Quelles réponses au mouvement lycéen ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:17OuverteRéponse directe
Quelle réponse a apporté au mouvement lycéen ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
Comment ces 3000 professeurs remplaçants seront-ils disponibles ?
- 5:12OuverteRéponse directe
Est-ce que ce mouvement de colère des jeunes est le signe de l'échec d'Emmanuel Macron en éducation ?
- 5:53RelanceRéponse directe
S'il suffisait de dire qu'on veut des professeurs en plus pour en avoir, ce serait facile ?
- 8:31OuverteRéponse partielle
Reconnaissez-vous des erreurs dans la gestion du maintien de l'ordre ?
- 9:51OuverteRéponse partielle
Faut-il interdire les LBD et grenades de désencerclement avec les jeunes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:32Chiffre
« La plateforme ouverte lundi dernier par le ministre de l'éducation nationale a déjà recueilli plus de 40000 contributions »
- 2:17Fait
« Depuis 18 jours, un puissant mouvement de jeunesse se lève pour l'égalité scolaire »
- 3:00Chiffre
« 3000 professeurs remplaçants pour effectuer des remplacements en urgence dans les lycées problématiques »
- 3:43Sylvain MayardChiffre
« 25 % des absences à l'heure actuelle de professeur sont faites du fait de formation »
- 5:53Sylvain MayardFait
« S'il suffisait de dire qu'on veut des professeurs en plus pour avoir des professeurs en plus, ce serait très facile »
- 7:06Karine DanielChiffre
« Ce sont les chiffres d'un rapport de l'Assemblée nationale »
- 8:31Fait
« On a vu beaucoup de blessés côté lycéens, côté policier également »
- 9:08Sylvain MayardFait
« Il y a forcément des doctrines dans lesquelles il faudra réfléchir entre autres par rapport aux jeunes »
- 13:24Chiffre
« En 2027, nous reprenons le chemin de la consolidation. Nous visons un déficit à 5 % du produit intérieur brut »
- 15:38Chiffre
« L'effort demandé de 5 milliards d'euros est similaire à celui qui avait été demandé l'année dernière »
- 16:14Sylvain MayardChiffre
« 23 milliards d'économies dans la copie du gouvernement »
- 16:50Sylvain MayardPromesse
« Il faut absolument le plus rapidement possible revenir à 3 % de déficit »
- 17:27Karine DanielFait
« Les taux d'intérêt de la dette française s'envolent »
- 19:32Sylvain MayardPromesse
« Je souhaite une année blanche »
- 22:06Sylvain MayardFait
« Il y a trop d'impôts en France »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour à tous, je suis très heureux de vous retrouver pour une nouvelle saison de Parlement hebbdo. On va continuer cette année à vous faire vivre les temps fort des débats au parlement. Vous connaissez la formule chaque semaine un débat entre un député et un sénateur. Aujourd'hui, je reçois Sylvain Mayard. Bonjour. Bonjour. Vous êtes député Renaissance de Paris et face à vous Karine Daniel. Bonjour. Bonjour. Vous êtes sénatrice socialiste de Loire Atlantique. Quelle réponse a apporté au mouvement lycéen ? La colère des jeunes qui a raisonné cette semaine jusque dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Le gouvernement tente de trouver un équilibre entre l'écoute des revendications de la jeunesse et la fermeté face au casseur. L'autre dossier cette semaine pour le gouvernement,
c'est le budget 2027. que l'exécutif propose un effort budgétaire de 40 milliards d'euros mais ne convain pas les sénateurs. On commence par la colère des lycéens. Une nouvelle crise à gérer pour l'exécutif. Katia Guilder. Face à la révolte lycéenne, Sébastien Lecnu prend la parole devant les Français avec d'abord une mise au point sur le plan sécuritaire. Les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens. Leur mission est de protéger les biens mais surtout les personnes, de faire respecter la loi et de permettre l'accès aux établissements scolairire. Fermeté d'un côté, dialogue de l'autre avec l'ouverture d'une plateforme numérique de revendication. La
plateforme ouverte lundi dernier par le ministre de l'éducation nationale a déjà recueilli plus de 40000 contributions. Elle nous permet d'entendre directement celles et ceux qui ne s'expriment pas toujours dans les instances habituelles. Le Premier ministre a promis d'étudier les revendications d'ici fin octobre avec la possibilité d'en traduire certaines dans le budget 2027. Ce mardi à l'Assemblée nationale, la colère des lycéens a enflammé les bans, chacun se renvoyant la responsabilité des violences. Depuis 18 jours, un puissant mouvement de jeunesse se lève pour l'égalité scolaire. Depuis 18 jours, vous jouez le pourrissement et déchaînez une répression inédite contre les manifestants. Et je vais vous dire une chose, madame la présidente, mentir sur les intentions
du gouvernement ne vous sauvera pas électoralement. Semer le chaos tel que vous le faites depuis le début du vouvent l'esséen est un scandale. Sur le terrain, la colère ne faiblit pas et l'exécutif continue de naviguer à vue pour tenter de désamorcer la contestation dans un contexte budgétaire explosif. Sylvain Mayard, le ministre de l'éducation nationale Édouard Jeffrey a annoncé jeudi la mobilisation de 3000 professeurs remplaçants pour effectuer des remplacements en urgence dans les lycées problématiques. Vu l'ampleur du problème de cette question des non remplacements dans nos lycées, comment ces professeurs et bien sont disponibles tout d'un coup 3000 professeurs. Est-ce queon ne va pas mettre finalement des profs de mathématiques dans des cours
d'histoire ? Il faut qu'on réorganise euh une partie de l'éducation nationale et entre autres, c'est un vrai sujet sur les remplacements. Quand un professeur ou des professeurs sont absents dans un lycée, un collège euh une école, on a toute une un système hiérarchique qui remonte parfois très très haut pour pouvoir affecter tel ou tel professeur dont on sait localement qu'un tel est disponible juste à côté et ça prend une semaine. En réalité, nous devons mieux nous organiser. D'ailleurs, je note que 25 % des absences à l'heure actuelle de professeur sont faites du fait de formation. C'est-à-dire que c'est l'institution elle-même qui organise indirectement 25 % des absences. Il faut se réorganiser. Il faut être plus près
des lycées, plus près de là où on prend la décision et d'avoir un vivier qui soit vivier de de professeur qui soit disponible immédiatement et mieux organisé, plus pragmatique. En réalité, c'est ça que traduit cette crise. Karine Daniel, les nonremplacements de professeurs sont l'une des revendications dans ce mouvement de jeunesse. Cette annonce de 3000 professeurs mobilisés tout de suite en urgence, c'est une réponse du gouvernement. C'est une réponse qui intervient à l'â mais nous savons qu'il manque de manière structurelle des professeurs dans l'éducation nationale. Nous nous battons avec les députés socialistes et les sénateurs socialistes depuis des années pour en faire une priorité dans le budget. D'ailleurs, ça nous coûte toujours des débats assez
vifs à la fois avec le gouvernement et à la fois avec nos partenaires de gauche. Mais nous av c'est un problème d'organisation de l'administration comme le dit Sylvain Mayard. Vous avez eu h ministres macronistes euh de l'éducation nationale. Si celle-ci et ceux-ci n'ont pas été capables de gérer depuis 10 ans des problèmes d'organisation et d'affectation, c'est quand même un bilan qui est assez cruel. et et je le dis aussi euh ces 3000 professeurs et et le fait qu'ils soient mis à partir de la semaine prochaine devant des élèves, ça aurait dû évidemment être réglé en amont de cette rentrée. C'est quand même une situation qui est improbable. Donc tant mieux si des solutions de court terme
sont trouvées. Mais ça n'empêche pas que mettre des professeurs de manière structurelle devant des élèves, alléger euh les effectifs de classe, ça reste une priorité pour les socialistes. Et moi, je suis fier de défendre cette position de manière constante depuis des années et nous la défendrons encore au prochain budget. Et on rappelle ce chiffre, 10 % des heures d'enseignement sont perdues par les collégiens et les lycéens à cause de cette question euh des non remplacements. Euh ce sont les chiffres d'un rapport de l'Assemblée nationale. Sylvain Mayard, Emmanuel Macron est au pouvoir depuis 9 ans. Est-ce que ce mouvement de colère des jeunes, c'est aussi le signe de son échec en matière d'éducation ? Juste quand même dire une chose, s'il suffisait de dire qu'on veut des
professeurs en plus pour avoir des professeurs en plus, ce serait très facile. C'est pas une question de moyens, c'est faut les trouver les professeurs. Moi, je vous invite hein, moi je fais je participe à à les détections, l'encadrement, comment on trouve des professeurs. Mais bon courage, c'est très difficile. Il y a beaucoup moins de personnes qui ont envie d'être professeur des écoles où c'est très compliqué à trouver. Mais il faut des moyens pour les revaloriser et rendre plus attractif le métier. Bien sû bien sûr. Vous savez, on a les mêmes problèmes en Allemagne où les les professeurs sont bien mieux payés. C'est difficile. Il y a beaucoup moins de gens qui ont envie d'être professeur. D'ailleurs, ça doit nous interroger sur ce qui est devenu euh le
métier de professeur en général euh en France. Mais euh au-delà de ça, pardon de vous avoir coupé, mais je voulais vraiment y répondre. S'il suffissait de mettre toujours de l'argent, je pense que c'est c'est notre pays est en train de mourir de ça, de toujours penser que on a un problème, on met un budget en face. Non, il y a il y a des problèmes structurels d'organisation. Oui, je le dis au bout de anéducation nationale est un énorme pack plus d'un million de personnes et très compliqué à organiser et qui est beaucoup trop hiérarchisé. Il faut beaucoup plus de de possibilités localement de s'organiser. C'est ça que traduit aussi cette crise. Je pense que c'est important de pouvoir y répondre. En tout cas, Karine Daniel, les gouvernements successifs d'Emmanuel
Macron ont mis quand même des moyens pour revaloriser les professeurs ces dernières années, mais il y a peut-être d'autres solutions à mettre en œuvre pour résoudre cette question qui s'observe aussi dans d'autres dans d'autres pays, ce manque de professeur. Il y a un appel de la jeunesse que l'on doit entendre et ça c'est un élément qui me paraît très important. Et moi dans ces manifestations, ce que j'admire et vraiment j'admire les lycéens et les étudiants qui sont dans ces manifestations et qui nous envoient un signal de cohésion nationale. Ce qui ressort de ces manifestations, c'est beaucoup de solidarité entre les lycéens qui sont dans des situations parfois différentes selon leur établissement, selon leur territoire, mais ils nous font passer le message
qu'il faut des moyens pour plus d'égalité et pour que chacune et chacun ait les moyens d'étudier dans de bonnes conditions. Et ça ça vient en miroir, c'est vrai, de on parle beaucoup de Parcours Sup, mais Parcours Sup, c'est une plateforme. Qu'est-ce qu'il y a derrière Parcours Supon paramètre ? Et comment est-ce qu'elle est paramétrée ? Parcours Supée organise une grande compétition entre les lycéens pour accéder à des études. Il ce système met les étudiants et les lycéens en compétition, en concurrence les uns avec les autres. Et moi face à ce cette grande concurrence et bien je suis admiratif du message de cohésion
que nous envoient les étudiants et nous devons réfléchir plus globalement à ça. Je voudrais qu'on parle de la question du maintien de l'ordre sur ce mouvement lycéen car on a vu beaucoup de blessés côté lycéens, côté policier également sur les lycéens. On a vu des jeunes mutilés lors de ces manifestations et puis la décision du ministre de l'intérieur de suspendre l'utilisation par les policiers des grenades assourdissante. Sylvain Mayard, est-ce que vous reconnaissez des erreurs de la part du gouvernement dans la gestion du maintien de l'ordre de ce mouvement ? D'abord, il faut être très respectueux du métier de policier qui est extrêmement difficile et et d'autant plus quand vous êtes face à des jeunes euh voilà, c'est comp c'est compliqué avec des jeunes pour certains d'entre
extrêmement violents, parfois infiltrés avec euh d'autres qui ont des euh des black box et qui qui ont d'autres revendications ou bien qui sont là juste pour tout casser. Et donc c'est un métier difficile. Ce qui nous semble nous de l'extérieur. Il y a forcément des doctrines dans lesquelles il faudra réfléchir entre autres par rapport aux jeunes, se tenir éloigné et au fond parfois utiliser du matériel pour pour être au fond éloigné des jeunes peut pas poser des questions. Moi, je crois qu'il faut probablement une intervention plus d'aller au contact tout simplement et d'utiliser moins d'armes qui permet peut-être de de de stabiliser plus rapidement la situation. Voilà. Après,
c'est très compliqué. Euh je sais que des les forces de l'ordre, il y en a plus de 800 qui ont été blessés. Ce sont des pères et des mères de famille qui ont envie de rentrer le soir chez eux, qui sont pas forcément très bien payés et qui essayent de faire souvent au mieux. Donc je crois qu'il faut aussi d'être respectueux de de leur travail, de la difficulté dans lesquelles ils sont. Karine Daniel, on a entendu à gauche cette semaine des critiques concernant les violences policières, mais quand on voit et bien euh les violences de certains jeunes dans ces manifestations, il faut que les forces de l'ordre aient des moyens pour maintenir l'ordre. des enfants, des adolescents, des parents sont dans ces manifestations. Il y a des questions de principes fondamental enfin qui qu'on doit se
poser de manière fondamentale. On pas des armes létales quand il y a des enfants, des adolescents dans des manifestations. Un point, c'est tout. Les députés socialistes ont fait une proposition de loi pour interdire les LBD, pour interdire les armes de désencerclement, enfin les grenades de désencerclement et certaines pratiques dans des manifestations quand il y a des mineurs. Euh au Sénat, nous nous examinerons évidemment et et nous discuterons de la de la reprise de cette proposition de loi. C'est un principe qui est fondamental. Est-ce qu'il faut interdire Sylvain Mayard l'usage de certaines armes intermédiaires notamment les LBD et les grenades de désencerclement dans les manifestations avec les jeunes ? Ce qu'il faut bien comprendre c'est que l'immense majorité
des jeunes qui ont été blessés se sont blessés entre eux. Et donc moi, je suis un un père de famille et que si mes enfants sont dans une manifestation, je souhaite que la police puisse aussi protéger les enfants entre eux dans la manifestation. Donc faut c'est pas un camp contre un autre. C'est pas de les policiers sont là pour protéger tout le monde. Est-ce que leur métier est difficile ? Oui, effectivement. Est-ce que sur les armes et sur la façon dont c'est utilisé probablement il y a quelque chose à voir. En tout cas, c'est c'est assez évident. Mais je veux le redire, il est facile pour nous dans un studio d'expliquer ce qu'il faut faire. J'ai je suis allé probablement madame la sénatrice l'a déjà faite dans une manifestation. D'ailleurs, les les policiers nous invitent à venir les
parlementaires dans une manifestation un peu dures. Le leur métier est extrêmement difficile et eux aussi ont le droit de rentrer le soir sans être blessés. Eux aussi ont des enfants. Notamment dans l'affrontement face au casseur Karine Daniel. Est-ce que vous êtes pour la logique casseur payeur ? Une logique qui est d'ailleurs reprise dans une proposition de loi qui va être examinée au Sénat à la fin du mois d'octobre. Oui, c'est le premier signal qui a été donné au Sénat pour cette ouverture parlementaire. Moi, je pense qu'il il faut donner des signaux inverses. On discutera de cette proposition de loi. Il faut donner des signaux inverses quant à la priorité budgétaire donné sur l'éducation, donné sur la jeunesse. Nous regarderons en priorité la proposition
de loi qui est portée par Boris Vallot et les députés socialistes pour interdire ces armes pour les les manifestations où il y a des mineurs. C'est ça nous notre agenda politique. Ensuite, qu'il y ait des débordements, qu'il y ait des violences. Je suis dans une ville où un lycée, le hall d'un lycée a été brûlé. Évidemment, on le constate et on le déplore et évidemment on condamne ce type de violence. Mais vous savez, ces lycéens la plupart, ils se battent pour avoir des meilleures conditions d'accès aux études et des meilleures conditions d'études globalement. Et puis il y a toute une partie de la jeunesse qui a été exclue du système éducatif et universitaire. Et il y a aussi là une colère. Je ne dis
évidemment pas qu'elle excuse qui sont répréhensibles, mais nous devons aussi entendre cette colère. Allez, deuxème thème de débat cette semaine, le budget 2027 qui est l'un des autres dilemmes à résoudre par le gouvernement de Sébastien Lecnu. Cette semaine, au Sénat, les ministres de l'économie et des comptes publics ont tenté de défendre un projet de loi de finance qui est censé réduire le déficit public à 5 % de la richesse nationale en 2027, mais leur copie n'a pas convaincu du tout les sénateurs. Cécile Sixo, en 2027, nous reprenons le chemin de la consolidation. Nous visons un déficit à 5 % du produit intérieur brut. Mercredi, l'audition des ministres de l'économie et des comptes publics sur le budget 2027 n'a pas convaincu la
commission des finances du Sénat. La feuille de route du gouvernement qui se base sur une prévision de croissance à 1 % n'est pas réaliste côté LR. J'avoue que je suis stupéfaite par votre optimiste. Euh enfin voilà, l'avis de la Cour des comp enfin du au conseil des finances publiques d'ailleurs est très sévère quand même sur les les hypothèses que vous retenez. Bah je vous vois faire la mou mais enfin personne ne croit trop à votre prévision de croissance. La gauche elle dénonce des recettes fiscales injustes. La réalité qui va se poser pendant ce budget, c'est finalement qui paye est-ce qu'on continue de maintenir un bouclier pour les ultra riches ou est-ce qu'on fait peser les efforts de manière disproportionnée comme vous le faites sur les classes moyennes et populaires
via le gel des prestations sociales des APL de la prime d'activité ainsi que sur les retraités sur tous les bancs. En revanche, les sénateurs ont exprimé leur mécontentement sur la part demandée aux collectivités de 5,5 milliards d'euros d'économie. Je vous le dis tout net, des aménagements seront nécessaires. L'effort demandé de 5 milliards d'euros est similaire à celui qui avait été demandé l'année dernière et le Sénat avait heureusement allégé la douloureuse. Il va falloir qu'on s'emploie également à cela. Quand allez-vous arrêter de taper constamment sur les collectivités des territorielles et les associer à la situation budgétaire de la nation ? Enfin, les collectivités ne sont pas responsables de ça. Le ministre des comptes public assum et précise la participation des
collectivités à l'effort budgétaire sera faite uniquement par celles qui sont les mieux dotées. Sylvain Mayard, du côté des députés Renaissance ensemble pour la République emmené par Gabriel Atal. Qu'est-ce qu'on pense de l'ambition de ce budget du gouvernement ? Nous, on pense que il faut euh d'abord on travaille sur la copie budgétaire. D'ailleurs, euh cette semaine le budget est rentré en commission. C'est intéressant d'ailleurs de regarder les positions euh des groupes les les uns par rapport aux autres. Mais en tout cas, euh il nous faut faire des économies et assumer de faire des économies. Nous avons dans ce pays, nous dépensons beaucoup trop par rapport à ce que nous gagnons. Et donc nous, on dit qu'il faut des réformes en tout cas renaissance, qu'il faut
évidemment faire des économies. Oui, que c'est difficile de faire des économies. C'est tellement facile quand vous êtes parlementaire de mettre des abonnements pour dépenser des pensées. Il faut faire des économies et à côté de ça, il faut des réformes structurelles. On en propose un certain nombre qui font que le monde a changé, que nous avons besoin et nous le disons de travailler tous collectivement un peu plus et à côté de ça de faire en sorte que le travail pai plus en France. Et donc 23 milliards 23 milliards d'économies dans la copie du gouvernement. Est-ce que ça va assez loin ? Tout tous nos amendements que nous portons vont être de faire en sorte que le travail p plus en force. 23 milliards. En réalité, il faudra faire plus d'économie. On on con on sait
parfaitement que et on l'a vu l'année dernière encore, à chaque fois, il y a des forcément des dérapages. Il faut faire plus d'économie. Nous sommes encore à plus de 5 % de déficit. Ce n'est pas supportable. Ce n'est plus supportable. Il faut faire en sorte de travailler un peu plus, de faire des réformes structurelles et et de dépenser moins. D'autant qu'en Daniel que la situation financière de la France est de plus en plus inquiétante sur les marchés financiers. Les taux d'intérêt de la dette française s'envolent. Est-ce qu'il faut faire davantage d'économie dans ce budget 2027 pour éviter une crise de la dette française ? C'est le problème majeur de ce budget et c'est ce qui a été euh vraiment le propos euh à la fois d'Améline Montchalin et puis aussi du ministre de
l'économie l'Escur. Le problème c'est que notre dette s'envole. Notre dette s'envole et c'est aussi le bilan des Mozartes de la finance qui sont au gouvernement depuis 9 ans maintenant. L'autre problème structurel de notre économie, c'est l'atonie de la consommation des ménages et l'atonie de l'investissement des entreprises qui sont les moteurs de la croissance. Donc les données sont celles-là et aujourd'hui on nous propose un budget qui va mettre à contribution les plus modestes dont on sait qu'ils sont les plus grandes capacités à consommer dès lors qu'ils ont un peu plus de pouvoir d'achat. et avoir un budget qui de notre point de vue est très injuste car il
favorise encore les plus privilégiés dont on a vu que le phénomène de ruissellement tant espéré ne fonctionnait pas. Il faut plus de justice dans ce budget. Il faut un budget qui redonne du souffle au ménage, qui redonne du souffle aux entreprises tout simplement pour que notre croissance retrouve un niveau acceptable. Et d'ailleurs, dans la discussion euh que nous avons eu en commission des finances et vous l'avez euh vous vous en avez parlé ici dans le petit reportage, il y a quand même un soupçon d'insincérité quant aux prévisions de croissance qui sont faites de manière récurrente depuis
quelques années. Et là, même la rapporteur Lavarde en en en s'en inquiète. Je voudis je voudrais qu'on revienne sur la question des aides sociales car dans la copie du gouvernement et bien ce budget s'attaque à certaines prestations social, gèle des allocations logement de la prime d'activité, baisse des allocations familiales, suppression de l'avantage fiscal des personnes malades en en affection longue durée. Est-ce que c'est un budget injuste socialement, Sylvain Mayard ? Vous savez, moi je rentre pas là-dedans. Je je connais parfaitement le discours de il faut faire euh euh tout va mal et euh au fond on n'est pas capable de faire des efforts. Moi, j'assume, y compris dans l'impopularité. C'est la grosse différence que je peux avoir avec les socialistes ou les autres
oppositions. Moi, je veux une année blanche. Je veux une année blanche. Je veux je souhaite une année blanche. Quand nous n'avons plus des moyens, chaque gimpôt sur le revenu, il y a pas de revalorisation. Nous restons exactement au niveau que nous avions l'année dernière. Nous n'avons plus les moyens. de de continuer à vivre au-dessus de nos moyens. Il faut le dire et l'accepter. Moi, j'entends et c'est normal, c'est le rôle des oppositions de dire qu'il faut toujours faire plus, que tout va mal, que que c'est horrible, que c'est injuste, qu'il faut plus d'impôts. Moi, j'assume ma position qui est dire une année blanche. Il faut rester sur ce que nous avions l'année dernière. Il faut absolument le plus rapidement possible revenir à 3 % de déficit. Il faut s'en
donner les moyens et de faire en sorte que quand on a plus l'argent, tout le monde le sait, quand nous n'avons plus d'argent dans dans les ménages, et ben on fait des économies et c'est ce qu'il faut faire. Et donc moi, j'assume une position radicale et en tout cas ce sont l'ensemble des des des amendements que je porte au sein de l'Assemblée nationale. Karine Daniel, une réaction à cette proposition d'année blanche tout simplement de geler euh et bien les crédits budgétaires des ministères mais aussi les prestations sociales. Vous assumez surtout un bilan, un bilan qui nous met dans une situation où les fractures sociales se sont aggravées, les fractures territoriales se sont aussi aggravés et c'est important euh dans un moment où le prix de l'essence
augmente de manière euh très importante et réduit le périmètre de vie de nombreuses et nombreux de nos concitoyens qui habitent en milieu rural et qui doivent réduire leur déplacement, y compris pour le travail. Donc c'est ce bilan que vous devez assumer geler euh les effets geler l'action budgétaire, c'est sacler ce bilan. C'est une fin qui n'est pas c'est une fin de de de quinquena qui n'est pas à la hauteur des enjeux et ce sera lourdement sanctionné. Et puis Sylvain Mayard, dans ce budget, le gouvernement réduit la fiscalité sur les donations tout comme la contribution exceptionnelle des grandes entreprises qui ont des chiffres d'affaires supérieurs à plusieurs milliards d'euros. Au contraire, est-ce qu'il ne
faut pas un effort supplémentaire des plus riches dans ce budget pour plus de justice fiscale dans le contexte de la gronne sociale qu'on connaît actuellement ? D'une façon générale, il y a trop d'impôts en France. Nous payons, c'est nous qui avons le plus d'impôt sur les milliardaires. C'est nous qui avons la plus le plus de redistribution. Et pourtant, c'est nous nous euh les gens disent qu'il y a jamais assez d'égalité. Vous pourrez toujours faire plus, toujours prendre plus. Moi j'ai une seule chose, c'est que si nos entreprises ne sont plus compétitives, vous savez quoi ? L'emploi, il sera plus en France, il sera ailleurs. Et et on va continuer à avoir à se plaindre en disant que les salaires n'augmentent pas parce qu'on crée moins de valeur. À un moment, il
faut il faut être juste et dire qu'il faut payer un moins d'impôts, il faut payer moins de taxes et il faut que ceux qui travaillent gagnent plus. Je crois que c'est ça que nous nous portons depuis des années et c'est ça qu'il faut porter dans ce budget dans un moment qui est compliqué. Nous n'avons pas de majorité. C'estd que on prend au fond tous les coups tous les coups en disant bah c'est le gouvernement mais nous n'avons pas de majorité. D'ailleurs, vous voyez bien dans mon propos le groupe Renaissance où on n'est pas parfaitement aligné sur ce que fait le gouvernement. C'est une moment difficile mais je crois qu'il faut rappeler nos ancres. Il y a trop d'impôts en France, il faut que le travail pai plus. Alors si le gouvernement Sébastien Lecornu n'est pas parfaitement aligné sur le
budget avec votre groupe, c'est sûr que ça va être ça s'annonce compliqué cette discussion budgétaire pour les écoutes. Vous êtes vous êtes en permanence au Parlement. Je pense que ça ne vous a pas échappé. Il y a une dimension critique de la part de votre groupe. C'est vrai. Karine Daniel, est-ce qu'on a les moyens d'augmenter encore les impôts en France alors que les prélèvements obligatoires sont déjà assez élevés quand on se compare par rapport aux autres pays européens ? Il faut envoyer des signaux de justice dans ce pays. Et un élément de la justice, c'est la justice fiscale et c'est que dans un moment où on a besoin de fournir des efforts, ce sont les plus favorisés et les plus privilégiés qui fournissent peut-être un effort supplémentaire. Mais je pense que
dans la situation que nous traversons avec les jeunes qui sont dans la rue, avec le mur du vieillissement de la population que nous allons avoir avec les les enjeux autour du 3e âge, du 4e âge, je pense que celles et ceux qui sont les plus privilégiés d'entre nous sont en mesure d'accepter cet effort. En tous les cas, c'est le pacte social que nous devons proposer pour la France. Il nous reste quelques minutes pour conclure ce débat. Sylvin Mayarder, est-ce que vous pensez que le gouvernement Sébastien Lecornu va réussir cette fois à faire passer ce budget au Parlement à l'Assemblée On sait tous que si on n' pas de budget, on rentre dans une situation euh en réalité dramatique. Et donc il faut trouver le meilleur budget ou le budget le plus acceptable possible mais que sinon la
dette va s'envoler qu'on sera dans une instabilité et qu'au fond aussi dans un point un choix démocratique aura un choix démocratique dans quelques mois il faut que celui ou celle qui devient président de la République ait les moyens de pouvoir adapter un budget un budget à sa main je dirais de pour le reste de l'année si nous ne votons pas de budget en réalité toute l'année il n'y aura pas de budget peut-être enfin octobre ou novembre C'està-dire un pays où les taux d'intérêt risquent de de de flamber et politiquement et ce que vous dites notamment aux socialistes, voilà, mettons-nous autour de la table pour trouver un compromis avec le bloc central. Moi sa j'ai toujours toujours une inquiétude avec les socialistes. La dernière la dernière fois pour trouver
un compromis, on a gelé la réforme des retraites. On voit un an après dans l'état où on est, c'estàdire que nos retraites cit c'est encore pire et on voit le le dérapage dans lequel on est. Donc moi ce que je demande c'est que chacun euh fasse des efforts euh pour faire en sorte qu'il y ait un budget. Et puis il y a un rendez-vous démocratique au mois de juin euh l'année prochaine. Il y aura une nouvelle assemblée nationale qui pourra faire évoluer un budget. Karine Daniel en pleine campagne présidentielle, ça y est, qui est partie. On a pas l'impression que les socialistes sont dans une dynamique de compromis avec le gouvernement comme ça a été le cas l'année dernière avec la suspension de la réforme des retraites qui a permis la non censure de Sébastien
Lecnu. Pour réagir par rapport à notre sujet précédent sur le budget d'avant, les socialistes avaient demandé et n'avaient pas lâché sur 4000 postes de professeurs dans l'éducation nationale. Et je pense qu'aujourd'hui vous pouvez aussi nous remercier de cela parce que la situation serait d'autant plus délétaire dans l'éducation nationale et en cette rentrée avec les lycéens dans la rue si nous n'avons pas si nous n'avions pas eu ce cet apport de professeur supplémentaire. Et merci. C'est la fin de ce débat de ce premier numéro de la saison de Parlement hebdo. Merci de l'avoir suivi et on vous retrouve la semaine prochaine. Ce sera Katia Guilder à la présentation. Très bonne journée sur nos antennes.
Sylvain Maillard