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Podcast / conversationJournal l'Humanité· 23 février 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

« LFI, c’est un parti anti-France » : Aurore Bergé reprend une expression pétainiste

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Chapitres

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Attaque 80 %Défensif 20 %

Temps de parole

  • ?100 %

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Aurore Bergé

Est-ce qu'on est en train d'assister à un renversement des valeurs, un monde médiatique dans lequel en fait le fascisme serait normalisé et l'antifascisme diabolisé ? On a un peu le sentiment d'assister à ça là depuis 10 jours. LFI est particulièrement euh ciblé. On a même la ministre Aurore Berger qui hier sur l'antenne de C News l'a qualifié d'antifrance. des mots qui se réfèrent au pétinisme. Euh dans le même temps, les néofascismes sont présentés le plus souvent comme de simples euh militant nationaliste. Donc on en parlait avec toi Bruno. Euh montrer peut-être quelques images pour l'ambiance euh du moment notamment ce qui concerne euh la LI. Euh ne soyons pas dupe non plus.

Les attaques contre la LI sont aussi des attaques contre l'antifascisme en général et contre même la gauche en général. D'ailleurs, Orger ne s'en cache pas dans dans son interview où elle parle d'anti de parti d'antifrance. Alors, elle mélange un peu tout. Elle dit elle reproche aussi les critiques faites faites à Israël évidemment.

et elle met un petit peu tout le monde à dit que la France insoumise en fait et passer passer des isées aux actes que comme ils font du bruit à l'Assemblée nationale bah c'est normal qu'à la fin on se retrouve avec des des affrontements violents comme ceux qu'on a qu'on a vu qu'on a vu à Lyon et il dit et d'ailleurs tout le le NFP la jeune garde avait soutenu toutes les listes du NFP y compris du Parti socialiste. Donc voilà, allez hop, met tout le monde dans le même sac.

Évidemment euh la France insoumise euh la première visée, on peut voir cette une de Marianne de la semaine dernière qui épouse cette rhtorique selon laquelle euh les antifascistes, c'est eux les les vrais fascistes parce qu'ils laissent pas parler les gens et regarder en plus il tape euh l'Express qui titre elle et fille danger public. On a presque un petit peu l'habitude de ces de ces une ces dernières semaines, mais là on a un cran supplémentaire euh qui est franchi. Évidemment, il parle pas de il parle pas de nulle part.

On va rappeler quand même qu'il y a un assistant parlementaire donc Jacquie Favot assistant par parlementaire de Raphaël Arnaud qui devait être député de de la France insoumise. Donc cet assistant parlementaire a été mis en examen euh pour le pour le meurtre de Quentin de Rank. Voilà, une fois qu'on a dit ça et qu'on parle aussi des liens entre la jeune garde et la France insoumise, on a l'impression dans certains médias que automatiquement la France insoumise appelle à la violence, appelle à ce genre d'affrontement, ce qui n'est absolument pas le cas. Jean-Luc Mélenchon lui-même a appelé a redit plusieurs fois son opposition euh y compris idéologique euh à la à la violence politique.

D'un côté, on peut dire qu'il y a pas forcément d'examen de conscience qui est fait de la part de la France insoumise et de l'autre côté une diabolisation qui est assez abjecte ce que tu un mot à dire là-dessus. plusieurs mots. Bon déjà sur le ce terme d'anttifrance qui qui est utilisé. Bon alors c'est donc c'est c'est Charles Moras qui utilisé. Donc lui il utilisé pour donc parler des protestants euh pour les des francs-maçons, ce qu'il a appelé les métec donc les étrangers et les juifs. Donc c'est toujours un peu étonnant de de voir ce genre de vocabulaire repris repris.

D'autant qu'en fait c'est pas la première fois puisque Priscno en 2024 avait déjà utilisé ce terme en elle avait décerné à les fill la médaille d'or de l'anttifrance. Donc on voit bien qu'il y a une forme de trouble sur l'utilisation des mots. On a aussi là récemment Martine Vassal qui a nous a ressorti la devise de la révolution nationale du maréchal Pétin en disant que bah c'était c'était aussi sa devise en gros travail famille patrie. Oui. Oui. Puis peu importe qu'on lui qu'on lui rappelle que c'est la devise de Pou c'est la mienne.

Alors reste à savoir est-ce que c'est par ignorance ou alors par un calcul politique vraiment comment dire pas obscur puisque l'idée ça serait de de de de pouvoir récupérer les votes au second dans un second tour dans les municipales à Marseille des électeurs du RN je ne sais pas mais en tout cas sans faire de procès d'intention c'est en tout cas saisissant de voir qu'on peut qu'on peut balancer les des slogans péténistes comme ça c'est là où journaliste, je pense que on peut faire le même constat c'est qu'on a un moment vraiment particulier où en fait on a l'impression que tout se dérègle euh et effectivement les mots ont plus vraiment de valeur.

Et moi, par exle, il y a un truc qui m'attrapé. Je pense que aujourd'hui là si certains médias sont partis voilà comme ça en roue libre sur les nouveaux fascistes ou le danger, c'est aussi parce que je pense que vous en avez peut-être parlé au début avec Thomas mais c'est queen fait au début de cette affaire de Quentin Derit médiatique qui va être en gros qui part du Figaro mais qui après va être repris par les médias bolorés et ensuite les autres médias vont bah reprendre ce récit là et ça et en fait on va être saturé par ça et ce récit médiatique sur la mort mort de sur les sur les circonstances de la mort de de Quentin Der n'est alimenté et et c'est frappant que par une seule source.

C'est-à-dire qu'il y a à chaque fois il y a la source policière, une source policière qui confirme qu'il s'est passé quelque chose sans en dire plus dans tous les papiers et après sur le le détail de l'agression de de ce qui se passe est-ce que c'est en fait le collectif Nemmésis et que des journalistes se posent pas une seule fois la question de savoir est-ce que c'est une source fiable ? Est-ce que j'ai réussi à recouper ces informations ?

Ce n'est pas le cas là dans dans ce n'est pas le cas là pendant les 3 jours et on se rend compte donc on se retrouve avec un seul récit médiatique qui est Quentin des rank et par une vingtaine d'individus voire al j'ai au début on les premiers c'était 40 individus après c'est descendu à 20 et lyché voilà et que et avec l'idée d'un guetapan d'un guet àapan c'estàd que lui n'était là que pour protéger particulier voilà et il n'était là que pour protéger les femmes de Némésis et il a été lâché ement attaqué à 20 au début 40 contre un après c'est 20 contre un et cetera et il faut que il y ait les vidéos du sorties par le cadège enchaîné le mardi puis de BFM TV qui montre que en fait avant cette scène où qui a été filmée où effectivement on voit Quentin et de deux autres de ses camarades au sol tabasser au sol et en fait il y a cette vidéo de sortie par Carl Enché et BFM TV qui montre en fait les minutes d'avant et on voit en fait que il y a un conflit, il y a un affrontement ouvert et d'ailleurs on se pose toujours la question de savoir qui le déclenche entre d'un côté le groupe formé avec les militants de d'extrême droite dontin des rang de l'autre des militants dont des des gens qui qui sont issus de la jeune garde qui s'affrontent c'estàd c'est c'est c'est vraiment un affrontement on le voit bien sur les vidéos ça dure longtemps on voit que d'ailleurs c'est les les militants autour de Quentin des rank certains sont armés de parapluie euh ils sont tous cagoulés tous habillés en noir alors que dans le récit médiatique d'avant c'était les gens de gauche, enfin les les ces militants antifascistes qui établis en noir, en fait, on se rend compte que c'est pas eux.

Et du côté de de des du groupeuscule de de ce groupe d'extrême droite, il y a même quelqu'un qui utilise une gazeuse. Euh donc on voit bien qu'en fait il y a il y a entre le début et maintenant il y a une évolution et c'est normal en fait c'est le principe d'une enquête. C'estàd qu'on commence à en savoir plus. Sauf qu'on dirait que tout le monde est un peu resté sur les trois premiers jours du récit médiatique. Donc on continue à sur à à à rester sur cette idée que il y a en gros des nervis d'extrême gauche qui ont voulu tuer un militant euh non parce que il était nationaliste et que ce militant nationaliste nationaliste était un simple catholique, pacifiste et cetera.

Or, on voit bien que les faits euh euh ne démontrent pas ça. Au contraire, c'est on voit bien que aujourd'hui il y a il y a on a participé à des enquêtes nous, mais les autres médias l'ont fait. On voit bien que Quentin Derit dans un milieu ultra radical, que Quentin Deran euh était euh proche de néonazie et cetera et cetera et que il y a avant qu'il se fasse lycher, il y a bien un affrontement entre deux bandes, un affrontement violent où il y a pas une bande qui essaie de faire un guet àapan sur l'autre.

Mais voilà, il ce récit médiatique a été un peu voilà pas voilà, c'est ce récit médiatique qui a un peu dicté tout le reste et après tout le monde s'est mis à la page par rapport à ce ce récit médiatique du début notamment un récit médiatique du du Figaro qui comme tu disais relait pratiquement exclusivement les infos de Nemmésis. C'est ça. Alors, préciser quand même que c'est très compliqué sur les les deux trois premiers jours d'avoir des informations euh que ce soit la police, que ce soit du côté antifasciste ou on n pas de réponse à ce moment-là. Mais mais même s'il y a peu de source, la rigueur journalistique impose à minima une prise de distance avec ses sources.

J'allais dire en particulier quand c'est un collectif comme Nemmésis mais bon ça a pas l'air de trop gêner le le Figaro quand on voit la teneur de certains autres articles. On pense notamment, vous l'avez sûrement sûrement vu aussi euh euh cet article donc sur le parcours de Quentin Duran qui il me semble que c'est le bastion social qui est qualifié de de de groupe qui fait des œuvres humanitaires quoi. En gros, voilà, c'est on rappelle un groupe néofasciste euh néofasciste, on a l'impression. Donc c'est un terme qui est utilisé par des par des chercheurs qui suivent l'extrême droite radicale. Euh voilà, ça ça montre bien une idéologie, mais on a l'impression qu'on a plus le droit de dire.

On a aussi notre collègue, notre chef même de service politique, Aurélien Soucher euh qui sur France la semaine dernière a parlé a parlé de nazillons, c'est-à-dire de petits nazis. C'est pas forcément le thème le plus adapté mais c'est en lien en tout cas à la mouvance à laquelle Quenton Dean appartenait.

il a eu plusieurs articles contre lui, beaucoup de messages aussi lui reprochant, c'est c'est un euphémisme d'avoir utilisé ce mot euh y compris avec la vidéo du canard enchaîné pour restituer un petit peu les faits ou l'article l'enquête dont tu as parlé Thomas le mailleux aussi tout à l'heure pour montrer les méthodes de Némésis des groupuscules qui eux créent des des guetapans euh des tracnards au groupe anti antifasciste, on a l'impression qu'on a pas vraiment le droit de dire ça, de réaffirmer tout ça parce que il y a eu un mort. Et effectivement, il y a eu un mort, c'est tragique, mais il faut pas être dupe et être très vigilant.

Et euh on sait que que vous l'êtes vous qui qui nous regardez, mais sur euh sur ce qui est en train de de se passer et le fait que l'extrême droite a très bien compris qu'ils étaient là dans une forme d'impunité qui va peut-être prendre fin notamment après la manifestation de samedi qui a pas été si mal couverte médiatiquement. Je voyais des messages tout à l'heure dans le chat qui disaient ça ça fait du bien quand même de voir que même BFM TV montre les images de de Salin nazi. C'est vrai qu'il y a eu ça. Alors c'est pas tout.

On va on va montrer quelques extraits avant, mais voilà, il faut bien avoir conscience que l'extrême droite là euh sait qu'elle est dans une période d'impunité, qui a eu un mort et qui peuvent se permettre des choses euh qui ne pouvaient pas se permettre il y a il y a encore de semaines et encore moins évidemment il y a 5 ans ou il y a 10 ans. Et donc il faut être extrêmement vigilant contre ça. Je vous invite à lire d'ailleurs euh cet cet article de Rachel Garavalcarcel, pardon. Pardon Rachel. Euh pourquoi la lutte antifasciste est plus que jamais d'actualité ?

On a un long article dans lequel on revient sur l'histoire de l'antifascisme mais aussi sur sa sur la nécessité de de réaffirmer ce combat encore aujourd'hui avec plusieurs voix qui nous en parlent. Voilà, je vous invite vraiment à à le lire et pour continuer un petit peu sur sur cette ambiance euh médiatique, montrer deux extraits euh qu'on va commenter avec Bruno, deux extraits sur justement le traitement médiatique de cette manifestation euh de de dimanche de pardon de samedi à Lyon. Tu vas nous commenter ces commentaires aussi. Absolument. Je Bruno. Euh on a d'abord Éric Revel qui lui alors est pas du tout content que comme on le disait sur BFM TV, on a vu des salinas.

Euh Eric Revel qui est l'ancien directeur général si je me trompe pas de LCI et de France Bleue. Donc un ancien patron de de médiia. Alors va l'écouter pour rendre hommage à la mémoire de Quentin et d'ailleurs aux grandes de ces médias biaisés. Hm. Il y a pas eu de dérapage colau. Vous avez vu un seul policier agressé ? Non. Vous avez vu une seule vitrine cassée ? Non. Vous avez entendu euh euh beaucoup de vocifération de mouvement de foule ? Non. Bon voilà, moi je je suis terrifié en tant qu'ancien patron de médias du traitement qui a été réservé à cette manifestation et d'une certaine manière, je mets aussi à la place de la famille des amis de Quentin.

Comment peuvent-ils supporter un traitement médiatique aussi unilatéral ? Voilà donc ça en dit long aussi sur notre époque de voir qu'il y a pas eu apparemment de de rapages colossaux. Euh donc en fait, il parle aussi de de vitrine cassée. H c'est-à-dire que pour eux euh une vitrine cassée ou des affrontements comme il peut y avoir régulièrement avec des des avec des forces de l'ordre sont infiniment plus graves que des salinas, que des insultes racistes, que des insultes homophobes et que de voir toute cette faune néofasciste nazi défiler en toute impunité dans la rue. Donc là, bon, on est sur Europin, chaîne station du groupe Boloré.

On peut s'attendre quand même un petit peu à ce qui est euh à ce qui est ce cloche. Montrer un extrait qui nous semble un petit peu plus grave euh puisqu'il est cette fois sur le service public sur France info. Alors vous pouvez aller retrouver et puis beaucoup d'entre vous l'ont sûrement déjà vu cet entretien absolument lunaire de Léa Balage Mariki qui est qui est député porte-parole du groupe écologiste à l'Assemblée nationale qui a interrogé sur cette manifestation. Je vous montre juste un petit extrait, une petite phrase qui qui en dit jour on a le sentiment que quand il y a l'ultra droite qui défile, c'est calme. Quand il y a l'ultra gauche, il y a à la fin un mort.

Voilà, on s on s'en tient là. Vous pouvez retrouver aussi de toute l'interview qui commence par Mais c'était c'est c'était très calme. Il y a pas eu de débordement en fait. En fait, ça va. C'est on a quand même une atmosphère qui qui qui fait peur. Joan Chaputo nous en parlera certainement mieux que nous dans dans quelques minutes, dans une petite dizaine de minutes si je me trompe pas, un petit peu moins. On va les laisser bientôt s'installer. Euh mais là-dessus, on revenir là-dessus. Euh qu'est-ce que tu en penses Bruno ? Et est-ce qu'il y a un petit peu ce qu'on peut appeler un renversement des des valeurs ?

C'est dire à la fois là, on a une petite phrase qui dure 5 secondes où on a euh l'extrême droite qui donc l'extrême droite, je le rappelle, fasciste nazi qui est présenté comme calme, limite limite comme responsable et de l'autre côté la gauche. Alors, elle dit d'ultra gauche, c'est pas exactement ce qu'elle met ce qu'elle met derrière ce terme-là. Bref, euh l'ultra gauche qui quand elle manifeste, ce qui était pas le casin euh lors de la le soir de la mort de Quentin de Bran, à la fin, il y a il y a un mort. Donc sous-entendu, la gauche est violente, l'extrême droite est gentil ou en tout cas responsable.

Bah le après moi je suis pas le meilleur commentateur de ce qui se passe dans les médias. Moi, mon travail c'est plutôt le le le reportage, mais il y a il y a quand même, je peux livrer un peu mon sentiment, c'est bon déjà, je pense qu'il y a 10 ans effectivement, on aurait jamais eu quelqu'un sur une grande antenne euh dire que dans une manifestation où il y a des gens qui font des Saunasis et qui font des insultes qui qui lâchent des insultes homophobes, des insultes racistes et qui sont ouvertement en fait dans les mouvements néonazient bah finalement c'est pas très grave parce que il y a pas eu de vitrine cassée.

Je pense qu'il y a 10 ans euh il y aurait pas eu cette réactionlà et ça montre effectivement euh ce renversement un peu des valeurs, c'est-à-dire de se dire que effectivement le le le désordre urbain euh c'est plus important que euh finalement la question de du néonazisme, la question du racisme, la question de l'homophobie et cetera que la question idéologique et et et c'est là où je me dis qu'on est peut-être dans une période où en tout cas c'est la volonté d'un Vincent Boloré quand il a des médias comme ça et de de créer un empire qui permet permet de faire des opérations vraiment bulldoires sur tel ou tel fait. On voit bien, c'est européen, c'est news et cetera.

C'est vraiment pour essayer de réhabiliter l'idée que l'ordre c'est plus important que tout, que peu importe l'idéologie, ce qui ce qui va compter c'est l'ordre. Donc effectivement dans cette manif samedi, il y a pas eu de débordement non pas euh parce que ces gens-là n'étaient pas prêts à faire des débordements. Il y a pas eu de débordement parce que déjà il y avait un dispositif policier énorme et deux que ces personnes-là savaient très bien qu' jouaient quelque chose en terme d'image et qui refusaient à tout prix qu' a des débordements.

On en a failli encore une fois je je on en a parlé tous les deux mais à un moment donné il y a il y a un contre manifestant qui a à deux doigts de se se faire passer à tabac par 15 20 personnes.

Donc donc ça c'est le le premier élément il y a 10 ans je pense qu'on aurait pas eu eu ça et l'autre effectivement c'est la question de l'utilisation des mots où on est dans un moment un peu très enfin voilà c'est c'est devenu une tarte à la crème de le dire mais hor William c'estàd que les mots n'ont plus aucun sens et effectivement c'est marrant parce qu'on a eu une période il y a allez 7 ans 8 ans où la presse était vraiment dans le fact checking c'estàd on a vu les sorts des vérificateurs et cetera et peut-être que en contre rééaction on est dans quelque chose Hm'd et peu importe et on lesemble peu importe la véracité des euh de de des faits quoi.

Et quand cette journaliste dit bah voilà quand il y a une manifestation d'ultra gauche, il y a un mort mais elle est dans un truc complètement dément puisque c'était pas une manifestation euh c'est un affrontement qui conduit à un mort. Enfin, on est voilà, elle tort totalement la vérité derrière. Est-ce que c'est pour faire réagir son invité qui est une qui qui a LFI ou alors c'est parce que derrière effectivement elle pense que effectivement dès qu'il y a une manifestation d'ultra gauche euh ou d'extrême gauche et ben il y a un mort.

Je j'arrive pas à savoir mais c'est vrai qu'on est dans une période quand même euh alors moi je je pas flippant je dirais mais en tant que journaliste, c'est étonnant, c'est que des fois en fait les faits n'ont plus de prise. On est dans un un moment où les faits n'ont plus de prise. Et sur la question des mots, vous pouvez aussi voir un article de de France info qui explique pourquoi il ne parle pas de de néofasciste ou de ce genre de ou même d'ultranationaliste pour pour Quentin de Rank et ses amis. Et euh donc ils ont tout un article qui explique pourquoi il parle d'identitaire.

alors même que il n'a jamais fait partie de groupes identitaires mais de groupes nationalistes révolutionnaires donc néofascistes mais eux voilà ça leur passe pas de problème. Et parmi les sources il y a une petite dizaine de sources parmi lesquelles valeurs actuelles. le service public se repose notamment sur valeurs actuelles pour décider de quel mot doit utiliser ou non et pas sur les sur les chercheurs des gens qui travaillent sur la That's