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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 10 octobre 2022 3 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

En soutenant les campagnes de promotion du hijab, la gauche trahit la cause des femmes

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00François-Xavier BellamyFait
    « la Commission européenne a publié des campagnes de promotion qui disaient littéralement "la joie est dans le hijab" ou "la liberté est dans le hijab" »
  • 2:00François-Xavier BellamyFait
    « J'ai déposé un amendement, la semaine dernière, au Parlement européen, dans une résolution sur la situation en Iran. »
  • 4:00François-Xavier BellamyFait
    « des élus de gauche, des écologistes, des élus de la France Insoumise, se sont levés pour empêcher que cet amendement ne soit voté. »
  • 6:00François-Xavier BellamyFait
    « cette gauche-là, qui veut que la Commission européenne continue de dire, parce que c'est le sens de leur geste, que "la liberté est dans le hijab", cette gauche-là, elle trahit la cause des femmes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le combat contre l'islamisme ne se joue pas seulement en Iran. Et le courage incroyable de ces femmes iraniennes, il devrait nous inspirer, pour être plus déterminés dans notre propre travail, et dans le travail que nous avons à faire pour que, jamais, dans nos pays, une femme ne soit contrainte de porter le voile sous la pression ou la menace. Or, aujourd'hui, l'Union européenne a un message ambigu.

Plus qu'ambigu, elle a un message coupable sur ce sujet. Dans les dernières années, la Commission européenne a publié des campagnes de promotion qui disaient littéralement "la joie est dans le hijab" ou "la liberté est dans le hijab", ou bien encore "apportez de la joie, acceptez le hidjab". J'ai déposé un amendement, la semaine dernière, au Parlement européen, dans une résolution sur la situation en Iran.

J'ai déposé un amendement, pour dire que la Commission devait, à l'avenir, ne plus jamais financer des campagnes de ce type. On devrait tous en être d'accord : quoi qu'on pense du voile, ce n'est pas le rôle d'une institution publique de faire la publicité d'une norme religieuse. - En même temps, l'Union européenne a mis fin à la campagne, donc heu... - Elle a mis fin à UNE campagne.

Je demandais justement qu'on vote un amendement pour que, plus jamais, ça ne se reproduise. À ma sidération, des élus de gauche, des écologistes, des élus de la France Insoumise, se sont levés pour empêcher que cet amendement ne soit voté. Il n'a même pas été rejeté.

Il n'a pas pu être voté, parce que la procédure autorise des députés européens à se lever, pour... ...à se lever, pour que l'amendement ne soit même pas mis aux voix.

Eh bien, moi, je dis que cette gauche-là, qui veut que la Commission européenne continue de dire, parce que c'est le sens de leur geste, que "la liberté est dans le hijab", cette gauche-là, elle trahit la cause des femmes. Elle trahit la cause de la liberté des femmes. Elle trahit les Iraniennes, qui sont en train de se battre pour dire que leur hijab, c'est leur oppression.

Et pas leur liberté. - La gauche française, en tout cas, dit : la liberté...

Nous, on veut la liberté pour les femmes. Qu'elles portent ou pas le hijab, c'est leur choix. - Mais je ne dis pas qu'il faille contester cela.

Je dis que ce n'est pas le rôle d'une institution publique de faire la promotion du hijab. Et une gauche qui se lève pour empêcher cela, c'est une gauche qui, en réalité, montre qu'elle est complice de l'islamisme. Je ne vois pas d'autre explication.

Elle dit qu'elle veut que les institutions publiques continuent de dire que la liberté est dans le hijab. Qui dit cela ? Les mollahs iraniens !

Et donc on est dans une situation, pardon mais, révoltante ! Vous avez des gens qui se coupent les cheveux sur les plateaux de télévision pour dire leur solidarité avec les femmes iraniennes. Et ensuite, la même gauche explique que les que les institutions publiques doivent promouvoir le hijab dans nos propres pays.

Mais pardon, mais c'est une folie. Et je crois que cette situation est incroyablement révélatrice, incroyablement triste. Moi, en tous les cas, je n'abandonnerai pas ce combat.

Cet amendement n'a pas pu être examiné, mais dès la semaine prochaine, je vais déposer un nouvel amendement budgétaire. J'espère qu'il sera mis aux voix et on verra qui vote quoi. Il y a d'ailleurs des députés macronistes qui se sont levés eux aussi.

J'espère que le gouvernement saura ne montrer aucune ambiguïté sur un combat d'une importance aussi grande.