#Direct 🔴 Matinale spéciale : 95ème Congrès des Assises des Départements de France à Reims
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33OuverteRéponse directe
En pleine colère sociale et examen du budget, les départements reprochent au gouvernement de leur faire les poches. Comment vous prenez cette situation ?
- 1:16OuverteRéponse directe
Dans quel état d'esprit êtes-vous ce matin face à cette colère sociale ?
- 1:56OuverteRéponse directe
Comment vous sentez-vous la journée de demain ? Comment cette colère peut-elle s'exprimer ?
- 2:35RelanceRéponse partielle
Est-ce que les réponses du gouvernement sont à la hauteur selon vous ?
- 3:16OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous du gouvernement face à cette situation ?
- 4:37RelanceRéponse partielle
Comment justifiez-vous l'absence du Premier ministre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:16Fait
« aucune réforme de fond. L'État a continué euh à dépenser à à alimenter alimenter des dépenses qui aujourd'hui nous conduisent dans une situation qu'on avait dénoncé. »
- 3:57Chiffre
« pour les départements en 3 ans, on augmenté de 3 milliards et demi la dépense sociale. »
- 4:37Fait
« Jamais, je vous le dis, on a autant recentralisé, reconcentré que sous le président Macron. »
- 5:54Fait
« on nous a chargé, on nous a chargé sur le social. On n pas revisité notre système social. »
- 6:33Fait
« Les collectivités ne sont pas responsables du déficit public. Faut arrêter avec cette thèse de pointer du doigt les gestionnaires locaux qui seraient dispendieux pendant que l'État lui aurait fait tous les efforts. »
- 7:11Fait
« Regardez la situation des Ardenes, la situation d'Eline, la situation Gironde. »
- 7:53Chiffre
« je vais vous le dire, moi je dois sortir 18 millions d'euros dans mon département pour le redonner à l'État. »
- 8:33Fait
« il me expliquait que de toute façon circuler, il y a rien à voir sur le prélèvement. »
- 9:12Fait
« le prélèvement d'un milliard 8 allait régler le problème du déficit public français qui est d'abord le fonctionnement même de notre état. »
- 11:06Fait
« on va par les décisions de taper sur les collectivités locales, on va aggraver les fractures, on va aggraver la fracture territoriale et on fait de l'agrégat de mécontentement. »
- 11:45Fait
« 200 millions c'est 200 millions parce qu' je crois que Gérard Lar parla de 150 millions c'était vraiment c'est là encore enfin on a vigue enfin c'est j'ai jamais connu ça. »
- 12:24Fait
« il dit "Non, non, c'est moi qui vais gérer, c'est moi qui prend les 200 millions." Enfin sans dialogue. »
- 49:23Fait
« 2 minutes, c'est des pourcentages énormes de chances de survie en moins pour les victimes. »
- 50:08Chiffre
« Le gouvernement a inscrit cette mesure dans son projet de loi de finance de 2027, ce qui pourrait dégager 200 millions d'euros sur 5 ans. »
- 50:51Jean-Luc GlaiseFait
« Nous avons besoin effectivement de moyens supplémentaires à la fois pour des recrutements de sapeurs pompiers, à la fois pour améliorer encore le matériel. »
- 50:51Jean-Luc GlaiseFait
« Nous avions subi des incendies en 2022. Il y a eu beaucoup d'efforts qui ont été faits, certains d'ailleurs via des aides de l'État, notamment le pacte capacitaire pour du renouvellement de matériel. »
- 51:32Jean-Luc GlaiseFait
« Nous avons formé nos sapeurs pompiers professionnels de des milieux urbains au feu de forêt et nous avons développé un centre de formation qui aujourd'hui est une référence nationale sur les incendies résineux et les feux souterrains. »
- 51:32Jean-Luc GlaiseFait
« Il faut désormais considérer que ce qui est hors norme cette année sera la norme très probablement en 2050. »
- 55:28Florence DabinFait
« Nous avons mis énormément de moyens financiers ces dernières années parce qu'on a vu l'évolution climatique. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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entier en tout cas dans les années 90. Pour ça que lorsque j'entends des hommes et des femmes politiques parler de communautarisme, je dirais juste que si communautarisme il y a, c'est vous qui l'avez créé et vous continuez à l'entretenir. Grinier, la fabrique de la banlieu aujourd'hui à 18h30 sur publicsena et sur publicsena.fr. faire.
Bonjour à tous. Ravi de vous retrouver ici en direct de Rein dans la mar où se tiennent les assises des départements de France. en pleine colère sociale, en plein examen du budget au Parlement, les départements reprochent au gouvernement de leur faire les poches. Il demande des explication à Sébastien Lecornu qui ne sera pas présent pour conclure ce rendez-vous comme il est de tradition, ce qui accentue un peu plus la colère des élus. On est ensemble pour une matinée spéciale. On suivra les temps forts de la clôture de ce 95e congrès et durant cette première heure. Deux temps forts à retenir dans 30 minutes le débat politique entre trois présidents de région. Et pour commencer, nous sommes avec François Sauvadé. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Vous
êtes le président du département de la Codor. Vous présidez l'Assemblée des départements de France. Euh des assises qui, on le disait euh se tiennent en pleine colère sociale. On est à la veille d'une grande mobilisation euh dans le pays. Dans quel état d'esprit êtes-vous ce matin ? Ben écoutez, d'abord extrêmement inquiet. Vous voyez bien, on est la veille de d'un appel au retour des gilets jaunes, la jeunesse qui était dans les rues et qui a témoigné d'une d'une inquiétude. On est dans un climat très anxiogène, hein, une situation internationale tendue, ses conséquences en France, euh une incompréhension, une sorte de sentiment aussi d'impuissance à régler leurs problèmes qui éprouve beaucoup de Français. Donc oui, c'est une situation de tension qu'on n'avait pas connu si ce n'est
pendant la première crise des gilets jaune qui témoigne aussi un malaise profond, une précarité montante, des gens qui ont du mal à à vivre tout simplement, à faire le plein d'essence, qui ont du mal à aller faire leurs course et qui se disent "Mais comment on peut en arriver là ?" Vous vous venez d'un département rural, La Codor et évidemment vous connaissez ces territoires, vous les sillonnez. Comment vous la sentez la journée de demain ? Comment elle peut s'exprimer selon vous cette colère ? Bah, j'espère que la colère ne s'exprimera pas par la violence parce que quand les personnes ont le sentiment qu'il n'y a pas de réponse et puis qu'il y a aussi, il faut bien dire, un peu d'agitation politique, moi je j'ai plusieurs fois dénoncé la position de
Éfi qui a tisé colère, qui qui électrise le débat public et qui le rend qui avec une violence de mots qui attent les haines aussi parfois. Et donc vraiment, je crois que il faut vraiment que chacun la colère du peuple est l'appel à la responsabilité, la colère du peuple est l'appel à des réponses sans quoi évidemment elle s'accélérera et n'oubliez pas n'oublions pas que nous sommes à à 6 mois des présidentiels et avec son là réponses selon vous elles sont là. Est-ce que le gouvernement répond suffisamment ? Alors il y a la colère mais il y a particulièrement les mobilisations de la jeunesse. On va en dire un mot. Est-ce que selon vous les réponses sont à la hauteur ? Je je crois pas que les réponses du gouvernement euh soient à la hauteur parce qu'on a trop attendu. Euh enfin franchement,
qu'est-ce qui s'est passé dans 10 ans ? Moi, je revendique un droit d'inventaire euh de ce qui s'est passé en 10ant en disant aucune réforme de fond. L'État a continué euh à dépenser à à alimenter alimenter des dépenses qui aujourd'hui nous conduisent dans une situation qu'on avait dénoncé. Rappelez-vous, il y a 4 ans ici, je disais il faut arrêter faut arrêter de de faut arrêter cette explosion de la dépense sociale. Songez que pour les départements en 3 ans, on augmenté de 3 milliards et demi la dépense sociale. Donc il y a un moment donné, il faut que tout le monde fasse preuve de responsabilité. Moi, j'attendais du gouvernement qu'il le réduise la dépense au lieu de la constater et ensuite de venir chercher de l'argent dans les poches des Français parce que c'est un
peu le cas de ce qui va se passer dans les entreprises ou venir chercher l'argent dans les poches des des départements et des collectivités. Donc je trouve qu'il y a eu là un manquement, je le dis simplement. On augmenté la dette de 1600 milliards. Alors, je veux bien croire qu'il y a eu des épisodes. On a tous soutenu le gouvernement lorsqu'il a pendant la COVID, il est venu en aide aux entreprises. C'était légitime. Mais après, on a continué comme avant. Et donc continuer comme avant, tout a duré trop longtemps. Ben bien sûr, ça a duré trop longtemps. Il fallait revenir et puis qu'on ait un dialogue franc sur comment on fait dans un pays pour alléger le poids de l'État qui est devenu de plus en plus préignant. Jamais, je vous le dis, on a autant recentralisé, reconcentré que
sous le président Macron. Jamais on a autant dépensé et jamais il y a eu autant d'insatisfaction. C'est ce problème là qui nous est directement posé qui sera posé d'ailleurs au candidats au présidentiel. Et on va revenir sur ce sujet, sur cette question des finances. Mais vous attendiez des réponses du gouvernement, vous attendiez Sébastien Lecornu, vous lui avez demandé de venir qu'il vienne s'expliquer devant les départements, il ne sera pas là ce matin. Comment vous prenez le fait que le premier ministre ne vienne pas conclure vos assises comme il est de traduction ? une erreur politique. Vous savez quand on a on peut pas se mettre à dos les collectivités, tous ceux qui pensent qu'on va faire le destin français en se mettant à dos tous les élus locaux qui vivent au milieu de
nos compatriotes qui sont là pour tenir le pays. Comment voulez-vous que ça marche ? Donc j'attendais à ce qu'ils viennent oui s'expliquer, nous dire pourquoi il était en train de nous de nous prélever plus de 1 milliard 8 à un moment donné où nous sommes déjà au bord de la faillite. Mais là, il s'est mis à dos les présidents de département, il s'est mis à dos les élus département. Pas lui qui s'est mis à dos. Mais en ne venant pas s'expliquer en en j'ai découvert j'ai découvert madame le budget de la France comme tout le monde lorsqu'il était présent au Parlement. Nous n'avons eu aucun échange. Ça fait des mois et des mois que j'alerte. J'ai vu le premier ministre au mi-juillet, il était conscient, il est conscient de la situation des difficultés des départements. Nous avons fait des
économies considérable. Simplement l'explosion de la dépense sociale est telle qu'aujourd'hui elle représente 70 % de nos budgets là où les représentaient 30 % et en même temps les pompiers nous attendent pour renforcer le financement des 10. En même temps, on nous attend pour aller refaire les routes. Les la Fédération nationale des travaux publics est très inquiète. L'investissement a baissé d'un milliard et demi. On est à l'os. Que voulez-vous ? et on continue. On nous a chargé, on nous a chargé sur le social. On n pas revisité notre système social. Et donc aujourd'hui et on vient chercher un milliard 8. Mais je vais vous le dire, moi je dois sortir 18 millions d'euros dans mon département pour le redonner à l'État. Les collectivités ne sont pas responsables du déficit public. Faut
arrêter avec cette thèse de pointer du doigt les gestionnaires locaux qui seraient dispendieux pendant que l'État lui aurait fait tous les efforts. Mais enfin c'est complètement injuste et incompréhensible. Comment ça performance ? C'est de nous mettre tous en colère. Mais justement et et je vois que vous êtes très en colère ce matin, mais comment il a justifié le fait de ne pas venir ? Qu'est-ce qu'il vous a dit ? il vous a appelé madame Gatelle viendra la ministre, elle nous a expliqué que voilà compte tenu de la situation effectivement la veille du des gilets jaunes des jeunes qui étaient dans la rue l'aggat des colères et puis plus les cyberattaques mais enfin il y a un moment donné faut quand même bien qu'on dialogue dans ce pays on peut pas opposer les collectivités locales les
pointer du doigt sans cesse alors que j'ai [raclement de gorge] j'ai même apporté les preuves de notre situation on a créé datage et des données qui montrent que la dégradation est telle que des départements sont en quasi faillite. Regardez la situation des Ardenes, la situation d'Eline, la situation Gironde. Moi-même qui fait des effort de gestion considérable aujourd'hui, je ne sais pas comment je vais financer ce que l'État me demande. Et et en plus, écoutez bien, comme si la situation s'était améliorée, non content de nous prélever deux fois plus que ce qu'on a prélevé les années passées, mais non content de ça, le fond d'aide aux départements les plus fragiles quasiment supprimé. On fait comment ? Pardon Fran parce qu'on on va en parler évidemment
de tous ces sujets. Mais pour finir sur Sébastien Lecornu, vous êtes en colère ce matin, vous les présidents de département sont en colère. Mais comment vous allez l'exprimer cette colère ? Est-ce qu'il va y avoir quelque chose, un signe de manifestation au moment de l'arrivée de de Françoise Gat par exemple ? Je suis pas dans la posture. On est tous on est tous des élus responsables. J'ai moi-même exercé des responsabilités gouvernementales. On va pas s'amuser à à faire de l'agitation et à sefiser. C'est pas ça le sujet. On a vu dans d'autres congrès des élus tourner le dos par exemple qui vont manifestir. Est-ce que ça pourrait être le cas ? Bien sûr ça peut être le cas. Mais en tout cas je vous le dis moi j'ai appelé j'ai appelé à la responsabilité. Je vais
dire clairement, puisqu'il n'est pas là, je vais vous le dire, je m'adresserai directement à lui. Je pense que d'ailleurs avec les médias, avec les moyens de communication que nous connaissons, les réseaux sociaux, je pense qu'il entendra ce que je vais lui dire. On retransmettra votre discours en direct. Par contre, par contre, ce que j'aimerais bien, c'est que lui explique. Il nous a écrit, regardez la méthode, je vous dis, je il y a eu aucune discussion sur le budget, aucune avec département de France, aucune présentation des mesures sur le budget. Et en plus, on nous envoie une lettre hier soir en me disant "Écoutez, voilà monsieur le président, monsieur les présidents de département puisque moi je l'ai reçu comme président de Côte d'Or, il me expliquait que de toute façon
circuler, il y a rien à voir sur le prélèvement. On est dans une situation difficile donc ça d'abord on discute pas alors que c'est l'essentiel du problème du prélèvement qui est opéré pour soi-disant résorber le déficit public comme si le prélèvement d'un milliard 8 allait régler le problème du déficit public français qui est d'abord le fonctionnement même de notre état. Et la deuxième chose qui me dit je veux bien ouvrir le débat notamment pour le financement du vieillissement de la population sur une part en je pas rentrer dans la technique mais sur une part de CSG il dit on en parlera au Parlement simplement au moment même où il nous écrit ça l'Assemblée nationale refusait d'ouvrir une part de CG pour les départements au motif qu'on sait pas comment ça allait le gérer enfin on est
dans permettez-moi de vous le dire on est dans un monde de fou les Français le ressentent et aujourd'hui nous le partageons tous mais il a prévu de vous rencontrer. Est-ce qu'il vous a donné rendez-vous le premier ministre ? Oui, alors c'est un rendez-vous par courier. Donc j'ai j'ai vu que c'était mi-novembre. J'ai pas m'a pas fixé leur parcour invite à Maton. Il nous invite à Matignon. Je je n'en connais pas le format. Vous irez bah écoutez moi j'ai j'ai jamais refusé le dialogue. D'ailleurs, j'ai lancé une main tendue puisque j'avais demandé au premier ministre que lui-même vienne nous expliquer pourquoi il avait pris ses décisions et quels étaient leurs effets attendus pour qu'on lui dise quelles être les conséquences notamment sur l'investissement.
Mais ça vous surprend de ça à Paris. il était président de département pendant longtemps. Ilir vos problématiques. Pens je pense qu'on a un problème systémique en France. Je pense que je pense qu'on a trop attendu et qu'on est aujourd'hui au au au bout du chemin. Au bout du chemin. On voit bien que la dette continue de croître. La dette continue de nous coûter de plus en plus cher. Les taux d'intérêt des Gringoles, vous l'avez vu, on a un spray avec l'Allemagne différence de de plus d'un point et demi. Donc on sait pas où ça va s'arrêter. Donc euh on on a on a laissé filer les choses au point que aujourd'hui on a la dernière minute en dernière limite. Mais le problème c'est que on va par les décisions de taper sur les collectivités locales, on va aggraver les fractures, on va aggraver
la fracture territoriale et on fait de l'agrégat de mécontentement. Les pompiers savent, je suis à la Fédération nationale des sapeurs pompiers, ils savent que nous ne pourrons plus les aider, nous ne pourrons plus investir. Imaginez un peu les 200 millions supplémentaires, c'est l'État qui dit "Je vais les prendre pour moi, c'est moi qui les distribuerai." Bon enfin faut faut on est dans dans l'incompréhension la plus totale. Le président juste pour préciser parce que sur le financement des 10 vous demandez vous une réforme du financement des 10 les centres des services départementaux d'incendie et de secours. Sébastien le cornu flèche 200 millions c'est 200 millions parce qu' je crois que Gérard Lar parla de 150 millions c'était vraiment c'est là encore enfin on a
vigue enfin c'est j'ai jamais connu ça. La veille c'était 200 millions la veille du Congrès. Le matin du congrès, c'était 150. L'après-midi du congrès des pompiers, c'était 200 à nouveau. Enfin, vraiment, c'est donc entre 150 et 200 millions. Mais au lieu de au lieu de le fléch au lieu de le flécher directement sur les 10 et donc sur les départements, c'est fléché sur l'État. C'est ça. Absolument. Absolument. J'ai d'ailleurs eu le ministre de l'intérieur. Je lui ai dit "Écoutez, il faut absolument nous accompagner. On a connu un été caniculaire. Il y a des attentes des pompiers avec des incendies d'une violence inouie qu'on avait jamais connu et je lui ai dit il faut vraiment accompagner les départements qui sont exang et qu'on veut en plus fonctionner
pour financer les services département d'incendie et de secours notamment en équipement. On a besoin aussi d'équipement aérien et nous étions tous d'accord sur ce sujet. simplement au lieu de au lieu de nous le confier pour que département par département on adapte la réponse au risque incendie, au couverture des risques d'inondation et cetera, il dit "Non, non, c'est moi qui vais gérer, c'est moi qui prend les 200 millions." Enfin sans dialogue. Donc c'est un signe de défiance envers les départements. Non, mais c'est même c'est une gestion incohérente. Vous savez, j'emploie quand j'ai employé pour la première fois ici même à Reince les mots d'incompréhension et de colère. Bon, je je l'ai pas fait, j'ai conscience de la gravité de la
situation, mais laisser continuer de laisser filer cette idée selon laquelle les collectivités locales seraient serait auraient laissé filer eux-mêmes leurs dépenses qui fragiliseraient la situation du du de la France. C'est un non sens, c'est une faute politique. Le les les toutes les collectivités ont tenu bon. Nous avons fait des efforts, nous avons été de toutes les crises. Même en ce moment, nous nous sommes solides au côté des plus fragiles. On a tenu le pays quand tout vacillait, y compris dans la crise des gilets jaunes. Et et moi le vrai problème, c'est le fonctionnement de l'État. Il ne s'est pas réformé. L'État ne fait pas aujourd'hui d'économie. C'est une part d'impôt des deux entreprises qu'on qu'on
ne fera plus, qu'on ne fera plus. Et puis on va chercher l'argent dans la poche des Français et dans la nôtre. Sauf que le gouvernement dit l'effort demandé à l'État est plus important que l'effort. Pas du tout. Il a même écrit l'efforts serait quatre fois plus supérieur à l'État. Qu'est-ce qui a changé ? Qu'est-ce qui a changé dans l'État ? Quelles sont les économies ? Les agences, le fonctionnement, les agences nationales du sport, le ministère des sports, est-ce qu'on a réformé quoi que ce soit dans ce pays ? Mais par contre, on a recentralisé. C'est un échec de la recentralisation. C'est un échec d'un état omnipotent qui n'a pas réussi à maîtriser sa dépense. Nous ne sommes pas, nous sommes le seul pays dans dans l'environnement européen notamment qui a
recentralisé au moment où il fallait décentraliser. Décraliser, ça veut dire quoi ? Ça veut dire rapprocher les centres de décision au plus près de nos compatriotes qui ont le sentiment aujourd'hui que quoi qu'on fasse, quoi qu'on dise, il n'y a plus de capacité à répondre à leurs problèmes. C'est un c'est un c'est un vrai problème démocratique. Et donc d'ailleurs, c'est la raison pour laquelle c'est ce matin, je vais on a on doit passer cette période mais c'est pour 6 mois, les candidats sont déjà sur la ligne de départ. Qu'est-ce que c'est avec des propositions parfois qui ressemblent à la foirefouille. Euh, j'ai vu euh on veut redécouper comme c'était le problème des Français de redécouper. Les Français se moquent de savoir qui fait quoi. Ce qu'ils veulent qu'on
réponde à leurs difficultés. Donc euh moi, je vais leur dire ce matin une adresse. Une adresse, c'est que il faut qu'ils s'engagent sur un nouveau fonctionnement français. D'abord, réinterroger notre modèle social qui est à bout de souffle. Mais de quelle manière ? De quelle manière ? Ben écoutez, d'abord on ne peut pas on peut pas continuer sur ce train de dépense. Il faut qu'on se recente sur l'essentiel. Qu'est-ce qui est essentiel ? D'abord le vieillissement de d'abord nos jeunes. D'abord nos jeunes, on est dans un monde oxiogène, il faut les écouter, les entendre, les accompagner, revoir ces parcours sub dont tout le monde sait que ça dysfonctionne. Demander à des jeunes de faire des choix à 13 14 ans au moment de l'adolescence plutôt que de les accompagner dans leur
dessin. On a aussi à travailler vraiment sur tout notre système social. On a des ARS, on a un système administré, on a créé des ARS, des agences régionales de santé qui passent leur temps à compliquer la situation. Il faut simplifier les circuits, il faut décomplexier, arrêter la norme. Les normes nous coûtent une fortune. On a passé plus de temps, on passe plus de temps à contrôler l'action des uns et des autres plutôt que de se dire comment allons-nous répondre au problèmes défens. Mais par exemple, sur le modèle social, vous une grande partie de vos dépenses sont liées au au aux prestations sociales, notamment au RSA. Est-ce que pour vous il faut revoir les critères du RSA ? Bien sûr, mais bien sûr et revoir même la conception du RSA aujourd'hui parmi les bénéficiaires de revenus de
solidarité active, j'ai des personnes qui devraient être en retraite. L'un de mes collègues m'a dit "J'ai une personne qui a 80 ans qui touche le RSA, faut pas revisiter. La méthode même de de suivi d'accompagnement pour avoir un juste droit, il faut que j'aille voir la CAF qui veut pas me délivrer les données pour savoir si oui ou non la personne y a droit. Je voudrais qu'on nous confie l'instruction des dossiers et le versement des dossiers. Vous savez combien ça coûte le RSA en France aujourd'hui ? 12 milliards d'euros. D'ailleurs, je vais rappeler les chiffres au premier ministre quand il nous dit euh allez-y, vous contribuez à un effort qui est supportable. C'est c'est faux. 12 milliards d'euros le RSA, 4 milliards d'euros le handicap financé même pas à 30 %. Euh nous avons la même
chose pour le pour la pas l'autonomie. euh l'autonomie, nous ne sommes financés qu'à hauteur de même pas de 40 %. Et on nous laisse bien seul parce que on nous impose toujours plus de dépense. Donc je pense qu'il faut décentraliser, confier la gestion des ÉPADES en direct avec euh avec la fusion, ce qu'on appelle les sections au département, qu'on arrête ces cette espèce de dégringolade permanent. Songez qu'en France, on a un ministère des sports qui n'a même aucun moyen financier et puis à côté, on a créé une agence nationale du sport. Mais mais concrètement la situation financière des départements pour pour les Français, est-ce que par exemple vous pourriez être en mesure de ne plus verser ces prestations sociales, de ne plus les financer ? Bien sûr. J'ai Vous avez entendu
Lesonnes qui a annoncé que avec le prélèvement qui est annoncé mais d'ors et déjà il n'est plus en capacité de financer notamment le RSA. Il arrête de financer le RSA. Voilà situation dans laquelle nous sommes. Et lorsqu'on pose le problème, combien de départements sont dans ce cas ou pourrai être dans ce cas ? Écoutez, moi je je pense que en l'état actuel des choses, nous avons une Moi, je prends les les les chiffres de la Cour des comptes comme ça, on arrêtera les polémiques du c'est vrai, c'est pas vrai et cetera. Il faut il faut qu'on soit bien au clair sur les données. Actuellement, nous avons une trentaine de départements qui sont en quasi en quasi faillite, c'est-à-dire qu'ils sont en dessous de 7 % de marge. C'est un terme technique, en dessous de
% de marge nette. Donc, ils sont en situation de très très grande fragilité. Avec ce prélèvement, je pense que la de très nombreux départements sont en situation de difficulté. D'ors et déjà la Gironde, je vous ai cité, les Ardaines. Euh j'ai rencontré de nombreux présidents de département qui m'ont dit avec les prévisions de prélèvement de l'État, je [raclement de gorge] ne sais pas comment je vais financer. Et derrière c'est lourd parce qu'en même temps nous avons des routes à entretenir 380000 km des routes. Aucun financement pour de l'État pour 380000 km de route 100000 ponts des pompiers je l'ai dit nos collèges dans certains endroits, on doit construire des collèges même une décroissance de population et de jeunes.
Donc voilà, moi ce qui me moi ce qui me aujourd'hui ce qui me rend vraiment très très en colère, je le dis, je pèse mes mots, c'est vraiment il y a eu aucun dialogue, aucun le premier ministre m'a dit "Je suis conscient de la situation des départements sur qu'est-ce qui s'est passé ?" Bah voilà. Donc si vous n'attendiez qu'une mesure ce matin du gouvernement, c'est qu'il renonce à ce super prélèvement, à cette contribution pour réduire les les la dette. Il y a deux questions. C'est le cœur de la le cœur de la réponse, c'est d'abord qu'on nagrave pas la situation. à par rapport à des des des dépenses qui nous sont imposées, qui explosent, qu'on ne l'aggrave pas, c'est-à-dire qu'on renonce à ce prélèvement et la deuxième chose qu'on assure un financement à égalité 50 % 50 % de toutes les
allocations individuelles de solidarité. Ça c'est pour passer le cap. Et ensuite, il faut qu'on revisite notre système social, qu'on le revisite. Un mot François Sauvadet sur une mesure euh qui est le gel d'indice dans la fonction publique. Alors là, ce serait plutôt une bonne nouvelle pour les départements puisque ce serait des dépenses moines, mais en même temps, vous avez été vous ministre de la fonction publique. Comment vous l'accueillez cette mesure ? Bonne ou mauvaise nouvelle ? B C'est pas une bonne nouvelle. C'est une bonne nouvelle pour personne. D'abord ça finances un peu. Mais non mais attendez, c'est pas comme ça qu'on doit présenter les affaires. Est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Il faut que tout le monde fasse des efforts. Bon, on sait
très bien que la fonction publique territoriale a fait de nombreux efforts. On a supprimé, il faut être clair, on a supprimé dans beaucoup de nos départements des emplois parce que nous ne pouvions plus faire face. L'État n'a pas fait de même. Vous l'avez vu, on a eu le débat sur les agences, rien n'a changé. Rien n'a changé. Donc, il y a un effort collectif à faire. Moi je n'aime pas les mesures générales. Je n'aime pas la mesure générale en disant circuler, il y a rien à voir, toute la fonction publique, c'est zéro. C'est pas ça. Je pense que d'abord il y a une question de bas salaire, il y a une question de fonction dans la de fonction exercée par les agents de la fonction publique. Il faut vraiment qu'on accompagne la fonction publique. Et je pense que la suppression du point
d'indice généralisé n'est pas la bonne méthode de ressources humaines de la fonction publique, notamment qu'elle soit d'État ou territorial ou hospitalière. Est-ce qu'il faut baisser le nombre de fonctionnaires ? C'est un débat aussi ça qui commence à prendre dans la campagne présidentielle. Bah euh on a trop euh euh le baisser, c'est pas le nombre qu'il faut baisser, c'est les tâches qu'il faut revisiter. C'est les tâches qu'il faut revisiter. Il y a des domaines où nous avons besoin d'agents euh dans la fonction publique, toute l'aide à la personne, dans nos hôpitaux, dans le problème de santé psychiatrique et mentale. On voit bien qu'on a des problèmes, tous les gestes de l'accompagnement de la vie, on a des problèmes de recrutement. Après, évidemment qu'il faut qu'il faut
rebaisser. On a un état qui est devenu obèse, lourd et et et qui dysfonctionne. Donc évidemment qu'il faut le révisiter. Évidemment qu'il y a des secteur dans lequel il faut revoir ça. Faut faut qu'on a un vrai dialogue franc avec l'éducation nationale. On peut pas voir se dégrader notre PISA et la formation des jeunes. Euh on on discutait aujourd'hui un jeune chinois de 8 ans, écoutez-moi bien, dispose de plus de potentiel et de connaissances en mathématiques qu'un de nos jeunes à 14 ans. Il faut quand même que on revisite notre système d'éducation nationale, qu'on gère mieux aussi. Bien sûr, il faut moins de fonctionnaires, mieux gérer, leur donner confiance. Nous sommes dans un système où il y a trop de strat, on plie sous le poids sous le poid d'une organisation hiérarchisée,
administrée, administrative. On n'en peut plus et les fonctionnaires eux-mêmes d'ailleurs n'en peuvent plus. Un mot de politique pour terminer puisque on est à 6 mois de la présidentielle, vous l'avez dit. Vous allez vous adresser également ce matin au candidat à la présidentielle dans notre dernier baromètre au doxin pour public sénal la presse régionale Marine Le Pen est à 37 38 %. C'est elle aujourd'hui qui capte cette colère des Français ? Oui, absolument. Je crois que c'est l'échec du bloc central. C'est s'il y a pas d'organisation, s'il y a pas de c'est l'échec de votre camp aussi. Quel camp ? Le bloc central. Moi mon camp c'est la France. Donc voilà, je je ne suis pas du bloc central. Moi je parle au Côte d'Orien, je parle au français. Vous êtes centriste François Sauvadet
politiquement. Je suis centriste, vous que moi je suis indépendant et j'ai conscience qu'il faut apporter des réponses au peuple. Donc je vais pas me ranger sous une bannière. Ça fait longtemps que je ne suis plus sous des bannières. Moi ce qui vous soutiendraz personne à la présidentielle pour l'instant. Vous ne soutiendrez aucun candidat. Ah bah bien sûr que si je soutiendrai un candidat. Vous connaissez mon combat de toujours. J'ai toujours combattu l'extrême gauche à équivalence avec l'extrême droite. Donc évidemment que je ferai tout pour éviter à la place qui est la mienne. Et comme citoyen qu'on soit contraint un choix entre deux extrêmes qui seraient un danger pour le pays et une fracture pour le pays. Et qui parmi les candidats actuellement déclarés le mieux à même d'éviter ça ?
Se Bah écoutez, d'abord d'abord j'attends leur programme et leur vision de la France. J'ai entendu au Parti socialiste, je ne suis pas socialiste, vous le savez, je ne suis pas de gauche, j'ai entendu au Parti socialistes qui passaient leur temps à se dire qu'est-ce qu'on fera après le deè tour pendant la primaire ? Ils ont même réussi cette prouesse à metter les filles au cœur du débat socialiste tout simplement en disant qu'est-ce qu'on va faire ? Est-ce qu'on doit s'alier ou pas avec les filles ? Enfin, franchement, on est un monde de fou. Moi, j'attends que chaque candidat me dise ce qu'il veut pour la France. Et d'ailleurs, je m'adresserai ce matin à eux en leur disant dites-nous clairement ce que vous voulez pour le pays. Ayons un échange. On gagnera pas
la bataille de France et du destin français en opposant les élus locaux, en opposant finalement les représentants du peuple au plan de l'heure actuelle. Franç, il nous reste 30 secondes. François, qui qui a votre préférence à l'heure actuelle ? Édor Philippe, Gabriel Atal, Bruno Rotaillot. J'en veux un. J'en veux un. Et comment le désigne un ? Eh ben écoutez, je pense que euh la montre joue contre notre contre notre espace de centrre droit. Je je j'appelle à la responsabilité, je leur demande de se mettre d'accord avant avant fin décembre, avant la trève hivernale. Parce que à partir de la trève hivernale, si on recommence ce cycle de compétition, de lignes de départ et finalement où on se consacre pas à l'essentiel, c'est de dire au peuple quel destin on veut forger et je
les invite à un dialogue. Je les invite à un dialogue avec D les départements parce que j'ai une conviction profonde. L'identité de la France, elle se bâtira à partir d'un retour aux fondamentaux. Il y a deux espaces qui comptent pour les Français qui doivent revenir les espace d'action publique au côté de l'État. C'est la commune parce qu'on est tous de quelque part et c'est le département parce que c'est notre histoire. Merci François Sauvadé. Merci beaucoup d'avoir été notre invité président de l'Assemblée des départements de France. On suivra à 11h en direct votre discours bien sûr sur notre antenne. Et avant de recevoir trois présidents de région de département pardon euh pour un débat, on va écouter Gérard Larcheter, le président du Sénat qui était ici à Rein
hier euh pour un discours. Il parle notamment de l'acte de décentralisation et de la question des finances. Les annonces du gouvernement peuvent vous inquiéter, j'en ai vraiment conscience. Alors que plus de 3600000 personnes dépendent des allocations individuelles de solidarité versé par les départements entre RSA, APA, PCH, il est indispensable de vous donner de la visibilité sur les recettes pour assurer la solidarité humaine qui est au cœur de vos missions. Nous sommes convaincus qu'il est indispensable d'aboutir enfin un nouvel acte de décentralisation et vous donner la liberté d'agir. L'objectif est simple. Il faut pouvoir
gérer, j'y reviens au mot proximité, ce qui le peut l'être. Ça s'appelle la subsidiarité et nous devons renforcer le pouvoir réglementaire local. Cela signifia aussi plus d'autonomie financière et fiscale. Souvenez-vous quand même que la suppression de la taxe d'habitation, vous avez perdu la cascade des leviers fiscaux et financiers par le transfert en compensation aux communes. Mais ça a coûté chaque année un minimum de 24 milliards au budget de l'État. Quand on voit dans quel état est le budget de l'État, on voit bien qu'il faudra revoir complètement le mode de fonctionnement des finances publique locale. Suite de notre émission spéciale ici à
Reins dans la mar se tiennent les assises des départements de France et avec nous pour un débat trois présidents de département. Bonjour Jean-Laise, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le président PS du département de la Gironde Nicolas Lacroix. Bonjour, merci également d'être avec nous. président LR du conseil départemental de la Hautmarne et Florence d'Abin. Bonjour, merci d'être là. Présidente centre droit du conseil départemental de de Men et Loire. Nicolas Lacroix, vous présidez le groupe des départements de droite et du centre. Jean-Lucis, vous présidez vous le groupe des départements de gauche ? Alors, on va évidemment parler de vos problématiques, de la question du budget, de la question des incendies aussi. La Gironde a été particulièrement touchée Jean-Luglaise,
mais d'abord pour commencer un mot sur votre état d'esprit. Ce matin, on a appris que Sébastien Lecornu ne viendrait pas ici à Reins conclure le Congrès comme il est de tradition. C'est traditionnellement le Premier ministre qui vient ici faire la conclusion. Comment vous avez pris ce choix du premier ministre Florence Dabin ? C'est l'incompréhension la plus totale pour avoir eu la chance d'accueillir dans le département de Mené Loir les assis en 2024. Le premier ministre Michel Barnier à l'époque nous avait fait l'honneur de sa présence avec un discours d'état, avec un discours pour les départements où on se sentait accompagné. Alors cette incompréhension totale, elle est d'autant plus que Sébastien Lecnu a été président d'un département. Il connaît les complexités,
il connaît nos responsabilités, il sait à quel point nous sommes les collectivités de la proximité pardon des solidarités et on a besoin de dialogue. Donc c'est extrêmement regrettable cette absence. Comment s'est pris du côté des présidents de de droite et du centre Nicolas Lacroix ? très mal parce que nous sommes un peu de la famille de Sébastien Lecnu et nous avons aussi entendu son message l'an dernier avec beaucoup d'annonces, beaucoup de promesses et pour lui, c'est un peu difficile de venir aujourd'hui euh euh ici à Reins parce que les promesses n'ont pas été tenues. Et donc euh notamment le le fond de sauvegarde, on va y revenir hein, il vous avait promis 600 millions et et finalement ce fond est supprimé. Oui, il y a il y a bien sûr ce fond de sauvegarde, mais il y a
aussi tous les engagements qui ont été pris l'an dernier album et puis il y a tous ces échanges qui ont eu lieu cette année sur la reconnaissance des difficultés des départements. Effectivement, la lecture du projet de loi de finance, nous n'avons pas été entendu. Jean-Lucise du côté des départements de gauche, c'est quoi pareil ? L'incompréhension, la colère aussi ? Oui, en tout cas, un sentiment de de mépris et une sorte de camouflé quand même parce que ces assises sont importantes. Elles sont importantes chaque année, elles le sont particulièrement cette année où nous savons combien nous attendions finalement de gestes du gouvernement. Je me souviens des propos de Sébastien Lecorn l'an dernier aux dernières assises à Alby où il avait prononcé un discours qui était prometteur qui
parlait d'une décentralisation qui ne soit pas un grand soir mais en tout cas une réforme autour de laquelle le département serait le pivot et forcé de constater qu'un an après nous sommes désormais méprisés puisqu'il ne vient pas. Alors je peux comprendre qu'il soit occupé par ailleurs. Mais effectivement comme Florence Dabin le disait il a été président de département. il a siégé au sein des départements de France. C'est donc d'autant plus incompréhensible. Mais vous dites il nous méprise. Ça va jusque là pour vous. Vous le voyez comme une forme de mépris ? Oui. Je trouve qu'une absence à une à des assises qui représentent une strade de collectivité dans la République française mérite la présence du du Premier ministre pour avoir au moins un échange et si ce n'est quelques annonces.
Justement sur les annonces, qu'est-ce qu'est-ce que vous attendiez de Sébastien Lecornu ? Est-ce que vous qu'est-ce que vous attendez des armées de Françoise Gatel ? la ministre de la décentralisation qui viendra à sa place conclure vos assises. Quel est le message que vous aimeriez entendre ce matin ? Et bien quelque part, c'est d'être accompagné. On est tous en train de préparer notre budget 2027. On se demande comment nous allons le construire, quelle va être l'architecture puisque l'idée derrière c'est qui va accompagner si nous ne pouvons pas être au rendez-vous les plus fragiles. C'est vrai que j'ai une appétence particulière comme d'autres collègues sur le sujet de la protection de l'enfance. Qui va protéger les enfants ? Qui va protéger les collégiens
? Nous avons à l'heure actuelle les lycéens dans la rue. Est-ce que demain après-demain, ce seront les collégiens par défaut d'avoir pu les accompagner ? Et puis pensons aussi au chemin du vieillissement. Dans mon département, j'ai 54000 personnes qui ont plus de 80 ans. Dans très peu de temps, ce sera 84000. Il faut préparer tout ça et ça ça doit se construire ensemble en responsabilité. Et peut-être un message, si l'État pouvait s'inspirer de notre capacité, notre obligation à voter un budget en équilibre, je pense qu'il y a eu sans doute un travers depuis de trop nombreuses années et encore une fois nos collectivités sont bien gérées. Alors, nous enlever des moyens budgétaires.
Encore une fois, qui va s'occuper de ces personnes ? Je pense également, puisque j'ai moi-même dans mon département subi les feux de forêt, qui va s'occuper de nos sapeurs pompiers. Nous avons besoin d'un accompagnement de décisions et qui soit pérenne sur le mode de fonctionnement financier. Et on va parler particulièrement de la de la question des pompiers dans quelques instants. On ira d'ailleurs euh voir un reportage chez vous Jean-Luglaise en Gironde. Euh mais pour rester d'abord sur cette question du budget, qui reste le principal motif de colère et les conséquences qui vont avec sur les collèges, sur les routes, sur l'autonomie, on va évidemment en parler. La qu'est-ce que vous demandez principalement au gouvernement Nicolas Lacroix ? C'est quoi ? de renoncer à
vous faire contribuer à l'effort de redressement des finances publiques. Bon, d'abord, je voudrais vous dire que l'absence de Sébastien Lecendu ne va pas nous empêcher de lui passer un certain nombre de messages et Françoise Gatel va repartir avec un cartable bien plein de propositions et de messages à envoyer au premier ministre. Vous savez, nous on est quand même dans un esprit de responsabilité, on connaît la situation de notre pays. Donc on n pas non plus, on ne souhaitait pas avoir plus de recettes. On ne souhaitait pas avoir plus de enf des nouvelles. On attendait pas de bonnes nouvelles. Pas pas un nouvel un pot local par exemple sur les départements, c'était pas votre demande. On souhaitait d'abord une certaine stabilité, des engagements qui avaient été pris l'an dernier, des
accompagnements qui avaient été pu qui avaient été apportés au départements les plus fragilisés et on certain on souhaitait une certaine stabilité. On a l'habitude de le faire. On a l'habitude de gérer nos budgets comme vient de dire ma collègue Florence. Mais là c'est un coup de massu en fait on en rajoute. C'est le double, c'est le triple qu'on nous demande comme effort. On demande plus d'efforts aux collectivités qu'on demande à l'État. Donc on va aussi parler de ça ce matin. On va regarder un peu les efforts qui n'ont pas été réalisés du côté de l'État. On peut pas nous donner des leçons de gestion en permanence et nous demander nous serrer la ceinture alors que l'État ne le fait pas. On ne peut pas entendre que les dotations versées aux collectivités, aux
communes ne diminuent pas quand elles sont à la main de l'État et nous nous obliger à regarder les maires en face et à leur dire on ne peut plus vous accompagner. C'est aussi la solidarité territoriale qui va en prendre un coup. Ce sont nos investissements qui vont diminuer. On a rencontré des partenaires ici à l'occasion de ces assises, des partenaires du BTP, des partenaires du euh de de du réseau. On va plus pouvoir accompagner les communes, on ne pourra plus accompagner, on sera plus le grand partenaire des collectivités territoriales et ça c'est vraiment des conséquences directes sur nos territoires et sur l'emploi. Vous aussi Jean-Lucis, vous demandez au gouvernement de de renoncer à cette super contribution, à ce super prélèvement. Oui, peut-être rappeler que nous avons
déjà d'une certaine manière contribué nous à à retenir finalement les besoins que peut avoir l'État concernant la résorption du déficit. Nous assumons depuis 3 ans 3,3 milliards d'euros supplémentaires de dépenses sociales alors que nos droits de mutation n'ont augmenté que de moins de 600 millions d'euros. Les droits de mutation, c'est les frais de notaire. Je Oui, les frais de notaire, pardon. Et donc ça veut bien dire que le différentiel nous l'avons assumé sur nos propres budgets. Donc quelque part nous faisons aujourd'hui nous jouons un rôle d'amortisseur par rapport au déficit national. Ce que nous attendions c'est effectivement d'être considéré parce que nous sommes sans doute le niveau de strate de collectivité locale le plus fragilisé aujourd'hui. Et puis ne jamais
oublier une chose. Toutes les actions que nous menons, et Florence l'a dit tout à l'heure et Nicolas également vont à l'attention des habitants que nous représentons. Quand on s'occupe des enfants sous protection, quand on s'occupe des personnes âgées, des personnes handicapées, de l'entretien de nos collèges ou de nos routes, c'est tout un tas de services publics qui sont destinés aux habitants. Et aujourd'hui, nous amener à dégrader la qualité de notre service public, c'est amené à dégrader à terme la vie des habitants que nous représentons et ça ça n'est pas accepté. Mais est-ce que tous les départements sont logés à la même enseigne ? Si Françoise Gatel vous dit euh il y a un certain nombre de départements qui seront exonérés de cet effort mais certains peuvent y contribuer. Est-ce
que là vous accepterez ça ? vous demandez que aucun département ne participe à cette contribution. Mais c'est la diversité des départements. On n pas un département qui se ressemble. On a aujourd'hui des départements qui sont en difficulté, d'autres qui sont moins et et d'autres qui seront demain. Donc on a déjà fait cette préquation horizontale. On a déjà fait ce cet effort entre nous de solidarité. On a déjà contribué pour certains plus que d'autres. Donc ce discours, on le connaît et on l'a toujours fait. On est prêt à le faire. Mais là, finalement, on va on va continuer à enfoncer l'ensemble des départements d'une façon jamais connue. C'est certainement l'effort le plus important qu'on a connu depuis depuis 30 ans euh dans un moment où en fait les personnes que nous accompagnons ont
besoin d'être davantage accompagné. Ça a été dit vieillissement de la population, précarisation. Aujourd'hui, tous ceux qu'on accompagne ne peuvent plus rouler, ne peuvent plus mettre d'essence dans le dans leur et c'est l'année où on demande plus d'efforts à tous les plus fragiles, à tous ceux qu'on accompagne dans un pays qui va mal. les départements sont encore plus sollicités. Je rappelle qu'on est le département des solidarités dites humaines et donc c'est évidemment des personnes dans nos dans nos départements qu'on accompagne qu'on ne pourra plus accompagner et ça c'est vraiment le pire qui puisse arriver. Et votre dépenses sociales forcément elles vont de manière croissante compte tenu des difficultés que connaissent aujourd'hui un un bon nombre de
Français. Elle représentait 54 % de vos budgets il y a 10 ans. Aujourd'hui, elle représente environ 70 % de vos budgets. Est-ce qu'il y a un risque que demain les départements ne puissent plus accompagner ces Français en difficulté ? Et c'est la raison pour laquelle on se mobilise. On a besoin d'être ensemble et de faire comprendre à ceux qui sont en responsabilité au plus haut niveau que nous avons besoin d'être accompagnés. On ne démant pas le fait que l'on participe à l'effort national. C'est une réalité. On est citoyen avant tout et parce qu'on aime notre pays, on a besoin d'avoir une vision collective partagée et construite ensemble. Et justement, lorsqu'on les alerte depuis déjà de nombreuses années sur ce vieillissement de la population, sur le fait qu'on signale de plus en
plus tôt et de mieux en mieux, par exemple les violences sexuelles sur mineurs, le sujet de la protection de l'enfance, il va bien nous falloir avoir davantage de l'attitude financière, même si depuis des années là encore, on a réinterrogé nos propres manières de fonctionner. Ce que disait très bien Jean-Luc Glaise et également Nicolas Lacroix tout à l'heure, nos propres agents départementaux ont travaillé sur leurs pratiques. On intègre désormais une partie de l'intelligence artificielle pour faire en sorte de libérer du temps de travail et faire en sorte que nos agents soient encore plus sur l'accompagnement, sur le parcours humain et j'ai envie de dire déléguer des tâches chronophages et sans grande plusvalue. Donc les missions des fonctionnaires départementaux ont changé, des agents
départementaux ont évolué. notamment, vous le dites grâce à l'intelligence artificielle. Est-ce que vous avez un exemple de ce que ça donne concrètement ? Oui, concrètement, je vais vous donner le dernier exemple qui est celui avec la banque des territoires et Mistral qui concerne le département de Ménéoir que j'ai l'honneur de présider. On va justement travailler sur l'année avec l'ensemble des données qui vont nous permettre justement de travailler avec l'ensemble des instituts, des établissements médicaux sociaux pour justement faire en sorte que l'offre soit davantage homogénéisée et faire en sorte de mieux accompagner ce parcours parce qu'encore une fois parce que nous sommes des élus de proximité et en responsabilité en contact au quotidien avec ces personnes, on sait ce qui est
attendu et parce qu'on est dans l'anticipation on va pouvoir y répondre. Il n'empêche qu'à un moment donné, on a beau être dans l'innovation, on a besoin même avec le meilleur des optimismes de se faire entendre et puis respecter parce que respecter les collectivités départementales de proximité et de solidarité, c'est respecter les Français. Ouais. et et avec un un reste à charge qui croit aussi pour les départements, c'est-à-dire que l'État décide du montant et de la manière dont marche ses prestations sociales et puis les finances, le reste à charge et bien c'est pour les départements. Jean-Luc Vè, oui, un des grands changements a été la disparition progressive de toute capacité à à travailler sur l'impôt local puisque nous n'avons plus aucun impôt local. Donc un certain nombre de
recettes nous sont données en compensation de manière à à financer nos actions publiques. Mais je voudrais citer un exemple par exemple qui est une quelque chose qui me paraît assez choquant. Lorsque la dernière taxe dont nous avons bénéficié qui était le foncier bâti nous a été enlevé, il nous a été accordé une fraction de TVA pour compenser ce que nous perdions. Et ce qui nous était dit à l'époque, donc il y a pas si longtemps, il y a à peine 3 ou 4 ans, était que la dynamique de la TVA serait bien supérieure à celle de la taxe sur le foncier bâti. En réalité, nous avons pu constater que l'évolution de cette taxe sur le foncier bâti est bien plus dynamique que la TVA et en plus le gouvernement a décidé de nous priver d'une partie de la croissance de cette TVA. Donc, on ne peut pas
continuer à fonctionner en étant sous une sorte de robinet plus ou moins ouvert de financement qui nous oblige nous à pratiquer des économies sur l'action publique départementale et donc celle des solidarités qui ont été évoquées. Et aujourd'hui, le risque, je veux insister là-dessus, il est certes au niveau de la collectivité de département, mais il est aussi au niveau de tous les partenaires avec lesquels nous travaillons. Et nous avons un certain nombre de partenaires dans le médico-social qui sont des associations qui gèrent des établissements médicaux-sociaux pour le compte du département et avec lesquels nous travaillons. Et bien, si nous décrochonsnous, c'est toute la nation solidaire qui décroche derrière nous. Et aujourd'hui, on voit l'état des épates
publiques de plus en plus en difficulté, la souffrance des services à domicile. Donc, on voit à quel point tous ces établissements, tous ces partenaires souffrent aussi des contractions budgétaires que nous support au niveau des départements. Peut-être un mot sur sur cette question de l'autonomie, hein, puisque le vieillissement de la population, c'est évidemment un enjeu dans les années à venir. Vous avez de plus en plus de mal aujourd'hui à financer ces questions d'autonomie. Il y a les ÉPADes, il y a la location d'autonomie. Bon, d'abord 10 ans, ça fait 10 ans qu'on nous promet une loi grand âge. 10 ans que tous les ministres en charge de cette question nous la promette. Aujourd'hui, on fait le constat que cette loi grand-âge n'est toujours pas là. Alors évidemment, il y
a la partie financement, c'est le ner de la guerre, mais il y a pas que ça parce qu'aujourd'hui, on a un vrai un vrai problème de de mur, on a un vrai problème de métier. On ne trouve plus de personnes qui veulent travailler pour accompagner les personnes à domicile. On a aussi et ça a été dit, des difficultés énormes dans nos établissements. Donc le système qu'on souhaiterait tous, le maintien à domicile le plus longtemps possible dans les meilleures conditions possibles. Ça, on a parlé du droit à mourir. Moi, je voudrais aussi parler qu'on qu'on parle du droit à vieillir dignement parce que aujourd'hui ce modèle est complètement enrayé. Vieillissement de la population dans mon département, je sais de quoi je parle, le département de la Haute Marne en 2026, écoutez bien,
c'est la France de 2060. Donc le mur du vieillissement, on l'a déjà pris. On voit comment on ne peut plus prendre en charge nos aînés parce que on n pas les personnels et évidemment on aussi un problème de financement. Alors, on a eu des tas de mesurettes, hein. On a eu la loi bien vieillir où on a parlé de choses certes importantes, les animaux dans les dans les épades. Enfin, vous voyez ce genre de mesurettes. Mais la loi Grand âge attendue depuis très longtemps n'est toujours pas là. Et vraiment, et je le je l'ai dit hier et je le redirai aujourd'hui, sur le vieillissement, sur la dépendance, il faut que le candidat à élection présidentielle, le nouveau le nouveau président de la République s'en empare. C'est un sujet de société. C'est un sujet qui concerne nos parents, nos
grands-parents, qui concerne tous les Français. Aujourd'hui, dans les débats présidentiels, personne n'en parle. Donc, on peut craindre le pire. Sauf que nous, sur le terrain, on voit déjà les conséquences de ne plus pouvoir exercer euh cette cette compétence qui est qui est essentielle. Ça veut dire que vous dans la Haute Marne, il y a il y a des des personnes âgées dont dont vous ne pouvez pas vous occuper. Faute de financement, faute de personnel. Faute de financement, faute de personnel. ne peut plus apporter le soutien nécessaire pour un maintien à domicile digne. Et évidemment, on n' pas non plus la possibilité de de trouver des solutions dans toutes les établissements. Donc oui, on a un sujet énorme sur comment on prend en charge, comment on finance et là, il va falloir
aussi se réinterroger de comment on finance ce système de du vieillissement de la population dans notre pays. Florence. Oui, quelques mots. De la même manière que tout à l'heure on parlait de l'enfance et je vois dans mon département, on est passé de 121 millions à 178 millions pour compenser l'absence de l'État. Encore une fois, nous nous accompagnons, nous protégeons et l'État nous abandonne. Idem concernant l'autonomie occupé juste de l'aide sociale à l'enfance aussi des départements. He externant l'autonomie, soyons clair, dans notre département, quand on s'est rendu compte à quel point il y avait un certain nombre d'établissements pour personnes âgées qui étaient particulièrement fragiles, on connaît le sujet de l'attractivité des métiers. On a fait un plan de 18
millions d'euros sur le principe, c'est pas dans notre compétence, mais on l'a fait. On l'a fait pour la dignité justement des usagers, des résidents, pour faire en sorte qu'on ait envie justement de travailler dans ces établissements. Et encore une fois, on voit aussi des maladies qui prennent de plus en plus le pas. Regardez le nombre de femmes et d'hommes qui sont victimes de cette maladie Alzheimer. On n' pas assez de place pour justement leur permettre d'être accueilli. Comme c'est dramatique pour des enfants, pour des petits-enfants de ne pas être en capacité de trouver une place d'accueil. Et encore une fois, on en parle depuis des années et là aussi les départements sont au rendez-vous en l'absence de il n'empêche que on ne peut pas faire tout
seul. On on un dernier mot sur cette question sociale. On va après parler des des incendies. Nicolas Lacroix, est-ce que aujourd'hui il y a des départements qui ne sont plus en mesure de financer les prestations sociales, notamment le RSA ? Oui, enfin on en connaît. On a déjà un département qui a renationalisé le RSA. Certains sont tentés de le faire. Oui, bien sûr. Certains sont tentés de le faire et je pense qu'il faut pas qu'on en arrive là. C'est quand même le cœur de métier de notre de nos compétences. Mais même dans des départements de la droite et du centre, certains sont tentés de le faire. Oui, on a un débat entre nous, un débat qui a été tranché. C'est évidemment pour l'instant c'est négatif, mais il y a eu ce débat. On peut être tenté effectivement de de se
désengager d'un certain nombre de sujets. On a eu on a eu la question sur les MNA. Est-ce que c'est la protection de l'enfance, les mineurs de l'accompagnent ? Bah oui, on a considéré effectivement que ça connait ça concernait des mineurs et qu'on gardait évidemment ces jeunes dans la protection de l'enfance. Mais je crois que ça serait la pire des solutions de commencer à à retirer un certain nombre de compétences ce que nous exerçons parce que nous n'aurions plus les moyens de le faire. Donc oui, on est on peut être tenté de le faire. Un dernier mot là-dessus. Juste un dernier mot pour évoquer aussi le fait que l'État ne fait pas sa part, la part qui lui revient. Lorsque nous avons des personnes qui ont une notification en maison d'accueil spécialisée des
adultes et que des places ne sont pas créées dans une compétence de l'État, nous devons à ce moment-là assurer une prestation de compensation du handicap 24h sur 24 pour des personnes. C'est une charge qui revient au département. Quand des enfants relèvent plutôt des sujets du handicap et de la santé mentale plutôt que de la protection de l'enfance, on nous laisse les enfants sous protection alors qu'ils n'ont pas la prise en charge nécessaire. Et nous avons la même la même chose sur la protection judiciaire de la jeunesse, pas suffisamment de place créée et donc des enfants qui restent dans le champ de la protection de l'enfance à la charge des départements. Autre sujet de préoccupation, les moyens à louer à nos pompiers. Ils sont en grève depuis le mois de septembre. Grève
qui se poursuit. On va aller voir la mobilisation notamment dans votre département de la Gironde Jeanluglais particulièrement évidemment marqué par le mégafeu qui a touché le département. Il y a seulement quelques jours qu'il a été déclaré officiellement éteint. 42000 hectares partis en fumée. Ce qui a accentué évidemment la colère des pompiers face au manque de moyens. Cécile Siksou les a rencontré il y a quelques jours. Les mégafeux aux Porsge cet été ont marqué les paysages et ravager les habitations. Mais ils ont aussi laissé des traces chez les pompiers de Gironde lassé par des conditions de travail de plus en plus difficiles. Un ralbol qu'affiche les soldats du feu de cette caserne dans le centre-ville de Bordeaux où ils sont en grève depuis le 8 septembre.
notamment pour dénoncer le manque d'effectif devenu un véritable cass-tête pour le responsable des plannings ce jour-là. La personne qu'on va mettre, elle va elle va passer la nuit ici après. Donc ça va être une nuit de merde. Ah bah façon à un moment donné, il faut quelqu'un. Ah ben oui, d'accord. Et c'est pour ça qu'il faut définir quelqu'un parce que sinon personne ne voudra s'y mettre. Normalement jusqu'à samedi, ils doivent trouver deux personnes. Ah mais j'ai fait un méo chef hein. Car en plus des feux de forêt à répétition, les opérations de secours quotidienne sont de plus en plus nombreuses et les pompiers n'arrivent pas à suivre. concrètement avec on fait plus de missions mais avec moins de personnel, d'accord ? Ou en utilisant, en sursollicitant les sapeurs pompiers
volontaire pour qui ce n'est pas le métier, ce ne sont pas des employés. Donc forcément bah ça a tendance à rallonger les délais de secours. Aujourd'hui, on a perdu quasiment on a rallongé le délai de secours de plus de 2 minutes par rapport aux dernières années. 2 minutes, c'est des pourcentages énormes de chances de survie en moins pour les victimes. Ces pompiers demandent aussi plus de moyens, notamment la réhabilitation de leur locavétuste. Les toilettes de la caserne. que pour les hommes, pour les femmes qui ont ben 60 ans à l'âge de la caserne qu'on qui jamais été réellement entretenu, les peintures qui se qui s'écaillent, minuscule G d'eau pour nettoyer, mais aussi un renouvellement du matériel, un peu les propos sur un pare-choc qui a
vécu sur une ambulance une ambulance qui est qui est qui est assez vieille. obligé de fonctionner avec des ambulances qui comme celles-là ont 191000 km au compteur ben pour aller sauver les vies. Pour répondre au demande des pompiers, le département de la Gironde, principal financeur avec les communes des services de secours et d'incendie les S10, demande depuis 2022 et les mégafeux dans la région l'augmentation de la taxe spéciale sur les conventions d'assurance. Nous estimons que tout bien et toute personne sauvée évite au régime assurantiel d'avoir à indemniser les conséquences de des alléas climatiques. Et donc à ce titre, il nous semble que la taxe spéciale sur les conventions de l'assurance dont nous percevons une
partie pour les S10 devrait être revue au niveau de son assiette pour qu'elle soit plus importante et qu'elle nous permette véritablement de doter les services d'incendie de secours des moyens humains et des moyens techniques nécessaires pour anticiper, préparer et évidemment agir au moment où les risques climatiques se produisent. Le gouvernement a inscrit cette mesure dans son projet de loi de finance de 2027. ce qui pourrait dégager 200 millions d'euros sur 5 ans et permettre aux pompiers de souffler après un été en enfer. Jean-Luc Glaise, évidemment, vous êtes président du conseil départemental de la Gironde. Vous avez vécu un été extrêmement difficile avec des pompiers toujours en grève. Racontez-nous juste un petit peu personnellement comment
vous avez vécu ces dernières semaines. Ben, je l'ai vu d'abord parfois auprès d'eux parce que le piquet de grève que vous avez aperçu, je suis allé parler avec eux et en fait nous nous menons à un combat à une lutte commune parce que nous avons besoin effectivement de moyens supplémentaires à la fois pour des recrutements de sapeurs pompiers, à la fois pour améliorer encore le matériel même si le 10 de la Gironde a beaucoup évolué entre 2022 et 2026. Nous avions subi des incendies en 2022. Il y a eu beaucoup d'efforts qui ont été faits, certains d'ailleurs via des aides de l'État, notamment le pacte capacitaire pour du renouvellement de matériel. Nous sommes équipés en drone, en caméra de vidéosurveillance, en groupe d'intervention feu de forêt en prévention. Nous avons formé nos sapeurs
pompiers professionnels de des milieux urbains au feu de forêt et nous avons développé un centre de formation qui aujourd'hui est une référence nationale sur les incendies résineux et les feux souterrains. Pour autant, il faut continuer et ce que j'ai dit au président de la République comme au premier ministre lorsqu'ils sont venus en Gironde, c'est qu'il faut faire évoluer la culture du risque en France. Nous n'avons plus aujourd'hui les risques que nous connaissons depuis 50, 60 ou 70 ans. Il faut désormais considérer que ce qui est hors norme cette année sera la norme très probablement en 2050 et donc il faut impérativement les moyens adoc pour que nous puissions avancer. Nicolas Lacroix, comment on répond à des à ces pompiers ? Des pompiers en grève,
c'est pas rien. On connaît leur sens extrême du dévouement. Ils sont en grève depuis le 8 septembre, ça va durer au moins jusqu'au mois de décembre. Qu'est-ce qu'on peut leur dire et qu'est-ce que vous demandez au gouvernement ? Bon, d'abord, notre modèle de sécurité civile euh français tient sur le volontariat. Dans mon département, c'est quasiment 90 % de volontaire et on parle beaucoup de sapeurs pompiers professionnels, mais il faut aussi euh regarder ce qui se passe dans nos casernes avec nos sapeurs pompiers volontaires. Le malaise, il est partout et aujourd'hui même les sapeurs pompiers volontaires sont en grève, ce qu'on a jamais vu. On a discuté pendant 2 ans avec le gouvernement. Certains de mes collègues sont impliqués plus que moi. Aujourd'hui, le résultat, il est
néant. L'annonce des 200 millions 200 millions après ce qu'on vient de vivre cet été est totalement ridicule. 200 millions imaginez 104 départements comment les choses vont être réparties et en plus c'est plus à la Madise 10 puisque ça a été directement fléché dans le budget dans le budget de l'État. Donc ce qui avait été demandé par les départements n'a pas été entendu. Ce qui est demandé aujourd'hui par la Fédération nationale des sap pompiers n'est pas entendu puisque la Fédération nationale des sapets pompiers soutient la position des départements. Je rappelle quand même que on a été départementalisé et donc c'est à nouveau l'État qui recentralise sur cette question et puis c'est pas du tout à la hauteur. Et puis je voudrais dire quand même que euh à l'occasion de ces feux
ces grands feux de l'été, tous les départements ont été mobilisés et tous les départements ont montré une nouvelle fois la solidarité entre nous. Le Grand Test est descendu dans le sud comme il le faisait d'habitude mais aussi dans le sud-ouest. Et puis maintenant, on a les feux aussi chez nous. Il faut qu'on s'y prépare. On aura certainement demain des feux dans nos forêts de feu on a vu ces forêts du Grand Est aujourd'hui en situation de danger et donc aussi il faut qu'on s'y prépare et on peut pas oublier ce qui s'est passé cet été et on peut pas non plus oublier la façon dont dont on a été traité aussi sur cette question à la fois les départements et à la fois les sapeurs pompiers. Donc ce mouvement, il est légitime évidemment euh les sapeurs plombiers l'ont bien
compris d'ailleurs. Ils savent où sont les responsables sur ces questions. On assume nos responsabilité parce que l'État souvent nous dit euh on est en charge de ces questions. Non, ça a été redit euh par mon collègue de la Gironde qui finance aujourd'hui les S10, les départements, les communes. Il y a un peu effectivement euh de financement qu'on a eu dans le cas dans le cas du pack capacitaire, mais c'est minime. Et donc là aussi là-dessus, il nous faut des moyens parce que on a une mutation incroyable. le changement climatique, on peut on peut pas non plus nier ce qui se passe. Il va falloir qu'on soit évidemment vigilant à ce qui nous arrive. Florence Dabin, euh votre département était aussi touché euh il y a quelques années. Qu'est-ce que vous dites vous à vos pompiers ?
Que je suis avec eux pour aller chercher des moyens supplémentaires que je les soutiens dans cette démarche puisque en 2022, en effet, on faisait partie des départements particulièrement touchés. Je me souviens des mots du président de la République qui avait annoncé de très grands moyens et notamment aériens. Alors oui, il y a eu du pacte capacitaire, c'est une réalité. Merci parce qu'en effet nous a permis d'investir pour les engins. Mais en attendant, les moyens aériens, c'est essentiel. On sait à quel point nous allons sauver des hectares, donc euh potentiellement également des vies. Donc ça c'est essentiel. On a aussi et on l'a vu hein euh de la même manière qu'on parle sur les autres politiques publiques, une manière d'être solidaire entre nous, de former des cadets de la
sécurité pour leur donner envie de s'impliquer plus tard en étant sapeur pompier volontaire, sapeur pompier professionnel. Mais quelle image on renvoie ? En attendant, là aussi les départements, nous avons mis énormément de moyens financiers ces dernières années parce qu'on a vu l'évolution climatique. J'ai un département qui a connu la neige en janvier, des creux centenaires en février début mars et puis les feux de forêt encore plus tôt que d'habitude. Donc là encore, il nous faut des moyens de durer. Il nous reste moins de 2 minutes pour pour conclure vos assises. Elles se tiennent à 6 mois de la présidentielle. Est-ce que vous avez un peu le sentiment que les départements sont les oubliés de cette campagne présidentielle ? Ben, je crois que c'est une c'est une question
assez fondamentale qu'il va falloir poser à la ministre tout à l'heure. Quelle est la place des département dans une République décentralisée dans laquelle depuis la Révolution française les départements ont démontré leur importance, ont démontré leur proximité, ont démontré leur capacité à porter les solidarités humaines et territoriales. Et cette question, elle est fondamentale au-delà du sujet des financements. Il faut que nous comprenions ce que ce gouvernement et les suivants probablement voudront faire du département dans une République décentralisée. Nicolas lacroix. Bah pour devenir président de la République, il faut d'abord une armée, il faut des soldats et je crois que les candidats à la président de la République doivent entendre le message. Ils ne pourront pas faire sans les
départements, sans les conseillers départementaux de France et donc il faut qu'ils entendent nos messages et ils auront besoin de nous. Et ça a été dit ce matin par François Sauvadé. Ils ont déjà eu besoin de nous à l'occasion des grandes crises qu'on a pu connaître et ils ont fait appel au département et à l'époque on a joué le jeu et on on le referait si on devait le refaire si ça devait arriver. Donc le message il est simple, c'est que aujourd'hui une République décentralisée ne peut pas se faire sans les départements. Euh on est en capacité aujourd'hui d'accompagner l'ensemble des Français. Euh l'État et les départements doivent évidemment être sur la même ligne et dans la même direction. Euh on verra qui sera présidente au président de la République, mais ça pourra pas se faire
sans nous. Florence Dabin, il nous reste 20 secondes. Simplement, construisons la France de demain ensemble en responsabilité et espérons que l'État protège l'ensemble des Français comme les départements le font au quotidien. Merci. Merci beaucoup. Merci à tous les trois d'avoir été avec nous pour ce débat, fin de cette première émission. On se retrouve en direct à 10h30 toujours ici au cœur de ces assises des départements. Vous suivrez la séance de clôture de ce 95e congrès et avec sur ce plateau évidemment d'autres présidents de département. À tout à l'heure.
Et dans cette nouvelle masterclass, nos étudiants vont échanger librement avec Enrique Martinez, le directeur général de Fnac d'Arti, le leader européen et de la distribution spécialisée avec 1500 magasins dans le monde et 30000 salariés. Alors, les cris du succès, les valeurs qu'il défend, les qualités, les compétences requises pour réussir une carrière, beaucoup de questions lui seront posées dans Masterclass sur Public Sena. Masterclass aujourd'hui à 18h sur Publics Sena et sur publicsena.fr. Masterclass avec Itoro. Le marché est une conversation. Sachez qui mérite d'être écouté. Cette semaine dans [musique] notre émission littéraire au bonheur des livres, deux auteurs qui s'interrogent
sur les traumatisme qu'ils ont subi, que nous avons subi. Delphineviller qui écrit sermon sous les décombres et qui reprend tous ces discours de rabin à partir du 7 octobre jusqu'à 2025, date de la libération des derniers otages. Et puis le dessinateur Luse Rescapé de l'attentat contre Charlie qui nous propose un diamant [musique] dans les gravas qu'il écrit après avoir passé une nuit dans un centre pompidou désert et en travaux. Au bonheur des livres,
François SAUVADET