Présidentielle 2027 : les adhérents LR désigent Bruno Retailleau comme candidat • FRANCE 24
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Chapitres
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Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Temps de parole
- Bruno Retailleau100 %
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On reste en France avec l'actualité politique. Bonjour Flor Simon. Bonjour Pauline. Et les adhérents du parti, les Républicain était appelé à choisir ce weekend le mode de désignation du candidat de la droite pour l'année prochaine. Non seulement ces choses faites, mais ils ont aussi choisi leur champion. Et leur champion, c'est donc Bruno Rota patron du parti les Républicains. Il a été désigné par les adhérents pour représenter la droite pour la présidentielle de 2027. Il a été élu avec près de 74 % des voix avec une participation de 60 % sur les 76000 adhérents. 44000 ont voté.
Alors, c'est pas forcément une surprise qu'ils aient choisi Bruno Rotaillot puisque l'année dernière il avait déjà étéu élu président du parti les Républicains haut la main. Les adhérents, ils avaient trois options en fait. Ils devaient décider de la la question de savoir comment on allait désigner le candidat à la présidentielle. Donc trois options s'offraient à eux à eux. Soit une primaire fermée donc qui ne concernait que les adhérents, soit une primaire semi-ouverte avec en plus le vote des sympathisants, soit la désignation du candidat immédiatement. Et c'est donc ce qui a été fait. Donc c'est un coût d'accélérateur pour les Républicains vers la présidentielle de 2027.
Même si disons que cette désignation, elle ne fait pas tout loin de là et on va en reparler Pauline, ça donne quand même à Bruno Retaillot une certaine légitimité. Alors hier dans un tweet, il a évidemment remercié les adhérents et puis il on sent qu'il va se lancer dans la bataille. Voilà, il est il est désigné en tout cas après des élections municipales victorieuses. C'est vrai que la droite est très implantée localement. [grognement] Notre mouvement est désormais en ordre de marche pour la campagne de l'élection présidentielle mais le plus dur reste à faire Pauline. Déjà, il va falloir falloir bâtir un projet de rupture. Ce sont les mots de Bruno Rotaillot.
Il va falloir aussi conserver les électeurs de droite. On sait que certains hésitent euh parfois euh à aller vers le Rassemblement national tout en essayant de ramener vers lui les électeurs de Centrre Droit et de la Macronie. Il [grognement] va aussi euh falloir bah que il monte dans les sondages parce que pour l'instant Bruno Rotillot, il est testé dans les différents sondages euh pour le premier tour de la présidentielle entre 7 et 10 % très loin derrière qui ? derrière Édouard Philippe, candidat de centre droit et patron d'horizon qui se présente aussi à la présidentielle.
Et puis on on voyait à l'instant les images derrière vous de la du podium hier soir et de Bruno Rotaillot très applaudit à l'issue de sa désignation comme candidat. Il y a pas grand monde sur l'estrade. Parmi les classiques DLR, on a reconnu François Xavier et Bami. D'où cet enjeu de taille, il va lui falloir tenter de rassembler sa famille et ça c'est un c'est une vaste mission. Première mission. Exactement. Première mission pour Bruno Rayo. Déjà David Lissenard quand ils avaient décidé voilà de de trouver quel serait le mode de désignation du candidat, David Lissard figure de LR et MR de Cann avait claqué la porte du parti. C'était début avril.
Alors ensuite, qu'est-ce qu'il y a Pauline comme embûche au sein des LR ? Déjà, il y a les ambitions personnelles qui pourraient empêcher une union solide. He Xavier Bertand, président des Haut de France, lui il est déjà candidat, il a dit qu'il était candidat à la présidentielle. Michel Barnier, ancien premier ministre LR, qui hier sur France 3 disait se sentir capable d'être président. Il y a aussi Laurent Voky, le patron des députés LR à l'Assemblée nationale qui pour l'instant n'a rien dit mais on sait qu'il pourrait leur nier sur 2027. Donc premier problème, les ambitions personnelles.
Deuxièmement, sur la suite en fait il y a une partie des ténors de la droite qui veulent une primaire du centre et de la droite et un candidat unique comme Valérie PCR, présidente des Hautes France des Ha de l'Île-de-France pardon, Gérard Larcher, président du Sénat qui eux veulent un candidat unique parce qu'ils se disent que sinon s'il y a une multitude de candidats ben on va perdre évidemment. Donc euh voilà, on va voir si ça finit par avoir lieu. Le renvoquier qu'on voit à l'image, lui il veut une primaire qui va de Gérald Darmanain à Sarah Knafo. Donc vous voyez que déjà ils ne sont pas d'accord sur la suite.
Et puis enfin, il va falloir aussi que Bruno Rota si vous voulez il il mette il il se renforce parce qu'il y en a au sein du parti qui l'accusent d'ambiguïé avec le Rassemblement national et d'autres qui lui disent "Mais non mais en fait Bruno Rotaillot il est macroniste. D'ailleurs, il a été ministre de l'intérieur pendant un an soit Emmanuel Macron." Donc vous voyez, il va falloir que Bruno Retaillot fasse de ce parti, réunisse comme ça les théonores de son parti, rassemble sa famille politique. La guerre des chefs à droite, elle ne date pas d'hier Pauline.
Valérie PCR en 2022, on avait fait les frais parce que cette désunion, elle avait manqué de soutien et c'est vrai qu'elle n'avait fait que 5 % dans les sondages, pardon dans 5 % à la présidentielle en 2022 et ça avait été en partie à cause du manque de soutien de sa famille politique. Dernière chose, il va falloir qu'il trouve un espace. Bruno Rota entre le RN et la Macronie et qu'il est donc un projet extrêmement solide. Et pendant ce temps, vous l'avez rappelé, le rassemblement national Caracol sondages et son patron Jordan Bardella alors qu'on attend toujours une décision de justice qui permettrait de savoir qui est de lui ou de Marine Le Pen sera le ou la candidate pour 2027.
Puis Jordan Bardella va déjeuner avec les les MDEF le MEDF le syndicat des patrons. L'un des syndicats des patrons. Oui. Va déjeuner dans quelques heures là le le président du Rassemblement national est redu par le MEDEV principale organisation patronale. Alors ils vont parler économie. Il est loin le temps Pauline où le Rassemblement national était considéré comme je cite dangereux pour l'économie française. Ça ce sont les mots du patron du MDEF Patrick Martin. C'était en 2024 et les patrons jugé que le programme économique du RN était impraticable. Alors aujourd'hui Jordan Bardelard est donc reçu par le MDEF.
Ce qu'il explique Patrick Martin, c'est que les temps ont changé aujourd'hui le Rassemblement national c'est le premier groupe à l'Assemblée nationale. Et puis quand on regarde, vous le disiez, vous le rappeliez, les sondages d'opinion, bah le RN, il est largement en tête des intentions de vote entre 32 et 36 % selon les sondages. Donc voilà, Patrick Martin, il dit "On discute avec une dizaine de partis politiques dont le Rassemblement national, on va l'écouter." C'était la semaine dernière. Contrairement à cette idée reçue, le patronat n'a pas basculé du côté du Rassemblement national. Nous, on attend de savoir qui est qui.
On attend de connaître des programmes et pour l'instant le moins qu'on puisse dire mais c'est vrai beaucoup de formations politiques, c'est peut-être normal à ce stade de la compétition présidentielle, il y a beaucoup d'ambiguité. Voilà. Alors le 7 avril c'était Marine Le Pen, une information révélée par nos confrères du Nouvel Nouvels qui dînerit avec une dizaine de patrons du CAC 40 dont Bernard Arnaud patron de LVMH dont Patrick Pouyané patron de Total. Alors le dîner selon les premiers échos n'a pas convaincu les figures du CAC qui ont trouvé que Marine Le Pen était trop étatiste et trop flou. Est-ce que Jordan Bardella va lui séduire le MDEF ?
On sait qu'il est sur une ligne plus libérale que Marine Le Pen, mais c'est vrai que le RN veut abroger la réforme des retraites qui est cher au patron. Et puis cette position antiEurope, ça ne plaît pas forcément non plus aux entreprises, mais Pauline, c'est quand même un pas de plus dans la normalisation du rassemblement national. lui en tout cas
Bruno Retailleau