« Aboubakar est mort à cause de l'islamophobie d'Etat ! » Anasse Kazib au rassemblement à République
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Abouakar, il est non pas uniquement victime d'un terroriste, il est victime de tout le poids du racisme d'État, il est victime de toute l'islamophobie qui s'exprime de Macron en passant par Manain ou encore Rotaillon. »
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« Abouakar, il est mort pour des raisons que nous on connaît depuis le départ parce que ça fait des mois et des années que chaque jour nous sommes criminalisés au quotidien. »
- 1:23Invité politiqueFait
« Lorsqu'un musulman ou une musulmane est agressée, attaqué et encore pire lorsqu'elle est tuée, lorsque les mosquées sont incendiées, personne ne se déplace. »
- 2:49Invité politiqueFait
« Nous sommes criminalisés juste pour dire ce n'est pas normal d'assassiner, d'incendier des domiciles, de bombarder des gens et nous sommes criminalisés pour ça. »
Temps de parole
- Anasse Kazib99 %
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Et Abouakar, il est non pas uniquement victime d'un terroriste, il est victime de tout le poids du racisme d'État, il est victime de toute l'islamophobie qui s'exprime de Macron en passant par Manain ou encore Rotaillon. Aujourd'hui, il va falloir se mobiliser comme on s'était mobilisé durant cette grande marche contre l'islamophobie. On était des dizaines de milliers qu'on arrête d'accepter de se faire piétiner sur les plateaux télé, de se faire piétiner par ce gouvernement là. Et la seule chose qu'il connaissent les amis, c'est la mobilisation. C'est le rapport de force. Donc relevez la tête. Euh je viens pas pour moi, je viens pas pour moi euh aujourd'hui euh ni pour parler du procès.
Euh je vous remercie en tout cas pour les soutiens que vous m'apportez au quotidien. Si je suis là, c'est pour le frère Abou Bakar et pour toutes et tous. Parce qu'en réalité Abouakar, il est mort pour des raisons que nous on connaît depuis le départ parce que ça fait des mois et des années que chaque jour nous sommes criminalisés au quotidien. Quotidiennement nous servons de prétexte au racistes, à l'extrême droite, au gouvernement d'être ciblé, d'être insulté. Ils n'ont rien à d'Abou Bakar. Ça ne veut rien dire dans ce pays. Ça ne veut rien dire dans ce pays.
Lorsqu'un musulman ou une musulmane est agressée, attaqué et encore pire lorsqu'elle est tuée, lorsque les mosquées sont incendiées, personne ne se déplace. Aucun journaliste n'a envie de couvrir ce que vivent les musulmanes et les musulmans au quotidien. Des milliers malheureusement d'entre nous. de membres de la communauté musulmane qui sont asphyxiés par la situation. Combien d'entre nous, combien de frères, de sœurs, de neveux, de niè quittent la France parce qu'ils nous disent c'est irrespirable, il n'y a pas d'avenir pour nous ici. C'est ça ce que veut le gouvernement et l'extrême droite, chasser les musulmanes et les musulmans de ce pays-là.
Et Abou Bakar, il est non pas uniquement victime d'un terroriste, d'un islamophobe. Il est victime de tout le poids, de tout le poids du racisme d'État. Il est victime de toute l'islamophobie qui s'exprime de Macron en passant par Manain ou encore Rotaillon. Aujourd'hui, comme l'a dit le frère, on est nombreux et nombreux depuis des mois à vivre la répression pour un soutien élémentaire au peuple palestinien. Nous sommes criminalisés juste pour dire ce n'est pas normal d'assassiner, d'incendier des domiciles, de bombarder des gens et nous sommes criminalisés pour ça.
Nos frères et nos sœurs algériennes et algériens vous avez suivi pendant des mois, ils étaient en boucle dans tous les plateaux télé. C'était la chasse aux Algériens et aux Algériens. C'était la chasse de
[Musique]
Rotaillon. Et c'est tout ça dans lequel dans laquelle la mort de Abou Bakar s'inscrit. Et je le dis et je le répète les amis, il va falloir qu'on se mobilise. C'est une chose importante d'être là aujourd'hui et il va falloir commencer. Arrêter de fermer nos gueules. Arrêtez de baisser la tête. Nous n'irons nulle part. Nous n'irons nous n'irons nulle part. On continuera à s'exprimer contre l'islamophobie et on continuera à s'exprimer contre l'ensemble des barbaries que ce monde est en train d'essayer de nous offrir. Je termine les amis mais pour dire il va falloir se mobiliser comme on s'était mobilisé il y a quelques années en arrière.
Souvenez-vous durant cette grande marche contre l'islamophobie. On s'était mobilisé, on était des dizaines de milliers. Il va falloir que la peur elle change de camp. Il va falloir qu'on accepte qu'on arrête d'accepter de se faire piétiner quotidiennement sur les plateaux télé, de se faire piétiner par ce gouvernement là. Et la seule chose qu'il connaissent les amis, c'est la mobilisation, c'est le rapport de force. Donc relevez la tête.
Anasse Kazib