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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 10 novembre 2016 170 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJusticeÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

MÉLENCHON - 1ER RDV SUR LE «TERRORISME» ET LA SÉCURITÉ

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 53 %Attaque 37 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Charlotte GirardFait
    « il faut lire d'où nous partons il faut dire quel est notre objectif et quelle mesure nous comptons mettre en œuvre »
  • 4:00Charlotte GirardChiffre
    « après plus de 30 textes pris pour lutter contre le terrorisme depuis 1986 avec une nette accélération dans les années 2000 de tiers des textes en effet ont été pris suite aux attentats du 11 septembre »
  • 6:00Charlotte GirardFait
    « l'État échouent dans sa fonction régalienne par excellence »
  • 9:00Charlotte GirardFait
    « il faut créer les conditions d'une implication populaire dans l'action de l'État contre ce qui peut menacer la tranquillité publique »
  • 11:00Charlotte GirardFait
    « arrêter la guerre arrêtez la guerre bon ça semble un bon début d'ailleurs pour assurer la paix civile »
  • 12:00Charlotte GirardFait
    « deuxième axe améliorer la prévention contre l'embrigadement ici la réponse n'est pas pénale elle est judiciaire elle est éducative elle est sociale elle est médico-psychologique »
  • 13:00Georges KnechtFait
    « on a eu Charlie Hebdo suite à Charlie Hebdo les organisations syndicales reçues par le ministre de l'Intérieur pour exprimer des positions à la fois en tant que syndicalisme mais aussi en tant que citoyen »
  • 15:00Georges KnechtFait
    « on a eu des pansements sur des jambes de bois puis est arrivé le Bataclan »
  • 17:00Georges KnechtChiffre
    « 850 millions d'euros sur la table pour ne pas répondre aux attentes policiers »
  • 19:00Georges KnechtFait
    « la politique du chiffre qui garde toujours une empreinte forte au sein de l'activité police »
  • 21:00Georges KnechtFait
    « on a recruté plusieurs milliers de policiers sans recruter de personnel de soutien »
  • 25:00Laurence BlissonFait
    « on a vu encore cette année trois débats législatifs portés sur les questions terroristes ils ont été systématiquement placés notamment dans des procédures d'urgence »
  • 27:00Laurence BlissonFait
    « l'état d'urgence était inutile et inefficace mais également qu'il était dangereux »
  • 29:00Laurence BlissonChiffre
    « la France a l'un des un arsenal pénal anti-terroriste qui est l'un des plus développé en Europe »
  • 0:15Locuteur 2Chiffre
    « le blanchiment représentant au bas mot selon le fondateur international 3% de la richesse mondiale »
  • 1:00Locuteur 2Fait
    « la Direction Générale de la Concurrence la consommation et la répression des fraudes qui est chargé précisément de combattre une certaine fraude économie et qui a été totalement désorganisé par la Real mise en place par Nicolas Sarkozy »
  • 2:00Locuteur 2Chiffre
    « on voit en mesure le décalage entre les annonces politiques et la réalité puisqu'il avait été annoncé mille créations d'emplois ce qui est objectivement relativement peu sur certaines missions bien sûr au détriment d'autres qui continuent d'être aff et que sur ces 1000 en réalité il avait été préalablement intégré les suppressions prévues ce qui veut dire qu'en réalité il y en a eu que 550 »
  • 3:00Locuteur 2Chiffre
    « depuis 2002 nous avons perdu 36 000 emplois alors que la charge de travail n'a cessé de s'accroître et que la fraude n'a cessé de se développer »
  • 5:00Locuteur 2Fait
    « le bilan que l'on peut tirer aujourd'hui de l'action des états est quand même un minima pour le dénomatiquement une relative impuissance »
  • 7:00Locuteur 2Fait
    « le diable est dans les détails aujourd'hui à moins de deux mois de la mise en place de ce système là dans une cinquantaine de pays dans la France nous ne savons pas comment nos services vont traiter ces informations »
  • 9:00Locuteur 2Fait
    « les services qui luttent contre la délinquance financière qu'il s'agisse des finances publiques des douanes de Tracfin de la justice sont j'allais dire bêtement comptablement budgétaire socialement utile et budgétairement rentable »
  • 11:00Locuteur 3Chiffre
    « 700 personnes sont mortes depuis janvier 2015 du terrorisme et c'est tragique mais ce chiffre s'élève à plus de 30000 dans les pays des musulmans qui sont les premiers frappés »
  • 13:00Locuteur 3Fait
    « la guerre au terrorisme est une absurdité conceptuelle et pratique depuis qu'elle est menée les foyers terroristes ont été multipliés par 10 dans le monde »
  • 15:00Locuteur 3Fait
    « le dieu argent et non la personne voilà le premier terrorisme c'est un terrorisme de base contre toute l'humanité »
  • 17:00Locuteur 3Fait
    « la France qui est de moins en moins écoutée au niveau diplomatique et internationale »
  • 21:00Locuteur 4Fait
    « il y a eu un moment on a fait fermer une des deux brigade alors la ligne de débrigades à l'époque le code directeur départemental a dit bon bah écoutez moi j'ai des chiffres 9010 je ferme les 10 »
  • 4:00Locuteur 2Fait
    « le manque de moyens n'est pas le seul aspect qui révèle l'effondrement de l'autorité de l'État républicain c'est aussi la doctrine d'emploi des forces et des institutions »
  • 5:00Locuteur 2Fait
    « la politique que nous proposons est une politique de raison et de discernement je la juge aussi spectaculaire que celle de la passion et de la pulsion »
  • 10:00Locuteur 2Chiffre
    « Daesh n'a pu payer ses troupes et ses assassins que parce qu'il dispose d'argent et cet argent il l'a trouvé sur place par l'impôt qu'il collecte »
  • 12:00Locuteur 2Fait
    « le gouvernement turc la personne du président turc est plus précisément celle de son gendre dénoncée par le Parti social-démocrate turc comme étant l'organisateur de ces trafics »
  • 14:00Locuteur 2Fait
    « le Président de la République a donné l'ordre d'assassiner au moins quatre personnes »
  • 18:00Locuteur 2Fait
    « il faut montrer qu'ils sont des épaves qui ont un comportement personnel et une vie de minable »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour à toutes et tous bienvenue au local de la France insoumise et merci à vous toutes et tous d'être présent je suis lise Maillard juriste voici Hugo bernalicis attaché d'administration au ministère de l'Intérieur nous avons animé et coordonné l'équipe de travail qui a élaboré les propositions de la France insoumise sur les questions de sûreté et de sécurité avec François Pirenne spécialiste du renseignement qui malheureusement ne peut pas apparaître devant la caméra étant encore en activité mais nous aurons l'occasion de l'entendre au cours de la matinée sur une courte vidéo que nous passerons le document de travail qui est présenté aujourd'hui et ce qui deviendra le livret sur la sûreté et la sécurité celui-ci a été [Musique] enrichi durant ces quelques mois grâce aux travaux et contributions d'experts de juristes de magistrats d'universitaires gardiens de la paix membre des forces de l'ordre de syndicalistes et associatifs et il faut dire que c'était assez inédit d'arriver à constituer une équipe aussi large de spécialistes sur les thèmes de la sûreté de la sécurité et nous tenions à remercier chaleureusement toutes les personnes qui sont dans cette salle et aussi toutes celles qui n'ont pas pu venir et qui ont participé à nos travaux donc pour faire un petit rappel du processus programmatique dans lequel on situe le point de départ de notre réflexion c'est évidemment le programme Numa d'abord que nous avons porté en 2012 avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui a été augmenté par un premier processus de collecte de plus de 3000 contributions sur le site de la France insoumise ainsi que des auditions programmatiques que vous pouvez retrouver sur le site internet une synthèse de tout de tous ces éléments a été faits et validé par un vote de plus de 77000 des insoumis avec des scores au-delà des 90% pour la totalité des chapitres concernés ce programme qui se nomme l'avenir en commun duquel a été extrait 10 mesures principales lors de la convention programmatique sera édité et diffusé prochainement à partir du 1er décembre donc délivrer programmatique sont organisés pour préciser le programme dans des domaines précis c'est dans ce cadre là qu'on se situe c'est livré on pour objectif d'être de véritables feuilles de route pour les les futurs ministres d'un gouvernement de la de la France insoumise il est clair que les questions de sûreté et de sécurité sont devenus une préoccupation centrale pour les Françaises et les Français dans un contexte d'attentat d'état d'urgence qui est devenu permanent mais aussi des plus récemment des manifestations de policiers c'est des déjà un thème central dans l'élection présidentielle et nous apportons avec ce livret ce document de travail qui deviendra le livret sécurité retour vers la raison des propositions précises des solutions concrètes mais ce livret c'est aussi un outil d'éducation populaire pour le plus pour que le plus grand nombre puisse s'approprier avec sérieux cette thématique importante loin du bruit médiatique nous l'avons donc pensé comme un outil pédagogique ce livret sur la sûreté et la sécurité ce cantonnent aux questions générales de la sûreté en République et de la sécurité des citoyens et des citoyens ils répondent notamment à la question de recréer une sécurité citoyenne apporte des propositions sur l'organisation même des forces de sécurité et développent des solutions pour lutter contre la petite et moyenne délinquance la délinquance en col blanc et évidemment sur la question de la lutte antiterroriste la partie judiciaire et juridique sera elle traitée dans un autre livret puisque plusieurs livrets thématiques comme l'a expliqué Hugo viendront enrichir l'avenir en commun donc le programme de la France insoumise et donc la partie judiciaire sera à l'intérieur du livret justice donc comme le vient de le préciser lise se livrer est vraiment une nouvelle étape du processus y compris sur la question de la réflexion sur les questions de sécurité et de sûreté donc il a vocation à continuer à être discuté être partagé avec les acteurs de de ce monde notamment ceux qui ne sont pas disponibles aujourd'hui qui auraient aimé être là et qui ont enrichi notre travail donc un certain nombre d'experts dans le cas dans le respect de leur indépendance en tant qu'expert ont bien voulu nous aider et contribuer à notre réflexion je vais en citer quelques-uns donc on a d'abord Laurent Bonelli qui est sociologue spécialisé sur les questions de sécurité urbaine de surveillance et de lutte contre le terrorisme qui a fait une audition programmatique sur le site JLM 2017 que vous pouvez retrouver en ligne ensuite nous avons Christian Moana qui est le directeur du centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales du CNRS qui auteur de nombreux bouquins notamment sur le les relations police population vous avez également Laurent moukelli qui est sociologue également et directeur de l'Observatoire Régional de l'un délinquance et des contextes sociaux à Aix-Marseille qui lui anime un blog sur internet avec de nombreuses contributions sur cette thématique également excuser Jean de Maillard qui est magistrat et syndicaliste à force ouvrière et qui est spécialiste de la délinquance financière aussi Jean-Marie Vaucher qui est le président de l'organisation nationale des éducateurs spécialisés mais aussi Issa Coulibaly qui nous rejoindra dans la matinée qui sera présent dans la salle et qui est le président de l'association pas à pas qui a contribué sur la question du contrôle au faciès notamment par le biais d'une d'une vidéo lors de la Convention nationale programmatique mais aussi d'un numéro de pas vu à la télé que vous pouvez retrouver en ligne et également aussi un certain nombre de professionnels du ministère de l'Intérieur qui ont collaboré à titre plus privés ces personnes toutes ces personnes seront amenées à intervenir dans les semaines à venir par le biais de vidéo qui viendront alimenter une chaîne YouTube sur les questions de la sécurité de la sûreté mais aussi avec des contributions écrites qui seront diffusées par la suite donc aujourd'hui ce n'est qu'une première étape un premier rendez-vous sur le terrorisme et la sécurité puisque comme vient de l'exprimer Hugo c'est un travail qui continuera pendant toute cette campagne présidentielle ce premier rendez-vous ce se déroule à trois jours de la date d'anniversaire des attentats du 13 novembre dernier donc bien évidemment comprendra principalement la thématique de la lutte antiterroriste six intervenants que nous vous présenterons au fur et à mesure ce succèderont à la tribune et c'est Jean-Luc Mélenchon qui conclura ce premier rendez-vous sur la thématique un an après le 13 novembre 2015 ma réponse face au terrorisme on va donc commencer par une entre une introduction politique et pour cela on accueille Charlotte Girard à la tribune elle est juriste mais aussi co-responsable du programme l'avenir en commun merci lisez et Hugo je sais que vous avez œuvré ardemment ainsi que François Pirenne qui n'est pas là mais qui a animé et travailler dur pour que cette demi-journée de travail puisse avoir lieu alors nous ne sommes pas dans un moment ordinaire à trois jours comme lise vient de le dire du premier anniversaire des attentats de Paris les commémorations vont se multiplier et nous savons ce que nous devons aux victimes le rocaillement le souvenir mais nous savons ce que nous devons au vivant aussi des citoyens en pleurs mais des policiers aussi en lutte nous leur devons la réparation et la possibilité d'un avenir en commun François Delapierre nous y appelait dans un ouvrage de 2013 intitulée délinquance les coupables sont à l'intérieur ils voulaient que l'on se donne les moyens de se forger sur le sujet de la délinquance et en creux finalement celui de la sécurité une conviction libre donc raisonnée il voulait que le débat éclate comme il le disait car nous souffrons de ce que sur ce sujet il est impossible depuis longtemps d'échanger des arguments rationnels alors nous y voici nous inaugurons une série de rencontres sur les sujets qui entourent la sûreté des sujets dans lesquels une réflexion différente de la Vulgate médiatique et souvent empêchée soit elle est évitée à cause d'un sort de sentiment d'illégitimité surtout à gauche soit elle est ridiculisée par ses adversaires qui sont largement soutenus par la logique médiatique du sensationnel et cette logique qui détourne en effet des causes réelles de la délinquance or cette campagne la campagne présidentielle doit permettre de proposer une alternative et ce sur tous les sujets alors typiquement sur le sujet de la sûreté de la sécurité nous allons aussi nous n'allons pas louper le coche nous allons aussi proposer une alternative aujourd'hui nous affrontons le problème qui porte couramment le nom de sécurité sous l'angle le plus blessant le terrorisme mais pour avoir un débat cohérent il faut lire d'où nous partons il faut dire quel est notre objectif et quelle mesure nous comptons mettre en œuvre le point de départ c'est l'air du temps c'est l'ambiance une dérive frénétique que rien n'arrête Laurent mucchelli qui parle de frénésie sécuritaire et bien a été plié à de nombreuses reprises effectivement lui emboîte le pas tout le monde parle enfin tout le monde nous parlons beaucoup d'emballements de surenchères d'escalade mais jusqu'où et pour quelle utilité puisque après plus de 30 textes pris pour lutter contre le terrorisme depuis 1986 avec une nette accélération dans les années 2000 de tiers des textes en effet ont été pris suite aux attentats du 11 septembre on constate que les attentats ne s'arrêtent pas et au contraire il se multiplie et que l'état des libertés individuelles et collectives se dégradent résultat des courses pour la sécurité publique à savoir le maintien de l'ordre public comme pour la sûreté c'est à dire la garantie de la liberté individuelle bah c'est pire autrement dit l'état échouent dans sa fonction régalienne par excellence il faut y voir le signe d'un affaiblissement profond qui est en ligne avec des évolutions au long cou qui sont liés à des choix idéologiques et politiques selon lesquelles l'État est bien ne serait plus un acteur pertinent ni pour la création de richesse d'ailleurs et ni pour la protection de sa population en donnant le spectacle de leur folle agitation les gouvernements les gouvernants veulent faire illusion il donne l'impression d'agir ils n'ont que le mot d'autorité à la bouche mais ils ne font rien d'utile pour le grand nombre au contraire ils abîment l'État et ils imposent le paradigme sécuritaire de la même manière d'ailleurs que le paradigme néolibéral de l'économie financière qui s'impose comme un ordre compulsif sans alternative qu'on a appelé parfois et Jean-Luc Mélenchon avait imaginé cette formule un ordre globalitaire et la combinaison de ces deux paradigmes sécuritaires et néolibéral nous laisse déposséder de la chose publique sans recours sans autre protection que peut-être ici ou là une aptitude naturelle exceptionnelle une fortune personnelle autant dire rien de très répandu rien de très rassurant non plus au bout du compte nous sommes livrés aux inégalités les plus sauvages les plus insivides mais cette contrainte qui semble sans issue nous oblige à redoubler d'efforts pour opposer un autre projet pour fixer un autre cap qui nous relie à notre histoire évolutionnaire la conquête des libertés par la Sûreté contre l'arbitraire ou la sûreté devient l'objectif de toute politique républicaine de sécurité et ce n'est pas dire comme dès le Pen ou comme Valls que la première des libertés c'est la sécurité lutter contre le terrorisme a consisté jusque là à se mettre sous la protection du grand frère américain nous avons hérité de la surveillance de Big Brother et nous avons perdu notre indépendance nous avons obéi et déclaré la guerre des civilisations pour la défense des intérêts énergétiques États-Unis alignement honte lutter contre le terrorisme alors que l'austérité fait rage et bien c'est la double peine nous avons ajouté à la logique de l'entité terrorisme la réduction des moyens de l'État alors que l'entité terrorisme tenta banaliser des mesures d'exception à les faire passer finalement d'un état contenu d'exception vers le droit commun et bien l'austérité elle en même temps a réduit d'un point de vue comptable les capacités d'action mettant les personnels sous tension et on va en parler tout à l'heure donc d'un côté on hyper trophie l'exigence sécuritaire et de l'autre on atrophie les moyens de la satisfaire c'est un peu quand on y regarde de plus près ça ressemble quand même au principe du profit au principe de la course à la rentabilité et ce mécanisme mène à des confusions coupables comme les autoroutes et nos florons industriels nous avons s’aborder nos outils de renseignement et de surveillance de terrain nous avons fusionné force de police et armées au nom de la sécurité nationale un concept qui mêle sécuritaire et défense nationale nous avons confondu répression et prévention ordre public et discrimination au nom de la politique du chiffre ça ne peut plus durer faut revenir à la raison notre objectif c'est la sûreté la liberté des citoyens contre les menaces et l'arbitraire cette liberté des citoyens va s'exprime en principe de manière souveraine et républicaine elle doit donc s'exprimer dans un cadre institutionnel démocratique il faut créer les conditions d'une implication populaire dans l'action de l'État contre ce qui peut menacer la tranquillité publique et la paix civile alors ben on commencerait par le début c'est à dire un acte constituant qui intègrerait un débat national sur la sécurité la sûreté histoire de convenir collectivement des principes directeurs on fera un bilan général de la sécurité en France par voie de commission d'enquête parlementaire sur les dispositifs législatifs et réglementaires qui existent déjà et sur le fonctionnement concret des services chargés de la sécurité en général et de la lutte contre le terrorisme en particulier pour prendre plus de recul encore en s'adjoindrait le précieux concours de la recherche scientifique universitaire pas des experts en sécurité payé à prix d'or l'idée c'est que même et surtout en matière de sécurité le peuple trouve des relais d'expression représentatives et diversifiée politique et scientifiques on pense ainsi rendre à la sécurité ses vertus civiques et républicaines pour que la police et l'ensemble des services de sécurité soit restituer au service du peuple nous devons faire de la sécurité un véritable outil de la sûreté c'est à dire un outil au service des libertés et pas l'inverse alors je n'entrerai pas dans le détail d'une politique antiterroriste rationnelle puisque c'est l'objet de nos échanges que je ne fais ici qu'introduire mais je fixerai quand même trois grands axes qui sont comme lis et Hugo l'ont dit qui seront développés dans un livret thématique de la France insoumise consacrée à la sûreté et qui paraîtra bientôt alors ces trois axes m'ont servir un petit peu de repères aux réflexions que vous nous faites l'honneur de partager ce matin vous qui avez accepté de venir cogiter avec nous alors premier axe arrêter la guerre arrêtez la guerre bon ça semble un bon début d'ailleurs pour assurer la paix civile ici dans cet axe le champ d'action est militaire stratégique et diplomatique il consiste principalement à se défaire de l'emprise de l'emprise en particulier des États-Unis et vous nous direz comment deuxième axe améliorer la prévention contre l'embrigadement ici la réponse n'est pas pénale elle est judiciaire elle est éducative elle est sociale elle est médico-psychologique troisième axe repenser le renseignement et réorienter la surveillance ici la réponse est tout sauf sécurité elle est humaine l'idée ici c'est de s'appuyer sur les capacités de l'entendement humain et pas sur les algorithmes alors vous avez de quoi faire et il nous semble que redonner le goût du futur c'est dissiper les peurs irrationnelles c'est restaurer le peuple dans ses droits souverains c'est à dire la liberté merci beaucoup donc nos travaux peuvent commencer je vous laisse la parole pour accueillir nos invités merci merci Charlotte pour ton intervention on accueille maintenant tout de suite Georges Knecht qui est le secrétaire général du snipato qui est le syndicat majoritaire des personnels administratifs et techniques du ministère de l'Intérieur et qui nous parlera des difficultés pour les personnels de la police nationale et plus précisément les administratifs rencontré dans le cadre de l'état d'urgence à toi Georges bonjour à tous d'abord je vous remercier Jean-Luc Mélenchon de m'offrir la possibilité de m'exprimer sur les hommes et les femmes qui exercent la mission sécurité aujourd'hui au sein du ministère de l'Intérieur et plus particulièrement les personnels de l'ombre qu'on voit peu mais qui contribue à ce qu'on appelle le soutien à l'opérationnel que sont les administratifs techniques et scientifiques de la police nationale alors comme le thème tourne un peu autour de terrorisme et de l'état d'urgence la sécurité je vais essayer d'aborder ça mais derrière derrière cette notion de sécurité qui a été mise à mal ces dernières années c'est 15 dernières avec la politique du chiffre la révision générale les politiques publiques qui considère qui consistait à des diminutions d'effectifs pour faire des économies budgétaires avec le fonctionnaire qui a tendance à être souvent la variable d'ajustement budgétaire de budget de l'État et la catastrophe du de la réforme des services de renseignement de 2008 avec la fusion strg derrière tout ça il y a des hommes et des femmes et qui continuent à travailler malgré la diminution des moyens malgré la mise à mal de tous les tous les processus aujourd'hui alors comment protéger la population on a eu on a eu on a tous vécu les comme ça a été exprimé tout à l'heure les les événements Charlie Hebdo le Bataclan Nice Magnanville et on peut se poser la question de savoir si c'est seulement l'avait pas eu lieu où on serait de la sécurité mais ils ont eu lieu moi je vais revenir sur 2008 en 2008 mon organisation syndicale a exprimer à Frédéric pechner à l'époque directeur général de la police nationale lors d'une réunion sur la fusion des services de renseignement sont fusionnant la DST et la DRJ on plantait les causes d'un 11 septembre à la française malheureusement je vais dire malheureusement est-ce que j'aurais aimé qu'on se trompe on a eu Charlie Hebdo suite à Charlie Hebdo les organisations syndicales reçues par le ministre de l'Intérieur pour exprimer des positions à la fois en tant que syndicalisme mais aussi en tant que citoyen ce qu'on a fait nous on a fait une production de 9 pages en disant qu'il fallait une réforme en profondeur de la police nationale au final n'a pas eu on n'a pas eu grand chose comme réforme aux profondeur on a eu des pansements sur des jambes de bois puis est arrivé le Bataclan on est reçu par le Président de la République qui nous dit à l'époque au mois d'octobre 2015 vous avez raison les personnels administratives techniques scientifiques sur le soutien opérationnel de la police ont été trop longtemps les oublier de la police nationale bilan quelques mois après un protocole d'accord en avril 2016 ou pas une mesure ne concerne les évolutions statutaires et la situation des améliorer des personnels administratifs techniques le snipathe évoque alors l'erreur la non-réponse aux attentes des policiers on lâche 850 millions d'euros sur la table pour ne pas répondre aux attentes policiers on fait un tract à ce moment là au mois d'avril en disant mais on répond pas aux attentes des policiers qui demandent des moyens pour travailler qui demande d'arrêter la politique du chiffre qui demande d'arrêter le pas de vagues parce que pour pouvoir travailler sans avoir des contraintes une épée de Damoclès au-dessus de la tête et on exprime dans ce tract au mois d'avril le fait que certainement que six mois après on verra les policiers à nouveau dans la rue prémonitoire oui parce que aujourd'hui on a les policiers dans la rue et qui s'affranchissent totalement d'ailleurs de leur syndicats d'actifs sont les puissants lobby qui dirigent le ministère intérieur bien souvent en court-circuitant en passant directement par Matignon et c'est une problématique puisque elles sont bien loin des des préoccupations de nos collègues après le protocole d'accord on a eu juin 2016 Magnanville et là je voudrais profiter de cette tribune pour dire notre collègue adjoint administratif Jessica Schneider qui travaillait au commissariat des Mureaux elle a été visée chez elle par un tueur qui déclarera juste après son agression je viens d'en par tweet je viens de tuer un policier et son mari puis une chef de plomb on a tendance à dire oui il y a un policier qui est agressé sa compagne aussi qui a été tué nous aujourd'hui on attend des résultats de l'enquête l'enquête n'avance pas on voudrait savoir pourquoi Jessica Schneider a été visé pourquoi comment la repérer comment on a su qu'elle travaillait au commissariat et comme on a su ou à la vitesse pour pouvoir s'attaquer parce que les personnes à l'administratif il travaille pour la police mais ils sont ils ont pas de protection ils ont pas de d'armes d'ailleurs suite à ça suite aux événements de manière ville on passe au mois de juillet en comité technique central une mesure de pérennisation de l'Armor service pour les policiers mais est-ce que c'est la réponse et à quand l'armement de tous les citoyens garantis par la Constitution comme dans certains états moi je pense que c'est pas la solution non seulement ça va à l'encontre de tout ce qu'on a fait depuis quelques années dans la lutte contre les risques psychosociaux ça fait quelques années qu'on a mis en place au sein du ministère intérieur et ce n'est pas de cet engagé dans cette voie une lutte contre le l'augmentation des suicides dans la police et une des mesures phares c'était de permettre notamment aux collègues qui travaillent en aurait atypique et pouvoir redéposer leurs armes quand ils travaillent passer certaines horaires dans des coffres sécurisés on a investi de l'argent pour faire des des expérimentations là-dessus pour éviter tant que possible que les collègues rentrent chez eux avec leurs armes et passe à l'acte plus facilement parce que quand on a un arme finalement c'est plus facile de passer à l'acte donc non seulement on va à l'encontre de cette lutte contre les RPS qu'on avait mis en place ce qui prouve bien qu'on gère vraiment au jour le jour en fonction de l'actualité et de l'émotion mais en plus qu'est-ce que ça a changé pour notre collègue Jessica Schneider les administratives ça va rien changer pour elle au mois de septembre ça continue un agent spécialisé de Polytechnique et scientifique alors faut quand même savoir que la pts aujourd'hui sont des gens qui sont à l'origine de quasiment la totalité de des élucidations des affaires avec l'ADN avec les traces indices etc mais sont des gens qui ne sont pas considérés comme des policiers par la boutique qui sont considérés comme des administratifs des sédentaires administratifs alors qu'ils font de plus en plus sur le terrain qui se font caillasser on a SPS qui se déplace avec avec un collègue à Nancy sur un braquage pour faire du relevé de trace indice il essuie des coups de feu fort heureusement il n'a pas été baissé mortellement mais il est ni protégé ni armé quand il va faire ses missions de relever très service alors nous avons demandé une audience suite à ce suite à cet événement aux mises intérieur qui nous a pas reçus parce que son emploi du temps est chargé et on a été reçu par son directeur de cabinet et le ministre de l'Intérieur la question lui a été posée lors d'un déplacement à Rouen par nos délégué il dit mais non on remet pas l'ordre du jour le sujet de l'évolution statutaire de la BTS puisque ça a été c'est on a trouvé un compromis avec les organisations signataires du protocole au mois d'avril bon je rappelle que mon organisation n'a pas signé ce protocole et pour pour les raisons c'est que sur les 850 millions d'euros il y avait à peine 8 millions d'euros pour l'ensemble des personnels administratifs techniques scientifiques qui représente 20 000 personnes dans la police et mesure ppcr comprise c'est à dire vraiment peanuts aurait-il fallu que notre collègue aspts à Nancy soit touché mortellement pour qu'on réagisse rien n'est sûr puisque notre collègue administratif ça a été le cas il y a rien à bouger concernant la situation des personnels administratifs dans les services de police alors aujourd'hui moi ce que j'attends on a une période de clés c'est une évolution en profondeur de l'efficience de la police rien n'a été fait par améliorer l'efficacité service de police rien n'a été fait contre la politique du chiffre qui garde toujours une empreinte forte au sein de l'activité police rien contre les talons de référence qui est le sacro-sainte-aux-délicitations ce qui est pas aberrant aujourd'hui de juger d'appréhender la qualité de la du travail de la police nationale par l'activité des délinquants plus il y a de crimes de fait constater lucidité et plus les travailler la police travaille bien est-ce que une société une société moderne c'est pas une société une police moderne c'est pas une police où il y a moins de délinquance justement une police de proximité est-ce que quelque chose pour être fait pour réparer les erreurs en matière de renseignement est-ce que on peut pas réformer en profondeur les statuts et les structures pour permettre à redéploiement de policiers que chacun soit à sa place sur les bons postes cela argument qui est mis en avant aujourd'hui par le gouvernement c'est que il y a eu un retour sur la RGPP oui et les recrutements oui qui avait été supprimé ces dernières années mais on a recruté plusieurs milliers de policiers sans recruter de personnel de soutien c'est à dire qu'aujourd'hui on a des policiers dans des bureaux dans des garages dans des foyers barres de CRS dans des services de police scientifique des bureaux de gestion alors qu'ils sont recrutés formés et payés pour assurer sur le terrain la sécurité de nos concitoyens est-ce que ces personnel ne pourraient pas être déployés pour mettre en place une vraie une vraie police de proximité qui n'a jamais été mise en place en France parce que même quand il y a eu des balbutiements à une époque on n'a pas donné les moyens pour mettre en place une police de proximité comme ça a fonctionné dans certains pays nordiques ou au Québec etc on n'a pas mis les moyens en France on a voulu faire de la police proximité enveloppe constante et est-ce que la police doit continuer à faire du chiffre à être rentable c'est un service public moi je suis à fervent partisan du service public non rentable le service public il doit rendre service au public il doit pas être rentable et de pas se fixer des objectifs les atteindre et taper sur les doigts de ceux qui les atteignent pas au nom de cette rentabilité on a tué la police de proximité dans l'œuf on a arrêté toutes les débuts de coproduction de tous les acteurs de la sécurité avec tous les tous les acteurs de la société on a remplacé les hommes par des caméras on a ensuite vidéo surveillance ça faisait pas bien donc on a remplacé le terme vidéo surveillance par vidéo protection c'est mieux et derrière les caméras il faut toujours des hommes et des femmes pour exploiter des ce que film les caméras on ne fait rien pour améliorer les conditions de travail des collègues parce que on est là aussi pour l'humain les locaux les véhicules les conditions de travail les rémunérations aujourd'hui est-il normal qu'on a des collègues et là je lui dis d'autant plus facilement que ça ne concerne que les personnes administratives qui sont les plus les plus mal lotis de la maison police comment on peut concevoir aujourd'hui d'avoir des collègues qui travaillent qui se lèvent le matin qui vont travailler pour la mission sécurité pour le soutien l'opérationnel et qui a révélé le 20 voir le 15 du mois donc plus d'argent pour manger et pour faire manger leur famille c'est une triste réalité le social est mis à mal aussi au sein de l'institution police et pourtant on en aurait cruellement besoin on a aussi un ministre qui est court-circuiter par un Premier ministre qui gère tout par le biais de conseiller surpuissant qui traite directement avec les organisations syndicales d'actifs dont on a vu récemment qui sont pas toujours en phase avec les réalités du terrain aujourd'hui nous venons d'être reçus par le Président de la République il y a 15 jours et alors comme je vous le disais tout à l'heure qu'il a annoncé il y a un an vous avez raison les personnels administratifs techniques scientifiques ont trop longtemps été oubliés de la police nationale pas un mot pas une mesure pour ces catégories de personnel il faut penser à l'avenir il faut une réforme en profondeur de la police nationale nous avons des pistes nous les avons déjà développé il faut des évolutions statutaires pour les personnels administratifs il faut remettre les bonnes personnes au bon poste la police nationale je terminerai là-dessus travaille aujourd'hui sur deux jambes une jambe opérationnelle et une jambe soutient l'opérationnel on ne pourra pas continuer en muscler une tandis que l'autre s'atrophie je vous remercie [Applaudissements] merci alors effectivement retrouver un service public au service des citoyens et des citoyens créer une réelle police de proximité en finir avec la politique du chiffre c'est différente propositions qui viennent d'être développés sont aussi développés dans le document de travail du livret sécurité et maintenant c'est Laurence Blisson secrétaire général du Syndicat de la magistrature qui interviendra sur quelle justice serait au service d'une politique de lutte antiterroriste de la raison bonjour et merci pour cette invitation au Syndicat de la magistrature on trouve indispensable de pouvoir discuter avec l'ensemble des formations politiques pour redonner de la force au débat démocratique sur des questions celles notamment de la lutte contre le terrorisme qui donne lieu à la fois à une activité très intense une activité législative notamment et en même temps qui est l'objet de très nombreux reniements des principes démocratiques que ce soit dans la forme ou sur le fond puisque on a vu encore cette année trois débats législatifs portés sur les questions terroristes ils ont été systématiquement placés notamment dans des procédures d'urgence et l'exemple le plus flagrant a été la procédure d'extrême urgence je ne sais même plus comment l'appeler au mois de juillet 2016 lors de la dernière prorogation de l'État ou en l'espace de 24 heures tout bonnement a été non seulement prorogé l'état d'urgence aggraver son régime mais aussi adopté un nombre très important de disposition antiterroriste d'approfondissement de la loi enseignement en quelques heures à peine et dont nombre de ces dispositions avaient été jusque-là rejeté dans l'ensemble des débats parlementaires qui avait eu lieu sur le sujet et au prix d'une tractation et hontée on a ont finalement intégré notre dispositif législatif alors on est aujourd'hui dans un contexte de menaces terroristes très fortes et on va vivre finalement les 1 an de ces attentats qui ont endeuillé la France mais depuis novembre 2015 on a aussi subi et ça a été rappelé précédemment d'autres atteintes très graves à notre démocratie des attentats qui ont visé bénéficier qui ont visé un prêtre et puis on sait que la menace terroriste demeure et en même temps on ne peut pas rester impuissant face à ce qui est ce qu'on constate dans la réponse politique qui est donnée au terrorisme qui est une forme de fuite en avant dans une logique de dérogation une logique d'exception qui nous paraît extrêmement dangereuse et pour parler du point de vue du Syndicat de la magistrature de la place de la justice dans tout ça à la fois la justice en tant qu'institution mais aussi la justice en tant que principe fondamentaux l'État de droit ce qu'on constate aujourd'hui c'est une justice qui a la fois écartée et ébranlé et c'est autour de ces deux axes que j'organiserai mon intervention pour essayer de nourrir une réflexion qui devrait permettre à d'aboutir en tout cas à une [Musique] modification de du sens dans lequel va aujourd'hui vont aujourd'hui les législations en matière en matière de terrorisme parce que s'il faut pouvoir être puissant contre le terrorisme il ne faut pas contrairement à ce que disent certains hommes politiques évidemment il ne faut pas le faire contre l'État de droit et l'état de droit ça n'est pas l'impuissance ça n'est absolument pas nous condamner à l'impuissance alors quand je parle d'une justice écartée évidemment ce qui vient immédiatement en tête c'est le fait qu'aujourd'hui encore nous sommes sous états d'urgence nous sommes dans ce régime politique d'exception dont on connaît les racines historiques mais surtout dont on voit aujourd'hui plutôt que se tourner vers le passé dont on voit un avenir malheureusement potentiellement infini infini parce que il y a eu ces derniers mois une incapacité politique à rompre avec ce régime et que par ailleurs dès lors que il était envisagé d'en sortir même lorsqu'il était envisagé d'en sortir c'était pour mieux le faire infiltrer dans le droit commun c'est à dire introduire des dispositifs qui s'en inspirent dans le droit habituel celui or était urgence au Syndicat de la magistrature dès que l'état d'urgence a été décrété on a voulu s'exprimer on a voulu s'exprimer dans un temps qui était troublé qui était extrêmement difficile mais pour dire que notre connaissance du droit des régimes juridique notamment pénal anti-terroriste nous faisait dire à la fois que l'état d'urgence était inutile et inefficace mais également qu'il était dangereux inutile et inefficace et l'état d'urgence les parce que il partait d'un postulat erroné qui consistait à dire qu'il n'y avait pas en France d'Arsenal antiterroriste permettant de réagir à des attentats d'une ampleur jusque là effectivement inconnue et dramatique c'est absolument faux la France a l'un des un arsenal pénal anti-terroriste qui est l'un des plus développé en Europe et à vrai dire dans le monde il a très peu à envier à au système américain par exemple et souvent extrêmement erronée de dire que le patriothèque à la française serait quelque chose qu'on aurait jusqu'à présent à éviter en réalité de très nombreuses dispositions du patriotat sont aujourd'hui en vigueur ce qui n'existe pas en France et certains en rêve c'est l'internement préventif en dehors de cela on est dans un système dans lequel il y a déjà des outils extrêmement puissants en matière antiterroriste et donc l'état d'urgence n'était pas nécessaire ni pour permettre des perquisitions ni pour aller interpeller à Saint-Denis les personnes ni pour mettre en oeuvre ce qui était absolument nécessaire après les attentats de novembre c'est à dire une intensification des enquêtes une intensification des mesures de police et de justice permettant d'identifier non seulement les auteurs des attentats mais également des attentats potentiellement en préparation ça n'était pas plus nécessaire pour gérer toute la question de l'ordre public dans lequel on a de la même manière déjà un droit qui était extrêmement intensément doté pour interdire et on le sait un certain nombre de de rassemblement mais on a bien vu combien est-ce que le gouvernement avait tiré un profit significatif de l'utilisation de ces interdictions c'est à la fois inefficace et c'est dangereux c'est dangereux parce que l'état d'urgence nous fait sombrer dans une logique dans laquelle on accepte que le ministre de l'Intérieur et les préfets puissent priver des personnes de liberté puisse porter des atteintes graves aux principes d'un vieux labilité du domicile et donc à des droits fondamentaux des citoyens sur des bases qui sont extrêmement floues on n'est plus dans un système où on reproche à une personne d'avoir commis une interaction pénale ou d'en préparer une ce qui est en cause c'est le fait qu'une personne est susceptible de présenter une menace à l'ordre public et dans ces critères juridiques extrêmement floues se niche toutes les possibilités de dérive qui ont été constatées dans le cadre de l'état d'urgence et le sentiment d'arbitraire qui a été celui d'un certain nombre de personnes qui ont été visées par les mesures de l'état d'urgence qu'elle soit considérées comme susceptibles d'être radicalisé ou carrément qu'elle soit complètement extérieur à ça mais simplement susceptible de troubles à l'ordre public dont le gouvernement ne voulait pas on pense par exemple aux assignations à résidence qui ont eu lieu pendant la COP 21 mais aussi à certaines interdictions de manifestations qui ont eu lieu dans le cadre de la lutte contre la loi travail c'est un régime dangereux parce que il ne contient pas en lui-même le contrôle nécessaire à des mesures de privation de liberté on a bien vu que l'existence de recours possible n'a absolument pas permis de rendre ce régime compatible avec nos exigences démocratiques et les exigences de l'État droit et combien est-ce que des mesures ont été maintenues alors même qu'elles ne faisait pas sens en matière de lutte contre le terrorisme la preuve en est c'est que sur près de 4000 perquisitions administratives on a eu à peine 5 enquêtes antiterroriste qui ont été ouvertes une mise en examen et cette mise en examen on le sait désormais concerné en réalité une personne qui était déjà suivi dans le cadre d'une procédure judiciaire et pour laquelle donc l'état d'urgence n'avait pas de sens le problème c'est que cette logique préventive dans laquelle on écarte la justice comme institution et les principes de justice c'est une logique qui s'est instaurée dans notre droit depuis maintenant quelques années l'état d'urgence en est une manifestation mais ça n'est pas la seule et ce que l'on constate c'est que le l'exécutif se dot de pouvoir quasi répressif extrêmement extrêmement fort au nom de la défense de l'ordre public et dans un champ qui est quasiment sans contrôle c'est tout le propos qu'on avait tenté de soulever au moment de l'opposition à la loire-enseignement qui était de dire attention on est en train d'acter pour les services de renseignement des pouvoirs extrêmement intrusifs dans un cadre dans un champ qui dépasse ce qui est acceptable dans une démocratie et notamment qui dépasse très largement la prévention du terrorisme avec un contrôle quasi inexistant puisque c'est aujourd'hui en l'état de notre droit le ministre le Premier ministre qui décide du recours à un certain nombre de techniques de surveillance sans qu'il puisse y avoir un véritable contre-pouvoir qui serait celui d'une autorisation juridictionnelle préalable c'est-à-dire qu'une autorité indépendante doit être la seule à même de pouvoir autoriser des intrusions aussi fortes dans la vie des dans la vie des citoyens on a cette vision là qui est à l'oeuvre à la fois dans la dans la loire-enseignement et dans le refus total de donner à la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement un pouvoir d'avis conforme c'est-à-dire une forme d'autorisation préalable on le retrouve également dans des dispositifs qui ont été introduits au fil des lois on pense notamment à la loi du 13 novembre 2014 qui introduisait l'interdiction administrative de sortie du territoire interdiction préventive qu'une nouvelle fois n'était pas basée sur des éléments permettant de penser qu'une personne a commis ou va commettre une infraction pénale mais des éléments beaucoup plus flous les blocages administratifs de sites et puis les assignations à résidence administratives qui ont été introduites dans la loi du 3 juin 2016 la loi urvoise où on a vu très clairement l'état d'urgence contaminé le droit commun puisque les assignations à résidence administratives deviennent désormais un sorte de palliatifs à ce qui est présenté comme une forme d'incapacité de l'autorité judiciaire alors est-ce que c'est incapacité elle existe vraiment et est-ce qu'elle a un sens puisque tout le discours qui est sous-jacent dans ces modalités là c'est de dire il y aurait finalement des zones dans laquelle l'autorité judiciaire n'interviendrait pas et ce serait cette zone de danger qu'il faudrait éviter il y a deux niveaux de réponse à ça en réalité la première c'est de dire que une un État démocratique dans laquelle il n'y aurait aucune zone blanche ne serait plus un État démocratique on ne peut pas dire par principe on est dans une situation où on ne peut pas reprocher à une personne d'avoir commis ou de préparer une infraction pénale il n'y a pas d'éléments et bien tant pis le juge ne peut rien faire alors le ministère le ministre de l'Intérieur le fera non il doit y avoir dans une société démocratique des exigences des exigences en matière de preuve parce que il en est il en va du droit à la sûreté c'est à dire cette protection du citoyen contre le risque d'arbitraire de l'État qui consiste à dire si l'État n'a pas de preuve contre vous cela veut dire que vous êtes innocent oui ça veut pas dire que vous êtes un suspect qui doit faire l'objet d'une mesure prise par le ministre de l'Intérieur la justice dans tout ça elle a néanmoins été ébranlée elle a été ébranlée parce que la justice ce sont des hommes et des femmes qui sont touchés humainement évidemment par ses actes d'une gravité extrême mais elle a été ébranlée aussi dans ses pratiques et dans le droit qu'elle applique dans ces pratiques on l'a vu au moment en janvier 2015 notamment dans les condamnations qui se sont succédées pour des faits d'apologie du terrorisme et on a bien vu combien est-ce que la barrière du droit les règles procédurales étaient essentielles dans une démocratie pour éviter des dérives ce qui s'est passé alors c'est que des personnes ont été jugées en comparution immédiate pour des faits d'apologie du terrorisme qui relevait pas d'une construction idéologique qui relevait pas d'une volonté d'endoctrinement mais qui relevait souvent beaucoup plus de forme moralement pas acceptable mais de forme d'outrage de forme de réaction en général souvent alcoolisées d'ailleurs à une rencontre on a beaucoup trouvé d'ailleurs dans des services publics face à des policiers à la poste dans des dans des situations dans lesquelles il y avait une friction à la base et qui s'est exprimée sur un mode encore une fois moralement totalement codalables mais qui ne just vous inquiétez pas cette réponse judiciaire absolue qui avait été à laquelle les juges avaient été invité par une circulaire et qui a été constaté on le voit donc la justice a été ébranlée dans ses pratiques elle a été ébranlée parce que le droit l'a permis l'apologie du terrorisme était une infraction qui jusqu'au 13 novembre 2014 ne pouvait pas être jugé en comparution immédiate précisément parce que ce qui était dit à l'époque c'est que il est nécessaire d'avoir du temps et du recul face à ce type d'infraction là il est nécessaire qu'un certain nombre de principes procédureaux s'appliquent parce que on est en train de juger d'un propos ce propos qu'on le condamne c'est une évidence je veux dire qu'on dise qu'effectivement faire l'apologie du terrorisme est absolument au contraire à notre droit c'est une chose envisager une seule seconde qu'on puisse juger dans des procédures expédiées telles que les comparutions immédiates c'est une démontrée une forme de fuite en avant qui ne prend pas en considération demeurant ce que peuvent être les conséquences derrière de ce type de condamnation et de l'incarcération de certains pour ces motifs là une justice qui a été ébranlée elle est branlée dans le droit elle est ébranlée dans l'extension continue des procédures des du droit des rogatoire en matière d'antitorisme toute l'histoire de la construction pénale antiterroriste c'est l'histoire d'une construction petit à petit de régime dérogatoires au stade de l'enquête au stade de la détention provisoire au stade de des condamnations et de l'aménagement des peines et tout ça c'est fait par accumulation de strates législatives dans laquelle il n'y a jamais eu de véritables évaluations du bien fondé de l'utilité des conséquences potentiellement néfastes de ces dispositifs ces évaluations le Conseil de l'Europe nous y invite pourtant de manière répétée et jamais dans l'histoire de la lutte antiterroriste cette évaluation n'a pu être faite on l'a vu encore à l'oeuvre au moment de la loi du 3 juin 2016 qui n'a pas fait que introduire le l'état d'urgence dans le droit commun mais qui a aussi lourdement aggravé certains pouvoirs judiciaires en matière d'enquête alors vous direz oui mais puisque c'est sous le contrôle d'ailleurs juge tout va bien dans une démocratie il doit y avoir deux exigences c'est d'abord l'indépendance de l'autorité qui peut porter atteinte à certaines libertés mais c'est aussi l'équilibre la nécessité et la proportionnalité de certaines mesures et lorsque on confie des pouvoirs qui deviennent disproportionnées même dans le cadre de la lutte anti-terroriste on est dans un basculement qui est préoccupant c'est l'enseignement que nous invitons à tirer la Cour européenne des droits de l'homme dans un arrêt maintenant devenu célèbre assez ancien classe contre Allemagne qui disait au nom de la lutte contre le terrorisme les États ne saurai prendre n'importe quelle mesure juger appropriée parce que le risque c'est de saper les fondements de la démocratie au prétexte de la défendre et c'est ça qui est aujourd'hui en jeu dans le fait qu'on est dans une fuite en avant dérogatoire alors même que ce que l'on doit dire aujourd'hui c'est que des actes criminels terroristes doivent pouvoir réintégrer une logique de droit commun ça ne veut pas dire que la justice doit être impuissante ça veut dire qu'il faut mesurer de manière systématique à l'homme de la gravité des actes dont on parle parce qu'en France un acte terroriste ça peut aller d'une dégradation à un meurtre de masse et s'il est évident que face à un meurtre de masse il y a des mesures qui doivent être prises et qui peuvent être des mesures extrêmement lourdes on doit avoir aussi une réflexion plus globale sur quel est le sens de l'action contre contre ces contre ces félins l'histoire de l'entité terrorisme c'est aussi l'histoire d'une hyper spécialisation et d'une centralisation à Paris de l'ensemble des acteurs de l'antitorisme la spécialisation elle conduit à ce que on Déroche à un certain nombre de principes parce par le recours à des procureurs spécialisés à des juges spécialisés au stade du jugement et même à des juges d'application des peines spécialisés et cette logique là elle pose une vraie difficulté parce que si on peut soutenir à l'évidence qu'il faut avoir une connaissance et une compétence particulière pour être pour traiter de ces affaires de terrorisme il y a un danger à la logique de centralisation et au risque qu'à un moment par la super par l'hypersentralisation et l'hyper spécialisation on finisse avec un système qui fonctionne en vase clos et qui ignorent les risques d'une forme d'évidence commune entre service de renseignement service de police et la justice qui doit être là pour intervenir mais pour intervenir aussi en toute indépendance le défi auquel est confronté aujourd'hui la justice c'est la question de la radicalisation quoi qu'on pense de l'usage de cette terminologie ce que l'on constate c'est que le gouvernement est il est face à une situation qui objectivement nécessite des réactions sur le sujet imprègne le fonctionnement de la justice d'une logique sécuritaire et prenne dans le brouillard parce qu'objectivement on a besoin de connaissances on a besoin d'une réflexion approfondie sur ce qui peut être à l'origine et ce qui peut permettre de prévenir des actes de terrorisme des mesures dans le brouillard de lutte contre la radicalisation c'est ce qui s'est passé notamment en prison avec cette volonté de créer des unités dédiées puis des établissements dédiés et cette incertitude quand est-ce qu'il se passe mais ça se passe également dans les services auxquels on demande de détecter des profils de radicalisation et de faire remonter les informations le risque aujourd'hui c'est qu'on manque de discernement dans ce domaine là avec une vraie tentation ou un risque qu'on ne doit pas ignorer qui est celui de la stigmatisation lorsqu'on demande notamment à des éducateurs à des conseillers d'insertion et probation à des juges à tous les intervenants qui se qui peuvent qui sont au service public de la justice d'identifier des profils de radicalisation sur des bases qui sont encore trop floues le deuxième risque c'est celui que finalement que de voir l'ensemble des prises en charge qui relèvent du service public de la justice absorber par cette question de la radicalisation je vais m'expliquer parce que c'est des questions un peu sensibles on a aujourd'hui dans le budget de la justice qui a un budget dramatiquement bas on le sait dramatiquement bas par rapport aux autres pays européens une recrudescence des moyens qui ont été liés au plan de lutte antiterroriste et c'est la question de la radicalisation qui a donné lieu à un certain nombre de moyens qui sont nécessaires absolument pour lutter contre le terrorisme mais qui en viennent à absorber toute l'activité du service public de la justice et on peut se demander ce qu'il en est dans ce contexte là des moyens beaucoup plus généraux d'un service public qui a pour vocation des formes d'apaisement social quand un juge intervient dans une procédure que ce soit une procédure civile ou une procédure pénale par rapport à une situation de mineur en danger par rapport à des conflits qui peuvent exister il est là il est un facteur d'apaisement social or aujourd'hui on a une vision sécuritaire qui nous dit finalement s'il faut donner des moyens à la justice c'est pour qu'elle puisse être plus répressive lutter plus contre la délinquance de droit commun parce que cette délinquance de droit commun aurait un lien avec le terrorisme c'est les théories sécuritaires assez assez habituel je pense qu'aujourd'hui c'est ce qu'on veut dire au Syndicat de la magistrature il faut inverser la logique ce qu'il faut dire c'est évidemment aux côtés de la lutte contre le terrorisme il faut aussi réfléchir à une logique de prévention qui consiste à rechercher l'égalité qui consiste à lutter contre un certain nombre de discrimination qui consiste à rétablir le service public de la justice mais aussi le service public social dans son ensemble dans sa force à lui redonner de la force pour que typiquement des situations de dérive ne surviennent pas je pense juste à un exemple la prise en charge de certains mineurs qui sont en difficulté on est aujourd'hui dans un système dans lequel lorsque des juges prennent des décisions de suivi de pour des mineurs qui sont en danger il se passe souvent plus d'un an avant que des éducateurs puissent véritablement intervenir auprès de ses enfants de ses enfants qu'ils soient simplement en danger dans leur famille ou parfois qu'ils soient dans une situation où ils ont commis des infractions pénales on est dans un système dans lequel aujourd'hui on parle plus de la logique sécuritaire que d'envisager par exemple que les droits des personnes les droits des personnes détenues soient reconnus pas uniquement par rapport à cet objectif de lutte contre le terrorisme mais de manière générale parce que la société dans laquelle nous voulons vivre c'est une société dans laquelle les droits sont sont reconnus garantir une société plus juste c'est en partie et je dirais d'une certaine manière au passage même ça peut être choquant évitez certaines basculements ça n'est pas assurer une sécurité zéro qu'on n'aura pas par contre si on continue dans un système qui va toujours plus dans l'exception dans la dérogation et qui par ailleurs laisse les services publics dans la déshérence laisse les services publics dans l'incapacité de traiter des situations humaines de manière responsable et respectueuse des droits alors on crée aussi les conditions d'une plus grande fragilité de nos sociétés et c'est pour ça qu'il faut savoir à la fois lutter contre le terrorisme dans des conditions raisonnées et en respectant l'État de droit et aussi réfléchir de manière plus générale à la question de la prévention et à ce que sera notre société à l'homme de ce qu'on donne à nos services publics [Applaudissements] merci Laurence on va maintenant accueillir Vincent drezé qui est l'ancien secrétaire de du syndicat solidaire douanes finances publiques et qui va nous rejoindre pour nous parler de la délinquance financière de dresser un petit panorama et les enjeux qui sont associés d'abord merci de me permettre d'intervenir sur le sujet de la délinquance financière dans le cadre d'un exposé d'une matinée sur la sécurité avant de venir sur la délinquance financière en tant que tel je pourrais dire il est impossible de ne pas avoir une approche sur la sécurité et de séparer les questions de sécurité du contexte économique fiscal social général parce que la sécurité se décline il y a la sécurité des biens des personnes à la sécurité sociale et la sécurité professionnelle sécurité juridique fiscale etc mais aussi parce que plus globalement les enjeux pour les personnes les populations les enjeux humains je dirais lié au contexte global sont malheureusement pas en dramatiquement illustré par les conséquences des politiques d'austérité dans certains pays l'exemple est connu en Grèce entre 2007 et 2009 le nombre de suicides à grimpé de 22% le nombre de domicile de 27 par ailleurs toutes les toutes les toutes les études les travaux montrent qu'il y a un lien étroit entre l'importance de la délinquance financière de la corruption l'importance des inégalités mais aussi le niveau de développement de sa forme de pays en tendant historique il y a un lien qui est assez étroit ce qui veut donc dire que la question de la répartition et des richesses que l'on peut décliner ici ou là en terme de développement de fiscalité que sais-je la question des inégalités la question de la concurrence fiscale et sociale elle est étroitement liée et bien sûr bien les dépôtulations et notamment la question de la sécurité on tient tout particulièrement à cette approche là parce que la délinquance financière emprunte les mêmes chemins que l'économie dite légale lorsqu'elle optimise par exemple ses fiscalité elle emprunte les mêmes chemins elle se glisse dans ses rouages elles pénètre l'économie légale et légale est étroitement imbriquée quelque part que ce sont parfois même les mêmes acteurs qui se livrent en tout cas les mêmes intérêts réagissent et les mêmes chemins sont empruntés ce qui veut donc dire qu'il faut pour essayer d'avoir une approche précise voir quelles sont les différentes formes de délinquance financière voire l'état des lieux des services de l'État face à cette délinquance financière et évidemment mesurer les conséquences et les enjeux alors c'est très rapide d'aborder en quelques minutes la délinquance financière qui est multiforme multiforme et qui naît qui se développe grâce à un contexte je disais tout à l'heure lorsqu'on parle de concurrence fiscale et sociale lorsqu'on parle de dérégulation lorsqu'on parle d'innovation financière lorsque au nom de la prétendue souveraineté des États en laisse se développer un certain nombre de pratiques on favorise le développement pas simplement de la spéculation financière par exemple mais aussi de la délinquance financière c'est par exemple que lorsque les paradis fiscaux judiciaires l'exemple est facile mais il est criant se développe et pas simplement que dans les petites îles paradisiaques y compris au sein d'une Union européenne c'est grâce à la financiarisation de l'économie et que l'opacité qu'elle permet l'opacité juridique financière fiscale permet à circuit financiers et y compris les circuits liés la délinquance financière de ce de se développer de se nourrir alors la délinquance financière présente de multiples facettes on a la fraude économique la fraude et la concurrence la présentation de faux bilan le travail non déclaré les entente illicites on a la fraude financière proprement dit le trucage de compte la formation financière fausse pour la manipulation des cours boursiers on a évidemment la corruption la corruption qui est estimée au sein d'Union européenne à 120 milliards d'euros ce qui évidemment est un enjeu non seulement financier mais démocratique essentielles la contrefaçon la contrebande bien sûr la fraude fiscale sur lequel je vais m'arrêter une minute pour dire que l'Afrique fiscale au sein de l'Union européenne représente 1000 milliards d'euros qu'au sein de la France et 60 à 80 milliards d'euros c'est-à-dire le montant du déficit budgétaire de l'État il faut ajouter à cette perte pour les recettes publiques qui grève les comptes publics et donc les actions de la fraude au cotisations et auprès des bons sociaux qui représentent au moins 25 milliards d'euros et si on monte un peu plus haut sur l'évitement de l'impôt la question de l'optimisation fiscale sur lequel les travaux heureusement avancent l'optimisation cette fois j'allais dire légal mais illégitime qui est de l'ordre de 40 à 60 milliards d'euros on va évidemment on a s'énoncé chiffre là l'enjeu financier qui représente la question de l'évitement de l'impôt l'évitement des prélèvements obligatoires au sens large en jeu financier qui bien sûr personne n'est naïf au point de croire que d'un coup de baguette magique on peut éradiquer en revanche on peut je reprends les propos qui ont été mis sur la prévention bien sûr on peut prévenir ce développement j'y reviendrai pour la limiter la réduire et la combattre radicalement face à cette bien sûr pardon d'oublier la question du blanchiment qui permet lorsque toutes ces lorsque toutes ces toutes ces revenus issus tant d'activités illégales délicieuse voire criminelle et la question du terrorisme en fait partie on l'illustrera permet d'être réinjectés dans l'économie médicale le blanchiment représentant au bas mot selon le fondateur international 3% de la richesse mondiale donc quoi qu'il s'agit d'un enjeu financier bien sûr colossal mais évidemment pas simplement puisque l'État est relativement désarmées face à ces enjeux là et ça a des conséquences humaines dramatiques panorama donc de du fonctionnement de l'État et je m'en tiendrai pour ma part au ministère économique et financier avec quelques exemples je commencerai par une administration qu'on oublie parfois un peu facilement la Direction Générale de la Concurrence la consommation et la répression des fraudes qui est chargé précisément de combattre une certaine fraude économie et qui a été totalement désorganisé par la Real mise en place par Nicolas Sarkozy et qui n'a pas été remise en cause par le gouvernement les gouvernements successifs héros et Valls un rapide panorama pour dire que aujourd'hui la question de l'organisation au-delà de la question des moyens l'organisation des services de l'État est central pour combattre l'ensemble des fraudes économiques et de la délinquance financière et lorsqu'on a c'est un exemple qu'on a recensé lorsqu'on a un inspecteur de la CCF qui se retrouve à surveiller des concours pour le recrutement de permis de conduire on se dit qu'il y a une profonde désorganisations dans les services de l'État et donc une des demandes qui ont été formulée c'était de rétablir ce qu'on appelle une chaîne de commande non verticale tout simplement pour que les agents fassent leur boulot un rapide de tour également par les douanes les douanes qui s'interrogent sur leur avenir et qui ont été malheureusement peu rassurés par les déclarations du gouvernement il y a un projet historique de faire éclater la douane pour le faire très schématique entre le ministère de l'Intérieur pour la branche surveillance et la direction générale des finances publiques pour la partie fiscale alors que les doigts d'une spécifiste technicité des services administratifs mais aussi judiciaires que les services national de la donne judiciaire qui peuvent être particulièrement utiles et dans leurs assises qu'elles vont participer il a été répété que là aussi l'affaiblissement des douanes d'une part et le manque de visibilité contribuer à des organiser et affaiblir les douanes récemment suite aux attentats de l'année dernière il a été décidé d'un renforcement des effectifs des douanes je tiens juste à préciser que on voit en mesure le décalage entre les annonces politiques et la réalité puisqu'il avait été annoncé mille créations d'emplois ce qui est objectivement relativement peu sur certaines missions bien sûr au détriment d'autres qui continuent d'être aff et que sur ces 1000 en réalité il avait été préalablement intégré les suppressions prévues ce qui veut dire qu'en réalité il y en a eu que 550 je veux le souhaite je souhaite le préciser ici pour montrer également un décalage entre l'affichage et la réalité enfin impossible de ne pas évoquer la direction générale des finances publiques qui lorsqu'elle lutte contre la fraude fiscale au quotidien bien contribue au bien-être mais également par le financement de l'action publique à une certaine sécurité évidemment en luttant contre la fraude fiscale je précise juste que depuis 2002 nous avons perdu 36 000 emplois alors que la charge de travail n'a cessé de s'accroître et que la fraude n'a cessé de se développer on pourrait ajouter à ce panorama track fin qui objectivement sous-dimensionné pour lutter contre le blanchiment les questions liées au premier bilan du parquet national financier de la brigade nationale de répression d'un délinquance fiscale qui est elle-même sous-dimensionnée pour voir que la question tant de l'organisation des services de l'État mais aussi des effectifs elle est centrales pour combattre la délinquance financière dès l'incons financière troisième partie qui produit donc des conséquences directes pour les populations en France bien sûr et dans tout le pays on pense à l'activité économique foncée la distorsion de la concurrence qui n'a jamais été d'ailleurs scène c'est maintenant avéré cette concurrence fossée se faisant au détriment des agents économiques honnêtes qui respectent les règles lorsque un contribuable fraude et bien il capte une concurrence prédatrice il capte un marché de manière artificielle au détriment de celui qui respecte le droit il faut s'intéresser notamment dans ce cadre là la question par exemple des PME qui subissent trop souvent non seulement une concurrence mais une véritable domination des entreprises les plus importantes c'est visibles dans les écarts de taux d'imposition mais le livre est fiscalité il reviendra probablement mais c'est visible et également de manière très concrète sur l'impact que peuvent avoir ces situations sur la situation des salariés et j'allais dire aussi des petits patrons de PME dans les difficultés financières qu'il rencontre pour faire violer leur activité évidemment le délinquants financières planent les budgets publics on a fait un tour sur les masses financières qui sont en jeu et lorsque les budgets économiques les budgets sont plombés ça veut dire quoi c'est à dire qu'il faut soit réduire la voilure de l'État avec les conséquences conseils sur la justice sur un certain du ministère dans les ministères économiques et financiers mais ça veut dire également qu'il faut aller puiser quand même un peu d'argent ailleurs sur ce qui payent et notamment ceux qui profite peu de la financiarisation et la mondialisation d'économie donc il y a une déformation dans le partage des richesses un report de la charge fiscale sur ce qu'on appelle les bases immobiles en clair les PME et les salariés c'est-à-dire ceux qui peuvent pas profiter parce qu'ils n'ont pas assez de richesse ils ne sont pas assez mobiles de ce que leur offre un certain nombre de territoires à fiscalité privilégié donc il y a des conséquences concrètes sur le pouvoir d'achat donc sur le bien-être impossibilité également donc dans ce cadre là de faire face à certains enjeux sociaux cela précarité les deux développements aussi environnementaux une conséquence également assez grave c'est que cette situation là nourrit la crise démocratique c'est ce qui s'est passé il y a deux jours concrètentique mais en France l'affaiblissement par exemple du consentement à la peau d'une illustration de cette crise démocratique est une conséquence particulièrement directe et lorsqu'on affaiblit l'appareil d'État et bien on se met on se met en danger il y a des impacts sur la population des impacts très directs au-delà de la situation française je commençais par exemple le grec exprès pour dire que lorsque la les inégalités sont importantes lorsqu'on ne peut plus faire face aux besoins sociaux alors il y a un coût humain inévitable sur le mal-être voir la maladie y compris la sécurité lorsque l'appareil d'État n'est pas assez fort il se met en danger et peut subir un certain nombre d'attaques je ferai donc un rapide focus sur terrorisme même si c'est pas le sens initial du propos pour dire que la délinquance économique et financière permet au terrorisme d'agir quels sont les sources de financement du terrorisme lorsque le terrorisme contrôle un état il y a les extensions de fonds il y a des otages la vente de pétrole un certain nombre d'activité qui génère des revenus qui emprunte les mêmes circuits contraintes soit les fraudeurs fiscaux soit les optimisations fiscaux pour ensuite financer à distance les activités terroristes mais aussi on utilise des moyens à distance pour financer alors il peut y avoir également le financement par certaines associations enfin tout cela emprunte les mêmes circuits et puis on utilise ce qui existe les attentats l'année dernière en milieu l'accent sur le par exemple le les cartes prépayées donc face à cela que dire que faire alors évidemment plutôt que d'avoir une litanie de proposition je reviendrai sur quelques-unes qui montrent au niveau international et national des choses qui sont longues que l'on peut porter que l'on peut faire puisque le bilan que l'on peut tirer aujourd'hui de l'action des états est quand même un minima pour le dénomatiquement une relative impuissance relativa puissance il suffit de regarder ce que le GAFI ou les CDE depuis maintenant la fin des années 90 portent sur le blanchiment ou sur la fiscalité notamment sur les paradis fiscaux pour montrer que le bilan de la communauté internationale dans la matière il se mesure tout simplement à ce que j'évoquais tout à l'heure le coût des pertes par exemple pour le budget de l'État les développements de la délinquance financière qui n'a cessé de croire donc le bilan parle de lui-même bien sûr on peut pas dire que rien n'a été fait mais c'est souvent réaction à des scandales en 2008 l'affaire du Liechtenstein en 2009 l'affaire Swiss ligs donc on prend quelques mesures et on crée par exemple la brigade nationale de répression de la délinquance financière en 2013 l'affaire Cahuzac donc on prend un certain nombre de mesures donc il y a pas d'anticipation d'actions publiques et de volonté politique a priori de prévenir ces la délinquance financière et de lutter contre on réagit parce qu'il y a une émotion dans l'opinion comme on réagit nécessairement on va très vite c'est la même situation au niveau de l'OCDE du pays du G20 ou l'Union européenne c'est parce qu'il y a ces affaires là parce qu'il y a l'xcx et j'en profite pour dire que sur la question des lanceurs d'alerte il y a évidemment un enjeu colossal et qui a un soutien à apporter au lanceur de l'art notamment je pense à Antoine Deltour mais il est également Édouard Perrin et Raphaël dont j'oublie le nom qui part qui passe en procès d'appel parce qu'ils ont fait avancer d'une certaine manière la cause et permis un traitement accéléré de dossier traitement accéléré mais insuffisant je prends un exemple on a décidé de mettre en place un échange automatique d'informations pour mieux combattre l'évasion fiscale internationale en soi c'est une bonne chose mais le diable est dans les détails aujourd'hui à moins de deux mois de la mise en place de ce système là dans une cinquantaine de pays dans la France nous ne savons pas comment nos services vont traiter ces informations d'ailleurs ne sont pas exactement que les informations que nous allons avoir et surtout ne savons pas si elles vont être suffisantes pour mener à bien ce combat là ça veut dire qu'il faut avancer sur la question un exemple également d'actualité la question du reporting c'est à dire en clair de la déclaration des entreprises de leurs activités réelles donc les noms de salariés le chiffre d'affaires réalisés etc donc ça sonne de territoire nous avons demandé deux choses 1 que les démonstration fiscale douanières judiciaire et automatiquement l'ensemble de ces données-là il y a une demande également de plus de transparence avec le caractère public mais pour l'instant ça n'est pas été ça n'a pas été accordé donc on voit bien qu'il y a des freins très importants contre toute tentative d'avancer dans le combat contre la délinquance financière ces freins d'où ils viennent j'allais dire des puissants des intérêts qui eux bien positionnés font du chantage économique font du chantage à la délocalisation et éventuellement même pénètre les cercles de la décision publique autre enjeu au plan national la question des effectifs illustrer tout à l'heure un certain nombre d'effets concrets sur le suppression des baisses d'emploi baisse d'emploi qui ont été mis en oeuvre depuis 2002 donc on voit qu'à peu près tous les gouvernements qui se sont succédés ont une responsabilité dans cette situation-là c'est d'autant plus surprenant s'agissant la délinquance financière que les services qui luttent contre la délinquance financière qu'il s'agisse des finances publiques des douanes de Tracfin de la justice sont j'allais dire bêtement comptablement budgétaire socialement utile et budgétairement rentable c'est un ancien ministre du budget du début des années 80 qui nous disait ça mais je crois que depuis il a abandonné son propos mais c'est une réalité socialement utile et budgétairement rentable et donc le renforcement de service comme Trak fin la DG FIP les douanes la bigana devrait passer financière les services de justice et simplement un impératif d'une évidence incontournable à partir du moment où on est budgétairement rentable vous imaginez bien et qu'on peut en prévenir par une législation adaptée que réagir aux situations qui sont avérées il faut avancer dans ce sens là et l'ensemble des gouvernements ont une lourde responsabilité en la matière d'avoir une approche dramatiquement comptable mais surtout myope parce que si j'avais une approche comptable ils auraient renforcé ces services là autre sujet je l’ai évoqué tout à l'heure les lanceurs d'alerte mais pour conclure sur le propos l'articulation des pouvoirs et des services de l'État c'est un sujet éminemment stratégique et sensible malheureusement peu connu j'allais dire du grand public il faut bien que les services de l'État travaillent mieux ensemble et je vais prendre un exemple qui aujourd'hui d'actualité qui est au cœur de la discussion c'est la question du monopole de poursuite pénales pour fraude fiscale qui relève du ministère du Budget c'est un sujet extrêmement sensible tout de suite il porte en lui-même il faut surtout pas sortir ça comme revendication unique qui n'est pas préparée peut-être pire que le comment dire que la situation actuelle il faut avoir une vision globale de ces questions là puisque la justice le fisc les douanes s'y track fin doivent travailler mieux ensemble et la circulaire de 2014 de ce point de vue la mériterait militera un bilan pour faire en sorte que la justice travaille librement sur les affaires de fraude fiscale et que la direction générale du finance publique ne soit pas désincitée via l'article 40 ce qui est d'informer quand on a des connaissances de fidélité la justice pour que chacun puisse avancer de concert il faut une réflexion d'ensemble qui sortent du seul monopole mais qui met en comment dire en collaboration la justice je pense au parc national financier mais il y a également l'Hégire c'est etc et pour leur permettre de travailler librement lorsqu'elles ont connu sans le fait que nous travaillons sur le contrôle fiscal et qui est un vrai mutualisation appartenariat pour ne pas dire une association et aujourd'hui du fait des faiblesses de moyens mais du mode de management nous ne sommes pas assez incités à ça et donc il y a une responsabilité politique au sens noble du terme de faire travailler les toutes les parties prenantes ensemble c'est vrai l'intérieur du ministère des Finances également lorsque nous avons peu d'informations de track fin par exemple il faut inciter organiser les pouvoirs publics pour qu'ils travaillent ensemble la question du monopole tombera d'elle-même lorsque les services de l'État pourront travailler ensemble c'est une quelque chose d'absolument majeur et stratégique parce qu'aujourd'hui malheureusement du fait de la pression de travail du fait du management du fait de la hausse de la charge de travail d'un certain nombre de choses que l'on peut juger très éloigné très syndical dans le propos mais en réalité c'est tout simplement l'émission de l'État qui sont qui sont en jeu et il faut avancer sur cette question là au-delà de ça bien sûr nous travaillerons dans le cadre de livrer fiscalité sur la répartition des richesses mais tout ça pour pour dire on a coutume de dire qu'il y a pas d'impôts juste de société juste il y a pas d'impôts juste mais l'impôt juste et la société juste passe par une meilleure répartition des richesses qui elles seul permettra d'assurer la sécurité durable des biens et des personnes merci [Applaudissements] et c'est maintenant à George usmanovic analyste géopolitique d'intervenir sur les causes extérieures du terrorisme et les réponses géopolitiques qu'on peut y apporter les attentats terroristes de janvier 2015 du 13 novembre 2015 on Bataclan du 14 juillet à Nice pour ne citer que les plus importants exigent d'avoir une analyse rationnelle de ce nouveau déchaînement de violence ce à quoi nous a invités Charlotte or le débat public a été saturé par des débats sur la sur la nature de l'islam soit sur des thématiques nausées à bondes comme sur la déchéance de nationalité ou des incantations relatives à l'opération sentinelle dont l'infeccacité n'est plus à démontrer sur le territoire national et surtout les prolongations d'un état d'urgence vous avez parlé qui a davantage servi à criminaliser les mouvements sociaux contre la loi el khomri par exemple qu'à nous prémunir contre les actes terroristes on explique à qui veut bien l'entendre que daesh s'attaquerait d'abord à nos valeurs dites occidentales en occultant le fait que c'est dans les pays arabes les pays musulmans qui restent les premières victimes de la folie meurtrière du djihadisme international en Occident 700 personnes sont mortes depuis janvier 2015 du terrorisme et c'est tragique mais ce chiffre s'élève à plus de 30000 dans les pays des musulmans qui sont les premiers frappés et le premier d'entre eux l'Irak ce chiffre montre que la réalité de la menace que représente le djihadisme aller chez mondiale n'est pas spécifiquement orienté contre l'Occident mais ce matérialise plutôt comme un symptôme d'une crise globale du système qui est sans précédent les discours moyen les discours politique moyen reprennent presque tous une vision édulcorée mais non moins dangereuse du prétendu shop des civilisations encore une fois ils occultent le fait que daesh s'attaque moins à des valeurs abstraites qu'au pays qui concrètement l'humène la guerre depuis trois ans maintenant alors loin de nous de dénoncer ici le principe de combattre daesh il y a beaucoup à dire en revanche sur la modalité de ce combat qui est mené sans autre boussole idéologique que l'absurde guerre au terrorisme qui ne fête n'est pas une stratégie mais qui n'est que l'emboîtement d'une stratégie inaugurée par Georges W Bush lorsqu'il était président il faut repenser les causes globales de ce terrorisme en particulier économique et géopolitique c'est ce que je me propose de faire ici rapidement les dernières années ont été en témoigné pour la France d'une continuité aveugle dans la politique menée au Proche-Orient et le suivisme dans des alliances douteuses qu'elle accompagne aussi bien avec les États-Unis mais surtout avec l'Arabie saoudite le Qatar et la Turquie ainsi que les silences les coupables silence sur les événements tragiques qui se passent en Palestine et rien dans la déclarations officielle depuis les derniers attentats n'indique un changement de cette doctrine enfin on peut outre aussi être stupéfait par le manque de réponse appropriée devant l'état d'abandon de nos outils de renseignements on en a parlé qui est principalement dû aux problèmes d'austérité qui frappe tout l'appareil d'État il y a un besoin de réorganiser cette se renseignement comme c'est demandé par de nombreux raccords rapports y compris parlementaires pire de mesurer ont été prises qui témoignent en une croyance coupable dans les vertus magiques d'un renseignement informatique généralisé et liberticides qui se focalise sur la collecte de données quantitatives sans sans s'occuper de leur traitement concret il nous faudrait beaucoup plus insister sur le renseignement humain aussi bien intérieur qu’extérieur donc une réponse adéquate républicaine au terrorisme et fondamental car il ne faut pas oublier que l'effet premier recherche par daesh et les autres groupes terroristes et toujours le même divisé et créer un fossé entre musulman et non musulman il faut donc d'abord mettre fin à une opposition entre sécurité et liberté qui est l'unique horizon des dirigeants qui n'ont à proposer que de mesures liberticides comme on a très bien parlé la secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature le succès de la lutte contre daesh passe par et les autres terroristes passent par trois axes une résistance idéologique contre leurs objectifs à savoir la haine des citoyens entre eux sur le territoire national une politique de sécurité intérieure adaptée en en parlera et surtout une action à l'échelle internationale qui demande un réellement complet de notre diplomatie il nous faut dénoncer la je le répète l'assureenchère propre à la guerre au terrorisme qui est l'alpha et l'oméga des dirigeants occidentaux depuis le 11 septembre depuis les attentats du 11 septembre à New York on sait pourtant que la guerre au terrorisme est une absurdité conceptuelle et pratique depuis qu'elle est menée les foyers terroristes ont été multipliés par 10 dans le monde ce qui montre assez clairement leur inefficacité complète la guerre des civilisations la thématique de la guerre des civilisations est un piège terrible parce que rapporter le terrorisme au djihadisme pardon rapporter le terrorisme djihadiste à l'Islam comme si n’était qu'une forme spécifique d'Islam parmi d'autres constituent une erreur tragique et c'est justement ce que les djihadistes espèrent que l'Occident commettra la violence des djihadistes et surtout une réponse spécifique particulière à la crise qui traverse le monde et qui est dû à la recomposition globale et le transfert du pouvoir du public au privé des citoyens aux États ce que l'on appelle la globalisation je vais je vais citer le pape François qui dans son qui n'a déclaré de manière fort intéressante en tant que centre de l'économie mondiale il y a le dieu argent et non la personne voilà le premier terrorisme c'est un terrorisme de base contre toute l'humanité et c'est exactement cela cela nous incite à réfléchir à cette poussée de l'occidentalisme qui se caractérise caractérise entre autres par les traités de libre-échange ça peut être sembler étonnant de parler de libre-échange ici mais que l'on y son si le cepa et le tafta s'applique et la pire des éléments dans ces dans ces traités de libre-échange à savoir les les tribunaux d'arbitrage privé qu'est-ce que cela signifie cela signifie la fin la démocratie puisque s'appliquerait aux états des décisions choisies dans des tribunaux ou sièges des personnes non élues et qui s'imposeront aux lois votées par les citoyens c'est un retour à une situation hantée 1789 et donc que ferions-nous nous citoyens qui nous engageons en politique pour que créer de nouvelles lois pour protéger les citoyens si nous ne pouvons plus le faire à quoi sert faire à quoi sert de faire de la politique c'est revenir sur toute la construction de nos sociétés je rappellerai que jusqu'en 1914 existait une une section sabotage à la CGT qui était justifiée par l'état des relations entre le capital et le travail animé entre autres par le Émile Émile Pouget je parle de ça car l'offensive occidentaliste a consisté à attaquer ce qu'on a appelé la réforme dans les pays arabes la Narda et ça a commencé dès 1953 avec le coup d'État qui est maintenant officiel puisque il y a un an comme le dit le néologisme a été déclassifiée par la CIA le coup d'État en 1953 contre mossadeg en Iran et contre son parti le toudé a été bien mené par la CIA on voit la déstabilisation qui sont des suivis l'Occident mené par les États-Unis n'a eu de cesse de déstabiliser des États arabes ou musulmans qui avaient une tendance laïque multiculturelle socialisante malgré tout les nombreuses les nombreux travers qu'il pouvait avoir que ce soit en Irak Nasser en Égypte et jusqu'à très récemment dans la guerre dans laquelle s'est engagé de manière absurde la France en Libye entraînant un nouveau foyer djihadiste colossal comme comme on le sait tous alors dans ce cadre là la diplomatie française pose un gros problème et particulièrement depuis Nicolas Sarkozy encore une fois le cas de la Libye mais qui a été entièrement suivi par François Hollande car on est on est frappé par le grand écart stratégique de la France on peut aller combattre le djihadisme au Mali et être félicité pour cela et sans félicité tout en soutenant en Irak des shits relativement extrême pour combattre d'autres sunnites d'autres sunnites et en Syrie appuyer des groupuscules sunnit djihadistes comme comme Al nosra qui faisait des bons travail comme le disait Laurent Fabius tout en prétendant profiter des marchés iraniens puisque c'est le cas total en train de signer des contrats en Iran et tout en vendant des armes au saoudiens et au Qataris sunnite qui eux finance le djihadisme on le voit bien c'est un absurde complet qui n'a ni que ni tête et qui ne peut mener nulle part la France qui est de moins en moins écoutée au niveau diplomatique et internationale je prendrai l'exemple aussi tout étonnant très étonnant du rapport à la Turquie puisque de notre alliée lorsqu'il y a eu les attentats du 13 novembre au Bataclan François Hollande a fait appel à l'article 47 du traité constitutionnel européen pour en appeler à l'aide aux États européens c'est un c'est un cet article 47 est très très court et très peu développé puisqu'il est plutôt là pour remplir de pages alors qu'il existe déjà l'OTAN dont nous souhaitons la sortie mais néanmoins elle existe et dans cette dans au sein de l'OTAN il y a l'article 5 article 5 qui permet de demander lorsqu'un État est attaqué le soutien des autres États en l'occurrence il lui semblait assez logique vu la position géostratégique de la Turquie de demander l'aide de la Turquie dans la guerre contre daesh François Hollande n’en fera rien n'utilisera pas l'article 5 utilisera l'article 47 et c'est bien compréhensible étant donné leur relation plus que douteuses et maintenant prouvée entre le gouvernement d'Erdogan et daesh et les autres groupes et les autres groupes terroristes en Turquie on pensera également à l'inacceptable aux inacceptables proposition faite par Erdogan qui consiste à se servir des migrants pour menacer l'Europe et obtenir un financement de près de 7 milliards d'euros en menaçant littéralement de relâcher des centaines de milliers de migrants sur l'Europe et dedans en déclarant et dedans évidemment il y aura des terroristes ce qui est évident quand on voit ce qu'il s'est passé cet été puisque la lutte concrète contre le terrorisme est mené par un acteur international dont la France devrait beaucoup plus se rapprocher à savoir les Kurdes et en particulier les Kurdes du rojava qui mènent une lutte contre qui ont mené une lutte contre Bachar el-Assad et qui depuis trois ans mène lutte contre daesh qui s'est sauté par dimensions là où on les attendait pas d'abord à kobaner il y a un peu plus d'un an acobaner que s'est-il passé les soldats hommes et femmes puisque 30% de l'armée des YPG Kurd sont des femmes beaucoup d'entre eux et beaucoup d'entre les blessés sont morts car la Turquie a refusé qu'il passe la frontière qui se trouvait à peine 1 km pour être soigné par contre au même moment des terroristes de jahed de daesh étaient soignés eux en Turquie de la même manière les canons Turcs qui étaient à la frontière n'étaient pas orientée sur les positions le daesh mais sur la position du rojava et c'est le cas depuis l'attentat de celui de en 2015 en juin 2015 ou profitant de cet attentat qu'il a déclaré comme étant commis par des djihadistes de daesh Erdogan a relancé la guerre intérieure contre le les Kurdes et bombarder les positions du grec PG au rojava récemment le la Turquie a pénétré en Syrie en violation du droit international puisque la Syrie quoi qu'on en pense est toujours un État souverain pour empêcher les succès de la prolongation des succès et des Kurdes puisque cet été les Kurdes ont pris la ville de manbige on a un peu parlé n'est pas tellement c'est des combats colossaux ou encore une fois et la directement les troupes les renforts les renforts de daesh arrivait directement en deux Turquie comme ont pu en témoigner les forces spéciales françaises qui étaient en appui au Kurd pour diriger les bombardements de l'aviation française alors c'est très étonnant d'avoir un rapport comme ça un pays qui qui joue sur sur deux tableaux et de la même manière avec le kata de la même manière avec l'Arabie Saoudite et la France si elle souhaite sortir de leur nier dans laquelle on est tombé au niveau international et par la même contribuer à ce qu'il y ait moins d'attentat sur notre territoire national devrait changer totalement ses relations internationales les refonder comme cela a été proposé par Jean-Luc Mélenchon dans ses discours sur sur cette thématique cessez le suivisme États-Unis ce qui implique tout d'abord la sortie de l'OTAN et dans tous les domaines et en particulier la lutte antiterroriste quand elle fait sens la mener sous mandat de l'ONU qui est pour nous la seule instance acceptable pour organiser la lutte et la guerre au niveau international je vous remercie [Applaudissements] merci Giorgi nous allons maintenant regarder une petite vidéo un témoignage de François Pirenne spécialiste du renseignement qui nous parlera des des moyens à mettre en place pour une lutte antiterroriste efficace voilà je vous laisse regarder bonjour à tous mon nom est François Pirenne contribue à la France insoumise je suis porte-parole des cercles arpocrate qui est un groupe de réflexion sur la sécurité et le renseignement et qui soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle 2017 malheureusement je ne peux pas apparaître est encore en activité mais nous aurons sans doute l'occasion de nous rencontrer plus tard dans la campagne vous parlez aujourd'hui de sécurité c'est un thème généralement peu abordé par notre courant de pensée qui le considère souvent à juste titre comme une diversion face aux vrais enjeux politiques mais il s'agit d'un thème qui sera extrêmement présent dans la campagne notamment au travers de la nuité humoriste au sein d'une opinion publique chauffable de médias qui la flatte en ce sens et de candidats qui rivaliseront à coup sûr de provocation et d'irresponsabilités notamment si des attentats ont lieu durant cette période et bien nous garderons face à ces sujets une approche républicaine sérieuse et digne ne nous inscrivons faux contre le principe de l'état d'urgence et tout ce qui vise à l'exception nous allons résister contre l'histérisation du débat et surtout ce qui conduira à opposer les Français entre eux les policiers contre les autres les musulmans contre tous et qui conduit inévitablement au vieux rêve de la bourgeoisie conduire les pauvres à se battre contre pendant qu'elle prospère dans l'ombre nous allons apporter de l'intelligence à la lutte entité roboriste en augmentant le rôle de la recherche universitaire là où finalement il y a aujourd'hui que bêtises et copinage et nous allons ajouter de la politique là où il n'y en a plus en confiance au Parlement un rôle accru sur ces questions car notre lutte ont quitté Maurice se déploie au nom du peuple français elle doit protéger une population fragile et loin du gouvernement donc c'était François Pirenne sur une courte vidéo introduisant un propos politique sur les grands traits de la lutte antiterroriste de la raison maintenant c'est Alexandre Langlois gardien de la paix au renseignement territorial qui va nous parler du renseignement plus précisément dans le cadre de la lutte antiterroriste en faisant à la fois un petit constat sur le renseignement actuel et en proposant quelques pistes de réflexion sur cette question bonjour donc voilà donc je viens en tant que gardien de la paix sur le terrain dans un service de renseignement donc le renseignement territorial qui est le parent pauvre dans la réforme des renseignements qui a été fait sous sa cosy qui avait la DST et RG tout le monde a dit que Monsieur Sarkozy les avait fusionner en une super structure la dcrie ce qu'il faut il a pris 10% des RG qu'il a mis avec la DST pour faire la DCRI et 90% des missions DRG sont passées à l'époque à l'information générale ce que nous on a la chance à chaque nouvelle ministre on change de nom on change les peintures des lettres mais on fait toujours pareil sur le fond il y a pas de plus il y a rien du tout donc ce qui a changé parce qu'en fait il y a et c'est bien c'est l'humain d'abord aujourd'hui c'est que le renseignement des séries maintenant DGSI qui est sous contrôle exclusif du Premier ministre couvert par le secret des forces je rappelle qu'à l'époque les RG étaient contrôlé par lactine au niveau des fichiers et bien plus de renseignements humains on a tout misé sur le renseignement technologique les interceptions les allocs enfin les les ordinateurs etc et la machine en fait les policiers sont bienvenue dans ces services des auxiliaires de la machine voilà on ne sait plus pourquoi ça rentre et on a un vrai problème et des choses aurait pu peut-être été évitées si on avait un renseignement humain le travail des RG il y avait des choses à effectivement à l'époque à corriger au niveau du fonctionnement etc mais sur le fondement c'est des relations avec des êtres humains c'est-à-dire que notre travail au renseignement territorial avec les moyens du bord malheureusement c'est d'aller voir les gens d'avoir des contacts avec les associations les responsables politiques les chefs d'entreprise les responsables de culte ce que tout le monde dans 99% la population veut vivre tranquillement il ne veut pas être embêté par quoi que ce soit et à l'heure actuelle c'est qu'on dit souvent c'est que des terroristes qui veulent vraiment faire quelque chose de nocif et dangereux pour tout le monde ils vont pas s'organiser sur internet sur Facebook ou sur les réseaux sociaux et voyez s'installer dans une cave ils vont avoir des téléphones prépayés ils vont payer en liquide et le seul moyen d'avoir le renseignement pour les avoir c'est de connaître quelqu'un qui habite dans l'immeuble qui a dit tiens à quelque chose qui se passe c'est d'avoir quelqu'un dans la mosquée qui nous dit tient il y a des gens qui dérivent un petit peu parce qu'il y a aussi quelque chose qu'on a mis on avance si tout le monde dit attention les musulmans etc bon en fait le débat est mal posé en fait c'est que quand on regarde un petit peu en analyse une fois qu'on a passé le broyage l'hystérie collective le motif de radicalisation à l'islam c'est un prétexte ces gens-là avaient une haine de la France une des valeurs elle va un rejet et vous les passez un acte violent on leur a proposé l'extrémisme religieuse serait pu être un autre extrémisme en fait quand on fait un peu la sociologie de ces personnes quand on regarde tous ceux qui ont fait les attentats en France ils ont été en général le radicalisés en un mois certains étaient patrons de bar à vin je veux dire pour des islamistes radicaux je veux dire on pourra repasser par contre il y avait un vrai contexte social et malheureusement une fois de plus la police nationale et la population française a payé les pots cassés de la déficience du service public en général parce qu'on dit souvent rigolant la police nationale à 19h il y a plus que ce service public qui est ouvert et on nous amène à faire tout et n'importe quoi pour lequel on n'est pas formé donc pour ces attentats quand on prend la description sociologique c'est souvent des gens de deuxième génération d'immigration dont le est absent de grandes fratrie la mer est débordée avec en échec scolaire donc en fait il y a tout le service public et tout le service social qui aurait pu déjà être mis en place pour éviter ça ça pas été fait ensuite sur le trente le travail humain j'ai expliqué ensuite il y a le renseignement territorial nous on aimerait bien à retrouver une sélection indépendante comme l'été et DRG ce que étant rattaché la sécurité publique à l'heure actuelle la sécurité publique c'est 50% des effectifs police avec un budget complètement pourri qui doit gérer les commissariats assez libre etc ce qui fait que quand les RG ont basculé à la sécurité publique le budget a basculé aussi à la sécurité publique mais malheureusement on l'a pas vu arriver au service d'information général à l'époque et renseignements territorial aujourd'hui ce qui veut dire qu'on peut on n'a pas les moyens d'aller voir des contacts de simplement payer à café à une personne on a des véhicules en nombre insuffisants on nous paye des gadgets technologiques de temps en temps mais qui ne sont pas utiles on nous dit tiens vous avez un super appareil photo vous préférez avoir un smartphone qui est vachement plus discret enfin des petits exemples en fait qui pénalisent le quotidien ensuite on est rattaché à la sécurité publique qui pose même d'utilisation c'est qu'on a des gens qui ne sont pas formés enseignements qui dirigent des agents de renseignements ce qui est quand même assez catastrophique ce qui veut dire je vais prendre un exemple qu'on arrive malheureusement au triste anniversaire du 13 novembre dans les Yvelines nous on a attendu le soir du 13 novembre d'être tous rappelés tout service on n'a pas été rappelé du week-end c'est bon on arrive le lundi matin moi j'avais un jour de congé ce jour-là je suis revenu quand même en me disant bon on a dû oublier de m'appeler je viens j'ai pas été utilisé mais laisser au bureau en disant tu vas faire une petite centralisation et mes collègues en fait ont été utilisés pour garder la porte du château de Versailles de 10 heures à 18h ce qu'il y avait le congrès à ce moment-là donc au niveau efficacité au niveau renseignement c'était à peu près au niveau zéro et surtout qu'après le soir fallait pas rester trop tard parce qu'il y avait des heures sup donc en plus même au niveau du sens de la mission vous avez dit en fait vous savez rien à part faire du de la présentation donc ça pose un sérieux problème quand même donc on est sur ça mais la police provient nationale a un problème plus général sur le management humain en fait parce que c'est ce que rien c'est que c'est un projet global en rigolant on dit qu'on aimerait bien avoir une direction du personnel à une Direction des Ressources humaines on a une direction des ressources et compétences voilà donc je veux dire tout est dit nous sommes l'être humain dans la police nationale et la variable d'ajustement pour travailler pour la machine on a pu voir ça avec d'abord sous le gouvernement Sarkozy les contravention informatisée c'est-à-dire qu'à peine c'est fait maintenant il y a plus de libre arbitre de l'agent et encore moins avec la politique du chiffre ce qui est important c'est le rendement on a pu voir des collègues qu'on leur a reproché d'avoir des mots clés des réseaux de de trafic et de d'exploitation clandestine sur des par exemple des pins libanais etc ce qu'on leur a dit ça fait qu'une seule chose dans les statistiques ça a pris 6 mois de travail c'était compliqué mais je veux dire il avait pu aider des gens qui avaient obtenu des papiers à ce moment-là parce qu'ils étaient exploités il avait pu mettre des dangereux patrons en prison enfin en tout cas devant la justice parce que après l'affaire à suivre me dit ce serait mieux de faire trois boulettes de chips par jour ou trois sites rangées en situation régulière ce qui est au niveau tranquillité publique et sécurité pour tous ne sert à rien d'autant que on arrive à la deuxième étape c'est que c'est géré par des primes individuelles à savoir les primes individuels un gardien de la paix à 300 quand il a de la chance un commissaire de police peut gagner jusqu'à 100000 euros annuels 5 fois mon salaire de prime en plus de son salaire qui normalement voilà il est payé pour un salaire pour son travail ça c'est pas la question mais une prime de 100000 euros et on nous dit pas d'argent ça pose problème et c'est prime en fait c'est des primes au rendement c'est-à-dire que c'est sur le travail des agents de CE2 de tout corps d'ailleurs ce que je leur salue Georges qu'elle a aussi et on est obligé de se lancer dans le domaine c'est à dire que on a eu par exemple avant je travaille aussi dans un autre service de renseignement à Roissy je donne l'exemple on nous a mis un moment faisait une petite fiche à chaque fois qu'un passager fiché passer la frontière mettait une petite note il est passé puis on s'est dit en fait ça nous fait 600 passages de fichiers mais qui servent à rien concrètement parce que déjà on les gère pas c'est pas nous les services spécialisés qui les gèrent on les a appelé il y a pas besoin on dit vous avez quand même continuer de les faire parce que sinon on va devoir expliquer dans les statistiques il y a une baisse de rendement donc nous on joue notre prime quand même bon alors du coup on aurait pu débloquer des moyens pour faire autre chose et lutter efficacement dans notre milieu de renseignements contre le terroriste par exemple nous avons aussi donc ce qui a été mis en place au gouvernement actuel c'est aussi par exemple la pré plein temps en ligne qui continue déshumaniser le travail de policiers c'est-à-dire que les gens déjà n'ont pas tous internet voilà certains vont porter plainte en ligne mais en fait c'est pour prendre un rendez-vous au commissariat et pour par la suite déposer plainte des gens pensent qu'en faisant la pré plein temps en ligne ils ont posé pleines c'est bien en baisse les infractions au niveau des statistiques d'autres au niveau des commissariats viennent porter plainte par exemple pour un vol de vélo mais c'était pas la semaine du vol de vélo dans les statistiques fallait faire baisser donc on leur dit allez d'abord porter plainte en ligne et puis vous reviendrez la semaine prochaine quand ce sera peut-être les statistiques des vélos donc on arrive à des choses complètement improductives et complètement hallucinante en fait et encore plus grave c'est que de temps en temps des gens viennent nous raconter des choses qui sont effectivement pénalement répréhensibles mais raconter de leur façon avec leurs mots c'est pas qualifié dans leur prêt printemps ligne mais sans avoir un être humain qui va requalifier ou leur poser les bonnes questions pour avoir les détails qui permettent à la procédure de passer à la justice et ben c'est pas possible donc nous aide des immunisés sur ça en plus la dénomination a créé quelque chose aussi ce que on parle de la police de proximité bon ça c'est un label à l'époque ça va payer comme on a dit sans moyens etc de le faire vraiment mais le travail de positive ça devrait être ça tous les jours ça devrait pas être un label en fait on a pu voir je vais donner un exemple on avait des collègues alors c'est un double exemple parce que il y avait deux brigades dans une ville voilà c'est une brigade qui faisait 90 affaires résolues par mois donc dans les 90 à faire c'était boulettes de shit et silencier étranger en situation régulière des supers affaires ils travaillent une demi-heure par jour et jouer aux cartes au commissariat elle reste de la journée une deuxième brigade on l'a cité un peu les caspi du commissariat ils avaient dit nous on veut faire du vrai travail de police donc ce qu'ils avaient fait au bout d'un moment leur commissaire nous savons plus comme les gérer d'y aller c'est prenez le patrouille faites-vous ce que vous voulez donc ils ont fait en place un vrai travail de police de proximité mais un travail qui devrait être le trail du policier normalement c'est-à-dire qu'ils ont pris la tâche avec les gardiens d'immeuble ils ont pris la tâche avec les cafetiers ils sont allés voir les associations et en fait les iso aux gens quand vous avez un souci ou un problème voilà notre téléphone personnel parce que l'administration évidemment de fournissait pas de téléphone portable ça coûte trop cher et en fait il disait voilà plutôt d'avoir un appel 17 qui est complètement informelle vous tombez sur quelqu'un vous connaissez pas vous nous appelez que ça pourra vérifier sur la chose sur laquelle vous avez un doute donc il y avait plusieurs choses il y avait de la prévention parce que des fois ils avaient juste à rassurer la population en disant il y a ça mais en fait c'est rien vous êtes fait une montagne à faire régler tout le monde était content deuxième façon il y avait des gens qui étaient vraiment nuisibles interpellation et après mis à la justice donc là c'était vraiment pas un engorgement des tribunaux pour des broutilles mais réellement des choses concrètes donc ça amusé à 10 affaires en général résolus par mois et transférer la justice troisièmement il y avait du renseignement c'est-à-dire qu'en fait ben ils connaissaient la population ce qui permet aux services de renseignement à côté d'avoir dans quel quartier à ça aller voir il y a si aller voir en fait c'est un système qui s'alimente et qui donne un lien de confiance petite anecdote donc ces gens-là venaient prendre cette équipe venait son café tous les matins au café de la ville et un jour des gens en civils de l'autre brigade qui faisaient ces 90 affaires son venu voir le cafetier en disant en disant est-ce qu'il y avait des gens en uniforme qui venaient prendre le café chez lui alors le café a dit écoutez les gars je vous ai couvert non non vous venez pas les collègues ont répondu tout simplement au contraire dites-leur c'est ça le travail de police c'est pas d'être caché dans un commissariat la seule chose qu'on pourrait nous reprocher c'est que c'est pas l'administration qui nous paye notre café bon mais sinon comment vous les comprennent le pouls de la journée de savoir ce qui se passe les dernières informations si on est caché derrière un bureau c'est impossible donc au contraire dites-leur de venir nous voir on va leur expliquer comment on travaille bon ils ont jamais vu et au final donc suite à la réduction des fictifs parce qu'on a eu 9000 postes plus de 9000 postes supprimés sous Monsieur Sarkozy selon la Cour des comptes priori 10 000 dans le 12000 dans les faits le gouvernement ici est recruté à tour de bras mais dans la réalité on est à droite à plus 110 par rapport au quinquennat précédent et avec quand même quelque chose de catastrophique c'est pour arriver à assez plus 110 les formations des policiers ont été réduites complètement circon avait 12 mois de formation maintenant on en a plus que 9 parce que le stage pratique sur le terrain c'est trop long et pour les adjoints de sécurité donc les contractuels les plus précaires et les plus jeunes ils arrivent à des modules sur trois mois avec marqué non évalué faute de formateur voilà on parle de Jean armé qui vont être dangereux pour eux et pour la population du coup et bien sûr ce ne sera jamais nos responsables qui seront inquiétés ce sera toujours la personne sur le terrain qu'on enverra au pâture à l'opinion publique et donc au final donc tout ça fait qu'il y a eu un moment on a fait fermer une des deux brigade alors la ligne de débrigades à l'époque le code directeur départemental a dit bon bah écoutez moi j'ai des chiffres 9010 je ferme les 10 intervention d'associations des commerçants du député maire tout le monde a dit non mais nous on veut garder les autres on les connaît ils font du boulot et on sent en sécurité voilà ah non je veux rien savoir les statistiques d'abord donc on a dû fermer la brigade de 10 suite politique du chiffre prime individuel de la haute hiérarchie et réduction des effectifs donc il y a vraiment des choses à remettre de l'humain d'abord dans la police nationale qui a un service public parce que là à l'heure actuelle on a l'impression dans la tête des gens et beaucoup de collègues c'est pour ça qu'aussi on a un suicide par semaine beaucoup de Burn Out ils sont rentrés pour donner un sens à leur métier et protéger la population à l'heure actuelle on a l'impression d'être des percepteurs d'impôts dans le mauvais la puissance du terme c'est-à-dire qu'on raquette les gens sur la route alors oui il y a des infractions routières oui il faut mais dans l'échelle de priorité il y a peut-être des choses à faire en premier un kilomètre heure ou la sécurité publique et la tranquillité publique donc quand on n'a pas les moyens on fait une hiérarchie de ce qu'on va faire en priorité ensuite nous avons aussi donc le soleil quantité terrorisme nous avons toujours dans cette politique du chiffre et c'est hystérie j'allais dire médiatique suite à leur tatanis consignes du ministère attention ils ont fait ça loin un camion donc maintenant tous les services de renseignement territorial vous allez prendre l'attache avec les lois de camions et vous allez vérifier je vais dire super mais la semaine d'après c'était plus il y avait les bonbonnes de gaz qui était à Paris donc dès qu'il y avait un appel bonbonne de gaz on voulait pas savoir par rapport au lieu par rapport tout de suite vérifier c'est la semaine des bonbonnes de gaz donc même dans le renseignement en dehors du rendement je veux dire on est complètement dans une aberration pour revenir ça déjà été cité mais les perquisitions administratives avec l'état d'urgence les consignes du ministère oral bien sûr c'est jamais des consignes écrites parce que ce serait vraiment dangereux pour eux en disant bah écoutez il faut arrêter faites-en un petit peu moins parce que faut qu'on tienne dans le temps médiatique donc conclusion ça a été des perquisitions comme ça a été mis une enfin il y en avait quatre etc une va à priori au final mais un shift statistique que je veux dire même leur propre chiffre 4 pour plus de 3000 ne servent à rien pire que ça ça a pu engendrer des gens qui sont dit bah moi on a cassé ma porte on est venu me casser les pieds bah je vais me venger pire que ça il y a des gens qui ont témoigné qu'on dit bah par exemple dans une entreprise j'ai l'exemple et une DRH qui a dit ben écoutez dans l'entreprise et telle agent de circule la main mais c'était pas dans le sens qu'on avait perqué sur la personne c'était juste je vous alerte comme ça vous pouvez vérifier à côté bon mais comment on avait besoin de faire du chiffre il y a quelqu'un qui a une petite note la préfecture a dit hop faut perquisitionner parce que telle personne dit plus bonjour aux femmes dans l'esprit mais par contre c'est une entreprise de transport avec une femme dans l'entreprise avait du coup le lendemain n'avait deux personnes qui sortaient de la prison sur son parking elle donc je veux dire on arrive à des choses on dit que c'est pour lutter contre le risque le terrorisme donc normalement des gens très dangereux et on va placarder devant le nez de la personne en disant grosso modo c'était une personne qui t'a balancé sachant que la personne n'avait pas balancé en disant de la délation je vous informe pour vous puissiez vérifier le rôle d'un service de renseignement ce qu'on dit aux gens on n'est pas là nous pour faire du répressif au renseignement territorial on est là pour vérifier et si jamais ça va plus loin on transmettra un service judiciaire pour faire le nécessaire et là on était tellement dans l'urgence et dans la quantité qui avait plus le temps de faire de la vérification on faisait de l'abattage ensuite on parle aussi de l'austérité parce que ce qui est bien c'est que le terroriste ça permet aussi des économies publiques contrairement à tout ce qui était annoncé je vais prendre l'exemple de la braderie de Lille voilà la grande braderie qui a fait la Une tout ça a été annulé etc bon alors le bras de Lille il faut savoir que ça coûte 400000 euros à la mairie et un milieu de au service de l'État bon bien super économie en plus d'un point de vue sécurité de la population et du coup il y a une braderie qui a été organisée dans les commerces c'est-à-dire qu'il y avait plus rien de centraliser il y avait plus d'organisateurs donc finalement c'était beaucoup plus dangereux pour la population les commerçants et c'était complètement impossible de sécuriser parfaitement savoir que jamais il y a le risque zéro n'existe pas mais on peut tendre vers le moindre risque possible donc au nom de la lutte contre les terrorisme on a produit un événement plus dangereux pour tout le monde et on arrive à faire des économies c'est quand même beau comme le tour de passe-passe donc on arrive à des choses aberrantes il est temps donc voilà de remettre de l'argent mais au bon endroit parce qu'on nous dit le budget augmente régulièrement bon c'est pas où il est passé c'est-à-dire que là par exemple le ministère nous propose des jolis gadgets militaires du blindage etc alors qu'on leur demande du savon des commissariats s'allument et de pouvoir accueillir le public dignement donc on est vraiment dans un autre monde et au final donc j'ai eu hier j'assistais une petite conférence rencontre des acteurs publics où j'ai aimé l'intervention de du Défenseur des droits sur ça je vais terminer il a dit on demande des moyens pour la police c'est très bien moi je suis d'accord qu'on donne des moyens la vraie question c'est pourquoi on les donne pour préparer la guerre à l'extérieur comme bouche à fait aux États-Unis ou alors pour garantir les libertés fondamentales parce que à l'heure actuelle ça a été rappelé tout à l'heure c'est que nous on de l'état d'urgence etc les libertés fondamentales qui sont normalement censés être le coeur de la République on les raye au nom de l'état d'urgence donc il dit avec ça c'est quand même très catastrophique sachant que la police nationale j'en fais un petit parallèle monsieur Valle ça fait un code de déontologie en 2014 suivi monsieur Jobs en 1986 mettait la police nationale à un service de la défense des libertés publiques et des institutions de la République dans le nouveau code de Monsieur Valls c'est magique il y a plus les institutions de la République c'est les institutions et intérêts majeures de la nation donc on a pu un président de la République on a un président des intérêts méchant de la nation et du coup les la défense des libertés individuelles alors là c'est vraiment un gros mot donc on l'a pas remis comme ça c'est réglé donc il y a des une dérive vraiment très autoritaire et avec une autre chose qu'il a mis aussi pour bien canaliser tout le monde c'est qu'avant on pouvait refuser un ordre illégal on dit mais pourquoi les policiers fusent pas certains ordres complètement aberrants avant on avait hors manifestement légal c'était compliqué de contester mais c'était possible alors actuellement alors manifestement illégal et remettant gravement un intérêt dans le public en jeu faut les deux c'est-à-dire qu'il y a la nouvelle catégorie juridique il a inventé l'ordre pas trop illégal sachant que dans la fonction publique c'est pas spécifique police on n'a pas d'échelle de sanction et on n'a pas de fait fautif l'administration donne l'effet fautif et l'échelle de sanction la pique ce qu'elle veut c'est à dire que pour n'importe quoi on est révoqué sur la fait que l'administration a pensé dangereux donc voilà et donc pour vraiment finir à ce qui est dangereux avec la dérive administrative et l'utilisation qu'on fait là c'est qu'aujourd'hui c'est que c'est la suspicion qu'a remplacé la fraction je remercie merci Alexandre je voudrais au nom de toute l'équipe qui a travaillé sur ce livret remercier très chaleureusement tous les intervenants qui se sont succédés à la tribune c'était des interventions vouloir marquer de qualité avec des points de vue différents mais en même temps avec un constat qui va dans le dans le même sens et des propositions qui vont dans le sens de celle que nous faisons à la France insoumise à la fois sur la question de l'inertie qu'on voit au sein du ministère de l'Intérieur que ce soit sur les personnels administratifs sur les personnels actifs sur la lutte antitoris que nous souhaitons de la raison mais aussi sur la délinquance financière on a des marges de progression substantielle vous pourrez retrouver le livret sécurité au fond au fond de la salle sa version de travail avant qu'elle soit définitivement bouclée et publié notamment en ligne et vous trouverez aussi au fond de la salle à la fin de cette journée le bouquin de François Delapierre la délinquance les coupables sont à l'intérieur ainsi que le dans les Cahiers de la revue défense nationale le les travaux qui ont été faits pour un nouvel indépendantiste donc vous l'aurez compris cette journée est bien une étape qui en amène un premier rendez-vous et qui en amène d'autres et notamment j'invite aussi tous ceux qui nous regardent en ligne en ce moment en direct à continuer de diffuser la vidéo et à la partager après après cette journée puisque vous le savez il y a un enjeu à ce qu'on fasse connaître nos propositions et nos analyses sur toutes ces questions là après après cette demi-journée donc je vais maintenant appeler notre candidat à l'élection présidentielle de pour la pour la France insoumise Jean-Luc Mélenchon on a dit et répété que cette rencontre était une étape un travail extrêmement important déjà été accompli un document est mis en débat et j'espère qu'il ne sera pas débattu que par les professionnels mais par les citoyens en général puisque il s'agit d'une question qui les implique directement dans la préparation de ce travail comme ce matin de nombreuses personnes sont intervenues soit au titre de leur syndicats soit de leur propre capacité d'expertise universitaire expert de toutes sortes naturellement cela ne signifie pas que ces personnes soient devenue membres de la campagne la France insoumise ou qu'elles en partage le programme je les remercie donc de cette avancée sur la scène de cette façon et j'ai un avis sur les raisons pour lesquelles ils le font car cela ne se faisait pas dans le passé cette raison c'est que toute une série des grands services qui font la dignité de l'État républicain et sa raison d'être car au fond l'état ce n'est que cela une organisation collective au service d'un certain nombre de principes dont la mise en œuvre nécessite que des services soient organisés à cette fin ces services ces autorités ces institutions toutes se sentent aujourd'hui en grand danger non seulement pour elle-même avec le sentiment d'un effondrement de l'État mais pour les autres c'est à dire du point de vue des fonctions qu'elles sont censées d'accomplir et qu'elle n'accomplissent plus du fait soit du manque de moyens ce qui est un aspect mais ce n'est pas le seul aspect le manque de moyens n'est pas le seul aspect qui révèle l'effondrement de l'autorité de l'État républicain c'est aussi la doctrine d'emploi des forces et des institutions qui participent de la vie de la nation cette question idéologique est devenue si brûlante que tous ces serviteurs de l'État ressentent le besoin de surgir sur la scène pour alerter ce qui autrefois relevait seulement de l'action syndicale même si celle-ci a toujours été connectée au sens de la terre général aujourd'hui apparaît comme une question beaucoup plus étendue et dès lors les gens ressentent le besoin de dire d'alerter et il n'y a pas de meilleur moment pour le faire qu'une campagne électorale et notamment la campagne des élections présidentielles l'élection présidentielle dans la monarchie républicaine la monarchie présidentielle de la Cinquième République et l'élection qui concentre tous les enjeux et tous les pouvoirs j'invite donc tous ceux qui ont à connaître des grandes questions qui concernent la vie de la société de prendre parti et de venir sur la scène de dire les choses d'alerter d'expliquer de proposer d'élever le niveau de conscience de nos concitoyens aujourd'hui dramatiquement fermés par les incitations qui leur sont faites de ne plus penser pour ne faire que réagir les injonctions qui leur sont faites d'être d'abord dans la pulsion dans l'émotion plutôt que dans la raison et le discernement la politique que nous proposons est une politique de raison et de discernement je la juge aussi spectaculaire que celle de la passion et de la pulsion je la crois plus efficace que les coups de menton ridicules auquel j'assise depuis tant d'années car c'est ma force que celle de mon expérience est de mon âge j'ai passé de nombreuses années au Parlement j'ai donc assisté au défilé des mentons les plus divers j'ai vu passer je ne sais combien de lois pour la sécurité contre le terrorisme dont la définition d'ailleurs a changé beaucoup au cours des 20 dernières années car lorsque j'ai été élu pour la première fois en 1986 les terroristes c'était les indépendantistes kanak si bien que je suis bien informé de la facilité qu'il y a à gesticulé et de l'effet toujours assuré que cela produit sur les esprits faibles et je connais le prix de la raison qui elle est plus patiente plus chemineante mais qui est autrement plus efficace et qui permet d'éviter bien des erreurs bien des amalgames et des luttes inutiles donc disait il vous faut surgir qui que vous soyez et quel que soit votre opinion quand bien même ce n'est pas la mienne quand bien même ce n'est pas celle de mes amis dites ce que vous pensez et ce qui est bon pour le pays j'ai évoqué il y a un instant l'importance de l'expérience dans ce domaine je veux l'étendre à une autre considération l'expérience dans ce domaine en campagne électorale car le grand rassemblement du 18 mars 2012 qui était en quelque sorte l'apogée visible que nous avions réussi pour faire entrer sur la scène publique la question sociale qui est la question au cœur de toutes les autres fut annulé dès le lendemain par un événement d'une portée considérable qui a donné lieu à toutes sortes de gesticulations qui ont complètement perturbé le cours de la campagne et on l'oublie car parfois j'ai vu qu'on attribuait le score insuffisant que j'ai fait en 2012 mais qui était quand même remarquable à mon caractère aux affiches que sais-je encore en vérité la percer à ce moment-là de l'extrême droite c'est justifié et s'explique par le fait qu'il y a eu un événement qui lui a été favorable parce que il a eu lieu et parce que la façon de réagir a été une façon qui nourrissait les prémices du raisonnement de l'extrême droite tout doucement un public et en démocratie pourquoi pas quelle est cet événement et bien ce sont les meurtres de Merah qui ont complètement défiguré la campagne présidentielle de 2012 et fait surgir la question de la violence des meurtres de l'assassinat de masse de l'assassinat raciste comme la question qui surplombait toutes les autres et devant laquelle toutes les autres devaient s'effacer ce qui a anéanti la pensée sur les questions de sécurité dès lors je peux dire que si en effet vous avez vu et entendu encore ce matin des gens venir de leur propre mouvement témoigner au service d'une assemblée qui cherche à réfléchir comme c'est notre cas sans que cela engage leur implication personnelle dans ma campagne politique ni leur adhésion à mon égard je dois quand même dire que ces adhésions existent et quels sont le résultat d'un travail politique et d'une prise de conscience un travail politique commencé dans le les services de police et de sécurité d'une manière générale par François Delapierre et ce livre qui ensuite a été suivi de beaucoup de travaux rencontre et affinement successifs de la doctrine qui est exprimée dans ce livre et que je recommande comme étant en quelque sorte la trame à partir de laquelle je continue à réfléchir avec mes amis aujourd'hui et puis il y a ce numéro de la revue de la Défense nationale pour un nouvel indépendantisme qui correspond à au cycle des journées défense que j'ai organisé avec georgée cuminovic qui s'était exprimé il y a quelques instants devant vous depuis une équipe est au travail et vous avez vu ceux qui en sont les référents à cette heure lise Maillard et Hugo bernalicis qui ont pris la parole tout à l'heure et qui est successivement ont introduit chacun de ceux qui s'exprimer au mois de janvier je présenterai ou de février une équipe élargie qui prendra en charge la conclusion du livret que nous avons déjà commencé à travailler et la mise en place d'ateliers législatifs voyez-vous ce qui est à craindre avec moi pour mes adversaires c'est que j'ai l'intention de faire ce que je dis et de le faire à un rythme soutenu non seulement parce que je crois ce que je dis ce qui est paraît-il quelque chose d'assez rare de nos jours mais qui n'est pas nouveau dans l'esprit de ceux qui vont au bout de leurs pensées il paraît que c'est ce que Mirabeau disait de Robespierre ce type est terrible il croit ce qu'il dit bien je crois ce que je dis nous serons prêts instantanément le moment venu à nous mettre au travail il y aura la doctrine les femmes et les hommes pour la mettre en œuvre et les méthodes gouvernementales pour appliquer ce n'est pas le sujet aujourd'hui mais la crise de l'État est-elle que je crois que on doit non seulement penser sa refonte la refonte de l'État et sans doute la refonte intégrale de la conception que nous avons de la police je répète intégrale car de bricolage en pansement et cataplasme sur les jambes de bois nous sommes arrivés à une forme de pullulent où on aboutit à cette situation que viennent de décrire des policiers c'est la mesure qui crée la réalité autrement dit ce sont les bâtons que l'on aura mis dans les bonnes cases qui sont censées être la vérité de la situation de la sécurité et de la délinquance dans ce pays alors peut-être que les physiciens quantiques s'en réjouiront mais en matière de gestion des affaires publiques c'est extrêmement dangereux quand on croit que la réalité c'est ce que l'on a décrit plutôt que ce qui est cette refonte générale il faudra l'expliquer et la faire comprendre au service qui rentre à la mettre en œuvre et cela aura à voir avec l'organisation non seulement de l'État mais de la forme du gouvernement peut-être le système des ministres tout puissant d'autant plus puissant qu'ils sont impuissants c'est à dire qu'ils sont placés à la tête d'administration considérable qui se mène entre elles souvent des luttes sans fin vis-à-vis desquels les ministres sont des ennuis provisoires au milieu de séquences de parcours professionnels de la hiérarchie et des luttes entre les services ces ministres n'ont pas assuré la force de l'État et l'autre au contraire dilué si bien qu'on s'aperçoit qu'il faudrait avoir une intervention plus fine c'est-à-dire plus politique à tous les échelons du fonctionnement de l'État il nous faut maintenant sans doute davantage de haut-commissaire que le ministre au commissaire hommes et femmes qui remontent sur une mission pour un temps déterminé et pour des résultats à assurer seraient mis au travail dès notre arrivée au gouvernement j'en viens donc à vous dire que si je me suis exprimé avec mes amis à plusieurs reprises dans le cadre de journée défense si à travers la préparation de ce livret des policiers et des policiers se sont impliqués des magistrats aussi même si la question de la justice sera traitée séparément c'est qu'il existe parmi les policières et les policiers parmi les militaires et parmi les juges des gens qui ont fait le choix de rejoindre le combat que nous menons ils ne peuvent pas le faire tous à visage découvert parfois en raison des responsabilités qu'ils occupent et je ne leur demande pas de le faire car d'abord il faut respecter les obligations de services qui sont liées aux fonctions que l'on assume dans ces domaines si délicats mais le moment venu ils apparaîtront pour une partie d'entre eux un visage découvert pour que chacun puisse se rendre compte qu'il se passe quelque chose de nouveau dans le champ politique traditionnel cela a été dit tout à l'heure par François Pirenne c'est bien son pseudonyme je suis pas en train de révéler des secrets là c'est à dire que jusqu'à présent dans notre famille de pensée c'est vrai qu'on s'attachait souvent beaucoup et à juste titre aux questions de la justice et de la qualité de cette justice la façon dont elle est rendue sans perdre de vue que la justice s'exerce au nom du peuple français mais en application des lois un juge a une évaluation personnelle de la façon d'appliquer la loi mais c'est la loi qui commande si bien que on se sentait plus à l'aise puisqu'on voyait qu'elle était la participation directe que l'on pouvait avoir à ces questions et au demeurant la justice garante d'abord de la liberté individuelle que sa première fonction dans l'équilibre de la société républicaine était l'objet de nos soins attentifs je ne dis pas que tous les juges nous aient apprécié tant que ça mais beaucoup si et dans la justice on a aussi un débat mais il était beaucoup plus rare que dans notre famille de pensée on s'intéresse aux questions de la police et de l'armée mais la police est l'armée sont composées de femmes et d'hommes qui sont des citoyens et qui donc réfléchissent à toutes les problèmes de la société et sont peut-être mieux placés que d'autres pour se rendre compte de leur impact sur la stabilité de cette société parce que la délinquance qui attire beaucoup l'attention et les regards est un symptôme de l'impact sur la société d'un ensemble de faits même si bien sûr la responsabilité individuelle des individus est toujours engagée et pour ma part non seulement je le crois mais je pratique au sens philosophique le principe de la responsabilité individuelle comme philosophie républicaine bon c'est nouveau c'est nouveau qu'il y ait des généraux des amiraux des colonels S qui souhaitent parce qu'ils ne sont plus actives et se sentent plus libres de leur décision soit qu'ils le sont toujours demandent à nous rencontrer et trouve en nous un point d'appui de même dans la police à tous les niveaux et je veux dire solennellement je suis votre point d'appui car s'il est vrai que tous ces corps sont traversés par des débats et par des choix idéologiques comme c'est normal dans une société démocratique les policiers et les militaires ne sont pas des robots pas davantage que les juges à qui un temps on prétendait faire appliquer des peines automatiquement c'est une société d'êtres humains et dès lors vous êtes partagé dans l'armée dans la police dans la justice entre des sentiments personnels des évaluations politiques qui vous conduisent après avoir ressenti la crise de l'État à vous positionner et nombre d'entre vous ont compris que les pareilles eux-mêmes et les pires empires que sont les Siamois du PS et des républicains qui ont amené l'État à ce point de décomposition qui ont gesticulé et utilisés si responsablement votre autorité au point que la majorité d'entre vous n'a plus confiance en eux je récuse l'idée qu'il n'y ait qu'un recours possible et nombre d'entre vous le savent on peut choisir d'opter pour la solution d'extrême droite dans la police et dans l'armée comme on le fait dans toute la société mais je veux qu'on sache qu'on peut aussi choisir l'extrême République que j'incarne et que dès lors vous trouvez en moi et dans la France insoumise le point d'appui dont vous pouvez vous réclamer pour résister aux ordres illégitimes et à une vision de la doctrine d'emploi de la police et de l'armée qui n'est pas conforme à l'idéal républicain vous pouvez vous appuyer sur nous ce point est nouveau il soulèvera bien des difficultés dans ma famille je le sais d'avance on m'a reproché de m'exprimer sur cette situation inouïe quand on a vu des policiers manifester la nuit et aller jusqu'à l'Elysée ce qui est une attitude qui est absolument non conforme à ce que la police doit elle-même mettre en oeuvre car il y a des périmètres comme franchit pas dans ce pays pour des raisons multiples et diverses c'est vrai de la proximité d'une centrale nucléaire et c'est vrai du siège du pouvoir républicain on ne vient pas quand on représente un corps de police ou d'armée aux alentours sans ordre d'un bâtiment de cette nature par conséquent pour qu'on en soit rendu là avec des personnes qui n'avaient aucune intention pucciste je l'ai bien compris mais pour qu'on en soit rendu là c'est que la crise est extraordinairement grave et il est irresponsable d'assigner les policiers affolés les policiers méprisés les policiers humiliés les policiers apeurés à l'extrême droite car nombre d'entre eux n'ont rien à voir avec tout ça et leur protestations n'a rien à voir avec tout ça c'est pourquoi j'ai pris mes responsabilités en donnant mon point de vue en disant c'est très grave je ne veux pas sous-estimer ce fait et j'estime que ça ne méritait pas qu'une audience obtenue instantanément quand des mois et des mois de manifestation contre la loi travail n'ont rien obtenu du tout je crois pas que ce soit le rôle du président de la République de recevoir les manifestants je le dis des fois dans certaines circonstances mais là quand même ça méritait autre chose peut-être de montrer qu'on a entendu le signal d'alerte je le résume c'est l'État qui est mis en cause dans son identité républicaine au point qu'on pense pouvoir le braver par le personnel qui est chargé de le défendre c'est l'État qui est menacé parce que son effondrement crée un sentiment d'angoisse parmi ses premiers serviteurs ceux qui sont à la première ligne de défense et c'est à ça qu'il faut répondre le travail que nous avons entrepris je crois apportent des réponses précises parfois trop précises à mon goût mais je ne peux pas retenir l'appétit de ceux qui rédigent c'est livré si bien que plus on est précis plus on s'expose comme vous le savez car tel qu'il n'y aurait pas vu malice découvre à la page 54 que telle ou tel aspect est évoqué ne convient pas à ce qu'il croyait et aussitôt le voici monté sur ses grands chevaux déclenchant d'un terminal polémique j'espère que ça se passera mieux que ça je laisse de côté pour aujourd'hui les questions de police puisque je dois dire quelques mots à propos de l'action antiterroriste je le fais parce que nous sommes à quelques jours du terrible anniversaire du massacre de masse du 13 novembre et que je veux que l'on connaisse aussi précisément possible que possible ce que j'en pense cependant cependant je voudrais montrer avant cela que si l'on a fait souvent par des conforts intellectuels que l'on croyait habile d'entretenir un rapprochement entre la délinquance dans ces quartiers sans cesse montrer du doigt et le terrorisme sans jamais en établir aucunement la preuve autrement qu'on apercevant ici ou là quelques personnes complètement perturbées alcoolique en proie à la pratique des drogues comme ça a été le cas pour plusieurs d'entre eux qui ne pratiquaient la religion que depuis quelques heures et sous sa forme la plus invraisemblable en tout cas recommandé nulle part dans les textes en question comme on a pu le voir à Nice on n'a jamais pu établir ce lien par contre par contre nous sommes en état d'établir de manière certaine et avérée le lien entre la grande criminalité les circuits financiers de blanchiment d'argent et l'action des ennemis de notre patrie mais curieusement cela n'est jamais évoqué et personne n'entend jamais dire que l'on réprime telle ou telle circuit bancaire qui a permis à largeur de circuler jusqu'à son point d'arriver que sont ceux qui vont acheter des armes car elles ne sont pas gratuites des véhicules louer des appartements etc etc ces circuits qui ont avoir avec la délinquance sont des circuits criminels et comme il a été montré il y a quelques instants ces circuits criminels sont souvent les mêmes que les circuits officiels ce sont les mêmes personnes qui brassent l'argent du crime de la prostitution de la drogue du meurtre et l'argent des terroristes il y a donc un intérêt particulier à la lutte contre ces secteurs et personne ne peut nous faire oublier puisqu'il s'agit de lutte antiterroriste qui est mon sujet ce matin et pour un temps limité que si les terroristes existent c'est toujours en lien avec un conflit ce n'est jamais autrement qu'en lien avec ses conflits aucun des actes terroristes qui a été commis n'a été fait autrement qu'en lien avec ses conflits leurs auteurs s'en sont toujours réclamés par conséquent c'est à ce lien qu'il faut s'attaquer en priorité je crois que tout le monde peut en convenir assez facilement mais ce lien sa forme la plus évidente la plus immédiatement présente c'est l'argent daesh n'a pu payer ses troupes et ses assassins que parce qu'il dispose d'argent et cet argent il l'a trouvé sur place par l'impôt qu'il collecte sur les populations qu'il a servi mais aussi en exploitant les ressources locales ressources locales auxquelles ont participé un certain nombre de personnes comme par exemple Lafargue c'est ce qu'a révélé le journal Le Monde mais plus profondément certains états le pétrole prélevé en Irak et en Syrie a été transporté mesdames et messieurs il ne sait pas déplacer tout seul on y a mis des camions on y a mis du personnel pour ramasser le pétrole pour le mettre dans le camion pour conduire le camion pour décharger le camion et ensuite une fois le camion déchargé le mettre dans les bateaux les bateaux ont circulé sont passés d'un fort à l'autre tous ces circuits ne sont pas tous numériques mystérieux et dissiper dans l'air au point qu'on ne sache comment les capturer un port est un port on voit un bateau un camion est un camion on le voit rouler et bien dans ce circuit là il y a des états des sociétés et des circuits bancaires des circuits bancaires on les connaît des états on les connaît on peut désigner la Turquie le gouvernement turc la personne du président turc est plus précisément celle de son gendre dénoncée par le Parti social-démocrate turc comme étant l'organisateur de ces trafics et jusqu'à l'intervention russe qui a bombardé les lignes qui conduisaient du puits de pétrole jusqu'à la Turquie personne ne faisait rien sinon des phrases des coups de menton et la suspicion généralisée à l'égard de tous les valeurs de mobylette comme étant des terroristes en puissance capables de transporter sans doute du pétrole d'un bout à l'autre de la planète ou presque j'ai mis la dose d'humour qu'il faut mais c'est naturellement révoltant poursuivre les circuits qui permettent le financement des actes terroristes alors racine est une nécessité qui implique évidemment des moyens de lutte sur place de police et de justice répression du trafic des trafics financiers qui rendent ça possible et de la géopolitique nous ne pouvons pas être alliés dans une alliance militaire avec des gens qui organisent financent les meurtres chez nous nous ne pouvons pas être alliés avec la Turquie dès lors qu'elle tire dans le dos des Kurdes qui sont nos principaux alliés sur le terrain dans la lutte contre le fascisme qu'un carne l'orientation politique de daesh Al nostra et les autres organisations de fanatique dès lors la racine géopolitique des actes terroristes doit être curés jusqu'à la racine et c'est là qui est l'efficacité ça n'est pas de courir ensuite après tout ce qui bouge avec une logique aberrante qui conduit à ce que les magistrats ont parfaitement bien écrit qui qu'on passe une police de l'acte à une police du comportement tant et si bien qu'après les événements abominables de Nice après qu'on en est sans plus de démonstration attribuée la victoire entre guillemets à daesh on a prolongé toute cette aventure en faisant la chasse au burkini et en mélangeant ceux qui relevaient de la loi et de son application avec ce qui relèvent de l'engagement idéologique qui fait qu'en effet des gens peuvent être parfaitement hostiles au port du burkini pour des raisons qui sont idéologiques mais qui relèvent du champ de la controverse idéologique et non pas de la loi la preuve en a été donnée quasi instantanément et les décisions de justice ont annulé les décisions illégales à ce sujet si bien qu'on s'est mis soi-même dans une situation ridicule on a une nouvelle fois montrer que l'autorité n'en était pas une rien n'est pire que d'utiliser l'autorité pour montrer qu'elle n'en est pas une ça m'amène à mon deuxième point si l'on dit que le terrorisme c'est l'ennemi ce que je ne crois pas je crois que l'ennemi ce sont les terroristes c'est à dire les personnes qui commettent des actes terroristes si c'est bien un ennemi si l'on peut à tout bout de champ répéter que nous sommes en guerre alors il faut appliquer les logiques de guerre d'un bout à l'autre bien sûr que non on le fait d'une manière éparpillée et naturellement contre-performante il est temps que les militaires de l'opération sentinelle rentrent dans leur caserne on les épuise pour rien on utilise la démonstration de force d'une manière grotesque personne ne peut imaginer un militaire de ses patrouilles se mettant à tirer avec des armes de guerre au milieu de la foule de la Gare du Nord ou de la gare de l'Est ou devant les écoles ce n'est pas de cette manière que les problèmes viendraient être réglés s'il surgissait et nous le savons tous dès lors on montre une armée réduite à des patrouilles qui elle-même souffre de la situation qu'ils arrivent à lire dans les yeux des gens qui croisent deuxièmement si nous affrontons un ennemi la règle de base et de ne pas lui donner la victoire surtout lorsqu'il ne la demande pas et c'est pourtant ce qu'on a fait dans de nombreuses circonstances en particulier à l'occasion de l'attentat ignoble de Nice enfin on ne lui donne pas le moyen d'atteindre son objectif car l'acte terroriste a un objectif ce n'est pas seulement de réussir le meurtre de masse pour lequel et commandité tel ou tel hallucinée criminelle psychopathe dangereux c'est de provoquer un résultat politique et c'est ce résultat politique qu'il faut combattre je veux y assister l'acte terroriste a un objectif politique et c'est l'acte politique qu'il faut empêcher d'aboutir puisque on n'a pas pu empêcher l'acte terroriste d'ailleurs j'entends souvent dire que de nombreux actes terroristes ont été prévenus à temps je suis sûr que les services de sécurité font tout ce qui est en leur pouvoir et pour ma part je veux m'en montrer solidaire je n'appartiens pas à la catégorie des professeurs je sais tout qui explique après coup ce qui leur a fallu faire mieux que ceux qui ont fait néanmoins je pose la question si des actes terroristes ont été prévenus c'est donc on en connaît les auteurs où sont-ils préparer un acte terroriste ce n'est pas un comportement c'est un acte ou sont-ils où sont les inculpations où sont les gens en détention préventive qui se préparait à commettre des mœurs il n'y en a pas donc nous avons des attentats qui paraît-il ont été prévenus dans les auteurs ne sont pas connus ni jugés pourquoi les a-t-on mis dans des prisons secrètes comme les affectionnent les Nord-Américains les prisons secrètes on peut principal caractéristiques d'être totalement inefficace a-t-on jamais vu que le centre de torture de Guantanamo est empêché la propagation du terrorisme ou que ce soit dans le monde non a-t-on vu que les prisons secrètes de la CIA en Europe est empêché les attentats qui ont eu lieu en Europe non plus par conséquent si les personnes qui ont été interceptées alors qu'elles se préparer à commettre des actes délictueux ont été arrêtés sans être livrés et données à la justice il y a un problème on voudrait savoir où elles sont passées à moins que le chef de l'État n'est décidé de les faire assassiner à l'étranger puisque nous avons appris dans un livre récent que le Président de la République a donné l'ordre d'assassiner au moins quatre personnes c'est lui qui le dit il dit au moins peut-être il y en a-t-il cinq lui-même de s'en souvient plus très bien il dit au moins quatre personnes peut-être S6 dans le domaine du meurtre souvent on ne compte pas semble-t-il mais ça pose question qui a-t-on tué pour qu'elle a raison qu'est-ce qui se préparait contre la France nous voudrions le savoir à supposer que décider d'un meurtre soit une attitude moralement acceptable c'est un sujet particulier mais efficace pourquoi n'a-t-on pas plutôt capturé ce qu'on a on était en situation d'assassiner si on pouvait les approcher d'assez près de manière assez méthodique pour les assassiner sans doute pouvait-on aussi les capturer et si on les capturé on aurait pu les donner à la justice et peut-être les interroger pour savoir ce qu'ils ourdissaient contre nous vous voyez bien des gesticulations auxquelles nous avons assisté sont surtout des révélations d'une impuissance tragique à faire face aux événements j'ai dit que on devait l'un après l'autre couper tous les liens qui rentrent possible les actes terroristes je crois avoir évoqué le fait que ce n'était pas le cas où et quand a-t-on intercepté des circuits financiers et demandés tout à l'heure pourquoi a-t-on refusé d'intercepter des criminels en puissance au point de décider de plutôt les assassiner enfin comment explique-t-on qu'après tant de grandes déclarations on croupisse dans une telle inefficacité j'ai lu je sais pas si c'est vrai mais je l'ai lu dans des journaux qui se disent bien informés quand retour sur deux de ceux qui sont allés nous combattre n'est pas suivi quand il revienne sur le territoire national comment une chose pareille est-elle possible comment quelqu'un qui a combattu contre nous et j'ai envie de dire en quelconque qui a servi dans une armée étrangère et donc de ce fait assumer tous les intérêts et la logique de la défense d'une autre armée que la nôtre comment de telles personnes peuvent-elles revenir sans qu'on leur pose aucune question qu'on leur demande rien ni de ce qu'ils ont fait ni d'où ils étaient et qu'on se pose pas la question un instant de s'alarer quand un sur deux n'est suivi par personne les combattants d'une manière générale c'est l'expérience qui nous l'apprend développe des syndromes psychologiques particuliers les Nord-Américains ont eu à en connaître avec ceux qui revenaient de la guerre du Vietnam la guerre est une organisation particulière du crime on s'organise pour tuer un maximum de gens qui eux-mêmes sont organisés pour vous en tuer un maximum on ne peut pas dire que ce soit une activité qui psychologiquement pousse à l'équilibre et surtout ceux qui sont en première ligne tu es va contre un instinct profond des êtres humains c'est pourquoi on n'arrive pas à organiser la guerre autrement qu'à travers toutes sortes de rites qui sont censés soulager la pression psychologique qui s'exerce sur l'individu par conséquent c'est une question à traiter très au sérieux que des gens qui reviennent dans front qui ont combattu contre nos armées et qui reviennent sur le territoire national ce n'est pas une suspicion sans fondement moi je crois que quiconque a servi dans une armée étrangère doit être interrogé à son retour que ce soit une armée légale ou des bandes criminelles comme celles qui sont regroupés sous les drapeaux de daesh à nostra et les autres organisations de fanatique après quoi je pense que les mesures de prévention doivent se concentrer sur les aspects humains comme cela a été dit par plusieurs d'entre vous la prolifération de l'illusion technique outre qu'elle ne tarde pas à manifester souvent son absurdité nous l'avons connu avis Grigny lorsque des trafiquants le crime organisé s'est attaqué une voiture de police avec une sauvagerie qui était destinée à intimider les policiers alors faire peur puisque délibérément ces gens ont décidé de faire brûler les policiers qui se trouvaient en cette voiture mais ce qui est terrifiant c'est de voir que ces policiers protéger une caméra de surveillance parce que c'est soit la caméra qui surveille soit les policiers mais des policiers pour surveiller une caméra qui surveille des gens comment voulez-vous que le policier soit motivé à une activité pareille et deuxièmement quel est l'efficacité d'un système de cette nature tout ça est absurde nous le voyons vite les moyens humains restent toujours premier et on l'a vu dans ce cas puisqu'il a fallu des policiers pour protéger une caméra et cela vaut pour les écoutes car écoutez tout le monde en même temps partout à tout propos et jusque au niveau individuel par cet outil que dorénavant ne peut plus ouvrir tout ça dit-on quand on y réfléchit est un mythe parce que qui dépouille la masse des informations que ces machines recueillent et bien d'autres machines je le sais j'ai été je le rappelle secrétaire de la commission de la défense et des forces armées au Sénat je sais comment ça marche tout ça donc on écoute et d'autres machines dépouillent ce qu'on écoute j'ai connu un ambassadeur une fois dans un pays que je ne nommerai pas on ambassadeur de France qui m'a dit ne racontait pas n'importe quoi au téléphone à vos amis je sais pas pourquoi cet homme s'imaginer qu'on se faisait des confidences je ne sais pas lesquelles parce qu'après c'est la machine qui perd son temps donc j'ai appris que jusque dans cette ambassade ce que je disais était surveillé au téléphone bon je sais comment ça marche tout ça est une illusion on finit par se dire c'est impossible puisqu'il y a personne qui arrive à suivre une masse pareille vous vous trompez c'est pas dans ce sens là qu'il faut prendre le problème c'est dans l'autre c'est-à-dire que le jour où l'on veut savoir quelque chose à propos de quelqu'un pour des raisons fondées ou non on retrouve d'un seul coup une masse de renseignements considérable intégrant ces conversations privées et ainsi de suite c'est dans ce sens là qu'il faut comprendre cette collecte et maintenant avec la formation du très grand fichier qui a été décidé secrètement par le gouvernement pendant les vacances scolaires du mois de novembre et bien on sera en état le moment venu car vous savez bien qu'il faut commencer un jour pour continuer le lendemain à avoir sur une personne une masse d'information il légitimement je vais en rester à ce que je viens de dire mais je ne veux pas achever sans conclure que si l'on s'attaque à la racine géopolitique du problème si l'on réfléchit aux formes que prend la racine individuelle du problème et qu'on y réfléchit sérieusement c'est à dire en évitant de croire que la lecture d'un livre a plus forte raison d'un livre religieux fait qu'on se lève un matin en décidant de se mettre une ceinture de pas en plastique de pain de plastique pour aller faire sauter ses concitoyens et qu'on comprend que c'est tout un trajet qui se fait jusqu'à l'acte criminel comme je viens de le dire si l'on va au traitement préventif si l'on imagine qu'il faut refuser de donner la victoire politique à ses adversaires c'est sur ce point qu'il faut s'attarder de deux manières premièrement l'objectif politique des actes terroristes et de diviser les Français d'après leur appartenance religieuse la tâche politique numéro 1 est d'empêcher cette division par conséquent tous ceux qui d'une manière ou d'une autre concours à établir un lien entre une religion et ses comportements sont complices de l'ennemi parce qu'il lui facilite la tâche et il permet à des milliers de gens de se figurer qui a bien en lien entre les deux car le but des fanatiques politiques et de tirer de la religion un programme politique dont il serait exclusif représentants partout nos amis lutte contre ça on l'a rappelé tout à l'heure et les premières les plus nombreuses victimes sont dans les pays où la majorité de la population est musulmane et les premières victimes psychologiques en France c'est la population de confessions musulmanes qui se sent totalement désemparés totalement dépassé par une situation dans laquelle elle est montrée du doigt tandis que ces éléments les plus fragiles parmi les jeunes et les déranger et disons le clairement les minable peuvent se sentir représentés tout d'un coup par cette façon extravagante d'habiller des idées criminelles ça c'est le premier aspect l'autre aspect qui va avec c'est que l'État à être doit être un état officiellement républicain la République n'est pas un régime neutre on ne consomme pas de l'État républicain on ne zappe pas entre les compartiments de l'État républicain c'est en tout la nation l'état la République la citoyenneté c'est une seule et même chose dans la conception française de la citoyenneté je dis françaises parce qu'il se trouve que c'est là que cette idée a été poussée le plus loin des fois dans des formes qui n'étaient pas toujours très Malines et puis des fois sans qu'on en soit nous-mêmes si bon dépositaire puisqu'il est arrivé qu'on fasse le contraire de ce que notre propre devise exige de nous bref c'est pour vous dire l'État républicain ne doit pas être évoqué seulement quand il s'agit de tâche de maintien de l'ordre l'ordre que nous maintenons n'est pas un ordre en général c'est l'ordre républicain et dans l'ordre républicain la liberté est première d'abord la liberté de conscience qui fonde toutes les autres libertés et deuxièmement la liberté des citoyens par conséquent rogner la liberté sous prétexte de mieux combattre la sécurité ce qui n'a jamais été démontré ou que ce soit dans le monde c'est une activité contre républicaine nous pouvons gagner cette bataille là sans avoir besoin de régime d'exception qui plus est Mania tout bout de champ de manière irresponsable l'état d'urgence quasi permanent tout le monde sait qu'au-delà de trois jours l'état d'urgence en ne sert plus à rien l'état d'urgence ça sert à une seule et unique chose donner un coup de pied dans la fourmilière encore faut-il qu'il y ait une fourmilière mais si c'est l'état d'urgence tout le temps et ben c'est clair qu'il y en a plus parce que le crime organisé s'organise dans d'autres conditions pour faire face à l'état d'urgence si bien qu'après qu'est-ce qui vous reste l'état de supérurgence l'état de guerre l'état d'exception la suspension des libertés démocratiques prévues par l'article 16 de la Constitution il faudra qu'on en arrive là pour s'apercevoir que tout ça ne mène à rien sinon qu'à faire reculer la cohésion l'unité l'enthousiasme des citoyens pour défendre l'état auquel il croit voilà je voulais vous dire tout ça avant le 13 novembre et à propos du 13 novembre et de ce qui a suivi depuis notamment cet été j'ai trop souffert qu'on laisse croire que nous serions ceux qui sont les désenvoltes sur ces questions ce n'est pas vrai c'est le contraire c'est nous les plus sérieux parce que les autres rien de ce qu'ils ont entrepris n'a marché tout échoue continuellement peut-être que le Président de la République a fait assassiner personnellement 4 personnes ça c'est pas traduit par des résultats extraordinaires sur le terrain ici j'ai remise à peine je veux que nous concitoyens prennent conscience de la gravité de ceux qui se fait au nom d'une lutte si mal menée on peut penser que dans les jours qui viennent la victoire soit arrachée en Syrie et le terrain a repris au fanatique la belle lutte des Kurdes et de leurs alliés dans cette circonstance on peut espérer va aboutir dans cette affaire la France n'a pas d'amis elle a juste des intérêts et l'intérêt de la France c'est la paix tout de suite plus vite la paix revient mieux nous nous portons et par conséquent il faut l'obtenir d'abord on est radicant partout on le peut la présence militaire de l'ennemi en lui faisant payer cher les crimes qu'il a commis chez nous contre des gens des armées pris par surprise et qui n'avait aucune attention belliqueuse d'aucune sorte et je redis ce que j'ai dit une fois sur un plateau de télévision ce ne sont pas des combattants que nous affrontons mais des meurtriers des assassins il ne méritent pas de respect ils doivent être traités pour ce qu'ils sont il faut montrer qu'ils sont des épaves qui ont un comportement personnel et une vie de minable allant d'un délit grotesque à une attitude ridicule ça a été le cas pratiquement de tous inclut l'abominable assassin de Nice qui était entouré en plus de son revolver et de ses actes meurtriers de jouer en plastique bon tout ça doit être dit on peut espérer que là-bas une victoire militaire décisive permettent d'aboutir à la tenue d'une conférence qui réunissent tous ceux qui ont à connaître de ce conflit et qui en sont les responsables inclus naturellement les commanditaires et ceux qui payent je répète que seule une coalition universelle peut venir à bout de l'ennemi et que dès lors qu'il y aurait une coalition universelle je fais le pari que l'ennemi n'existera plus car on trouvera dans la coalition ce qui les payent et qui donc ça semble le faire et ensuite que l'on est recours au seul moyen que l'on connaisse pour remettre les tâches syriens et l'État irakiens en route je dis bien l'état car on a vu ce que donne l'organisation tribale que d'une manière irresponsable on a provoqué on a ramené le retour en Libye et dans combien d'autres pays le moyen de réorganiser un état le seul que nous connaissions est très imparfait j'en conviens c'est d'organiser des élections qu'on ne vienne pas me dire qu'on ne sait pas organiser des élections en Syrie ou en Irak alors évidemment ça prendra un peu de temps il y en a pour une année à refaire les registres à faire revenir les gens chez eux parce que tous ces gens n'ont qu'une envie c'est revenir chez eux tous ces réfugiés je pense qu'il est plus facile d'organiser une élection sous contrôle international dans garantir la qualité démocratique que d'organiser une guerre je pense que c'est plus facile je pense que c'est plus facile de manier le transport des urnes et l'établissement d'enregistre de la population que de transporter des missiles des bombes des avions et toutes sortes d'instruments qu'ensuite il faut déployer à grand frais j'ai vu qu'on une fois on s'est permis de me rire au nez sur le sujet ah bon vous connaissez un autre moyen d'organiser un état que des élections et des pouvoirs démocratiques vous avez l'intention d'établir quel type de dictature bienveillante ou avez-vous vu que les missionnaires armés soient bien reçus quand à quelle époque dans quelle histoire avez-vous oublié ce qu'on donnait votre merveilleuse croisade en Irak lorsque sous prétexte de destruction d'armes de destruction massive on a abattu le régime de Saddam Hussein parce qu'il n'était pas démocratique avec des gens qui l'était eux follement comme vous le savez c'est à dire des Irakiens des catharis des Saoudiens des émiratis de toutes sortes qui viennent de consentir c'est vrai une grande liberté démocratique 30 ans après le début de cette guerre le permis de conduire pour les femmes dans certaines conditions il y a certaines heures bref toutes ces pantalonnades qui ont abouti à ce désastre qui font que je monore d'avoir voté contre la première guerre du Golfe et naturellement contre les suivantes tout ça doit avoir une fin si l'on ne veut pas que le monde s'effondre dans une guerre généralisée qui par contamination passant d'un pays à l'autre comme on a failli le voir au moment d'une manière irresponsable les Turcs ont abattu un avion de chasse russe on peut à tout moment à partir d'une provocation ici ou là connaître un enchaînement comme on en a déjà connu dans l'histoire le rôle des Français et d'être indépendant et quand ils sont indépendants ils sont écoutés et le rôle des Français est de contribuer de toutes leurs forces à la paix et la paix et la meilleure condition de l'éradication du terrorisme voilà j'en resterai là pour ce matin nous nous retrouverons au moment où l'on présentera l'équipe qui a en charge les différents livrets qui sont mis en cause par cette politique merci de votre attention et pardon d'avoir été un peu long