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Podcast / conversationSUDRADIO· 11 août 2026 100 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéEnvironnement & énergieInstitutions & électionsJustice

Climatisation obligatoire, protection des policiers et contre-espionnage : Les Vraies Voix du 11 août

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 22 %Attaque 29 %Défensif 44 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:03OuverteRéponse directe

    Faut-il rendre la climatisation obligatoire dans les lieux publics ?

  • 3:26OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est climatisé chez vous ?

  • 4:23RelanceRéponse partielle

    Comment ça se fait qu'en 2026, avec les épisodes caniculaires qui vont en augmentant, on ne soit pas climatisé ?

  • 9:49OuverteRéponse directe

    Pour les élèves dans les classes, faut-il que ça soit climatisé tout le temps ?

  • 12:44OuverteRéponse directe

    Comment vous réagissez à l'idée de ne pas climatiser la chambre d'une dame en EHPAD ?

  • 30:18OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on fait quand on se fait agresser ? Comment répondre à une agression à l'arme blanche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:18Bruno PommardChiffre
    « Entre le 17 juin et le 2 juillet 2026, la canicule, elle a provoqué 5 764 décès en France. »
  • 16:49InvitéChiffre
    « L'été 2003, c'est 20 000 morts en France. »
  • 28:27PrésentateurChiffre
    « On a 250 000 médecins généralistes spécialistes en France. »
  • 38:17Locuteur non identifiéFait
    « ce qui me coûtait les yeux de la tête, c'est la voirie »
  • 39:05Locuteur non identifiéFait
    « J'avais besoin d'une zone de baignade sur mon petit lac »
  • 39:17Locuteur non identifiéFait
    « Je l'ai eu parce que j'ai un peu gueulé »
  • 39:35Locuteur non identifiéFait
    « C'est un véritable problème en France »
  • 52:30InvitéFait
    « le policier municipal en siège passager a baissé sa vitre pour l'écouter »
  • 52:35InvitéFait
    « il a sorti un couteau »
  • 53:00InvitéFait
    « il avait préparé son geste »
  • 54:30InvitéChiffre
    « elle est armée depuis 2014 »
  • 54:46InvitéFait
    « depuis 2014 qu'ils soient armés jour et nuit »
  • 55:00PrésentateurFait
    « armes intermédiaires c'est-à-dire tasers »
  • 56:05InvitéFait
    « les policiers municipaux se sont posé la question et m'ont dit »
  • 1:02:12PrésentateurFait
    « un projet de loi qui est actuellement à l'étude à l'Assemblée Nationale »
  • 1:03:28InvitéFait
    « la prévention de légitime défense qui a été acceptée récemment »
  • 1:03:42InvitéFait
    « le cadre d'emploi de l'armement des policiers municipaux n'était pas le même que celui des policiers nationaux »
  • 1:08:29InvitéFait
    « il faut rappeler qu'un policier municipal est un agent de police judiciaire »
  • 1:09:36Locuteur non identifiéFait
    « nous ne voulons pas de cette qualification d'OPJ »
  • 1:16:58InvitéChiffre
    « 42% des français déclaraient encore recevoir chaque semaine des appels en 2025 »
  • 1:23:12PrésentateurFait
    « des agents opérants sous couverture diplomatique sont mis en cause selon les autorités suédoises »
  • 1:38:13InvitéFait
    « aujourd'hui les renseignements économiques la guerre économique fait plus de victimes que la guerre »

Temps de parole

  • Présentateur65 %
  • Invité15 %
  • Invité 29 %
  • Invité 34 %
  • Locuteur non identifié3 %
  • Invité 43 %

≈ 4,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Sur .fr, logiciel de facturation en ligne, procédure PDP, PA engagée, PEPOL certifiée, présente.

0:07
Locuteur non identifié

Les Vraies Voix Sud Radio, 17h19, Judith Beller.

0:12
Présentateur

Bienvenue les amis, c'est parti pour deux heures de direct, de débat et surtout de Vraies Voix sur Sud Radio. Le micro est à vous, ce qui vous fait réagir, ce qui vous agace, ce que vous vivez partout en France, on en parle ensemble. Et puis avec cette chaleur, il n'y a pas que nous qui cherchons un peu de fraîcheur. On va direction l'ESO tout à l'heure, comment les soigneurs protègent-ils les animaux quand le thermomètre s'affole ? On parlera aussi du démarchage téléphonique qui emprisonne et qui empoisonne nos journées. Les règles changent aujourd'hui pour mieux nous protéger. Alors est-ce que c'est vraiment la fin des appels non désirés ? C'est une vraie question.

Et puis bien sûr, vos trois débats vont rythmer l'émission, on confronte les points de vue, on écoute vos témoignages et on prend le pouls de la France avec vous. Vous êtes sur Sud Radio, les Vraies Voix de l'été, ça commence maintenant. À 17h30, votre question du soir. 43 départements sont en vigilance orange aujourd'hui. Alors que les températures peuvent approcher les 40 degrés et que les épisodes de forte chaleur se multiplient, écoles, gares, administrations ou encore établissements de santé ne sont pas du tout ou pas assez climatisés. Donc on vous pose la question sur Youtube, sur cette canicule, et ces canicules à répétition qu'on connaît.

Faut-il rendre la climatisation obligatoire dans les lieux publics ? C'est une vraie question, vous pouvez aller commenter, vous le savez, puis nous appeler au 0826 300 300. Et puis à 18h20, votre grand débat, deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lors d'une intervention dans le centre-ville de Toulouse. L'un d'eux a été touché à plusieurs reprises. Une attaque qui relance la question des moyens, de l'équipement et de la sécurité des agents municipaux, de plus en plus confrontés à des interventions à risque. Alors pour vous, on vous pose la question sur Youtube, est-ce que nos policiers municipaux sont suffisamment protégés ? Évidemment, vous allez commenter.

Et puis à 18h43, votre point sur ce qui fait bouger les réseaux sociaux. Les services de sécurité suédois affirment avoir déjoué une opération de renseignement pilotée par le SVR, les services secrets extérieurs russes. Des agents opérants sous couverture diplomatique sont mis en cause. Leur objectif présumé, recueillir des informations sensibles, mais aussi mener des opérations d'influence visant la Suède, l'Union Européenne et l'OTAN. Donc on se pose la question avec vous sur Youtube, suite à ces diplomatrices soupçonnées d'espionnage en Suède, faut-il renforcer le contre-espionnage en Europe ? Vous nous appelez au 0826 300 300 et n'hésitez pas, je vous en prie, à aller commenter.

Allez, vos vraies voix de ce soir.

2:20
Locuteur non identifié

Les vraies voix Sud Radio.

2:22
Présentateur

Et c'est le retour de notre cher Bruno Pommard. Bonsoir Bruno. Bonsoir ma chère Julie. Vous êtes président du Think Tank, initiative sécurité intérieure et ancien membre du RAID. Mon cher Bruno, a priori ça n'a pas changé depuis hier. Normalement non. Jean-Marie Godard, bonsoir. Bonsoir. Enchanté, c'est notre premier ensemble.

2:36
Locuteur non identifié

Tout à fait.

2:37
Présentateur

Vous êtes journaliste spécialiste des questions de sécurité et auteur de sécurité. Notre bien commun c'est aux éditions de l'Aube. Et bien c'est parti pour la question du soir.

2:45
Locuteur non identifié

Les vraies voix Sud Radio.

2:47
Présentateur

43 départements sont placés en vigilance orange aujourd'hui et les températures peuvent rouler les 40 degrés. Écoles, crèches, gardes, administrations, maisons de retraite, de nombreux bâtiments accueillant du public restent difficiles à rafraîchir lors des fortes chaleurs. Alors que les épisodes caniculaires se répètent, la question de leur adaptation devient urgente. Alors la question est simple, faut-il rendre la climatisation obligatoire dans les lieux publics ? On vous la pose sur Youtube, vous n'hésitez pas à les commenter. Puis si vous avez envie de dire que oui, c'est obligatoire, vous nous appelez. Puis si vous n'êtes pas d'accord, c'est pareil, c'est 0826 300 300.

Pour en parler, nous sommes avec Karine Bonniec. Bonsoir Karine. Bonsoir. Vous êtes directrice de l'EHPAD, résidence de la Barrière, c'est à Saint-Désir, dans le Calvados. Tout à fait. Alors est-ce que c'est climatisé chez vous ? Alors chez nous, les chambres ne sont pas climatisées. Par contre, on a la chance d'avoir tout le rez-de-chaussée climatisé avec la salle d'animation ainsi que le restaurant. Et ça change tout évidemment, on imagine que la majorité des résidents passent leur temps au rez-de-chaussée du coup ? Eh bien tous ceux qui le peuvent, parce que tout le monde ne peut pas forcément descendre dans les salles climatisées. Bah oui, forcément il y a ceux.

Il doit avoir chaud dans les chambres quand même, parce que rester dans une chambre, est-ce qu'ils ont des ventilateurs au moins ? Bien sûr. Ah d'accord, d'accord. Alors on a dû faire face à des pénuries de ventilateurs et d'équipements. D'accord. Et donc heureusement qu'on a de bonnes relations avec les commerçants du coin et qu'on a pu, sans faire la razzia, parce qu'il faut penser à tout le monde, mais pouvoir acheter quelques ventilateurs pour compléter ce que nous avions déjà.

Karine, pardonnez-moi, mais on se pose la question, comment ça se fait qu'en 2026, avec les épisodes caniculaires qui vont en augmentant, on le sait tous, on est très au courant, que la totalité de votre genre d'établissement ne soit pas climatisée ? Alors, ce n'est pas climatisé, mais on va dire que c'est aussi une réflexion d'ensemble. C'est-à-dire que le plan grand âge, ça fait très très longtemps que tout le monde l'attend, et ça fait très très longtemps que tout le monde sait qu'il va y avoir un pic démographique qui arrive à l'horizon 2030 et qui va se poursuivre jusqu'en 2050 avec le grand âge.

Donc, je vais répéter ce qui est répété très souvent, un petit peu partout, mais ce sont des choses qui s'anticipent. Oui, bien sûr ! Et l'anticipation, c'est ça notre problème. Bah, ça c'est certain. On se dit toujours que c'est pour celui d'après qui devra gérer ce qui va se passer avec le réchauffement climatique. Mais non, non, non, c'est un impact dès maintenant, et ça fait longtemps que la sonnette d'alarme est tirée. Mais politiquement, ce n'est pas forcément correct. Jean-Marie Godard ?

5:13
Invité

Oui, ce que cette dame est en train de dire, c'est une constante que moi j'ai pu constater, tant parmi les forces de l'ordre avec lesquelles j'ai pu travailler et aller en patrouille, et les personnels des services d'urgence me disent tous, il y a un point commun entre les deux, au moins un, tout le monde me dit, on est toujours dans les réactions, jamais dans l'anticipation, en permanence.

5:35
Présentateur

Et ça, c'est la vérité de nos hommes politiques, c'est-à-dire qu'on attendrait qu'ils projettent à quelques années leur programme Bruno Pommard et qu'ils prennent en compte ces nouveaux événements. Oui, il y a un plan de sauvegarde quand même qui est mis en place par les élus, il ne faut pas oublier ça, c'est obligatoire. On l'a vu avec les incendies, mais les maires ont aussi une responsabilité à mettre en place, évidemment, des noms, des numéros de téléphone, et puis de mettre, je connais une ville du Val-de-Marne par exemple, qui a mis à disposition une salle climatisée, pour pouvoir accueillir la journée, les personnes âgées, pour qu'ils puissent passer un bon moment.

Alors c'est vrai qu'on ne peut pas s'occuper de tous les appartements de toutes les personnes âgées, parce que ce sont eux les prioritaires, ce sont eux les plus vulnérables, je dirais. Mais encore une fois, il y a des choses qui sont faites, on ne peut pas dire quand même qu'il n'y a rien de fait non plus. Mais encore une fois, l'utilisation de la clim, effectivement, pose question. Bruno Pommard, entre le 17 juin et le 2 juillet 2026, la canicule, elle a provoqué 5 764 décès en France quand même. Oui, de toute manière, c'est en 2003, ça a été catastrophique. Oui, mais c'était pire.

Mais je veux dire, on se dit, ce n'est pas normal qu'encore en 2026, on ait 5 764 décès à cause de la chaleur. Oui, mais comment régler ça ? Encore une fois, on va nous dire, il faut faire attention à l'écologie, il faut faire attention au réchauffement climatique. Quand on a dit ça, on a tout dit, on n'a rien dit en fait. Vous pensez que climatiser l'EHPAD, ça va faire du mal à l'écologie ? Non, mais sincèrement, il faut arrêter. Alors, climatiser l'EHPAD, ce n'est pas forcément ce qui va faire du mal à l'écologie si on climatise avec intelligence. C'est-à-dire, ce que vous venez de dire, nous, on a de très bons rapports avec le maire de notre commune.

Et nous avons proposé de mettre à disposition, nous, on accueille toutes les personnes vulnérables, que ce soit les enfants, les parents, les grands-parents. Tout le monde peut venir se rafraîchir au sein de la résidence. La chose qui se passe dans notre milieu rural, c'est que, comme vous le disiez très justement, il y a beaucoup de politiques, enfin, beaucoup de délus locaux, parce que je pense que c'est un maillon très dynamique et essentiel, qui font beaucoup de choses pour leurs administrés. Et c'est clair que, nous, dans les communes rurales, ce qui va poser problème, c'est l'accès à nos salles rafraîchies. Pour ceux qui sont alités non-stop, quoi.

Exactement, mais même pas forcément ça, mais ceux qui sont chez eux et qui n'ont pas forcément de moyens de transport. Et qui ne pourront pas rejoindre le lieu rafraîchis. Et qui viennent d'habitude pour la journée, c'est ça ? Voilà, alors nous, on n'a pas d'accueil de jour. Par contre, nous, on est, enfin voilà, dans notre établissement, on a une dynamique solidaire et d'ouverture. Donc, on accueille tous ceux qui peuvent avoir besoin d'un lieu rafraîchi. Et puis, d'un peu de, entre guillemets, c'est un mauvais jeu de mot, mais un peu de chaleur humaine. Bravo, bravo.

8:09
Invité

Pour pouvoir profiter aussi de la vie en collectivité.

8:13
Présentateur

Je vous remercie. Ce qu'on entend, Jean-Marie, c'est qu'en fait, c'est le système D, quoi. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de prévention. Alors, il y a quand même la Céréma qui recommande de réfléchir à l'adaptation des bâtiments et de leurs usages, plutôt de considérer la climatisation comme une unique solution. C'est ça. Bon, ok.

8:27
Invité

Après, on ne va pas être critique sur tout. La grande canicule de 2003, qui est dans le souvenir de tous ceux qui ont pu la vivre, et notamment dans le souvenir des urgentistes, qui ont été ceux, d'ailleurs, qui ont sonné l'alarme à l'époque. Il y a eu des choses qui ont évolué. On a mis en place le plan national canicule qui est déclenché tous les ans, une surveillance des personnes les plus fragiles, les plans blancs dans les hôpitaux, des tas de choses comme ça à partir de 2004 qui sont montées en puissance. Les alertes canicule météo, ça date de cette époque-là. Mais par contre, effectivement, il y a des aberrations complètes.

C'est-à-dire que, oui, c'est aussi en fonction du financement d'une commune, si elle a les moyens ou si elle les a pas. Et on a découvert, avec les canicules de cet été, que les urgences, dans leur grande majorité, voire leur quasi-totalité, n'étaient pas climatisées. Et que, donc, dans les hôpitaux, on se retrouvait avec des personnes prises en charge parce qu'elles avaient des coups de chaleur, qui mettaient en danger leur santé, et qui finissaient par repartir chez elles, parce que sinon, on les hospitalisait dans des chambres à 35 degrés.

9:32
Présentateur

C'est ridicule. 0-826-300-300, c'est ce que vous entendez à l'antenne, vous fait réagir. Vous n'hésitez pas, évidemment, à nous appeler. On reçoit Pauline, qui nous appelle de Beaune, en Côte d'Or. Bonsoir, Pauline. Bonsoir, Judith. Bonsoir à toute l'équipe. Bonsoir. Alors, Pauline, vous, vous êtes professeure, donc on va changer un petit peu de côté. Vous, c'est pour les élèves dans les classes qu'effectivement, vous pensez qu'il faut que ça soit climatisé tout le temps. Je pense que la majorité des gens qui sont dans ce studio ont des enfants et qu'a priori, ils sont d'accord avec vous. Parce que quand on envoie ses enfants à l'école à 40 degrés, on vous écoute, Pauline.

10:03
Invité

Bonsoir, on a vécu une fin d'année horrible, tout simplement. Parce que les 15 derniers jours de l'année scolaire, ça n'a été que les matinées qui ont pu être assurées. Les après-midi, les élèves restaient chez eux. Donc, autant dire que ça a été très chaotique. Et puis, il faut souligner aussi qu'il faut qu'au niveau des familles, les parents puissent s'organiser aussi.

10:22
Présentateur

C'est bien beau de dire on renvoie les élèves, mais il faut qu'il y ait du monde à la maison pour les accueillir, pour s'en occuper. C'est vraiment le bazar, quoi. C'est vrai, c'est vrai. Et puis, une clim nous simplifierait la vie. Parce qu'enseigner en temps normal, en voiture... Pour se concentrer, déjà, c'est compliqué. Enseigner, c'est compliqué. Si on crève de chaud... C'est déjà une galère. Non, non, mais là, avec 40 degrés, les élèves, comment vous voulez, qui travaillent. Et nous aussi, je souligne qu'on ne peut pas travailler dans ces conditions-là. C'est un vrai cas. Non, puisqu'en plus, vous devez être debout, etc. Pauline, vous restez avec nous.

Si vous voulez faire comme Pauline et commenter au 0800 26 300 300, vous n'hésitez pas. Sud Radio, c'est votre radio, parlons vrai ensemble, 17h14, à tout de suite.

10:58
Invité

Facture.fr, logiciel de facturation en ligne, procédure PDP, PA engagée, PEPOL certifiée, présente.

11:06
Locuteur non identifié

Les Vraies Voix Sud Radio, 17h19, Judith Belair.

11:11
Présentateur

17h15, un petit rappel de nos Vraies Voix du jour. Vous êtes avec Bruno Pommard, qui me parle quand j'ai le cas sur les oreilles, donc je ne peux pas vous entendre. C'est pour voir si vous êtes efficace, cher Judith. Vous êtes président du Think Tank, Initiative Sécurité Intérieure et ancien membre du RAID. Là, je vous ai entendu, vous le savez. Et Jean-Marie Godard, ça va Jean-Marie ? Ça va. Tout se passe bien, vous êtes content ? Oui. Bon, vous êtes journaliste spécialiste des questions de sécurité et auteur de sécurité. Notre bien commun, c'est nos éditions de l'Aube. Allez, on continue avec la question du soir.

11:36
Locuteur non identifié

Les Vraies Voix Sud Radio.

11:38
Présentateur

43 départements sont placés en vigilance orange aujourd'hui avec des températures qui peuvent frôler les 40 degrés. Écoles, crèches, gares, administrations, maisons de retraite. De nombreux lieux accueillants du public restent difficiles à rafraîchir en période de forte chaleur. Et alors que les épisodes caniculaires se multiplient, une question se pose, et on vous la pose sur YouTube. D'ailleurs, vous n'hésitez pas à les commenter. Faut-il rendre la climatisation obligatoire dans les lieux publics ? Vous pouvez nous appeler aussi au 0826 300 300. Alors, on est toujours avec Pauline. Pauline, on parlait de la climatisation des classes.

Surtout, alors évidemment, on pense aux collégiens et aux lycéens, mais on imagine que dans les primaires, c'est encore plus compliqué, quoi. C'est pareil, les maternelles. Moi, j'ai un enfant qui est à l'école maternelle. Vous êtes institutrice en maternelle, vous ?

12:19
Invité

Alors non, moi, j'enseigne au niveau du collège. D'accord. Mais j'ai un enfant qui est scolarisé en école maternelle. Et donc, la maîtresse, ce qu'elle nous demandait, c'était de mettre un petit maillot de bain dans le sac. Et elle les mettait à l'ombre avec des bassines d'eau. Elle les arrosait, mais ça, on ne peut pas le faire au collège, on est bien d'accord.

12:34
Présentateur

C'est sûr que le maillot dans la cour au collège, c'est moyen. Oui, voilà. Donc, il y a des choses qui se font pour les petits que nous, on ne peut pas adapter et mettre en place avec nos grands. Alors, Jean-Marie Gautard, en 2026, le gouvernement, il a présenté un plan d'endurance face aux vagues de chaleur, en rappelant que la France connaît désormais quatre fois plus de jours de canicule qu'au début des années 80. Bon, on va reposer la même question qu'au début de l'émission. On se demande comment ça se fait qu'on n'a pas agi en amont.

C'est-à-dire qu'on a l'impression que dans un mois ou deux mois, quand ça sera terminé, on va passer aux inondations, puis on aura oublié aussi ça, puis ça va recommencer l'été prochain. Ça ne s'arrête jamais, en fait.

13:06
Invité

En fait, c'est ça. Et en fait, les climatiseurs vont arriver dans les hôpitaux quand on sera à l'automne. Oui, quand on n'en aura plus besoin.

13:11
Présentateur

Non, mais c'est vrai. Non, mais c'est ça.

13:12
Invité

Non, mais en fait, c'est toujours comme ça.

13:14
Présentateur

Bon, il faut équiper, là. On peut passer un message. Équipez-vous cet hiver pour l'été prochain, quoi.

13:19
Invité

Mais toujours est-il que, moi, je pense qu'il y a beaucoup d'urgentistes qui le pensent eux-mêmes, il faut climatiser les hôpitaux. Il faut mettre des climatis dans les hôpitaux.

13:29
Présentateur

Mais on a vu qu'il y a des nouveaux bâtis où ils n'ont même pas intégré la climatisation au départ.

13:32
Invité

Non seulement ils n'ont pas intégré la climatisation, mais il faut aussi arrêter de construire ces magnifiques bâtiments avec des baies vitrées partout. Et Jean-Marie, le nouveau CHU de Nantes, il a créé une polémique là-dessus.

13:44
Présentateur

Il nous a expliqué qu'ils ont mis un système de climatisation, c'était plutôt par air pulsé. Alors, je ne sais pas comment ils expliquent ça. Ça doit être à moitié entre la clim et le ventilateur, sûrement. Mais c'est des nouveaux hôpitaux construits où on ne met pas une vraie clim, entre guillemets. On peut se poser la question. Alors, ils se sont défendus là-dessus, la direction de l'hôpital, mais ça pose question quand même. Ça pose vraiment question. Oui, parce que quand on est malade, quand même, visiblement, on est peut-être amoindri. On a besoin sûrement d'être rafraîchis quand il fait très très chaud. Tiens, qu'est-ce que vous faites ? Vous avez la clim chez vous, les auditeurs ?

Vous n'hésitez pas à nous appeler pour commenter, pour nous expliquer comment vous faites pour affronter ces fortes chaleurs. 0826 300 300. On est avec Fabrice, qui nous appelle Doloron, Sainte-Marie, c'est en Pyrénées-Atlantique. Bonsoir, Fabrice.

14:22
Invité

Bonsoir à tous les trois.

14:23
Présentateur

Bonsoir. Bienvenue. Alors, Fabrice, pour vous, dans les EHPAD et dans les écoles, en fait, ça devrait être obligatoire, cette climatisation. Déjà, oui, dans les EHPAD et dans tout ce qui est du sanitaire, les hôpitaux, les EHPAD, tout ce qui accueille des gens en malade. Ça, pour moi, il n'y a même pas à réfléchir. Ça serait impératif, ça serait obligatoire. Quant aux écoles, je dois avouer que j'ai changé d'avis. Et je vais vous expliquer pourquoi. Parce qu'au début, bêtement, j'avoue, on ne savait qu'on soit bête. Pourtant, vous n'êtes pas blonde comme moi, Fabrice. Et bêtement, au début, je me disais, allez, pour trois semaines, un mois. Et puis après, j'ai réfléchi.

J'ai réfléchi qu'effectivement, si toutes les écoles étaient climatisées, lors des grosses périodes, c'est-à-dire de juillet-août, quand les écoles sont fermées, les écoles pourraient être réquisitionnées pour servir de lieu d'accueil, justement, pour les personnes vulnérables. C'est une bonne idée, ça. Pour qu'on puisse les accueillir dedans, justement. C'est vrai qu'on pourrait mettre à disposition ces bâtiments publics aux gens dont il y en a besoin. On pourrait quand même ministre de l'écologie. Ah oui, Fabrice, futur ministre de l'écologie. Ça va lui plaire. Bon, je vais vous l'ouvrir. J'en perds mon langage.

Mais pour aller dans sa direction, quand je vous parlais du plan de sauvegarde prévention que mettent en place les élus, ça peut être un peu ça, quand ils réquisitionnent, par exemple, la salle de conférence ou le théâtre ou je ne sais quoi, effectivement, pour accueillir les gens. Mais il y a possibilité, effectivement, peut-être faire des réquisitions entre la mairie et l'éducation nationale pour pouvoir répondre à ce type de choses. C'est une excellente proposition.

16:07
Invité

On arrive à agir pour héberger les gens quand ils ont vraiment trop chaud dans un certain nombre de communes où on prend la décision d'ouvrir des centres, effectivement. Mais on arrive aussi à le faire quand il y a une urgence extrême qui arrive, comme les enfants ont dit. On a réussi à mobiliser des centres culturels pour accueillir des gens. On pourrait faire la même chose pour la canicule.

16:31
Présentateur

Parce que c'est une urgence extrême.

16:32
Invité

Mais parce que c'est une urgence extrême. Ça met à mal la santé. Enfin, il faut quand même rappeler les chiffres de 2003. L'INSERM a fait une étude soutenue par l'Union Européenne en 2007. Ils ont affiné. L'été 2003, c'est 20 000 morts en France. L'été 2003, c'est 20 000 morts en France. 70 000 dans l'Union Européenne. Donc, on est quand même sur quelque chose d'urgent.

16:55
Présentateur

Mais Judith, la réponse, elle n'est pas encore nationale. On n'a pas besoin d'un ministre écologique qui nous explique ça ou je ne sais quoi. Encore une fois, c'est comme les masques et tout. C'est du local, mais c'est du local. Le local a la réponse. Il faut que l'État, au contraire, soutienne les responsables. L'État, il a fait un truc, par exemple, en août 2025. Il a lancé ADAPT Bâti-Confort. C'est un programme doté de 9 millions d'euros pour financer des solutions de rafraîchissement des bâtiments. J'ai envie de dire, mais pourquoi ils n'achètent pas des clims ? Pourquoi ils n'achètent pas des clims ? Je vous pose la question.

17:21
Invité

Je pense qu'il faut équiper. Moi, je suis pour qu'on équipe tous les établissements publics.

17:25
Présentateur

Qu'est-ce qui bloque alors, finalement ? C'est les écologistes ? Vous parlez de quoi ? Je dis de 9 millions d'euros ? Pour la France en tient ? Pourquoi ? Non, c'est pour financer des solutions de rafraîchissement des bâtiments via des certificats d'économie d'énergie. C'est un peu pompeux, quoi. C'est du charabia. Oui, c'est ça. On est d'accord. On finance un cabinet d'experts qui va nous expliquer comment... Laissons faire nos élus locaux. Ils sont capables de répondre. Je suis sûr à plein de réponses. Il suffit que l'État centralisé puisse les aider.

17:52
Invité

Écoutez le terrain. Pardon ? Écoutez le terrain. Bien sûr.

17:55
Présentateur

Oui. On va écouter un petit son qui date de fin juin. C'est une dame qui parlait de chez Colombes. C'était chez BFM TV, chez nos confrères.

18:04
Invité

Vous vous battez depuis plus d'une semaine pour installer une climatisation mobile dans sa chambre d'hôpital. Je précise que vous êtes prêts à le faire à vos frais. Qu'est-ce qu'on vous répond ? Et donc, la médecin-chef s'est juste contentée de lui dire non, sans lui expliquer pourquoi.

18:17
Présentateur

Non, non, c'est pas possible. Mais sans donner aucune raison valable à ce moment-là. Quand ma mère m'a dit ça, évidemment, j'ai relancé l'affaire. Et j'ai moi-même rappelé l'hôpital pour obtenir satisfaction. Et là, j'ai donc eu une cadre de santé qui m'a dit, dans un premier temps, que ça serait inéquitable pour les autres patients. Et ensuite, j'ai dit tout de suite que ce n'était pas une réponse valable à mes yeux. Et derrière, on m'a dit qu'on devait revenir vers moi. On n'est pas revenu vers moi. Il a fallu que je relance encore l'affaire.

18:52
Invité

Et là, on m'a sorti une autre excuse comme quoi ça pourrait faire sauter toute l'électricité de l'hôpital, que l'électricité était tellement vétuste que ça serait extrêmement dangereux pour l'ensemble du personnel et des patients.

19:05
Présentateur

Bon, vous l'aurez compris, c'est son fils qui parlait. C'est une dame de 83 ans qui voulait se faire climatiser sa chambre d'hôpital, en fait, parce qu'elle crevait de chaud, quoi. Et on parle d'inéquité par rapport aux autres. Alors oui, effectivement, c'est inéquitable. Mais à un moment donné, quand on peut donner des solutions de rafraîchissement à des gens qui souffrent, qu'est-ce qu'on doit faire ? On doit être inéquitable ou pas, Bruno ? Oui, non, mais je pense que la réponse de l'hôpital n'est pas la bonne. À la limite, ils auraient pu dire que ça fait effectivement du bruit. Et qu'à côté, ça peut faire, parce que ça fait réellement du bruit. Mais on peut l'entendre.

Mais encore une fois, le fils de cette dame, le pauvre, a essayé évidemment d'aider sa mère. Et c'est tout à fait honorable maintenant. Effectivement, ce n'est pas très intelligent comme réponse.

19:42
Invité

Ce n'est pas très intelligent comme réponse. C'est l'administration. Non, mais il y a souvent un décalage entre l'administration et les gens sur le terrain. Et je parle des urgentistes. Mais pour éviter ce genre de problème, justement, et de système D des gens, il faut climatiser les hôpitaux. Tout simplement. Après, je pense que le problème qu'ils ont sur la climatisation générale de tous les hôpitaux, c'est le coût, en fait. Oui, c'est pas seulement le coût d'achat du matériel, mais la consommation d'électricité. Bien sûr. On n'en parle pas, mais je pense que c'est ça qui leur pose problème, en plus.

20:16
Présentateur

Pauline, vous êtes toujours avec nous ? Oui, je vous écoute. Alors, quand vous entendez, justement, que dans les hôpitaux, par inéquité, on ne veut pas climatiser la chambre d'une dame, qu'ils demandent ardemment, et tout ce que vous venez d'entendre, qu'est-ce que ça vous... comment vous réagissez ? Qu'est-ce que ça m'inspire ? Oui, c'était ça que je cherchais comme mot, merci beaucoup. J'hallucine, j'hallucine. C'est dingue. Comment vous êtes chez vous, vous, Pauline ? On a des solutions et on ne les met pas en place. Comment ? Comment c'est chez vous ? Il fait chaud ? Moi, j'ai la clim. Vous avez la clim à la maison ? Oui, c'est chaud.

Mais j'ai la clim, j'ai cette chance-là, mais évidemment, on suffoque à l'extérieur. Et vous l'avez mise depuis longtemps, la clim, chez vous ? Ça fait deux ans qu'on l'a installée, et puis ça devient indispensable. Mais je répète que j'ai beaucoup de chance, parce que tout le monde ne peut pas se l'installer. Bien sûr. On va demander à Fabrice, tiens, qui nous appelle de Holoron, Sainte-Marie, en Pyrénées-Atlantique. Fabrice, vous êtes comment chez vous, vous ? Il fait très très chaud, mais moi, j'ai craqué, j'ai craqué. Vous avez acheté une clim, quoi ? Mais vous savez, vous avez le droit, ne vous sentez pas coupable.

Non, non, non, non, mais je veux dire, je n'ai pas eu de problème pour l'installer, parce que quand je l'ai commandé, j'ai été installé en décembre 2024. Alors, ça a été très vite libéré. C'est ça qu'il faut faire, en fait. Préparons-nous cet hiver. Parce que je pense qu'effectivement, à un moment donné, on a beau trouver des solutions de rafraîchissement, etc., il n'y en a pas d'autres, aujourd'hui, qu'est-ce qu'il y a comme solution concrète, mis à part des climatiseurs, Jean-Marie Godard ? Il n'y en a pas.

21:43
Invité

Des bâtiments correctement isolés, ça, oui, mais il faut le faire. Mais ça prend du temps, ça prend plus de temps que d'acheter un climatiseur.

21:49
Présentateur

C'est une politique qui soit menée, là-dessus. Et les ventilateurs, alors évidemment, ça brasse, on dit, de l'air chaud. Je n'en ai un, ce n'est pas désagréable. Ça fait moins de bruit, je le disais tout à l'heure, par rapport aux petites clims individuelles. J'ai acheté une, moi, ça fait un bordel, excusez-moi le terme. Ça fait quand même beaucoup le bruit. Sauf si on a des super clims qu'on installe, là, qui coûtent plusieurs milliers d'euros. Ça, il faut avoir beaucoup d'argent. Bon, là, c'est une grande efficacité et c'est silencieux. Mais les petites clims, c'est vrai que ça fait beaucoup le bruit, quand même. Oui.

Alors, juste pour avoir quelques chiffres sur le changement climatique, le premier bilan annuel des impacts du changement climatique, qui a été publié en juillet, indique que la France hexagonale a atteint, en 2025, plus 2,2 degrés par rapport à l'air pré-industriel. On a explosé les compteurs. Ça ne va pas aller en s'arrangeant. Donc, finalement, si je devais vous donner le mot de la fin, Jean-Marie Godard.

22:33
Invité

Mais, en fait, je ne pense pas qu'il faut... En fait, effectivement, il faut s'adapter au terrain et voir ce que les gens de terrain disent. Je ne pense pas qu'il faut mettre de la clim absolument partout. Parce que ça, je l'ai vu dans le sud, notamment. Je suis allé à Marseille il n'y a pas longtemps. En fait, les bus sont climatisés, il y a la climatisation partout. Mais, en fait, le résultat, c'est que vous passez votre journée, quand vous travaillez, parce que les clims sont à fond en plus. Chauffe-froid, chauffe-froid, chauffe-froid. On va passer de 19 à 40 et 40 à 19, comme ça, toute la journée. Et, franchement, c'est totalement épuisant.

Je ne suis pas sûr que ce soit top en matière de santé. En revanche, il y a un certain nombre d'établissements sanitaires, de santé, de lieux publics, qui accueillent justement des personnes vulnérables, des gens qui ont des problèmes de santé. Et tous ces endroits-là, ils doivent être climatisés.

23:15
Présentateur

Merci beaucoup. Merci à nos auditeurs, Pauline et Fabrice. Vous nous rappelez quand vous voulez. Ça, c'est les blagues de Bruno Pema. Alors, vous savez que vous pouvez commenter tout au long de ce que vous entendez à l'antenne sur Sud Radio. On va faire un petit point, d'ailleurs, sur vos commentaires avec Quentin Saunier. Puis, vous n'hésitez pas, évidemment, si vous avez quelque chose à dire. C'est 0800 26 300 300. On vous écoute, Quentin.

23:34
Invité

Puisqu'on vous pose cette question sur notre chaîne YouTube, faut-il rendre la climatisation obligatoire dans les lieux publics ? Et vous répondez oui à 76 %. Vous nous laissez aussi beaucoup de commentaires. Pour Marcel, Marcel est contre la climatisation. Il dit que c'est une horreur pour la planète. Et on a Claudette qui nous dit « Je suis pour la climatisation dans les lieux d'accueil et de soins, crèches, écoles, EHPAD. Mais tout ce qui est magasins, centres commerciaux et restaurants devrait rester un choix du propriétaire. »

24:00
Présentateur

On a des auditeurs mitigés aujourd'hui. Allez, 17h28 sur Sud Radio. Restez avec nous dans un instant. C'est le tour de table de Vraie Voix. A tout de suite. À 17h31, c'est le tour de table de Vraie Voix.

24:14
Locuteur non identifié

Les Vraies Voix Sud Radio.

24:16
Présentateur

Jean-Marie Godard, on va rester un petit peu dans le sujet des hôpitaux. Puisque vous, votre sujet, c'est qu'ils sont noyés sous les procédures, ces urgences hospitalières aussi, qui font finalement beaucoup plus que du médical.

24:27
Invité

Exactement. En fait, ce qui m'a rappelé, ce que j'avais fait avec les urgences, j'ai passé un an dans les services d'urgence et aujourd'hui, je connais beaucoup d'urgentistes avec lesquels je continue à discuter. En fait, j'ai été un peu alerté et j'ai senti un gros parallèle avec la note qui a été envoyé par M. Darmanin à M. Nounes sur les services d'enquête de police totalement débordés par un nombre de procédures absolument hallucinant.

En fait, j'ai vu aux urgences aussi des gens qui font beaucoup plus que du médical, qui font du social, qui m'ont dit que si l'urgence, c'est une paire de chaussures et un café, on va le faire, qui pallient un peu comme la police tout ce que les autres ne peuvent plus ou ne veulent plus faire à l'extérieur. Je peux vous parler de gamines embarquées dans des gamines du 93 qui aboutissent dans le sud de la France. qui ont été prises en main par des réseaux de prostitution qui sont d'ailleurs les mêmes que les réseaux de narcotrafic. On trouve à peu près les mêmes personnes à la tête.

25:39
Présentateur

On en parlait aussi en disant qu'ils allaient se servir à la ZEU souvent.

25:43
Invité

Qui se retrouvent, qui sont prises en charge et d'ailleurs aussi parfois amenées par la police aux urgences pédiatriques avec une administration et des services extérieurs qui leur disent, écoutez, si elle est chez vous, gardez-la parce qu'au moins elle est en sécurité, nous on n'a plus les moyens d'agir. Donc on est quand même dans des situations comme ça qui sont absolument incroyables. Voilà, les SDF qui viennent dormir dans les salles d'attente des urgences parce qu'ils y sont en sécurité, plus toutes les consultations médicales, plus les épidémies de grippe, plus le Covid qu'on a eu en 2020 où moi j'ai rencontré plein d'urgentistes qui m'ont dit quand ils ont travaillé en 2020.

Alors ce qui était intéressant, c'est qu'aux urgences à l'hôpital, au moment du Covid, il n'y avait plus personne. Parce que les gens ne venaient pas parce qu'ils avaient peur de tomber malade. Le problème, c'est que ça a entraîné une perte de chance pour certaines personnes qui avaient des problèmes de santé. Les urgentistes, il y en a beaucoup des médecins qui se sont investis dans d'autres services où on prenait en charge des malades du Covid. Ils sont pour moi beaucoup les MacGyver de l'hôpital. J'ai tendance à souvent les appeler comme ça. Ils ont inventé des solutions incroyables pendant le Covid. On les a applaudis tous les soirs à 20h.

Tout le plafond administratif qu'il y avait au-dessus a éclaté. Il y a plein de médecins urgentistes qui m'ont dit pendant le Covid, c'est paradoxal. J'étais épuisé, mais j'ai eu l'impression que je faisais mon métier, vraiment mon métier. Et après, la chape est revenue et en fait, il y a plein de départs aux urgences. Il y a plein de gens qu'on en marque, qui n'en peuvent plus.

27:09
Présentateur

Et puis ils ne sont pas très bien payés en plus.

27:11
Invité

Ils ne sont pas très bien payés. Ils craquent, les horaires sont absolument hallucinantes. Et ils règlent tous les problèmes de la société. En fait, c'est un service qui va d'une crise à l'autre, en permanence. Et quand on parle de la crise des urgences, à chaque fois quand il y a un mouvement de grève ou que ça finit par exploser, on balance une grande enveloppe de fric. Et puis, ça dure quelques années. Et puis, ça recommence. Et ça fait 30 ans que c'est comme ça.

27:34
Présentateur

Mais Jean-Marie, moi, je partage tout à fait ce que tu dis. Le problème des urgences, l'engorgement des urgences, il vient aussi des déserts médicaux. Moi, j'ai été maire pendant 12 ans de mon petit village. On n'avait pas de médecin. Qu'est-ce qu'on fait quand on est malade ? On va direct aux urgences. Et on encombre les urgences avec des conneries, parfois. Alors, on peut comprendre que la jeune maman avec son gamin qui a une angine blanche ou je ne sais quoi, veut à tout prix, parce qu'elle a peur que son gamin meure, je dirais, elle veut aller à tout prix aux urgences.

Mais quand on voit la multiplication de gens qui vont aux urgences pour des conneries, excusez-moi le terme, c'est une catastrophe. Et c'est là où on en arrive. Mais c'est pour ça qu'aujourd'hui, pour aller aux urgences dans les grandes villes, on passe par le SAMU. Parce que sinon, en fait... Oui, bien sûr, il faut qu'il y ait aussi l'avant. Mais c'est insupportable. Les urgences doivent régler des urgences, des vraies héritables urgences. Et non pas le petit bobo ou la petite maladie que... Donc la solution, ça serait de remédicaliser le territoire. Mais finalement, c'est... C'est une catastrophe. Mais le médical a ses responsabilités.

On a 250 000 médecins généralistes spécialistes en France. Il n'y en a pas dans les campagnes. Vous allez dans le rural, vous trouvez quasiment plus personne. Parfois des urgentistes qui viennent faire des extras et qui sont bien payés, tant mieux pour eux. Ou des véhicules mobiles aussi. On est en train de créer ça avec des médecins qui se baladent à travers les villages. Mais le médecin de campagne, moi que j'ai connu quand j'habitais Corbert-les-Cavannes, dans les Pyrénées-Orientales là-bas, c'était formidable. Alors il passait une demi-heure avec vous. Et il connaissait tout le monde. Il le connaissait par cœur. Vous avez vu grandir. Je veux bien que la société ait évolué.

C'est une chose. Mais encore une fois... Il y a une perte de contact aussi, de lien comme ça. Donc il faut que les médecins se bougent aussi. Parce que moi j'habite Vincennes. Les endroits riches, excusez-moi de le dire. Il y a des médecins. Mais autour de tout, c'est tout. Expliquez-moi ce que vous voulez, mais c'est comme ça. Il y a une disparité effectivement sur le territoire.

29:12
Invité

Il y a une énorme disparité sur le territoire au niveau des médecins. Mais je crois, moi, les urgences, c'est ce débat sur... Il faut qu'on arrête d'accueillir aux urgences ce qu'on appelle de la bobologie. En fait, ça fait des années et des années qu'il a lieu. Et moi, le sentiment que j'ai, c'est que ce problème, il existe et il continue à exister. Parce qu'on n'a jamais pris une décision. Et ça, ça relève du politique. On n'a jamais tranché le débat. Est-ce que ça doit toujours s'appeler les urgences ? C'est le service, c'est la porte de l'hôpital. Et de fait, dans toutes les grandes villes, les urgences, c'est en fait un dispensaire de tri pour du social, pour du médical.

Où il y a énormément, voilà. Bon, il y a des vraies urgences aussi quand même. Il y a aussi des vraies urgences, oui. Je citerai la phrase d'un chef de service qui m'a dit, il y a des étudiants qui arrivent chez nous, qui sont déçus par les urgences parce qu'ils veulent faire de la vraie urgence. Et nous, on leur explique au bout d'un moment qu'il y a plus de peine de cœur que d'un infarctus dans un service urgences.

30:14
Présentateur

Fracture du myocarde. Bruno Pommard, vous voulez nous parler de ces deux... Alors, vous allez nous faire un petit tuto parce que c'est un peu un teaser pour notre débat qui vient. On va en parler de ces policiers municipaux qui ont été attaqués à Toulouse. Vous, vous allez nous expliquer, et ça c'est un vrai sujet pour vous tous, les auditrices évidemment beaucoup, les auditeurs aussi. Qu'est-ce qu'on fait quand on se fait agresser ? Comment répondre à une agression à l'arme blanche, Bruno Pommard ?

Oui, c'est important parce qu'effectivement, on voit les gens beaucoup démunis quand on voit les attaques au couteau, avec les vidéos qu'on voit parfois, même parfois nos policiers qui sont annués, parce qu'est-ce qu'on le neutralise au taser ? Est-ce qu'on le neutralise à l'arme létale ? Est-ce qu'on va au contact ? On ne va pas au contact comme ça, je peux vous assurer, même en étant avec un déguisement de policier, je peux vous assurer qu'on ne va pas au contact d'un gars qui a un couteau comme ça. Ce n'est pas vrai parce qu'un couteau fait plus mal qu'une arme de poing. Vous voyez ce que je veux dire ? En quelques secondes, on peut donner 5-6 coups le couteau très facilement.

Donc, il y a effectivement des postures à avoir qui sont importantes. Il y a ce que j'appelle les 3 C. Courir, se cacher, combattre ou tout au moins alerter. Courir, se cacher, ça me va très bien. Oui, mais bien sûr, ne cherchons pas à aller à tout prix faire le zoro, jouer les Zones Satan, je ne sais quoi. Il faut être formé et encore que, croyez-moi, parce que le couteau, ça fait des dégâts. Donc, encore une fois, laissons faire ça à nos policiers, à nos policiers nationaux, gendarmes et policiers municipaux, parce qu'ils sont souvent équipés. On l'a vu dans ce qu'on a vu à Toulouse. Heureusement qu'il avait un gilet par coup, parce que ça aurait pu être pire.

Donc, encore une fois, il faut être vigilant. La meilleure des réponses, qu'on soit une femme, un homme, et qu'on n'est pas aguerri au sport de combat, encore qu'eux, c'est se planquer, dégager de la zone, ne pas servir de target, comme on dit, de cible à ces gens-là. Ça, c'est essentiel. Se planquer dans la mesure du possible et alerter quand c'est possible. Et si ce n'est pas possible d'alerter que l'individu vienne au contact de vous, c'est se protéger. Se protéger, ça veut dire prendre une veste ou un pulse, le mettre autour des bras pour pouvoir se protéger. Et ça, je crois que c'est important. C'est le B.A.B.A. Alors, certains vont dire, ah oui, mais ce n'est pas évident.

Enfin, encore une fois, ce sont des éléments d'information qu'on donne à nos auditeurs, mais je crois que c'est important de prendre ça en considération. Donc, la première chose, c'est de dégager de la zone. C'est essentiel. Merci beaucoup, Bruno Pommard. Je pense que ça ne se commande pas. Merci pour ces informations, pour le coup, parce qu'on les retient tous et toutes, évidemment. Vous restez avec nous. Dans un instant, on se demande ce que vous feriez. Si vous, les auditeurs de Sudaradio, vous étiez ministre, vous savez, ici, vous pouvez tout faire.

Vous pouvez nous appeler, vous pouvez discuter, vous pouvez vous projeter en tant que ministre, vous pouvez jouer au Blind Test, enfin bref, c'est votre antenne, 17h39. A tout de suite.

32:46
Locuteur non identifié

Les Vraies Voix Sudaradio, 17h19, Judith Belair.

32:50
Présentateur

Ah, 17h41, vous le savez, Sudaradio, c'est 20h30. On file au standard, au 0800 26 300 300, puisque c'est votre temps à vous pour être ministre, tiens.

33:01
Locuteur non identifié

Les Vraies Voix Sudaradio.

33:02
Présentateur

Et on est avec Lauriane, qui nous appelle de Lyon. Bonsoir, Lauriane. Bonjour à tous. Lauriane, vous avez, alors si vous étiez ministre des élus, tiens, hein, c'est pas mal, ça, puisque ça va plaire à Bruno Pommard. Ah oui, ah oui, oui. Alors, vous avez trois propositions à nous faire, Lauriane, on est très attentifs, on vous écoute.

33:20
Invité

Alors, ok, donc, le premier point, ce serait redonner du pouvoir aux maires. En fait, j'aimerais donner davantage de responsabilité et de liberté aux maires, afin qu'ils puissent prendre des décisions plus rapidement, surtout en fonction des besoins de la commune. Oui. Et puis, en fait, ce que j'aimerais, c'est également, du coup, réduire certaines contraintes administratives qui ralentissent leurs projets. Et parce qu'en fait, comme les maires sont plus près des habitants, ils doivent avoir les moyens d'agir efficacement pour leur territoire.

33:49
Présentateur

C'est vrai, très juste. Ça va plaire à Bruno Pommard. Oui, oui, c'est excellent, vous avez raison. C'est une véritable nécessité, oui. Allez, on continue, point 2. Point 2, donner davantage de moyens aux communes.

34:02
Invité

Donc, je renforcerai les moyens financiers des communes, surtout pour les petites communes qui ont parfois du mal à financer leurs projets, pour, en fait, surtout pouvoir entretenir les routes, les bâtiments publics, développer des équipements, améliorer les services proposés aux habitants, pardon. Et puis, voilà, pour en fait que la commune ait les moyens d'investir pour préparer son avenir.

34:22
Présentateur

Oui, ça, c'est très juste aussi. Allez, troisième point.

34:26
Invité

Et troisième point, renforcer les moyens de la police municipale. Donc, là encore, je donnerai aux maires davantage de moyens pour, en fait, recruter, former, équiper les policiers municipaux. Tout ça, en fait, pour renforcer leur présence sur le terrain, améliorer la sécurité et la tranquillité dans les communes. Parce que je pense que les policiers municipaux jouent quand même un rôle essentiel au quotidien et doivent être mieux soutenus.

34:47
Présentateur

Tiens, ça nous donne un beau sujet, ça. Merci beaucoup, Lauriane, à vous restez avec nous, évidemment, parce qu'on a envie d'en parler de nos élus, depuis tout à l'heure, avec Bruno Pommard aussi, notamment Jean-Marie Godard. C'est vrai que toutes ces contraintes administratives dont vous parliez, pour ce qui est des urgences, etc., c'est la même chose pour les mairies, effectivement. C'est la même chose pour nos élus, qui passent parfois plus de temps à régler des problèmes administratifs qu'à s'occuper de leurs administrés. Et donc, finalement, c'est un peu global sur le territoire.

On a l'impression qu'on est dans Astérix et Obélix, vous savez, les douze travaux quand ils cherchent le formulaire au 360, là. Finalement, on a l'impression que c'est, en fait, c'est kafkaïen. Et ça, c'est vrai depuis toujours, en France.

35:22
Invité

On a en France un millefeuille administratif avec, parfois, des directives et des règlements qui se contredisent. Je pense que le problème, c'est qu'on a voté des lois, des lois et des textes, c'est des décrets et des trucs. Vous vous retrouvez même avec des services administratifs pour lesquels les citoyens savent qu'il y a un nouveau décret qui est paru et que c'est celui-là qui doit s'appliquer. Et ce n'est même pas encore redescendu au service administratif qui est censé l'appliquer. Non, mais vraiment, ça existe vraiment.

Et donc, effectivement, les maires, comme beaucoup d'autres personnes, comme d'ailleurs, on pourrait en parler, les forces de l'ordre, sont noyés dans les directives, les procédures, des choses extrêmement lourdes que plus personne ne comprend. Et en premier lieu, d'ailleurs, les citoyens. On pourrait parler aussi des gens et de la lourdeur administrative de toutes les choses, les formulaires à remplir.

36:12
Présentateur

A priori, c'est plus ou moins dématérialisé pour la plupart aujourd'hui.

36:15
Invité

C'est plus ou moins. Mais ce qui n'a pas forcément simplifié les choses parce qu'on a des logiciels qui ne fonctionnent pas ou mal ou qui sont saturés très vite.

36:23
Présentateur

Ah oui, les deux qui ne retrouvent pas la même affaire pour faire le lien, etc. Et qui ont traité deux choses différentes. Alors, c'est la même chose.

36:31
Invité

Et nous désirons obtenir le laissé-passer à 38.

36:34
Présentateur

Ah, merci, mon cher Julien. C'était donc le laissé-passer à 38, Bruno Pommard. Donc, on a effectivement un vrai problème de doublon, de tout ce qu'on peut imaginer, parce que le politique réagit, et en particulier la haute fonction publique, évidemment, parce qu'ils sont tous formés à la même école, ils ont tous allé à l'ENA, la plupart. Je parle du haut de la pyramide. Voilà, à chaque fois qu'il y a un problème, évidemment, on fait une loi. On fait une commission, on fait une loi. Formidable, ça passe à l'Assemblée nationale, ça revient au Sénat, ça repart à l'Assemblée nationale, et puis on fait une loi. On a, je crois, le nombre de lois en France qui est exponentiel, ça n'arrête pas.

Bon, résultat, sur le terrain, évidemment, ça ne se concrétise pas. Donc, il y a un vrai travail à faire là-dessus. Mais le problème, c'est qu'on a notre haute fonction publique qui est formatée comme ça. C'est-à-dire qu'on fait des règlements systématiquement. Quand il y a un problème, on ne cherche pas à règle le problème. Ça nous rassure. C'est ce que disait très justement Célle de Gaulle, je crois qu'il disait. Quand il y a un problème, on crée une commission pour mieux enterrer le problème. C'est ça. C'est exactement ça. Lauriane, vous l'avez vu, Astérix Obélix, vous aussi. Oui, ça remonte. Oui, ça remonte.

Mais vous êtes d'accord qu'en fait, les sujets que vous abordez, notamment cette idée de ces contraintes administratives qui étouffent nos élus, c'est un peu un problème majeur, effectivement, et que si c'était allégé, ils pourraient aller plus au concret, quoi, avec leurs administrés. Oui, tout à fait. Ils perdent vraiment de temps. Oui, c'est sûr. Et alors, tiens, Bruno Pommard, sur cette idée de donner davantage de moyens aux communes, vous qui avez été maire, donner davantage de moyens, c'est toujours l'État qui doit donner ça. Bon, c'est un peu mitigé. Est-ce que ce n'est pas aussi aux communes de créer des nouvelles sources de revenus à un moment donné ? C'est compliqué.

Moi, si je ramène ça à mon petit village de 125 habitants, je ne produis pas grand-chose, effectivement. Ce qui me coûte les yeux de la tête, ce qui me coûtait les yeux de la tête, c'est la voirie. Ça coûte un fric de dingue, c'est le cas de dire. C'est les départements souvent qui les prennent en compte maintenant. Mais effectivement, créer de la valeur, c'est un peu compliqué. Et qui plus est pour les petits villages. Quand c'est un petit village comme ça. Voilà, c'est compliqué. Non, encore une fois, je crois que les préfets à leur niveau doivent se mettre un petit peu à la page. Et encore une fois, ils arrondissent un peu plus quand même. Moi, ça fait douce.

Oui, vous trouvez que ça bouge dans le bon sens ? Oui, oui, oui. Ils essaient de faire... Vous savez que même avec leurs services administratifs, même les préfets sont embêtés. Moi, j'ai fait des réunions avec le préfet parfois... Mais ça ennuie tout le monde, c'est ça qui est drôle dans l'histoire. Mais d'abord, c'est la hiérarchie au niveau qui met en place des règles. Donc, le chef de service, il met en place des règles lui aussi. Et il les applique, c'est le cas de dire. Et quand le préfet, le maire vient voir le préfet pour lui dire j'ai besoin de tel truc ou tel truc. Je vous parle d'un exemple concret. J'avais besoin d'une zone de baignade sur mon petit lac.

J'ai fait une réunion, je me suis retrouvé avec 20 cadres de la préfecture autour de la table pour une baignade de 20 mètres sur 20 mètres. Et alors, vous l'avez eu, votre zone de baignade ? Je l'ai eu parce que j'ai un peu gueulé. Ça ne vous sent pas du tout. Le préfet a été compréhensible. Mais tous les services trouvaient quelque chose à redire. Évidemment. Il y a tellement de règles. Ils me disaient, ça, ce n'est pas possible. Ça, ce n'est pas possible. J'ai dit à un moment donné, je ne fais rien, j'arrête ça. Donc, le préfet, même lui, sur soi parfois, peut passer au-dessus évidemment et décider lui-même. Mais c'est un véritable problème en France. Ça, c'est clair.

Et sur cette idée de renforcer les moyens de la police municipale, on va en reparler dans un instant, mais bon, finalement, la police municipale, elle est déjà armée. Est-ce que ce n'est pas aussi un problème de formation, parfois, Jean-Marie Godard ?

39:49
Invité

Alors, ils ont une très bonne formation. Mais moi, je pense que ce serait pas mal. Là, je trouve qu'on est en pleine contradiction. On est en train de, justement, on parlait des lois. On est en train de mettre en place des lois. Il y en a une qui est en cours de discussion en ce moment qui vise à donner plus de pouvoir à la police municipale, aux polices municipales. Le beau veau de la police municipale, d'ailleurs. C'est ça. Il y a eu un beau veau de la police municipale.

40:15
Présentateur

C'est bien.

40:15
Invité

C'est un bon teasing

40:16
Présentateur

pour notre débat qui vient.

40:18
Invité

Mais le problème, c'est qu'il y a un moment où il va falloir qu'on trouve l'équilibre entre qui fait quoi ? La police nationale, la gendarmerie nationale, la police municipale.

40:26
Présentateur

Sur le territoire, en zone rurale, c'est plutôt la gendarmerie.

40:28
Invité

C'est plutôt la gendarmerie. Et donc, la police municipale est censée être devenue... Sur les tout petits villages,

40:34
Présentateur

il n'y a pas de police municipale.

40:35
Invité

On a le garde-champrette.

40:37
Présentateur

C'est ça. On connaît encore. Alors, sur les villes, la police municipale sert de police de proximité, puisqu'on parle de ça. Police nationale, on disait avant, on a besoin de police de proximité. Non, maintenant, c'est transfert, c'est fait avec les polices municipales, ce qui est compréhensible, effectivement. Il faut qu'il y ait surtout de la cohésion entre ces services, gendarmerie, police nationale, police municipale. Le plan sur la sécurité globale, la fameuse loi qui avait été faite par Jean-Michel Fauvergue et Alice Toureau a été intéressante dans ce sens, du temps de Gérald Darmanin.

C'était où on donnait un petit peu plus de pouvoir aux policiers municipaux, on leur déléguait un peu plus de missions et on travaillait plus en collaboration. Ça se fait, ça se travaille bien.

41:14
Invité

Le continuum de sécurité. Pardon ?

41:16
Présentateur

Le continuum de sécurité. Merci, je cherchais le terme. Et tout ça avance dans le bon sens, je pense. Il y a encore des équilibres à trouver, mais je pense que ça avance dans le bon sens. Qu'est-ce que vous feriez si vous étiez ministre des élus en trois points, vous, Bruno Pema ? Je crois que ce qu'a proposé la dame, c'est responsabiliser nos élus, leur faire confiance, leur donner plus de moyens, évidemment, en contrôlant comment ils les utilisent. Mais ça, je crois que c'est essentiel.

En matière de police municipale aussi, un petit peu plus de pouvoir, parce que le régalien a toujours peur du local, parce qu'on pense toujours que les polices municipales, c'est un peu la garde prétorienne du maire. On n'est pas dans les pays totalitaires, que je sache. Donc voilà. Jusqu'à proche du contraire. Mais je crois que la police municipale a du sens et l'élu doit avoir beaucoup plus de responsabilités vis-à-vis de sa PM.

41:58
Invité

Et ça, c'est quelque chose essentiel.

41:59
Présentateur

Jean-Marie Godard, vous adhérez, vous avez des points à rajouter, vous ?

42:01
Invité

Oui, mais justement, quand je disais qu'on est parfois en pleine contradiction, c'est qu'on a des discussions de textes pour donner plus de pouvoir à la police municipale qu'elle n'a pas actuellement. Et pourtant, aujourd'hui, tous les maires peuvent, après, avec l'autorisation du préfet, armer leur police municipale. Il y a des communes qui ont des moyens, qui ont une police municipale qui finit par ressembler aux raids en termes de moyens. Ils ont même plus de moyens que la police nationale qui est présente sur le territoire. Donc, ça crée

42:30
Présentateur

des inégalités aussi.

42:31
Invité

Oui, mais le problème, c'est qu'actuellement, ils ont des 4x4, ils ont des motos, ils sont super équipés avec les gilets pare-balles, les armes et tout, en ayant encore les prérogatives d'un garde champêtre. Donc, il y a un moment où il va falloir qu'on trouve l'équilibre.

42:46
Présentateur

C'est quoi, les prérogatives d'un garde champêtre, juste en deux ?

42:49
Invité

La police,

42:51
Présentateur

comment on appelle ça ? La police administrative, c'est ça. La salubrité publique. De pouvoir faire un procès verbal, aussi. Attention, oui. D'ailleurs, le maire est au Pégis, voire ses adjoints sont officiers de police judiciaire. Ils n'ont pas les pouvoirs d'enquête, attention. Oui, j'avais compris. Mais ils ont un véritable pouvoir de verbaliser quelqu'un. D'accord. Donc, ça, c'est important de signaler aussi. D'accord. Donc, finalement, si on récapitule, ce qu'il faut, c'est effectivement plus de moyens, comme vous avez dit, pour nos villages, surtout pour nos villages. Oui.

Parce que, finalement, les villes qui sont des villes médianes, on va dire, à partir de 15 000, 20 000 personnes, ils peuvent créer de la valeur, Bruno Pommard. Oui, oui, oui. À travers leur industrie locale et autres, c'est une chose, c'est certain. Mais si on revient sur le sujet de la police municipale, on dit que c'est un policier pour 1 000 habitants. Oui. On va en parler, ça tombe bien, dans notre grand débat à 18h04. Allez, tout de suite, on va jouer d'ailleurs. Tiens, Lauriane, vous êtes encore là, hein ? Ah, bah oui, oui, bien sûr. Ah, vous êtes là pour le blind test. Évidemment. En plus, c'est chacun pour sa pomme aujourd'hui, je vous préviens. Et on est sur la musique, Judith ?

Bah, toujours. Vous m'appelez Judy ou Judith ? Il faut savoir, Bruno Pommard. Allez, le jeu de l'été, c'est parti.

43:59
Locuteur non identifié

Les vrais voix Sud Radio.

44:01
Présentateur

Allez, spéciale sur la route aujourd'hui, on pense à ceux, bah, tiens, dont les vacances se termine bientôt parce qu'on approche du 15 août, et puis ceux qui vont prendre la route du retour, évidemment, ou à l'inverse, tiens, à ceux qui partent en vacances, n'est-ce pas, Bruno Pommard ? Oui, bientôt. Vous partez vous aussi, Jean-Marie Godard ?

44:15
Invité

Bientôt, quelques jours.

44:16
Présentateur

Bon. Allez, je l'ai dit chacun pour soi puisque vous êtes trois ce soir. C'est parti pour, bah, du coup, sur la route numéro 1. Car j'étais sur la route toute la semaine. Bah, c'est la route ? Non, il faut l'interprète, ma chère. Il faut l'interprète. Ah, c'est pas de mal. En entier, en entier. Gérald, pas mal. Gérald, pas mal. Je me donne à qui, le poids, alors ? Ah, donnez-lui, c'est l'auditrice, ça le mérite. Allez, on le donne à Lauriane. Merci. On est sympa avec vous, Lauriane. Allez, numéro 2. Allez, je vous laisse encore 5 secondes. 1, 2. Qu'est-ce que c'est ça ? Non, non, je... Vous vous approchez de votre micro.

45:10
Invité

Il n'est pas spécialiste de la musique. Si, si, si, si, mais j'avais le nom, je me connaissais, mais je voulais qu'elle a répondu.

45:16
Présentateur

Bon, il faut bien s'approcher du micro, si vous êtes en arrière, que vous avez le titre, vous allez vous faire voler. Allez, numéro 3, ça, vous avez trouvé ça ? Tout le monde se fout de ma gueule. Oh là là, j'ai eu des chaleurs, là. De NTM. Oui, et, et, et, et, et, attention, NTM et... Qui c'est qui fait et qui chante ? Il s'appelle... Ah, Lord... Ah oui, c'est pas... Lord Cocity ? Bravo, Lauriane, vous êtes autant, vous avez trois voix. Vous les explosez, hein. NTM et Lord Cocity, Joestar et Lord Cocity. Ah. Non, c'est pas... Tout le monde s'est foutu de ma gueule. Ah oui, parce que Gims. Ah, non. Quatre. Ben, c'est vieux, hein. Cinq, c'est mort, hein. Deux. Ray Charles !

Vieux, mais c'est Ray Charles ! Ben, on sent... Vous me faites... J'ai chaud à cause de vous. Vous êtes nuls, vous avez zéro tous les deux pour l'instant. Ah oui, on est nuls. Lauriane, vous êtes en train de les exploser, hein. Vous êtes au courant ? Oui, oui, oui. Allez, numéro 5.

46:44
Locuteur non identifié

C'est pas l'homme qui prend la mer. Ah, c'est l'homme.

46:46
Présentateur

Ah, Bruno Pommard, un point.

46:55
Locuteur non identifié

Ah, j'adore.

47:02
Présentateur

Ah, je l'aurais écouté pendant longtemps encore. Allez, numéro 6. Mais c'est quoi, c'est Trudeau ? Une culture musicale. Bah, pourtant, c'est votre génération, ça, Bruno Pommard. Merci, ça fait plaisir. C'est des trucs de vieux, c'est ça ? Non, c'est des années 80, quoi. Vous reconnaissez pas ? Non. Lauriane, non ? Prince. Ah, non. Ah, je ne l'avais pas lui. Ah, c'est un de ses premiers albums. Je vous ai embêté ce soir, je ne suis pas très sympa. Celle-là, elle est plus facile, numéro 7.

47:49
Locuteur non identifié

Non, mais ils sont nuls.

47:52
Présentateur

C'est terrible.

47:54
Locuteur non identifié

Ils sont nuls. Les Gilards, c'est vrai, oui. Ah, oui, voilà.

47:56
Présentateur

Bah, là, vous avez encore moins trouvé, celle-là, elle est la 8. Non, je connais, mais c'est pas... Dire Straits. Vous êtes vraiment très, très mauvais. Ah, oui, c'est bon, oui, ouais. Ah, vous êtes tous très, très mauvais. Lauriane, vous avez 4, c'est pas mal, déjà. Bah, ouais. On vous pardonne. Et numéro 9.

48:34
Invité

J'ai accepté par erreur.

48:39
Présentateur

Bah, Lauriane, non, mais vous lui avez fini. Il est bon, ou quoi ? Oui, t'as retourné tout, c'est bon. On a les mêmes goûts. Numéro 10.

48:49
Locuteur non identifié

DotCO. Hey, bêpe, take a walk on the wild side. Ça va, ouais. Je connais, mais... Ah, c'est les années 70.

49:03
Présentateur

Tout, ttou, ttou, non, Georma ? Louride. Louride. Bon, bah, écoutez, 0.T pour Jean-Marie Godard. Ah, Jean-Marie Godard. Bruno, l'honneur est sauf 1.

49:14
Locuteur non identifié

C'était pas... Lauriane,

49:16
Présentateur

vous avez 5 points vous êtes au top ne changez rien ma chère Lauriane merci vraiment et puis d'ailleurs rappelez-nous quand vous avez envie de jouer parce que là vous les avez éclatés à chaque fois nous met notre temps allez on s'écoute encore un peu Renaud tiens avant de se quitter pour se faire kiffer

49:32
Locuteur non identifié

si vous voulez faire

49:37
Présentateur

comme Lauriane et exploser les vraies voix au blind test vous appelez le 0800 26 300 300 c'est la honte totale sinon vous pouvez faire un sms tiens aussi avec VV c'est au 72018 vous pouvez aussi réagir sur Youtube à tout ce que vous entendez à l'antenne évidemment ou par mail tiens je participe arrobasesudradio.fr les vraies voix de l'été sont là pour vous dans un instant ça sera notre grand débat tiens on va continuer à faire un point sur notre police municipale puis c'est deux policiers municipaux qui ont été blessés à l'arme blanche lors d'une intervention dans le centre-ville de Toulouse l'un des agents a été frappé à plusieurs reprises avant que le suspens soit maîtrisé et interpellé on se repose la question justement du pouvoir et de l'armement de nos policiers municipaux restez avec nous il est 17h58 c'est dans un instant le grand débat sur Sud Radio merci encore Lauriane on vous embrasse bye bye

50:29
Invité

vos factures vos factures vos factures.fr logiciels de facturation en ligne procédure PDP PA engagée PEPOL certifiée présente

50:38
Locuteur non identifié

les vraies voix Sud Radio 17h19 Judith Belair

50:42
Présentateur

18h03 c'est la suite de vos vraies voix de l'été que je vous rappelle tiens pour ce soir Jean-Marie Godard vous êtes journaliste spécialiste des questions de sécurité auteur de sécurité notre bien commun c'est aux éditions de l'aube re bonsoir mon cher ami et puis Bruno Pommard tiens vous êtes toujours là aussi fidèle au poste je dors ici vous n'avez pas marre de moi non non pas du tout puis je dors sur place moi je suis contente quand vous êtes là c'est la clim ouais il y a la clim si vous avez mis un lit de camp dans la rédaction vous êtes président du think tank initiative sécurité intérieure j'allais dire supérieure c'est pas loin on s'y est pour eux et ancien membre du RAID allez votre grand débat c'est tout de suite

51:16
Locuteur non identifié

les vraies voix Sud Radio

51:19
Présentateur

comme on l'a vu avec Bruno Pommard tout à l'heure deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lors d'une intervention dans le centre-ville de Toulouse l'un des agents a été frappé à plusieurs reprises avant que le suspect ne soit maîtrisé et interpellé cette attaque remet au premier plan les conditions dans lesquelles travaillent les policiers municipaux qui sont confrontés de plus en plus à des interventions qui peuvent rapidement basculer dans la violence armement gilet de protection effectif formation alors que leurs missions sur le terrain se sont considérablement élargies depuis ces dernières années on se demande sur Youtube vous n'hésitez pas à aller commenter évidemment au 0800 26 300 300 aussi c'est votre numéro de téléphone vous le savez pour le standard on vous pose la question les policiers municipaux sont-ils suffisamment protégés selon vous pour en parler tiens nous sommes avec Emilion Esno bonsoir Emilion Esno bonsoir bonsoir à tous bonsoir Emilion vous êtes adjoint au maire de Toulouse en charge de la sécurité justement oui exactement alors on va faire un petit point avec vous sur ce qui s'est passé d'ailleurs déjà pour commencer

52:15
Invité

écoutez on avait une patrouille de policiers municipaux dans le centre-ville de Toulouse hier soir aux alentours de 17h comme on en fait des milliers chaque année ils étaient là en patrouille pour protéger les Toulousains ils ont été abordés par une personne qui manifestement gesticulait un peu le policier municipal en siège passager a baissé sa vitre

52:33
Présentateur

pour l'écouter

52:35
Invité

il a sorti un couteau

52:36
Présentateur

la vitre était pas complètement baissée

52:39
Invité

donc bon réflexe du policier municipal ils ont pu sortir de la voiture et aller l'interpeller en pensant évidemment mettre fin à éviter des actes ou des problèmes avec les passants et puis quand ils ont essayé de l'interpeller et de désarmer du premier couteau ce qui était déjà extrêmement difficile l'individu a saisi deux autres couteaux donc ça veut dire qu'il avait préparé son geste il a saisi deux autres couteaux et a cherché violemment à les blesser à plusieurs reprises il était extrêmement déterminé plusieurs fois les policiers municipaux ont dû effectuer des parades pour éviter les coups de couteau et ils ont fait usage de l'aérosol lacrymogène de leur bâton de défense pour l'étourdir le mettre à terre et puis après il a été finalement mis à terre maîtrisé et interpellé

53:29
Présentateur

pourquoi ils n'ont pas fait usage de leur arme à feu ?

53:32
Invité

alors ils ont fait le choix de ne pas faire usage de l'arme à feu j'ai pu échanger avec deux d'entre eux entre hier soir et cet après-midi pour tout simplement parce qu'ils se trouvaient dans une configuration où ils le prenaient en tenaille en fait vous voyez la vidéo qui a circulé ils étaient entre des murs des barrières en fait il y avait trop de monde des turcs c'est qu'il y avait du monde autour il y avait des personnes dans un hôtel avec une vitre derrière une vitre et puis ils avaient tout simplement aussi peur d'avoir un tiers croisé entre eux puisqu'ils prenaient la personne en tenaille c'est un geste professionnel très bien exécuté mais du coup ils avaient aussi conscience de par leur formation que se saisir et utiliser l'arme à feu dans cette situation c'était mettre en danger les tiers les passants et puis leurs collègues et donc ils ont exercé leur intervention en pleine connaissance en pleine maîtrise d'eux-mêmes et en maîtrise

54:20
Présentateur

de leurs armes avec ce qu'ils peuvent en faire et ce qu'ils ne peuvent pas en faire et donc on peut saluer vraiment de l'enfer Votre police à Toulouse elle est armée depuis 2014 c'est ça ?

54:31
Invité

Bien sûr elle est armée depuis 2014 avec l'arme l'État alors l'été avant mais uniquement de nuit puis la pression municipalité avait fait le choix pour ne pas les froisser de ne pas les désarmer d'avancer à ce projet mais finalement il ne s'est pas travaillé la nuit donc nous on a fait le choix depuis 2014 qu'ils soient armés jour et nuit et qu'ils travaillent jour et nuit 24h sur 24 armés l'État depuis 2014 et puis depuis on a rajouté progressivement des armements intermédiaires qui sont des armements collectifs que sont le pistolet à impulsion électrique

55:01
Présentateur

et puis le lanceur de balles de défense qui là aussi dans cette situation n'était pas forcément opérant mais ils sont effectivement protégés et armés tout ce que la loi nous permet de doter les policiers municipaux on le fait pour leur protection et puis c'est notre doctrine pour demander aux policiers municipaux de protéger les Toulousains

55:20
Invité

on doit leur permettre d'abord de se protéger eux-mêmes donc on les forme et on leur donne tous les moyens de protection nécessaires

55:26
Présentateur

Bruno Pammar écoutez d'abord bravo pour vos policiers municipaux évidemment j'ai regardé la scène plusieurs fois c'était très intéressant la façon dont ils sont intervenus effectivement pas d'utilisation d'armes létales j'allais vous poser la question mais vous l'avez dit à la fin armes intermédiaires c'est-à-dire tasers là visiblement l'équipage n'en avait pas de tasers alors effectivement il n'en avait pas parce que c'est une formation oui qualification voilà tout le monde est une qualification

55:51
Invité

que tout le monde n'a pas

55:52
Présentateur

effectivement

55:52
Invité

donc c'est de la lourdeur de ces formations mais en même temps en même temps ces formations elles apportent aussi un contenu théorique un contenu pratique qui permet aussi la maîtrise de l'art donc c'est important les policiers municipaux se sont posé la question et m'ont dit parce que j'aurais demandé s'il fallait qu'on généralise absolument le PIE à la suite de cette intervention et le retour qui en est fait là maintenant c'est de se dire que vu la configuration le PIE doit être utilisé enfin le taser doit être utilisé et marcher au premier coup si le tir est raté finalement c'est pire que tout parce que la personne gesticule et peut se retourner contre celui qui a tiré il n'a plus rien entre les mains pour se défendre et là vu l'état de gesticulation et de détermination de la personne c'était pas forcément la meilleure arme et l'autre élément qui est connu en formation des PIE c'est que quelqu'un qui est absolument déterminé peut ne pas forcément être arrêté par un tir de pistole donc là aussi c'était peut-être pas forcément la meilleure option très honnêtement je pense que les policiers municipaux qui sont intervenus hier soir ont utilisé vraiment la meilleure option quitte à prendre des risques un peu pour eux-mêmes et je veux vraiment saluer le courage dont ils ont fait preuve et la détermination le sans-fois et la maîtrise mais c'était je crois la meilleure option ils l'ont vu ils ont eu la lucidité et ils ont eu le discernement nécessaire

57:10
Présentateur

dans cette intervention sur le PIE pour vous te dire informer et je ne mettrai pas en doute évidemment ce que disent vos policiers municipaux parce que ce sont eux qui sont sur le terrain je peux vous assurer je suis formateur sur tous les systèmes de PIE le dernier modèle qui est sorti le fameux T10 à 10 coups est d'une grande efficacité puisqu'il n'y a pas deux harpons il n'y en a qu'un seul et il est d'une grande efficacité entre 3 et 13 mètres mais il est vraiment très efficace donc je pense que vous devriez suggérer à vos je ne fais pas de la pub pour eux parce que je connais bien le sujet parce que j'ai fait toutes les formations exprès mais ils deviennent très très efficaces le taser alors vous avez raison aussi de dire que parfois le taser ne peut pas avoir d'impact sur l'individu parce que le gars est drogué ou surexcité etc mais bon et encore une fois vraiment bravo à vos policiers municipaux Jean-Marie Gautard

57:58
Invité

justement on posait la question de la formation des polices municipales tout à l'heure là je pense que sur une intervention comme celle-là quand on voit la manière dont ça s'est passé

58:05
Présentateur

ils sont clairement au top

58:07
Invité

et ils ont été formés très bien il y a une chose qu'il faut souligner je ne sais pas si c'est le cas de Toulouse mais il y a de plus en plus dans la police municipale d'anciens policiers nationaux d'anciens gendarmes

58:17
Présentateur

on a un policier justement qui nous appelle 0826 300 300 c'est Thierry qui nous appelle de Toulouse bonsoir Thierry oui bonsoir bonsoir j'ai été police municipale sur Toulouse de février 2015 jusqu'en septembre 2017 et bon après je suis revenu quelques semaines mais c'était en décembre 2022 et effectivement j'ai vu cette intervention en vidéo et bravo mais effectivement je ne sais pas si c'est mes anciens collègues ou si c'est des nouveaux parce que ça ça tourne pas mal sur Toulouse quand même c'est pas grave c'est vos anciens collègues quand même c'est mes anciens collègues bien évidemment j'ai sort de pensée pour eux et j'espère que tout va bien pour les deux personnes concernées alors parlez-nous vous du terrain comment c'était quand vous étiez sur le terrain est-ce que vous pensez vous vous sentiez en protection justement est-ce que vous étiez assez armé comme il faut comment ça se passait vous ronde on a envie d'un peu plus de concret de votre part Syrie alors moi j'étais spécifiquement sur le centre en pédestre d'accord et je me sentais effectivement en sécurité parce que comment dire en février 2015 vous avez le matin il est qu'il faut qu'on on était déjà armé ah oui oui on était déjà armé comme il le fallait en armes létales et puis si vous me souvenez il y a un temps ça également on appelle vulgairement une espèce de matraque mais un peu différente un petit peu comme la police nationale et puis voilà si on était moi je suis arrivé enfin c'était il y avait ce qu'on appelait la police de proximité c'est-à-dire qu'il y avait des petits commissariats à droite à gauche à Toulouse ce qu'il n'y a plus effectivement maintenant depuis déjà un petit moment mais c'est vrai que moi je suis un petit peu adepte de ça c'est un peu dommage que ça n'a pas poursuivi ça s'est pas poursuivi on vous entend sinon on est au niveau de la formation on est très bien formé je vous assure merci beaucoup Thierry pour votre témoignage merci c'était très éclairant merci Emilion Esno d'être venu nous raconter ce qui s'est passé pour vos agents effectivement vous avez des agents de grande qualité merci pour votre témoignage je rappelle que vous êtes adjoint au maire de Toulouse en charge de la sécurité merci beaucoup restez avec nous chères auditrices chers auditeurs ce débat continue dans un instant avec toujours plus de spécialistes et puis vos voix est-ce que vous êtes policier municipal est-ce que vous avez envie de parler de votre métier est-ce que vous avez été agressé et défendu par la police municipale ou est-ce que vous avez été arrêté par la police municipale vous n'hésitez pas à commenter au 0800 26 300 300 vous savez les appels sont anonymes ici donc vous n'hésitez pas c'est votre antenne 18h13 sur Sud Radio à tout de suite

1:00:50
Invité

vosfactures.fr logiciel de facturation en ligne procédure PDP PA engagée PEPOL certifiée présente

1:00:58
Locuteur non identifié

les vrais voix Sud Radio 17h19h Judith Beller

1:01:02
Présentateur

et un petit rappel de vos vrais voix du jour vous êtes toujours avec Jean-Marie Godard qui est journaliste spécialiste des questions de sécurité auteur de sécurité notre bien commun c'est aux éditions de l'Aube ainsi que Bruno Pommard président du think tank initiative sécurité intérieure et ancien membre du RAID le grand débat continue

1:01:17
Locuteur non identifié

les vrais voix Sud Radio

1:01:19
Présentateur

deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lors d'une intervention en plein centre-ville de Toulouse une agression qui rappelle à quel point une intervention d'ailleurs peut basculer en quelques secondes présents quotidiennement sur le terrain confrontés à des situations violentes les policiers municipaux voient leur mission et leur responsabilité s'élargir mais leurs équipements leurs formations et leurs moyens de défense sont-ils suivis cette évolution se pose la question on vous la pose sur Youtube vous n'hésitez pas à les répondre suite à cette agression à Toulouse selon vous est-ce que nos policiers municipaux sont suffisamment protégés vous nous appelez aussi au 0826 300 300 pour en parler on est avec Thierry Colomar bonsoir Thierry

1:01:53
Locuteur non identifié

bonsoir merci de m'accueillir

1:01:55
Présentateur

avec plaisir bienvenue vous êtes président d'odeur de la Fédération Nationale des Policiers Municipaux de France vous Thierry alors il y a une réforme qui est envisagée autour de l'armement des compétences de la formation de la coordination avec la police nationale et de la protection des agents justement je voudrais que vous nous en parliez un petit peu plus parce que le gouvernement il a lancé en 2025 je vous redonne un peu de contenu un beau voie des polices municipales oui tout à fait alors en fait c'est un projet de loi qui est actuellement à l'étude à l'Assemblée Nationale nous espérons que ça sera que ça passera pardonnez-moi vous êtes en haut-parleur Thierry ?

non pas du tout je suis je suis non après je peux peut-être changer le ça va ne bougez pas allez-y on vous écoute je ne bouge pas donc je vous disais qu'il y a un projet de loi en cours qu'il s'agit en fait d'augmenter les ah je cherche mes mots je discute désolé les les les les les les policiers municipaux merci Bruno Camard voilà tout à fait donc c'est un projet de loi qui a été adopté par le Sénat et qui maintenant est à l'étude

1:02:59
Locuteur non identifié

qui était à l'étude à l'Assemblée Nationale

1:03:02
Présentateur

et qui a été mis de côté pour l'instant mais qui normalement devrait être mis à l'étude de ce projet de loi à partir de septembre donc ça sert à augmenter les progratifs des policiers municipaux maintenant concernant l'armement et son emploi la Fédération Nationale des Policiers Municipaux avait travaillé avec M. le député Poget afin qui était rapporteur de ce projet de loi sur la prévention de légitime défense qui a été acceptée récemment nous avions travaillé avec ce député afin que la police municipale soit incluse

1:03:35
Locuteur non identifié

oui il nous avait effectivement inclus mais M. Mounez le ministre de l'Intérieur a jugé bon de nous retirer

1:03:42
Invité

au motif que le cadre d'emploi de l'armement des policiers municipaux n'était pas le même que celui des policiers nationaux

1:03:48
Présentateur

et c'est encore un problème d'administratif quoi voilà c'est vrai en partie on va dire puisque nous sommes exclus de certains alinéas dans l'article du code de la sécurité intérieure mais par contre nous sommes comme eux nous aussi soumis à la légitime défense de soi-même ou d'autrui et bien sûr en cas de menace par un individu armé voilà donc l'emploi de l'armement quelque part il est le même donc nous n'avons pas compris

1:04:14
Locuteur non identifié

pourquoi nous avons été exclus de ça voilà concernant peut-être que vous allez ouvrir des questions concernant les collègues de Toulouse

1:04:22
Présentateur

oui bah non non on a fait un peu le tour avec le maire avec l'adjoint maire mais de toute façon la situation de la police municipale à Toulouse on est à 390 policiers municipaux ils ont leur centre de formation ils ont leur propre dojo et effectivement quand on voit ils ont tous les armements possibles et imaginables quand on voit leurs réactions sur la vidéo on voit qu'ils sont préparés formés armés comme il faut oui alors c'est le cas de tous les policiers municipaux de France même les collègues ne sont pas armés on subit quand même des formations pas sur l'armement en tout cas pas de l'armement létal sinon ils ne sont pas armés de l'art létal mais les policiers municipaux aujourd'hui sont très bien armés et de plus en plus aujourd'hui nous sommes formés aussi à réagir à les attaques au couteau puisque c'est devenu une réalité pour nous aussi c'est l'attaque au couteau à savoir quand même

1:05:05
Invité

que tout ce qui se passe sur la voie publique aujourd'hui tout ce qui peut arriver à un policier national ou à un gendarme arrive aussi à un policier municipal il y a vraiment nous sommes nous aussi des cibles et ce n'est pas parce qu'il y a marqué municipal sur nos uniformes que nous ne sommes pas en danger au contraire nous sommes je le répète des cibles et nous sommes formés

1:05:24
Présentateur

nous sommes formés à ça depuis de nombreuses années aujourd'hui voilà il n'y a plus débat et pourtant on parle encore de l'armement des polices municipales on ne devrait plus parler de l'armement des polices municipales un policier municipal égale une arme normalement il y a encore des maires qui sont réticents à cela c'est même maire qui équipe leurs policiers municipaux de gilets par balle pour certains il y en a qui ont voulu les désarmer qui n'ont pas réussi non plus on s'en souvient je ne vois pas du tout de qui vous parlez Bruno Pommard effectivement on l'a vu déjà on l'a vu aux élections municipales mais les élections municipales précédentes c'était la même chose les écologistes les verts etc voulaient désarmer les polices municipales et fait cela dans les grandes villes Trasbourg, Lyon, Marseille et ils ne l'ont pas fait ils reviennent c'est impossible Bruno Pommard allez-y Thierry je partage tout à fait les propos de Thierry Colomard évidemment qui soutient ces hommes et c'est tout à fait drôle et il faut savoir qu'encore une fois policiers, gendarmes ou policiers municipaux pour moi ont la même mission sur le terrain à partir du moment où on est en tenue on est en bleu comme on dit souvent hermée on doit avoir les mêmes conditions les mêmes prérogatives que les policiers alors c'est vrai que je m'interroge effectivement parce que c'est une volonté de Laurent Nunes de faire évoluer les prérogatives des policiers municipaux et sur ce sujet de la légitime défense je m'interroge effectivement là il y a encore une véritable interrogation et je crois qu'encore une fois que ce soit nos policiers municipaux et nos policiers et nos gendarmes sont exactement exposés aux mêmes problématiques donc je crois qu'il faut avoir ce qu'il disait justement Thierry Colomard il disait qu'en fait il n'y a pas le même cadre d'emploi pour les policiers municipaux et la police nationale alors que finalement effectivement ils font grosso modo le même job Jean-Marie Gonnard

1:07:01
Invité

en fait le problème aujourd'hui par rapport à la législation c'est qu'ils font le même job sans avoir forcément les mêmes règles ou les mêmes droits donc c'est là où je disais tout à l'heure qu'il y a un moment où il va falloir qu'on mette tout à plat et qu'on décide qui fait quoi enfin je veux dire moi j'ai un ami policier qui m'a raconté un truc à Marseille par exemple où ils disent on se retrouve dans des situations où la police municipale à Marseille qui est une grosse police municipale aussi armée tout ça on se retrouve dans des situations où la police municipale arrête des bandits je le cite et nous les policiers nationaux pendant ce temps là on fait des voitures ventouses l'enlèvement des voitures ventouses donc il y a un petit souci

1:07:48
Présentateur

tiens on va aller 0826 300 300 vous nous appelez vous avez bien raison on est avec Julien Julien vous nous appelez de Sergi bonsoir Julien bonjour alors vous êtes policier national bonjour mon cher Julien on est ravis de vous recevoir vous êtes policier national et en fait vous pensez allez-y on vous écoute qu'est-ce que vous pensez vous ?

moi je suis officier de police judiciaire à Paris et je vous avoue que ça arrive assez souvent qu'il y ait des officiers de police municipaux de la ville de Paris qui nous amènent des gens et en général les interpellations ça se passe qu'ils ont mal parce que les gens ils estiment que la police municipale c'est pas une vraie police et malheureusement c'est pas du tout le cas il faut rappeler qu'un policier municipal est un agent de police judiciaire donc il a quand même certaines prérogatives il a pas autant de prérogatives qu'un policier national ni qu'un officier de police judiciaire mais il a quand même des prérogatives et il a quand même certains pouvoirs de l'état donc je pense qu'il y a un problème de comment vous dire de communication de positionnement il y a un problème voilà merci je te fais plus mon mot un problème de positionnement et les gens ils estiment que les policiers municipaux sont là que pour mettre des PV donc quand j'ai des gens en garde à vue en face de moi ils me disent ah mais vous vous êtes un chef vous êtes un vrai flic c'est juste des contractuels ils mettent des PV je n'ai pas envie de parler je ne respecte pas en fait et c'est bien dommage allez Bruno je vous donne le mot de la fin je partage tout à fait ce que dit notre ami effectivement un policier effectivement la positionnement des policiers municipaux il est clair maintenant la seule chose sur laquelle je ne serai pas d'accord moi c'est dommage que Thierry Colomar ne soit plus là il est encore là Thierry Colomar c'est vrai c'est sur la qualification d'OPJ allez-y vite fait je ne peux pas donner la qualification d'OPJ à nos policiers municipaux allez-y Thierry Colomar je vous assure nous ne voulons pas de cette qualification d'OPJ merci beaucoup messieurs oui allez-y d'autant plus je vous ai coupé votre phrase d'autant plus que le gouvernement voulait nous donner cette prémogative au départ mais l'appellation n'est pas les prémogatives qui vont avec donc nous avons eu des OPJ low cost et la fédération elle propose au ministère de l'intérieur

1:09:56
Locuteur non identifié

de créer l'officier judiciaire de police municipale au même titre qu'il existe aujourd'hui

1:10:00
Présentateur

l'officier judiciaire de l'environnement avec certaines prérogatives dont un accès parquet aussi merci beaucoup Thierry Colomar merci Thierry je vous rappelle je rappelle que vous êtes président de la fédération président d'honneur de la fédération nationale des policiers municipaux de France merci à notre auditeur Julien qui nous a appelé aussi bravo pour votre engagement à vous les policiers nationaux les policiers d'ailleurs municipaux et puis bah tiens vous Quentin Sonnier vous allez nous dire ce que nous disent nos auditeurs sur Youtube on vous écoute

1:10:27
Invité

Quentin Sonnier et oui puisqu'on vous pose cette question les policiers municipaux sont-ils suffisamment protégés sondage à Sénède vous répondez non à 90% beaucoup de commentaires également pour l'INA les policiers ne sont pas suffisamment protégés tout comme l'ensemble des français et on a Steve qui va carrément un peu plus loin et qui nous dit les policiers municipaux devraient pouvoir tirer dans ce genre de situation

1:10:47
Présentateur

ils doivent et ils peuvent d'ailleurs ils auraient pu il y avait trop de monde autour voilà merci chers auditeurs on aime bien avoir vos opinions vous continuez à aller commenter ce que vous entendez sur l'antenne sur Youtube évidemment puis vous nous appelez au 0826 300 300 là on va aller se demander dans un instant bah tiens qu'est-ce qui se passe pour nos os pour nos animaux

1:11:06
Locuteur

parce qu'il fait quand même très très chaud c'est le coup de fil de l'été

1:11:08
Locuteur non identifié

avec des températures

1:11:12
Locuteur

qui frôlent

1:11:12
Présentateur

les 40 degrés les os s'adaptent pour protéger leurs pensionnaires bassins, brumisateurs zones d'eau ou aliments glacés d'ailleurs on se pose la question d'ailleurs comment ils font concrètement pour protéger ces animaux là ce que je viens de vous dire c'est que des choses que je projette moi on part au zoo de Beauval tiens bonsoir Rodolphe Delors bonsoir alors vous vous êtes directeur du zoo de Beauval donc vous avez tout type d'animaux racontez-nous un petit peu tous les animaux que vous avez parce qu'on imagine que pour les lions c'est pas trop compliqué la chaleur peut-être que pour les ours c'est plus compliqué

1:11:40
Invité

écoutez on a 35

1:11:41
Présentateur

on vous entend pas

1:11:43
Invité

rapprochez-vous

1:11:44
Présentateur

de votre micro

1:11:44
Invité

nous avons 35 mais animaux nous avons 900 espèces mais je vous rassure tout va bien parce que nous en sommes à la cinquième calicule c'était pas la première ça fait des années qu'on a régulièrement des calicules et nous toutes nos installations sont prévues heureusement pour faire face à tous les climats

1:12:02
Locuteur non identifié

ouais alors

1:12:03
Invité

qu'il fasse chaud ou qu'il fasse froid nos animaux n'ont pas à souffrir des conditions météo

1:12:07
Présentateur

alors par exemple j'ai appris que les pandas c'était des animaux qui n'aiment pas du tout les fortes chaleurs

1:12:13
Invité

non tout à fait alors les pandas géants qui sont toujours aux zooparques de Beauvais bien sûr eux ils ont une très grande maison climatisée donc à partir ils sont mieux que les gens dans nos hôpitaux ils rentrent ils sont au frais les visiteurs peuvent les voir à travers des grandes baies vitrées ils peuvent ressortir le soir en fin de journée certains animaux la plupart des animaux ont des bassins pour se baigner vous savez les éléphants par exemple on a deux bébés éléphants actuellement on a neuf éléphants à Beauvais

1:12:41
Locuteur non identifié

ça fait rêver

1:12:43
Invité

en Europe bien sûr et les éléphants

1:12:45
Présentateur

peuvent se prendre des coups de soleil donc naturellement ils se roulent dans la boue ils se roulent dans la boue c'est ça ? exactement ils se jettent de la boue sur le dos comme les rhinocéros aussi

1:12:54
Invité

ils ont des poussières ils ont des bains de boue et ils font que ça remplace la crème solaire vous savez vous les femmes

1:13:01
Présentateur

vous les femmes la phrase a coupé là on vous entend on n'a pas entendu la fin de la phrase les femmes peuvent juste

1:13:10
Invité

se rouler dans la boue et ça protège aussi bien

1:13:12
Présentateur

et ça protège aussi bien j'aime bien cette suggestion à 18h27 non je n'irai pas brûler dans la boue pour votre plaisir ça peut remplacer la crème solaire ouais ouais j'aime bien ma crème 50 alors il y a des trucs marrants il y a des blocs de glace des fruits congelés tiens pour les gorilles aussi les gorilles ils mangent de la glace

1:13:30
Locuteur non identifié

tout à fait alors ce sont des amusements on donne des gros glaçons aux ours par exemple ouais et les ours

1:13:38
Présentateur

ils ne cravent pas trop de chaud et les tigres non ils ont un bassin ah ils vont se mettre dans l'eau la journée dans les temps on voit qu'à tête des ours

1:13:46
Invité

voilà ceux qui sortent de l'eau voilà toutes nos installations encore une fois sont conçues sont adaptées pour les chaleurs pour le froid pour en fonction des besoins de nos animaux notre responsabilité c'est d'apporter eux meilleurs à nos pensionnaires

1:14:01
Présentateur

ça fait plaisir et puis d'ailleurs vous avez eu des naissances on le redit vous avez deux bébés éléphants il y a Imba et Rosie qui sont nés respectivement les 15 et les 22 mars 2026 comment elles vont ?

1:14:13
Invité

tout à fait on a deux bébés éléphants qui sont absolument adorables on a deux rhinocéros syndiens on a deux singes dorées incroyables des bébés il y en a un peu partout dans le parc c'est à peu près mi-naissance par an

1:14:25
Présentateur

c'est cool ça

1:14:26
Invité

donc c'est à pleine période des naissances voilà c'est des moments absolument adorables des éléphants et deux petites femelles elles sont adorables elles jouent toutes les deux

1:14:37
Présentateur

avec leur mère c'est des trop mignons voilà c'est des adorables comment vous arrivez à gérer le flux des naissances parce que visiblement vous avez un paquet d'animaux dans votre parc

1:14:46
Invité

nos animaux font tous partie de programmes d'élevage internationaux de programmes scientifiques donc on ne espanète n'importe quel animal tout est prévu tout est organisé en fonction des programmes d'élevage il y a certains animaux il y a certains animaux où parfois nous sommes obligés de freiner les naissances de limiter un petit peu les naissances pour ne pas avoir une surpopulation mais tous nos animaux les excédents les animaux en surplus sont placés dans d'autres parcs de l'élevage dans le cadre de programmes d'élevage de programmes scientifiques et parcs de l'élevage

1:15:22
Présentateur

Merci beaucoup Rodolphe Merci pour ce moment de douceur sans boue je le tiens à le préciser Rodolphe Delors je ne me plongerai pas dans la boue pour vous pour avoir moins chaud je mets de la crème solaire et vous Bruno Pema vous mettez de la crème solaire aussi

1:15:35
Invité

je vais peut-être essayer d'aller à bourre

1:15:36
Présentateur

et vous vous allez vous rouler dans la boue aussi j'en avais ou pas ? Rodolphe Delors il est directeur du zoo de Beauval que je vous recommande le zoo de Beauval allez tout de suite c'est l'info en plus

1:15:45
Locuteur non identifié

17h20 les vraies voix sud radio

1:15:49
Présentateur

18h30 je vous rappelle que vous êtes avec Bruno Pommard qui est président du think tank initiative sécurité intérieure ancien membre du RAID et qui va aller au zoo de Beauval bientôt je crois oui je vais aller me rouler dans la boue voilà vous me direz comment c'était et puis vous Jean-Marie Godard vous êtes journaliste spécialiste des questions de sécurité auteur de sécurité notre bien commun aux éditions de l'aube vous allez y aller avec Bruno aussi ?

1:16:09
Invité

non c'est pas trop bon

1:16:09
Présentateur

ensemble non ? non d'accord bon ça m'aurait fait river un petit peu allez 18h31

1:16:14
Locuteur non identifié

c'est l'info en plus les vraies voix sud radio

1:16:18
Présentateur

et ben Quentin Barbasa vous allez nous parler de ce démarchage téléphonique qui s'arrête a priori aujourd'hui enfin ça devient moins impossible

1:16:24
Invité

oui effectivement Judith ça y est c'est terminé à partir d'aujourd'hui mardi 11 août les règles changent radicalement le démarchage c'est désormais interdit par principe en France jusqu'à présent c'était l'inverse c'était les entreprises qui pouvaient nous demander si on voulait maintenant elles doivent nous demander si on veut être appelé alors je sais pas si vous avez envie de vous faire appeler non merci

1:16:42
Présentateur

ça peut gâcher des gens en entier une fois douze fois dix fois non il y a des trucs en plus pour les bloquer maintenant

1:16:49
Invité

mais oui bien sûr il y avait blockchain mais blockchain ça disparaît aujourd'hui vu qu'il y a la loi qui est passée maintenant en vigueur 42% des français déclaraient encore recevoir chaque semaine des appels en 2025 selon l'UFC Que Choisir et pour en parler justement on va être avec Cyril Brosset journaliste et chef de rubrique A Que Choisir bonsoir bonsoir bon du coup Cyril Brosset aujourd'hui 11 août 2026 on peut enfin dire qu'être démarché téléphoniquement c'est terminé oui oui oui en tout cas la loi change et les règles changent complètement c'est à dire qu'à partir de maintenant si une entreprise veut vous appeler elle doit avoir au préalable obtenu votre consentement clair explicite donc il faut vraiment que vous ayez donné votre accord pour qu'elle vous appelle mais comment ?

ça veut dire quoi elle te donne son accord explicite ? en fait il y aura plusieurs techniques par exemple elle pourrait très bien vous faire cocher une case mais attention pas une case n'importe comment perdue au milieu des conditions générales il faut vraiment qu'il y ait un texte

1:17:45
Présentateur

oui parce qu'on peut se faire avoir vite fait là-dedans

1:17:47
Invité

j'accepte d'être appelé et c'est à vous vraiment de cocher cette case ou alors ils peuvent aussi vous faire télécharger quelque chose un catalogue un logiciel et très clairement dire attention si vous le téléchargez vous acceptez qu'on vous rappelle ça il faut que ce soit très très clair dans l'esprit des gens et des professionnels

1:18:06
Présentateur

excusez-moi c'est un peu comme le règlement vous savez en petite ligne etc là on fait des contrats on voit pas tous ces trucs là ce que vous dites et moi je vois pas comment on va arrêter de nous appeler très sincèrement ben non justement justement si vous cochez la case

1:18:20
Invité

ce que je suis en train de vous dire c'est que là ce sera plus précoché par défaut ce sera plus dans les CGV il faudra vraiment que vous ça soit à part que vous acceptiez une action consciente pour accepter le démarchage et si vous l'avez pas fait bon ben il y a peut-être des entreprises qui essaieront quand même de vous appeler mais celles-là elles font en infraction et justement comment les autorités vont contrôler comment elles pourraient contrôler que ces contrats ces entreprises aient eu le consentement radical des consommateurs

1:18:48
Locuteur non identifié

je pense que la manière qui va se dégager ça va être que les consommateurs

1:18:53
Invité

qui sont appelés alors qu'ils devraient pas et bien ils vont signaler sur Signal Conso notamment le problème et nous on l'espère en tout cas que derrière la répression des fraudes

1:19:06
Présentateur

s'empare de ces signalements et aille voir un petit peu

1:19:09
Invité

les entreprises concernées et leur demandent montrez-moi le consentement de cette personne elles devront vraiment fournir un document elles devront garder pendant trois ans et dans ce cas-là si elles ne le font pas s'il y a des sanctions je pense qu'à un moment ça va peut-être calmer un petit peu les entreprises

1:19:25
Présentateur

Encore des démarches administratives simplifiées Jean-Marie Godard ?

1:19:28
Invité

Encore des démarches administratives pour les consommateurs et pas pour les boîtes qui appellent ça c'est la première chose et puis la deuxième chose c'est si ça fonctionne comment les services anti-fraude qui je pense ne doivent pas avoir non plus des moyens absolument énormes vont faire pour contrôler les dizaines de milliers de signalements éventuels d'entreprises qui ne respectent pas cette règle

1:19:50
Présentateur

Oui alors c'est vrai que ça va être le problème il faut vraiment que derrière les services de la répression des fraudes suivent et ça on sait qu'ils n'ont pas assez de moyens mais par contre c'est plus simple pour les consommateurs mais pourquoi on n'interdit pas complètement excusez-moi Cyril Brossam à un moment donné ça embête tout le monde donc pourquoi est-ce qu'on n'interdit pas tout simplement le démarche téléphonique point

1:20:11
Invité

et bien écoutez de fait il sera quasiment interdit parce que à moins que vous vous vouliez être rappelé

1:20:17
Présentateur

Oui mais si je n'ai pas coché la case et que je n'ai pas envie d'être rappelé

1:20:19
Invité

Et bien dans ce cas-là vous n'êtes pas rappelé c'est aussi simple que ça D'accord Si vous voulez être rappelé Il faut cocher la case pour être rappelé Vous cochez la case et parfois il y a peut-être des personnes qui voudront parce qu'ils voudront qu'on la rappelle pour leur donner des renseignements sur un produit un service mais au moins vous aurez accepté d'être rappelé donc ça va plutôt dans le bon sens Et maintenant qu'on est dans Monsieur Brosset maintenant qu'on est dans une période où il y a beaucoup de cyberattaques de fuite de données etc Est-ce que ceux qui ne cochent pas la case justement pourraient quand même se faire fuiter leurs données et puis appeler Est-ce qu'on est quand même sous le risque d'avoir des appels un peu frauduleux par des fuites de cyberattaques ou des fuites de données ?

Alors c'est vrai qu'à partir d'aujourd'hui n'imaginez pas que vous n'allez plus recevoir un seul appel chez vous parce que notamment il y aura des escrocs qui vont continuer à essayer de vous appeler pour vous vendre des choses mais ceux-là c'est des escrocs c'est de l'arnaque donc évidemment ils ne se soumettent pas à la loi donc vous allez continuer à recevoir des appels de ce type-là mais au moins si vous en recevez vous saurez que là c'est vraiment une escrobrie et il ne faut pas y donner suite donc malgré tout ça va dans le bon sens et on espère qu'à terme avec des gens un petit peu vigilants et des services de la répression des fraudes attentifs et bien le nombre d'appels

1:21:33
Présentateur

diminue quand même assez drastiquement Oui parce qu'il y a quand même 97% des français qui se disent agacés c'est vrai que des fois on en peut recevoir je ne sais pas si ça vous arrive ou Bruno disent appels dans la journée au début il n'y avait que des 06 07 et puis à un moment donné on a eu même des appels de province il y a des 04 il y a des 09 aussi et alors les gens déroulent c'est très fort la technique d'ailleurs ils sont très briefés ils déroulent pendant une minute moi je raccroche direct c'est dommage parce que ces gens là font leur job aussi

1:21:58
Invité

mais justement c'est quoi l'avenir maintenant monsieur Brousset de ces centres d'appels qui vivaient de ce démarchage téléphonique qui vont être au chômage alors les centres d'appels qui sont basés en France ils ne faisaient pas vraiment d'appels téléphoniques comme ça de démarchage abusif comme on dit enfin sans consentement parce que ça coûtait trop cher d'appeler énormément de gens par contre ceux qui sont à l'étranger c'est vrai qu'ils sont obligés de changer d'activité ou de changer leur process

1:22:31
Présentateur

au lieu d'appeler des milliers de personnes chaque jour et bien peut-être qu'ils vont essayer d'obtenir le consentement des personnes par d'autres moyens sinon au lieu d'appeler des français ils vont appeler ailleurs peut-être qu'il n'y a pas encore les mêmes lois partout on soit partout pareil en Europe peut-être aussi c'est une loi européenne mais en tout cas on sera tranquille c'est une loi française il y a d'autres pays européens qui l'ont déjà mise en place et où ça marche où ça marche quand même en Allemagne ça marche depuis des années merci beaucoup Cyril Brosset je rappelle que vous êtes journaliste et chef de rubrique au magazine Que Choisir merci Quentin Barbaza c'était très éclairant et bien tout de suite on se demande

1:23:03
Locuteur

ce qui fait bouger les réseaux sociaux et c'est un vrai sujet

1:23:10
Présentateur

déjoué une opération de renseignement pilotée par le SVR les services secrets extérieurs russes des agents opérants sous couverture diplomatique sont mis en cause selon les autorités suédoises l'objectif était de recueillir des informations sur les processus de décision du pays mais aussi d'exploiter des sujets sensibles pour influencer l'opinion publique discréditer la Suède l'Union Européenne et l'OTAN c'est une affaire qui intervient dans un contexte de fortes tensions avec Moscou et qui remet en lumière les méthodes de la guerre et de l'ombre la guerre de l'ombre tout court d'ailleurs face à cette menace qui concerne l'ensemble du continent on se pose la question suite à ces diplomatrices soupçonnées d'espionnage en Suède faut-il renforcer tout simplement le contre-espionnage en Europe pour en parler nous sommes avec Pierre Martinet bonsoir

1:23:50
Invité

bonsoir

1:23:51
Présentateur

bienvenue Pierre vous êtes un ex-agent de la DGSE c'est-à-dire Direction Générale des Services Extérieurs donc des services secrets français qu'est-ce que vous en pensez vous est-ce qu'il faut renforcer le contre-espionnage parce qu'on parle de ces attaques mais presque de manière quotidienne en ce moment alors c'est un vaste sujet qui existe depuis des décennies depuis que le renseignement existe

1:24:14
Invité

en fait le comment dirais-je tous les services du monde entier espionnent les pays qu'ils soient qu'ils soient comment dirais-je amis

1:24:24
Présentateur

partenaires ou ennemis c'est un principe de base le principe le principe d'en savoir de maîtriser l'information c'est ce qui permet d'avoir un coup d'avance sur l'échiquier diplomatique ou économique

1:24:38
Invité

guerre économique par exemple et ce qui s'est passé en Suède c'est pas étonnant parce que les services les services russes ou les services d'autres services je vous rappelle juste une parenthèse il y a une dizaine d'années il y a eu un article qui expliquait que la NSA espionnait l'Europe ça a étonné tout le monde ça a étonné seulement ceux qui n'étaient pas initiés ceux qui n'étaient pas

1:25:04
Présentateur

espions comme vous

1:25:04
Invité

non pas initiés mais en fait il faut arrêter d'être naïf il n'y a que la France qui est naïf et elle pense que ses partenaires ne les espionnent pas je vous rappelle aussi

1:25:13
Présentateur

il y a eu tout le monde s'espienne aujourd'hui on est d'accord on peut le dire Pierre Martinet bien mais évidemment il y a eu une affaire aussi d'espionnage sur le téléphone de certains diplomates

1:25:22
Invité

dont Angela Merkel il y a quelques années également donc oui alors pour répondre à votre question précisément est-ce qu'il faut rempenser le contre-espionnage européen bien évidemment mais l'Europe le renseignement européen n'existe pas en tant que tel

1:25:37
Présentateur

oui c'est bien le problème en fait j'ai l'impression il n'y a pas de CIA il n'y a pas de NSA il y a une collaboration qui s'est développée qui s'est développée au fil des années il y a Europol il y a Europol bien évidemment il y a une collaboration qui s'est accentuée après le 11 septembre ça s'est accentué aussi après les attentats de 2015 mais il y a quand même des failles parce qu'il faut bien comprendre que chaque nation sa souveraineté est en partie due aussi à ses services de renseignement bien sûr donc si on a un service de renseignement seulement européen il va y avoir une perte de souveraineté de certaines nations en fait il faut la totale il faut un service par pays et puis un service global c'est ça il faudrait un service je refais une petite mise en contexte il faudrait une sorte de CIA européen si on considère que les Etats-Unis d'Europe existent comme les Etats-Unis d'Amérique c'est pas gagné Pierre c'est pas gagné alors une petite remise en contexte pardonnez-moi Pierre le SAPOL c'est les services suédois donc le SAPOL pour information ils sont ils sont pas loin d'ailleurs de nous ils sont juste après l'Allemagne en termes de les Pays-Bas et tout ça ils sont très forts aussi nous on est deuxième avec la DGSE juste derrière le MI6 dans le top 5 du classement en tout cas des services secrets donc le SAPOL il affirme avoir recueilli des informations et pris des mesures contre une opération de renseignement russe visant à influer sur le processus décisionnel suédois et discréditer la Suède l'OTAN et l'Union Européenne on avait exactement cette conversation il y a quelques jours autour des services secrets russes qui font de l'ingérence en France aussi bon on a l'impression qu'on est dans un polar permanent j'ai envie de dire Jean-Marie Godard et qu'on ferme un peu les yeux mais on fait la même chose nous aussi oui bien sûr Pierre Martine on vous entend Jean-Marie Godard

1:27:26
Invité

je pense surtout à tous les réseaux d'influence et de fake news sur les réseaux sociaux justement la construction de tous ces articles de ces unes de journaux et dans certains pays il y a même des rédactions carrément où il y a des gens qui viennent le matin et qui vont alimenter toute la journée des fake news des choses sur les uns et les autres sur des chefs d'état sur les réseaux sociaux et on va inonder les réseaux comme ça pour faire de la ce qui n'est pas autre chose que de la déstabilisation et moi ça m'intéresse cette idée de CIA européenne à la question que j'aurais à poser et aussi mais elle serait alimentée par qui c'est à dire qu'ils auraient leur propre service où ça voudrait dire que les services de chaque pays alimentent ce réseau mais on reviendrait à Europol

1:28:13
Présentateur

on reviendrait à Europol en fait

1:28:16
Invité

il faut bien comprendre que c'est une

1:28:18
Présentateur

philosophie en fait c'est une philosophie qui émanerait des Etats-Unis européens c'est à dire que les Etats-Unis ont une CIA une NSA et beaucoup d'autres la communauté des renseignements aux Etats-Unis est immense par rapport à nous c'est le jour la nuit en revanche si on fait en fait la question c'est est-ce que les Etats aujourd'hui actuellement les Etats européens sont prêts à lâcher leur souveraineté à lâcher les infos la data c'est ça que vous voulez dire c'est la data qui compte mais pas lâcher les infos c'est à dire que est-ce qu'on serait prêt à démanteler la DGSE pour créer une CIA est-ce qu'il serait non il faudrait réussir à faire il faudrait que chacun ait son service secret et qu'on en ait un global donc on est bien d'accord c'est qu'aujourd'hui voilà donc on est bien d'accord qu'aujourd'hui chaque Etat conserve sa souveraineté en matière de renseignement avec ses services de renseignement donc aujourd'hui on fait du bricolage en fait on fait du bricolage parce que on collabore ça c'est un fait il n'y a pas de il n'y a aucune ambiguïté là-dessus on collabore on ne met pas 100% tout le temps quel est le pourcentage quel est le pourcentage d'échanges de renseignement est-ce que c'est 100% non c'est pas 100% l'attentat du Thalys par exemple l'Espagne n'a pas donné l'information concernant le terroriste qui a pris le train en Belgique et qui a commis cet attentat ouais c'est tout ça en fait c'est une vraie philosophie qui pourrait m'en voir ça dépasse les services de renseignement Pierre la perfection n'existe pas même aux Etats-Unis rappelons-nous juste sur le 11 septembre la perfection n'existe pas tout court effectivement

1:30:01
Invité

mais eux ils ont

1:30:02
Présentateur

c'est M. Pommard

1:30:04
Invité

qui est là ? oui oui oui Pierre oui je t'avais reconnu c'est ce que je veux dire vous êtes copains en fait oui Pierre

1:30:12
Présentateur

effectivement on vient un peu on connaît la même région du côté de Carcassonne effectivement le risque zéro n'existe pas et on a bien vu le 11 septembre c'était des failles énormes entre les services de renseignement et même entre les services de renseignement russe les services de renseignement européens le FBI et la CIA en fait la rétention d'informations ça permet d'avoir un coup d'avance sur les autres c'est ça le sujet c'est quelle est notre

1:30:35
Invité

philosophie dans l'avenir en fait quelle sera notre philosophie européenne encore une fois

1:30:40
Présentateur

je suis rentré dans l'armée en 1982 et toute ma carrière pendant 20 ans j'ai entendu parler de l'armée européenne parce que l'armée européenne existe allez si vous voulez réagir à ce que vous entendez à l'antenne 0826 300 300 vous le pouvez évidemment vous pouvez commenter donner votre opinion ou oui on a envie d'avoir votre opinion d'ailleurs parlons vrai ensemble sur Sud Radio on est avec Jean Richard bonsoir Jean Richard bonsoir vous nous appelez de Paris vous oui alors on vous écoute Jean Richard

1:31:06
Invité

tout ce qui a été dit est exact et on peut adhérer

1:31:11
Locuteur non identifié

peut-être une chose de toute façon on ne fera jamais le poids en valeur absolue en valeur absolue avec les Etats-Unis l'URSS la Chine etc ces grands pays là la seule manière de contrer c'est d'avoir chacun vous l'avez dit vous-même vous un service mais qu'une collaboration entre tous les services alors ça c'est pas facile à faire c'est pas facile c'est presque impossible

1:31:40
Présentateur

on a l'impression

1:31:40
Locuteur non identifié

non non il y a la barrière de la langue mais maintenant on s'arrange bien maintenant on a

1:31:46
Présentateur

l'intelligence artificielle oui

1:31:48
Locuteur non identifié

il n'y a pas que ça je crois et puis il y a l'intérêt il y a l'intérêt de toute manière à partir du moment on est convaincu que la Russie c'est une menace automatiquement on prendra les moyens adéquats pour le faire je pense que à l'heure actuelle on n'a pas encore saisi à quel point la Russie c'est la même chose que l'Allemagne hitlérienne avec les Sudètes

1:32:10
Présentateur

ça c'est vous qui le dites Jean-Richard c'est pas moi ni nous parce que vous y allez un peu fort de café quand même c'est une opinion comme une autre c'est mon opinion regardez ce qu'ils font dans le Donbass ils disent

1:32:24
Locuteur non identifié

parce que les Russes ils avaient fait pareil les nazis avec les Sudètes

1:32:30
Présentateur

merci beaucoup Jean-Richard pour votre opinion on continue avec nos invités justement sur cette ingérence permanente qu'on reçoit effectivement de la Russie mais comme disait Pierre Martinet on fait pareil nous qu'est-ce que vous en pensez

1:32:42
Invité

on fait pareil on fait la même chose et effectivement comme il disait lui tout à l'heure tout le monde espionne tout le monde en fait le renseignement et l'information c'est aussi le pouvoir donc voilà par contre je pense que je ne crois pas du tout je crois à un renforcement de la coopération européenne entre services mais il n'y a pas un seul état européen qui va accepter de démanteler ces services de renseignement au profit d'une institution supranationale plus concentrée oui parce que

1:33:11
Présentateur

comme disait finalement Pierre aussi c'est la course à l'enfo c'est-à-dire que celui qui détient l'information Bruno Pommard détient le pouvoir oui et c'est pour ça encore une fois que la base de tout ce qu'on connaît maintenant terrorisme stup etc la base c'est quoi c'est le renseignement tout simplement avant de passer à l'action avant d'interpeller etc plus on a renseignement plus on est capable de résoudre les problèmes donc effectivement chaque pays veut aussi avoir ces informations les échanger quand c'est nécessaire on le voit d'ailleurs d'une autre façon avec l'Algérie et la France sur certains sujets de police etc on voit bien qu'il y a des choses qui passent ce qui s'est passé les deux interpellations ça fait partie aussi des services de police ajoutés mais des renseignements aussi donc tout ça fonctionne effectivement ça pourrait être un peu plus optimisé Pierre Martinet le disait oui un service de renseignement européen dans l'absolu pourquoi pas j'y crois j'y crois qu'à moitié Pierre Martinet il y a eu en juillet 2026 la France ce juillet là France-Royeum-Unie-UE ils ont pris des sanctions des sanctions coordonnées contre des acteurs russes liées à une campagne de cyberespionnage attribuée au FSB qui visait les infrastructures et les institutions européennes donc en fait quand la maison mère ou le bateau mère le vaisseau mère tiens est attaqué finalement bon il y a quand même une réaction globale évidemment qu'il y a une réaction mais de tout temps on a expulsé des diplomatrices bien sûr oui c'est pas la première fois non c'est pas la première fois

1:34:34
Invité

la DST à la grande époque de la DST et du mur et du mur de Berlin il y a eu il y a eu des grandes affaires où la moitié des diplomates de l'ambassade russe a été expulsée

1:34:46
Présentateur

il faut bien comprendre que tout à l'heure l'auditeur a parlé des services chinois parce qu'on parle que de la Russie aujourd'hui parce que c'est ce qui est visible la Russie est visible parce qu'il y a une action ils ne sont pas très discrets en même temps c'est clair non mais mais c'est pas grave ils ne sont pas discrets mais c'est du ils vont récupérer de l'information ça ils récupèrent de l'information il y en a il y en a 10 qui fonctionnent une qui ne fonctionne pas

1:35:08
Invité

c'est toujours moins à prendre mais les chinois les services chinois qu'on ne connait pas finalement parce que chaque chinois chaque ambassade est aussi est aussi un service d'enseignement une antenne de ce pays est aussi dangereuse que que

1:35:24
Présentateur

que que que l'URSS les Etats-Unis c'est exactement la même chose et donc c'est pour ça que moi ce que je excusez moi j'ai une question toute bête une question pour vous Pierre Martinet quand on entend que les ambassades c'est déni à espions c'est vrai ça

1:35:37
Invité

ben évidemment les honorables correspondants on dit alors écoutez écoutez toutes les ambassades

1:35:44
Présentateur

bon je ne vais pas révéler quelque chose de secret parce que c'est connu de tout le monde dans chaque ambassade dans chaque ambassade de chaque de chaque pays il y a un correspondant des services secrets du pays en question et on appelle ça un chef de poste et donc à la à la comment dirais-je à la à l'ambassade des Etats-Unis si vous le dernier étage des Etats-Unis là il y a une rumeur qui dit que ça serait barbée de comment dirais-je d'enfants d'espions évidemment il y a des chefs de poste de la CIA et ils ont plutôt intérêt à être là dans certains pays on a l'impression d'être dans une série pardon non c'est pas une série c'est la réalité non mais en fait les séries s'inspirent de la réalité c'est ça qu'on apprend ce qu'on voit à la télé ça arrive et tu as également Bruno Pommard sous le couvert de Pierre il y a également des entrepreneurs qui sont dans ces pays etc qui servent d'honorables correspondants évidemment qui les consulent etc donc voilà d'honorables correspondants je trouve ça génial oui qui peuvent à travers des soirées etc glaner des informations qui sont utiles pour notre pays

1:36:46
Invité

et puis de temps en temps il y a un scandale qui éclate parce qu'on se rend compte que les locaux de l'ambassade de tel ou tel pays sont sonorisés dans le pays où ils sont hébergés mais en fait il n'y en a plein mais la Corée du Nord il n'y a pas longtemps là aussi ils sont morts

1:37:03
Présentateur

attention

1:37:04
Invité

la Corée du Nord

1:37:05
Présentateur

bon finalement si on vous écoute tous là Pierre Martinet on est dans un pays dans un monde en fait plutôt où on fonctionne en fait il y a beaucoup plus de choses invisibles qui se passent qu'on ne le sait et qui finalement vont influer aussi directement ou indirectement sur des décisions politiques sur des élections etc enfin on ne sait plus trop à quel sens vous êtes pardonnez-moi le terme en fait tous les services d'enseignement ont un rôle à jouer dans les décisions de leur pays ont un rôle à jouer pour influencer les pays qui sont qui sont même partenaires mais ennemis pour essayer d'affluer sur les élections mais c'est partout pareil moi je travaillais dans un pays africain où à chaque élection ils avaient le même problème c'était pas de l'extérieur c'était de l'intérieur donc en fait on est confronté au quotidien on est confronté au quotidien à ce genre de situation où le renseignement nous permet d'avoir un coup d'avance et au-delà de tout ça au-delà des services comme on dirait

1:38:05
Invité

officiels il y a le renseignement économique qui fait encore plus des morts que les guerres il faut bien s'en rendre compte il faut bien comprendre qu'aujourd'hui les renseignements économiques la guerre économique fait plus

1:38:15
Présentateur

de victimes que la guerre Russie merci Pierre Martinet ça sera le mot de la fin pour vous vous êtes ancien agent de la DGSE merci pour vos lumières aujourd'hui c'était vraiment intéressant on va faire un petit point sur vos consultations d'ailleurs qu'est-ce que vous dites sur Youtube si vous avez envie de nous appeler vous le pouvez 0826 300 300 qu'est-ce qu'ils nous disent nos auditeurs Quentin ?

1:38:35
Invité

Eh bien Judith on vous a posé la question faut-il renforcer le contre-espionnage en Europe ? Sondage très serré vous répondez non à 51% c'est sans doute l'aspect européen qui fait... ça doit être ça

1:38:45
Présentateur

si on avait dit la France

1:38:49
Invité

c'est beaucoup de commentaires

1:38:50
Présentateur

on vous adore les auditeurs de Sud Radio

1:38:52
Invité

on a Ben qui nous dit bien sûr nous devons renforcer le contre-espionnage Virginie qui nous dit ce n'est pas nécessaire tous les pays ont leur service d'espionnage et Ludovic avec un peu plus d'humour qui nous dit depuis que James Bond est mort tout part à volo

1:39:04
Présentateur

on est bien d'accord il nous manque merci beaucoup Quentin Saunier merci mes chers vrais voix Bruno Pema président du Think Tank Initiative Sécurité Antérieure ancien membre du REN c'était top bravo on se revoit vendredi nous Jean-Marie Godard vous allez revenir aussi journaliste spécialiste des questions de sécurité auteur de Sécurité notre bien commun aux éditions de l'Aube c'était super merci welcome et puis Bavou on se retrouve demain à 17h il est 18h54 sur Sud Radio là tout de suite c'est Christophe Gickel qu'on va voir