DAVID LISNARD "S'EN FOUT" DU 17 OCTOBRE 61 - MISE AU POINT DE SANDRINE ROUSSEAU ET SOHIR BELABBAS
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:48OuverteRéponse directe
Quelle est la position de David Lisnard sur le 17 octobre 1961 ?
- 10:10OuverteRéponse directe
Pourquoi les propos de Lisnard sont-ils qualifiés d'indignes ?
- 16:41OuverteRéponse directe
Est-ce que les propos de Lisnard relèvent du négationnisme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:59Fait
« il était pas né non plus pendant la Shoah, il était pas né non plus en mars 62 »
- 18:06Fait
« aucun policier n'a été condamné, aucun. Aucun, c'est-à-dire qu'il y a eu aucun procès. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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On va revenir à David Lisnard, tiens. On en avait parlé la semaine dernière avec Jean-Baptiste Rivoire et en fait Lisnard est un menteur. Donc il il avait dit qu'il s'en foutait éperdument de des événements du 17 octobre 61, on va y revenir. Et en fait, la jeune femme n'expliquait pas du tout le fait qu'il y ait des casseurs par le 17 octobre 61, qui serait complètement délirant. Elle va dire tout à fait autre chose, mais lui ne va retenir que ça. Je vous laisse écouter. qui est un dérapage insupportable c'est cette rhétorique d'extrême gauche qu'on est parfaitement qui consiste à utiliser des drames du passé et ce drame de cette manifestation 61 pour justifier des exactions actuelles. On parlait de l'incendie de l'hôtel de
ville de Limoges. On parlait de commerçants massacrés. de violences extrêmement graves et cette technique, je la connais par cœur. Donc on peut plus accepter cela. Mais elle avait l'air de dire juste aussi qu'il y avait des drapeaux parce que ben en 1961 il y avait eu aussi une autre manifestation jour pour jour. Ne tombez pas là-dedans parce que ces gens-là mettent du poison dans la tête de nos jeunes. Ils mettent du poison dans la tête des médias. C'est un bon Lisnard, hein. Alors, je précise que donc le 17 Moi [rires] non plus. Le 17 octobre 61 figurait sur un certain nombre de panneaux, vous l'avez vu puisque vous étiez dans la même manifestation que moi et que évidemment c'est une une date une date charnière et que elle justifiait cette jeune militante, elle justifiait
uniquement la présence des drapeaux algériens de certains drapeaux algériens dans la manif pour commémorer cette date tragique de l'histoire de la 5e République. Le Donc je je je rappelle que que vous y étiez. Il taxe tout de suite Lisnard, mais comme le font beaucoup d'autres, mais y compris des chroniqueurs, il parle immédiatement de d'ultra-gauche qui mettrait dans la tête des gens des fausses idées, des fausses C'est quoi ? En fait, ça ça fait partie de du vocable qu'ils utilisent. Donc il y a eu les islamo-gauchistes, il y a eu les wokistes, il y a les l'extrême gauche, il y a les ultra gauche, il y a et en fait c'est tout un vocable qui vise pour le coup à faire peur parce que l'ultra on a peur quoi tout de suite. Ah oui et
et ça c'est vraiment utilisé sur-utilisé mais ad nauseam sur les plateaux. C'est-à-dire que là vraiment il y a plus aucun aucun filtre là-dessus. C'est pour ça que moi par exemple à l'Assemblée j'ai j'ai j'ai pris la parole en début de l'étude du budget de la sécurité sociale, j'ai rappelé que cette sécurité sociale était liée à ce qu'on appellerait sans doute aujourd'hui l'ultra gauche. Bah oui. C'est-à-dire que c'est lié en tous les cas à la lutte antifascisme. C'est-à-dire qu'elle est directement cette sécurité sociale issue des luttes antifas et et donc je voyais d'ailleurs que ça énervait énormément les camps de la droite et d'extrême droite mais euh il faut aussi se remémorer l'histoire. C'est-à-dire qu'en fait voilà. Et donc tous ces mots sont balancés en général d'ailleurs ils sont
mélangés, on fait plus du tout la différence évidemment LFI est comme broyée comme une noix au milieu de de tous ces mots-là. Bon, tout ça n'a qu'un seul sens parce que d'ailleurs cet extrait il le dit c'est que moi je je m'en fiche de 1961 et de du 17 octobre 61. Et c'est ça le seul propos fort en fait de son de sa prise de parole c'est de dire euh je me fiche qu'il y ait eu des morts. Je ne veux pas regarder ça et même euh je ne je n'entends pas parler du racisme qu'il y avait derrière ces morts, je n'entends pas parler du maintien de l'ordre, je n'entends pas non plus parler de la manière dont les
policiers eux-mêmes interprètent les consignes du maintien de l'ordre. Hmm, bien sûr. Et donc je ne veux pas parler de l'histoire et derrière je ne veux pas parler de la colonisation et je pense d'ailleurs que c'est Bon là je je digresse mais je pense que là, ce qui s'est passé à Gaza, la négation de la colonisation, de la dimension coloniale de de l'histoire de Gaza euh fait que il y a toute une population qui aujourd'hui n'est pas prête à lâcher la question légitime de l'histoire et de l'héritage colonial. Hmm. Et en fait, ça pour moi, ça fait partie de ce des tensions de ce dîner de famille entre le conservatisme et euh
et et le camp progressiste, c'est que on ne le conservatisme ne veut pas interroger ça. Hmm. C'est-à-dire que pour lui, c'est du passé. Ça n'existe plus. Ça n'a jamais d'ailleurs vraiment existé. C'est-à-dire que eux, ils ont une autre histoire de de ce de ce colonialisme et et passons à autre chose. Et et hmm Moi, j'ai l'impression de retrouver vraiment un parallélisme des formes avec ce qu'on a connu sur le féminisme quand on quand on entendait des phrases comme "Mais vous avez pas d'humour. Ah bah c'est bon, voilà." En fait, c'est une manière de nous imposer leur vision et de ne pas de délégitimer la parole de
celles et ceux qui ont besoin absolument de décrypter politiquement ça. Hmm. Et il est pas allé jusqu'au négationnisme le plus virulent puisque il y a d'autres intervenants de droite extrême ou d'extrême droite qui sont allés carrément sur les sur enfin face cam pour expliquer qu'il y avait eu un seul mort le 17 octobre 61 et que encore c'était quelqu'un qui était tombé dans dans la Seine parce qu'il était bourré. Enfin bref, des des horreurs absolues. On est en train de rentrer dans une phase qui me semble un petit peu compliquée par rapport à ça et d'ailleurs, on va écouter Saïd Boualam de l'association Accès 94 qui va nous expliquer et nous recontextualiser tout ça. Bonjour Saïd Boualam de l'association Accès euh qu'on retrouve notamment sur
les réseaux sociaux, je pense évidemment à Instagram avec Accès Asso. Euh, on vient de voir avec notre invitée, euh Sandrine Rousseau, les déclarations euh que je qualifierai euh aimablement de complètement lunaires de David Lisnard, donc qui est candidat à la présidentielle, qui est maire de Cannes, concernant les événements du 17 octobre euh 1961, euh pour lesquels vous militez euh notamment pour la reconnaissance euh des victimes. Euh, qu'est-ce que vous pouvez nous en dire de cette période, de ce jour particulier, qu'est le 17 octobre 61, et qu'est-ce que vous pouvez répondre à David ? Alors d'abord, bonsoir, bonsoir Mourad,
merci pour cette invitation. Alors nous euh en tant que enfin en tant que membres associatifs qui militons tous ensemble depuis des années sur cette question-là, on trouve que ses propos sont complètement indignes, parce qu'il en a rien à cirer, monsieur David Lisnard, euh de de ce que de la répression d'État la plus violente qu'ait jamais provoquée une manifestation de rue dans le monde moderne en Europe occidentale, selon euh les historiens Jim House et Neil MacMaster. Alors pour rappel, euh le 17 octobre, c'est le massacre, hein, euh que les historiens établissent aujourd'hui, euh dont le bilan que les historiens établissent aujourd'hui à peu près à plus de 150 morts minimum. Jean-Luc Enaudi parle de 389 morts euh lors de la répression de l'automne 61. Hmm hmm.
Donc c'est cette réalité euh qui a été étayée donc depuis euh par les historiens, qui a été dissimulée, il faut le rappeler, pendant plus de 30 ans. Et euh ça a été le combat euh la lutte acharnée de d'abord de militants de l'immigration post-coloniale, qui euh qui ont rappelé sans cesse par leurs actions euh ce 17 octobre étouffé, je pense notamment à Convergence 84, pour donner que cet exemple-là, qui s'était euh recueilli un an après la grande marche pour l'égalité en 83 devant le mur des fédéraux au Père Lachaise pour rappeler que c'était le plus grand massacre parisien commis depuis depuis la commune. La commune de Paris. Voilà. Donc voilà un peu le le le contexte et ce qu'ignore ce que veut ignorer David Lisnard. Et puis il ajoute
aussi qu'il était pas né. Alors bon, il était pas né non plus pendant la Shoah, il était pas né non plus en mars 62 et j'ai regardé un petit peu puisqu'il est maire de Cannes, ce qu'il commémore dans sa ville. Il a il commémore quand même la fusillade de la rue d'Isly. Alors la fusillade de la rue d'Isly, elle a été c'est une manifestation qui a été réprimée à l'époque par l'État français au lendemain des accords des des accords d'Évian. Hmm. Donc en mars 62, il y a des ultras de l'Algérie française, notamment de l'OAS qui manifestent et cette manifestation se termine dans le sang. Donc cette manifestation, voilà, c'est un c'est c'est c'est cette histoire-là, c'est un choix, il la connaît et il il choisit de la commémorer quand même dans sa ville.
Voilà. J'aimerais dire aussi que ses propos sont complètement à rebours puisqu'il est aussi le président de l'Association des maires de France, qu'elle est à rebours de la tribune que dont vous avez pris certainement connaissance d'une trentaine de maires qui appellent à la reconnaissance du crime d'État. Donc c'est une tribune qui a été publiée la semaine dernière dans le cadre de la commémoration du 65e anniversaire. Voilà et puis enfin, j'aimerais terminer sur David Lisnard sur le fait que bon au final, ses choix et ses mots ne sont pas surprenants dans la mesure où c'est un candidat comme vous l'avez dit à la présidentielle qui est en concurrence avec Retailleau. Voilà, pour lesquels on va dire mépriser les Algériens et plus globalement les Arabes et les Noirs, et
ben ça fait partie des figures imposées que ce monsieur David Lisnard n'a pas de problème à appeler à une un élargissement de l'union à droite allant jusqu'à Sarah Knafo. Donc on est vraiment dans une famille politique qui prône des positions clairement révisionnistes et négationnistes vis-à-vis des crimes coloniaux et même des crimes racistes et policiers qui ont encore lieu aujourd'hui et qui sont directement l'héritage en fait de cet empire de cet empire de cet empire colonial. Hmm. Voilà. Et j'aimerais juste dire terminer sur le fait que ces positions-là, elles seront toujours elles ne cesseront d'être alimentées et elles ne cesseront, on va dire, d'être d'être encouragées tant que le crime d'État ne sera pas
reconnu par les différents présidents. Voilà, Hollande et Macron ne l'ont toujours pas fait, ils parlent de de répression sanglante, des crimes inexcusables commis sous l'autorité individuelle de Maurice Papon alors qu'on sait très bien que le Premier ministre de l'époque Michel Debré ou ou ou même le président de Gaulle de l'époque qui était était au courant et qu'ils ont participé à étouffer en fait la la la vérité sur ce massacre. Alors dans dans dans la durant la la dernière chronique avec Jean-Baptiste Rivoire de Dauphiné Investigation, nous avons évoqué la manifestation du samedi 17 octobre justement parisienne notamment où un certain nombre de manifestants dont des jeunes gens
arboraient des des panonceaux des écriteaux avec le fait de pas oublier le 17 octobre. Où étiez-vous à ce moment-là le 17 octobre ? Alors malheureusement, j'étais pas dans les manifestations, on était mobilisés justement pour notre commémoration à Thiais. Mais j'ai accueilli avec beaucoup de joie en fait la manière dont nos jeunes qui sont instruits qui et qui ont de la mémoire ont fait résonner en fait ce 17 octobre. D'ailleurs le gilet jaune qui était porté sur la place de la République par la Marianne. Alors devant, c'était écrit 2026 la police mutile les lycéens et au dos,
c'était indiqué 1961 la police noie les Algériens. Donc, malheureusement, on était absents, mais on était mobilisés aussi là-dessus puisqu'on a on a organisé la commémoration une commémoration au cimetière parisien de Thiais qui est une énième preuve en fait de ce massacre s'il fallait encore en donner puisque le cimetière parisien de Thiais là C'est à côté de chez nous, c'est d'ailleurs pour ça qu'on est qu'on est mobilisés sur cette question là. Alors, on on précise on précise pour les amis qui ne connaîtraient pas le le le la géographie de de Thiais, c'est c'est au sud en fait c'est c'est près d'Orly, c'est au sud Exactement. sur sur conciliaire, hein. C'est dans le Val-de-Marne, ouais, pas très loin d'Orly et de Chevilly-Larue où est notre association. Et donc, bah,
c'est dans ce cimetière très éloigné de la ville de Paris, on va dire, puisqu'il appartient à la ville de Paris ce cimetière, qu'ont été enterrés plus de 100 50 victimes du massacre. Et dont des dizaines qui ont été enterrées sous X sous X FMANA ou musulman, c'est-à-dire c'est des catégories raciales qu'on donnait à l'époque, Français musulman d'Algérie FMANA nord-africain qui est encore utilisé aujourd'hui par la police notamment. Et donc, ces corps qui ont été retrouvés, qui ont resurgi de la Seine, qu'on a découverts dans les rues, dans les bois de Paris et de sa banlieue, il a bien fallu les enterrer à un moment donné et c'est donc sous ordre de l'Institut médico-légal qui a qui a établi les autopsies à l'époque, hein, et qui indique bien des morts brutales et suspectes à chaque
fois, à savoir des submersions, à savoir des coups de feu, des traumatismes crâniens. Donc, ils ont été enterrés dans le cimetière le plus éloigné de la capitale qui est aussi le cimetière des indigents, des indésirables que on y enterre également des collabos, des criminels et et tout et tout ceux qui n'ont pas les moyens d'être d'être d'être inhumés. Qu'est-ce que qu'est-ce que vous ? Alors, qu'est-ce qu'on ? Bah, il faut savoir que c'est ces Algériens, ils ont été enterrés donc en nombre et sans aucune sans aucune prière, sans leurs proches et sans aucune pierre tombale. Donc, c'est-à-dire qu'on pouvait même pas les reconnaître à la surface à l'époque. C'est-à-dire que s'il y a des familles qui recherchaient leurs proches, ils ne pouvaient pas le voir le massacre comme
on dit nous on dit que dans la Seine on a on a noyé les Algériens à Thiers, on a enterré ce massacre. Donc, nous pour nous ce qui est important et d'ailleurs je voudrais vous montrer l'un d'eux. C'est c'est par exemple cet cet Algérien dont le visage est était rendu célèbre puisqu'il fait la couverture de la l'enquête pionnière qui a été établie par Jean-Luc Einaudi qui est le premier est allé au cimetière de Thiers puisque ce que je vous dis là n'est pas une révélation, c'est déjà su mais euh voilà, il est enterré au cimetière de Thiers et son autopsie mentionne voilà des traumatismes crâniens comme on peut le voir sur la photo ici qui a été prise par Élie Kagan le soir de la manifestation. Nous ce qu'on ce qu'on réclame et ce qu'on a découvert c'est habitants voilà près d'ici à notre
hauteur, on s'est dit mais qu'est-ce que sont devenus en fait tous ces toutes ces toutes toutes toutes toutes toutes ces dépouilles. Et donc, pendant des années la mairie de Paris ne nous a pas répondu et l'élément nouveau, c'est que ces ces victimes ne sont plus ne sont plus à l'intérieur des divisions 89 et 97 donc les carrés musulmans, elles ont elles ont été exhumées en 2019 et 2021 et pareil dans le plus grand secret voilà, personne n'est au courant de cette information et aujourd'hui évidemment nous on cherche à savoir oui mais pourquoi et on cherche des des réparations. Donc, pour répondre à votre question, les réparations c'est évidemment d'inscrire d'abord de réparer, c'est-à-dire d'inscrire le nom de ces 150 plus de 150 résistants et j'insiste sur ce nom
sur cette qualification parce que ces Algériens, ils ont ils ont bravé un couvre-feu évidemment raciste qui était imposé uniquement aux Français musulmans d'Algérie comme on les appelait mais il dénonçait plus globalement en fait un un contrôle et une répression d'État qui était présente déjà bien avant que que Papon soit soit aux manettes. Et puis bien évidemment vous savez tous qu'il réclamait la libération de leur pays. Donc ils étaient du bon côté de l'histoire et je crois que ça aujourd'hui il faut enfin l'admettre et passer par une œuvre mémorielle qui leur rendrait hommage, c'est une première réparation. Il y a un deuxième enjeu est très important, c'est la restitution de ces corps aux proches et aux familles. Il y a des on a des des des voilà, on a des
personnes qui nous contactent et qui nous demandent si leur père, leur grand-père, leur frère, leur oncle et figure parmi les personnes qui ont été enterrées à Thiais. Parce que c'est une information qui est très peu très peu connue. Et donc là bon ben parfois on trouve parfois on trouve pas et ils font peut-être partie des personnes enfin des des des X inconnus et donc là c'est l'enjeu c'est c'est de de de c'est la nécessité de de de réaliser des tests ADN pour que les familles identifient et peut-être retrouvent des disparus qui n'ont jamais qui n'ont jamais plus vu. Donc voilà un peu sur quoi nous sommes actuellement mobilisés qui est un enjeu un peu nouveau des éléments nouveaux sur le 17 octobre et
ben je dois vous annoncer que que pour la première fois samedi j'ai écouté le discours du maire de Paris Emmanuel Grégoire c'est la première fois qu'un maire évoque évoque Thiais. Donc c'est une bonne nouvelle voilà et on espère que toutes ces paroles vont se transformer à un moment donné en acte. En acte. Voilà. Absolument. Pour pour terminer Souhir je je est-ce que concernant les propos je reviens aux propos de de Lisnard il y a il y a pas eu que lui hein parce qu'il a été repris par des gens de son camp qui ont abondé dans ce sens. Est-ce que vous parleriez euh de négationnisme par rapport à cette période de ?
Bah, a minima euh a minima euh là euh les propos de Lissnar, ils sont visent à minimiser. J'en ai rien à faire et c'est euh c'est c'est c'est des propos oui, on peut parler de négationnisme à l'extrême droite, il y a pas de problème avec ça. C'est-à-dire qu'on parle clairement de ça n'a pas existé. On on peut le voir hein, il y a beaucoup d'influenceurs, de journalistes qui disent "Bah, tout ça n'a pas existé." Et encore une fois, je pense que la responsabilité de l'État, elle est importante là-dedans. C'est-à-dire que euh jusqu'à aujourd'hui euh il faut le savoir à l'époque, c'est-à-dire qu'on cherche les responsabilités à pas point, on cherche à à démontrer son crime d'État, mais à l'époque, aucun aucun policier n'a été condamné, aucun. Aucun, c'est-à-dire qu'il y a eu aucun
procès. Euh toutes les il y a eu des affaires judiciaires, c'est-à-dire des informations judiciaires qui ont été ouvertes, des enquêtes préliminaires, mais qui n'ont abouti à aucun procès. Elles ont toutes fait euh l'objet de classement sans suite ou de non-lieu. Voilà. Et ensuite, il y a eu l'amnistie avec les accords d'Évian qui ont mis fin à toutes les poursuites. Et tout ça, évidemment, alimente alimente aujourd'hui un un négationnisme, un révisionnisme qui n'a plus lieu d'être, puisque la vérité aujourd'hui euh et bien, elle est euh elle est prouvée par mille fois par par un bon nombre d'historiens. Très bien. Et ben, écoutez, je je vous remercie infiniment. Donc, je rappelle qu'on vous retrouve sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram
euh avec accès euh asso Asso 94, oui. Voilà, 94, donc le Val-de-Marne Thiais. Voilà, et vous pouvez retrouver évidemment toutes les informations sur le cimetière de Thiais et sur cette volonté euh de redonner euh à défaut de vie évidemment, mais au moins euh de dignité à à toutes ces victimes que vous estimez, je le rappelle, à 150 hein, de d'après de oui, on a pas fini encore, on a pas encore Ouais, d'après vos recherches actuelles et puis évidemment, vous allez continuer votre travail mémoriel. Merci infiniment d'avoir répondu à mes questions et et et je vous dis à bientôt puisqu'on va on va continuer évidemment de suivre votre
travail et vos investigations. Merci infiniment. Merci beaucoup à vous.
Sandrine Rousseau