"la grande menace terroriste" qui plane sur la France est "intérieure"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 38 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse directe
Pourquoi Brisur Marne ? Pourquoi un Tour de France ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Quelle France avez-vous vue comme ministre de l'intérieur ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Est-ce que cette fabrique de barbares signifie que la société française génère cette violence ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez constaté une forme de démoralisation ?
- 40:00OuverteRéponse partielle
Comment jugez-vous l'acte sur l'île d'Oléron ?
- 50:00OuverteRéponse directe
10 ans après les attentats du 13 novembre, la France a-t-elle dépassé cette menace ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 30:00Bruno RotaillotFait
« On a une société qui se délite, une société qui a dévalorisé la notion de respect, la notion d'autorité, la notion de hiérarchie. »
- 1:10:00Bruno RotaillotFait
« C'est au-delà de mes forces. »
- 1:50:00Bruno RotaillotChiffre
« Il nous manque 3 années de travail par rapport à la moyenne d'un Européen. »
- 3:00Bruno RetailleauFait
« La Chine va nous envahir avec ses voitures électriques. »
- 7:00Bruno RetailleauFait
« On veut être les plus vertueux et on est en train de massacrer toute une filière automobile. »
- 1:25:00Bruno RetailleauFait
« Si Robert Ménard venait à échouer, c'est le RN qui gagnerait. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est le grand retour de Bruno Rota sur le terrain. Première étape d'un Tour de France aux allures de précampagne présidentielle. Monsieur Bruno Retaillot, ministre de l'intérieur.
Dès sa prise de fonction, il s'est engagé dans une logique de de communication tous asimutes. Trois priorités : rétablir l'ordre. Rétablir l'ordre.
Rétablir l'ordre. Les narcorakaï n'ont plus de limite. La France sera sur la voie de la mexicanisation. [musique] Il est dans la foulée du Rassemblement national de faire de la politique avec de la déclaration, avec des anathèmes.
Je suis pour l'union des électeurs de droit. La victoire sans appel de Bruno Rotaillot qui est donc le nouveau patron des Républicains. C'est autour de lui qu'on va se rassembler pour que notre famille politique se redresse.
Flurent Voquier lui, c'est un traître. Il ne tient pas sa parole. Il a promis, il a trahi.
Bruno Rota vient-il de signer l'arrêt de mort de ce gouvernement ? J'ai remis la démission du gouvernement. On avance pas en zigzag, on avance droit devant.
Bonsoir à tous. Le temps politique s'est accéléré, le pays est en crise et on le sent bien, nos politiques eux-mêmes se vivent comme en surcis à tout moment. Il peut y avoir blocage, il peut y avoir censur, dissolution.
Il y a même des appels à la démission ou à la destitution du président de la République. Alors, le pays est entré en campagne. Sur BFM TV, on a voulu être au rendez-vous de ce défi, créer ce nouveau format où l'on va à la rencontre sur le terrain de ceux qui comptent et de ceux qui compteront demain, de ceux qui sont en campagne.
Et pour ce premier numéro, c'est avec Bruno Rotaillot. Bonsoir Bruno Rayo. Bonsoir.
Bonsoir Paul de Ball. Je vous avais quitté ministre de l'intérieur. Je vous retrouve ici.
Nous sommes à Brisurmarne où vous avez décidé de commencer un Tour de France. Pourquoi Brisur Marne ? Pourquoi un Tour de France ?
Pourquoi Brisurman ? Parce que d'abord j' étais venu comme ministre. C'était un moment pour moi très chaleureux mais très émouvant.
J'étais venu pour l'inauguration d'une statue d'Arnaud Beltram colonel qui a donné sa vie et pour moi c'est une figure d'espérance. Il faut de l'espérance dans ce monde un peu gris aujourd'hui. Et Arnaud Beltram pour moi c'est la radicalité du bien face à la radicalité du mal.
Vous savez qu'il a donné sa vie pour en souver. C'est une des figures, si ce n'est la figure que vous retiendriez quand vous parlez de un français du courage. Ah c'est une des figures certainement.
Et en plus, il l'a fait face à une radicalité du mal incarnée précisément par la barbarie islamiste. Et puis Brichurmarne pour moi, c'est vraiment euh la ville moyenne. Voyez, moins de 20000 habitants, très représentatif à la fois des classes moyennes de la France que j'appelle la France des honnêts de gens.
C'est la raison pour laquelle je suis venu ici pour commencer un Tour de France. C'est important pour moi parce que je pense que les politiques la politique est trop déconnectée de la réalité de ce que vivent nos compatriotes les françaises, les français et moi je veux les écouter. La radicalité du bien face à la radicalité du mal, la France des honnêtes gens.
Je crois que vous avez posé le décor ici à Bris sur Marne. On va prendre le temps justement d'un entretien en profondeur sur votre projet pour la France. Comme vous voulez.
On y va. Bruno Retaillot, pendant 1 an, un peu plus d'un an, vous avez été ministre de l'intérieur. Pour la première fois aujourd'hui, peut-être vous pouvez prendre un peu de recul.
Quelle France vous avez vu ? Quel est le défi qui à vos yeux est le plus grand auquel on doit faire face ? Commistre de l'intérieur, évidemment, le défi c'est le défi sécuritaire.
C'est cette France qui sent sauvage avec ce que j'ai appelé une fabrique de barbare. C'est-à-dire que on dit que il faut que ce soit la gendarmerie, la police qui fasse régner l'ordre. Bien sûr, ce sont des forces de l'ordre.
Mais ce que j'ai perçu moi, c'est que on a une société qui se délite, une société qui a dévalorisé la notion de respect, la notion d'autorité, la notion de hiérarchie. Et cette société permissive très laxiste a engendré ce que j'ai appelé une fabrique de violents, une fabrique de barbare. Et ce qui m'a beaucoup beaucoup choqué, voyez à Pauline de Balur, c'est que ce sont des jeunes très jeunes, de plus en plus jeunes qui sont capables aujourd'hui des pires crimes.
Mais vous dites fabrique. Est-ce que ça veut dire que en quelque sorte nous avons nous tous société française, État français générer cette cette violence, cette barbarie ? Oui, moi je pense qu'il y a une idéologie à la suite des années 68.
Il est interdit d'interdire, c'est vraiment le laisser faire. C'est les la dévaluation de la notion d'autorité encore une fois entre le maître et l'élève, entre le parent. On a laissé pousser cetagement comme vous dites et on arrive aujourd'hui et c'est ce qui me préoccupe le plus.
Ça me préoccupe pour aujourd'hui et surtout pour l'avenir. Moi, vous voyez quand j'avais notamment quand j'étais à Bavau lorsque il y avait des mineurs qui commettaient des crimes parfois avec une mort qui s'en suivait ou alors des blessés très graves, je demandais systématiquement à voir ce qu'on appelle le tage, les antécédents judiciaires. Ces jeunes étaient de plus en plus jeunes et je constatais que ces antécédents, ils n'aient pas au nombre de 10, de 15 et souvent de plus de 30.
Ça veut dire qu'on laisse faire. Ça veut dire que notre société est permissive, qu'on refuse de sanctionner les mineurs. Qu'est-ce qui se passe quand ils commettent un premier délit ?
Il continuent, il y a le sentiment d'impunité. Il y a pas de punition, il y a pas de sanction. Et donc, on les enferme dans des parcours de délinquence et ça se termine mal, très très mal.
Mal pour les victimes, mal pour eux aussi. Parce qu'au bout du compte, quand il y a un meurtre ou un crime, évidemment qu'il y a de la prison. C'est ça qui vous a le plus frappé.
Qui vous a plus frappé, c'est la jeunesse. C'est la jeunesse. Mais regardez les narcotrafiquants, posez-vous une question.
Pourquoi est-ce que aujourd'hui ces organisations criminelles, les narcotrafiquants, utilisent comme des kleinex des jeunes qui sont des adolescents, 14, 15 ans, 16 ans comme des hommes de main pour commettre des crimes ? Parce que un, ils savent qu'il a le sentiment d'impunité et ils savent que ces jeunes désormais sont capables de tout. C'est-à-dire qu'ils peuvent commettre un crime grave, parfois même avec torture et quelques minutes après prendre un pot avec une amie, un ami à la à Terrasin Café.
Ça veut dire que c'est aussi cette distinction entre le bien et le mal. On on a l'impression presque quand vous parlez justement de ce de ce passage sans transition de la pure barbarie à la légèreté d'un pot avec une amie, est-ce que ça veut dire que vous avez constaté une forme de démoralisation ? C'estàd au sens où il n'y a plus de moral, il n'y a plus le bien et le mal.
Est-ce que c'est ça ce que vous avez On a tout fait pour ça Pauline de Malerbe souvenez-vous, fallait surtout plus parler de morale et à la limite on effaçait la frontière entre le mal et le bien. Tout ça c'était ringar, vous voyez, c'était pour la société d'avant, le vieux monde. Est-ce que ça a changé ?
Est-ce que ça change ? Je pense que ce que j'appelle moi la France des honnêtes gens, elle veut de l'ordre et ça commence d'ailleurs par l'autorité parentale. Il y a trop d'ailleurs de mères qui sont isolées.
Où sont les pères ? La figure de l'autorité aujourd'hui souvent elle est absente. Ça commence l'autorité, le respect des autres, l'altérité avec des frères et des sœurs dans le cadre familial.
Et ensuite, il y a le cadre scolaire. Mais j'ai touché le mal vraiment à Bovu j'ai touché le mal. J'avais l'habitude de dire quand je m'adressais à mes troupes, sapeur pompiers, policiers, gendarme, préfet que c'était un ministère en clair obscur obscur la part du mal, toute cette chronique d'effets abominables qui me parviennent la nuit, le jour et je les reçois en direct sur mon portable.
Ça c'est la part obscure. Et puis il y avait une part beaucoup plus limineuse. Ce sont les hommes et les femmes de beauvau.
Speur pompiers, policier, gendarme, préfet qui s'engagent pas pour un salaire, qui s'engagent pour un idéal. L'idéal français, il sont patriotes. Ils veulent protéger leurs compatriotes.
Vous vous rendez compte quand je voyais des députés insoumis qui mettaient une cible dans le dos de nos policiers, de nos gendarmes en disant "La police tue ? La police tue partout tout le temps. Ça me rendait fou parce qu'il protège la République.
Le l'un de vos prédécesseur Gérard Colomb avait parlé au moment où il quittait Bovo d'une France coupée en deux qui jusqu'alors disait-il vivait côte à côte mais il disait un jour ils seront face- à face. Est-ce que vous redoutez que ce temps ne soit déjà là ou n'arrive ? On arrive au temps de l'ensauvagement.
Il faut qu'on réagisse. Il faut qu'on réagisse en renversant la table avec une révolution pénale par exemple pour la justice des mineurs. Il faut que le Conseil constitutionnel considère que l'éducation c'est aussi la sanction.
Ça c'est fondamental parce qu'on y arrivera pas sinon. Et puis je pense aussi et c'est ce qui me préoccupe, c'est que il y a un phénomène à la fois des étrangers, des nouveaux venus qui ne veulent même pas s'intégrer. Je parle même pas d'assimilation.
J'ai parlé, j'ai revendiqué l'assimilation, on pourrait y revenir pour les naturalisations quand on veut devenir pleinement français avec le droit de vote. Alors là, oui, je parle d'assimilation mais on a des nouveaux venus qui peinent de plus en plus à s'intégrer parce qu'il rejettent des valeurs, parce qu'il y a un écart culturel trop important. Mais est-ce que la France est prête à les accueillir ?
Ce que je ce que je pense aussi c'est qu'on a des générations, la de la trè génération où il y a quelque chose qui ne colle pas parce que il y a aussi un processus de désaffiliation. Voyez ? Et c'est ce qui me préoccupe.
Je pense moi que ce phénomène il est à double face. Quand on est français, quand on veut devenir français, c'est pas seulement par le sol, par la naissance, par le sang donc, mais c'est aussi par le cœur en aimant la France. Mais je pense et ça ça rejaillit sur nous-mêmes qui sommes déjà français.
Est-ce que nous croyons suffisamment en nous en France pour qu'on se pose en modèle ? Non. Parce qu'on a cultivé la repentance.
On a dit à ces jeunes la France elle est détestable. Au fond, vous estimez donc qu'il y a une forme euh Emmanuel Macron avant d'être président parler d'une sorte de terit une forme de radicalisation de rejet de la France qui avait une forme de responsabilité de la France. Là-dessus, vous n'êtes pas totalement en désaccord.
Il y a une responsabilité, il y a une main qui n'a pas été tendue. La main, elle est tendue. Vous me comprenez mal.
Et c'est en cela que mon analyse est radicalement différente de celle d'Emmanuel Macron. Moi je il n'y a pas d'excuse. Il parlait d'une forme de compréhension expliquée.
Non pour vous non. Pour moi, c'est la culture de la pénitence, de la culpabilité. À force de dire que la France n'est pas aimable, comment voulez-vous que on la propose comme un modèle à aimer à ces jeunes générations ?
Donc de ce point de vue-là, je pense qu'il faut arrêter tourner la page définitivement. Ça comprend d'ailleurs aussi le côté pénitel, ce ressentiment de culpabilité avec l'Algérie, çaen est une illustration. Mais je pense qu'aujourd'hui, il faut dire aux jeunes français, la France bien sûr qu'il y a eu quelques pages sombres, mais on a eu tellement de pages glorieuse et il faut la proposer justement pour que elle puisse être aimable et donc aimée.
Vous vous parlez de la de l'Algérie, évidemment, ça a été l'un des l'un des points sur lesquels vous auriez aimé, dites-vous, aller plus loin dans une forme de bras de fer assumé. Vous dites d'ailleurs, on ne m'a pas laissé faire. Il y a des sous-entendus dans cette phrase.
Ça veut dire quoi ? Oh ben très clairement que la ligne que j'ai proposé depuis le départ vis-à-vis d'un régime, je ne parle pas du peuple algérien, je parle d'un régime qui s'isole de plus en plus sur la scène internationale, qui se dévise de plus en plus contre lui-même. Un régime qui utilise l'histoire, une histoire douloureuse bien sûr de la colonisation pour la retourner contre nous.
Et la France sert pour ce régime d'explication de bouc émissaire à tous ces échecs comme s'il y avait un droit de tirage mémoriel, perpétuel et infini. Et ça c'est insupportable. Qu'il y ait, comprenez-moi bien, qu'il y ait cette histoire tumultueuse, orageuse, douloureuse, ça je le comprends, je le comprends parfaitement.
Mais les douleurs de l'histoire ne permettent pas à un pays comme l'Algérie ou à ce régime là de s'essuyer les pieds sur mon pays, ma patrie. Vous l'avez dit de manière fracassante. En effet, en estimant à plusieurs reprises qu'il fallait des ultimatums en quelque sorte, qu'il fallait mettre l'Algérie au pied du mur.
Votre successeur Laurent Nugèz euh choisit une voix différente. Il dit qu'au contraire, il faut reprendre langue, relancer le dialogue et il vient d'ailleurs d'être invité par le gouvernement algérien à se rendre sur place. Est-ce que sa méthode qui est une méthode davantage de dialogue n'est pas finalement plus efficace ?
Il va pouvoir aller leur dire, il va pouvoir aller les voir. Je vous dire, il y avait aucun risque pour que monsieur Teboun m'invite en Algérie. Les choses sont claires.
Mais regardez, vous auriez pas été si vous avez invité, vous auriez pas été. Non, c'est il m'aurait jamais invité. Simplement ce que je veux vous dire, c'est que la main tendue, ça fait des années qu'on l'attend à l'Algérie, mais avec quel résultat ?
Je veux simplement vous dire que la crise, elle m'a précédé. Moi, je rentre à Bova le 23 septembre 2024, mais entre 2022 et 2024, il y a eu plusieurs crises. Je me souviens que les Algériens avaient refusé, souvenez-vous, l'espace aérien pour que nos avions qu'allaient lutter contre les terroristes djihadistes au Sahel, ils avaient refusé le survol de leur espace pour nos aéronefs.
Ensuite, ils blacklistent nos entreprises pour la commande publique. Ils sont en train d'éradiquer le français. Ce que vous voulez dire, c'est que le refus du dialogue, ça n'est pas la France qui l'a amorcé.
Mais bien sûr que non. Il nous utilise et nous on est faible. On est faible.
Alors la crise, elle a culminé à un moment donné. Ça a été lorsque le président de la République française, Emmanuel Macron, et je pense à juste titre a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sara occidental qui est la grande affaire entre les deux pays, le Maroc et puis l'Algérie. Et la France a pris position pour le Maroc à juste titre.
Et alors là évidemment ça a explosé. Et à ce titre la coopération de la sécurité notamment contre le terrorisme s'est brutalement interrompu. Je n'étais pas ministre mais ce que je veux dire c'est que depuis qu'emal Macron est à la présidence de la République, il n'a cessé de tendre la main excepté le Maroc et le Sara mais il a cessé de tendre la main.
Pour quel résultat ? Vous redoutez donc que cette visite de votre successeur en Algérie ne porte aucun fruit. Il y a un principe que nos compatriotes les Français vont comprendre.
Nous, on a un accord qui est totalement suranné, totalement déséquilibré. Les accords de 68 qui encouragent non pas une immigration de travail mais une immigration de peuplement, une immigration familiale. Des privilèges exorbitants donnés aux ressortissants algériens, par exemple par rapport aux tunisiens ou par rapport à d'autres Maghrbains par exemple comme les Marocains.
Nous, petit doigt sur la couture du pantalon bon élève. on applique l'accord. Il y a d'autres accords, l'accord de 94 par exemple.
Cet accord-là dit quand il y a un ressortissant algérien avec des papiers documentés donc euh et bien il doit l'Algérie doit le reprendre parce que c'est et le reconnaître comme un ressortissant algérien. Ils ne le font pas. Ça a été le cas de Mulouse.
L'attentat terroriste à Mulous il y a quelques mois, c'est cet algérien qui n'aurait jamais dû se trouver sur le sol français. était sous le coup d'une et voilà OQTF, il avait été présenté 14 fois aux autorités algériennes qu'il avait refusé. Donc il y a un moment donné, moi je veux bien qu'on aille faire des risettes à monsieur Tiboun ou qu'on aille prendre le thé en Algérie, mais pour quel résultat ?
Tant que il y a pas le principe de réciprocité, alors il faut la fermeté. Plusieurs rapports sur la question de l'entrisme. L'un, vous avez été remis au ministère de l'intérieur sur la question de l'entrisme des frères musulmans.
Un autre plus récemment sur la question de l'entrisme de la République iranienne en France. Est-ce que aujourd'hui vous estimez que ces deux rapports sont pris suffisamment au sérieux et qu'un certain nombre de mesures sont prises ? C'est très différent.
Je pense que la menace la plus grave, c'est le rapport sur les frères musulmans, sur l'entrisme. Pourquoi est-ce que c'est grave cette menace ? Elle est grave parce que c'est un islamisme à bas bruit.
C'est un islamisme qui se cache, qui utilise nos valeurs, qui va dire "Mais par exemple sur le voile, il va le dire c'est la liberté, vous êtes un pays de liberté, laissez-nous libre." Mais en réalité leur agenda, leur objectif c'est de faire basculer le territoire français, la société française dans la charia pour reconnaître que au-dessus de la Constitution, au-dessus de la loi de la République, il y a le Coran. C'est leur agenda.
Vous venez de parler de la question du voile. Vous avez peut-être vu cette image. La tribune euh de l'Assemblée nationale, le public dans la dans la tribune.
Une sortie scolaire semble-t-il à l'invitation de Marc Fenot, l'un de vos anciens collègues qui était à à aux relations avec le le Parlement qui a invité cette école qui est une école hors contrat confessionnelle. Et on a donc vu dans l'hémicycle ces jeunes filles euh scolaires voilées. Comment vous réagissez ?
Le voile pour moi ça été un un descombat. Ceux qui pensent que le voile c'est qu'un simple bout de tissu se trompe. Donc ça n'est pas un.
Le voile pour moi, c'est au contraire un emblème, un emblème pas seulement religieux, mais un emblème politique d'une idéologie politique de l'islamisme. Et je pense que ce voile n'a rien à faire dans les tribunes de l'Assemblée nationale. Il ne tient d'ailleurs qu'à l'Assemblée nationale de rectifier son règlement.
Comme les choses sont pas très claires. Dans le règlement, il y a marqué qu'il faut être découvert. Mais est-ce que ça veut dire visage découvert ?
Je peux vous dire que l'article 91 du règlement du Sénat est très clair. Vous ne pourriez pas assister à une séance dans les tribunes, dans l'hémicycle, au Sénat si vous aviez un voile. C'est-à-dire que les questions religieuses d'appartenance religieuse ne doivent pas être marqué.
Il ne doit pas y avoir de marqueur. Il doit y C'est écrit noir sur blanc. Bien sûr.
C'est donc l'Assemblée nationale n'a qu'à faire la même chose à Dieu. Exactement. simplement je redis une chose, c'est que ne soyons pas naïfs et que le voile a deux objectifs pour notamment les islamistes.
Le premier objectif, c'est de dire la femme est l'inférieur de l'homme. Deuxième objectif, c'est que nous ne sommes pas comme vous. Nous refusons de nous assimiler.
Il y a une séparation qui se fait dans l'espace public. Et moi je pense et j'ai toujours milité et notamment au Sénat, nous avions voté plusieurs textes de loi, propositions de loi à l'initiative du groupe LR par exemple pour que dans les compétitions sportives fédérales, on ne tolère aucun voilement. Il y a la question il y a la question de l'âge de l'âge de ces jeunes filles.
Alors, on n pas l'âge exact. qu'il semble que ce soit trop probablement autour de 10 12 ans. Est-ce qu'il faut, je précise qu'il s'agit, semble-t-il, d'une école confessionnelle qui donc n'a pas à répondre à la loi de 2004 qui interdit euh les signes religieux non seulement à l'école, mais aussi dans les sorties scolaires.
Donc, semble-t-il, de ce point de vue-là, il n'y a pas de règlement qui s'applique, mais il y a la question en effet de l'âge. Certain, Gabriel Atal lui-même disait, il faut interdire le voile aux jeunes filles. À partir de quel âge est-ce que vous estimez d'ailleurs faut-il qu'il y ait une interdiction ou non ?
Moi, je suis pour l'interdiction notamment dans les lieux publics, dans les services publics. C'est l'école bien entendu, c'est toutes les excroissances, l'école hors les murs par exemple les sorties scolaires, mais y compris y compris pour des écoles hors contrat. Écoutez, les écoles contrat c'est une différence.
C'est c'est une différence. C'est une différence. Euh la loi 2004 a été une grande loi portée par ma famille politique, mais je pense qu'il faut au-delà.
Moi, je suis pour l'interdiction du voile dans l'université. Je suis pour l'interdiction du voile comme je le disais à l'instant notamment dans les compétitions sportives fédérales tout simplement parce que le sport c'est un moment mais vous mettez pas de limite d'âge. Il n'y a pas pour vous la question du discernement ou pas.
Je suis évidemment défavorable à ce que des fillettes soient viol voilées euh voyez parce que c'est un endoctrinement. Je je peux je peux pas je peux pas laisser ce passer ce lapsus sans y revenir. Pardon.
Mais euh est-ce que est-ce est-ce que comment vous expliquez avoir pris un mot pour un autre ? Ça c'est je l'explique très facilement, c'est une forme de viol de la conscience. Voilà.
Et c'est la raison pour laquelle je pense que ce qu'on est en droit de faire c'est que dans des lieux publics de service public on puisse interdire. Voilà. Je pense que là ça me paraît être un bon équilibre pour que dans ces lieux qui sont les lieux républicains, on affirme une posture laïque et cette séparation et ceendoctrinement.
Un mot sur ce qu'il s'est passé sur l'île d'Oléron. cette attaque, un déséquilibré marginal semble-t-il converti récemment à l'islam qui fonce sur des passant un périple un périple meurtrier de 35 minutes cinq blessés dont deux très graves. Il a crié Allah Akbar, il avait une bonbonne de gaz dans sa voiture qu'il a tenté d'incendier au moment où l'on se parle euh il n'y aurait pas de motif terroriste à proprement parler.
Le parquet national antiterroriste d'ailleurs reste en observation mais ne se saisit pas. Comment vous jugez cet acte ? J'ai pas toutes les information que le parquet national antiterroriste a et je fais confiance au PNAT que je connais bien euh parce que j'ai eu à côtoiler évidemment un certain nombre de magistrats.
Simplement, je trouve quand même qu'il y a des indices qui sont troublants, qui sont convergents que vous avez vous-même rappelé. Le cri de guerre Allah Akbar. Ensuite, un mode opératoire, la voiture Bélier.
Ensuite, non seulement la voiture Bélier, mais dans le coffre des bombomes de gaz qu'on tente de faire exploser et on tente d'attirer les gendarmes justement pour que il puissent être blessés ou ou qu'il puisse périr dans cette explosion. Euh, je crois qu'il a en tout cas, c'est une indisrétion qui a été faite pendant la garde à vue indiqué qu'il avait reçu une mission de Allah. Donc voilà, je n'ai pas tous les éléments, il est peut-être déséquilibré mais par exemple les attentats, un attentat qui avait été perpétré contre un non ressortissant français c'était sur le pont de Birakem, c'était en décembre 2023.
Là, c'était très clairement terroriste. Mais il y avait aussi un trouble psychiatrique. Le seul trouble psychiatrique n'est pas un indice suffisant pour exonérer un individu de participer à une entreprise terroriste.
La mosquée dans le Var où un fidèle avait été assassiné, il vous avait d'ailleurs à l'époque été reproché de ne pas vous y rendre dans le gare, pardon, de ne pas vous y rendre de manière immédiate. Mais le parquet national ne s'était pas saisi retenant en effet d'autres motifs que celui d'une visée terroriste. Est-ce que Est-ce que vous dites au fond aujourd'hui il y a des déséquilibrés qui peuvent passer à l'acte, utiliser les fractures de notre pays comme un prétexte ?
C'est une évidence. C'est une évidence. J'ai j'étais il y a quelques instants euh quelques heures euh dans l'hôpital Sainte Camille ici à Abis Sururmarne.
J'ai voulu rencontrer les soignants et parmi les soignants, il y avait un infirmier psychiatrique. Et vous savez que le grand malade en fait, la grande malade de la médecine française, c'est la psychiatrie parce qu'il y a pas suffisamment de vocation de psychiatre. Et il me disait les conditions dans lesquelles ils accueillaient ici à l'hôpital de Brurmar ces malades, c'est déséquilibré.
Il faut savoir que les moyens sont très insuffisants et qu'il y a des risques évidemment et que pour un certain nombre de ces déséquilibrés, l'islamisme est une forme d'idéologie qui les intoxique parfois et ils s'autointoxiquent d'ailleurs. Et la menace, je l'ai vu quand j'étais ministre, la grande menace terroriste aujourd'hui, elle vient pas de l'extérieur comme elle a pu venir il y a 10 ans de l'extérieur, c'est-à-dire de l'État islamiste, à l'époque d'Aesh, mais que souvent elle vient, c'est une menace intérieure andocenne. On va d'ailleurs propagé notamment avec les réseaux sociaux.
On on va d'ailleurs euh célébrer, tristement célébrer les 10 ans des attentats du du 13 novembre. Est-ce que vous estimez que 10 ans après la France a pensé ses plais qu'elle qu'elle qu'elle a réussi à à dépasser cette menace ? Je pense que la France s'est ressaisie en tout cas face à la menace terroriste.
On s'est ressisi parce qu'on était capable de faire une législation très puissante avec un parquet national, c'est-à-dire une chaîne judiciaire dédiée, spécialisée sur le terrorisme avec un état major qui regroupe tous les services notamment de renseignement, tous les services d'enquête de l'État avec un chef de fila qui dépend du ministère de l'intérieur. C'est la DGSI, la direction générale de la sécurité. intérieur et vous savez il y a eu euh beaucoup d'attentats de Déjou.
En 2024, il y a eu neuf attentats de Déjou. Trois visaient euh par exemple euh les Jeux Olympiques. Donc on a eu du succès.
Ça ne veut pas dire que il peut pas demain y avoir un nouvel attentat, mais on a eu on a forgé un arsenal. Ce qui veut bien dire que quand il y a une volonté politique, on peut y arriver. Voyez, vous parlez de cette volonté politique et je voudrais justement qu'on puisse ouvrir un autre chapitre dans cette émission euh qui est aussi d'essayer de comprendre votre projet.
On va aussi parler bien sûr de la question de l'État de la France sur le plan des économies, de la consommation, du pouvoir d'achat et en particulier dans ce moment du budget. Mais puisque vous dites la question de la volonté, quand je vous entends parler de la France sur ces questions régaliennes et de sécurité et du défi sécuritaire, quand je vous ai demandé quel est le plus grand défi, vous m'avez tout de suite dit défi sécuritaire. au fond, au ministère de l'intérieur, euh vous l'avez dit d'ailleurs plusieurs fois, vous vous sentiez à votre place, à votre poste en quelque sorte.
Quand vous êtes parti, vous avez eu cette phrase et elle m'a frappé lorsque vous vous êtes adressé au députés de votre famille pour leur dire que pour leur annoncer, pour leur expliquer que vous ne vouliez pas rester dans le gouvernement le cornu, vous avez dit "C'est au-delà de mes forces". Ça veut dire quoi cette phrase ? Est-ce que ça veut dire que pour la première fois, vous avez touché vos propres limites ?
Ces limites là, elles étaient pas les miennes, elles étaient les limites qu'on m'imposait à l'extérieur. Vous savez, j'ai passé plus de 12 mois à Bavau dans un ministère de l'intérieur qui est le ministère des crises, des urgences qui est très très exigeant. Je me suis donné à fond mais j'ai bien vu que j'avais plein de limites.
On m'imposait beaucoup d'obstacles. Des obstacles politiques. J'ai pas toujours été sur la même ligne que le président de la République.
Des obstacles aussi législatifs puisqu'il y avait pas de majorité à l'Assemblée nationale. Des obstacles juridiques. Souvenez-vous le Conseil constitutionnel qui a bifé d'un trait de plume un texte qui me tenait à cœur qu'on avait pris après la jeune Philippine qui avait été violée et qui avait été assassiné par sur l'allongement de la durée de rétention desf dangereux.
Ça m'avait beaucoup choqué parce que euh 14 pays européens vont bien au-delà de 210 jours. Ils vont jusqu'à 18 mois. C'est ce que la directive européenne permet. 18 mois.
Nous, on était assez timide. On disait pour les plus dangereux, on veut les retenir 210 jours pour avoir plus de chance de les expédier dans leur pays d'origine ou en tout cas pour essayer euh de protéger les citoyens. Donc j'ai eu, voyez, euh et c'était une j'ai souvent utilisé le mot de morsure.
Euh chaque jour, je me retrouvais confronté à une hypervolence, mais j'étais aussi confronté à toutes ces limites politiques, juridiques, législatives. Mais j'ai toujours voulu aller de l'avant. Je l'ai fait.
Pourquoi à un moment vous vous n'aviez plus la force ? Ah, j'avais la force. Mais vous dites c'est au-dessus de mes forces.
C'est pas ça. C'est que j'ai constaté que un mois un moment notamment sur il y a un mois, j'ai constaté d'abord que le président de la République voulait reprendre les raides de Matignon. J'avais été ministre de l'intérieur de Michel Barnier qui était un oppose dans du président de la République de François Berou qui m'a laissé faire, qui n'était pas un opposant mais un allié disons incommode du président de la République assez indépendant.
Moi je voulais que il y ait l'article 20 qui soit appliqué de la Constitution. Le président préside, le gouvernement gouverne. Moi, j'étais pas rentré dans un gouvernement d'Emel Macron, mais un gouvernement de Michel Barnier ou un gouvernement de François Berou.
Et j'ai bien vu que je n'aurais pas les moyens. J'ai bien vu que tout ça allait pencher à gauche. Écoutez, si j'avais été ministre, est-ce que ce que je perçois dans ce mot de "au au-dessus de mes forces, est-ce qu'il y a eu un moment de découragement ?" Non, là je vais vous dire au-dessus de mes forces et au-dessus plutôt en de ça de mes convictions.
On peut me critiquer, hein. J'ai des convictions, je les ai jamais caché. On peut les discuter, mais on peut pas dire que je me renie et je renonce facilement.
Mais je pense que la politique pour moi, ça a toujours été avoir une ligne de conviction. Et quand je connais, vous connaissez, vous connaissez le chaîn et le roseau ? Oui, bien sûr.
Vous connaissez le chaîne et le roseau ? Non. N'avez-vous pas peur de ne pas avoir la souplesse qui vous permett justement d'avancer, de faire des compromis et donc de construire la suite ?
Qu'est-ce que j'ai fait pendant un an ? Il a fallu que je plie. Même si j'ai voulu dire la vérité, ça c'était très important.
L'action politique, elle commence en réalignant les mots sur la réalité parce que les Français sentent bien que les hommes et les femmes politiques souvent les enfument. Il minimise les mots, il les relativise. Pourquoi cacher la réalité aux français ?
La réalité qu' vivent, la révélité qu'il voi ? Et bien moi, j'ai dit je vais réaligner et je vais avoir un discours de vérité. Non, l'immigration c'est pas une chance.
Quand on veut être naturalisé, il faut être totalement assimilé. Oui, la société dans laquelle on est très permissive encourage la violence. la fabrique de barbare.
J'ai eu des mots forts parce que ça c'est un principe de vérité. Mais moi je suis rentré dans un gouvernement il y a un an, c'était pour faire barrage à la gauche. Vous me voyez dans un gouvernement aujourd'hui dont le premier ministre fait des deals avec la gauche pour appliquer une politique de gauche où chaque soir pas de regret.
Pardon ? Pas de regret d'être parti. Mais au contraire, au contraire, vous m'imaginez, je me suis dit quand j'ai entendu la déclaration de politique générale, si j'avais été au banc, j'ai entendu les mots d'un premier ministre d'Emmanuel Macron qui aurait pu être prononcé par un premier ministre de gauche, mais dans l'heure, avant même l'heure, j'aurais remis ma démission évidemment parce que on peut pas se fourvoyer.
Est-ce que les Français redoutent la politique, les dégoûtent, les désespère parce qu'ils sentent aujourd'hui qu'il y a un écart ? Voilà, quand on est de droite, on n'est pas de gauche. Moi, j'estime que la gauche a fait beaucoup de mal à la France.
On en parlera peut-être. La gauche a fait les 35 heures, la retraite a 60 ans et donc a appauvri la France et les Français. Elle est où la droite ?
Elle est où la gauche ? Si je vous pose cette question, c'est que vous avez dit à l'instant moi je me suis engagée et j'ai accepté justement au départ cette mission au ministère pour faire barrage à la gauche. Ce matin, je recevais Xavier Bertrand qui dit "Moi, je sais pas très bien si il y a toujours chez les Républicains ce nif ni RN." Est-ce que vous êtes aujourd'hui en train de dire le plus important c'est de faire barrage à la gauche ou est-ce que vous mettez toujours les deux sur le même plan ?
J'étais en train de vous répondre euh de façon très particulière sur la politique suivie. Sur la politique suivie, ça n'est pas elle qui mène la danse, c'est monsieur Olivier Fort. C'est le Parti socialiste.
Vous avez tout à fait. Olivier Fort très critiqué par LF, décide et malheureusement le Premier ministre s'exécute. Moi, je n'appartiens pas à un gouvernement qui aurait été qui aurait pris des positions contraires à mes convictions.
Je vous répondais là-dessus. Maintenant, j'ai entendu moi Xavier Bertrand en disant "Mais il faut clarifier une ligne vis-à-vis du rassemblement national." Mais je dis "Mais Xavier, la clarification, elle a déjà eu lieu.
Grandeur nature, preuve par neuf. Il y a plus d'un an, Eric Sioti, président à ma place, président de LR passe, si j'ose dire, dans le camp adverse, salie à Marine Le Pen. Il y en a beaucoup qui sont allés avec lui, certainement pas.
Et euh je n'ai cessé de dire que je ne crois pas dans l'Union des droits des appareils. Je crois moi et je l'assume. Mais alors totalement, je veux parler aux électeurs du Rassemblement national parce que ce sont nos anciens électeurs.
Et Marine Le Pen d'ailleurs, c'est pour ça que je ne crois pas à l'Union des appareils, elle le dit elle-même. Elle n'est pas de droite et d'ailleurs elle est socialiste. En quelques jours, en 48h ou 24h, ils ont voté les députés rassemblement national, ils ont voté plus de 30 milliards.
J'avoue que je suis très frappé par cette rhtorique là. Pardon Bruno Rota mais c'est la même que Gérard Larch c'est la même que Gérald d'Armanin qui dit récemment qu'ils sont communistes. Gér Gérard Larch dit on peut pas s'allier avec eux parce qu'ils sont de gauche c'estàd que vous ne leur faites pas le reproche d'être trop à droite.
Ça c'est pas un problème sur ces questionsl vous êtes d'accord avec vous êtes une observatrice précise. J'imagine que vous avez parfois écouté Marine Le Pen. Vous l'avez même interviewé.
Elle dit je ne suis ni de droite ni de gauche. Tout à fait. premier argument, il est sur le plan économique.
Ça veut dire que sur tout le reste fond, vous êtes d'accord. Je pense que ce sont des girouettes sur le plan économique. Nous avions voté les 15 heures de contrepartie pour lutter contre au RSA, pour lutter contre l'assistanaat.
Ils ont voté contre la réforme des retraites. Ils ont voté contre. Non, mais avouez que c'est ce que je dire, c'est que vous leur avez longtemps reproché d'être trop à droite.
Désormais, ça n'est ça n'est plus un argument. Votre argument c'est de dire qu'ils sont trop à gauche. C'est quand même cocass.
Je voudrais je voudrais simplement redire une chose. La le Rassemblement national et avant avant lui le Front National a servi à François Mitterrand et à la gauche comme un gaz incapacitant vis-à-vis de la droite. On nous a interdit de parler d'immigration.
À chaque fois on voulait prendre des positions un peu fermes. Vous êtes un fasciste. Vous êtes proche du Rassemblement national.
à chaque fois qu'on voulait une politique sécuritaire, une révolution pénale pour la justice, qu'on voulait de la sanction, mais alors vous êtes proche de l'extrême droite, et bien cette rhtorique, il y en a marre et moi je ne m'y tromperai pas. Cette rhtorique a fait beaucoup de mal à la droite et à chassé en quelque sorte parce que la droite, une droite peureuse, honteuse, c'est interdit de parler de ces thèmes-là. et on a réservé cette chasse, une chasse gardée au Rassemblement national.
Total des millions des hecteurs de droite, UNP et ensuite LR sont partis au rassemblement national. Donc oui, moi je l'affirme, je veux parler aussi bien à des électeurs macronistes déçus par le président de la République qu'à des électeurs Rassemblement national pour leur dire que nous on est très ferme sur le régalien, l'autorité, la justice mais aussi l'immigration mais qu'on est sérieux sur le plan budgétaire. On va sur le plan budgétaire, mais je vous repose la question.
Vous m'avez parlé Alliance donc non, pas question dites-vous. Euh je vous repose quand même la question du barrage. Si il faut choisir entre LFI et RN, est-ce que vous dites Nini ou est-ce que vous dites "Je ne me donnerai aucune voix à LFI" ?
Très clairement pour moi, je ne place pas sur le même plan Lfi et le Rassemblement national. Ça veut pas dire que je vais appeler à voter Rassemblement national. Non, c'est un adversaire.
Ils veulent d'ailleurs notre mort. Mais elle flei pour moi. Je les ai vu, je l'ai indiqué notamment vis-à-vis des policiers.
Je pense qu'ils et des gendarmes, des forces de l'ordre. Je les ai vu instrumentaliser la violence dans le débat public. Je les ai vu vouloir et parfois aussi théoriser un climat d'insurrection.
Je les ai vu appeler à la désobéissance civile. Je n'ai pas entendu le Rassemblement national sur ces mêmes thèmes-là. Donc ce que je veux dire c'est que la gauche est une partie de la droite attendez et le petit microcosme médiatique depuis des années ont voulu lutter contre le Rassemblement national par de la moraline par de la morale.
Pardon ça n'a pas marché. Ils sont aujourd'hui à plus de 30 %. Alors, ouvrons les yeux, arrêtons de dire "Mais il y a ils sont les électeurs sont tous des fachaots." Et bien non, ces électeurs là, ces électeursl ils ont vocation demain.
J'espère à voter pour notre candidat à la présidentielle par exemple. Votre candidat à la présidentielle, on va y venir parce que ce sera peut-être vous. Mais Bruno Rillot, j'ai bien entendu que vous disiez que le cas échéant s'il se présentait, vous diriez pas une voix pour LFI, mais vous ne diriez pas une voix pour le RN.
J'ai indiqué que je ne le place pas LFI et le RN pour des arguments qui sont représentent une menace plus grande à vos yeux aujourd'hui lesfi notamment pour l'antisémitisme. Enfin est-ce que vous êtes consciente qu'aujourd'hui monsieur Mélenchon et ses amis les insoumis draguent le vote communautariste ? Est-ce que vous êtes consciente que aujourd'hui ces gens-là tisonnent les braises de l'antisémitisme ? en se cachant bien souvent derrière l'antitionnisme.
Peut-on reprocher cela au rassemblement national ? Donc je pense que en politique, il faut voir les choses telles qu'on les voit, les expliquer. Ça ne fait pas de moi un allié du Rassemblement national.
Certainement pas. Et je n'appellerai pas non plus à voter Rassemblement national. Vous n'appelleriez pas à voter Rassemblement national, vous diriez, j'ai bien compris la formule, pas une voix pour LFI.
Ce qui quand même mécaniquement veut dire que vous n'empêchez pas vos électeurs de se reporter éventuellement. Ils peuvent aller à la pêche à la ligne, ils peuvent aller et cetera. Vousmême vous vous abstingriez ?
J'ai j'ai jamais voté d'ailleurs Rassemblement national. Évidemment qu' a jamais non. Voyez ?
Non. Vous n'avez jamais voté Rassemblement national. Non mais j'appelle j'appelle nos amis de droite à ne pas tomber dans cette dans cette trétorique que la gauche a instrumentalisé contre la droite et qui nous a fait beaucoup de mal. un grand professeur d'histoire qui est malheureusement mort de la Révolution française, François Furet, dans les derniers mois de sa vie avait écrit un très beau texte et il avait dit peut-être pas au mot à mot en parlant de la gauche qui instrumentalisait à l'époque le Front National, il avait dit c'est un grand avantage, c'est un avantage sans prix d'avoir un allié objectif sous les traits d'un adversaire radical.
Voilà, instrumentaliser le Front National contre la droite. La droite est tombée dans le panneau. La droite du coup bah c'est comment dirais-je ?
Elle s'est repliée. Elle n'a plus trop posé dire quoi que ce soit sur l'immigration, sur la notion de sécurité et du coup et bien nous avons perdu nos électeurs et surtout nous les avons offerts en pâure au rassemblement national. Primaire ou pas primaire ?
Moi, mon objectif puisque je suis président d'un grand parti, nous sommes le premier parti LR pour le nombre d'adhérents notamment et aussi pour le nombre d'élus locals, mon objectif c'est que nous ayons en 2027 un candidat avec nos propres couleurs. Un candidat LR, ça veut pas dire un candidat bloc central. Certains appellent à ce qu'il y ait une primaire qui soit une primaire large qui aille euh de Sarah Knafo d'un côté à Gabriel Atal ou Édouard Philippe de l'autre.
C'est notamment la proposition de leur invoquer. Alors ce qui est ce qui est un peu ridicule parce que le principe d'une primaire c'est que les perdants acceptent de se ranger derrière le gagnant. par exemple en 2016 Nicolas Sarkozi, François Fillon et puis Alain Jupé d'accord entre eux que si un gagnait bah les deux autres l'encourageaient.
Bien comment voulez-vous que demain Gabriel Atal si c'est lui qui gagnait cette primaire là que Sarnafo encourage et rally Gabriel Atal ? Donc ça c'est une vue de l'esprit, ça ne marche pas. Donc ça reste théorique pour vous ça mais c'est totalement théorique simplement.
C'est une des rares manières pour vous éventuellement vous l'avez vu bien sûr les sondages. Si vous s'il y a plus Édouard Philippe par exemple, ça passe pas. Je pense que je alors on aura on aura une responsabilité le moment venu mais moi il m'appartient comme président de LR de tout faire vraiment de créer les conditions pour qu'on ait notre candidat.
Pourquoi d'ailleurs ? Parce que dans leschiquers politique on représente quelque chose d'original. La France vous savez, elle ne penche pas à gauche, elle penche à droite.
Qu'est-ce que veut la France ? En tout cas, la France déshonnête gens, elle veut beaucoup plus d'autorité, moins d'immigration et elle veut plus de sanctions. Très bien.
Ça c'est pour le régalien. Et sur le plan économique, elle veut qu'on décourage l'assistana, que le travail paye de sérieux budgétaire et elle veut aussi que les repères culturels civilisationnels soient là, qu'on ne les déconstruise plus. Et bien nous on porte ces idées et je pense que ces idées représentent le point d'équilibre chez beaucoup de Français et ça c'est notre singularité.
Si c'est vous qui êtes le mieux placé, vous irez vous vous ne vous déroberez pas. Euh j'ai pas l'habitude de me dérober. On verra bien dans quelle situation on sera parce que je pense qu'il reste de longs mois 18 mois.
Mais ce que je souhaite moi, c'est que en tout cas pour ce qui concerne LR, je l'ai déjà proposé il y a quelques jours, on a des statuts et nous c'est les adhérents qui trancheront les modalités de la sélection pour le candidat et qui éventuellement voteront s'il tranche en faveur d'une primaire. Bien sûr, dans ce cas-là, c'est eux qui voteront. Bien sûr.
Alors, il peut y avoir deux types de primaire. Une primaire ouverte, une primaire fermée. Mais c'est en tout cas eux, l'article 21 au de statut, il est très clair, il est démocratique.
C'est eux qui choisissent et c'est eux qui voteront pour la modalité. Si vous commencez ce Tour de France ici, j'imagine que c'est pour construire un projet qui peut être aussi votre projet. Vous serez prêt à l'incarner s'il le faut.
J'aime les idées. J'ai toujours conçu la politique comme d'abord un débat d'idée et je pense que si on veut gagner dans les urnes, il faut d'abord gagner dans les esprits. Et je pense que ma famille politique a trop peu le goût du débat et notamment du débat d'idée.
Je pense que jamais la France a été aussi affaiblie. La France va mal, vous savez, elle va très très mal. Il y a cette déconnexion que j'ai évoqué au tout début de notre émission que moi je ressens, dont je souffre.
Qu'est-ce que vous voulez que les Français aujourd'hui quand ils vous écoutent comment l'actualité, quand ils ouvrent la télé et cetera, leur postes, quand ils lisent les journaux, qu'est-ce qu'ils peuvent comprendre à la politique ? La France en Europe, elle est terriblement affaiblie. On a le pire déficit.
Qu'est-ce qu'on fait pour les générations de demain ? Euh, le travail paye plus. On est un pays où quand vous donnez à un salarié une augmentation, il va en donner plus que ce qu'il va recevoir parce qu'il y a trop de charges, trop d'impôts pour les entreprises.
Vous vous rendez compte au moment où on est le pays le plus surfiscalisé euh notamment d'Europe, les députés, pas les députés, au contraire, il luttent et je voudrais les remercier pied à pied contre cette folie fiscale, mais là on est à des dizaines de milliards de plus d'impôts sur les entreprises. et la chasse aujourd'hui à ceux qui créent, à ceux qui entreprennent. Donc si on veut créer de la richesse pour la partager ensemble, pour que l'hôpital vive mieux, faut voir les les médecins que j'ai rencontré tout à l'heure, les êtres soignants, les infirmiers, les les ils sont accrochés à leur travail.
Heureusement qu'ils ont cet idéal professionnel, mais croyez-moi, c'est difficile pour eux. J'ai traversé les urgences, j'ai vu des brancards dans les couloirs parce qu'il y a un problème. Si on crée pas suffisamment de richesse grâce à plus de travail, un travail qui paye plus, on n'y arrivera pas.
Et en même temps, regardez, on est en train de dire il va falloir plus de dépenses publiques parce que c'est ça, hein, plus d'impôts et moins de travail. euh supprimer ou euh dit-on décaler ou plutôt suspendre la réforme de la retraite. C'est exactement ça.
C'est assumer de dire que malgré une espérance, on a une désespérance de vie nous en France, on a de la chance à la retraite la plus longue. Donc pendant ce moment-là, les gens perçoivent leurs pensions. Très bien.
Mais si on travaille pas plus, comme font tous les autres pays européens, on n'y arrivera pas. Ça veut dire que vous candidats éventuels, vous relanceriez une réforme des retraites qui serait même peut-être différente de celle qui avait été votée, qui irait plus loin. Qui irait plus loin, bien sûr.
Je je pense vous m'interrogiez tout à l'heure en disant qu'est-ce que vous constatiez de la France qui va pas bien. Vous m'avez interrogé comme un ancien ministre de l'intérieur. Je vous ai répondu sur l'ensauvagement.
Mais si on peut prendre un peu de recul, moi je pense que aujourd'hui les Français Exactement. J'en profite, merci. Euh les Français souffrent d'une double angoisse, une angoisse matérielle et immatérielle.
Matérielle, c'est le risque de l'appauvrissement. On vit de moins en moins bien. Et les Français le sentent parce que ils voi bien que leurs enfants pourraient connaître une situation beaucoup plus difficile que ce qu'ils ont connu, l'appauvrissement.
Et l'autre, elle est immatérielle. C'est cette idée finalement de perdre des repères culturels. Une école qui n'intuissent plus, qui ne transmettent plus un certain nombre de de valeurs, de savoirs.
Une République qui n'assimule plus, une culture aussi. Quand je vois que le conseil supérieur de l'éducation nationale avait proposé de supprimer le mot de vacances de Noël pour le transformer en vacances d'hiver, vacances de la vacances, on a des racines, je suis désolé, des qu'on croit ou qu'on ne croit pas, peu importe, c'est notre culture. Là, je parle pas de religion, c'est pas symbolique pour vous, mais c'est mais si, mais c'est fondamental et c'est fondamental pour les Français qui ont peu de patrimoine parce que je pense que les classes populaires ou moyennes, elles sont d'autant plus attachées à ces repères culturels immatériels que elles ont pas beaucoup de patrimoine de capital matériel.
Et donc, je pense qu'il faudra traiter d'abord l'aspect niveau de vie. Comment fait-on pour avoir plus de pouvoirs d'achat ? réponse, c'est que il faudra sans vous travailler plus mais que le travail paye plus et qu'on décourage l'assistana.
J'ai des propositions à faire. Voilà, plafonner les allocations qu'on mettrait dans un compte, un compte social. On mettrait pas seulement les allocations de l'État, mais toutes les allocations et on les plafonnerait à 70 % du SMIC pour qu'il y ait vraiment un écart entre le travail et l'assistant.
Donc il y a une distinction entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. Vous l'avez peut-être entendu, le nouveau ministre des du travail et des solidarités qui dit "La France a été très généreuse mais elle n'en a plus les moyens et l'une de ses premières décisions serait de supprimer la prime de Noël pour les personnes célibataires sans enfants. Qu'est-ce que vous pensez de cette décision ?
Je pense qu'il fera de toute façon des efforts. Il faut que ces efforts soient justes. Et je je reprends mon expression la France désonné de gens.
Pourquoi est-ce que les gens en ont marre aujourd'hui ? Cette France là, elle est travailleuse, je vous le disais. Elle est même généreuse.
Elle sait ce que c'est que la solidarité, qu'elle pratique dans les quartiers, dans les villages, dans des associations, mais elle en a marre de toujours cotiser. Elle sait que dans une société, dans une communauté nationale, le sort de chacun dépend des efforts de tous mais elle en a ral bol parce que c'est toujours elle qui paye alors qu'elle travaille. Comment voulez-vous que Mais vous auriez commencé, vous auriez commencé par la prime de Noël.
Je rappelle qu'elle est de 150 € pour les personnes célibataires qui sont déjà au RSA. Je vais je vais donner une idée là. Donc c'est gens très très dans le projet de loi de la sécurité sociale, il est prévu de responsabiliser les gens et par exemple d'augmenter les franchises sur les médicaments.
Tout à fait. De doubler les franchises sur les médicaments. Et pendant ce temps-là, on va rien faire sur l'aide médicale d'État.
C'est-àdire que vous avez des clandestins qui sont immigrés mais qui ont violé notre loi. Ils sont arrivés clandestinement. Ils se sont maintenus irrégulièrement sur le sol français. et eux c'est 100 %.
Donc ceux qui cotisent par exemple pour les soins dentaires pour le problème auditif, eux ils vont être remboursés à 60 et cetera et les autres à 100 %. Voilà et pour le forfait hospitalier, ceux qui cotisent, voilà ceux qui sont français qui cotisent, qui apportent leur écho à la sécurité sociale, eux ils ont avoir un forfait hospitalier. Les autres qui ont triché, ils ont une sécurité sociale et c'est 100 %.
Mais ça rend fou les gens. C'est qu'une question de justice. Donc commençons par là.
Évidemment, on commencerait par là et pas par la prime de Noël. Pardon, j'y reviens mais parce que je voudrais quand même comprendre cette prime de Noël. Je rappelle donc les conditions hein, c'est 250 € pour un couple avec enfant, c'est 150 € pour quelqu'un de seul.
Il faut la supprimer. C'est je vais vous dire c'est de la politique à la petite semaine. Je pense que si on veut prendre les choses avec un peu de recul et un peu de hauteur, veut dire que la question c'est pas prime de Noël ou pas de Noël, il faut la question, elle est pas là.
La question c'est il faut travailler plus. Donc si vous voulez bloquer la réforme des retraites, on a tout faux. On a un taux de remplacement qui est supérieur.
Par exemple, la pension qu'on touche quand on arrête de travailler, quand on est à la retraite, ce taux de remplacement du salaire transformé en pension, il est bien supérieur à celui par exemple des Allemands. Et on a 22 ans d'espérance de vie après la prise de la retraite. Il faut pas être sorti de l'ENAT, certainement pas d'ailleurs pour comprendre que tous les autres pays européens ont travaille plus et que nous alors qu'on a une durée de vie qui est importante.
Donc il faut plus de travail. Moi ce que je propose voyez c'est que il faudra assumer ce travail là mais il faudra qu'un certain niveau annuel alors aujourd'hui 35 c'est 1607h. Je je pense qu'il faudra aller au-delà en mettre un seuil mais au-delà de ce seuil d'un travail annuel ce sera zéro cotisation.
Zéro cotisation pour le salarié, zéro cotisation pour l'employeur. Ça sera tout bénéf pour le pouvoir d'achat et la compétitivité de l'entreprise. Ça c'est fondamental.
Ça c'est des réformes. Donc aider ceux qui travaillent en priorité. Aider ceux qui bien sûr et décourager l'assistana, avoir une vraie réforme du chômage pour l'aligner progressivement sur les conditions du chômage dans les autres pays européens.
Mais il faut comprendre que dans une dans une vie le français il nous manque 3 années de travail. par rapport à la moyenne d'un européen. Rendez compte 3 années de travail ce que ça fait comme non création de richesse.
Mais cette non création de richesse, elle peut pas financer l'hôpital, elle peut pas financer l'école, elle peut pas financer la justice, elle peut pas financer le pouvoir d'achat et dans une année, il nous manque 3 semaines. Donc le problème français là aussi pourquoi est-ce que je suis heureux de ne pas être dans ce gouvernement très orienté par les socialistes socialistes ont été des bonenteurs ? Ils ont euh fait passer deux mensonges aux Français.
Ils leur ont dit "U travaillez moins et vous vivrez mieux". Non, c'est faux. Le niveau de vie en France par rapport aux Allemands, aux Italiens est en train de chuter.
C'est le travail qui fait le niveau de vie. C'est pas la dette. C'est pas euh l'échec à crédit de l'État.
Et ensuite, ils nous ont dit la dépense publique, c'est vertueux, ça fait des qualités de services public. Tu parles, l'hôpital souffre, la justice et cetera, l'école. et nous ont dit la dépense publique fait la croissance.
C'est faux. C'est faux. Si c'était vrai, on serait mais alors les plus heureux du monde.
Vous avez parler de la question du pouvoir d'achat. Chine est une forme de tiraillement français. Il y a d'un côté 25 millions de consommateurs français réguliers sur Chine qui disent pour certains Chine m'a permis de m'habiller, d'être à la mode qui sont enchantés et il y avait beaucoup de monde devant le BHV pour l'ouverture de l'espace Chine.
Et puis de l'autre, il y a un certain nombre de commerçants français, de créateurs français aussi de marques françaises qui disent "ça a tué la concurrence, ça a tué les marques françaises, il faut acheter français." Et puis il y a la question des règles et cette procédure de suspension du site Chine dans ce tiraillement là entre des consommateurs qui disent "Bah oui, mais nous on n pas envie qu'on nous fasse la morale sur le fait d'acheter sur Chine." Et de l'autre la question du acheter français.
Vous vous situez où ? Vous savez, j'ai vu en Vendé euh dans mon secteur du bocage Vendéen autour des herbiers, on était une des régions de France où il y avait le plus d'industrie de la mode, le prêt à porter, la chaussure et cetera. et j'ai vu en quelques années les dégâts, les destructions d'emplois par centaines et par milliers avec les délocalisations.
Il y a eu euh un effet de ciseaux, une double mâchoire qui a écrasé d'ailleurs en France, pas seulement en Vendé. La Vendée finalement a a pu rebondir pour plein de raisons, mais euh en France, on a perdu des millions d'emplois. Qu'est-ce qui s'est passé ?
La double mâchoire, c'est l'Europe qui a tout laissé passer. On a refusé de se protéger très naïvement avec la concurrence déloyale de pays qui ne respectent pas l'environnement, qui ne respectent pas les modèles sociaux, qui font travailler jeunes enfants et ensuite une hyperréglementation en France. nos entreprises très fiscalisées avec beaucoup de réglementation et une concurrence déloyale et bien ça a écrabouillé donc il faut interdire Chine.
Donc je pense moi j'interdirai Chine et j'appelle l'Europe à changer de pied. J'appelle vraiment l'Union européenne a fait le choix du consommateur. C'est ce que vous vous m'interrogez.
Faut-il faire le choix du producteur ? Le problème du consommateur c'est qu'il faut aussi qu'il soit salarié pour avoir du pouvoir d'achat. Et moi je pense que si on veut se reconstituer, il faut faire comme les États-Unis font.
Tous les comment grands pays font, ils luttent pied à pied pour garder leur industrie. Et bien moi, je pense que c'est le problème de la réciprocité. tu n'appliques pas des standards environnementaux, des standards sociaux, et bien il y a des droits de douane.
On se protège. Et je pense là aussi, regardez, Chine a, je crois depuis le début de l'année 2025 eu pour non respect des règles de nos règles européennes et françaises, a été condamné à près de 200 millions 191 millions d'euros d'amende. Donc voilà, une entreprise euh ça n'est pas bon pour l'environnement avec les petits colis.
Voilà, parce que ça est-ce qu'il faut taxer plus ? Philippe Juvain de votre famille qui est désormais rapporteur du budget avait même proposé qu'on taxe les petits colis qui viennent de Chine que ce soit Chine ou d'autres comme TMU de 50 € un truc vraiment massif dissuasif. Finalement c'est probablement 2 € qui sera retenu.
Qu'est-ce que vous en pensez ? Je pense que tous les moyens sont bons pour se protéger. Arrêtons d'être naïf.
La Chine va nous envahir avec ses voitures électriques. Vous vous rendez compte ? encore l'empreinte carbone de faire venir tes voitures du bout du monde et je on s'interroge aussi sur la capacité ensuite de recyclage de de ces voitures là là aussi responsabilité de l'Europe sur les deadlin qu'on a mis de l'Europe bien sûr avec cette idée voilà c'est-à-dire que on veut être les plus vertueux et on est en train de massacrer toute une filière automobile.
Là encore ce sont des milliers des centaines de milliers d'emplois il faut le climat bien sûr. Je suis pas climatoceptique mais on aurait dû dire notamment à nos industriels, organisez-vous pour la neutralité technologique. On veut qu'il a moindre jet de CO2 et cetera, mais peu importe la façon d'y parvenir, là on va tout casser et on importera les voitures.
C'est exactement comme en agriculture. En réalité, on aint nos agriculteurs à avoir des normes plus plus et on importe, y compris de pays d'Europe, un certain nombre de produits qui ne respectent pas ces normes là, qui concurren nos agriculteurs. Il y a de quoi devenir fou là encore.
Donc je pense, moi je veux, je vais vous dire une révolution, une révolution du bon sens. Remettre les choses à l'endroit simplement. J'ai toujours du mal, pardon, avec le mot bon sens parce que vous tous bon sens et vous en avez tous une lecture différens, voyez.
Et le bon sens en matière de politique commerciale, c'est d'ajuster les choses dans la réciprocité. Si on a des prédateurs, et ben on doit s'adapter et euh et monter le niveau du du pont. Est-ce que vous croyez que la commande publique, même d'ailleurs au Japon, quand l'État du Japon veut commander un certain nombre de choses pour pour l'État, mais ils sont totalement fermés.
On est la zone douanière la plus ouverte au monde. On s'est offert au monde. Est-ce que ça veut dire que économiquement au fond, vous-même vous dites le libéralisme total ?
Non. Mais vous savez que j'avais refusé, j'étais jeune député en 1994, j'avais été un des seuls à refuser d'approuver les accords de Marrakech. Les accords de Marrakech, c'était vraiment un libéralisme, un ultra libre échangisme, si j'ose dire.
Voilà. Et bien ça nous a fait beaucoup beaucoup de mal. Moi, je suis je suis libéral au fond de moi, mais je veux une concurrence équilibrée, c'est tout.
Voilà. Et ça, je pense que beaucoup de gens le comprennent. Un mot sur les municipales.
Je n'ai pas compris si Rachidati était encore chez LR ou pas chez LR. Elle était suspendue. Mais suspendue ça peut dire ça veut dire qu'on peut ensuite lever la suspension.
On est bien d'accord. Elle était suspendue. Elle a été suspendue.
Nous avions, j'avais pris un engagement et collectivement nous l'avions pris cet engagement cet été lorsque Michel Barnier s'est présenté dans une législative partielle dans la deuxième circonscription, vous vous souvenez, de de Paris. Et l'engagement ça avait été de soutenir Rachi Atati aux élections municipales. J'imagine que c'est votre question.
Et bien nous la soutiendrons aux élection municipale parce que nous pensons que c'est la meilleure candidate pour battre la gauche. Vous le pensez toujours ? Vous le pensez toujours ?
Je le pense toujours. Il y a d'ailleurs, je suis pas seul à le penser. Il y a un sondage qui est paru il y a 24 heures.
Vous vous l'avez vu dans un grand quotidien du matin dans le Figaro qui montrait qu'elle était bien placée. Voilà. et et je pense et j'appelle donc elle a votre soutien et ça se prend en confiance.
Elle a elle a mon soutien. C'est un engagement que j'ai pris, vous savez ça fait partie vous me disiez que j'étais un peu rigide. Ah, je tiens des convictions.
J'ai pas tout à fait ça. Je je vous ai suggéré de relire la fable du chaîné du roseau. Ouais, c'était un gros sous-entendu.
Donc non, mais c'est vrai que je tiens mes convictions, ça c'est sûr. Bon voilà, j'ai pas envie de me renier et quand je prends des engagements, bah j'ai envie de les tenir. Moi, vous savez, je suis [rires] je suis un rural.
Voilà. Donc les choses sont assez simples pour moi et euh dire la simplicité au niveau politique, c'est dire simplement que moi je veux que on tourne le quart de siècle de la gauche au pouvoir à Paris. Je veux que la Vous irez faire campagne à ses côtés et bien si elle le souhaite, j'irai bien entendu.
Voilà. Mais avou qu'il y a quand même quelque chose d'un peu difficile à lire. Alors il y a la question de Paris évidemment mais dans cette suspension, ça n'a donc pas vocation à être définitif.
Ah non mais une suspension c'est une suspension. Oui, c'est une sorte d'a quoi. C'est pas seulement un avertissement.
C'est de dire que les ministres qui sont et qui ont accepté de rester dans un gouvernement qui mène pas une politique de droite et je pense conforme aux intérêts supérieurs de la nation. Je le pense sincèrement, je m'expliquais sur la surfiscalité. Est-ce que vous avez entendu parler d'économie ?
Voilà, le Sénat va remettre les choses en place. On proposera beaucoup d'économie et beaucoup moins justement de d'impôts. Ça c'est positif.
Mais c'était normal de dire que ils ne représentent pas les coup quoi ? Ah bah qui ne représentent pas qu'ils ne peuvent pas embarquer toute notre famille politique avec eux. Mais mais il y a déjà une date pour la levée de la suspicion.
Ah non bien sûr. Non non c'est une suspicion. On verra bien quoi.
Suspension. Suspension pardon. Voyez moi-même moi-même j'en fais des des lapsus.
Je je voudrais évoquer un cas qui est celui de Bourresse puisque je crois comprendre que vous allez soutenir un candidat qui lui-même est aussi le candidat ou l'a été de reconquête. Est-ce que ça vous Est-ce que les choses ont été clarifiées depuis ? Non non, il y a Non, non, pardon.
Bourse euh il y a effectivement deux listes de droite qui se mettent en place et nous nous soutiendrons une liste LR. Vous ne soutiendrez pas l'ancien candidat euh Reconquête. en soutiendra notre liste.
Il y a un jeune candidat LR à Bourcambresse qui s'est déclaré, il est en train de constituer sa liste. Vous soutenez en revanche Robert Ménard mais qui n'obtient pas et c'est une des questions que je posais que nous posions hier à je soutiens Robert Mard qui est un Jordan Bardin qui lui ne soutiendra pas Robert Ménard. Donc il aura il n'y aura pas de mélange RNR.
D'ailleurs, si Robert Ménard, si Robert Ménard venait à échouer, c'est le RN qui gagnerait. H nous soutenons Robert Ménard pour une raison très simple. C'est un très bon maire.
Il est très indépendant, il est pas LR, voyez. Mais moi, je suis pas secteur. Je pense que quand il y a des maires qui sont courageux, et il est courageux, il a pris des positions, beaucoup de positions qui l'honorent et qui honorent aussi la ville de Béier.
Et c'est une ville, croyez-moi, où il a fait un travail fantastique en matière de sécurité. Ben moi, j'y suis sensible. Bruno Riller, on arrive à la fin de cette émission.
Je voudrais savoir pour qui vous vous battez ? Est-ce qu'il y a des figures ? Vous avez évoqué tout à l'heure la question de euh d'Arnaud Beltram, vous avez évoqué Philippines.
Qui sont les figures auxquelles vous pensez ? Certaines sont peut-être d'ailleurs en vie aujourd'hui, mais je veux dire, qui sont ceux qui vous marquent, qui sont ceux auquels vous pensez dans votre combat ? Vraiment quand je dis que je pense à la majorité silencieuse, à la France des Honê, c'est d'abord pour eux que je me bats parce que c'est une majorité silencieuse, une France silencieuse.
Non pas qu'elle ait rien à dire, c'est que je pense depuis longtemps, depuis des années, des années, les hommes et les femmes politiques ne l'écoutent plus parce que trop souvent, on a fait des politiques pour se tourner vers des minorités et certainement pas vis-à-vis de la majorité. Moi je pense que la majorité des enfin en tout cas silencieuse la France des hê gens c'est pas ce qui ne manifeste pas c'est c'est exactement c'est un espoir pour moi cette France là c'est vraiment celle qui va nous permettre qui nous permet de tenir qui tient la France à bout de bras aujourd'hui et c'est celle avec laquelle on va reconstruire je disais que la France va mal mais la France a énormément d'atout j'en suis sûr et voyez l'expérience que je retire du ministère c'est qu'en réalité il y a pas de fatalité et je j'ai très bien vu d'ailleurs les blocages qu'il va falloir déverrouiller. Il y a des verrou juridiques, constitutionnel sans doute économique, politique, mais je sais qu'avec de la volonté, on peut y arriver rapidement.
Mais regardez, on a des exemples sous les yeux. Regardez l'Italie, regardez la Grèce, regardez le Portugal, regardez l'Espagne. Il y a des années, ils étaient vraiment très mal, bien en dessous de nous.
Ils sont en train de nous rattraper. L'Italie nous a sur le niveau de vie par exemple 40000 € euh niveau son en train de nous nous dépasser sur la question du commerce extérieur. Bien si demain si demain euh on a de la volonté, si on dit la vérité aux français, d'abord dire la vérité, c'est-à-dire la réalité des faits tel qu'il les voit, ils seront rassurés et on engagera justement une transformation profonde.
Alors évidemment, ça sera pas 100 % des Français qui seront d'accord parce que certains veulent profiter, certains veulent être assistés. C'est terminé ça. On n plus les moyens.
C'est un vrai projet que vous lancez. C'est c'est un projet qui sera un projet je pense oui. Puissant, positif et j'espère imaginatif.
Vous êtes prêts à quoi ? Vous êtes prêts s'il le faut ? Quand on est un homme politique, quand on est un président d'un grand parti, il faut préparer son parti, sa famille politique précisément sur les prochaines élections, échéances.
Évidemment, les municipales mais mais vous comprenez bien ma question. Évidemment, je vous demande pas là ce soir de faire acte de candidature. Vous n'en avez même presque, j'allais dire pas besoin puisqu'on entend, on voit avec ce Tour de France qu'au fond vous préparez.
Euh ma question c'est aussi de savoir si vous en avez envie. Moi, je suis pas un homme d'envie, je suis un homme de devoir. J'ai toujours dit que quand on pose cette question à un homme politique, est-ce que vous en avez envie ?
Comme si lorsque vous passez devant une vitrine, une pâtisserie, vous avez envie d'un éclair au café. J'adore les éclairs au café. C'est pas une question d'envie parce que ce sera très dur.
Il y a quelque chose de sacrificiel et je pense que les hommes et les femmes politiques ont déçu les Français parce que on sent trop souvent qu'ils recherchent la glorole pour eux-mêmes, qui recherchent une trajectoire de carrière. C'est pas du tout mon cas. Si c'est ça, c'est pas du tout mon cas.
En revanche, moi j'aime la France. Je suis un patriote et je sais, je vois très bien ce qu'il faut déverrouiller désormais, ce qu'il faut changer pour que mon pays aujourd'hui qui est en train de s'abaisser, vous savez, une nation qui ne tient pas ses ses comptes est une nation qui ne tient pas son rang au niveau international, au niveau européen. J'ai bien vu le regard que portaient nos partenaires européens sur la France.
Ça, je supporte pas. Et bien, je sais ce qu'il faut faire. Je je vois bien ce qu'il faut faire pour que demain une grande majorité de Français soit derrière un projet. et que dans un enthousiasme, avec une belle énergie, on puisse faire revivre une France qui soit une France radieuse, conquérante rayonnante, ce qu'elle aurait jamais cessé dû cesser d'être.
Merci. Merci Bruno Retaillot. On l'a bien compris, la France est en campagne, vous êtes aussi en campagne.
Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions dans cet entretien ce soir.
Bruno Retailleau