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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 1 octobre 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueLogementSécuritéInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Vincent Jeanbrun : "LFI joue à un jeu malsain avec les lycéens"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Vincent Jean-Brin. On va parler logement, sujet de préoccupation majeure. Avant cela, vous êtes aussi ministre de la ville. Quel sentiment devant les images de destruction des lycées ?

  • 2:39RelanceRéponse directe

    Si je comprends bien, il y a une forme de noyautage du mouvement par un parti politique ?

  • 4:43OuverteRéponse directe

    Le maire de Saint-Denis maintient ses propos sur la violence légitime. Quelle est votre réaction ?

  • 5:23FerméeRéponse directe

    La police doit-elle lever le pied pour éviter que ça dégénère ?

  • 6:02OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous confirmez ce matin le gel des APL pour 2027 ?

  • 9:20OuverteRéponse directe

    Pour les APL, pour les étrangers, vous allez instaurer un délai de carence ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Vincent JeanbrunFait
    « Moi, je me souviens très bien, vous citez les émeutes de 2023, quand monsieur Mélenchon faisait la liste sur Twitter de ce qu'on avait le droit de brûler ou pas de brûler et tout ça pour inciter à ce mouvement de conflictualisation dans le pays. »
  • 1:25Vincent JeanbrunFait
    « Il y a une minorité une minorité de lycéens qui viennent saccager les entrées des lycées. »
  • 2:00Vincent JeanbrunFait
    « Je pense que tous ensemble il faut qu'on surveille notre langage. Ce n'est pas vrai que les lycéens de ce pays sont en train de mettre le pays à feu à 100. »
  • 2:39Vincent JeanbrunFait
    « Quand on vient brûler la grille d'un lycée qui a été parfaitement rénovée, Valérie PC l'a très bien dit. En Île-de-France, on a mis des millions pour rénover les lycées. »
  • 6:02Vincent JeanbrunChiffre
    « Les APL sont gelés et de fait pas revalorisé à partir du 1er octobre 2027. »
  • 6:44Vincent JeanbrunChiffre
    « Il n'y aura aucune allocation qui sera diminuée. Gel total. Les allocations ne seront pas diminuées. Elles seront évidemment maintenues, mais simplement elles ne seront pas revalorisées au niveau de l'inflation. »
  • 8:02Vincent JeanbrunChiffre
    « Les APL, c'est un budget considérable, c'est 17 milliards. »
  • 10:42Vincent JeanbrunChiffre
    « Là aussi, on avoisine la centaine de millions d'euros. »
  • 11:54Vincent JeanbrunChiffre
    « Le premier ministre a fixé un cap à 2 millions de logements supplémentaires d'ici 2030. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:01

Sud Radio, l'invité [musique] politique Jacques Tardose. Il est 8h29, merci d'être à l'écoute de Sud Radio. C'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui Jacques vous recevez Vincent Jeanbrin, ministre de la ville et du logement. Bonjour Vincent Jean-Brin. On va évidemment parler logement sujet de préoccupation majeure pour les Français. Avant cela, vous êtes également le ministre de la ville. Vous avez vécu dans votre chair les émeutes urbaines en 2013. Votre propre maison avait été attaquée, une voiture bélier en feu. Quel sentiment avez-vous devant les images de destruction des lycées que l'on voit ces dernières heures ? Ça glace le sang pour deux raisons. D'abord parce que on voit à nouveau cette jeunesse pleine de [raclement de gorge] violence,

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pleine d'envie d'en découdre avec les symboles de la République, à la fois les forces de l'ordre et les établissements scolaires. Et puis ça glace le sang parce que on voit à nouveau ce petit jeu malsin de la France insoumise qui vient jouer avec le feu, alimenter les braises, souffler sur tout ça pour faire en sorte que l'incendie prenne. Moi, je me souviens très bien, vous citez les émeutes de 2023, quand monsieur Mélenchon faisait la liste sur Twitter de ce qu'on avait le droit de brûler ou pas de brûler et tout ça pour inciter à ce mouvement de conflictualisation dans le pays. C'est on assiste là au début de campagne de la LFI qui sera une campagne violente, qui sera une campagne de de de déstabilisation de notre pays. On voit bien que c'est extrêmement dangereux. Il

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faut le condamner avec beaucoup de fermeté. Les facs pourraient suivre le mouvement de grogne. On voit ce matin que euh a priori 10 fac. Est-ce que vous craignez cette évolution ? Juste est-ce qu'on peut arrêter 2 secondes de dire que les lycées sont en train de manifester, que les fac sont en train de suivre le mouvement. C'est pas vrai. Il y a une minorité une minorité de lycéens qui viennent saccager les entrées des lycées. Ça empêche pas qu'il puisse y avoir de vraies revendications lycéennes pour qu'il y ait plus de profs, qu'il y ait plus de moyens. Ça, on l'entend. J'ai manifesté quand j'étais jeune simplement moi j'allais pas manifester avec une cagoule sur la tête et j'allais pas manifester avec des mortiers. Je tirais pas sur les forces de l'ordre ou sur le personnel

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enseignant. Donc je pense que tous ensemble il faut qu'on surveille notre langage. Ce n'est pas vrai que les lycéens de ce pays sont en train de mettre le pays à feu à 100. Il y a une minorité instrumentalisée par la France insoumise qui est en train d'essayer de mettre le bazar dans ce pays et de dégrader des choses qui sont pourtant des outils essentiels. Quand on vient brûler la grille d'un lycée qui a été parfaitement rénovée, Valérie PC l'a très bien dit. En Île-de-France, on a mis des millions pour rénover les lycées. Paul et Loir à à Saint-Denis venait d'avoir une rénovation à 45 millions d'euros. Résultat après cette pseudo manifestation, tout est brûlé, tout est cramé, on peut pas rentrer dans l'établissement. Hm. Et tout ça sous les applaudissements et

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les de joie des leaders de la France insoumise, c'est inacceptable. Si je comprends bien ce que vous êtes en train de nous dire Vincent Jan Brin, il y a une forme de noyotage du mouvement par un parti politique. Évidemment, mais d'ailleurs, on l'entend y compris sur les les antennes des différents médias. Vous avez un un des éléments de langage appris par cœur par des des responsables syndicats étudiants qui sont liés à la France insoumise et qui le font. Moi, je suis élu du Val de Marne où on a la chance d'avoir des des députés LFI bien impliqués et bien connus, monsieur Boyard pour pas le citer. Ça fait déjà plusieurs semaines qu'il est en train d'aller de lycée en lycée créer le mouvement et ce qu'on constate c'est que ça ne le dérange pas d'être avec son écharpe

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tricolore alors que derrière lui il y a des gens cagoulés, on croirait des des des personnes qui s'apprêtent à braquer une banque qui tirent au mortier sur des policiers et des citoyens. Quand on est élu de la République, on se doit d'être exemplaire. Justement, le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, maintient ses propos sur la violence légitime tout en appelant au calme. Quelle est votre réaction ? Ça s'appelle ce moquer du monde. Quand quand on on dit qu'il y a une violence légitime, qu'on vient danser avec des personnes qui viennent dégrader un établissement scolaire qui, comme je viens de le dire, avait été parfaitement rénové, c'est une irresponsabilité majeure et c'est dangereux. Et c'estute et mais pardon mais enfin quand quand on vient cagouler avec des mortiers qu'on

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tire sur la police, on on s'étonne que la police essaie de réagir pour remettre de l'ordre. C'est scandaleux. Et je soutiens non seulement l'initiative de Valérie PC qui est d'avoir envoyé la facture des dégradations au maire de Saint-Denis et puis je soutiens également l'action du préfet de SINE qui a dit qu'il il attaquerait le maire de Saint-Denis pour incitation à commettre des crimes parce que c'est gouvernement pourrait envoyer d'une certaine façon les factures si vous considérez que la France insoumise est derrière tout cela les factures à la France insoumise ce qui est certain c'est que dans ce pays c'est pas aux gens honnêtes responsable qui ne casse rien de tout le temps payer pour ceux qui viennent casser qui sont, je le rappelle, une minorité.

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Et de fait euh il y a cette logique et le texte qui est actuellement en train d'être travaillé de casseur payeur où on doit effectivement pouvoir dire quand vous participez à une manifestation violente et que vous vous y maintenez et que vous applaudissez, que vous encouragez ceux qui brûlent, ceux qui casse, et bien on doit pouvoir vous aussi vous mettre à contribution. C'est de la justice. Pour finir sur ce thème, est-ce que la police doit lever le pied pour éviter que ça dégénère ? Mais qu'est-ce que ça veut dire lever le pied ? On contre toujours toute violence policière. Une violence policière, c'est quoi ? C'est quand la violence n'est pas légitime. En revanche, protéger un bien public, protéger des personnes innocentes parce que il y a il y a 83

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policiers qui sont blessé aujourd'hui. Vous avez aussi des personnels enseignants, vous avez aussi des ce qu'on appelait les CPE à mon époque, vous savez le personnel qui est encadre qui ont essayé de s'interposer, qui ont essayé avec des des extincteurs d'aller éteindre les incendies. Ceux-là aussi ont été blessés. Donc la police doit jouer son rôle avec le sérieux qui la caractérise et défendre les innocents et les biens public. Vincent Jeanvrin euh Jean-Brin pardon, ministre de la ville et du logement. Aujourd'hui, c'est le grand jour pour le budget. L'idée est que plusieurs catégories de la population soient mises à contribution. C'est ce qu'on comprend à travers les les informations dont on dispose. Est-ce que vous confirmez ce matin le gel des APL pour 2027 ?

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D'abord, je vais vous dire que ce budget, c'est un budget de courage, mais un budget qui va éviter que dans quelques années, il y a un budget beaucoup plus brutal. Parce que c'est parce qu'on fera des efforts aujourd'hui en les choissant qu'on évitera demain d'avoir des budgets ultra bruta où on aura plus aucun choix sur rien. Donc l'État, on est parti du principe simple, c'est que c'est lui qui devait faire le plus gros effort. Et donc l'État, lui, il va réduire ses budgets, il va montrer l'exemple et ensuite chacun va être mis un petit peu à contribution avec cette idée que il y a deux trois choses qui ne seront par exemple pas revalorisé. C'est le cas des APL, vous l'avez dit, il est proposé qu'elles soi gelées. Les APL sont gelés et de fait pas revalorisé à

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partir du 1er octobre 2027. Donc c'est une mesure qui est assez éloignée quand même. Mais que je je veux le redire ici, il n'y aura aucune allocation qui sera diminuée. Gel total. Les allocations ne seront pas diminuées. Elles seront évidemment maintenues, mais simplement elles ne seront pas revalorisées au niveau de l'inflation. Pas revalorisé, ça veut dire gel total à partir du 1er octobre 2027. C'est ce qui est la copie d'entrée du gouvernement. Effectivement, vous le savez, on on vient au-devant des parlementaires pour discuter avec eux de cette réalité budgétaire avec quelques fondamentaux. Le premier, pas d'augmentation d'impôts. Le deuxème, il faut tenir le déficit parce que sinon, on va vous répondre, monsieur le ministre, c'est nos enfants et nos petits enfants

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qui seront en difficulté. Avec une inflation à 3 %, c'est forcément du pouvoir d'achat en moins. Les impôts aussi, ce serait du pouvoir d'achat en moins. Et en l'occurrence, c'est une des règles qu'on s'est fixé. un déficit qui doit être maintenu parce que sinon c'est c'est notre avenir direct, le nôtre de nos enfants et nos petits-enfants qui seraient mis à contribution. Et encore une fois, l'État montre l'exemple en faisant le plus d'efforts. Combien ça doit rapporter ? Ça a été estimé. Vous voulez dire à l'échelle des APL, on est sur plusieurs centaines de millions d'euros. Plusieurs centaines de millions d'euros avec bah en année pleine, ce sera évidemment plusieurs centaines de millions d'euros. Les APL, c'est un budget considérable, c'est 17 milliards. L'idée, c'est de

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dire cette année dans le contexte que nous connaissons, il y a pas cette revalorisation à partir du 1er octobre 2027. Certains vous diront est-ce que c'est pas dérisoire à l'échelle de l'État ? On se souvient au début de la présidence Macron en 2017 des des fameux 5 € qui avaient fait polémique. Est-ce que c'est est-ce que finalement c'est pas dérisoire ce ce gel là de plusieurs centaines de millions au regard d'un d'un budget lorsque l'on parle de 54 milliards d'économie ? D'abord dans la situation dans laquelle on est, c'est toutes les petites rivières qui vont faire les grands fleuves et et pour que justement ce soit le plus indolore possible, il faut que ce soit des petites choses par-ci par là. Deuxièmement, vous aurez noté que à l'époque, vous avez cité les 5 € c'était

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mo- 5 €. Il y avait une diminution des APL. Là, en l'occurrence, ce n'est pas du tout le propos. Il n'y a pas de diminution des allocations. Elles sont simplement par revalorisées au niveau euh de l'inflation. Par ailleurs, il y a quand même des bonnes nouvelles pour le monde du logement dans ce budget avec notamment euh mo- 500 millions, donc 1 demi milliard de prélèvement sur les bailleurs sociaux pour que les bailleurs sociaux puissent produire du logement social et abordable et rénover le parc existant qui en a grand besoin. Il y a une autre bonne nouvelle pour le secteur privé, c'est la possibilité d'accéder à la propriété avec un prêt à ta zéro, celui qu'on connaissait jusqu'ici qui est prolongé dans le temps. C'est une première bonne nouvelle. et puis la

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création, l'invention d'un nouveau préato zéro qu'on appelle le préato zéro parentalité qui permettra à celles et ceux qui nous écoutent euh de pouvoir accéder à la propriété en étant soutenu par l'État dès l'instant où il y a un enfant à naître ou jusqu'au 3 ans de l'enfant. Voyez typiquement, pardon, mais c'est une nouveauté qui coûte elle aussi plusieurs centaines de millions d'euros et ça permet de relancer la machine du logement. C'est important. On va revenir sur justement tout ce que toutes les les nouvelles annonces que que vous allez et que vous sur lesquelles vous travaillez actuellement, mais d'abord sur les APL et notamment pour les APL, pour les étrangers, vous allez instaurer un délai de carence ? Là, il y a une question de justice. Euh, faut que vos auditeurs comprennent que

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quand vous êtes français expatrié, donc vous payez plus vos impôts en France, vous revenez en France, il y a un délai de carence qui est grosso modo de 12 mois pour pouvoir avoir droit à nouveau aux allocations. Ça s'adressera à qui exactement ? Ça c'est pour les Français expatriés. Expatri. Là, le propos est dire bah, on va aligner les personnes étrangères qui arrivent sur le territoire national sur ce régime des Français expatrié qui reviennent en France. Je pense que c'est une justice. On va pas considérer qu'un français qui revient en France serait moins bien traité que quelqu'un qui arrive pour la première fois. On [grognement] l'aligne. C'est une économie là aussi c'est une petite rivière mais qui participe à cet effort collectif. Là aussi, on avoisine la

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centaine de millions d'euros. Il faut il faut le regarder comme quelque chose qui ensuite est sur la durée et c'est pour ça que c'est rentable sur sur la durée. Certains y voi une façon de s'attirer le vote du RN ou en tous les cas la clémence du RN pour le vote final. C'est pas du tout le sujet. Le sujet c'est d'aller regarder dans le budget euh des choses qui pourraient être, j'allais dire mises à jour. Et vous m'accorderez quand même que [raclement de gorge] si un français expatrié peut attendre 12 mois pour avoir droit à nouveau à ses allocations puisque de fait il ne contribuait pas, il payait pas ses impôts avant, une personne qui arrive pour la première fois sur le territoire national ne va pouvoir atteindre attendre aussi une douzaine de mois. Alors euh on précise

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qu'en parallèle du vote du budget, il y a une loi logement en préparation et au menu des discussions parlementaires. Gabriel Atal a a estimé l'indique la politique du logement a été, je cite, un grand plantage économique du macronisme depuis 2017. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Bah, je réponds que dès que j'ai pris mes fonctions, j'ai souvent dit que je n'étais pas ministre du logement mais ministre de la crise du logement. Mais c'était vrai ce qu' dit ou pas ? On connait dans ce pays la pire crise du logement depuis la préca. Donc la situation, elle est gravissime et c'est pour ça d'ailleurs que je compte sur la mobilisation de toutes les formations politiques lorsque le texte arrivera à l'Assemblée nationale parce que le logement n'est même plus un sujet de

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Quand arrivera-til à l'Assemblée nationale d'ici la fin de l'année, j'espère au mois de novembre. C'est ce qui est aujourd'hui dans les tuyaux. Et donc on parle de la date du 16 novembre, vous la confirmez. Je je c'est ce qui est envisagé, je vous le confirme. Maintenant, on va voir. D'autant plus que vous savez, il faut qu'on soit très souple sur les dates parce que on va commencer l'analyse du budget prochainement et l'année dernière par exemple la partie une du budget avait été rejetée, ce qui avait libéré du temps. Donc peut-être même que ce texte pourrait être examiné avant même le 16 novembre. Donc l'idée c'est que ce soit le plus rapidement possible plus tard en novembre. Le premier ministre l'a écrit sur au monde du logement que ce texte examiné à fond à avant la fin de

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l'année. Donc on a besoin que les forces politique se concentre dessus, soit mobilisé dans l'hémicycle parce que je crois que le logement c'est c'est plus un sujet de droite ou de gauche, c'est un sujet euh qui touche tous les Français dans le monde du logement social, dans le monde du secteur privé et c'est ça qu'on va relancer avec ce texte de l'un des points qui apparaît aujourd'hui assez choquant, c'est celui de retraités qui ont du mal à se loger. Une femme de 65 ans témoignait ces dernières heures en disant qu'on lui avait demandé une caution alors qu'elle avait une bonne pension. Aujourd'hui, il y a de plus en plus de retraités qui ont du mal à se loger. Je parle de location dans le privé alors qu'ils ont les moyens et on dit que c'est la faute des assurances

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qui ne couvrent pas les impayés. Est-ce que c'est un point sur lequel vous travaillez ? Il y a il y a a la vérité, c'est que vous citez les retraités, mais on pourrait prendre toutes les catégories. Euh des étudiants qui n'arrivent pas à se loger, des jeunes actifs qui n'arrivent pas à se loger. Et d'ailleurs, on a dans notre pays aujourd'hui du renoncement aux études, faute de logement. Du renoncement au premier emploi, faute de logement. Vous avez les logements qu'on arrive pas à avoir, mais aussi les logements qu'on arrive plus à quitter. On parle souvent de violence faite aux femmes. Par exemple, vous avez des femmes qui restent dans un logement où elles se sont pas en sécurité, faute de pouvoir en trouver un autre. Donc la situation, elle est extrêmement grave. sur c sur

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cette question de de du fait au fond que les propriétaires aujourd'hui qu'on appelle propriétaires bailleurs, ceux qui mettent en location leur bien sont très inquiets pendant longtemps parce qu'ils avaient peur des squats. Aujourd'hui, les lois d'abord avec Guillaume Casbarian et aujourd'hui avec la loi Ripost qui vient d'être adoptée, on a à peu près protégé nos enfin pas à peu près d'ailleurs, on a protégé les les bailleurs du squat. En revanche, il y a la question des impayés et pardon de le dire comme ça, de ce que parfois on ne peut appeler les professionnels de l'impayé. C'est une minorité mais elle fait beaucoup de mal à tous les locataires parce que on est sur des des profils qui vont régulièrement ne pas payer leur loyer. Je distingue ça de ceux qui à un moment donné ont un coup

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dur et vont avoir du mal à payer. Résultat, problème de confiance du propriétaire qui va demander des garanties sur des garanties sur des garanties. Et comment vous faites pour lutter contre cela ? Donc est-ce que vous allez proposer des choses ? On travaille actuellement et j'ai missionné un rapport là-dessus sur ce qu'on appelle la relation locataire propriétaire pour se garantir et se sécuriser à la fois pour protéger le locataire de des marchands de sommeil, des propriétaires verreux. Là aussi, on a une toute toute petite minorité mais elle fait du mal à tout le monde. Et puis de l'autre côté, les professionnels de l'impayé. Il y aura j'espère des solutions fortes dans ce rapport de façon à ce qu'on puisse euh améliorer les choses dans ce pays et qui pourrait figurer dans le dans le

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projet de loi sur cette partie-là pas forcément parce que le calendrier n'est pas le même. En revanche euh il y a beaucoup de choses qui pourraient être faites de façon réglementaire. Donc pas forcément avoir besoin d'une loi. En tous les cas il y a également la question de la construction. Votre priorité dans ce plan de relance de relancer la la construction plus vite. Comment ? En fait je parle souvent des Jeux Olympiques du logement. L'idée c'est que dans ce pays, les normes, les procédures ont tellement complexifié les choses qu'il faut parfois jusqu'à 8 ans pour faire sortir un projet de terre quand la construction physique, elle elle est 2 ans 2 ans et demi maximum. Donc tout le reste c'est quoi ? C'est de la paperace, c'est l'administratif, c'est des

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procédures trop longues, la bureaucratie comme on sait la faire tout ça il faut l'écraser. Et pour le coup, on a su le faire pour les Jeux Olympiques où on a construit de la qualité, de la sécurité, des choses accessibles. [raclement de gorge] En période normale, on sait pas le faire. Et en période normale, jusqu'ici, on savait pas le faire. Dans le projet de loi, on a des articles qui vont permettre de s'inspirer des Jeux Olympiques. J'ai appelé ça opération d'intérêt local. Le maire et le préfet décident d'une zone où on peut construire beaucoup plus vite et on va pouvoir le faire. Combien vous vous fixez l'objectif ? Combien d'objectifs de de de logements construits chez ? Le premier ministre a fixé un cap à 2 millions de logements supplémentaires d'ici 2030. qu'on se comprenne, ça

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signifie de la construction neuve et de la réhabilitation à neuf parce qu'il y a aussi euh du patrimoine abîmé qui n'est plus exploitable aujourd'hui qu'il faut aller rénover en faisant les deux et en faisant du logement privé et du logement social, on doit pouvoir atteindre cet objectif. Est-ce que cet objectif sera atteint réellement ? Si on a un texte de loi qui permet d'accélérer les choses comme on vient de se le dire, de ramener l'investissement et notamment l'épargne des Français vers le logement, qu'on fait confiance au maire et qu'on en profite pour avoir de vrais outils de réhabilitation et de rénovation du logement, alors oui, on peut y arriver. En tous les cas, c'est la promesse. Christian Jambrin, ministre du logement et de la presque pardon Vincentrin. Vincentrin, pardon,

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décidément, je corne votre nom, pardon. Ministre du logement et de la ville, vous êtes notre invité ce matin dans la deuxième partie. Un auditeur vous interpellera sur la reconstruction suite aux incendies en Gironde et puis il y aura l'actualité des réseaux sociaux qui nous emmènera vers la polémique Bardella Média Part et j'y ajouterai que le président a également donné votre avis et puis il y aura vos 3 minutes pour convaincre et notamment votre souhait de par rapport à la santé environnementale dans le logement. À tout de suite. Le grand [musique] matin Sud Radio 7h10h, Jacques Cardose. Vincent Jean-Brin, ministre du logement et de la ville est est notre invité ce matin sur dans le grand entretien sur Sud Radio. Dans vos 3 minutes pour convaincre, vous

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avez souhaité, monsieur le ministre venir sur la santé environnementale du logement. Vous vous demandez comment adapter les bâtiments à cela ? Oui, c'est un vrai sujet. La santé environnementale, c'est au fond tout ce dans quoi on baigne, hein. C'est quand on parle de santé environnementale, c'est l'alimentation, c'est l'air qu'on respire, c'est le bruit autour de nous par exemple. Euh et euh j'ai créé avec quelques amis un sing tank sur la santé environnementale dans les logements et en ville. Et maintenant que je suis ministre du logement, je vois à quel point tout ça est nécessaire. Euh je me souviens quand j'étais député d'avoir reçu en permanence une jeune fille qui suite à une infiltration d'eau dans le mur de son logement une bactérie s'était développé et euh elle en a perdu les

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deux poumons. Elle a subi une greffe totale des poumons. Euh c'est c'est quelque chose qui qu'il faut qu'on mesure collectivement. Est-ce que est-ce que le plan de relance logement contiendra des points spécifiques par rapport à cela ? Alors sur la santé environnementale en tant que telle, pas forcément parce que c'est du réglementaire et c'est quelque chose que je veux travailler avec des associations. J'ai eu la chance cette semaine de de lancer un institut porté par des entreprises responsables autour de la maison saine. Et puis en revanche, quand on parle de santé, ben maintenant il faut aussi prendre en compte la canicule. h et effectivement [raclement de gorge] là dans le plan plan relance logement il y a tout un volet qui va permettre d'améliorer

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le fait de protéger pour dire les choses simplement les logements de la chaleur l'été notamment les msoir et les fameuses bouilloires bou exactement et en fait maintenant il faut qu'on pense le logement non plus comme simplement une boîte dans laquelle on on vit ou on dort mais bien un élément qui participe de notre santé quelle décision qu'est-ce qu'il y aurait comme disposition par rapport à cela une idée ah bah déjà pouvoir installer des volets partout sans la réglementation vous en empêche parce que c'est bien beau de dire au propriétaire, ce serait bien de mettre des volets. Sauf que si vous avez l'État qui de l'autre côté via par exemple les architectes des B de France dit non, c'est pas possible. Bon bah là, on a un problème. Donc il faut que tout le monde à la fois on préserve le

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patrimoine, c'est évident mais qu'on le fasse intelligemment pour préserver la santé des gens. Le logement c'est la santé des gens. Monsieur le ministre, on passe à la question d'un auditeur. Bonjour monsieur le ministre, je suis Béatrice sur la commune du PE et je voulais savoir euh quel délais vous vous donniez pour reconstruire notre commune, sachant que des habitants ont toujours des problèmes sur les permis de construire, ils n'arrivent pas à avoir leur autorisation. Donc voilà, juste savoir quel délai vous mettiez pour la reconstruction de notre commune. Je brin, merci pour cette question. Moi, j'ai eu l'occasion de le dire. Je veux qu'on puisse reconstruire la Gironde plus vite que Notre Dame. Euh, on a dans le projet

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de loi Relance Logement euh introduit un article qui va permettre d'avoir des procédures accélérées et dérogatoires pour pouvoir reconstruire euh toutes les les zones victimes de ces incendies terribles. Et en plus, c'est quelque chose qui restera dans le droit après. C'estàd c'est c'est une fois que ce sera installé, le premier ministre pourra sur simple décret dire suite à telle catastrophe et bien je déclenche ce statut dérogatoire. Malheureusement, ça ce sera pour après, j'ai envie de dire, mais pour ceux qui aujourd'hui et pour ceux qui sont là, donc on se l' dit tout à l'heure, d'ici on l'espère fin novembre, texte de loi voté, ce qui permettra de déclencher des des des outils dérogatoires pour que petit teint, on gagne du temps. 5 à 24 mois pour tout ce qui est délai de recours et

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cetera et puis euh des normes de construction accélérées. En gros, l'idée c'est de permettre à gabaret identique de reconstruire peu importe ce que dit le nouveau PLU et euh de le faire avec euh des délais raccourcis sur euh les délais de recours. On a même des recours qui ne pourront pas être faits contre ces projets, ce qui va vraiment faire gagner du temps. Euh les indemnisations n'arrivent toujours pas aux habitants qui se plaignent de cette lenteur pour le moment. Est-ce qu'on peut pas les accélérer ? Là, on parle du volet assurantiel. On est en train avec les services de l'État locaux de faire le point. Quelles sont les assurances qui jouent le jeu ? Quelles sont les assurances qui jouent moins le jeu ? Et le premier ministre l'avait dit quand il s'était déplacé à

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Bordeaux, on dira ceux qui sont exemplaire et qui font le boulot et on dira aussi ceux qui ne font pas le boulot. Et à un moment donné, il faut que ça la vérité soit dite. On passe à l'actualité des réseaux sociaux avec vous Félix Mathieu. Emmanuel Macron a réagi hier au propos antisémite prêté à Jordan Bardella par Média Paris. Réaction du président Macron lors de sa conférence de presse depuis Madrid après sa rencontre avec le premier ministre espagnol. Le chef de l'État a été interrogé donc sur ses propos violemment antisémites tenu tenu selon Media Part Bardella lorsqu'il était jeune militant du FN. La lutte contre l'antisémitisme est une des priorités de la République parce que elle est existentielle à la République elle-même. Jamais nous n'accepterons de propos antisémites. Les

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propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables. Ils ne souffrent pas quelques commentaires que ce soit ils appellent à la condamnation la plus extrême. Ça n'est pas la République. Et la deuxième chose, ils impliquent que les responsables clarifient la ligne, les mots et les gens qui dans leur partie peuvent prononcer telles choses. Alors cette réaction présidentielle, elle a provoqué la colère de Jordan Bardella. Lui conteste avoir tenu ses propos antisémites qui lui sont attribués par Media Part. En réponse à cette réaction du président Macron, le président du RN a commenté, je le cite, "Arrès le 7 octobre 2023, j'ai marché dans les rues de Paris. Je me suis rendu en Israël, pas lui. Alors Vincent Jean-Brin, est-ce que vous avez un doute

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vous sur la véracité de ces propos attribués à Jordan Bardella par Médiia part et est-ce que le chef de l'État a eu raison de réagir à ce stade ? Dans les propos du chef de l'État, il y a une condamnation de l'antisémitisme et du racisme. Et là-dessus, défendre la République, c'est évidemment condamner toutes les formes d'antisémitisme et de racisme. D'ailleurs, au passage, il faut les condamner d'où qu'elles viennent et j'espère que Mediapart mettra la même énergie à les débusquer. Les propos antisémites et les propos racistes à la France insoumise qui en ce moment joue là aussi beaucoup avec le feu. Maintenant, monsieur Bardella aura à dire si ces propos sont vrais ou pas. S'ils sont vrais, ils sont évidemment absolument condamnable et ça le discrédite et ça le disqualifie. C'est

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une évidence. Et si ces propos sont vrais, est-ce que la carrière de Jordan Bardella est terminée ? Bah, enfin c'est c'est encore une fois sera il tombera sous le coup de la loi puisque l'antisémitisme et le racisme sont condamnables. Donc, c'est à la justice derrière de s'en saisir et de voir s'il faut le rendre enfin le condamner, peu importe. égible ou pas éligible, c'est même pas le sujet. C'est on on est d'accord en République pour condamner ser hors du champ de du jeu politique selon vous. Évidemment, Vincent Jambrin, Bruno Retaillot a estimé ce matin que la question se pose de l'interdiction de la France insoumise. On en parlait au début de cet entretien et vous disiez vous-même que la France insoumise jouait un un jeu dangereux. Est-ce que vous êtes d'accord

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avec les propos de Bruno Retaillot ? En fait, c'est c'est très simple. Aujourd'hui, vous avez une formation politique qui assume et le dit régulièrement de vouloir tout bordelliser dans une philosophie trosquiste pour mettre le chaos dans le pays. Donc effectivement, il faut qu'on les combatte par tous les moyens possibles condamné. Ouais, je suis pas juge, je suis pas juriste, mais en fait on en vient à se poser cette question-là parce que vous avez une formation politique qui défile écharpe tricolore euh à la poitrine avec des violents, avec des gens cagoulés qui tirent au mortier sur des policiers à un moment donné. Ça interpelle, ça interpelle. La question se pose pour Bruno Retaillot et pour vous. Mais le sujet enfin encore une fois, c'est moins de les interdire que de les

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combattre. c'est de faire en sorte que leur idéologie recule et que à chaque fois qu'ils se retrouvent à participer à un événement violent, il puissent être eux aussi tenu responsables et condamnés. Merci infiniment Vincent Jambrin, ministre du logement et de la ville d'avoir été notre invité sur Sud Radio. Très bonne journée à vous. Je crois que vous avez un rendez-vous important avec le conseil des ministres aujourd'hui avec donc ce budget 2027 dont on ne me manquera pas de continuer de parler sur les antennes de Sud Radio à 9h bien sûr c'est la vérité. Yeah.