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InterviewANews Sécurité· 9 janvier 2026 13 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéLogementInstitutions & élections

Retour sur le Salon des maires - Alexandre Vincendet, Maire de Rillieux-la-Pape

Au micro : George Fenc Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous nous en dire un petit peu plus sur cette ville ?

  • 1:31OuverteRéponse directe

    Rio la Pape a fait l'actualité avec un tir de mortier. Pouvez-vous en dire plus ?

  • 5:13OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous nous faire rapidement un petit point sur tout ce que vous avez mis en place sur les dispositifs de sécurité ?

  • 8:31OuverteRéponse directe

    Quel est votre avis sur le projet de loi renforçant les attributions des polices municipales ?

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique] [musique]

0:07
Locuteur

Bonjour à tous, bienvenue sur News sécurité, un des médias d'Agora Manager. Je suis accompagnée de George Fenc. Bonjour George. George donc conseiller éditorial et nous avons le plaisir en direct donc du salon des mères d'accueillir aujourd'hui Alexandre Vincend. Bonjour. Bonjour. Alors, vous êtes élu de Rio Lape. Rioape, bonlieu lyonnaise. Pouvez-vous nous en dire un petit peu plus sur cette ville ?

Rio Laapape, c'est une ville de la banlieu nord-lonnaise de 32000 habitants aujourd'hui qui a une particularité puisqu'elle a euh sur son territoire le 8e plus grand quartier politique de la ville de France euh puisque la la le le ce qu'on appelle le QPV, la ville nouvelle s'appelle ce ce quartier représente 18000 habitants était et est placé au centre de la ville de Ruapape en 2014 nous avions 87 % de logements sociaux dans ce QPV, une ville au global qui était à 57 % on a lancé un grand plan de rénovation urbaine lors de près de 350 millions d'euros et aujourd'hui on est la ville nouvelle vient de passer sous les 80 % de logements sociaux et la ville est passée sous les 54 53 % de logements sociaux.

Donc, on a une transformation assez majeure de ce territoire. Euh, et j'ai l'habitude de dire que Rio est un peu une petite France parce qu'on a bien sûr un des plus grands quartiers politiques de la ville-de mais dans le même temps, on a des quartiers très résidentiels. Euh, on a et on a même on a même encore des agriculteurs puisque on est entre la plaine de l'in euh et les dombes et le plateau et le plateau nord de l'agglomération lyonnaise. Donc, on est vraiment entre l'urbain et le rural sur ce territoire.

Merci Alexandre pour cette présentation qui montre effectivement j'aime beaucoup le terme la petite France effectivement et et on le comprend pourquoi alors Rio la Pape malheureusement a fait l'actualité il y a quelques jours euh par rapport à ce tir de malheureux tir de mortier qui a eu lieu et qui a créé un incendie euh un un boulevers ceci a choqué un petit peu la la population vous en pardon pouvez-vous en dire un petit peu plus à ce sujet en fait le je vais dire le le cet incendie qui aurait pu être dramatique he fort heureusement il y a eu ni blessé ni ni mort aurait pu aurait pu être dramatique mais c'est que la la partie immerger émergé pardon de de de l'iceberg en fait on est dans une ville où comme dans beaucoup d'autres communes où il y a un QPV il y a vous avez un certain nombre de fêes délinquence et un certain nombre de trafic qui font que vous avez deux solutions pour le gérer soit vous êtes dans la cogestion des quartiers et il se passe finalement pas grand grand chose en tout cas en surface mais par contre les habitants ont quasiment j'ai envie de dire pour certains ils vous le disent des habitants qui habitent dans les quartiers populair des difficultés à rentrer chez eux on filtre les gens qui rentrent dans les quartiers vous ne pouvez plus inviter qui vous voulez chez vous puisque quand un étranger commence quand quelqu'un qui ne correspond pas à quelqu'un qui qui est connu dans le quartier il est quasiment contrôlé vous ne pouvez enfin c'est un autre ordre qui peut régner alors tout se passe bien en surface mais c'est un autre ordre que la République qui qui peut avoir qui peut sentiment d'insécurité quelque part, c'est plus qu'un sentiment d'insécurité, c'est que l'ordre républicain est remplacé par un autre ordre.

Soit vous faites le choix que j'ai fait qui est de démolir ces quartiers, de les reconstituer, de travailler sur cet urbanisme qui est issu des années 60 qui ne correspond plus du tout aujourd'hui à ce que à ce qu'on voit dans nos dans nos villes et ce dont on a besoin. Vous créez de la mixité sociale, vous remettez beaucoup d'argent sur les politiques sociales, sur les politiques sécuritaires en mettant des caméras à des policiers. Vous refaites les écoles, vous refaites les équipements sportifs, vous refaites les équipements culturels et là vous dérangez. Et si vous dérangez parce que vous démolissez, il y a deux solutions encore une fois.

C'est soit un moment vous voyez que bah ça ça répond en face et vous vous arrêtez, vous reculez, soit vous continuez à avancer. Et nous, on a fait le choix d'avancer à marche forcé. Euh et on a une véritable bataille territoriale, il faut se dire les choses. C'est même carrément une guerre territoriale puisque quand vous commencez à démolir les immeubles, mais que ces immeubles sont des lieux de point de deal et que les dealers eux-mêmes vous disent "Vous le démolirez pas cet immeuble parce qu'il nous appartient." Puis la rue, elle nous appartient. Puis ce qu'on veut nous, c'est faire notre business tranquille.

J'ai même comme une fois des individus qui m'ont dit "En présence du préfet délégué la sécurité du ro, tenez vos flics et on se tiendra tranquille." C'est c'est assez imagé quand même. Comm c'est direct mais c'est assez imagé. Euh ça veut dire que pour le coup il y a deux solutions. C'est soit vous faites en sorte de représenter la République et donc de pousser les choses jusqu'au bout et de regagner le terrain. Mais ça ne se fait malheureusement pas sans heur et ça demande d'un vrai engagement de la part des élus. Moi pour ma part j'ai été menacé plusieurs fois de mort. J'ai des policiers qui ont surveillé mon domicile. J'ai j'ai un de mes j'ai j'ai mon enfant qui a été menacé de mort.

On en a parlé ça ce matin effectivement de des élus aujourd'hui qui sont qui sont menacés de plus en plus. Soit vous soit vous baissez les bras et les yeux et vous abandonnez la population, soit vous décidez bah de ne pas baisser les bras et de ne pas baisser les yeux et de continuer à avancer. Je vous dis pas que c'est pas usant, je vous dis pas que c'est pas fatiguant mais en même temps, il y a personne qui nous a forcé à Mais vous y croyez vous continuez combien de temps que vous êtes engagé en tant qu'élu ? J'ai je suis élu depuis 2014 donc là je finis mon deuxème mandat et c'est ce que je dire. Je vais pas me plaindre. Personne ne m'a forcé être élu. Ça a été un choix.

J'ai proposé ma candidature avec une ligne politique. Elle a été validée par les habitants et j'ai à cœur de tenir mes engagements de tenir vos engagement de continuer et on le voit effectivement avec différents et vous vous avez commencé à l'évoquer hein différents dispositifs et c'est du global comme vous l'avez dit. Il y a l'urbanisme, il faut pas l'oublier. Effectivement, c'est ces ensembles qui avaient été construits dans les années 60 ne sont peut-être plus justement adéquate aujourd'hui pour pouvoir apporter cette sérénité dans dans une population. Donc ça c'est vrai. Et puis vous avez commencé à parler des différentes technologies mises en place par ailleurs.

Pouvez-vous nous faire rapidement un petit point sur tout ce que vous avez mis en place sur les dispositifs sur la sécurité. On a on a beaucoup en fait, on part, moi je quand on arrive en 2014, on a 12 policiers municipaux pour une ville d'environ 30000 habitants. Aujourd'hui, ce qui était peu ce qui était peu. Aujourd'hui, on a la plus grosse police municipale comparée au nombre d'habitants. On a 31 policiers municipaux à date. Là, à l'heure où je vous parle, on est même avec les recrutements qui sont en cours, on est à 36. Et en fait, on va monter à plus de 40 policiers municipaux.

à la fin quand on mettra les ASVP qui sont derrière les caméras de vidéoprotection de CSU centre superviseur urbain plus les policiers municipaux qui vont être en charge du du du CSU plus les policiers sur le terrain et les encadrants, on va être à presque une soixantaine d'effectifs. Donc 40 policiers municipaux sur le terrain plus les plus le CSU qui va tourner 24 he sur 24 plus les policiers en charge du CSU. On a en même temps une brigade canine, on a une brigade moto euh où on a exactement les mêmes motos que la police nationale, ce qui est extrêmement efficace pour lutter contre les R urbains.

On il y avait pas de CU quand je suis arrivé en 2014, on est aujourd'hui à plus de 160 caméras et chaque année, on a un déploiement qu'on fait en lien avec la police avec la police nationale. Christian Estrosi, mon collègue de Nice m'a m'a m'a invité à aller venir voir ce qu'il se fait au niveau de l'intelligence artificielle sur les algorithmes pour être encore plus efficace sur la surveillance de la voie publique. Donc je vais aller le voir dans les dans les semaines qui viennent parce qu'on va travailler justement sur ce ce cette espèce d'hypervision qui permet d'être beaucoup plus efficace sur la détection des faits délicueux sur sur la voie publique.

On a on a en même temps des conventions et un partenariat extrêmement renforcé que la police nationale puisqu'on a une convention de coordination qui nous permet de mettre à disposition un chien stupe lors des opérations et il est mise à disposition de la police nationale sur réquisition du procureur de la République.

Bref, on a tout un dispositif qui nous permet en tout cas d'occuper le terrain et d'avoir des résultats qui même si parfois il y a des épisodes d'affrontement assez fort entre force de l'ordre et délinquants et notamment ceux qui tiennent les points de ville, on a quand même au global un taux de délinquence qui est relativement contenu parce qu'il faut savoir que la ville de Rioape aujourd'hui n'a pas un taux de n'a pas un taux de délinquence qui est beaucoup plus haut que celle de calcul de combien aujourd'h on est à moins de 40 faits de délinquence pour 1000 habitants.

Une chose qui est intéressant, c'est qu'en plus à Rio la pape, on a un des plus forts taux, si ce n'est le plus fort taux d'élucidation de toute l'agglomération lyonnaise. On est à près de 50 %. Merci beaucoup. Alors, avant d'aller plus loin, George peut-être. Oui, ben moi, je voudrais alors d'abord saluer les les efforts qui sont faits par Alexandre Vincandet qui sont très connus non seulement sur le plan local mais au niveau national aussi. Sa volonté de lutter, c'est ce qui caractérise, je dirais, sa politique municipale en priorité parce que c'est la priorité.

Mais je voudrais m'adresser maintenant à l'ancien député qu'il était il y a peu de temps avant la dissolution et lui demander son avis. Quel est votre avis cher Alexandre sur le projet de loi qui est actuellement en passe de venir devant les assemblées sur les polices municipal où on va renforcer, on propose de renforcer leurs attributions contrôle des véhicules d'identité, possibilité d'ouvrir un coffre de véhicule ou même de constater quelques infractions comme l'usage de stupéfiant. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que ça va dans le bon sens d'après vous ? Je suis très heureux que ce projet de loi arrive devant le parlement en tout cas été présent au conseil des ministres.

puisque en fait il est issu d'un d'un rapport d'information que j'ai moi-même produit. En fait, c'est finalement le texte de loi sur lequel j'ai travaillé.

Oui, [rires] c'est moi qui ai pondu le rapport d'information avec un de mes collègues qui s'appelle Lionel Royer Per qui était député de Marseille euh avec lequel on a travaillé sur une mission flash qui nous avait été donnée en fait par la délégation collectivité territoriale de l'Assemblée nationale et pendant un plus d'un an on a travaillé ensemble sur ce rapport d'information qui derrière a donné lieu à des échanges qui étaient poussés d'ailleurs à l'époque avec Gérald Armanin quand il était à Bova et ça devait donner lieu à un texte de loi Et vous voyez, c'est un peu la beauté George, vous le savez aussi bien que moi, du travail parlementaire, c'est qu'on travaille pas forcément pour soi, mais on travaille pour avoir des pour donner des outils pour que peut-être après, même quand on est plus là, les les textes de loi puissent se faire et que les avances législatives puissent se faire.

Sur le texte de loi, moi je suis très content que ce texte de loi arrive. On avait travaillé sur deux volets, le déroulement des carrières qui est essentiel et aussi euh une reprise finalement de l'article 1 de la loi sur la sécurité globale de Jean-Michel Fauverg qui avait été censuré par le Conseil constitutionnel. Le but c'est de avancer sur le continuum de sécurité, le renforcer et permettre aux policiers municipaux d'être beaucoup plus complémentaire dans leur mission par rapport à la police nationale et notamment en effet d'avoir un certain nombre de pouvoirs qui peuvent relever d'un pouvoir d'OPJ. Il faut savoir bien les encadrer.

Ça veut dire que derrière il faut évidemment un accord du parquet. Je faut regarder comment cela est écrit et et arrivera devant le devant devant le parlement parce queen fait il faut je pense un référent police municipale avec un contrôle de l'égalité a priori à postériori par le parquet puisque ce sont des missions d'officiers de police judiciaire et c'est ce qu'avait retoqué d'ailleurs le conseil constitutionnel sur l'article 1 de la loi sur la sécurité globale mais tout ça va dans le bon sens le fait que une AfD puisse être mis par un policier municipal forfa déluel pour l'usage de produits ou la détention de produits stupéfiance public sur le squat de d'immeuble euh illégal.

Euh le fait de pouvoir fouiller un coffre, le fait de pouvoir faire un contrôle tout simple d'alcoolémie. Aujourd'hui, il faut des pouvoir d'OPJ, l'accord d'OPJ pour pouvoir le faire et un policier municipal à l'heure actuelle ne peut pas le faire s'il n'a pas la police nationale à ses côtés. Euh vous avez la mise en fourrière lors d'un rodéo urbain, ben si vous n'avez pas l'accord d'un OPJ à l'heure actuelle, le policier municipal ne peut pas. Donc il se met en danger s'il a arrêté le contrevenant et qui doit attendre que l'OPJ qui parfois a autre chose à faire de plus urgent, de plus important donne son accord. C'est ça et des fois on voit même que l'engin est récupéré.

Donc bref, tout ce qui va dans le sens de la simplification de ces missions et sur le renforcement de ce continum de sécurité. Évidemment qu'il faut y parvenir et évidemment il faut qu'on ait une évolution législative. Le problème qu'on avait sur les polices municipales, c'est que la dernière grande loi sur les policiers municipaux et sur les sur l'organisation de la police municipale, c'est la loi Chevetement 99. Oui. Depuis, il y a eu neuf lois depuis voà. Mais il y a pas eu une grande loi, il y a pas eu de grande loi sur la police municipale. Or, en 25 ans, un quart de siècle, la délinquence a évolué et la police municipale a évolué.

L'usage de la police municipale a évolué et les demandes de renforcement de police municipale ont évolué. Et on l'a vu en l'espace de 15 20 ans le nombre de mairies toute couleur politique confondu qui sont venus au développement des polices municipales, à l'armement des polices municipales et au déploiement de la vidéo protection aujourd'hui c'est c'est c'est accru de manière assez exponentielle parce que la situation sécuritaire s'est aussi profondément modifiée. Merci beaucoup Alexandre, le temps est écoulé.

Merci à vous de nous avoir présenté ce que vous avez mis en place et puis d'avoir parlé effectivement tu as eu raison George de cette loi et on va on va continuer à regarder et à analyser ce qui va être poursuivi en ce sens et et nous nous espérons que que ce sera dans le bon sens comme vous l'avez dit. Merci à vous. Merci à vous.

13:05
Non speech

[musique]