RN : De l’eau dans le gaz entre Marine Le Pen et Jordan Bardella - Le 5/5 de Lorrain Sénéchal
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
- A.-E.Lemoine: Merci.
C'est le 5/5 de L.Amar. M.Le Pen chahutée en Nouvelle-Calédonie. - L.Amar: Ca devait être une réunion publique comme M.Le Pen en anime des dizaines chaque année, mais celle d'hier a déraillé.
La cheffe des députés RN est en Nouvelle-Calédonie avec une délégation d'élus de son parti. Elle a rencontré des habitants sur le thème de l'indépendance de l'île et leur a exposé son plan: organiser une nouvelle consultation d'ici 40 ans, geler les réformes institutionnelles d'ici là. Voilà comment elle a été accueillie. - Vous nous donnez des leçons comme si vous connaissiez la Nouvelle-Calédonie.
Vous ne connaissez pas. Ce que vous dites est faux. - M.Le Pen: Si vous connaissiez tout, pourquoi on est là? - Ca fait des années qu'on essaye et qu'il n'y a pas de solutions. - L.Amar: M.Le Pen demande à E.Macron de l'inviter à la table des discussions concernant l'avenir de l'archipel.
La présidentielle, M.Le Pen en a également beaucoup parlé. Une phrase en particulier n'est pas passée inaperçue.
C'est ce tacle adressé à son dauphin, J.Bardella, au moment d'expliquer pourquoi il n'était pas avec elle cette semaine. - M.Le Pen: Je ne suis pas sûre que Jordan connaisse très bien les problématiques de la Nouvelle-Calédonie.
On partage nos talents. - J.Bardella: Elle est investie sur ce sujet et impliquée sur cette question depuis longtemps.
Elle est aujourd'hui la mieux placée pour représenter notre mouvement dans ces consultations. Mais je vous rassure, je connais très bien les dossiers ultramarins, notamment le dossier de la Calédonie française. - L.Amar: Le Pen-Bardella, la guerre est-elle déclarée?
La 1re calme le jeu ce matin et maintient qu'elle sera la candidate du RN en 2027. - M.Le Pen: Je reviens de Nouvelle-Calédonie en connaissant beaucoup plus précisément un sujet qui évolue de jour en jour et même d'heure en heure.
Ce n'est pas du tout un tacle. Je réitère ma confiance totale dans le travail de Jordan. - Vous vous préparez toujours pour l'Elysée et lui toujours pour Matignon? - M.Le Pen: Exactement.
Je suis convaincue que je serai candidate. Je persiste à avoir, quelque part, dans le coeur, un tout petit peu de confiance dans la justice. - L.Amar: On rappelle que M.Le Pen a été condamnée à une peine d'inéligibilité dans l'affaire des assistants parlementaires du RN.
Le procès en appel aura lieu en 2026. T.Breton, quand vous entendez M.Le Pen dire qu'elle sera candidate, pour vous, c'est de la méthode Coué? - T.Breton: Pour elle, il était devenu urgent de dire qu'elle existe.
C'est toujours pareil. Je ne jette la pierre à personne, mais on a quand même des partis qui ont une vision assez simpliste du monde et de ce qu'il faudrait faire. Lorsqu'ils sont au pouvoir, on voit ce que ça amène.
Le monde n'est pas simple. Le monde est compliqué. Il faut de l'expérience.
Elle le rappelle à J.Bardella, mais ça vaut pour elle aussi. Ca ne s'improvise pas.
C'est un parcours de vie. Il faut être passé par des étapes. Les Français, comme, du reste, les Européens, on le voit élection après élection, bien sûr qu'on est sensible aux discours simplistes, mais derrière, le monde est devenu tellement compliqué, tellement dur que je pense que beaucoup vont réfléchir, y compris par rapport aux solutions simplistes proposées en particulier par M.Le Pen et son parti. - A.-E.Lemoine: L'Assemblée nationale a voté cette semaine la suppression des ZFE. - L.Amar: Elles visaient à restreindre la circulation des véhicules les plus polluants.
Ses partisans y voyaient une nécessité écologique. Ses détracteurs dénonçaient une injustice sociale. Ils ont eu gain de cause.
L'article de loi supprimant les ZFE a été largement adopté par des élus du RN, des Républicains et même de LFI. A l'origine, ces ZFE étaient une proposition issue de la Convention européenne pour le climat. Le ministre des Transports reconnaît qu'ils sont allés trop vite. - Les Français n'étaient pas prêts.
Le parc automobile n'était pas suffisamment électrifié, suffisamment accompagné. Les transports en commun ne sont pas assez développés dans notre pays. On a mis la charrue un peu avant les boeufs.
C'est la raison pour laquelle on se retrouve dans cette situation où des Français se sentent lésés. - L.Amar: Le problème de ces ZFE, c'est qu'elles excluaient de leur périmètre les véhicules les plus anciens, obligeant les automobilistes à changer de véhicule pour se rendre dans les centres-villes. - P.Cohen: C'était déjà prévu. - C'est magnifique.
C'est bien. On va rouler au diesel, comme avant. - Ca limitait vos déplacements avant la suppression? - Totalement.
C'est une grande joie et un grand soulagement. - L.Amar: La suppression de ces ZFE a provoqué la colère des Ecologistes, qui étaient prêts à compenser les automobilistes lésés mais pas à abandonner les principes.
C'est ce qu'a dit le candidat vert à la Mairie de Paris. - Je suis très en colère par rapport à ce vote et à l'inaction du gouvernement sur le sujet. Ce qui a été voté est une décision, un vote criminel.
La ZFE, c'est un outil pour préserver la santé de nos concitoyens et concitoyennes, en particulier, et c'est ça l'ironie de l'histoire, les plus pauvres. - P.Cohen: C'est dommage que les députés Ecologistes n'étaient pas à l'Assemblée.
Ils ont séché le vote. - L.Amar: Ce vote aura des conséquences sur le budget de l'Etat.
Le plan de relance pourrait être remis en cause. Ca représente 3 milliards d'euros cette année et 6 pour l'année prochaine. - A.-E.Lemoine: En Argentine, le procès de la mort de Maradona s'est terminé lundi. - L.Amar: C'était le procès le plus médiatisé depuis un demi-siècle.
Il a été déclaré nul après des mois d'audience. L'une des magistrates de l'affaire a été récusée par le président du tribunal pour avoir participé à un documentaire sans en avoir eu l'autorisation. Un nouveau procès devra donc avoir lieu avec d'autres juges.
On ne sait pas quand. Ca pourrait prendre des mois. D.Maradona, légende du foot argentin, est mort en 2020.
Les conditions de son décès doivent être éclaircies par la justice. Il y avait eu des dizaines de milliers de personnes dans la rue pour partager leur tristesse face à sa disparition. - L.Amar: Sur le banc des accusés, on trouve 7 professionnels de santé dont les éventuelles négligences auraient entraîné le décès de Maradona.
Son coeur s'est arrêté alors qu'il était déjà hospitalisé depuis 15 jours pour une intervention neurochirurgicale qui s'était bien passée. Les médecins ont-ils commis des erreurs et auraient-ils pu éviter le pire? C'est ce que disent sa famille et ses avocats. ... - L.Amar: Comme beaucoup d'Argentins, vous êtes aussi frustré de l'arrêt de ce procès?
Vous voulez la vérité? - O.da Fonseca: Oui, mais sa vie et sa mort ont toujours eu des travers et des revers.
On n'arrive jamais à comprendre quoi que ce soit. - A.-E.Lemoine: Un élu municipal se déguise en L.de Funès pour faire la circulation. - L.Amar: Il y a beaucoup d'infos dans cette phrase.
Je vous présente Christian, adjoint au maire de Peypin, à côté de Marseille. Il est en charge des festivités. Quand il termine sa journée, on le retrouve dans la rue, habillé du costume d'un personnage de L.de Funès. - Qu'est-ce qui se passe?
L'aile ou la cuisse! Ce n'est pas possible! Il imite L.de Funès. - L.Amar: Il explique qu'il fait ça pour perpétuer l'héritage de L.de Funès et le faire connaître aux plus jeunes ainsi que pour amuser les habitants de Peypin.
Visiblement, ça marche. - C'est la star du village quand il y a des festivités. - La tenue lui va, tout lui va.
Il était fait pour ça. - L.Amar: Il y a quelques semaines, ce sosie n'était connu que dans sa ville.
Mais il s'est donné en spectacle sur la Croisette. Pendant le Festival de Cannes, sa notoriété a explosé. - A.-E.Lemoine: Patrick l'a croisé. - P.Cohen: Je l'ai croisé croisant une patrouille de gendarmes en leur disant que ça allait bien se passer et en les mettant à l'écart. - A.-E.Lemoine: Il faisait la circulation, y compris sur la Croisette, à Cannes.
Je ne sais plus où on en est au niveau du temps.
Jordan Bardella