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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 17 février 2026 88 min

Bonjour chez vous ! du 17 février 2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Locuteur 6

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.

0:15
Présentateur

Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mardi 17 février. On va faire comme tous les jours le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. À un mois des municipales, nous poursuivons nos émissions spéciales sur les enjeux de cette élection. Aujourd'hui, l'un des sujets de préoccupation majeure, la question du logement, souvent trop cher, inaccessible, faut-il en construire plus ? Est-ce une véritable bombe sociale ? Dans une demi-heure, on pose la question au ministre du Logement, Vincent Jambrun, qui est notre invité. Et puis, faut-il donner plus de pouvoir au maire en matière de logements sociaux ?

Ce sera le débat dans une heure entre la sénatrice à l'air Dominique Estrosi-Sasson et la sénatrice socialiste Viviane Artigalas. Le procureur de la République de Lyon a détaillé les circonstances du meurtre du jeune Quentin qui a succombé à ses blessures après avoir été roué de coups. Lyon, terre d'affrontement entre ultra-droite et ultra-gauche depuis des années. Comment l'expliquer ? Comment l'enrayer ? On en parle dans quelques instants avec le sénateur du Rhône, Bernard Chalère. Bonjour, merci d'être avec nous. Et puis, à la une de nos régions, la France qui connaît des niveaux record de crues. Trois départements placés toujours en vigilance rouge.

La Gironde, le Lot-et-Garonne, le Maine-et-Loire. On ira dans quelques instants à Angers ainsi qu'en Gironde. On sera avec le président du département pour voir quelle est la situation. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Stéphane Duguay.

1:43
Locuteur 9

Bonjour Auriane. Bonjour à tous.

1:44
Présentateur

Et à la une de ce mardi 17 février, la France qui fait donc face à des crues records.

1:48
Locuteur 9

Oui, une semaine après le passage de la tempête Nils. Trois départements sont encore en vigilance rouge crues en Gironde, dans le Lot-et-Garonne et dans le Maine-et-Loire. Le Maine-et-Loire ajouté à la liste hier par Météo-France. Nicolas Dandry.

2:02
Locuteur 3

L'Anjou fait désormais partie des régions touchées par les inondations. Ici, à Denay, près d'Angers, la Loire s'est répandue partout dans la vallée. Le Maine-et-Loire a été placé à son tour en vigilance rouge pour crues hier après-midi. Une situation qui devrait perdurer aussi pour la Gironde et le Lot-et-Garonne. Les deux autres départements en vigilance rouge.

2:23
Présentateur

On s'attend à une nouvelle hausse de la Garonne dans les 24 heures qui arrivent. C'est vraiment ces deux facteurs-là, l'étendue et la durée, qui rendent le phénomène assez inédit. Ce qui explique cette situation, c'est un taux d'humidité des sols qui, pour le coup, lui, est record par rapport à la donnée historique depuis 1959, donc depuis que la donnée existe.

2:45
Locuteur 3

À Cadillac, la Garonne a atteint son pic hier à 8,75 m. Une hauteur proche de la crue historique de 1981. La ministre de la Transition écologique, Monique Barbu, s'est rendue dans cette commune tout près de Bordeaux.

2:59
Présentateur

Le fait que ces événements se succèdent à la vitesse à laquelle ils se succèdent aujourd'hui,

3:06
Locuteur 7

clairement, doivent nous interroger.

3:08
Présentateur

En fait, on vit aujourd'hui le futur. Ce qu'on imaginait arriver dans 5, 10, 15 ans, c'est la réalité d'aujourd'hui. Et clairement, le maître mot de tout ça, c'est adaptation.

3:21
Locuteur 3

Une légère décrue est en cours pour la Garonne, mais de nouvelles pluies prévues dans la semaine devraient détériorer à nouveau la situation. Météo France maintient 11 départements de l'ouest de la France en vigilance orange. Le Maine-et-Loire, la Gironde et le Lot-et-Garonne restent, eux, en vigilance rouge.

3:37
Présentateur

Le procureur de Lyon a donné des détails sur la mort du jeune Quentin hier après-midi, Stéphane.

3:42
Locuteur 9

Oui, c'était lors d'une conférence de presse pour indiquer que 6 personnes avaient été identifiées, mais qu'au moment où ils parlaient, personne n'avait été interpellé. On l'écoute.

3:52
Locuteur 4

Les experts concluaient que ces lésions étaient au-delà de toute ressource thérapeutique et mortelle à brève échéance. En conséquence, actuellement, une enquête criminelle des chefs d'homicide volontaire et une enquête délictuelle pour violences aggravées par trois circonstances. Les trois circonstances, c'est Réunion, Masqué et Porteur d'Armes. Et du chef d'association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni de 5 ans d'emprisonnement a été confié au service de police de Lyon, de la division criminelle territoriale.

4:32
Présentateur

Laurent Munez est en Algérie pour tenter de renouer les liens.

4:35
Locuteur 9

Oui, une visite qui a commencé hier et qui se poursuit aujourd'hui. Les échanges du ministre de l'Intérieur avec son homologue algérien portent notamment sur les sujets liés à la sécurité, à l'immigration, dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre Paris et Algiers.

4:48
Présentateur

Et puis Emmanuel Macron, il lui est arrivé en Inde pour une visite de trois jours.

4:50
Locuteur 9

Où il va notamment rencontrer le premier ministre indien Narendra Modi à Bombay après avoir rendu hommage aux victimes des attentats dans la capitale économique de l'Inde en 2008. Cette visite doit notamment concrétiser la vente de 114 avions de combat Rafale à l'Inde produits par le constructeur Dassault.

5:07
Présentateur

François Fillon définitivement condamné.

5:09
Locuteur 9

Oui, l'ancien premier ministre et candidat à la présidentielle s'est désisté de son pourvoi en cassation dans l'affaire de l'emploi fictif de sa femme, Pénélope Fillon. Sa peine est donc définitive. Quatre ans de prison avec sursis, 375 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité. L'affaire avait éclaté en pleine campagne présidentielle de 2017 à laquelle il était candidat.

5:30
Présentateur

Merci Stéphane et à tout de suite. Bonjour Bernard Chalère. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation, sénateur RDS du Rhône, membre du Parti Radical et vice-président de la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport. On va parler de ce qui s'est passé dans votre département du Rhône et du meurtre du jeune Quentin. C'est la une de la presse régionale. On va regarder trois titres. L'Est républicain, mort de Quentin, un pays sous tension, l'agression mortelle de Quentin de Rang. Jeune militant nationaliste, jeudi à Lyon, dépasse déjà le cadre judiciaire et s'invite dans les débats politiques à un mois des municipales.

Deux autres sujets à la une de la presse régionale. D'abord Nord-Éclair, le parking payant à l'hôpital. Sujet sensible face aux coûts parfois exorbitants pour les patients. L'Assemblée nationale a voté une proposition de loi qui vise à revenir au stationnement gratuit dans les hôpitaux. Et puis la dernière une, c'est celle du Télégramme. On l'a dit dans le journal Emmanuel Macron qui est en Inde. Pourquoi l'Inde compte pour Paris ? Alors que la bataille commerciale avec les États-Unis et la Chine bat son plein, L'Axe Paris-New Delhi, pèse dans la santé commerciale française. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?

Forcément de la première, ce drame qui s'est produit à Lyon avec la mort de ce jeune homme. Je pense qu'au-delà des considérations politiques, voire même des récupérations qui pourront en être faites, c'est quand même la mort d'un jeune homme qui ne peut pas nous laisser indifférents. Surtout pour des parlementaires dont le rôle, c'est justement de parlementer, d'organiser des débats sur les idées pour que justement on n'en soit pas réduit à ces affrontements violents qui sont une régression à l'état animal, on peut le dire. Vous qui êtes issu de ce territoire, vous pensiez en arriver là, à ce point ? Alors, pas spécialement sur ce territoire.

Je crois qu'on parle beaucoup de Lyon parce que c'est une ville universitaire. Il y a d'autres villes, vous savez, j'ai mené la mission sur l'antisémitisme d'enseignement supérieur. On voit que les débordements, les exactions sont, hélas, dans tous les milieux universitaires. Et on peut d'ailleurs s'interroger pourquoi cette jeunesse qui fait partie, qui fera partie, on peut dire presque, d'une élite qu'on alimente dans une université, peut arriver de temps en temps à avoir des éléments... Mais là, est-ce qu'on franchit un cap dans la violence politique ? Est-ce que vous craignez un cycle de violence politique ? – Je ne le souhaite pas, non.

Je crois qu'à tout moment, on doit craindre des débordements de violence et le fait que ça s'enchaîne. Je pense quand même que lorsqu'il y a une telle brutalité dans les propos, déjà par exemple à l'Assemblée nationale, il ne faut pas s'étonner que cette brutalité se transforme après en violence sur les territoires. Je crois que de tout temps, ça existait, ces débats qui débordaient, mais... – Ça veut dire qu'il y a une responsabilité politique dans ce climat de violence, selon vous ? – Oui, je pense qu'il y a une responsabilité politique.

– Est-ce que comme Maude Bréjon, c'est la parole du gouvernement, elle a dit hier, il y a une responsabilité morale de la France insoumise dans cette agression mortelle ? – Il y a une responsabilité morale de la France insoumise, certainement, comme d'autres camps peuvent aussi, de temps en temps, avoir une responsabilité morale lorsqu'ils tiennent des propos qui peuvent être interprétés subtilement et être détournés pour une violence qu'on ne devrait pas voir. – Est-ce qu'il faudrait envisager une commission d'enquête parlementaire sur ce qui s'est passé ?

– Alors qu'il y ait une commission d'enquête parlementaire pour voir comment on dérive de l'organisation d'un débat qui paraît tout à fait légitime. On vient d'ailleurs de voter sur la liberté académique, sur ce qui doit se passer, la liberté d'expression et la façon dont certains les instrumentalisent en sachant très bien ce qui va se passer en périphérie de ce débat. Lorsqu'on invite Rima Hassan, honnêtement, de nos jours, on sait que ce n'est pas pour prêcher, ce n'est pas le président de la République qui est en Inde, ce n'est pas une guira Gandhi qu'on invite, c'est parfois des propos qui sont violents et qui incitent après à des réactions aussi désastreuses.

– Le procureur de la République de Lyon, il a refusé hier de détailler le profil des agresseurs disant qu'il fallait attendre, mais la jeune garde est citée par le groupe d'extrême droite Némésis et par certains membres du gouvernement comme liés à la mort de Quentin. Le groupe aujourd'hui dissout conteste ces accusations, mais pour bien comprendre ce qu'est ce groupe, Stéphane, vous revenez sur son histoire, il a été créé à Lyon en 2018.

10:19
Locuteur 9

– Oui, notamment à l'initiative de Raphaël Arnaud, qui est devenu depuis député de la France insoumise du Vaucluse à partir de la dissolution. Alors, la jeune garde antifasciste, c'est son nom complet, ce n'est pas vraiment une association classique avec des statuts déclarés en préfecture, c'est une organisation qui est considérée par le gouvernement comme un groupement et qui contrait une centaine de membres dans toute la France. Son organisation était jusqu'à sa dissolution pyramidale, avec à sa tête un porte-parole, un rôle qu'a occupé longtemps Raphaël Arnaud jusqu'à son élection en tant que député.

Il existe des branches de la jeune garde à Lyon, mais aussi à Paris, Lille, Strasbourg ou encore Montpellier.

10:57
Présentateur

– Comment se définissait la jeune garde antifasciste avant sa dissolution ?

11:00
Locuteur 9

– Alors, c'est un groupe qui se présente comme une réaction d'autodéfense face à des organisations d'extrême droite violentes, certaines néo-nazies qui sont très présentes, notamment à Lyon. Son slogan, c'est « Face à l'extrême droite, réponse immédiate ». Et la jeune garde est aussi reconnaissable avec ses trois flèches dirigées vers la gauche. C'est une référence au groupe d'autodéfense socialiste français dans les années 1930. Cette organisation se voulait aussi assez proche de la gauche associative, syndicale, politique, en manifestant par exemple contre la réforme d'Ertat en 2021, où on est en proche de la France insoumise.

11:33
Présentateur

– Et cette organisation, Stéphane, elle est aussi citée dans plusieurs actions violentes.

11:36
Locuteur 9

– Et c'est ce qui a motivé sa dissolution en juin 2025. Elle a été décidée en Conseil des ministres, à l'époque par la demande du ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot. Le gouvernement cite dans le décret de dissolution de la jeune garde plusieurs actes violents qui se sont produits entre 2018 et 2024, à Paris, Lyon ou encore Strasbourg. Certains qui ont d'ailleurs donné lieu à des condamnations. La dissolution était donc justifiée parce que la jeune garde provoque, je cite, « des agissements contre les personnes et les biens ». C'est ce que dit le décret. C'est en effet un des motifs de dissolution prévue par la loi.

12:10
Présentateur

– Mais la jeune garde a effectué un recours contre cette dissolution devant le Conseil d'Etat.

12:14
Locuteur 9

– Oui, ce recours, il ne suspend pas la dissolution. Donc la jeune garde est toujours dissoute aujourd'hui. Une audience devait d'ailleurs avoir lieu mercredi dernier, le 11 février, devant le Conseil d'Etat. Mais elle a été reportée sans motif et sans date pour le moment. Le recours contre cette dissolution était notamment soutenu par la France insoumise qui demandait au gouvernement d'abandonner la procédure. Pour autant, la présidente du groupe, la France insoumise, l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, considère aujourd'hui que ce mouvement est bel et bien dissous.

Et elle affirme que son mouvement, à elle, la France insoumise, coupera les liens avec toute personne ayant participé aux violences. C'est ce qu'elle a dit hier sur LCP. On l'écoute.

12:50
Présentateur

– Nous n'avons rien à voir avec des gens qui frappent des hommes à terre. Mais quant à la jeune garde, je re-répète que la jeune garde ne peut pas être impliquée en tant que telle dans ce drame puisqu'elle est dissoute. Il n'y a plus de commandement, il n'y a plus de… Donc, s'il y a des gens ex-jeune garde qui se trouvent dedans, j'appelle à ce qu'ils soient punis. – Voilà, et on le disait, le procureur, il a refusé de détailler le profil. Mais selon les informations de France Info, cinq suspects ont été identifiés, dont certains sont connus des services de police et certains ont été fichés S pour avoir appartenu au groupe La Jeune Garde.

13:21
Locuteur 9

– Donc, on le disait, La Jeune Garde, elle a été créée à Lyon. Vous êtes sénateur du Rhône, Bernard Fialère. Est-ce que vous avez déjà rencontré ou croisé des membres de La Jeune Garde dans le cadre de vos activités d'élus locaux dans le département ?

13:32
Présentateur

– Non, non, non, je n'ai jamais rencontré des jeunes. Alors, j'ai hélas assisté à des manifestations avec des brides vitrines, des dégradations importantes par ce qu'on appelait les « bad luck » qui arrivent en fin de manifestation. Et on voit bien qu'il y a tout un mélange de gens qui sont excités, instrumentalisés pour faire des dégâts.

14:01
Locuteur 9

– Parlez-nous un peu du contexte local, parce qu'on disait à la fois la création de La Jeune Garde, mais la dissolution de ce mouvement comme d'autres. Par exemple, les mouvements d'extrême droite, le bastion social, Génération Identitaire. À Lyon, il y a beaucoup d'affrontements entre groupes d'extrême gauche et d'extrême droite. Comment expliquer que ces affrontements se poursuivent malgré ces dissolutions qui se succèdent ?

14:22
Présentateur

– Alors, vous savez qu'il y avait une tradition, on peut dire universitaire d'extrême droite, par exemple de négationnistes, etc., qui entretiennent un mouvement et finalement un environnement qui va jusqu'à la violence. Donc, en réaction, vous avez après aussi des systèmes d'extrême gauche, vous avez quand même un grand nombre, il faut le voir, par exemple, de parlementaires LFI, maintenant, qui ont été élus sur la métropole lyonnaise, dont vous-même, vous venez de le dire, il y a des liens entre ces mouvements violents de jeunes d'extrême gauche et LFI, de toute évidence.

– Comment vous expliquez que Lyon soit une terre un peu historique, d'affrontements entre ultra-droite et ultra-gauche, et pourquoi on n'arrive pas à l'enrayer ? – Alors, vous savez, dans la jeunesse, il y a toujours une forme de romantisme révolutionnaire, on peut dire, ça, qui peut sensibiliser. Lyon, c'était quand même d'abord la capitale de la résistance, la capitale de la résistance, ça a été même, sous la révolution française, en revanche, des réactions aux séparésialistes. C'est ces sensations, si vous voulez, en province, où vous pensez incarner une résistance et où vous devez peut-être en faire plus que les autres pour être reconnu.

Donc, il y a sûrement des tas de facteurs sociologiques, psychologiques, je ne suis pas un scientifique suffisamment éclairé pour pouvoir l'expliquer, mais on le perçoit des gens qui veulent aller un petit peu plus loin pour exister.

16:06
Locuteur 3

– Stéphane ?

16:09
Locuteur 9

– Sur votre vécu, vous parliez tout à l'heure de bris de vitrine, est-ce que vous avez déjà assisté à des réunions qui ont pu être perturbées par des mouvements d'extrême droite ou des mouvements d'extrême gauche ?

16:18
Présentateur

– Non, honnêtement, non. Alors, j'ai enquêté, je vous ai dit, sur l'antisémitisme d'enseignement supérieur, et là, j'ai découvert qu'il y avait effectivement des moments, comme ça, dans ces lieux restreints, où il devrait surgir la lumière, et bien au contraire, des régressions qui sont la négation même de la démocratie telle qu'on souhaite la voir se développer. – On va parler de l'actualité du Parlement, maintenant, Bernard Schaller, et l'actualité au Parlement, c'est l'Assemblée nationale qui a donc entamé hier la seconde lecture de la loi sur la fin de vie, un texte modifié et rejeté par le Sénat qui avait supprimé la création de l'aide à mourir.

Le texte est donc revenu hier en séance à l'Assemblée. On va écouter le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifousse. – Nos débats doivent s'inscrire dans cet héritage. Les textes qui vous sont soumis et nos débats sont aussi le fruit d'un travail collectif et exigeant. Près de dix rapports, une convention citoyenne, quatre années de réflexion à laquelle l'Assemblée nationale a largement pris sa part. C'est pourquoi les deux propositions de loi ne s'opposent pas. Elles sont les deux faces d'un même engagement. Ne jamais abandonner, toujours écouter la volonté de la personne.

– Les deux propositions de loi, c'est celle sur les soins palliatifs et celle sur la création de l'aide à mourir, qui avait été balayée par le Sénat. Est-ce que vous souhaitez que l'Assemblée nationale la rétablisse, cette aide à mourir ? – Oui, on s'est exprimé. D'ailleurs, je voudrais corriger quelque chose qui n'a pas été bien transmis. Ce qui a été refusé, rejeté au Sénat, ce n'est pas le texte de l'Assemblée nationale, c'est le texte tel qu'il avait été modifié par la Commission des affaires sociales du Sénat et qui était sincèrement inacceptable pour les gens qui sont pour un droit à l'aide à mourir. – Qui avait complètement vidé de sa substance l'aide à mourir.

– Tout à fait, vidé sa substance, simplement il y a eu une manœuvre tactique de la part des plus farouches opposants à l'aide à mourir qui, après avoir fait partie d'une majorité qui proposait ce texte, a voté contre, mêlant leur voix, ceux qui voulaient justement ce retour, pour faire passer le message que le Sénat refusait ce texte. Ce n'est pas vrai, je pense que l'aide à mourir au Sénat n'est peut-être pas aussi minoritaire qu'on veut le dire. Après, que la Commission ait souhaité y mettre beaucoup d'amendements qui, à mon avis, étaient un peu trop restrictifs, mais ça c'est le débat et je respecte d'ailleurs la conscience. – Avec un texte de la Commission qui a été remodifié en séance.

– En séance, on a complètement… Alors, il y a eu plusieurs manœuvres, c'est assez important. Premièrement, on dit qu'il y a deux textes. On a commencé au Sénat par la fin de vie, avant de parler des soins palliatifs. Et tout le débat d'ailleurs était sur, on ne peut pas accepter ce texte parce qu'il n'y a pas de soins palliatifs. Si on l'avait voté en premier, une partie du débat aurait été réglée. La deuxième chose, on a inversé les articles pour aborder d'emblée ce fameux article 4 qui définit les conditions. Et toutes ces manœuvres ont abouti au fait que… Et on se demande d'ailleurs si elles n'ont pas été tout à fait calculées pour un rejet du texte.

Et qui est passé après dans les médias ? Et là, moi je compte sur les journalistes, sur vous, pour bien faire passer le message que… Le message qui a été envoyé par le Sénat, c'est un refus du texte de l'Assemblée nationale. C'était un refus du texte tel que proposé par la Commission du Sénat. – Oui, mais donc une partie des sénateurs ne voulait pas du texte qui était celui de l'Assemblée nationale. Il y a quand même une partie des sénateurs qui ne voulaient pas de l'aide à mourir. – Oui, alors il y a deux choses. Il y a une partie des sénateurs qui ne veulent pas de l'aide à mourir.

Il y a une partie des sénateurs qui ne veulent pas, ils étaient majoritaires, du texte de l'Assemblée nationale. Ça, on peut le comprendre. Et d'ailleurs, ce qu'on craint les plus farouches opposants, c'est qu'on aurait été prêts à voter un texte qui était moins satisfaisant, mais qui au moins levait le verrou et était un premier pas dans une aide active à mourir. Et sans en venir ce message, c'est bien pour ça que les plus farouches opposants ont eu cette manœuvre qui a fait tomber le texte et qui après a été reprise dans la population.

Moi qui m'y suis opposé, par exemple, parce que je trouve qu'il va passer loin, je suis inondé de messages de félicitations pour avoir refusé l'aide à mourir. C'est bien preuve que le message n'est pas passé comme il faut, donc je compte sur vous pour rétablir. Est-ce que vous souhaitez que le texte revienne rapidement au Sénat et est-ce que vous pensez que les débats en seconde lecture seront plus apaisés ? Je le souhaite. À un moment où, sincèrement, Sincèrement, la population compte sur le Sénat pour avoir un débat apaisé, avec une certaine sérénité, une hauteur de vue. Ce que doit être le Sénat, je souhaite que très vite le texte revienne.

Je pense que beaucoup de sénateurs feront peut-être abandonnerable et au moins accepteront de débattre. Moi, je respecte toute la liberté de conscience de chacun, le fait que tout le monde puisse s'exprimer, débattre, puisse arriver à nous convaincre, même s'il le faut, mais qu'on en débatte. C'est quand même la négociation même, à la fois du Parlement et du rôle du Sénat, que de refuser de discuter sur un texte aussi important pour la condition humaine.

Il y avait une réunion hier entre Sébastien Lecornu, Gérard Larcher, les présidents de groupes parlementaires et selon les informations de publicsénat.fr, seul le texte sur les soins palliatifs pourrait revenir au Sénat et pas celui sur l'aide à mourir. Est-ce que ça, ce serait une bonne solution ? Que le texte sur les soins palliatifs revienne ? Oui, très bien. Éviter, empêcher le retour sur la fin de vie.

Quand on voit quel est le débat dans l'opinion publique, quand on voit qu'il y a eu une convention citoyenne qui en a fait avec la plébiscité, que le Conseil consultatif national d'éthique est pour, que l'Académie de médecine est pour, qu'un grand nombre de débats donnent un avis favorable, ce serait, moi je le dis, ce serait indigne, ce serait même une honte de la part du Sénat que de refuser d'aborder ce sujet. Bernard Seller, vous êtes élu du Rhône, de la région Auvergne-Rhône-Alpes et des Alpes françaises qui accueilleront donc les JO dans 4 ans. C'est la deuxième semaine des Jeux Olympiques à Milan-Cortina en Italie qui se passe bien pour la France, qui bat son record de médaille.

Vous les regardez, vous, ces JO ? J'essaie le soir d'avoir un petit peu le compte-rendu pour voir ce qui se passe. Sincèrement, c'est des émotions assez fortes. Je trouve que c'est ce phénomène un petit peu magique des Jeux Olympiques. Je ne parle pas d'initialement, la vision du baron de Coubertin de permettre à une jeunesse du monde entier de s'affronter justement, non pas en se battant, mais en ayant une compétition. C'est quelque chose d'important. Et puis après, les prouesses techniques, l'évolution des sports et les émotions que ça peut nous provoquer, c'est quelque chose d'important.

Alors j'imagine que vous les regardez avec d'autant plus d'attention, au-delà des exploits sportifs des Français, que ce sont donc les Alpes qui vont accueillir les prochains JO. Et sur le même concept, c'est un concept un peu nouveau, c'est un concept éclaté. Et là, en Italie, il y a 7 sites. Ce sera à peu près pareil en France. Il y aura 4 grandes zones. Ça va de Nice à la Haute-Savoie. Est-ce que pour vous, Milan Cortina, c'est un exemple de réussite ? Pour l'instant, ça semble être un exemple de réussite, même d'ailleurs sur la sécurité, sans l'intervention de Haïs pour conforter la police italienne. C'est preuve que, oui, oui, les Italiens sont capables de...

L'ère des Alpes, que ce soit en Italie, et j'espère après en France, est quelque chose d'assez... Vous avez raison d'espérer, parce que chez nous, l'organisation, elle est quand même un peu plus compliquée. Il y a une crise au sein du COJOB, du comité d'organisation de CGO, avec des démissions en série. Est-ce que ça vous inquiète sur la faisabilité de CGO ? Alors, ce qui m'inquiète, c'est, je l'ai dit, au-delà de l'esprit des jeux et des performances qu'on peut voir, il faut savoir qu'il y a tout autour une organisation qui est quelque chose d'importante. Il y a aussi les contrôles, et d'ailleurs, nous avons débattu et nous avons voté sur ce contrôle.

On sait ce qu'est la financiarisation, par exemple, du sport, avec ses excès. Il y a d'autres excès, comme dans le dopage, qu'il soit technique ou humain. Et il y a donc toutes ces dérives auxquelles il faut veiller pour bien les encadrer et dire qu'il y a des choses qui ne doivent pas se produire. Alors, l'organisation... Souvenez-vous quand même des Jeux olympiques d'Alberville. Au début, Jean-Claude Quilly devait les organiser tout seul. 92. C'était très tourmenté et on a adjoint Michel Barnier pour apporter un petit peu de sagesse et ça a été une réussite. Mais il faut faire la même chose. Vous allez auditionner Edgar Groupiron.

Oui, on a auditionné déjà plusieurs fois, même déjà Edgar Groupiron au début. Il faut, attendez, pour qu'une équipe gagne, il faut qu'elle s'entende bien. Mais est-ce qu'à un moment, il faut aussi que le pouvoir politique tape du poing sur la table ? Est-ce qu'Emmanuel Macron, est-ce que Sébastien Lecornu doivent s'engager sur le dossier ? Oui. Le président de la République, il y a aussi les régions qui mettent de l'argent, qui doivent aussi avoir leur mot à dire pour qu'on ait une organisation qui soit digne de cet événement. Allez, on va parler de ce qui se passe de cet épisode météo et de ces pluies qui n'en finissent pas. La France qui bat des records de CRU.

Trois départements placés en vigilance rouge. La Gironde, le Lot-et-Garonne, le Maine-et-Loire où nous nous rendons à Angers. Bonjour Thierry Lardeux, merci beaucoup d'être avec nous, journaliste à Angers Télé. Thierry, c'est l'inquiétude, on imagine, chez vous, à Angers, dans le Maine-et-Loire, le département, on le disait, est en vigilance rouge pour CRU. c'est une situation inhabituelle. On en est où ce matin ? Oui, c'est une situation inhabituelle. On n'a pas vu ça depuis 20 ans, presque 30 ans. Le département est passé en vigilance rouge parce que la Loire est très haute. La Maine également et comme la Loire est haute, ça fait un effet de bouchon. Elle n'arrive pas à s'évacuer.

On le voit là sur ces images au pont de Verdun. Elle atteint 6,20 m ce matin en 1995. C'était la crue du siècle. Elle a atteint 6,66 m. On n'en est pas encore là mais ça va encore monter et la conséquence majeure ce matin, c'est que les voies sur berge des Trémy qui traversent Angers qui passent sous le fameux château, elles vont être volontairement inondées pour éviter qu'il y ait des dégradations sur l'ouvrage. Il y a 60 000 véhicules qui passent par jour. Grosse difficulté de circulation à prévoir.

La Maine est au plus haut sur Angers et puis tout autour également parce que les autres rivières que ce soit le Loire, la Mayenne, la Sarthe sont très très hautes et puis bien sûr, la Loire, il y a des inquiétudes au niveau des Poncey, au niveau de Saumur et le problème, c'est qu'il va continuer de pleuvoir, pas forcément aujourd'hui mais la pluie fera son retour mardi soir, ce soir et mercredi. Donc il y a une très très grande vigilance notamment pour tous les riverains qui habitent en bord de Maine ou bord de Loire. Ils sont très nombreux dans le Maine-et-Loire. Justement Thierry, est-ce que les secours ont déjà procédé à des évacuations ? Alors il n'y a pas encore eu d'évacuation massive.

le préfet de Maine-et-Loire qui tient une cellule de crise je dirais presque heure par heure a demandé aux riverains qui habitent dans ces zones on va dire à risque, prennent déjà leurs précautions, n'attendent pas le dernier moment pour partir de leur habitation. Ce n'est pas toujours évident parce que ce sont des personnes qui vivent dans ces hameaux isolés depuis longtemps et qui ont une certaine habitude de ces crues. Pour l'instant, ils restent là. Il y a eu quelques évacuations quand même du côté des poncées ou de données où la Loire est extrêmement haute. Mais pour éviter justement de revivre ce qu'on a vécu en 1995, 11 000 personnes avaient été évacuées du côté de Chefs-sur-Sarthe.

On demande à ces riverains de prendre des précautions mais pas encore d'évacuations majeures. Par contre, la vigilance reste de mise puisque je vous le disais l'eau va encore monter. Il y a une certaine incertitude. On va peut-être dépasser cette rue du siècle de 1995 et on se demande même si la digue de la Loire va tenir au-delà de 5,85 m au-delà de 6 m il pourrait y avoir des évacuations massives sur tout ce bassin avec 20, 25 000 personnes qui pourraient être concernées. Donc ici, on est très vigilants et on regarde la Maine et la Loire monter pratiquement minute par minute. Merci beaucoup. Merci Thierry Lardeux. On était ravis de vous accueillir dans cette émission.

Journaliste à Angers Télé et merci également pour vos images. On les a vues. Merci beaucoup Thierry Lardeux d'avoir été avec nous. Un mot Bernard Chalère. Même si le département du Rhône n'est pas actuellement concerné par ces vigilances, quel regard vous portez sur ça ? Est-ce que ça vous inquiète sur les conséquences du réchauffement climatique et est-ce que quelque part il faut accentuer la prévention, l'aménagement du territoire face à ces crues et à ces épisodes météo qui se multiplient ? Alors, savoir si ça vient du réchauffement climatique, moi je laisse ça aux scientifiques pour dire. Moi je suis particulièrement sensibilisé, si vous voulez, aux inondations.

Pour tout vous dire, mes parents se sont rencontrés, un était rive droite, l'autre rive gauche de la Saône, juste avant une crue centenale et qui ont coupé les ponts. Et s'il n'y avait pas une décrue rapide, je ne serais même pas là pour vous répondre à vos questions. C'est pour dire à quel point c'est d'abord non mais plus sérieusement, je crois que la prévention est quelque chose d'important. Dans mon département, dans la commune dont j'ai été maire, on a connu des inondations, l'inondation historique la plus haute connue, elle date de 1848, ça veut dire que c'est des phénomènes qui vont revenir. Est-ce qu'ils vont revenir plus fréquemment ? Peut-être.

En tout cas, il faut s'en prévenir et prendre toutes les dispositions. D'ailleurs, les crues qui ont cours actuellement en Gironde, eh bien, sont connues. Elles ont déjà eu lieu, il y en a certaines il y a 20 ans. Donc, l'important, c'est de ne pas avoir la mémoire trop courte, de ne pas l'oublier et de bien prendre ses précautions. Merci Bernard Fialer. Merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. Stéphane, on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale.

30:45
Locuteur 9

Et on continuera à parler des crues et avec des témoignages de sinistrés en Gironde et en Charente.

30:50
Présentateur

Ce sera à suivre. Mais d'abord, c'est l'heure de notre émission spéciale municipale consacrée au logement. Tous les mardis, une problématique de ces municipales, l'une de vos préoccupations majeures, c'est bien sûr la question du logement. On en parle tout de suite avec le ministre Vincent Jambrun qui nous rejoint. Bonjour Vincent Jambrun. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation, ministre de la Ville, du logement. Vous êtes là parce qu'aujourd'hui, comme tous les mardis, on se consacre aux enjeux des municipales et le logement fait évidemment partie des enjeux majeurs. On avait envie de vous entendre sur ce sujet. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.

On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche. Bonjour Christelle. Bonjour Yann. Bonjour Vincent Jambrun.

31:49
Locuteur 4

Bonjour.

31:49
Présentateur

Vincent Jambrun. On va évidemment parler de la question du logement mais d'abord un mot sur l'actualité et le jeune militant nationaliste Quentin Derand qui a donc été mortellement agressé en marge d'une conférence de l'eurodéputé LFI Rima Hassan. C'était jeudi soir à Lyon. Est-ce que vous redoutez que cet acte ouvre un cycle de violences politiques ?

32:07
Locuteur 2

Oui, je le redoute. Ça a déjà commencé. Des permanences taguées cette nuit de députés LFI et de toute façon on voit un climat politique qui est extrêmement tendu. Dans mon département le Val-de-Marne j'ai vu des têtes de liste aux municipales d'ores et déjà agressées y compris à leur domicile et on le voit bien qu'il y a une tension dans le débat politique qui est énorme avec finalement non plus une confrontation sur le fond des idées mais bien sur la détestation des personnes.

Tout ça n'est pas nouveau et je pense que malheureusement la France insoumise joue un rôle très très important dans cette libération de la parole violente qui finit par être une libération voire une sorte de caution de la violence. D'ailleurs on constate qu'ils n'ont pas condamné fermement les violences. Ils expliquent qu'ils n'auraient rien à voir avec la jeune garde après les avoir défendus il y a encore quelques jours. Ils expliquent qu'ils n'ont rien à voir avec ces violences mais jamais ils ne les condamnent.

Et je dois vous dire qu'à titre personnel ça me rappelle avec beaucoup de tristesse les émeutes de 2023 où Jean-Luc Mélenchon s'amusait sur ses tweets à ne jamais condamner la violence et simplement dire quitte à brûler un truc éviter de brûler les écoles quand même donc en fait ils faisaient la liste de ce qu'on pouvait brûler ou pas brûler et donc au fond ils finissaient par légitimer ce qu'était la violence. Mais ça ne me surprend pas quand vous avez Manuel Bompard qui une fois au micro je crois que c'était Jean-Jacques Bourdin finit par lui dire oui, oui notre but c'est de foutre en l'air la République. Vous voyez déjà le vocabulaire. Quand vous avez M.

Delogu qui a été condamné parce qu'il est en marge d'une manifestation il a tapé à coup de pied un proviseur dans un lycée et sa conseillère principale d'éducation vous voyez bien que la violence elle est presque intrinsèque et au fond quand on choisit comme nom la France insoumise et bien ça dit long sur l'état d'esprit et moi j'ai envie de leur dire maintenant il serait peut-être temps de vous soumettre la France insoumise aux règles du droit élémentaire et au respect du débat public ça nous changerait.

33:53
Présentateur

Mais ils emportent la seule responsabilité la France insoumise ?

33:56
Locuteur 2

Non, ce n'est pas le sujet vous avez différentes formations politiques qui sont dans les positions extrêmes et dogmatiques c'est vrai des deux extrêmes c'est souvent d'ailleurs pour ça qu'on les appelle extrêmes vous avez des groupuscules d'extrême gauche qui envoient jusqu'à leurs représentants à l'Assemblée nationale je pense à Raphaël Arnaud mais vous avez évidemment des groupuscules d'extrême droite et il faut bien les regarder comme les deux faces d'une même pièce il ne s'agit pas de dire tout l'un ou tout l'autre mais en revanche c'est de se dire qu'est-ce qu'on veut comme démocratie comme système politique et quand vous avez aujourd'hui une mouvance comme la France insoumise qui se serait honorée à condamner fermement ces violences à expliquer que des mouvements comme la jeune garde n'ont pas leur place en République ils se seraient honorés à faire ça aujourd'hui j'ai l'impression dans leur prise de parole et encore ce matin sur toutes les chaînes de télé ils expriment leur solidarité avec la famille mais ne condamnent pas les violences ce n'est pas acceptable et ils ont en leur sein des parlementaires des élus qui font preuve de violence et qui sont même condamnés pour ça soit à du sursis soit à des amendes mais à un moment donné qu'ils fassent le ménage s'ils veulent participer sereinement au débat public

35:03
Présentateur

qu'est-ce que vous leur demandez exactement de faire le ménage chez eux de parler moins fort à l'Assemblée nationale quand vous dites il faut qu'ils respectent les règles qu'est-ce que ça veut dire parce qu'eux leur argument est de dire on parle fort à l'Assemblée nationale ça permet de canaliser la colère populaire au contraire

35:17
Locuteur 2

je ne suis pas sûr qu'on donne une très bonne image de l'Assemblée nationale comme je l'ai vu en tant que député il y a encore très peu de temps on hurle on insulte on invective et on fait même des actions je vais le dire physiques puisque à l'occasion d'une niche du groupe droite républicaine vous savez c'est les journées où c'est une formation politique qui défend ses idées et ses propositions la France insoumise est quasiment descendue au pied du perchoir de la Présidente a fait une sorte de sitting en s'assayant sur les pupitres et on était à deux doigts d'avoir des bousculades et il y avait une différence mais il faudrait quoi

35:50
Présentateur

que les règles soient plus strictes à l'Assemblée nationale

35:52
Locuteur 2

par exemple bien sûr donc ça c'est un appel

35:55
Présentateur

à Yael Brunpivet par exemple

35:55
Locuteur 2

mais c'est surtout vous avez Jean-Luc Mélenchon à qui on peut reconnaître une forme de culture c'est quelqu'un qui est féru d'histoire de philosophie et qui prétend élever le débat et pourtant dont les troupes passent leur temps à être violents agressifs dans l'invective à un moment donné il y a une incohérence donc on a envie de le dire vous vous prétendez insoumis je pense qu'en République il faut se soumettre des règles de vie communes et c'est important

36:21
Présentateur

est-ce que vous demandez à la Présidente de l'Assemblée nationale de durcir les règles de débat dans l'émission

36:25
Locuteur 2

la Présidente de l'Assemblée nationale a eu une réaction par exemple tout de suite en suspendant le collaborateur parlementaire et je le remercie elle est également obligée de traiter et c'est normal avec le bureau de l'Assemblée nationale et la composition de ce bureau aujourd'hui n'est pas simple et ce qui fait que quand elle décide d'une sanction elle doit la soumettre au bureau et là qu'est-ce qu'on voit effectivement la France insoumise présente au bureau en général défend toujours ses propres troupes c'est toute la difficulté mais je pense qu'il faut qu'on durcisse le règlement mais la France insoumise

36:55
Présentateur

n'a pas la majorité au bureau

36:56
Locuteur 2

et non certes mais empêche d'aller au bout des sanctions d'une part et deuxièmement il faut que ce parti politique qui prétend faire partie de l'arc républicain de la France insoumise soit en capacité de faire le ménage dans ses propres troupes vous savez quand ces gens-là disent la police tue quand une ancienne députée que j'ai battue dans ma circonscription Rachel Kéké me regarde droit dans les yeux et me dit j'aimerais bien que la police tue vos enfants pour que vous compreniez ce que ça fait et bien on se rend compte qu'il y a une violence intrinsèque dans le logiciel même de la France insoumise qui est pour moi une menace extrêmement importante pour la République

37:30
Présentateur

vous-même vous avez été attaqué lorsque vous étiez maire est-ce que vous redoutez que ce climat ait des conséquences sur la campagne des municipales ?

37:37
Locuteur 2

Oui bien sûr je vous le disais tout à l'heure évidemment vous avez des candidats mais d'ailleurs de toutes parts c'est-à-dire qu'on voit monter dans cette extrême gauche une espèce de légitimation de la violence où vous savez Hercilla est soudée me disait l'autre fois en commission elle me dit vous êtes une charogne capitaliste charogne capitaliste elle me met à l'invective immédiatement derrière sur les réseaux sociaux elle en met des couches et des couches au fond c'est envoyer le message à ses soutiens qu'on est l'adversaire on est l'ennemi on n'est pas digne de respect donc bien sûr que j'ai cette crainte pour les municipales mais je pense que la crainte elle doit être pour le coup pour toutes les formations politiques parce que quand on hystérise à ce point-là le débat on libère la colère la haine et je pense que c'est extrêmement dangereux donc je me félicite d'ailleurs que le gouvernement ait fait avancer un certain nombre de textes de loi sur la protection des élus et typiquement je vous citais le cas d'un jeune candidat à Gentilly dans le Val-de-Marne qui a subi des menaces très importantes le préfet a activé le plan de sécurisation pour qu'il puisse bénéficier d'une protection et d'une sécurité pour essayer de terminer la campagne dans de bonnes conditions parce que encore une fois on risque déjà gros dans notre vie personnelle de manière générale quand on fait de la politique mais on n'est pas là pour prendre des risques pour soi-même ou pour sa famille et je pense qu'il faut apaiser le débat et là pour le coup là tout de suite maintenant la France insoumise a une responsabilité immense témoigner de leur solidarité avec la famille de Quentin c'est bien condamner fermement tout acte de violence c'est mieux

39:08
Présentateur

On va parler de la question du logement on le disait un sujet de préoccupation majeure des Français est-ce que vous vous qualifieriez aujourd'hui le logement de bombe sociale ?

39:17
Locuteur 2

Absolument Je l'ai dit quand j'ai été nommé j'étais moins ministre du logement que ministre de la crise du logement ce que vivent aujourd'hui les familles françaises est extrêmement compliqué vous avez des Français qui n'arrivent plus à se loger tout court vous en avez d'autres qui sont logés mais dans de mauvaises conditions soit à cause des enjeux de passoire thermique ou tout simplement de logement trop petit vous avez un problème d'adéquation entre l'offre de logement et l'emploi bref on voit que ça tend à tous les niveaux ce n'est pas qu'un mal français toute l'Europe est concernée et d'ailleurs on le voit quand on a cette crise sociale en général ça s'exprime aussi dans les urnes par un vote beaucoup plus contestataire donc on a un défi démocratique un défi social à réaliser c'est pour ça que je me félicite qu'avec le budget on ait pu adopter des premières mesures qui vont aller dans l'une logique de plan de relance du logement

40:08
Locuteur 5

Est-ce que des erreurs peuvent expliquer cette situation des choix gouvernementaux peut-être pas judicieux comme la suppression du Pinel ou de la suspension de ma prime rénov' est-ce que ça a aggravé vous diriez la situation aujourd'hui est-ce que ça explique

40:21
Locuteur 2

la situation

40:22
Locuteur 5

dans laquelle on est

40:22
Locuteur 2

Permettez-moi de me focaliser sur l'avenir ce qui est sûr c'est qu'on a C'est important de savoir ce qui s'est passé

40:27
Présentateur

pour en arriver là pour ne pas reproduire Vous avez quand même

40:29
Locuteur 2

plusieurs choses Vous avez un enjeu de financement du logement où effectivement les Français n'avaient plus forcément un intérêt économique à sortir leur argent de la banque pour l'investir dans la pierre et c'est ce qu'on a réussi à faire avec un nouveau dispositif fiscal qui est extrêmement généreux un des plus généreux qu'on ait connu et ça va être vraiment une bonne nouvelle les Français qui nous regardent peuvent se dire ça vaut vraiment le coup maintenant de réinvestir

40:53
Locuteur 5

Donc là c'est le dispositif

40:55
Présentateur

que vous proposez

40:55
Locuteur 5

qui consiste à défiscaliser

40:58
Présentateur

une partie de l'investissement

40:59
Locuteur 5

locatif

41:00
Locuteur 2

Maintenant c'est rentable d'investir dans la pierre parce que c'est important on ne dort pas dans un PEA donc il faut que cet argent soit mobilisé Vous avez un enjeu aussi sur le zonage historiquement les dispositifs comme celui du Pinel par exemple qui est zoné sur des zones déjà très denses Là le dispositif fiscal n'est pas zoné donc il y a une grande liberté et puis surtout il s'applique au neuf et à l'ancien l'ancien qu'on pourra améliorer évidemment et ça c'est la première chose il fallait relancer l'investissement dans le logement après vous avez aussi il faut le dire ces dernières années il y a eu le Covid il y a eu la guerre en Ukraine qui a fait exploser les coûts de construction donc tout ça n'a pas facilité la situation mais là ce qu'on peut dire aujourd'hui aux Français c'est qu'on a signé un pacte avec ce qu'on a appelé l'équipe de France du logement avec le Premier ministre avec les promoteurs les constructeurs les agences immobilières le logement social tout l'écosystème du logement et avec cette équipe de France du logement on s'est fixé un objectif produire 2 millions de logements en plus d'ici 2030 ce qui est considérable et ce qui va je l'espère profondément fluidifier le marché et redonner une possibilité de parcours résidentiel

42:07
Locuteur 5

pourquoi est-ce que vous avez fait le choix d'un dispositif qui concerne les familles les plus aisées donc celles qui peuvent investir dans du locatif plutôt que d'aider les primes ou excédents qui ont du mal à investir dans leur premier logement

42:18
Locuteur 2

alors d'abord c'est pas tout à fait vrai parce que le prêt à taux zéro qui est un outil extrêmement important pour permettre l'accès aux familles a été soutenu et renforcé il y a d'autres dispositifs rentrés dans des sujets trop techniques mais le bail réel et solidaire vous savez où on achète l'appartement mais pas le terrain pas le foncier ce qui permet d'accéder à la propriété de manière beaucoup plus facile et abordable il y a des dispositifs qui continuent à accompagner les primes ou excédents et c'est très important vous avez raison de le dire mais pour pouvoir acheter un bien en tant que primes ou excédents encore faut-il qu'il y ait du logement produit or on constate qu'aujourd'hui quand vous construisez quand les promoteurs construisent un immeuble il y a besoin d'avoir un peu de tout à l'intérieur de l'immeuble du primes ou excédents qui va se loger lui-même et puis ce qu'on appelle des bailleurs privés c'est-à-dire des Français comme vous et moi qui vont mettre un peu de leur épargne dans la pierre pour pouvoir avoir un revenu locatif c'est important parce que peut-être juste un chiffre pour se donner un ordre de grandeur un quart des familles françaises dorment dans un logement qui est la propriété d'un petit bailleur privé c'est-à-dire d'une famille qui a mis en location un appartement et en moyenne ces bailleurs privés ils ont 1,1 logement c'est-à-dire qu'on n'est pas sur des professionnels qui auraient des dizaines et des dizaines c'est ça qu'on a été chercher avec ce nouveau statut fiscal et encore une fois je le dis à vos téléspectateurs ça vaut le coup désormais d'investir dans la pierre non seulement c'est rentable économiquement mais en plus vous faites vous donnez un soutien important pour les familles françaises qui aujourd'hui ont du mal à ça

43:49
Locuteur 5

vous le disiez c'est un dispositif qui concerne principalement les logements neufs puisqu'il concerne

43:55
Vincent Jeanbrun

les logements classés A ou B donc plus compliqué d'être classé A ou B dans l'ancien est-ce qu'il n'y avait pas une priorité

44:02
Présentateur

par exemple écologique à privilégier plutôt la rénovation que la construction de neufs ?

44:07
Locuteur 2

Alors d'abord le statut il a été beaucoup discuté il fait d'ailleurs il a pris sa racine dans un rapport du sénateur d'Aubresse et du député Cosson ce statut du pailleur privé donc ce nouveau avantage fiscal tel qu'il a été pensé et dès le départ dans leur rapport ils ont bien considéré qu'il fallait et du neuf et de l'ancien la copie qui sort du 49.3 fait que l'ancien est un peu moins généreux pour le moment que le neuf mais dans les prochains textes de loi on entend avec le Premier ministre corriger cela avec un accès plus simple pour l'ancien et vous avez raison de le dire sur les notes l'idée c'est de progresser comme pour ma prime rénov' en fait de deux lettres sans être dans une loge Parce qu'on est dans

44:54
Locuteur 5

un débat municipal et les maires se plaignent beaucoup de logements vides notamment dans les centres vides

45:00
Présentateur

et le centre village qui ont du mal à être rénovés d'où ma question

45:03
Locuteur 2

D'où l'importance d'avoir relancé ma prime rénov' qui va permettre d'accompagner la rénovation des logements anciens partout sur le territoire national c'est très important avec un autre enjeu et je veux le dire ici dans cette belle maison qui est le Sénat vous avez la sénatrice Gaquer qui a porté un texte de loi pour fluidifier les enjeux environnementaux notamment autour du DPE la fameuse note ABCD sur la performance énergétique du bien aujourd'hui si on ne fait rien si la proposition loi de la sénatrice Gaquer n'est pas adoptée rapidement à l'Assemblée le risque c'est qu'il y ait 700 000 logements passeport thermique qui sortent de la location et elle ce qu'elle propose et ce que je soutiens totalement c'est l'idée de dire on peut continuer à louer avec par contre en contrepartie l'engagement de rénover le bien d'un point de vue énergétique en 3 ou 5 ans

45:55
Locuteur 5

toute dernière question très rapide ma prime rénov' vous engagez à ce que ce soit une prime qui soit pérenne désormais parce qu'on a vu les complications que sa suspension a suscité

46:04
Locuteur 2

tout à fait en mauvais français le stop and go qui a connu ma prime rénov' ça c'est un engagement

46:09
Locuteur 5

que vous prenez

46:10
Locuteur 2

est délétère et effectivement on met tout en oeuvre pour qu'on puisse avoir une prime rénov' ouverte le guichet ouvert toute l'année sans fermeture intempestive on le fait

46:21
Locuteur 5

on met tout en oeuvre mais vous vous y engagez

46:23
Locuteur 2

à ce qu'elle soit pérenne j'ai demandé à l'ensemble de l'administration qui s'en occupe et notamment l'agence nationale pour l'habitat l'ANA de tout mettre en oeuvre pour qu'il n'y ait plus de fermeture ça c'est évident avec un objectif c'est celui de lutter pleinement contre la fraude et celui effectivement d'accompagner les rénovations d'ampleur et c'est l'objectif

46:43
Présentateur

Sur les logements sociaux le Sénat a voté un assouplissement de la loi SRU sur les quotas de logements sociaux vous avez soutenu le texte est-ce qu'il ne va pas conduire à un affaiblissement du logement social et de la mixité sociale comme le dit cet étracteur ?

46:55
Locuteur 2

D'abord moi je vais vous rappeler une chose toute bête moi j'ai grandi dans le logement social si mes parents ma famille n'avaient pas bénéficié du logement social je ne serais pas devant vous en train de vous parler donc j'y suis totalement attaché ce qu'a défendu la présidente Dominique Estrosi-Sasson au Sénat avec ce texte qui était proposé également et soutenu par Mathieu D'Arnaud c'est l'idée toute bête d'aider les communes qui ont envie de produire du logement social à pouvoir le faire plus facilement je pense notamment au fait de pouvoir compter le logement intermédiaire vous savez que c'est des loyers un petit peu au-dessus du logement social dans l'effort qui est fait par une collectivité qui serait en dessous du fameux taux des 25% de logements sociaux l'idée c'est pas de compter des logements intermédiaires dans un stock global l'objectif c'est toujours d'atteindre les 25% mais simplement quand une commune fait des efforts et bien ça peut être pris en compte en gros c'est dans le flux pardon c'est un peu technique mais ça veut dire quoi ?

ça veut dire que on n'est pas dans une logique de renoncer à produire du logement social il en faut trop de français n'arriveraient pas à se loger sans cela mais simplement vous avez aujourd'hui une logique dans la loi SRU qui consiste à dire vous avez une première amende si vous n'avez pas atteint le quota et vous avez en plus la possibilité pour l'État de majorer cette amende et parfois jusqu'à 400% par exemple je connais des cas dans cette situation et le risque c'est de dégoûter les municipalités qui font des efforts si quand elles font des efforts elles sont majorées de la même manière que si elles n'en font pas et moi j'ai une logique méritocratique qui consiste à dire qu'une commune qui fait des efforts ça ne va pas l'exempter de l'amende-socle mais la majoration doit baisser parce que sinon effectivement les maires vous disent que je fasse des efforts ou que je n'en fasse pas je suis prélevé pareil à un moment donné je vais arrêter donc c'est juste cette logique-là d'accompagnement qu'on défend avec la présidente Dominique Estrosi-Sasson

48:45
Présentateur

concernant le logement social il y a une idée

48:48
Locuteur 5

qui a été émise il y a quelques temps et que vous portez aussi qui serait la fin du logement social à vie où est-ce que vous en êtes de cette idée ?

48:55
Locuteur 2

On en débat on concerte mais évidemment l'enjeu pour que les spectateurs comprennent bien c'est de se dire qu'un peu comme dans le privé tous les trois ans c'est ce que je propose ça peut être évidemment plus souple il y a un temps de rencontre entre le locateur locataire du parc social le bailleur social et qu'il puisse y avoir un point d'étape avec pour le locataire la possibilité de mieux se défendre et il y a parfois malheureusement dans notre pays des logements indignes même dans le parc social ce qui doit être absolument corrigé et puis de l'autre côté un bailleur social qui est capable de dire je gère mon patrimoine donc stop ou encore avec l'idée que si la famille paye son loyer et toujours dans les critères du logement social et se comporte bien il n'y a pas de raison qu'on ne renouvelle pas le contrat de location

49:44
Locuteur 5

Se comporte bien qu'est-ce que ça veut dire ?

49:45
Locuteur 2

Alors j'y viens mais d'un autre côté si vous avez une famille qui a une variation très importante de ses revenus peut-être que ça vaut le coup justement de ne pas attendre que ce soit trop tard et qu'on dise à la personne mais en fait vous sortez du parc social vous n'y avez plus le droit mais plutôt de dire on voit que vos revenus évoluent vous étiez dans du très social on va peut-être vous monter dans du social puis du social vous avez le social plus et puis vous avez même l'intermédiaire bref accompagner le parcours aussi c'est une chose vous avez des questions sur effectivement la composition de la famille sur-occupation sous-occupation et puis il y a un enjeu aussi de comportement parce que aujourd'hui le bailleur social si vraiment il y a des troubles de jouissance avérés il doit judiciariser c'est-à-dire que le bailleur doit aller devant le tribunal ça prend énormément de temps

50:31
Locuteur 5

Si j'ai bien compris vous demandez un casier judiciaire vierge

50:34
Locuteur 2

Alors c'est autre chose mais je termine juste sur le point de la gestion du patrimoine quand vous avez des personnes qui aujourd'hui cassent les pieds à tout le monde que le bailleur ait la possibilité d'aller voir le locataire et la famille en disant vous savez si ça continue comme ça le risque c'est que vous ne soyez pas renouvelé donc faites attention corrigez votre comportement et moi je pense que c'est important de donner ce pouvoir-là aux bailleurs sociaux qui n'ont pas vocation à mettre dehors les gens par le plaisir c'est bailleurs sociaux ils ont une logique d'accompagnement mais il faut leur redonner la maîtrise ça me paraît très important

51:06
Locuteur 5

et donc une étude du casier judiciaire

51:07
Locuteur 2

et par ailleurs c'est pas mon propos mais par ailleurs de manière générale et indépendamment de ce qu'on vient de se dire sur le contrat à vie ou pas moi je pense que le logement social c'est un logement d'intérêt général on cotise collectivement pour offrir à ceux qui ne pourraient pas se loger sur le marché privé un logement il y a une contrepartie c'est d'être exemplaire et donc quelqu'un qui est condamné pour narcotrafic là c'est déjà le cas grâce à la loi le narcotrafic doit pouvoir être expulsé du logement social et je voudrais étendre cette réflexion à tous les faits graves à tous les crimes et délits graves qui font que on ne bénéficie pas du logement social quand on est un criminel ou un délinquant voilà parce qu'à côté de ça vous avez des mamans qui dorment dans une voiture élevant parfois un enfant et qui elles attendent ce logement social et qui seraient elles exemplaires et donc il y a juste une logique de priorisation quand on est un criminel on ne bénéficie pas de la solidarité nationale dans le logement social

52:01
Présentateur

Deux questions politiques pour terminer Vincent Jambrun vous qui venez des Républicains est-ce que vous approuvez la déclaration de candidature à la présidentielle de Bruno Retailleur ?

52:10
Locuteur 2

Ce n'est pas à moi d'approuver ou pas il a totalement le droit d'être candidat et de défendre ses idées sur la question du moment pour être tout à fait honnête moi vous savez je considère qu'un président de parti il est là pour rassembler et c'était plutôt de bonne augure quand il a lancé ce groupe de travail pour connaître le mode de désignation primaire, pas primaire comment ça allait fonctionner et comme beaucoup je pense j'étais surpris de voir qu'il annonçait sa candidature avant qu'on ait le mode de désignation ce qui est un peu étonnant maintenant il a évidemment le droit et il parle non mais attendez chacun a sa liberté et on est en démocratie et c'est une bonne chose en revanche le vrai sujet c'est que au-delà de Brune Rotaillot chacun est en train de se lancer peut-être dans une ambition individuelle or le risque vu le contexte c'est que à force d'accumuler des ambitions individuelles on risque de connaître un échec collectif et moi ma grande crainte c'est celle-là et je n'ai pas envie au second tour des présidentielles d'être dans mon canapé à regarder les deux extrêmes s'affronter

53:07
Présentateur

donc il faut une primaire

53:08
Locuteur 2

et donc il faut une candidature unique ça je l'affirme avec beaucoup de force mais que vous trouvez comment ?

53:13
Présentateur

C'est possible avec la déclaration de candidature de Brune Rotaillot ?

53:15
Locuteur 2

Évidemment moi je suis convaincu qu'il faut qu'on ait un mode de départage et au-delà des républicains à travers ce qu'on a appelé le bloc central c'est-à-dire au fond la droite et le centre elles ont ces familles politiques ces courants historiques des choses à dire des choses à porter

53:31
Présentateur

mais pour vous ça s'arrête mais pour vous ça s'arrête à la droite et au centre ça ne va pas jusqu'à Sarah Knafow comme le dit Laurent Vaud qui est parisant

53:35
Locuteur 2

Mme Knafow elle siège avec l'extrême droite allemande au Parlement européen donc c'est compliqué quand même de l'imaginer dans une même primaire donc de toute façon une primaire si elle devait avoir lieu mais en tout cas ce mode de départage d'une candidature unique elle doit rassembler des forces qui disent non à l'alliance avec le RN non à l'alliance avec l'ALFI de l'autre côté ça paraît évident mais donc la droite et le centre

54:01
Présentateur

Vous sentez encore appartenir au LR aujourd'hui ?

54:04
Locuteur 2

Moi je n'ai pas changé de valeur j'ai toujours défendu Mais vous dire que vous avez exclu

54:09
Présentateur

vous êtes suspendu vous êtes exclu

54:10
Locuteur 2

On est suspendu on est dans les limbes on est dans un entre deux alors je te dis avec le sourire je peux comprendre que la famille politique demande au ministre de ne pas engager la famille politique et à ce stade très bien en revanche je trouve dommage de se priver de relations et de dialogues avec une famille politique pour laquelle on s'est toujours battus

54:28
Présentateur

Merci Vincent Jeanbrun Merci beaucoup d'avoir été notre invité On va continuer à parler du logement en débat dans quelques instants entre deux sénatrices Dominique Estroisy-Sasson et Viviane Artigalas sur ces sujets mais d'abord on va regarder ce qu'est à la une de nos régions Et la une de nos régions ce sont ces inondations et près d'une semaine après le passage de la tempête Nils les conséquences se font toujours sentir les pluies sont toujours là elles n'ont jamais vraiment cessé trois départements sont en vigilance rouge onze en vigilance orange On fait le point avec Nicolas Dendré

55:06
Locuteur 3

Merci L'Anjou fait désormais partie des régions touchées par les inondations ici à Denay près d'Angers la Loire s'est répandue partout dans la vallée le Maine-et-Loire a été placé à son tour en vigilance rouge pour Cru hier après-midi une situation qui devrait perdurer aussi pour la Gironde et le Lot-et-Garonne les deux autres départements en vigilance rouge

55:28
Présentateur

On s'attend à une nouvelle hausse de la Garonne dans les 24 heures qui arrivent c'est vraiment ces deux facteurs-là l'étendue et la durée qui rendent le phénomène assez inédit ce qui explique cette situation c'est un taux d'humidité des sols qui pour le coup lui est record par rapport à la donnée historique depuis 1959 donc depuis que la donnée existe

55:49
Locuteur 3

à Cadillac la Garonne a atteint son pic hier à 8,75 m une hauteur proche de la crue historique de 1981 la ministre de la transition écologique Monique Barbu s'est rendue dans cette commune tout près de Bordeaux

56:04
Locuteur 7

le fait que ces événements se succèdent à la vitesse à laquelle ils se succèdent aujourd'hui clairement doivent nous interroger en fait on vit aujourd'hui le futur ce qu'on imaginait arriver dans 5

56:18
Présentateur

10, 15 ans et bien c'est la réalité d'aujourd'hui et clairement le maître mot de tout ça c'est adaptation

56:26
Locuteur 3

Une légère décrue est en cours pour la Garonne mais de nouvelles pluies prévues dans la semaine devraient détériorer à nouveau la situation Météo France maintient 11 départements de l'ouest de la France en vigilance orange le Maine-et-Loire la Gironde et le Lot-et-Garonne restent eux en vigilance rouge

56:41
Présentateur

Et Stéphane ces inondations elles font aussi la une de la presse régionale

56:45
Locuteur 9

Oui l'alerte rouge crue et les photos d'habitants évacués à bord de bateaux sont à la une de plusieurs quotidiens ce matin Le pic est passé mais la décrue sera lente voilà ce qu'annonce la Charente libre à sa une Sud-Ouest se questionne aussi sur l'entretien des digues et les risques que font peser la montée des eaux et d'après le quotidien la visite de la ministre de la transition écologique Monique Barbu ne règle rien à Cadillac en Gironde Olivier a surélevé ses meubles et ses électroménagers et tente de boucher le moindre interstice pour éviter que l'eau ne passe même technique utilisée par les habitants de Cognac sauf qu'eux n'ont pas pu empêcher l'eau de rentrer un habitant interrogé par la Charente libre explique avoir été inondé trois fois en six ans un peu plus loin à Gondville les habitants se serrent les coudes pour pomper l'eau des maisons avec des pompes thermiques ils se relaient jour et nuit pour expulser l'eau et éviter d'avoir 80 cm d'eau dans leur maison c'est un effort 24 heures sur 24 il faut être vif ne rien manquer voilà ce qu'explique Pierre un sinistré interrogé par la Charente libre

57:51
Présentateur

Autre grand titre à la une de la presse régionale ce matin c'est la mort de Quentin de Ranque

57:55
Locuteur 9

Oui à la une du Dauphiné libéré qui titre l'extrême gauche dans l'œil du cyclone alors qu'une enquête pour homicide volontaire a donc été ouverte hier et que six suspects ont été identifiés la dépêche pointe à sa une les liens entre la France insoumise et la jeune garde dont certains de ses ex-membres sont suspectés d'avoir participé au lynchage à mort du militant identitaire le procureur de Lyon a détaillé les faits hier qui se sont produits à 18h jeudi dernier en marge d'une conférence de l'eurodéputé LFI Rima Hassan

58:24
Présentateur

et des faits qui ont eu lieu à Lyon on va écouter la réaction du maire écologiste de Lyon Grégory Doucet qui appelle à l'apaisement Je crois que si l'on veut contribuer à l'apaisement si l'on veut faire en sorte que justement les violences disparaissent dans le contexte dans lequel nous sommes actuellement et bien ne jetons pas de l'huile sur le feu ne nous précipitons pas sur les amalgames n'alimentons pas cette petite mécanique des accusations qui seraient sans fondement Et on va continuer notre page municipale mais d'abord on va écouter un autre élu local c'est Jean-Luc Gleize Bonjour Jean-Luc Gleize Merci beaucoup d'être avec nous ce matin Vous êtes le président socialiste du conseil départemental de la Gironde Jean-Luc Gleize Quelle est la situation chez vous ce matin la Gironde elle est placée comme deux autres départements en vigilance rouge-crue

59:22
Locuteur 4

Oui tout à fait donc la situation reste plutôt sur un moment de plateau mais avec de grandes craintes que vous avez évoquées d'un rebond de la crue puisqu'effectivement la pluie est à nouveau annoncée et tout ce qui se passera en amont de la Garonne risque à nouveau d'impacter la Gironde et en Gironde même ce qui est impacté aujourd'hui c'est plutôt le sud du département mais ce que nous craignons c'est une crue qui se poursuive ensuite vers Bordeaux puis vers l'estuaire donc il reste beaucoup d'inquiétude aujourd'hui il faut conserver toutes les règles de prudence nécessaires

59:58
Présentateur

Est-ce que Jean-Luc Gleize vous arrivez déjà à faire une évaluation des dégâts des sinistres est-ce qu'il y a des évacuations ?

1:00:10
Locuteur 4

Oui il y a plus d'un millier de personnes qui ont été évacuées il y a aujourd'hui plus d'une centaine de routes qui sont fermées bon nombre de ponts qui franchissent la Garonne sont également fermés donc il y a de grandes difficultés de circulation entre les deux rives de la Garonne et surtout des personnes qui sont aujourd'hui en fragilité qui ont été évacuées ramenées dans leur famille quand c'était possible parfois accueillies dans des internats donc il faut trouver des solutions effectivement pour protéger les populations en attendant la décrue qui risquent d'être très longues

1:00:44
Présentateur

et qui risquent d'être coûteuses aussi pour le département est-ce que vous allez demander une aide de la part de l'État ?

1:00:53
Locuteur 4

Alors ce sera absolument nécessaire parce que j'étais hier avec des équipes routières du département de la Gironde et nous pressentons que le diagnostic qui sera effectué à l'issue de la décrue nous amènera à constater des dégâts sur des ponts puisqu'il y a à la fois des embâcles qui tapent au niveau des piles de pont

1:01:12
Présentateur

il y a aussi des courants qui sont très forts et les routes bien évidemment se dégradent également et nous aurons très probablement par la suite

1:01:19
Locuteur 4

bon nombre de constatations de dégâts qu'il va falloir affronter et pour cela nous aurons besoin bien évidemment à ce qu'il y ait d'abord une reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle et un appui des financements de l'État pour nous aider à remettre en situation correcte et en sécurité l'ensemble des ouvrages d'art et des routes

1:01:39
Présentateur

Merci beaucoup Merci Jean-Luc Diaz d'avoir été avec nous pour nous parler de cette situation président socialiste du conseil départemental de la Gironde qui est donc placée ce matin encore en vigilance rouge crue On va ouvrir maintenant notre page municipale dans quelques instants notre débat entre deux sénatrices consacrées à la question du logement l'un de vos sujets de préoccupation majeure mais d'abord on va regarder les unes de la presse régionale et les dernières infos de la campagne Stéphane-Emmanuel Grégoire on est à Paris c'est le candidat de la gauche unie il annonce porter plainte contre Rachida Dati pour diffamation

1:02:14
Locuteur 9

Oui après des propos qu'il juge infondés prononcés par la candidate LR à la mairie de Paris et toujours ministre de la culture Rachida Dati avait expliqué hier sur Europe 1 qu'il y avait une volonté violente chez les partisans d'Emmanuel Grégoire voilà ce qu'elle a dit parfois vous menez des réunions et l'équipe de M. Brossat Béliard et Grégoire vous envoie des gens pour vous agresser réponse d'Emmanuel Grégoire tout est faux profondément diffamatoire dit-il lui qui est candidat PS à la ville de Paris

1:02:41
Présentateur

Un sondage cluster 17 pour Politico donne la candidate socialiste Catherine Trottmann favorite pour les municipales à Strasbourg

1:02:48
Locuteur 9

Oui et d'après cette photographie des intentions de vote celle qui a quitté le fauteuil de maire de Strasbourg en 2001 est crédité de 31% des voix juste derrière elle on retrouve l'actuel maire de la ville Jeanne Barzéguian avec 20% des suffrages suivi de Jean-Philippe Véter candidat LRUDI d'hiver droite qui récolterait 19% des voix deux autres candidats à Strasbourg pourraient passer la barre des 10% et se qualifier pour le second tour la candidate RNUDR Virginie Joron elle qui est créditée de 11% et le candidat LFI Florian Cobrine qui est lui crédité de 10%

1:03:21
Présentateur

Allez on termine cette revue de presse municipale avec la une de l'Aide Nouvelle les étiquettes politiques non plus la côte

1:03:27
Locuteur 9

Oui le quotidien de l'Aisne se demande si les partis politiques sont hors jeu dans cette élection municipale Auriane dans les colonnes du journal Eric Jauneau nous dit qu'il va des étiquettes politiques comme des vêtements elles auront votre faveur tant qu'elles seront à la mode puis elles croupiront au fond d'un tiroir le temps qu'il faudra une formule bien trouvée pour mettre les mots sur une réalité l'effacement des étiquettes politiques dans ces élections municipales pardon le maire de Lens Horizon qui est à la tête d'une liste Lens notre passion commune n'affiche pas son parti parce qu'il estime que quand on refait une rue on n'est ni de gauche ni de droite voilà ce qu'il dit à l'Aide Nouvelle ces étiquettes rangées au placard traduisent aussi des débauchages de droite et de gauche dans certaines listes manière donc de ménager tout le monde la suite c'est à lire dans l'Aide Nouvelle ce matin

1:04:13
Présentateur

Stéphane on vous laisse respirer

1:04:15
Locuteur 9

boire une petite gorge

1:04:15
Présentateur

Merci Stéphane pour cette revue de presse municipale c'est l'heure de notre débat consacré au logement avant de recevoir nos deux sénatrices le reportage en région sur l'une des préoccupations majeures des français actuellement 82% d'entre eux ont le sentiment qu'il est difficile de trouver un logement aujourd'hui en France dont 24% jugent ça très difficile au Pays Basque la situation est telle qu'elle menace le bon fonctionnement économique de la région des initiatives fleurissent pour apporter des solutions reportage de Céline Schmitt

1:04:47
Locuteur 7

sur la côte basque en hiver les surfers prennent les vagues face à des maisons au volet fermé ces résidences secondaires inoccupées pendant une longue partie de l'année jurent avec une crise du logement qui sévit dans toute la région à Bayonne l'ENA 34 ans a cherché un appartement pendant près d'un an et à chaque fois le même constat

1:05:11
Locuteur 5

là c'est 800 euros pour un 38 mètres carrés mais c'est un T1 bis c'est même pas un T2 donc c'est beaucoup c'est cher

1:05:19
Locuteur 7

peu d'offres des prix inabordables pour un salaire médian et de nombreux abus de la part des propriétaires

1:05:26
Locuteur 5

ils décident de louer que de septembre à juin et de libérer les appartements de juin à septembre pour du saisonnier moi je voulais quelque chose pour m'implanter et être vraiment là à l'année et vivre ici sans avoir besoin de réfléchir à où est-ce que j'allais mettre mes meubles

1:05:39
Locuteur 7

et mes bagages c'est finalement grâce aux bouches à oreilles que l'ENA a pu se loger dans ce 40 mètres carrés la fin d'un long parcours du combattant en ayant un poste

1:05:49
Locuteur 5

dans la fonction publique et en étant en CDI moi j'étais c'est vrai quasi sûre de trouver quelque chose même si je savais que la situation était compliquée et je me suis rendu compte que non et ça m'a dépassée je me suis rendu compte de l'ampleur de la catastrophe

1:06:03
Locuteur 7

Selon la plateforme citoyenne Ariane Bizy se logeait au pays le nombre de personnes sans abri a doublé en 10 ans au Pays Basque Face à l'urgence en 2023 les maires de la région ont voté quasiment à l'unanimité une mesure dite de compensation Désormais un propriétaire qui souhaite mettre un bien en location saisonnière doit compenser cette perte par la transformation en logement d'un autre local non dévolu à l'habitation Autre changement depuis le mois de novembre les loyers sont plafonnés Deux combats menés par ALDA un collectif citoyen régional qui veille également au bon respect de la loi J'ai un propriétaire qui malheureusement ne souhaite pas baisser le loyer en fait malgré la demande que je lui ai faite Dans le cas de Bérangère le dépassement de loyer s'élève à 200 euros mais sans l'accompagnement juridique d'ALDA cette trentenaire n'aurait pas osé les réclamer une pression qui permet de réguler le marché

1:07:03
Présentateur

On ne va peut-être pas entamer une bataille contre un propriétaire parce que pour nous c'est lui qui gagnera en fait Moi je ne pouvais pas me permettre de me mettre à dos mon propriétaire de peur d'être dehors

1:07:16
Locuteur 5

Ce qui a réussi à être obtenu en 5 ans sur ce territoire par la mobilisation citoyenne

1:07:21
Vincent Jeanbrun

par le collectif qui s'est créé au sein d'ALDA il prouve qu'en fait on n'est pas condamné à subir

1:07:28
Locuteur 7

Ici le drame du logement menace l'équilibre économique même de la région Pour loger leurs salariés et éviter des départs Payot et Tchélecu et 8 autres chefs d'entreprise ont investi près d'un million d'euros

1:07:41
Locuteur 8

Nous avons réhabilité la moitié de cette vieille ferme où nous avons réalisé 4 logements différents 2 T3 et 2 T4

1:07:51
Locuteur 7

Les loyers proposés sont 25 à 35% inférieurs au prix du marché Une solution qui accentue la pression économique sur les entreprises

1:08:00
Locuteur 8

On est entre le marteau et l'enclume On a une pression très forte sur nos marges et on sait qu'on ne peut pas assurer de développement voire même de maintien pour nos entreprises si nous n'avons pas la capacité à faire venir et à garder nos salariés

1:08:14
Locuteur 7

Le projet baptisé Travailler et vivre aux Pays Basques fait déjà des émules Des entreprises des quatre coins de la France cherchent déjà à l'imiter

1:08:22
Présentateur

Et on va en débattre avec vous Bonjour Dominique Estrosi-Sassonne Merci beaucoup d'être notre invitée sénatrice à l'ère des Alpes-Maritimes Vous présidez la commission des affaires économiques ici au Sénat Face à vous Viviane Artigalas Bonjour Merci beaucoup d'être avec nous également sénatrice socialiste des Hauts-de-Pyrénées On a vu ce reportage qui résume plusieurs problématiques une pénurie de logements des logements difficilement accessibles des logements trop chers Est-ce que plus qu'une crise du logement vous parleriez de bombes sociales avec de réelles conséquences au-delà du logement dans le pays Dominique Estrosi-Sassonne ?

Oui d'ailleurs avec Viviane Artigalas et Amel Gacker nous l'avons dénoncé dans le rapport que nous avons fait sur le logement trop cher nous avons effectivement dit que cette crise du logement elle conduisait à un sentiment et plus qu'un sentiment à un déclassement à une assignation à résidence de nos concitoyens potentiellement qui pouvait se transformer en une bombe sociale et une bombe politique parce que quand une personne ne peut pas se loger quand elle a un travail mais qu'elle n'a pas de logement quand elle ne peut pas envisager un avenir pour sa famille ou quand elle veut agrandir sa famille et qu'elle ne peut pas le faire ou en hésite à le faire parce que le logement qu'elle occupe est un logement trop petit mais qu'elle n'est pas sûr d'en trouver un plus grand quand des personnes qui veulent vivre au pays ne peuvent plus y vivre parce qu'il y a une prolifération des meublés tourisme ou des résidences secondaires inévitablement cela peut conduire à véritablement une crise économique une crise sociale mais aussi une crise politique avec toutes les conséquences que ça peut entraîner derrière avec la montée des extrêmes parce que les concitoyens se sentent complètement abandonnés et vous le savez le logement ça touche à la dimension essentielle de la vie de nos concitoyens c'est une question et ça conditionne la dignité et pour toutes ces raisons véritablement il faut que nous puissions toujours plus agir pour apporter des réponses aux attentes et aux besoins de nos concitoyens et sur tous les segments du marché de l'habitat on a le sentiment que c'est un peu devenu un serpent de mer cette crise du logement ça fait des années qu'on en parle pas assez de construction trop peu d'offres des logements inaccessibles pourquoi on n'arrive pas

1:10:36
Vincent Jeanbrun

à l'enrayer ?

d'abord il y a des mesures qui ont été prises depuis 2017 c'est-à-dire ça a quand même pénalisé beaucoup particulièrement le logement social ça a commencé avec la loi Elan puis avec la mise en place de la réduction du loyer de solidarité la RLS qui a pénalisé beaucoup les bailleurs sociaux donc on a vu depuis 2017 la baisse de construction de logements sociaux et puis on voit bien aussi que là sur le logement privé le fait de ne pas proposer de solution pour sur du foncier par exemple moi je donnerai un exemple aussi la Loisanne qui a été déjà dans certains lieux on l'a vu sur Bayonne comme sur tous les territoires de montagne les territoires touristiques en général le foncier est rare et il est cher donc trouver comment dire arriver à construire du logement qu'il se soit des logements sociaux ou que ce soit des logements privés pour des propriétaires c'est très très difficile et ensuite sur on l'a vu là aussi les propriétaires ils ont tout intérêt à louer un logement en location saisonnière plutôt qu'en location à l'année jusque là jusqu'à la loi le meurtre et chanise ça leur rapportait bien plus et ils avaient bien moins de difficultés donc on a vu beaucoup de logements pendant un moment passer d'une résidence principale à une location saisonnière ce qui a aussi empêché qu'il y ait des nouvelles propositions dans le parc privé on sait que beaucoup de gens particulièrement les étudiants se logent dans le parc privé mais je voulais rebondir aussi sur cette crise du logement c'est vraiment il y a des jeunes des étudiants qui renoncent à des études parce qu'ils ne trouvent pas de logement il y a des salariés qui renoncent à un emploi parce qu'ils ne trouvent pas de logement à proximité et qu'ils n'ont pas les moyens de faire autant de trajets il y a des saisonniers qui ont énormément dans les stations touristiques énormément de mal à se loger qui logent à des quarantaines 50 kilomètres de leur lieu de travail et on n'arrive pas on n'arrive pas trop alors on a proposé des solutions dans notre rapport sur la crise sur le logement trop cher nous on en a proposé aussi

1:12:51
Présentateur

mais pourquoi on n'y arrive pas est-ce qu'il y a eu des erreurs des gouvernements successifs aussi bien de droite comme de gauche alors c'est vrai que cette crise du logement elle ne remonte pas uniquement à partir de 2017 elle a des racines qui sont bien plus profondes elle s'est aggravée depuis 2017 à travers un certain nombre de raisons que vient de donner Viviane Artigalas il y a eu aussi un contexte économique qui a aggravé la situation mais aujourd'hui effectivement il faut véritablement redonner confiance redonner confiance aux ENU aux collectivités leur redonner aussi des moyens financiers parce que construire cela coûte cher c'est aussi prendre des risques quand on est un élu local que de construire des logements parce que ça veut dire aussi qu'il faut le faire accepter par sa population parce que ça veut dire qu'il faut envisager et se projeter dans des équipements publics à venir qui pourraient manquer parce qu'on accueille de nouvelles populations donc ça aussi une question financière et vous savez quand on a supprimé la taxe d'habitation ça a été une erreur colossale parce que ces 22 milliards de moins dans les caisses des communes ça a coupé véritablement le lien qui était structurant entre le citoyen la collectivité et le citoyen savait pourquoi ils payaient une taxe d'habitation pour avoir plus de services plus de services de proximité on a rompu une équité entre le locataire et le propriétaire mais surtout à travers suppression de taxes d'habitation non compensation des exonérations de taxes foncières et bien dorénavant les collectivités ont beaucoup moins de moyens pour accompagner les opérations de construction pour mettre à disposition du foncier pour subventionner ces opérations à côté de celles des fonds propres des bailleurs et à côté de l'État et bien tout ça conduit effectivement à moins de logements abordables construits depuis un certain nombre d'années et puis mêlés au phénomène d'une attrition du marché locatif parce qu'on a retiré des logements pour passoires thermiques des logements classés G et donc c'est autant de logements en moins dans un parc privé même si bien évidemment il faut assurer la décence dans ces logements et puis les résidences secondaires les meublés de tourisme donc voilà il y a beaucoup beaucoup de facteurs qui ont aggravé sans parler comme l'a dit Viviane Artigalas du choc réglementaire on a le zéro artificialisation net on a la RE 2020 et tout cela c'est autant d'injonctions contradictoires qui sont imposées aux maires et qui malheureusement veulent construire mais ont des difficultés à y arriver On va écouter le constat qu'en fait le ministre du logement Vincent Jambrun il était notre invité il y a quelques instants

1:15:27
Locuteur 2

Ce que vivent aujourd'hui les familles françaises est extrêmement compliqué vous avez des français qui n'arrivent plus à se loger tout court vous en avez d'autres qui sont logés mais dans de mauvaises conditions soit à cause des enjeux de passoires thermiques ou tout simplement de logements trop petits vous avez un problème d'adéquation entre l'offre de logement et l'emploi bref on voit que ça tend à tous les niveaux

1:15:49
Présentateur

Il revient sur les passoires thermiques comme vient de le dire à l'instant Dominique Estrosi-Sassonne ça a été une erreur ça a aggravé aussi la crise du logement ?

1:15:58
Vincent Jeanbrun

Vous voyez la convention citoyenne de le climat elle a eu lieu elle a fait des propositions intéressantes et le gouvernement a retenu deux deux le zéro artificialisation net et la rénovation énergétique des logements Bien évidemment on ne peut être que d'accord avec ces objectifs sauf que les moyens qui ont été trouvés pour être en oeuvre ces objectifs c'est-à-dire les deux lois qui ont été faites elles ont sur la méthode d'abord elles n'étaient pas bonnes parce qu'elles ont été faites sans concertation particulièrement pour le zéro artificialisation net Il faut revenir dessus ? Il faut revenir sur ce zanne ?

Bien sûr on l'a déjà fait au Sénat on l'a déjà fait une première fois et on a travaillé encore c'était juste sur la rénovation énergétique on n'y a pas mis les moyens quand vous voyez les difficultés de ma prime rénov comment on y met un peu pas beaucoup on sait qu'une rénovation globale de logements pour atteindre une classe énergétique importante c'est entre 40 000 euros 40 000 euros à peu près je pense ça doit être 40 000 50 000 euros donc vous voyez si on n'y met pas les moyens des petits propriétaires ils n'ont absolument pas les moyens le loyer est un complément de retraite ils n'ont pas les moyens de mettre cela dans une rénovation énergétique donc il fallait bien évidemment mettre plus dans le temps et favoriser financièrement aussi cette rénovation énergétique et ça n'a pas été fait et sur le ZAN on est parti d'un objectif par exemple de commencer par 50% de non-artificialisation mais tout le monde traitait à la même enseigne c'est-à-dire que ce volont des territoires c'était la prime aux mauvaises élèves ce qui avait beaucoup artificialisé allait pouvoir continuer à artificialiser pendant un certain temps et des communes qui avaient été très économes de leurs fonciers elles ne pourraient plus du tout construire donc c'était un très mauvais signal à donner aux élus un très mauvais signal il faut le revoir il faut encore revenir dessus

1:17:58
Présentateur

le Sénat a déjà fait en première fois on est toujours dans l'attente de l'évolution du cheminement législatif de la proposition de loi Trace qui est donc pour une trajectoire de concertation avec les élus locaux qui a été voté ici au Sénat et qui malheureusement pour l'instant n'est toujours pas inscrite à l'Assemblée nationale il faut le revoir parce qu'il faut aussi que dans des communes qui ont besoin de logements où il y a des territoires tendus on ne peut pas avoir effectivement les mêmes règles que dans d'autres communes où malheureusement il y a moins de demandes ou en tout cas les demandes peuvent être plus facilement satisfaites donc il faut de plus en plus de toute façon s'adapter aux réalités locales Dominique Estrelli-Sassane vous avez porté il y a quelques semaines un texte justement appelé loi choc pour améliorer justement cette offre de logement parmi les mesures il y a un assouplissement de la loi SRU sur les quotas de logements sociaux je vais laisser réagir Viviane Artigalas mais est-ce que vous entendez les critiques qui ont été faites qui disent que du coup ça va mettre à mal la mixité sociale oui j'entends ces critiques et effectivement c'est toujours un petit peu les mêmes critiques les mêmes arguments qui me sont opposés en disant attention vous allez détricoter la loi SRU vous voulez mettre à mal la loi SRU je ne suis pas contre la loi SRU j'ai dit que la loi SRU elle a permis de créer des logements et que la loi SRU elle a été utile mais aujourd'hui elle est imparfaite et si l'on voit dans un certain nombre de communes on voit que des maires qui continuent à faire des efforts pour construire du logement et plus particulièrement du logement social même s'ils n'atteignent pas les objectifs je pense que ces efforts doivent être pris en compte et malheureusement les maires voient que les efforts faits et bien ils ont toujours plus de pénalités et de sanctions financières donc c'est de nature à faire quoi ?

à les décourager et au bout du compte potentiellement à faire moins de logements sociaux ce que j'ai voulu dire c'est que les maires sont les mieux à même de savoir ce qui est bon pour adapter et pour répondre aux besoins et aux attentes de leurs concitoyens sur leur territoire et que l'on assouplisse la loi SRU par rapport aux objectifs qui sont fixés en tenant compte des spécificités les zones inondables le foncier la qualité du foncier un foncier qui est difficilement mobilisable et bien tout ça ça doit rentrer en ligne de compte alors c'est déjà le cas à travers des contrats de mixité sociale mais on a voulu que dans cette proposition de loi le dialogue soit encore plus fort entre le préfet et le maire et puis enlever un certain nombre de sanctions qui sont contre-productives quand on récupère le permis de construire l'autorisation de construire du maire vers le préfet le préfet il ne réalise pas plus d'opérations de construction que le maire n'était pas arrivé à le faire mais en aucune manière c'est une façon de détricoter la loi SRU c'est donner de la souplesse donner de l'adaptabilité par rapport aux réalités locales aux spécificités des territoires vous entendez les arguments de Dominique Estradi

1:20:49
Vincent Jeanbrun

oui je les entends mais effectivement sur ce sujet on n'est pas d'accord et on le sait d'ailleurs elle a fait un rapport et je fais beaucoup de rapports avec elle mais sur celui-là je n'y étais pas et je savais pourquoi moi je crois qu'effectivement là où elle a raison la loi SRU elle a permis quand même depuis sa création depuis son application de construire 1,8 million de logements sociaux dans les communes carencées je dis bien donc vraiment ses objectifs de construction ils ont été atteints donc au moment où on manque moi à mon avis ce n'est pas le moment de baisser la garde au moment où on manque surtout on manque de logements mais on manque surtout de logements très sociaux des PLAI et des plus et c'est vrai qu'elle n'a pas atteint son objectif de mixité sociale la Cour des comptes l'a mis en avant lors d'un rapport par contre cette mixité sociale elle est déjà prévue avec les PLS qui sont un petit peu l'équivalent des logements intermédiaires donc de rajouter dans le quota de la loi SRU les logements intermédiaires me paraît à mon avis être contre-productif il faut construire des logements intermédiaires on en a besoin aussi ça peut permettre d'équilibrer des opérations mais il ne faut pas il ne faut pas il faut garder cet objectif après elle a raison il y a des difficultés dans les communes à construire mais quand même les pénalités il y a des communes qui sont exemptées de la loi SRU il y a des communes qui sont exemptées des amendes SRU elles reviennent très vite quand ils construisent et quand il y a des contrats donc elle est quand même déjà beaucoup elle a été assouplie lors de la loi Elan la volonté aussi de le gouvernement de l'assouplir la loi abordable et le logement abordable donc je pense qu'il y a déjà eu des dérogations qu'elle n'est pas si entendue et puis le fait qu'elle aille au FNAP aussi que les amendes aillent au FNAP juste le FNAP expliquez-nous le Fonds National d'Aide à la pierre qui permet d'aller vers de la construction de logements donc ça permet aussi au moment où l'État se désengage du FNAP d'aller vers

1:22:59
Présentateur

mais donc il ne fallait pas toucher à cette loi SRU

1:23:01
Vincent Jeanbrun

moi je suis pour qu'on ne touche pas à cette loi SRU mais on ne touche pas on ne touche pas

1:23:04
Présentateur

on l'assouplit on l'adapte en fonction des situations locales faire rentrer les logements intermédiaires dans le quota des logements sociaux ce n'est pas tout à fait ça c'est uniquement dans le quota du rattrapage par rapport aux objectifs qui doivent être tenus et les logements intermédiaires dans les territoires tendus là où les besoins sont plus forts répondent à une véritable demande et attente d'une partie de la population qui est trop riche pour aller dans le logement social et qui est trop pauvre pour pouvoir accéder au logement libre est-ce qu'il faut donner ça fait aussi partie des objectifs de votre loi est-ce qu'il faut donner plus de pouvoir aux maires dans l'attribution des logements sociaux est-ce qu'il faut aller jusqu'à un droit de veto ?

oui, oui et là on ne sera encore pas d'accord avec Viviane Artigalas oui, nous nous faisons confiance aux maires nous considérons que les maires sont responsables mais pour que véritablement ils puissent pouvoir maîtriser cette politique du peuplement il faut les mettre au cœur du dispositif d'attribution des logements sociaux il faut faire en sorte qu'ils soient présidents des commissions d'attribution et qu'ils puissent bien évidemment examiner les dossiers et avoir un droit de veto mais attention un droit de veto qui n'est pas du tout un droit discrétionnaire qui est un droit de veto motivé dans le cadre légal actuel et parce que le maire sur trois dossiers qui se valent parce que malheureusement quand il y a une crise du logement les dossiers se valent les uns aux autres on doit faire trois propositions c'est la loi qui le demande ainsi et bien le maire va peut-être mieux connaître un dossier pour expliquer à la commission d'attribution pourquoi c'est plutôt ce dossier-là qui doit être traité en priorité et il aura en plus les arguments pour ensuite expliquer aux demandeurs qui n'auront pas été retenus pourquoi à cette commission d'attribution-là ils n'ont pas pu être retenus parce que ces demandeurs il les connaît il les voit quotidiennement et il est amené à leur apporter des réponses Pourquoi ce n'est pas une bonne chose pour vous Vianna Tchigala ?

Ce n'est pas le temps

1:24:54
Vincent Jeanbrun

de donner plus de pouvoir au maire ? Si, si c'était une bonne chose mais là-dedans c'est peut-être presque plus les mettre en difficulté parce qu'attribuer de la pénurie on manque de logements sociaux C'est quoi ? C'est les mettre sous pression ?

Voilà, c'est les mettre sous pression donc il peut y avoir il y avait le droit de veto il peut y avoir des recours et ces recours ils sont contre le président actuellement de la commission d'attribution là ils seront contre le maire et puis un autre quelque chose qui n'est pas bien pensé moi par exemple j'ai un OPH départemental il y a 469 communes dans mon département il y en a à peu près une centaine qui doit avoir des logements sociaux sauf qu'on fait comment ?

Quand il y a une contribution d'attribution on change de président il y a un logement social par exemple moi je suis d'une commune où il y a des logements sociaux donc très souvent dans l'acte d'une commission d'attribution j'ai un logement social qui est en j'avais j'y vais et puis après c'est le maire de Lourdes qui vient pour trois logements et après c'est le maire de Tarbes qui vient pour six logements voyez ce que je veux dire c'est que ça me paraît être très compliqué qui est aussi alors ça va bien là encore ça va bien dans les grands dans les grands OPH où le président sera le maire de la grande ville mais ça me paraît et puis surtout cette attribution donc vous dites c'est compliqué à mettre en oeuvre enfin dans certains lieux oui et puis cette question c'est de la pénurie de logements dont on parle donc c'est vrai que les gens viennent voir le maire mais il ne va pas pouvoir les satisfaire beaucoup plus que ce qui est fait il ne pourra pas les satisfaire mais il pourra leur expliquer

1:26:28
Présentateur

pourquoi le logement n'a pas pu leur être attribué au moment de la commission d'attribution et puis on a effectivement pensé aux difficultés parce qu'un maire il est extrêmement occupé d'une difficulté de présider toutes les commissions d'attribution qui sont assez fréquentes mais il peut aussi se faire remplacer à ce moment-là c'est le bailleur social qui peut le remplacer mais c'est dans le concept dans l'idée c'est les maires sont au premier rang par rapport à l'attribution des logements sont directement en phase et en lien avec leurs concitoyens il faut leur faire confiance il faut les responsabiliser c'est aussi leur demande et puis c'est aussi un moyen pour eux de maîtriser une politique du peuplement sans faire du clientélisme parce que effectivement quand on a plusieurs demandeurs on ne fait pas de clientélisme mais simplement dire à un moment donné c'est cette personne-là qui doit être peut-être priorisée par rapport à d'autres un dernier mot Dominique Estrelli-Sassonne il nous reste 30 secondes on est à un mois des municipales le logement ça fait partie des déterminants du vote pour les français est-ce que ça va conduire à un vote contestataire c'est ce que nous disait le ministre il y a quelques minutes oui effectivement aujourd'hui alors moi je suis satisfaite que le logement remonte au coeur des priorités que ce soit des priorités gouvernementales et que dans les territoires on voit que le logement prend toute sa place dans le débat public mais effectivement ça peut aussi amener un certain nombre de concitoyens à exprimer leur colère par rapport à ces difficultés qu'ils ont à se loger Merci beaucoup Merci Dominique Estrelli-Sassonne Merci Viviane Artigalas d'avoir été avec nous pour ce débat Merci à tous de nous avoir suivis Demain vous retrouverez Steve Jourdain Moi je vous retrouve jeudi à 17h pour le premier débat des municipales sur l'antenne de Public Sénat Ce sera depuis Lille Très bonne journée à tous

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Locuteur 6

Public Sénat Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Merci à tous

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Locuteur

Merci à tous

Bonjour chez vous ! du 17 février 2026 — Vincent Jeanbrun · Pourquijevote