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interviewMathilde Panot· 14 septembre 2026 60 min

Fête de l'Humanité - Débat de Mathilde Panot avec Stéphane Peu, Cyrielle Chatelain et Boris Vallaud

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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C'est un débat que vous attendez chaque année puisqu'il s'agit du grand débat de la gauche. Vous n'apprenez évidemment rien si je vous dis que c'est une année bien particulière qui s'ouvre parce que d'ici 8 mois après 10 longues années de macronisme, les Français seront appelés aux urnes pour faire un choix de société, le progrès social et écologique, la poursuite du néolibéralisme ou l'extrême droite. Des urgences, il y en a partout sur le front social, sur le front le front démocratique pardon, sur le front féministe et antiraciste et évidemment sur le front écologique. Nous avons donc une heure pour débattre alors que les différentes formations politiques de gauche empreintent des chemins différents à l'approche de l'élection présidentielle.

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Sachant qu'avant cela, il y aura aussi une grande bataille du budget à l'Assemblée d'ici quelques semaines. Nous accueillons donc les quatre présidents des groupes de gauche de l'Assemblée nationale. Cyel Châtelin, président du groupe écologiste et social député de Lisser. Boris Vallot, président du groupe socialiste, député des Landes. Non, attendez, attendez, attendez. Alors, je vous le dis tout de suite, on va pas commencer comme ça. Ici, on invite tout le monde. Vous avez le droit de pas être d'accord mais écoutez ce qu'il a à dire. Vous n'avez le il vous convaincra peut-être pas mais on ne pas s'il vous plaît. Mathilde Panot présidente du groupe la France insoumise député du Val de Marne et Stéphane Peu, président du groupe

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gauche démocrate et républicaine député de SD. Merci à tous les quatre d'avoir accepté notre invitation. Alors personne ici l'ignore. La France ressort complètement épuisée et surtout très en colère après un été terriblement chaud. avec des canicules à répétition et des incendies historiques. Projetons-nous, imaginons que dans quelques mois la gauche soit au pouvoir. Quelles sont les deux mesures d'urgence à mettre en place pour lutter contre le réchauffement climatique ? Et si adapté Cyel Châtelin, c'est avec vous qu'on démarre. Et bien, bonjour à tous. Déjà, il faut être extrêmement clair. Effectivement, on ne va pas pouvoir agir avec Emmanuel Macron ou ses successeurs qui étaient en train de faire du jet ski pendant que l'ensemble de la France cramait. Et donc

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si on veut agir contre le réchauffement climatique, il nous faut une présidence de gauche et une majorité de gauche à l'Assemblée nationale. Et ce qu'il faut faire le lendemain de la victoire, premièrement, il faut stopper tous les projets qui sont des projets zombies, les projets d'autoroute qui ne serviront à rien et qui nous emmènent dans le mur. projet data center qui sont en train de prendre dans trop et notre énergie et arrêter que les les banques puissent financer les projets de Total et des autres entreprises de pétrole. Ça c'est la première chose si on arrête les conneries. La deuxième effectivement si on est sur des mesures d'urgence alors on avait je vais en faire trois mais rapide. La première chose c'est les

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pompiers. On a le projet du beau de la sécurité civile qui dort depuis 1 an dans les tiroirs du gouvernement. Nous devons donner les moyens aux pompiers de pouvoir faire leur travail parce que faire leur travail c'est nous protéger. Ça c'est la première chose. Et la deuxème chose, si on parle d'urgence, c'est préserver l'eau. C'est absolument indispensable. Préserver l'eau, ça veut dire protéger les captages, protéger effectivement la qualité de l'eau et faire en sorte que dans un moment avec le réchauffement climatique, il y a moins d'eau, pourvoir mieux la conserver, protéger les zones humides. Effectivement, si je devais avoir les trois premières mesures dans les premières semaines, ça serait celle-ci. Stéphane Peu, vous êtes député de Saint Sandny, un département, un territoire

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très touché où énormément de gens vivent dans les bouilloirs thermiques. Même question que Cyel Châtelin, deux mesures pour s'adapter au région climatique et lutter contre lui. Alors, deux mesures d'urgence déjà supprimer les mauvaises mesures qui ont été prises. On rappelle quand même que sous ce gouvernement, ils veulent qu'on puisse relouer les appartements qui sont des passoirs thermiques et des bouilloirs climatiques. De les relouer en repermettant que les logements classés F et G qui étaient interdits à la location puissent être de nouveau reloué. Donc on supprimerait ça. Mais ce que je voudrais dire c'est que

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la canicule ça a été au moins 8000 morts cet été dans notre pays. Et parmi ces 8000 morts, beaucoup de gens fragiles qui étaient des établissements de santé mais aussi beaucoup de gens qui sont morts au travail. Et donc je pense qu'une première mesure d'urgence ce serait de s'inspirer par exemple de ce qu'a fait Yolanda Diaz, ministre communiste du gouvernement espagnol, ministre du travail et qui a modifié le code de travail. Le code du travail, on pourrait le faire en France, modifier le code du travail pour que ce qu'on a déjà intégré sur les intempéries d'hiver, on puisse intégrer des mesures dans le code du travail pour protéger les salariés, pour modifier la durée de travail pendant les canicules, pour

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avoir des espaces de rafraîchissement, enfin bref, toute une série de choses qui ont été fait par nos voisins espagnols sous l'égra fait en France de manière immédiate pour qu'il y ait moins de morts au travail. La deuxième, c'est il faut même si ce n'est pas même si c'est une mesure d'urgence et qui n'est pas forcément durable, mais il faut protéger les plus fragiles d'entre nous. Il faut qu'il y ait des espaces climatisés dans les établissements de santé, dans les établissements qui accueillent les personnes âgées comme dans les établissements qui accueillent les enfants pour qu'il y ait un minimum de capacité de répit dans dans ces endroits

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où sont nos concitoyens les plus fragiles. Puis bien sûr et ça a été dit par Criel, mais quelle honte d'avoir promis devant l'Assemblée nationale qu'on allait commander des Canadaires, qu'on allait commander des moyens et après les que Gabriel Atal ou tout autre ministre est rayé d'un trait de plume ses commandes pour des économies budgétaires. On voit à quel point les pompiers ont souffert. On voit à quel point encore la semaine dernière ils étaient reçus par Laurent Nunes, ils sont sortis en colère. Les pompiers seront dans la rue à la fin du mois de septembre. J'espère qu'on sera tous à leur côté pour que ce gouvernement les respecte pour que ce gouvernement les respecte et

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leur donne les moyens à eux comme à nous de nous protéger contre les incendies qui ont ravagé le pays euh cet été. Mathilde Panot, à votre tour de nous dire quels seraient vos vos deux priorités si vous étiez au pouvoir sur ce sujet-là dans dans 8 mois. Donc bonjour à toutes et à tous. Merci au journal L'Humanité et au communistes qui nous accueillent ici. Alors, d'abord, la première chose à faire, c'est qu'il faut rompre absolument avec la Macronie et le néolibéralisme qui ont montré cet été dans quel impass il mettait le pays. D'abord pour les plus pauvres du pays avec les preuves qu'ont eu à la fois les pompiers mais aussi les soignants. Donc la première chose à faire, c'est de décréter l'urgence sociale et

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écologique, d'augmenter les salaires, de bloquer les prix notamment du carburant contre les profiteurs de guerre comme total, de faire en sorte qu'on ait un budget rectificatif qui aille chercher l'argent là où il est dans la 7e puissance économique au monde pour donner immédiatement aux pompiers, aux soignants, à l'ensemble des services publics, bref retrouver des marges de manœuvre. Et pour cela, il faut notamment geler la dette détenue par la Banque centrale européenne, c'est-à-dire faire en sorte que on retrouve de l'argent pour investir. Ça c'est la première chose. La deuxième chose, on parle de mesures d'urgence, mais la première des choses à faire face au dérèglement climatique qui va encore s'intensifier, la première des choses à faire, c'est de renouer avec le temps

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long. Et renouer avec le temps long, c'est la proposition que nous portons avec Jean-Luc Mélenchon, des écorégions, réorganiser le territoire autour des sous-bassin versant, c'est-à-dire autour de la question de l'eau et ça passe par des mesures urgentes. l'interdiction des deux pesticides qui ont été réintroduits l'été dernier et la sortie des pesticides, l'arrêt, Cyel Chaelin l'a dit, des méga projets autoroute, Lion Turin, l'enfouissement des déchets nucléaires à Bur, le canal SC d'Or et beaucoup d'autres. Et une chose dont on a très peu parlé cet été qui me semble primordiale, l'interdiction des couases et des monocultures. Parce que s'il y a eu autant d'hectares de forêts qui ont

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brûlé et le déplacement de population le plus grand depuis la seconde guerre mondiale, c'est parce qu'on a construit des monocultures qui étaient comme d'un champ d'allumette où évidemment le feu a pu se répandre extrêmement facilement avec six pompiers qui sont décédés, 200 qui ont été blessés et évidemment le 29 septembre on sera à leur côté et le 17 octobre on sera au côté de celles et ceux qui pourraient remettre leur gilet jaunes. Boris Vallot, vous êtes l'élu d'un département où la monoculture on sait ce que c'est. Vous vos priorités dans 6 mois sur le réchauffement climatique. D'abord dire qu'en ce moment même à Biscaros, il y a un hommage pour tous les sapeurs pompiers qui se sont battus cet été. Mathilde a dit, il y a des blessés, il y a Saint-Médarangal,

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deux pompiers de Gironde qui sont morts au feu. Ça a été un moment extrêmement difficile pour les populations, mais un moment de fraternité incroyable. On a vu toutes les populations se mobiliser pour tendre la main à son voisin même quand il le connaissait pas. des vacanciers qui étaient devenus des habitants d'un territoire qu'ils avaient envie de défendre, des commerçants qui sont venus apporter à manger. Ici, on hébergeait le voisin, là on lui prêtait un vêtement. Vraiment, je voudrais ensemble qu'on ait d'ici une pensée pour ses appeurs pompiers professionnels, ses élus locaux tout et tous ceux qui se sont mobilisés. Parce que la question qui se pose à nous là à la veille des élections présidentielles, c'est de savoir si cet été qui n'a ressemblé à aucun autre mais

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qui est menace de ressembler à tous les prochains fait la campagne de l'extrême droite ou fait la campagne de l'écologie, c'est-à-dire d'un changement radical de nos modes de vie, de la démarchandisation d'une économie qui a avili beaucoup des françaises et des Français et conduit à l'accaparement de l'eau, de la terre, des ressources sources essentielles. Deux propositions parce que je souscris à tout ce qui a été dit. Deux choses deux sujets qui sont de la vie quotidienne. Nous avons vu cet été au fond pour beaucoup de ceux qui ont eu la nécessité de se confin chez eux le retour de ce qui avait marqué la psychée des Français au moment de la COVID. le confinement, la solitude, le sentiment d'abandon, des services publics

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lointains, la question du logement avec plus de 12 millions de foyers qui vivent en précarité énergétique, qui crèvent de chaud l'hiver, qui ne se qui crèvent de chaud l'été, qui ne se changent pas qui ne se chauffent pas l'hiver. Il faut massifier le le la rénovation thermique des bâtiments et puis il a la question de la mobilité, de l'électrification des usages, des 2 millions de leasing social que nous devons mettre à la disposition des Françaises et les Français en particulier dans des territoires dont je suis l'U dont je suis l'élu, l'and où vous ne pouvez pas bouger si vous n'avez pas de véhicule et vous ne bougez pas même si vous avez un véhicule quand le gasoil est à 2,2. Alors justement, vous parlez pouvoir d'achat. Cette rentrée, c'est aussi une

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rentrée sociale. D'après une enquête du secours populaire, 40 % des interrogés estiment que leur revenus ne suffisent pas à couvrir l'ensemble de leurs dépenses. Face à cette situation, quelle doit être la priorité ? Quelle mesure vous défendez en particulier Mathilde Panir ? La première des choses qu'on fera quand Jean-Luc Mélenchon sera à l'Élysée, c'est de prendre immédiatement un décret pour augmenter le SMIC et exiger qu'il y ait des négociations dans toutes les entreprises pour augmenter l'ensemble des salaires. D'abord, c'est une mesure féministe. Je rappelle que 60 % des personnes au SMIC sont des femmes. C'est une mesure écologique parce qu'elle permet justement d'acheter des bons produits, des produits sains, des produits bios, des produits qui sont

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faits localement. C'est une mesure qui est bonne pour l'économie. Je rappelle que ceux qui nous sont en train de nous faire la morale, qui sont ceux qui ont créé 1300 milliards de dettes, qui sont responsables de 70000 faillites d'entreprise et qui ont mené la France dans un état où une personne sur tro dit se priver régulièrement de repas. Et bien la France est un pays dans lequel 50 % de l'économie repose sur la consommation populaire. Donc lorsque vous redonnez du salaire aux gens, vous non seulement vous prenez au capital, mais en plus de ça, vous permettez que les gens puissent ravoir des petits plaisirs de la vie, aller au restaurant, aller aux fleuristes, tcher un livre chez le libraire, bref ça fait vivre toutes les PME et TPE du pays. Donc la première des choses à faire, n'en

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déplaise au patron du MEDEF qui rit d'un air méprisant, c'est d'augmenter les salaires et nous le ferons dès l'arrivée au pouvoir de Jean-Luc Mélenchon. Boris Valot sur le pouvoir d'achat.

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On voit tous les fins de mois qui arrivent pas le 30 mais le 20. La difficulté, je le disais, à remplir son réservoir d'essence mais aussi à remplir son réfrigérateur. La question des salaires, elle est fondamentale. L'augmentation du SMIC, oui, c'est une urgence mais je voudrais aussi aller un peu plus loin. Vous savez qu'il y a seulement 032 % des salariés en France qui touchent plus de 12 fois le SMIC. Pas de la même manière. Et puis par ailleurs, il il gagne de l'argent par la rémunération du capital. Si vous deviez ramasser ce qui dépasse, vous pourriez augmenter de 300 € net par mois 20 % des salariés les plus modestes. Il y a un problème de partage du capital entre le capital travail, mais il y a un problème de partage de la masse salariale dans ce

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pays et nous devons limiter les écarts de rémunération. Par ailleurs dans le financement de la protection sociale, moi je suis pour qu'il y ait une CSG progressive et qu'on élargisse l'assiette de la CSG au revenu de l'héritage. Vous avez eu il y a un instant, je crois un débat sur la grande transmission des centaines de milliards d'euros qui vont être transmis ces prochaines années et qui seront concentrés dans les mains de peu de gens. Moi, je veux que les rentiers ne soient pas les passagers clandestins et participancement de la protection sociale pour que l'on puisse libérer du pouvoir d'achat pour les travailleurs qui ne vivent plus dignement de leur travail. Stéphane PE, même question. Comment est-ce qu'on s'attaque aux questions de pouvoir d'achat ? Bah d'abord, ça fait

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plusieurs années, ça fait au moins depuis euh le mouvement des gilets jaunes que on est dans notre pays, on la question du pouvoir d'achat est la première des priorités des Français et euh le débat médiatique et souvent le débat politique est inversement proportionnel à la priorité des Français. Donc si on veut une campagne des élections présidentielles qui parle au peuple, il faut parler de leur première préoccupation qui est bien légitime, c'est celle du pouvoir d'achat et il faut faire des propositions et les mettre sur la table. Bien sûr, on va être tous d'accord ici pour dire qu'il faut augmenter le SMIC. Bien sûr, il faut augmenter le SMIC. Mais il faut une deuxième mesure. Ça a été dit un peu par Mathilde. Il faut des d'abord interdire que il puisse y avoir un accord de

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branche qui soit en dessous du SMIC. Aujourd'hui, il y a plusieurs dizaines d'accords de branche qui permettent de salarier des gens en dessous du salaire minimum dans un tas de branches professionnelles. Donc ça ça ne devrait plus pouvoir exister et ça la loi il peut quelque chose euh de limiter et de faire que le SMIC soit vraiment dans notre pays le salaire minimum, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Et puis ça a été dit les conférences salariales initié par le gouvernement si les partenaires sociaux et notamment si le patronat refuse de s'y soumettre mais surtout la proposition de faire comme beaucoup de pays de nos voisins à commencer par la Belgique qui est un

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pays industriel où le taux de croissance cette année va être supérieur au taux de croissance de la France mais dans ce pays les salaires sont indexés sur l'inflation parce qu'il n'y a pas de raison Il n'y a pas de raison que fonctionnaire ou salarié du privé, on puisse voir l'inflation augmenter, les salaires qui ne qui ne suivent pas ou le point d'indice s'agissant des fonctionnaires. Alors que le débat que nous avons actuellement, il est lequel sur le pouvoir d'achat ? Vous entendez la petite musique ? Et j'ai lu l'interview de de du ministre de l'économie Roland l'esckur ce matin. La proposition c'est pas d'aligner les salaires sur les retraites du point de vue de l'indexation sur l'inflation, c'est de dire bah puisque les salaires

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sont pas indexés sur l'inflation, il faut qu'on désindexe les retraites de façon à faire des économies. Donc, il faut faire payer au retraités au pouvoir d'achat des retraités en considérant par-dessus le marché Roland l'escure milliardaire ministre qui dit millionnaire millionnaire. Mais euh c'est peut-être pas l'objet du débat. J'ai un doute, monsieur a quand même dirigé la caisse des dépôts du Québec qui contrairement à la France c'est n'est pas une banque publique mais une banque bien privée avec beaucoup de beaucoup de profits. Mais admettons millionnaire en tout cas il est pas à 2000 € par mois mais lui il considère dans le Parisien ce matin qu'un retraité à plus de 2000 € doit pouvoir avoir sa retraite

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désindexée parce qu'on peut vivre qu'on double selon lui avec 2000 €. Donc on a et je finirai juste par là parce que Mathilde l'a évoqué mais franchement il faut stopper par la loi par la contrainte ce processus dans notre pays qui consiste à ce que les riches ils fassent sécessions avec la nation et fassent sécession avec la patrie. Parce que parce que quand Jean-Luc Mélenchon MED énonce l'augmentation du SMIC et que ça provoque l'hilarité de l'assemblée de patrons qu'il a en face de lui, silon sur le cynisme de ces gens et sur leur égoïsme

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vis-à-vis des salariés. Alors alors très rapidement, on ne crèglera pas la question du pouvoir d'achat en faisant des caresses ou en jouant sur la bonne volonté des uns autres. Il y a une un tel mépris, un tel cynisme, un tel égoïsme de la part de ceux qui possèdent le capital dans ce pays qu'il n'y aura que la loi et la contrainte pour essayer d'inverser les choses. Cyal Châelin, qu'est-ce que vous ajoutez à la liste des longues revendications de vos collègues de l'Assemblée nationale ? Non, mais déjà dire que comme ça a été dit, oui, l'augmentation des salaires est un élément primordial et c'est Mathilde Panu l'a rappelé par décret que

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ça doit se faire dès l'élection. Ce décret, il est prêt. Il était préparé parce que quand nous avons gagné avec le nouveau Front populaire, nous voulions le mettre en place. Donc en fait, nous savons le faire et nous savons le faire immédiatement. C'est l'augmentation du SMIC. Euh Stéphane peut la rappeler, c'est la question effectivement des salaires en dessous du SMIC et je veux insister, c'est aussi la question du salaire des fonctionnaires et notamment des catégories C et des catégories B qui font vivre nos services publics et qui ont les tout petits petits petits salaires. Et ça c'est plus possible. Et mais ça rejoint avec ce que Bris a dit sur les logements, il faut augmenter les salaires mais enfin il faut éviter qu'il s'en aille par exemple dans l'augmentation des prix des loyers.

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C'est-à-dire que si on veut redonner du pouvoir d'achat, il faut que le travail soit bien rémunéré et il faut agir tout ce qu'on pour ce qu'on appelle les dépenses contraintes. Ça veut dire l'encadrement des loyers. Il faut arrêter cette augmentation des loyers qui ne s'arrête pas. C'est l'encadrement des prix du foncier parce que si on encadre pas le foncier, on aura du mal à encadrer les loyers et c'est revenir sur une mesure profondément injuste qui fait que ceux qui ont le plus contribué à baisser les déficites dans notre pays, ce sont les locataires du parc HLM. On arrête la ponction des APL sur les locataires du parc HLM, ce qu'on appelait la RLS, on le remet pour les locataires du parc public. Donc voilà, ça c'est une mesure. Non non Mathieu Pano voulait réagir mais

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je voulais sé d'abord je veux juste réagir à quelque chose pour que ça soit clair quand même parce que bon on sait plus trop qui défend quoi au Parti socialiste mais nous Non mais attendez attendez attendez attendez je le dis parce que ce n'est pas la même chose quand nous on dit nous trois qu'on dit on va augmenter le SMIG et forcer le patronat à augmenter les salaires partout et quand vous vous dites soit la TVA sociale ce que dit l'ancien président socialiste qui est quand même la mesure que portait Nicolas Sarkozy ou quand on dit comme dit monsieur Gluxman par exemple qu'il faut rapprocher le net du brut, c'est-à-dire prendre sur les cotisations la sécurité sociale et ça nous ne sommes pas d'accord avec cela non plus. Boris Valot d'un mot et ensuite on avance parce qu'on a pas

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beaucoup de temps. Vous vous pouvez répondre mais c'est faut dire que on verra les élections mais le ministère de la parole est toujours un exercice assez simple. Mathilde, moi je vais dire les choses très clairement sur la TV sociale, je suis contre et je suis contre le fait que 80 milliards 80 milliards de TVA viennent compenser un certain nombre d'exonération de cotisation sociales. Ça c'est la première chose. La deuxième chose, ce que je dis et ce que je dis avec Raphaël Gluxman, c'est que nous devons élargir. S'il vous plaît, s'il vous plaît. Je peux terminer ? Où est-ce que c'est votre conception de la démocratie que de me faire taire ? Donc je vais le dire, on écoute Boris Valallot s'il vous plaît.

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Je vais le dire assez simplement. En 93, quand la CSG est créée, elle est à 1,1 %. Aujourd'hui, elle est à 9,3 %. Au fond, c'est un un impôt qui vient financer la protection sociale, mais qui est aussi injuste que la TVA. C'est la raison pour laquelle vous devriez défendre avec moi le fait qu'elle soit progressive. Vous devriez aussi défendre une 4e CSG. une CSG sur l'héritage pour qu'on épargne les travailleurs et qu'on fasse calquer casquer les rentiers. Et je ne vois pas pourquoi vous seriez pas d'accord avec ça, sauf à tenir des postures qui n'ont pas lieu dans ce débat. Alors, d'ici d'ici quelques semaines au Parlement sera débattu le budget 2027. A priori, il ne répondra à aucune de vos

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demandes, celle que vous exprimez depuis tout à l'heure. Alors, d'un mot, c'est un exercice assez simple qu'on vous demande, mais on sait qu'en général, vous avez un peu de mal à le respecter. D'un mot, oui ou non, allez-vous voter la censure ? Stéphane PE.

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Euh un mot, un mot un mot. Bah bien sûr qu'on censure.

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Cyal Châelin. Bah nous avons voté toutes les censures. Donc je pense que là-dessus il y a besoin de constance. Vote la censure. Mathilde Panu. Ah oui, évidemment. On censure. Boris Valot. Non non non non non non. Oh oh. Après on me dit "Mais pourquoi tu viens pas au soirée ?" Mais bon, je vais vous répondre en deux temps. Je veux vous pourrez tous vous pourrez tous développer après. On commence avec vous Boris Vallot et ensuite on refera un tour de parole. Bah, il est vrais semblable que oui, on va voter la censure.

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La possibilité donc qui il y a une possibilité qu'il n'y ait pas de budget comme il y a une campagne présidentielle, pas de budget peut-être jusqu'à la rentrée de l'année prochaine. Est-ce que pour vous c'est une opportunité pour mettre les sujets économiques et sociaux sur le devant de la scène ou est-ce qu'au contraire ça peut être l'argument de la crise pour les libéraux ? Mathil Panot. Bon, tout ce qu'on vous raconte sur le fait qu'il y aura pas de budget, rappelez-vous Ellisabeth Borne qui disait "Si vous censurez le gouvernement Barnier, les cartes vitales ne fonctionneront plus à partir du 1er janvier." Tout ça, c'est de la politique, de la peur. Ça n'a aucune importance et il y a la possibilité d'avoir une loi spéciale et dès qu'on arrive de faire un budget

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d'urgence pour faire face aux urgences de notre pays. Je vais vous dire pourquoi c'est très important le sujet dont on est dans lequel on est en train de parler. Pourquoi ? Parce que comme d'habitude, chaque année, on se battra au côté de celles et ceux qui tiennent leurs promesses qui ont été faites devant les électeurs et les électrices sur le programme du Nouveau Front populaire. De se battre pour l'attaque Zucman, pour le retour de de l'impôt sur la fortune et cetera. Mais qu'est-ce qui va se passer ? Comme d'habitude, on va gagner des votes. Comme d'habitude, ils vont utiliser le 493 ou des ordonnances pour passer les choses en force. Donc la seule question importante dans ce débat budgétaire, c'est de censurer ce gouvernement. Pourquoi ? C'est la seule

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manière de voter contre le budget et surtout ça empêchera ce gouvernement de faire des méfets supplémentaires. Je rappelle que ce gouvernement cet été a réintroduit deux pesticides qui s'attaquent directement au cerveau des enfants et je rappelle que cet été, ils ont aussi fait voter en passant force à l'Assemblée nationale une présomption de légitime défense, un permis de tuer XXL et il va falloir se mobiliser au côté des collectifs et associations le 20 septembre prochain pour dire que nous n'accepterons jamais l'impunité policière. Et je le dis quand Boris Vallot dit vraisemblablement nous voterons la censure, je rappelle la position du Parti socialiste qui avait dit "Nous censurerons ce gouvernement s'il n'y a pas d'abrogation de la réforme de la

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retraite à 64 ans." Il n'y a pas eu d'abrogation, ils n'ont pas censuré. Ils ont dit "S'il n'y a pas de taxman, nous ne censurons pas. Ou s'il n'y a pas la taxman light que vous aviez inventé de je ne sais où, on ne censurera pas. Il n'y en a pas eu. Vous n'avez pas censuré. Vous aviez dit un certain nombre de choses comme ça. Le résultat, c'est six noncensures du Parti socialiste qui leuront permis non seulement de continuer de faire souffrir les gens, mais de faire les deux lois dont je viens de parler cet été. Donc la question la plus importante, c'est qui va censurer ce gouvernement et veut enfin finir avec la Macronnie et son monde de malheur. Voilà sur quoi ça va se jouer. Boris Vallot, 8 ou 9 mois sous loi spécial. C'est une opportunité pour mettre les sujets

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économiques sur le vent de la scène ou une opportunité pour Non mais d'abord d'abord je vais répondre à Mathilde. J'ai oublié quand il y a 493 vous censuriez. Il y a eu 493 vous n'avez pas censur d'aut probablement. Je voudrais vous savez c'est difficile d'être parlementariste sans jamais assumer ses responsabilités de parlementaire. C'est difficile de plaider la 6e République et quand on a on les a entre les mains ne rien en faire. Nous, on s'est posé une question que tu ne t'es pas posé. Mathilde, c'est courant peut être immédiatement utile aux gens auxquels on supprimait des jours fériers, auxquels on faisait on gelait la la hache, les APL, auquels on faisait rentrer dans la peau sur le revenu au moyen pour l'hôpital. On s'est battu pour ça. Évidemment, c'était

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confortable. Alors, il y en avait qui l'ont tiré par la manche qui disait est-ce que vous allez y arriver de tous les autres groupes 4000 postes de professeur franchise médicale, tout ce que vous aviez. Oui, oui, bien sûr. Et et ça aurait été mieux. La réalité c'est que je pose la question de savoir qui a été utile. Et ben ma réponse est que tu n'as pas été très utile dans les combats qui ont été éteints. Parce que s'il vous plaît s'il vous plaît parce que le tout ou rien le tout ou rien le tout ou rien comme disait un député communiste, c'est un luxe de bien portant. Boris V et quand on est de classe populaire qu'on gèle vos APL, qu'on gèle votre ache qu'on vous fait rentrer dans la peau sur le revenu, c'est maintenant qu'il faut se battre. pas dans 6 mois,

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pas dans 18 mois, pas dans 2 ans. Tout de suite voilà aussi à quoi sert une opposition utile. Attendez s'il vous plaît, on va pas passer notre temps à faire la police. Oui, ça être Cyriel Châelin sur l'éventualité d'avoir pendant 8 ou 9 mois une loi spéciale. Est-ce que c'est un problème ou pas ? Alors, je crois que le débat a un peu a un peu des ess Non, mais on n'est pas sur n'importe quel budget. On est sur le budget qui est quelques mois avant une élection présidentielle. Et donc oui, la question d'être utile, c'est en fait la crise, elle est là. En fait, c'est pas le manque de budget qui crée la crise. C'est 9 années de budget macronis qui ont créé la crise. Parce que qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont cramé la caisse. Ils ont doublé le déficit. Et je

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sais pas si vous vous avez vu une différence. Moi, j'ai pas vu de différence. Ils ont dépensé notre argent. Ils l'ont pas mis dans les écoles, ils l'ont pas mis dans l'hôpital, ils l'ont pas mis dans la réindustrialisation. Cet argent-là, ils l'ont mis dans un seul endroit, c'est la poche des milliardaires. Donc en fait, nous ne créons pas la crise. C'est Emmanuel Macron qui a créé la crise. Et effectivement, je pense qu'on veut tous être utiles. Et bien dans ce moment, à quelques mois de la présidentielle, la manière d'être utile, c'est de le répéter. Si on veut redresser le pays, il faut sortir les macronistes. Stéphane peut Non mais bon, moi je j'aime bien j'aime bien les ambiances unitaires

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d'une manière générale. Donc donc on va venir mais euh mais en même temps euh en même temps pour en même temps oui, j'ai bien dit en même temps pour être pour être tout à fait honnête Boris euh le refus de voter la censure par le groupe socialiste, enfin par une partie du groupe socialiste la dernière fois, elle obéissez surtout à l'inquiétude d'une dissolution que vous ne vouliez pas plutôt que un résultat dans les négociations budgétaires. Et donc vous savez, moi j'ai mal vécu ce moment-là et

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j'espère qu'on va pas le revivre. J'ai bien entendu ce que tu disais à l'instant. J'espère qu'on va pas le revivre cet automne dans la discussion budgétaire parce que pour moi, il y a eu dans ce pays une immense espérance avec la création du nouveau franc populaire. On a su faire front. On a su faire front à l'arrivée de l'extrême droite et c'est la première fois depuis 2024 qu'il y avait quelque chose de cette immense espérance qui était un peu un peu brisé par des attitudes différenciées. Moi je me souviens de ton collègue Jérôme Ged m'expliquait doctement doctement. Non non non, je dis pas je le cite pas pour franchement en plus ça vaut pas le coup. Mais

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mais je je me souviens qu'il me disait bien sûr les franchises médicales vont augmenter mais on a la promesse du gouvernement que en face de l'augmentation de ces franchises médicales, il y aura pas d'augmentation des mutuels. Et je lui dis mais comment tu peux croire ça de la part des macronistes qui nous ont menti pendant 9 ans ? et il m'a dit, ils me l'ont dit dans les yeux mais dans les yeux, ils ont augmenté les mutuels deux fois cette année pour couvrir les franchises médicales. Et le reste à charge de ce projet de loi de finance de la sécurité sociale, le reste à charge pour les assurés sociaux a lui aussi

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augmenté. Donc donc ces gens-là, on ne peut pas les croire. Ils ont plongé, ils ont abîmé la France, ils ont affaibli les services publics, ils ont endetté le pays, ils ont enrichi les plus riches creuser les inégalités. C'est le bilan le plus catastrophique qu'un gouvernement qui était à contre-courant alors que le libéralisme est interrogé un peu partout. Eux, ils ont agi avec un dogmatisme incroyable et le Sébastien le Cornu n'est là avec comme seule mission que de protéger le bilan d'Emmanuel Macron jusqu'à son départ de l'Élysée. Donc, on ne peut pas compter sur Sébastien Lecnu euh pour modifier quoi que ce soit à la

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doxa macronisque puisque il est là pour la préserver coûte que coûte et quoi qu'il en coûte. Et donc euh sur le budget à venir Stéphane Peu comment sur le budget à qui justement la bataille budget qui s'annonce mais la bataille du budget on on voit bien il a annoncé il y avait une mesure de taxation exceptionnelle sur les les surprits qui avaient été prises là il propose de la supprimer ou en tout cas de l'atténuer et puis c'est la réorientation des mesures d'économie vers les salariés vers les retraités et vers les assurés sociaux Les trois budgets qui vont être le plus amputés dans la si si si la feuille si le budget tel qui l'annonce aujourd'hui,

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c'est celui de l'éducation, c'est celui de l'enseignement supérieur et c'est celui de la santé. Donc c'est les trois budgets qui vont être sacrifiés avec un seul budget qui va être en une augmentation, c'est le budget de la défense nationale parce queils nous ont contraint à rentrer dans une économie de guerre pour essayer de justifier les politiques austéritaires. Donc il n'y a rien à attendre. Ce budget là 2027, même avec la perspective de l'élection présidentielle, il sera pire que celui de 2026 à bien des égards parce que parce que la logique la doxa reste la même. Et donc, sauf à ce que il nous donne la le stylo et le papier et qu'on écrive-même le budget, il y a aucune chance pour qu'on puisse le voter. Ce serait même, je veux dire, une

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trahison suprême du peuple qui nous a fait confiance.

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Stéphane Peu, vous vous disiez à l'instant que vous aimiez les les ambiances unitaires. Il se trouve qu'il y a eu l'union en 2024 face à la menace de l'extrême droite. Pourquoi ce qui a été possible il y a 2 ans ne l'est plus aujourd'hui alors que la menace de l'extrême droite, elle n'est pas moins forte, voire peut-être plus forte ? Moi pour ce qui me concerne, j'ai envie de dire ma réponse, elle est un peu enfin au lieu enfin ce que vous avez dit au lieu de de le conclure avec un point d'interrogation, moi je le concluraai avec un point d'exclamation. C'est-à-dire oui, la menace de l'extrême droite est encore plus forte. Ils ont la clé dans la serrure du pouvoir et la gauche qui se disperse, qui se divise,

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qui ne se rassemble rassemble pas et pas du tout au rendez-vous de l'histoire. Alors, je vais pas prendre et abuser de référence historique, mais enfin parfois ça aide un peu. Euh, on sait ce qui était la division de la gauche dans ce pays en 34 quand il y avait la montée des ligues fascistes. Et on sait comment c'est le peuple de gauche qui par exemple le 12 février 34 a obligé les États-majeurs communistes et socialistes à l'époque de se rassembler, de fusionner ce qu'allait donner les prémises du Front populaire. Et ben moi ce que je compte, mon but c'est un peu un lanceur d'alerte et je souhaite que ce qu'on appelle le peuple de gauche et les militants seront faire les pressions nécessaires pour que la voix de la de l'union qui est la seule voix de la raison finisse par

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l'emporter. Boris Vallot, je vous je vous pose la la même question Boris. Pourquoi est-ce qui a été possible il y a 2 ans ne l'est plus aujourd'hui que là par exemple on a quatre parties qui ont quatre candidats. Pas tous pas tous désignés mais parce qu'il s parce qu'il s'est passé plusieurs années.

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Moi je vais vous dire pourquoi. parce que en réalité à un moment donné un parti parmi les quatre a dit "C'est derrière moi, j'avance et vous aboissez." Et qu'en réalité et qu'en réalité à aucun moment le dialogue n'a été le dialogue n'a été possible, la coconstruction n'a été possible. Et quand on dit il y avait un programme, j'ai signé avec l'ensemble des présidents de groupe, avec Lucy Castet un courrier à tous les autres présidents de groupe en disant bah bien sûr il y a pas de majorité, on sera obligé de faire des compromis, on pourra pas appelerquer notre programme et que quand on recherche des compromis qui est pas forcément la part ma modifite de la politique et ben on se fait pourrir. Et la brutalisation politique ne me paraît pas être la meilleure des méthodes.

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S'il vous plaît, s'il vous plaît. vous dire ce débat il est pas nouveau. On le on faisait déjà ce reproche à Jean Jorè qu'une partie de la gauche aimait détesté. On la faisait à Léon Bloom qu'une partie de la gauche aimait détesté. On la faisait à François Mitteran qu'une partie de la gauche était détesté. Oui, il y a un risque d'extrême droite et oui, nous devons d'une manière ou d'une autre la vaincre, la battre et pas seulement avec des propos des strades mais en parlant de la vie des françaises et des Français et c'est à ce quoi je quoi je m pas. Mathil Panot, j'imagine que l'analyse que vous faites est radicalement différente. Ah bah c'est-à-dire que il faut quand même avoir un peu de la mémoire. qui a fait la NUPES quand Jean-Luc Mélenchon

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faisait 22 % et que les socialistes faisaient 1,67 % qui a fait que nous avons tous un groupe parlementaire, c'est nous qui a fait le nouveau Front populaire en donnant 100 circonscription socialistes. C'est nous qui l'avons fait. Donc non mais la question la question de fond qui est posée sur la menace de l'étr, c'est que nous avons des enjeux énormes dans cette élection présidentielle. Nous avons l'enjeu de battre l'extrême droite. Nous avons l'enjeu de la voix de la France dans le monde et notamment de la complicité de la France face au génocides qui continuent toujours en Palestine. Ce qui nous fait honte. Nous avons l'enjeu du plus grand défi que aucune génération avant nous n'a eu à affronter au 21e siècle. Comment faisons-nous face au

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dérèglement climatique ? Nous avons un enjeu d'urgence sociale dans notre pays. Dans la 7e puissance économique au monde, il y a 12 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, 8 millions de personnes à l'aide alimentaire, 50000 enfants en situation de handicap qui sont mal scolarisés ou déscolarisés avec des accompagnants d'élèves en situation du handicap payz honteusement 900 € par mois. Voilà quels sont les enjeux de cette présidentielle. Et moi je veux dire pourquoi nous sommes contre la primaire. Nous sommes contre la primaire parce que la primaire consiste à se parler entre gens convaincus, à se mettre des couteaux dans le dos l'un et l'autre pour montrer que l'un et l'autre a une cravate de couleur plus jolie. Nous nous pensons que la seule manière de battre l'extrême

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droite et de tourner la page de la politique de malheur de Macron, c'est de faire nombre. c'est de faire retrouver le goût de la politique aux gens et pour cela d'aller convaincre un d'aller inscrire sur les listes électorales. Et c'est ce que nous faisons avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui a proposé dès le 3 mai une alliance populaire avec ceux qui ont tenu parole sur le mandat populaire d'être en opposition totale et en alternative au Macronisme, c'est-à-dire les communistes et les écologistes. Cyal Châelin, vous êtes une unionniste aujourd'hui coincée littéralement entre Boris Vallot et Mathilde Panot. Euh vous vivez plus que personne dans cette salle, l'ambiance entre les les deux parties. Est-ce qu'il y a une solution à

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ça ? On n pas le choix. Changer de place. Non mais non, je suis très bien où je suis. Ça va. Non mais en fait l'union mais ça a été dit. C'est la première fois qu'on a une présidentielle où l'extrême droite dans les sondages est donné vainqueur au premier au second tour. C'est pas une prophétie. On peut les battre mais en fait pour les battre à un moment faudra qu'on sache se rassembler. Et ça veut dire qu'il faut arrêter les miettement. Ça veut dire que oui, on peut pas refaire une présidentielle comme on en a tant fait où on est où en fait on va se compter où on va exister. La question c'est comment on va gagner parce que notre victoire elle est nécessaire pour arrêter l'extrême droite parce que la bataille

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de l'extrême droite c'est une bataille dans les urnees mais c'est une bataille culturelle et moi je dis quand c'est Atal qui pointe du doigt les gens du voyage quand c'est Édouard Philippe qui reprend les mesures les mêmes mesures que celles de l'extrême droite sur l'immigration ils sont en train de paver la victoire culturelle de l'extrême droite et face à on doit avoir une gauche qui est unie et la difficulté que nous avons Et là, je pense que je suis sûre que ça fera des mains, c'est que oui, il faut qu'on soit uni et il faut qu'on ait dans ce moment où tout est extrêmement certain, une ligne claire. Mais pensez qu'on va réussir à être uni en commençant à pointer du doigt nos camarades de gauche, je pense que c'est pas la bonne manière parce que là on est

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à la fête de l'humain, on est entre nous et ça fait du bien. Mais il y a mais je pense que vous les avez fait les campagnes municipales. Dans combien de municipalités vous avez été face à la droite, face à l'extrême droite et où on était ensemble et en fait ça été dur. Donc à un moment je lui dis oui, il va falloir qu'on arrive à dépasser ça. Il va falloir que chacun fasse des efforts, qu'on dise qu'on a besoin d'une ligne et d'une ligne claire et d'une ligne ferme et d'une ligne qu'on tient dans le temps, mais qu'il va falloir aussi à un moment savoir dépasser le combat qu'il y a entre nous. Parce que si en fait on passe plus de temps à se battre entre nous qu'à se battre contre l'extrême droite, et bien oui, nous verons une faute au regard de l'histoire.

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Alors, cela dit que la gauche puisse gagner l'élection présidentielle avec plusieurs candidats différents au premier tour, ça s'est déjà vu, mais une époque où la gauche dépassait les 40, les 45 %, là ça fait plus de 10 ans qu'elle ne dépasse plus les 32 %. Boris Vallot, comment on fait pour dépasser ce plafond de verre ? Non, mais d'abord je souscris à ce qu'a dit à ce qu' dit Criel, la politique qui parle que d'elle. Ça fait chier tout le monde et ça finit par nous faire chier nous aussi. Voilà. Donc on a besoin de parler de la vie des gens, des fins de mois difficiles, des enfants dont on n'est pas assuré qu'ils aient une meilleure vie que soi-même, même s'ils vont à l'école, dont on est pas les grands-parents dont on n'est pas sûr qu'ils seront pris en charge correctement.

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Bah oui, moi je vous savez, j'ai défendu un thème qui est assez simple parce que chacun le constate. On on vit dans un monde qui est devenu une grande boutique. Tout est à vendre, tout a un prix. Ben moi je placchandisation avec quelques exemples qui sont encrés dans la vie quotidienne des gens. On a parlé de pouvoir d'achat tout à l'heure. Moi je défends par exemple la des marchandisations des ÉPADes. Je veux pas d'orpa, je veux des épades d'abut non lucratifs. Je veux pas que la vieillesse soit une marchandise. Je veux que riche ou pauvre on vieillisse dans les mêmes conditions. C'est le modèle landais. C'est pas exactement ma question. Si c'est ça. C'est qu'on parle de la vie des gens. C'est qu'on parle de la vie des gens. On dit on va s'occuper de vos

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grands-parents. On dit l'eau, on va pas l'accaparer entre les mains de quelques-uns et des grands fermiers qui iront se faire du fric pour rémunérer les actionnaires. On dit ça n'est pas les mêmes. Ben si la question, comment on fait ? On parle de leur vie quotidienne, on répond à leurs préoccupations, on parle des salaires, on parle des services publics, on parle de l'école. Il y a un grand un grand choc démographique. Profitons de ce choc démographique pour qu'il y ait 19 élèves par classe, pour qu'on ferme pas nos écoles rurales, pour on prenne en charge enfants handicapés et cetera et cetera. parler de la vie des gens. Cyel Châtelin, le plafond de verre, comment on l'explose ? H déjà la première chose, c'est que j'ai l'impression que à chaque campagne

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présidentielle finalement, il y a une question qui surplombe. Si on reprend 2012, c'était virer SarkoZi. Si on prend 2017, c'était effectivement qu'est-ce qui allait se passer après un quinquena où François Hollande ne pouvait pas se représenter et où on avait une gauche en 1000 morceaux. Là, quand on regarde, je en tout cas je pense qu'on est chacun dans nos circonscriptions. Moi, j'ai l'impression que le thème de c de ce qui se passe en ce moment, c'est que ça tient plus. En fait, peu importe toutes les personnes que je rencontre, il me disent la même chose. À l'école, ça tient plus, plus les moyens. À l'hôpital, ça tient plus. J'ai fait rendez-vous avec les missions locales, en fait, ils y arrivent plus. On voit les on voit les agriculteurs, en fait,

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ils arrivent même plus à vivre de leur travail et donc partout ça tient plus. Amen. Et ça c'est le sentiment qu'on a qui diffuse, c'est la colère en fait quand on parle de la reprise des gilets jaunes. C'est ça. C'est ce sentiment qu'en fait à un moment ben la la révolte populaire, c'est le seul moyen de faire comprendre que ça marche plus. Et cet élément là qui était un à quelque chose de d'un sentiment, il y a eu l'étude du CVP qui est sortie hier à une étude sur 13000 personnes. Faut regarder ce qu'elle nous dit cette étude. Elle nous dit que 71 % des Français veut un changement politique et social important. Si on regarde les cinq premiers sentiments de l'état d'esprit, c'est l'inquiétude, l'incertitude, la colère, la révolte et l'angoisse. Donc

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globalement, c'est pas une campagne où on va pouvoir la gagner en disant qu'on va aménager les choses. Moi ma conviction profonde, c'est que déjà il faut répondre à cette colère. Il faut dire que oui, nous sommes prêts et ça c'est la question de la ligne à changer radicalement les choses. Donc il faut déjà faire le premier tour. C'est je finis sur la question de toon ver parce que s'il y a pas si pendant le premier tour on répond pas à cette question en fait il y a pas de second tour. Et la deuxième chose c'est le second tour. Une fois qu'on a réuni personnes qui pensaient comme nous, qui sont de gauche, oui, il va falloir aller chercher des personnes qui sont modérées, des personnes qui sont centristes, des personnes pour qui ils ont l'impression que la stabilité c'est

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quelque chose d'important parce que j justement comme ils y arrivent plus, bah cette stabilité, ils ont l'impression d'un tout petit peu tenir sur leurs pieds grâce à ça. Et il va falloir les convaincre que ce changement-là, ça va pas déstabiliser leur vie mais que ça va l'améliorer. et que oui, la question du second tour et de comment est-ce qu'on s'ouvre au-delà des gens qu'on av convaincu au premier tour, elle est importante mais il faut le faire par étape. Déjà on répond à la question, on leur dit oui, on va changer les choses et au deuxième tour, on dit mais ce changement ça ne va pas vous mettre en difficulté, ça va au contraire vous permettre de bien vivre. Stéphane peu, comment on passe de 32 à 35 40 ? D'abord, je me méfie un tout petit peu de ce débat là parce que

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on fait référence à des périodes où la vie politique en France, elle été bipolarisée entre une gauche et une droite. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Aujourd'hui, la vie politique en France, on le sait bien, on le voit à l'Assemblée nationale, elle est euh tripartite entre la gauche euh la droite macroniste enfin les macronistes, droite et macronistes un peu un péonasme, excusez-moi. Euh la droite et puis euh l'extrême droite et donc il faut se méfier des comparaisons historiques et avoir ça bien à l'esprit. Deuxème remarque, jamais en France, contrairement à d'autres pays en Europe, jamais en France l'extrême droite est arrivée au pouvoir par les urnes. Jamais. Quand l'extrême droite a été au pouvoir en France, elle est arrivé dans

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les valises de l'armée allemande, mais jamais portée par l'élection du peuple français. Je je veux croire que ce pays, même si on sait que sur la bataille culturelle, on a perdu beaucoup de points, que le racisme progresse, que les divisions, je veux croire que ce pays, ce peuple, celui de la grande révolution française sera n'est pas prêt à se donner à l'extrême droite par le vote. En tout cas, faisons tout pour le combattre. 3è remarque 3è remarque 3è remarque. Le Il faut aussi réfléchir à ce qui a créé

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autant de désespérances sociales qui nourrit nourrit j'y arrive j'y arrive euh qui nourrit l'extrême droite puisque l'extrême droite souvent prospère sur la désespérance sociale de nos concitoyens. Bien sûr qu'il y a eu toutes les politiques libérales qui font souffrir autant de gens et qui affaiblissent nos services publics. Mais il y a eu aussi en France comme en Allemagne et dans d'autres pays des gauches de renoncement, d'accompagnement qui ont aussi contribué à creuser et à renforcer la désespérance sociale. Alors c'est la raison pour laquelle moi je pense que la division elle démobilise et que l'Union

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dynamise et mobilise. Et donc que le ce que disent les sondages d'aujourd'hui dans une gauche divisée dirait sûrement autre chose si on arrivait, je l'espère et je l'appelle de mes vœux si c'est pas clair, une gauche rassemblée et unie, mais rassemblé et uni en tenant compte de l'histoire et de ce qu'a fait monter la désespérance et l'extrême droite une gauche rassemblée et unie sur un programme de rupture, pas sur un programme de racompagnement. Mathilde Pan on fait progresser la gauche qui est au point mort depuis plus de 10 ans ? Bah je souscris d'abord à ce qu'a dit Stéphane Peu sur la manière dont s'est redessiné le champ le champ politique

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dans notre pays et la la question du plafond de verre enfin toutes ces questions là de on peut pas y arriver de je ne sais quoi. De toute façon ça ça va nous être répété absolument tout le temps. Rappelez-vous que en 2024 27 sondages sur 27 donnés l'extrême droite en tête. Et pourquoi est-ce que nous avons fait mentir tous les sondages ? Parce que il y a eu une mobilisation historique dans les urnes. Et c'est une des choses qui leur fait le plus peur. Le principe du vote, une personne égale une voix est la chose qui fait le plus peur au puissant parce que c'est le seul jour où votre vote vaut exactement la même chose que celui de Bernard Arnaud, de Vincent Boloré, d'Emmanuel Macron et qu'autant d'autres.

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Le gouvernement français refuse depuis 2016 de faire des campagnes d'inscription sur les listes électorales. Qui sont les personnes mal inscrites et non inscrites ? 11 millions de personnes dans notre pays, ce sont les plus jeunes de ce pays, les moins diplômés, les plus précarisés. Et nous, c'est notre honneur, comme mouvement insoumis, d'aller inscrire partout les gens sur les listes électorales en refusant qu'une partie du peuple soit exclue de la décision collective. Donc nous nous disons, nous sommes en capacité de l'emporter. Nous nous sommes prêts. Soyez aussi prêt. Nous avons un candidat qui peut arriver au second tour de l'élection présidentielle et emporter cette élection présidentielle. Car au moment au moment où nous pourrions être

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contre l'extrême droite, cette situation s'est déjà passée. Elle s'est passée en 2024 dans de nombreux duels RN LFI. Et que s'est-il passé ? La plupart des électeurs du centre, Macronis et je ne sais quoi ont préféré voter pour la France insoumise plutôt que pour le Rassemblement national. Parce qu'à ce moment-là, chacun devra choisir son camp, chacun devra prendre ses responsabilités face à l'histoire. Donc ne cédez pas à la résignation. Nous sommes en mesure d'écrire une autre page, une nouvelle page de l'histoire de notre pays. Nous sommes en train de le faire. Rejoignez-nous. On va faire un on va faire un dernier tour de parole. On va vous demander d'être très concis parce qu'il nous reste moins de de 10

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minutes. Mais on a évoqué la présidentielle, on est obligé d'évoquer les législatives puisque sans majorité une hypothétique majorité de gauche ne ne pourrait ne serait pas majoritaire. Pardon. Euh est-ce que quoi qu'il arrive à la présidentielle, que ce soit une victoire de la gauche euh ou des des deux autres camps, il faudra un large accord législatif comme ça a pu être par le passé le cas entre vos formations Cyriel Châelin ? En fait, tu toujours le quoi qu'il arrive à la présidentielle comme si en fait ce qui allait se passer à la présidentielle, on pourrait le lendemain l'oublier en fait. Si on a Marine Le Pen à l'Élysée, non mais en fait je le dis, si on a Marine Le Pen à l'Élysée, bien sûr qu'on va être unimé. On aura Marine Le Pen à l'Élysée, on

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aura l'extrême droite qui ser arrivé par les donc en fait moi je pense que dissocier ces réflexions, on peut pas le faire complètement parce qu'en fait on est dans le même temps politique et que la bataille contre l'extrême droite en fait elle démarre pas le lendemain du premier tour de la présidentielle, elle démarre maintenant. Et moi ça, je le crois profondément. Donc en fait la question de la dynamique présidentielle, elle ne peut pas complètement se dissocier. Elle ne peut pas complètement se dissocier parce que qui sera à l'Élysée, c'est un élément déterminant. Après moi, je fais partie d'un parti parlementaire. Bien sûr que j'aimerais rééquilibrer les pouvoirs, que l'Assemblée a plus de pouvoir, qu'on ait une assemblée qui représente réellement le peuple. Et donc c'est pour

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ça qu'on est sur les questions de la proportionnelle. C'est indispensable. Mais aujourd'hui, on est dans la 5e République et pensez que peu importe qui s'assoit à l'Élysée, ça soit pas une question grave, c'est pas vrai. Moi, je ne veux pas de l'extrême droite à l'Élysée et je veux pas d'un Macrombis. Donc ça, je veux le dire. La deuxième chose, Oui. Oui, il faudra quelque chose de large. Oui, il faudra quelque chose de profond. Mais alors là, il y a beaucoup d'électeurs, moi je vois bien dans ma circonscription, ça va être compliqué quand même, je dis d'aller dire qu'en fait on était divisé puis que d'un coup, on s'unit. L'Union, elle fait du sens et elle fait de la dynamique si c'est autour d'un projet, si c'est quelque chose dans lequel on croit. Donc moi, je

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suis pour l'Union. Je suis pour l'Union la plus large possible. Je pense que oui, c'est indispensable législative, mais je veux une union dans lesquelles les personnes puissent se retrouver et ils ont pas l'impression que c'est de la tambouille de partie. Donc moi, je dis dès maintenant, il faut que nous ayons cette dynamique qui se construise autour d'un projet. Mathilde Panot, est-ce dans une réponse courte, est-ce que vous laissez cette porte ouverte ? Bah pour nous, c'est la seule et c'est une seule et même campagne en fait présidentielle et législative, d'où la proposition euh euh de nouvelle alliance populaire que nous avons faite aux communistes et à l'écosologiste. La main reste tendue et euh je le je le je le dis parce que évidemment je dis c'est

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une seule et même campagne parce que il faut pas délier les deux. C'est aussi la possibilité derrière de faire les mesures et je vous assure pour ceux qui vous expliqueront aussi que c'est pas possible que nous avons un certain nombre de décrets à prendre immédiatement quand Jean-Luc Mélenchon sera à l'Élysé. L'augmentation du SMIC, le blocage des prix ou encore l'abrogation de la retraite à 64 ans. Et ben, je vous assure que ça met une petite ambiance pour les élections législatives derrière. Et moi, je veux insister sur un point. Quand je disais nous pouvons l'emporter dans ce pays, il y a 4,2 millions de nouveaux électeurs entre 2022 et 2027 qui vont voter pour la première fois en 2027. Et nous avons nous une chance en France, c'est que la jeunesse de ce pays est massivement

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antiraciste, antifasciste, consciente des enjeux écologiques, féministes. Et donc la manière de l'emporter, c'est de lier présidentiel et législative avec toutes celles et ceux qui le voudront. et la porte reste toujours ouverte. Mais en disant pas de tambouille, nous voulons être clair sur le programme de rupture et de n'avoir absolument aucun compromis avec la Macronie. Il faut tourner la page de la Macronie pour pouvoir battre l'extrême grotte. Boris Valallot, même question. Un accord législatif est-il est-il possible ? Moi, je voudrais juste commencer par exprimer un désaccord ou en tout cas poser une question. Est-ce qu'on a vraiment envie de continuer à faire de l'élection législative le 3è tour de l'élection présidentielle ? et strictement le 3è tour de l'élection

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présidentielle quand on veut sortir d'une 5e République et d'un hyper présidentialisme, je ne le crois pas. Je pense précisément que sans sauter l'étape des élections présidentielles, il nous faut penser les élections législatives comme un moment politique autonome en soi et pour soi. Nous aurons des questions inédites à nous poser. C'est fin de peu, on a formulé l'hypothèse, peut-être que nous n'aurons plus jamais une majorité absolue et nous aurons la question de une question à nous poser. Quel parlementaire sommes-nous ? Quel régime voulons-nous ? Quel est ce régime qui n'a pas demande d'emploi, qui ne dit pas son nom, dont nous avons hérité et dont nous ne savons pas quoi faire ? Nous pouvons transformer la pratique politique. Sortir de l'unilatéralisme, moi je le

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dis, sortir du macronisme, c'est aussi sortir de la présidentialisation, c'est sortir du césarisme. Je le redis, malheur au peuples qui ont besoin d'un chef. Et enfin Stéphane Peque bientôt. Le mot de la fin est est pour vous sur les législatives. Ouais. Sur sur les législatives. Alors, je je suis content d'entendre Boris parce que je suis d'accord avec lui sur le côté difficile, un peu mortifère du l'inversement du calendrier. C'est vraiment dommage que Lionel Jospin ait pris cette décision. Et donc euh voilà Ballo est d'accord visiblement.

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Non mais je je sais qu'il était d'accord, c'est pour ça que je me suis permis de le dire. Mais euh non, plus sérieusement, moi je vais vous dire une chose sur les législatives. Bien sûr, je suis pour l'Union pour les présidentielles, donc forcément, je suis par votre conséquence aussi pour l'union pour les législatives, mais je voudrais vous parler un peu comme président du groupe, comme d'abord comme militant communiste qui est dans sa 47e année de carte au Parti communiste et euh et je crois je crois beaucoup à l'utilité d'un parti communiste euh rénové dans ce pays et je crois toujours beaucoup à la pertinence de l'idée communiste dans la société et le

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monde dans lequel on vit. Mais mais ma grande préoccupation et c'est aussi une des raisons, pas forcément la première mais une des raisons pour laquelle je suis favorable à l'Union. vous savez, l'effacement du Parti communiste qui a été beaucoup affaibli ces dernières années. Euh j'ai toujours j'ai parlé l'autre jour de la gauche euh révolutionnaire ou de la gauche régale de la gauche française qui a toujours eu une jambe réformiste, une jambe euh révolutionnaire. Pendant très longtemps, le parti communiste a été la force hégémonique de la gauche de de la gauche radicale ou de la gauche révolutionnaire. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Je suis le premier à le regretter comme communiste, mais c'est une réalité. Le Parti communiste n'est plus hégémonique. Il y a d'autres forces

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dont la France a soumise et d'autres. Et donc donc la question la question qui est qui est posée pour moi aussi dans cet instant en plus de l'union et de la nécessité de battre l'extrême droite, c'est aussi de faire en sorte que le parti communiste dans ce pays reste une force politique nationale. et pour qu'il reste une force politique nationale, ma conviction c'est qu'il est beaucoup plus important dans la durée et pendant les 5 ans de mandature législature d'avoir des groupes au Parlement, au Sénat et à l'Assemblée qu'avoir un petit score à l'élection présidentielle s'il faut choisir entre les deux

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parce que je minutes parce que parce que je me méfie, je me méfie toujours quand on essaie de se faire faire plaisir à soi-même et au nôtre sans forcément regarder suffisamment le peuple français. Je suis malheureux par exemple que le choix des candidatures isolées nous a fait perdre toute représentation communiste française au Parlement européen aux dernières élections européennes. Et je ne souhaite pas qu'on répète la chose aux prochaines élections législatives. Je le dis pas pour moi qui

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à l'âge que j'ai pense plutôt à sa succession qu'à se perpétuer. Je le dis pour le Parti communiste pour qu'il reste une force politique nationale parce que vous savez des formations politiques qui tous les 5 ans présentent un candidat à l'élection présidentiel et ensuite disparaissent parce que de la vie politique parce que ils ont pas de représentation au Parlement européen. Ça existe c'est luttes ouvrière c'est d'autres éventuellement mais ça ne peut pas être le parti communiste qui choisit cette voix-là. C'est tout le temps qu'on a pour ce débat. Merci beaucoup à tous les quatre d'en avoir accepté les règles et l'invitation. Yeah.