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Conférence de presseC dans l'air (sur YouTube)· 1 janvier 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsInstitutions & électionsSécurité

Finances publiques : la diète en 2025 ? - Reportage C dans l'air 31.01.2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:01OuverteRéponse directe

    Que signifie faire des économies, A.de Guigné ? Qu'est-ce que l'Etat va chercher, comme argent ?

  • 9:01RelanceRéponse partielle

    Tout de suite, non. Déjà, faire le budget comme l'a fait M.Barnier était très compliqué. Là, c'est encore plus compliqué.

  • 9:01OuverteRéponse directe

    On va repartir du budget élaboré par M.Barnier. Peut-être qu'on va essayer de faire un peu plus de baisses de dépenses publiques et un peu moins de hausses d'impôts...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:01Fait
    « -2024 est une année noire pour les finances publiques. »
  • 1:01Chiffre
    « Le déficit de 2023 est corrigé en mars: 5,5 % du PIB au lieu des 4,9 prévus par le gouvernement. »
  • 3:01E.MacronFait
    « Je dissous, ce soir, l'Assemblée nationale. »
  • 5:01Chiffre
    « M.Barnier veut frapper fort et présente un budget à 60 milliards d'euros d'économies. »
  • 5:01M.BarnierChiffre
    « En 2024, le déficit public risque de dépasser les 6 % du PIB. »
  • 5:01Fait
    « La France emprunte désormais plus cher que l'Italie, le Portugal ou la Grèce. »
  • 7:01B.Le MaireFait
    « Il n'y a eu ni faute, ni dissimulation, ni volonté de tromperie. L'ouragan dont vous parlez est lié à 80 % à une erreur d'évaluation des recettes sur laquelle le ministre ne se prononce pas. »
  • 7:01F.BayrouFait
    « Je n'ignore rien de l'Himalaya qui se dresse devant nous, les difficultés de toute nature, la 1re est budgétaire... »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Des succès, des rebondissements, des JO réussis, une dissolution incomprise...

Tout ça a joué sur notre économie. Retour sur une année mouvementée. -2024 est une année noire pour les finances publiques. - Pas un mois n'est passé sans une mauvaise nouvelle!

Dès le printemps, un vent de panique souffle au sommet de l'Etat. La dette s'envole. Le déficit de 2023 est corrigé en mars: 5,5 % du PIB au lieu des 4,9 prévus par le gouvernement.

Un rapport du Sénat dénonce un niveau jamais atteint hors période de crise. Le gouvernement est accusé de "déni de réalité voire déni de démocratie". A l'Assemblée nationale, les oppositions se déchaînent. - A l'incompétence et au mensonge, vous ajoutez désormais l'inefficacité économique et la capacité financière. - Ce n'est plus une dérive, c'est une déroute. - Vous avez fait preuve de malhonnêteté ou d'incompétence.

Vraisemblablement les deux. - La situation est grave. - Y.Braun-Pivet: La parole est à monsieur le Premier ministre. - Il y a un ralentissement économique.

Face à ça, il faut de la rigueur dans nos choix. C'est ce qu'a fait le gouvernement en assumant un décret d'annulation de 10 milliards d'euros de crédit. - En juin, la sanction des européennes pousse le président à un coup de poker. - E.Macron: Je dissous, ce soir, l'Assemblée nationale. - Une crise politique qui vient aggraver la crise budgétaire.

C'est au gouvernement de M.Barnier que revient la lourde tâche de redresser la barre des comptes publics. Mais à la rentrée, nouveau coup dur. - Je n'irai pas par quatre chemins.

La 1re vérité, c'est qu'en 2024, le déficit public risque de dépasser les 6 % du PIB. - La France emprunte désormais plus cher que l'Italie, le Portugal ou la Grèce. M.Barnier veut frapper fort et présente un budget à 60 milliards d'euros d'économies. - M.Barnier: Ce freinage est indispensable.

Sinon, on va droit à une crise financière. Je veux l'empêcher pour pour protéger les plus faibles et notamment les épargnants. - La pilule est jugée trop amère.

Après 90 jours, le gouvernement tombe sous la censure du RN et de la gauche. - Y.Braun-Pivet: La majorité requise étant atteinte, la 1re motion de censure est adoptée. - Mais à qui la faute?

En pleine débâcle politique, les parlementaires veulent des responsables. B.Le Maire, patron de Bercy pendant 7 ans, doit tenir tête lors d'un face-à-face tendu. - Ce n'est plus une tempête parfaite et exceptionnelle, mais un ouragan de longue durée. - Il y a eu un dérapage. - "Le désendettement pendant 7 ans a été mon obsession", dites-vous.

Heureusement que vous le dites, car les faits vous contredisent lourdement. - L'ex-ministre de l'Economie n'assume rien. - B.Le Maire: Il n'y a eu ni faute, ni dissimulation, ni volonté de tromperie.

L'ouragan dont vous parlez est lié à 80 % à une erreur d'évaluation des recettes sur laquelle le ministre ne se prononce pas. - F.Bayrou fera-t-il mieux que ses prédécesseurs?

Le jour même de sa prise de fonction, l'agence Moody's dégrade la note de la France. - F.Bayrou: Je n'ignore rien de l'Himalaya qui se dresse devant nous, les difficultés de toute nature, la 1re est budgétaire... - Le nouveau Premier ministre s'est engagé à voter un nouveau budget autour de 5 % de déficit en 2025.

Des promesses, encore, pour espérer durer un peu plus de 3 mois. - L.Sénéchal: Dans "La Tribune Dimanche", on en a appris plus sur l'élaboration du nouveau budget avec l'interview du nouveau ministre de l'Economie, E.Lombard, qui parle d'un déficit un peu au-dessus de 5 %.

Il parle d'augmenter certains impôts. - L.Robequain: E.Lombard est susceptible de rassurer les marchés.

Il a eu des propos qui rassuraient les investisseurs. Plus d'économies et moins de hausses d'impôts. Il connaît bien les rouages bancaires.

Il peut se confronter à un Parlement bloqué, avec une gauche qui refuse toute mesure économique, une droite qui refuse toute hausse d'impôts. Difficile, dans ce cadre, d'économiser 60 milliards. - L.Sénéchal: Question. - N.Bouzou: Tout de suite, non.

Déjà, faire le budget comme l'a fait M.Barnier était très compliqué. Là, c'est encore plus compliqué.

Il faut le faire le plus vite possible. - L.Sénéchal: En repartant du texte élaboré par M.Barnier. - N.Bouzou: On va repartir du budget élaboré par M.Barnier.

Peut-être qu'on va essayer de faire un peu plus de baisses de dépenses publiques et un peu moins de hausses d'impôts... - L.Robequain: Mais F.Bayrou peut rouvrir le dossier des retraites.

C'est la seule économie qui a été faite. Il se dit prêt à négocier pendant 6 mois. - N.Bouzou: C'est très dangereux.

Rouvrir le dossier des retraites ferait courir des risques de crise financière à la France. E.Lombard a été banquier, assureur... - L.Sénéchal: On dit que c'est "un banquier de gauche". - N.Bouzou: On peut être en désaccord là-dessus et discuter.

Mais il connaît bien les marchés financiers. La question n'est pas celle des personnes. E.Lombard est très sérieux.

F.Bayrou, on en parle depuis 15 ans...

Il a été l'une des 1res personnalités politiques à traiter la question de la dette et à prendre le sujet au sérieux. Le problème n'est pas là. C'est que vous n'avez pas de majorité possible au Parlement pour faire autre chose que bricoler.

Dans un monde idéal, on dirait: "Là, on fait un budget sérieux pour réduire un peu le déficit. Ensuite, on a un plan à 2 ou 3 ans, où on va réduire sérieusement les dépenses. A 5 ou 10 ans, on réfléchit à ce qu'est un Etat moderne." C'est parfaitement possible, techniquement.

C'est pour ça qu'il n'y a pas lieu d'être catastrophique sur l'état économique de la France. Mais la situation politique ne permet pas, malheureusement, le scénario idéal dont je parle. - L.Sénéchal: Que signifie faire des économies, A.de Guigné?

Qu'est-ce que l'Etat va chercher, comme argent? - A.de Guigné: Restons dans le scénario idéal.

Beaucoup de pays d'Europe ont été confrontés à la même situation, mais depuis les années 90. La Suède puis l'Allemagne se sont réformés en profondeur. L'Autriche, les Pays-Bas, presque tous nos voisins ont vécu à peu près...

Avec moins de drames comme on aime en faire en France, mais il y a eu ce moment de dire que ça ne va plus, que les dépenses publiques sont trop élevées et qu'il faut les réformer. On peut parler de ce qu'ont fait les autres pays, on sait ce qu'il faut faire. - L.Sénéchal: Quoi, concrètement? - A.de Guigné: Déjà, ça a marché chez eux parce qu'il y avait un consensus politique.

Il y a toujours une minorité contre, mais les réformes Schroder, qui ont été dures, par exemple...

C'est une réforme profonde de l'assurance-chômage, des retraites. L'Allemagne est revenue dessus récemment pour aider un peu plus les retraités. Il y avait un sujet de pauvreté chez les personnes âgées, mais ça s'est passé facilement, à l'époque.

Il y avait des débats, mais un consensus. Les pays du sud de l'Europe se sont réformés dans un moment beaucoup plus contraint. C'est la crise de l'aide souveraine des années 2012.

Ils ont fait des réformes incroyables. L'Espagne est incroyable. C'est le pays avec la croissance la plus forte d'Europe, il est extrêmement attractif. 3 % de croissance cette année.

En France, on est à 1 % et l'Allemagne, en déficit. Il faut s'attaquer à la sphère sociale. En France, on n'ose Toucher qu'à la sphère de l'Etat.

On peut toucher à la sphère sociale sans baisser les prestations. Nos voisins n'ont pas une école...

L'école, c'est l'Etat. Mais ils n'ont pas une santé pire que la nôtre. Ils sont beaucoup plus efficaces.

Ils ont des taux d'emploi plus importants.

Finances publiques : la diète en 2025 ? - Reportage C dans l'air 31.01.2024 — Michel Barnier · Pourquijevote