi, ça a été efficace. Non seulement on n'avait pas 60 000, mais à l'époque 89 000 policiers et gendarmes mobilisés. Je n'avais pas caché les blindés de la gendarmerie. Je les avais montrés. Je voulais qu'ils soient visibles. Visibles pour dire à la voyoucratie, à ces casseurs, « On vous attend pied ferme.

5:10
Locuteur

»

5:11
Présentateur

Voilà. Ben oui. C'est le rapport de force. Aujourd'hui, on est

5:15
Locuteur

malheureux... Pourquoi l'État ne l

5:16
Bruno Retailleau

'assume pas ?

5:16
Présentateur

Où est-ce que ça

5:17
Locuteur

a failli ?

5:17
Présentateur

Parce qu'il

5:17
Locuteur

y

5:17
Présentateur

a une trouille. Parce qu'il y a une trouille. Donc au

5:20
Locuteur

plus haut

5:20
Bruno Retailleau

sommet de l'État.

5:21
Présentateur

Il y a une trouille au plus haut sommet de l'État.

5:24
Bruno Retailleau

Donc est-ce qu'on préfère, et je pose la question, je l'ai posée tout à l'heure, au risque de... Mais c'est important de savoir.

5:28
Locuteur

C

5:28
Bruno Retailleau

'est-à

5:28
Locuteur

-dire,

5:28
Bruno Retailleau

est-ce qu'aujourd'hui, l'État préfère, dans une situation extrêmement tendue à laquelle personne ne veut qu'on arrive, eh bien, un policier à terre qu'un casseur à terre

5:37
Locuteur

? Aujourd

5:38
Présentateur

'hui, concrètement, c'est le cas souvent. Regardez la balance entre le nombre de policiers, de gendarmes blessés, et de l'autre côté, les pilleurs, etc. Très peu, en réalité. Quand on a vu les images, tous les Français le savent maintenant. Ils ont vu les boules de pétanque qui volaient à la tête des policiers. Ils ont vu les pavés. Ils ont vu les barres de fer. Donc, pardon, quand j'entends, pas seulement les filles d'ailleurs, des gens de gauche, y compris de gauche, des écologistes, dire,

6:09
Locuteur

ah

6:09
Présentateur

oui, mais quand même, cette violence, etc. Répression,

6:12
Locuteur

oui.

6:12
Présentateur

Madame Rousseau, j'appelle au calme la police. Mais de quoi se moque-t-on ? On devrait la mettre

6:18
Locuteur

en

6:18
Présentateur

première ligne. Elle verrait ce qui se passe en première ligne.

6:22
Locuteur

Ce

6:22
Présentateur

sont des barbares. Ce sont des barbares, bien sûr. Ils sont totalement décivilisés. Et pour eux, une vie ne compte pas. Je voyais, vous avez vu cette image d'un de ces casseurs, de ces pilleurs, un commerçant tentait de protéger lui-même sa boutique parce que sans doute qu

6:41
Locuteur

'il

6:41
Présentateur

lui avait investi toute sa vie, toutes ses économies. Et il se retourne et le type lui donne un énorme coup de pied dans la colonne vertébrale. Mais ces gens-là, il faut la force. C'est le rapport de force.

6:55
Locuteur

Le

6:56
Bruno Retailleau

rapport de force, dites-vous, on va parler aussi de la réponse pénale puisque les premières sanctions sont en train de tomber. Mais il y a une question majeure, Bruno Rotailleau. On a vu des mairies attaquées.

7:06
Locuteur

On

7:07
Bruno Retailleau

a vu les symboles du cœur battant de la démocratie à terre. Est-ce que vous imaginez aujourd'hui, vous qui avez été au cœur de cette machine, qu'on ait pu laisser faire

7:18
Locuteur

? Non,

7:20
Présentateur

mais qu'on ait pu laisser faire,

7:21
Locuteur

on

7:21
Présentateur

n

7:21
Locuteur

'a

7:21
Présentateur

pas laissé faire. Pardon, autant je peux émettre un certain nombre de critiques sur tel propos, sur telle attitude, mais personne n'a laissé faire, n'a voulu laisser faire les dégâts.

7:32
Bruno Retailleau

Donc ça a failli ou à quel niveau ? Quand

7:33
Locuteur

le ministre de la Justice dit

7:34
Bruno Retailleau

les renseignements, vous imaginez que nos renseignements n

7:37
Locuteur

'ont

7:37
Bruno Retailleau

pas suffisamment averti sur une

7:38
Locuteur

telle

7:38
Bruno Retailleau

situation ?

7:39
Présentateur

Prenons les renseignements.

7:40
Locuteur

Tant

7:41
Présentateur

que vous n'autoriserez pas

7:42
Locuteur

les

7:43
Présentateur

renseignements

7:44
Locuteur

à

7:44
Présentateur

aller chercher ces voyous, notamment sur les messageries cryptées, personne aujourd'hui ne s'étonne qu'on puisse faire des écoutes téléphoniques,

7:53
Locuteur

y

7:54
Présentateur

compris sur le téléphone satellitaire.

7:56
Locuteur

Mais

7:56
Présentateur

je me souviens, pour le narcotrafic, pardon, sur des narcotrafiquants, j'avais tenté, moi, de faire passer une disposition à l'Assemblée nationale qui avait été rejetée, y compris par le Rassemblement national, d'ailleurs.

8:07
Locuteur

Mais

8:08
Présentateur

tant qu'on ne fournira pas les moyens d'aller chercher l'information où est la formation, on aura un vrai problème.

8:15
Bruno Retailleau

Mais vous entendez ce qui est dit par une partie de la classe politique, c'est liberticide, M. Rotaillot, on ne serait plus en démocratie, ça ne serait plus la France.

8:22
Présentateur

Ben voilà, vous touchez là le problème majeur.

8:25
Locuteur

On

8:26
Présentateur

est dans une société du chacun pour soi, des droits individuels poussés à l'extrême.

8:31
Locuteur

Et

8:31
Présentateur

il s'est produit progressivement, d'année en année, un glissement.

8:35
Locuteur

Un

8:35
Présentateur

glissement auquel les Français n'ont pas consenti, d'ailleurs. ils n'ont jamais voté pour ce

8:40
Locuteur

glissement. Quel glissement ?

8:41
Présentateur

Le glissement, c'est qu'on veut protéger beaucoup plus les droits individuels, y compris délinquants, plutôt que des droits collectifs de la société pour se protéger. On en est là. C'est la raison pour laquelle, dans les propositions que je fais, je veux une loi anti-casseur qui permette de condamner solidairement, collectivement, pénalement aussi, et aux civils, des individus qui se trouvent dans un attroutement.

9:04
Bruno Retailleau

collectivement, qui va contre le principe de l'individualisation des peines. Vous dites aujourd'hui qu'il faut dépasser ce cas ?

9:10
Présentateur

Mais bien sûr, ça existait en France, d'ailleurs. Ça existait dans notre état de droit, puisque ça existait avant que la gauche ne prenne le pouvoir en 1981. Et aujourd'hui, pardon, on en est là. Donc je préfère quand même les gens qui se trouvent

9:24
Locuteur

dans

9:24
Présentateur

un accroupement et qui ne peuvent pas apporter la preuve qu'ils s'en sont désolidarisés, ça veut bien dire qu'ils étaient

9:30
Locuteur

solidaires. Vous

9:31
Bruno Retailleau

savez très bien qu'il y

9:31
Locuteur

a

9:31
Bruno Retailleau

des avocats spécialisés, et très spécialisés, qui font très bien leur travail et qui protègent aujourd'hui parfois certains des individus qui se retrouvent dans des groupes et qui ensuite sortent et ressortent tout simplement parce qu'on n'arrivera jamais à prouver avec évidemment le visage masqué que c'était

9:49
Locuteur

bien eux et qu'ils ont

9:50
Bruno Retailleau

participé.

9:51
Présentateur

Je suis le seul à mettre une proposition de rupture sur la table

9:55
Locuteur

par

9:55
Présentateur

la révision de la Constitution en annexant, vous savez qu'il y

9:58
Locuteur

a

9:58
Présentateur

une charte de l'environnement

9:59
Locuteur

dans

10:00
Présentateur

la Constitution. Eh bien moi, je propose d'annexer une charte de l'ordre républicain

10:04
Locuteur

où

10:05
Présentateur

il y aura par exemple ce genre de mesures. Il y aura par exemple une mesure pour des peines minimales. Regardez le jeune bulgare, 15 ans. Il tabasse à Belfort avec des coups de pieds sur la tête d'un policier qui est à terre

10:21
Locuteur

et

10:22
Présentateur

il va faire quelques jours de détention provisoire et il va ressortir libre. Libre parce que mineur. Moi, je propose que la majorité pénale soit abaissée à 15 ans parce que, pardon, à 15 ans, on peut comprendre, on doit comprendre que lorsqu'on cherche à tuer quelqu'un, lorsqu'on va piller

10:41
Locuteur

ou

10:41
Présentateur

pire,

10:42
Locuteur

on

10:42
Présentateur

doit le comprendre. En tout cas, on a l'esprit suffisamment formé et on est suffisamment mature pour pouvoir le comprendre. Donc,

10:49
Locuteur

on

10:50
Présentateur

est responsable.

10:51
Bruno Retailleau

Bruno Rotaio, je vais vous interroger sur la réponse pénale. On commence à voir des informations par le ministère de la Justice mais je vous entends depuis tout à l'heure fermeté, sanctions, parfois peut-être même force, répression, je ne sais pas si vous utilisez

11:04
Locuteur

le mot. Assumer la force

11:04
Présentateur

légitime.

11:05
Locuteur

Aujourd'hui, le problème de l'État régalien, c'est que l

11:07
Présentateur

'État régalien a peur

11:08
Bruno Retailleau

d

11:09
Locuteur

'assumer la force légitime. c'est la France

11:11
Bruno Retailleau

apaisée

11:11
Locuteur

?

11:11
Bruno Retailleau

Marine Le Pen met en avant la fiche d'une France apaisée. Est-ce qu'avec vous, avec la force, la répression, l'autorité, l'ordre, c'est la France apaisée malgré tout

11:21
Locuteur

? Mais bien sûr, parce que,

11:22
Présentateur

je vais vous dire, l'ordre républicain, c'est ce qui permet la liberté. Quand il n'y a pas d'ordre, le désordre, c'est l'asservissement.

11:30
Locuteur

Vous

11:30
Présentateur

ne pouvez pas circuler librement.

11:32
Locuteur

Il

11:33
Présentateur

ne peut pas y avoir d'égalité non plus parce que ce sera la loi de la jungle. On l'a vu, les rues de Paris étaient livrées au plus fort et il

11:40
Locuteur

n

11:40
Présentateur

'y

11:40
Locuteur

a

11:40
Présentateur

pas non plus de fraternité. La fraternité, justement, c'est l'apaisement, c'est la concorde civile. Donc, la devise républicaine liberté,

11:48
Locuteur

égalité et

11:48
Présentateur

fraternité n'est possible

11:50
Locuteur

qu

11:50
Présentateur

'à travers l'ordre républicain.

11:52
Locuteur

Et

11:52
Bruno Retailleau

la réponse pénale, le gouvernement espère une réponse à la hauteur. Le ministre de la Justice, ça vous fait sourire

11:58
Locuteur

?

11:58
Présentateur

Oui, ça me fait sourire.

11:59
Locuteur

Vous n'y

11:59
Bruno Retailleau

croyez absolument pas ?

12:00
Présentateur

Non, non, vous voyez, avant le 17, il y a eu 10 000 interpellations. 10 000. 8 000 gardes à vue, ça veut dire que pour garder à vue,

12:07
Locuteur

il

12:07
Présentateur

faut déjà commencer à constituer un dossier. 2 700 poursuites et sur les 2 700 poursuites,

12:14
Locuteur

il

12:14
Présentateur

n'y a eu que 26 individus qui ont fait de la prison de la détention provisoire. Donc on va nous endormir encore en disant voilà, on a

12:23
Locuteur

poursuivi. Gérald Darmanin

12:24
Bruno Retailleau

dit à l'instant

12:25
Locuteur

avec

12:25
Bruno Retailleau

des peines de prison ferme qui sont effectives et annoncées.

12:29
Présentateur

On fera le compte. Moi je demande, je demande à ce que le Parlement, je demande à ce que le Garder des Sceaux renseigne les Français très précisément avec une comptabilité très très précise, pas seulement vague sur les poursuites. Vous pouvez avoir des poursuites,

12:44
Locuteur

Voici ce qu'a

12:45
Bruno Retailleau

annoncé M. Darmanin, il y a eu jusqu'à 50 prisons prononcées en mandat de dépôt.

12:52
Présentateur

Oui, je pensais que vous alliez

12:54
Locuteur

déclencher une

12:55
Présentateur

interview. Qu'est-ce que ça veut dire

12:57
Locuteur

? Je

12:58
Présentateur

vous ai donné des chiffres.

12:59
Locuteur

J

13:00
Présentateur

'ai donné un cas, ce bulgare, 15 ans,

13:02
Locuteur

qui

13:03
Présentateur

tabasse un policier, il n

13:04
Locuteur

'y

13:04
Présentateur

a rien.

13:04
Locuteur

Donc c'est de l'affichage, c'est de

13:05
Bruno Retailleau

la communication,

13:06
Locuteur

c'est de la manière de se protéger aujourd

13:07
Bruno Retailleau

'hui

13:07
Locuteur

?

13:08
Présentateur

Pour la première fois depuis des années et des années, un syndicat de police, Alliance,

13:12
Locuteur

a

13:12
Présentateur

déposé une plainte contre l'État.

13:14
Bruno Retailleau

Vous la soutenez, cette plainte

13:15
Locuteur

? Écoutez,

13:16
Présentateur

je soutiens les policiers, je soutiens les forts de l'ordre et je les connais bien, je les connais bien, je les ai pratiqués

13:23
Locuteur

et

13:23
Présentateur

croyez-moi, souvent, je le redisais qu'au milieu du pire, ils étaient pour moi le meilleur.

13:28
Bruno Retailleau

Mais M.

13:29
Locuteur

Hortel, c'est

13:29
Bruno Retailleau

inédit quand même une plainte contre l'État.

13:31
Présentateur

Oui, mais c'est que...

13:32
Locuteur

Et sans doute que des commerçants pourraient même porter

13:34
Bruno Retailleau

plainte.

13:37
Locuteur

Pour

13:37
Bruno Retailleau

défaut de

13:38
Locuteur

protection

13:39
Présentateur

?

13:39
Locuteur

Absolument,

13:39
Présentateur

c'est vrai. Mais si on ne protège pas ceux qui nous protègent, s'ils ont été poussés à cela, ça veut dire qu'ils étaient démunis.

13:47
Locuteur

Quand

13:47
Présentateur

vous n'assumez pas le courage de l'ordre public, vous désarmez. Je pense que les propos du président de

13:53
Locuteur

la

13:53
Présentateur

République ont désarmé nos forces de l'ordre.

13:56
Bruno Retailleau

Il est le premier ingénieur du chaos à vous entendre.

13:59
Locuteur

Je

13:59
Présentateur

ne dirais pas jusque-là.

14:00
Locuteur

J

14:01
Présentateur

'essaie

14:01
Locuteur

d

14:03
Présentateur

'être nuancé. En tout cas, elle est une responsabilité. Malheureusement, ce n

14:06
Locuteur

'est

14:06
Présentateur

pas l'allocution, la courte allocution d'hier soir qui a porté aux Français

14:11
Locuteur

des

14:12
Présentateur

preuves de rassérennement, d'apaisement.

14:14
Bruno Retailleau

Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, c'est une information BFM TV en ce moment en déplacement à Marseille. Nous avons eu hier en direct le maire de Marseille, Benoît Payan. lui, il demande, M. Rotaillot, des comptes. Il veut savoir. Il veut savoir pourquoi il y avait si peu d'effectifs à Marseille. Il veut savoir pourquoi des casseurs, des pilleurs, des émultiers sont rentrés dans sa mairie. Et ces images, elles font mal au cœur. Tous les Français, d'ailleurs, tous les Français étaient, si je puis dire, marseillais quand ils ont vu ce bis de Marianne et quand ils ont vu ces mairies comme à Limoges. Vous

14:45
Présentateur

avez raison, ce sont des symboles, les symboles de la France, les symboles de la République, une mairie, des mairies, une résidence préfectorale,

14:53
Locuteur

Margane. Mais qu'est-ce qu

14:54
Bruno Retailleau

'on répond au maire de Marseille ? Est-ce que vous avez compris ? Est-ce que vous comprenez son interrogation et derrière même

15:00
Locuteur

? Moi, je la comprends. Le sous

15:02
Bruno Retailleau

-entendu qu'il dit. Je

15:03
Locuteur

la comprends, cette

15:04
Présentateur

interrogation. Je pense qu'à l'avenir, malheureusement, on devra, Dieu sait si je pense qu'il faudra faire des économies, mais là où il ne faut surtout pas en faire, sans doute dans la santé, en matière de personnel de soins à l'hôpital, mais aussi pour les forces de l'ordre. Bien sûr que là, du coup, on les envoie vraiment au front. Simplement, j'observe quand même que tous ces gens de gauche que j'entends aujourd'hui,

15:29
Locuteur

je

15:29
Présentateur

les ai parfois aussi entendus.

15:31
Locuteur

Il

15:31
Présentateur

y a eu des Jean-Pierre Chevènement, il y a eu des Bernard Cazeneuve qui avaient ce courage, je le dis, et pourtant, ils sont de gauche, d'assumer, voyez, cet ordre républicain.

15:40
Locuteur

Mais

15:40
Présentateur

bien souvent, bien souvent, notre tradition, dans notre pays, la gauche n'a pas souvent soutenu à un certain nombre d'initiatives que nous voulions prendre, précisément.

15:48
Bruno Retailleau

Moi, j'ai posé la question à M. Payan, il m

15:49
Locuteur

'a

15:49
Bruno Retailleau

dit, moi, jamais, j'ai toujours dit que je voulais des forces de l'ordre, mais il y

15:52
Locuteur

a

15:52
Bruno Retailleau

une discussion sur l'armement. Ensuite, mais ces images,

15:56
Présentateur

M. Écoutez l'armement, quand vous...

15:57
Bruno Retailleau

Ces images,

15:58
Locuteur

comment elles

15:59
Bruno Retailleau

sont possibles ? Vous avez été ministre de l'Intérieur. Comment des symboles, des mairies, comment on peut rentrer dans une mairie comme on rentre dans un espace ouvert

16:05
Locuteur

? Ce

16:06
Présentateur

qui est terrible aujourd'hui, ce qui a choqué les Français, c'est pour ça qu

16:10
Locuteur

'ils

16:10
Présentateur

sont en colère.

16:11
Locuteur

Ils

16:11
Présentateur

ont vu que l'État était défaillant, qu

16:14
Locuteur

'il

16:14
Présentateur

ne les protégeait pas.

16:16
Locuteur

Et

16:16
Présentateur

ils sont d'autant plus en colère qu'ils n'ont jamais payé autant d'impôts. Et ils se disent, mais le premier boulot de l'État, là où on attend l'État, c'est au moins qu

16:24
Locuteur

'ils

16:24
Présentateur

nous protègent. Et ce que je crains, moi, et c'est la raison pour laquelle j'ai demandé, par exemple, l'État d'urgence, pourquoi est-ce que je veux être très ferme ? Pourquoi est-ce que cette autorité, on doit l'imposer ? Parce que si on ne l'impose pas, demain, il y aura des milices. Demain, vous allez voir, vous aurez des commerçants, on les a vus à main nue, essayer de protéger leurs boutiques. Ils n

16:44
Locuteur

'y

16:44
Présentateur

sont pas parvenus. Qui vous dit que demain, si des individus rentraient dans des maisons, dans des logements, dans des immeubles, certains ne seraient pas tentés

16:53
Locuteur

de

16:54
Présentateur

prendre des armes. C'est ça que je crains. Il ne faut pas en arriver là. Surtout pas. Surtout pas. Et pour cela, justement, force doit rester à l'État et l'État doit l'employer.

17:04
Bruno Retailleau

Qui sont les casseurs ? Qui sont les émeutiers ? Qui sont ces destructeurs et ces fauteurs de troubles ? Ultra-gauche, c'est ce que vous dites

17:12
Locuteur

?

17:12
Présentateur

Extrême-gauche,

17:13
Locuteur

je dis extrême-gauche. Vous ne dites pas que le gouvernement, parce que vous estimez ?

17:16
Présentateur

Oui,

17:16
Locuteur

oui,

17:17
Présentateur

je sais, je connais la nuance de la

17:20
Locuteur

sémantique. Pourquoi

17:20
Bruno Retailleau

M. Lecornu utilise cette nuance,

17:22
Locuteur

selon vous ? Parce

17:22
Présentateur

qu'ultra-gauche, c'est pour faire en sorte qu

17:25
Locuteur

'on

17:26
Présentateur

dédouane un petit peu l'extrême-gauche, vous voyez ? Voilà.

17:29
Locuteur

L

17:30
Présentateur

'extrême-gauche, le Conseil d'État,

17:31
Locuteur

il

17:32
Présentateur

y a quelques mois, personne ne s'en souvient,

17:33
Locuteur

a

17:34
Présentateur

classé les insoumis avec cette qualification d'extrême-gauche. Moi, je dis l'extrême-gauche, pas

17:41
Locuteur

seulement l'ultra-gauche.

17:42
Bruno Retailleau

veut épargner la France insoumise

17:44
Locuteur

et M. Mélenchon ? Je ne vais pas jusque

17:44
Présentateur

-là, mais il y a des précautions de vocabulaire. Moi, je n'en suis plus là. C'est quand on dit la vérité, sur ce que l'on voit, qu'on est crédible. Et l'ordre public, ça commence aussi par ne pas biaiser. Il y a tellement d'hommes et de femmes politiques qui trichent avec la réalité, qui essaient de la masquer, de l'euphémiser, de la minimiser.

18:06
Locuteur

Quand

18:06
Bruno Retailleau

il s'agit de parler de quoi ? Parce que certains ont évoqué et les informations sont confirmées de certains individus venant des quartiers, des banlieues. Est-ce que vous dites là faillite de décennies de la politique migratoire ?

18:19
Présentateur

Bien sûr.

18:20
Locuteur

Mais

18:20
Présentateur

bien sûr.

18:21
Locuteur

Une droite et gauche comprise, alors.

18:23
Présentateur

Le cœur des... Pardon. Pardon. J'ai été le premier, parfois, à pointer les insuffisances de la droite.

18:31
Locuteur

Quand

18:31
Présentateur

j'entends encore les cris d'orfraie sur la politique de Nicolas Sarkozy, qui avait créé un ministère d'identité, de l'immigration, j'entends, je connais les déclarations qui avaient été faites.

18:43
Locuteur

Il

18:43
Présentateur

faut être très clair.

18:45
Locuteur

Ce

18:45
Présentateur

mouvement, ça a

18:46
Locuteur

été

18:46
Présentateur

la convergence, la rencontre,

18:48
Locuteur

à

18:48
Présentateur

la fois de ces mouvements d'extrême-gauche, très organisés, très organisés,

18:52
Locuteur

qui

18:53
Présentateur

veulent détruire la République,

18:55
Locuteur

qui

18:55
Présentateur

ont en réalité un agenda révolutionnaire, insurrectionnel,

19:00
Locuteur

et

19:00
Présentateur

d'un autre côté, la racaille, les barbares des quartiers.

19:04
Locuteur

Voilà.

19:05
Présentateur

Et ça n'est pas, je veux dire, comment dirais-je, un amalgame de dire que, malheureusement, la machine à intégrer, la machine à assimiler, elle est en panne. Et vous voyez, je connais beaucoup d'immigrés.

19:19
Locuteur

D

19:19
Présentateur

'ailleurs, il y avait un reportage, il y avait, qui

19:22
Locuteur

tenait un magasin, un

19:24
Présentateur

Français, sans doute issu de l'immigration, mais il était écœuré. Mais il faut se battre pour cela. Mais on

19:30
Locuteur

en est là,

19:30
Bruno Retailleau

aujourd'hui,

19:31
Locuteur

à dire

19:32
Bruno Retailleau

qu'il y a des Français issus de l'immigration qui n'étaient pas avec ses payeurs et ses casseurs.

19:36
Locuteur

Mais

19:37
Présentateur

heureusement, mais franchement,

19:40
Locuteur

majoritairement, Éric Zemmour n'a

19:41
Bruno Retailleau

pas fait cette discussion.

19:42
Locuteur

Non mais je

19:43
Présentateur

sais, mais c'est un idéologue. Moi, je ne

19:44
Locuteur

suis

19:44
Présentateur

pas un idéologue. J'essaie d'être juste, mais de dire les choses. Et dire les choses aujourd'hui, c'est que vous avez, malheureusement, une partie, j'étais dans une famille franco-algérienne il y a quelques jours, et je voyais, j'entendais la grand-mère qui s'exprimait, mais il n

19:59
Locuteur

'y a

19:59
Présentateur

pas plus française qu'elle.

20:01
Locuteur

Il n'y a pas plus française qu'elle. C

20:02
Bruno Retailleau

'est

20:02
Locuteur

savoureux que vous, vous étiez

20:03
Bruno Retailleau

dans une famille franco-algérienne quand on

20:05
Locuteur

sait tout ce que vous avez dit sur

20:06
Bruno Retailleau

l'Algérie. Ce serait intéressant

20:08
Locuteur

de savoir dans quelles

20:09
Bruno Retailleau

conditions vous êtes allés.

20:10
Présentateur

Vous verrez les conditions dans lesquelles j'ai...

20:11
Locuteur

Vous ne pouvez pas nous en

20:12
Bruno Retailleau

dire un peu

20:12
Locuteur

plus ce soir ? Non,

20:13
Présentateur

non, non. C

20:14
Bruno Retailleau

'est un cadre, je suppose, politique.

20:16
Locuteur

C

20:17
Présentateur

'était un cadre politique et médiatique. Mais chapeau, je lui tire mon chapeau. Voilà. Elle n

20:23
Locuteur

'a

20:23
Présentateur

pas mes idées.

20:24
Locuteur

Vous avez dû remettre une

20:25
Bruno Retailleau

décoration

20:26
Locuteur

? Elle trouve

20:26
Présentateur

sans doute que je suis trop dur avec le régime algérien. Peu importe. Mais croyez-moi, elle aime la France. Le problème, c'est que vous avez des générations qui ne sont pas les premières générations d'immigration. Donc ça n

20:37
Locuteur

'a

20:37
Présentateur

rien à voir avec la couleur de peau. Ça n

20:39
Locuteur

'a

20:39
Présentateur

rien à voir avec la religion. C'est simplement que vous avez ce qu'on appelle une désaffiliation. C'est-à-dire qu'il y a une coupure. On n'aime pas la France. On veut brûler le drapeau français. On va prendre un drapeau étranger, etc. Vous vous souvenez ? C'était Thierry Henry qui était le capitaine de l'équipe de France au moment de l'équipe du match France-Algérie

21:01
Locuteur

où

21:01
Présentateur

la Marseillaise avait été sifflée. Souvenez-vous, vous étiez très jeune à l'époque.

21:06
Bruno Retailleau

Le verre était déjà dans le fruit à

21:08
Locuteur

cette époque-là. Il avait dit

21:09
Présentateur

ce soir, c'était en France, en Ile-de-France, dans le stade. Il avait dit ce soir, on a joué à l'extérieur.

21:16
Locuteur

Vous

21:16
Présentateur

voyez

21:16
Locuteur

?

21:17
Bruno Retailleau

Mais alors, vous dites...

21:18
Locuteur

Donc ce

21:18
Présentateur

sont des décennies de lâchetés, oui.

21:20
Bruno Retailleau

Des décennies de lâchetés et auxquelles vous dites moi je n'ai pas participé. Au contraire, dites-vous. Mais alors là, s'il fallait rétablir l'ordre, on va conclure Bruno Rotaille, on a compris état d'urgence, plus largement certaines politiques, donc autorité, politique migratoire et... Pardonnez-moi.

21:37
Présentateur

Pour bien faire comprendre, l'état d'urgence est l'immédiat. Ensuite, pour pérenniser, il faut une loi anti-casseur qui soit beaucoup plus robuste.

21:44
Locuteur

Mais

21:44
Présentateur

l'écosystème politique,

21:45
Bruno Retailleau

expliquez-nous cette décision d'interdiction, cette volonté, cette proposition d'interdiction de la France insoumise. Personne

21:53
Locuteur

ne la comprend.

21:54
Présentateur

Non, personne ne la comprend, c'est dommage.

21:57
Locuteur

Vous

21:57
Présentateur

avez un parti qui propage l'antisémitisme, M. Mélenchon a fait des jeux de mots douteux sur des noms à consonance juive, comme M. Le Pen avait fait en 89. Vous avez M. Raphaël Arnaud, député France insoumise, qui a fondé la Jeune Garde, Jeune Garde que j'ai dissous, voilà, et Jeune Garde qui est impliqué notamment dans le meurtre

22:19
Locuteur

de Quentin de Ranck, un parti politique

22:20
Bruno Retailleau

avec des millions

22:24
Locuteur

de militants, de

22:25
Bruno Retailleau

sympathisants et dont un leader pourrait être au second tour de l'élection présidentielle. Vous

22:30
Locuteur

vous rendez

22:30
Présentateur

compte ?

22:30
Locuteur

Ils

22:30
Présentateur

sont en train d'encourager la violence.

22:33
Locuteur

Ils

22:33
Présentateur

sont en train de brumiser la violence partout, partout.

22:36
Locuteur

Ils

22:36
Présentateur

sont en train de vouloir, là c'est la répétition générale de ce qui se passera au troisième tour de l'élection présidentielle.

22:42
Locuteur

C'est un galop d'essai

22:43
Bruno Retailleau

si Marine Le Pen n

22:44
Locuteur

'est pas ?

22:44
Présentateur

Bien sûr, bien sûr que

22:45
Locuteur

c

22:45
Présentateur

'est un galop d'essai. Il y a cela aussi, le mouvement avec les étudiants. Mais vous avez un parti politique qui revendique la brutalisation, la conflictualisation et même la violence. Quand j'ai dissous la jeune garde, je me souviens les propos de M. Mélenchon. Allez-y, bravo, continuez, continuez les jeunes. Voilà, c'est lui.

23:04
Bruno Retailleau

Mais M. Théo, dissoudre la jeune garde est une chose, la France insoumise. Non

23:09
Présentateur

mais

23:09
Locuteur

je dis aux médias, je dis à la

23:12
Bruno Retailleau

classe

23:13
Présentateur

politique, réveillez-vous, regardez ce qu

23:16
Locuteur

'ils

23:16
Présentateur

sont en train de faire. Bien sûr, M.

23:17
Locuteur

Mélenchon, qui a

23:18
Bruno Retailleau

les yeux fermés

23:18
Présentateur

?

23:19
Locuteur

M.

23:19
Présentateur

Mélenchon. Mais le microcosme, jamais on ne tire... Écoutez, si un autre parti, de l'autre côté de

23:25
Locuteur

l

23:25
Présentateur

'échiquier politique, faisait 1% de déclarations ou des actes de ce que les insoumis font aujourd'hui, et ce serait, dans les rues, mais des millions à juste titre. Vous dites quoi,

23:35
Bruno Retailleau

qu'il

23:35
Locuteur

y a

23:35
Bruno Retailleau

une

23:35
Locuteur

complaisance

23:36
Bruno Retailleau

politique, médiatique, d'un écosystème pour la

23:38
Présentateur

France insoumise ? C

23:39
Locuteur

'est un

23:39
Présentateur

privilège rouge.

23:40
Locuteur

Quand

23:40
Présentateur

vous êtes à gauche ou à

23:41
Locuteur

l

23:41
Présentateur

'extrême-gauche, vous êtes excusé d'avance. Voilà. Vous êtes excusé dans le milieu politique, vous bénéficiez de circonstances atténuantes.

23:50
Locuteur

C

23:50
Présentateur

'est ce que je dis. Et remarquez bien que j'avais indiqué les montants sens que je mettais cette question sur la table. Je connaissais parfaitement les difficultés, mais il faut réveiller le pays là-dessus. Croyez-moi, les Français, ils savent ce que c'est. Bien sûr, M. Mélenchon, c'est un peu un docteur Jekyll.

24:07
Locuteur

Vous

24:07
Présentateur

avez une face un peu patelin, un peu sympathique, souriant à souhait.

24:13
Locuteur

Et

24:13
Présentateur

puis, de l'autre côté, vous avez ces déclarations. Vous avez un parti... Mais regardez, même M. Ruffin, qui l'a approché de très près, François Ruffin. Il a fait un livre. Eh bien, il a indiqué que dans son livre, il y avait un comportement qui éthnait, par exemple, qui géographiquement avait une approche qui était ethnique.

24:33
Bruno Retailleau

Voilà.

24:33
Locuteur

J

24:33
Bruno Retailleau

'entends, M. Rotaillot,

24:35
Locuteur

mais

24:35
Bruno Retailleau

le combat politique restera quand même, c'est la

24:38
Locuteur

primauté dans une démocratie. D

24:40
Bruno Retailleau

'ailleurs,

24:40
Locuteur

en parlant

24:41
Bruno Retailleau

de démocratie, est-ce qu'il y a un risque sur l'élection ? Il y a eu ces propos du Premier ministre Sébastien Lecornu qui parlent d'une sécurisation des candidats et des meetings.

24:51
Locuteur

De quoi parle

24:52
Bruno Retailleau

-t-il de menaces particulières

24:53
Locuteur

sur vous tous ? Je vais

24:54
Présentateur

lui renvoyer la politesse.

24:56
Locuteur

On

24:56
Présentateur

a été convoqués il y a quelques semaines, c'est mon directeur de campagne qui est allé,

25:00
Locuteur

pour

25:00
Présentateur

savoir quelles étaient les dates de l'élection présidentielle, notamment pour le second tour. Et

25:05
Locuteur

la

25:05
Présentateur

très grande majorité

25:06
Locuteur

ne

25:07
Présentateur

disait surtout pas le 2 mai, on ne

25:10
Locuteur

va

25:10
Présentateur

pas faire le 1er mai, on va prendre le risque de manifestation et de troubles à l'ordre public et le lendemain, aller aux urnes. comme par hasard, le gouvernement,

25:20
Locuteur

le

25:20
Présentateur

président de

25:20
Locuteur

la

25:20
Présentateur

République ont choisi d'organiser le 2 mai, c'est-à-dire après le 1er mai, le second tour de l'élection présidentielle.

25:28
Locuteur

Mais

25:29
Présentateur

si on voulait bordéliser le second tour, on ne

25:33
Locuteur

s

25:33
Présentateur

'y prendrait pas différemment. Avec

25:35
Bruno Retailleau

ce qu'on a vécu,

25:37
Locuteur

ça

25:38
Bruno Retailleau

peut remettre en cause les dates

25:39
Locuteur

? Je

25:40
Présentateur

l'ai remis en cause et j'aimerais que le président de

25:43
Locuteur

la

25:43
Présentateur

République et le Premier ministre puissent... À 6

25:45
Locuteur

mois

25:45
Bruno Retailleau

de...

25:46
Locuteur

Mais

25:46
Présentateur

bien sûr, et alors ? Et alors, Sonia Mabrouk ? Non, non, je pose

25:49
Locuteur

la question. Est-ce que

25:50
Présentateur

tous les Français, les Françaises qui ont vu ce triste spectacle honteux d'une France humiliée,

25:56
Locuteur

d

25:57
Présentateur

'une France pillée, saccagée, voient bien le risque qu'il y a

26:01
Locuteur

à

26:02
Présentateur

faire une organisation du second tour alors qu

26:04
Locuteur

'on

26:04
Présentateur

va être sur une élection présidentielle qui va déterminer

26:08
Locuteur

du

26:08
Présentateur

destin de la France ? Vraiment. Pour moi, c'est une élection de la dernière chance. Je pense qu'on peut encore et c'est pour ça que je me présente.

26:14
Bruno Retailleau

Donc la date choisie est une date de bordélisation ?

26:17
Présentateur

C'est une date qui est une mauvaise date pour l'expression de la démocratie.

26:21
Bruno Retailleau

Il serait encore

26:21
Locuteur

temps de la changer. L'expression de la

26:22
Présentateur

démocratie mérite du calme, mérite de la sérénité. Vous pensez bien que si la veille vous avez et jusque tôt le matin, vous avez des exactions, ce que l'on a connu, vous vous rendez compte

26:34
Locuteur

?

26:35
Présentateur

Mais c'est totalement contraire à l'idée qu'on se fait dans les démocraties des organisations des votations, notamment des scrutins. Franchement, vous vous imaginez des mairies qui sont des bureaux de vote par ailleurs ? Pourquoi ? Je pose la question ce soir. Je suis encore stupéfait. Pourquoi a-t-on choisi sciemment alors que la majorité des partis politiques à cette réunion avaient déconseillé cette date-là ? Pourquoi ?

27:01
Locuteur

C

27:01
Présentateur

'est curieusement cette date-là

27:03
Locuteur

qui

27:03
Présentateur

a été choisie.

27:04
Locuteur

En

27:05
Bruno Retailleau

un mot et pour conclure, Bruno Rotaillot, si vous deviez qualifier la fin de règne d'Emmanuel Macron,

27:09
Locuteur

que

27:10
Bruno Retailleau

diriez-vous

27:10
Locuteur

? C

27:12
Présentateur

'est triste.

27:13
Locuteur

C

27:14
Présentateur

'est triste.

27:15
Bruno Retailleau

Merci, Bruno Rotaillot. Merci d'avoir été notre invité ce soir et avant de nous quitter, regardez l'actualité à Marseille également puisque le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, se rend sur place. Il est attendu, c'est peu de le dire, Boris Karlamov, de pied ferme par le maire de Marseille qui veut vraiment avoir des explications. Il a demandé même à ce que le ministre de l'Intérieur rendait compte sur ce qui s'est passé dans sa ville.

27:40
Locuteur

Oui,

27:40
Présentateur

absolument, Sonia. Cette journée est riche en rebondissements puisque finalement, Laurent Nunez, et c'est une information BFM TV, est attendue dans quelques minutes ici à l'hôtel de ville de Marseille pour y rencontrer Benoît Payan, le maire de la ville. Une journée riche en rebondissements, je me disais, puisque vous le savez, dans un premier temps, Laurent Nunez était attendu cet après-midi ici dans la société Faucène pour rencontrer le maire, rencontrer les commerçants qui ont été victimes de pillages ou encore de vandalisme et puis venir saluer les forces de sécurité intérieure qui ont été mobilisées ce samedi à l'occasion de ces violences urbaines.

Finalement, Laurent Nunez avait en dernière minute annulé son déplacement pour cause de réunion de travail avec le Premier ministre et d'autres ministres cet après-midi. Troisième acte ce soir et c'est une information donc BFM TV, Laurent Nunez est attendu dans les prochaines minutes ici à l'hôtel de ville de Marseille pour un entretien avec Benoît Payan qui a énormément de choses à lui dire puisqu'il l'a remis en cause le dispositif de sécurité qui selon lui n'était pas suffisant lors de ces violences samedi dernier. Benoît Payan qui demande des comptes à l'État aujourd'hui par rapport au faible nombre selon lui de forces de l'ordre mobilisées samedi dernier.

Benoît Payan qui a tenu en fin d'après-midi un point de presse ici et qui a dit que Laurent Nunez n'était pas un déserteur qu'il savait qu'il allait venir dans les prochaines heures ici à Marseille et bien ces chaussettes puisque Laurent Nunez est donc attendu ici dans quelques minutes à l'hôtel de ville de Marseille pour un entretien avec le maire de la ville Benoît Payan

29:13
Bruno Retailleau

Merci beaucoup Boris évidemment dès que vous avez des informations des nouvelles de cet entretien et bien vous nous prévenez c'est important ce face-à-face entre le ministre si je puis dire entre le ministre de l'Intérieur et le maire d'Hivergauche Benoît Payan qui hier nous le disait il veut des explications il veut comprendre pourquoi de son point de vue mais c'est ce que nous avons constaté il y avait des sous-effectifs dans sa ville pourquoi des individus ont pu rentrer des casseurs des pilleurs des émettus aussi facilement dans le cœur battant de la République dans une mairie la mairie centrale de Marseille et puis cette image qui a fait beaucoup de mal évidemment ce buste de Marianne renversé à terre les

29:50
Locuteur

petites rés grandes c'est

29:50
Bruno Retailleau

réunir