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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 9 septembre 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileJusticeSécuritéInstitutions & élections

2027 : Port du voile, immigration, justice… Bruno Retailleau face aux journalistes de la rédaction

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous regrettez votre phrase "À bas le voile" prononcée quand vous étiez ministre de l'Intérieur ?

  • 1:23RelanceRéponse partielle

    Est-il possible de dire "À bas le voile" comme ministre et s'opposer à son interdiction dans l'espace public ensuite ?

  • 2:50OuverteRéponse directe

    Quelles mesures concrètes pour combattre le voile et le séparatisme ?

  • 4:15FerméeRéponse directe

    Vous voulez réduire l'immigration légale, mais sous votre ministère, les titres de séjour ont augmenté à 385 000. Comment ferez-vous mieux ?

  • 6:21OuverteRéponse directe

    Quel type d'immigration légale souhaitez-vous privilégier ?

  • 7:39FerméeRéponse directe

    Vous parlez de baisse de l'immigration économique. Quel est votre chiffre idéal de titres de séjour ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:57Bruno RetailleauFait
    « Je veux faire passer l'immigration. C'est ce que veulent les Français. »
  • 11:57Bruno RetailleauFait
    « Il y a un problème de laxisme pénal en France. »

Temps de parole

  • ?100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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en direct sur C News et sur Europain objectif Élysée 2027 c'est l'heure du face aux rédactions. Vous allez vous installer sur le grand plateau et les journalistes de C News et de Rin sont en train de s'installer. Gautier Lebret pour C News, Louis Dornel pour Europain, Charlotte d' Nélas pour le JDD. Bonsoir à tous les trois. Évidemment, vous vous en doutez monsieur Rotau, ils ont des questions à vous poser. On commence par Gautier Lobbret. Brun Bruno Rotaillot, quand vous étiez ministre de l'intérieur, vous avez dit à bas le voile, ce qui était une parole très forte. Est-ce que vous le regrettez aujourd'hui ? Absolument pas. On m'a entendu tout à l'heure, la phrase exacte, c'est "Vive le sport, abas le voile." Je m'exprimais dans des conditions très précises et je

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disais que le voile n'avait rien à faire dans les compétitions sportives parce que le sport, c'est un sanctuaire. C'est comme les institutions républicaines, c'est un moment où on peut créer du commun, où au-delà de ce que l'on est, la couleur de la peau, la religion et cetera, et bien on est capable en fait de supporter une équipe. Et ça, je pense que ce sanctuaire, de sport, il faut le garder. Et les signes ostentatoires religieux, syndicaux ou politiques n'ont rien à faire sur un terrain de foot ou peu importe. Mais est-il possible de dire qu'on est ministre de l'intérieur à bas le voile et ensuite quand on est candidat à l'élection présidentielle ? s'opposer à son interdiction dans l'espace public et dire que c'est populiste et irréalisable. Non mais attendez, là là vous y allez

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fort. Bien sûr, ça pour moi c'est démagogique. C'est typiquement la proposition. D'ailleurs, j'ai observé que depuis qu'elle était formulée, il y a eu quatre reformulations, y compris d'ailleurs avec la celui qui l'avait formulé en premier. Bien. Vous savez parfaitement vous savez parfaitement que les policiers, les gendarmes dans la rue, ça ne pourra pas être respecté. Il y a pas pire. Il le voile intégral mal. Souvenez-vous d'ailleurs, il y avait un type qui s'était évadé d'une prison. Il s'était dévadé d'ailleurs sous une bourkaa pour passer inaperçu. Vous vous rendez compte le symbole ? Non. Ce que je veux dire, c'est que il y a pas pire chose que décticter une règle dont on sait que elle ne sera pas respectée. En revanche, qu'est-ce qu'on

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fait ? ont réduit l'immigration parce qu'on sait très bien que c'est l'aliment c'est l'immigration qui alimente ce séparatiste parce que le voile est aussi un signe un signal de séparatisme en même temps que de soumission de de la femme. Deuxième chose, on interdit le voile là où c'est déjà possible où on peut le faire. J'ai parlé par exemple du sport, c'est symbolique. J'ai parlé de l'école, en tout cas des accompagnatrices scolaires, j'ai parlé de l'université. Et 3è chose, on combat le voile en s'attaquant à ceux qui veulent voiler les femmes et notamment aux frères musulmans. J'ai déposé un texte qui a été voté au Sénat pour pouvoir dissoudre plus facilement

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ses organisations, pour les taper au portefeuille, pour créer un nouveau délit de séparatisme. Donc oui, on a un certain nombre de mesures qui pourraient faciliter l'arsenal de combat contre cette idéologie qui est de l'entréisme ou du séparatisme. Alors pour reformuler ma question une dernière fois, est-ce que philosophiquement vous voulez que le voile disparaisse de l'espace public et de nos rues ? Ah non mais philosophiquement comme le rassemblement national c'est très clair. Je pense que le voile, je viens de le dire, c'est un double symbole. C'est euh un signe qui dit "On n'est pas comme vous" de séparatisme et c'est surtout un symbole qui veut inférioriser le statut de la femme. Et on sait parfaitement que alors toutes les femmes qui portent le voile sont pas

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des islamistes ou des terroristes si vous voulez, mais tous les islamistes, voyez, veulent que les femmes soient voilées. En revanche, je suis pas prêt à faire n'importe quoi, à dire n'importe quoi. Je suis pas prêt non plus à interdire dans l'espace public des cornettes ou ou d'équipa. C'est c'est pour la K la K ou la religieuse c'est la même chose que une fem avec un voile islamique. Vous aurez pu observer que dans la charte constitutionnelle que j'ai adossé à la constitution pour la première fois j'inscrivais les racines judéo-chrétiennes de notre culture et de notre civilisation. Donc non c'est pas la même chose mais en matière juridique il faut y prendre garde il faut proposer des choses dont on sait qu'on pourra les faire. Or le Rassemblement national ça

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ils savent parfaitement que c'est inapplicable. Voilà. Louis de Ragnell, une question pour repas. Bruno Retaillot, vous venez de rappeler euh à Gautier Lebrette que vous vouliez réduire l'immigration légale en France, mais vous le savez, le Rassemblement national d'ailleurs vous le reproche. Quand vous étiez ministre de l'intérieur, jamais autant de premiers titres de séjour n'ont été délivrés. On est à 385000. Comment est-ce que vous vous y prendrez quand vous serez président de la République si vous êtes élu ? Et qu'est-ce qui changera par rapport à votre méthode de ministre de l'intérieur ? Un un des points d'opposition avec le président de la République, c'est que moi j'ai voulu très vite, je me suis aperçu que on ne pouvait pas limiter l'immigration sans que le ministre de

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l'intérieur ne soit responsable que des expulsions des EQTF. Il fallait limiter les entrées. Je voulais avoir la main sur les visas parce que je vais vous la prendre peut-être la France c'est un/4 de tous les visas européens. On est en avance par rapport à l'Allemagne de 900000 à 1 million. C'est injustifiable. Donc il y a trop d'entrées. Je me souviens que l'ambassade d'Algérie nous avait fait un drôle de coup sur Twitter. Il s'était venté d'avoir augmenté de 1000, je crois le nombre des étudiants algériens qui venaient en France avec la crise algérienne. Donc c'était quelque chose qui n'était pas entre mes mains. En revanche, moi j'ai abrogé la circulaire Vals, j'ai fait reculer de 34 % justement les régularisations, ce qu'on appelle les admissions

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exceptionnelles pour les clandestins. Et enfin la naturalisation, je me suis raccroché au concept d'assimilation, plus personne n'en parlait y compris à droite et la circulaire que j'ai fait a permis de faire baisser de 24 %. Ce que moi je ferai, je l'ai dit tout à l'heure, d'abord rien de possible sans que le peuple ne reprenne la main. Parce que le droit de l'immigration, je sais que vous le connaissez bien, est un droit qui a été largement construit non pas par des élus. Regardez le regroupement familial, c'est le Conseil d'État dans les années fin des années 68 qui impose à Giscar en fait de ne pas pouvoir revenir, de resserrer les conditions du regroupement familial. Donc un moi c'est le peuple, je reprends la main. Et alors si on ensuite je vais pardon et ensuite je vais aller sur

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l'ensemble des canaux d'entrée et les pompes aspirantes. Les canaux d'entrée c'est les étudiants, c'est la c'est le regroupement familial. Exoto, c'est vous président de la République, vous choisirez quel type d'immigration légale ? Parce que aujourd'hui le premier poste, ce sont les étudiants d'étranger. Ensuite, il y a l'immigration familiale et puis très loin derrière en réalité, il y a l'immigration économique. Vous attaquez à vous avez oublié l'asile. Et l'asile évidemment, mais je m'attaque à tout. Vous baissez l'immigration économique par exemple. Je la baisse. Oui, je la baisse. Ce que je veux que on en a parlé trop vite peut-être, je vais peut-être pas rester suffisamment clair tout à l'heure. Je veux faire passer l'immigration. C'est ce que veulent les

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Français. Ils disent il y a trop d'étrangers, trop d'immigrés régulièrement. Et bien, on ne s'y prendra pas. Enfin, en tout cas, pour s'y prendre et de façon efficace, il faut agir sur les deux, légal et illégal. Je l'ai dit tout à l'heure, quand vous entrez légalement sur le territoire avec un visa touristique, vous vous maintenez parfois illégalement. Donc l'entrée est légale, le maintien est illégal. Ça c'est quelque chose qu'il faut comprendre. Et je fais baisser. Alors l'immigration économique, un autre point, je dis au chefs d'entreprise, on a quasiment entre 380 et 400. Ils vous l'ont dit au MEDF, hein. Ils vous ont dit, on a besoin de main d'œuvre hein. Aujourd'hui, c'est très faible la part pardon des titres de séjour titre économique, on est à 13,5 %.

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Comparé aux étudiants étrangers, on est à 31 %. Vous voyez, le décalage est énorme. Je vais être très clair. Le chômage touche quasiment deux fois plus les étrangers que les nationaux. On croit faire venir des travailleurs et on fabrique des chômeurs. La preuve, au moment où on se parle à Pôle Emploi, j'ai pas les derniers chiffres, on doit être entre 380 400000 étrangers qui ne sont pas clandestins. Eux, ils ont attendu des semaines, parfois des mois pour avoir un titre de séjour régulier et ils sont à France travail, ils sont au chômage. Je dis évidemment à ces chefs d'entreprise que ils sont disponibles, mais moi je pense par ailleurs que on est on doit réformer l'assurance chômage. Je pense qu'il y a

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trop d'assistana en France. Je pense qu'on a parcour par plus d'immigration du tout. Non mais regardez l'an ferrari quand Marine Le Pen par exemple elle avait refusé de voter les 15h jeavais proposé au Sénat de contrepartie du RSA pour remettre les gens au travail en insertion économique elle avait refusé elle est pour l'assistana de toute façon la retraite a 60 ou 62 ans. Moins on travaille, mieux on se porte. Très bien. On sait ce que ça donne. C'est ce qui appauvrit la France. Mais quand vous faites ça et quand vous mobilisez pas suffisamment de travail en France, et ben la solution c'est l'immigration. Donc moi, je pense que il faut être très clair. Je pense qu'en France, il y a pas suffisamment de travail et je pense que il y a des prestations sociales, il y a des filets

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de sécurité avec des dérives qui encouragent trop l'assist. Dernière relance sur ce sujet. Quel est votre chiffre idéal ? Aujourd'hui donc on est à 385000 premiers titres de séjour. Il y a un stock total de plus de 3 millions de titres de séjour. Vous vous aimeriez quoi comme chiffre comme ordre de grandeur ? Le plus faible possible. Je ne crois pas à l'immigration zéro. Je ne crois pas à l'immigration zéro. Je pense que sur les étudiants euh on a besoin mais pas du tout de l'immigration estudiantine qu'on a aujourd'hui. On a aujourd'hui euh des étudiants pour la de pour les 2/ tiers euh ils passent leur lisant leur licence en plus de 3 ans et pour révoquer leur titre de séjour, il faut qu'ils aient redoublés trois fois la même année. C'est totalement laxiste. Je discutais

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avec l'ambassadeur indien tout à l'heure qu'il y ait des ingénieurs indiens qui viennent en France. Oui, bien sûr, parce qu'on en a besoin, mais euh on on n'est pas encore une fois le réceptacle euh d'une immigration estudiantine qui vient comme étudiante et en réalité qui reste en prolongeant son séjour. Il faut être beaucoup plus strict. Bruno Rota. Il est 21h32, on est en direct sur C News et sur Europe 1. Vous êtes l'invité de Objectif Élysée 2027, Charlotte Dornelas du JDD a une question à vous poser à propos de la justice. Charlotte, absolument. Cet été a été marqué évidemment par la mort de la petite Liana et dans le sillage de ce drame, la question de la responsabilité notamment individuel des magistrats a été posé. Mais l'intégralité de la chaîne pénale

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depuis les enquêteurs jusqu'au magistrats ont réagi parfois assez de manière assez virulente en expliquant que queles que soient les responsabilités des uns et des autres, il y avait un engorgement structurel de de toute la chaîne pénale. Les enquêteurs vous expliquent qu'il y a plus de vocation dans la dans la police judiciaire. les magistrats qu'ils sont beaucoup moins nombreux et c'est factuel que partout ailleurs en Europe, que la procédure pénale s'est complexifiée au fil du temps que personne ne l'a simplifié. Bref, tout ça s'ajoute et au bout du bout, on a évidemment des victimes absolument désespérées. Qu'est-ce que vous répondez à cet état de fait ? De quoi faut-il aujourd'hui délester la chaîne pénale pour qu'elle retrouve son efficacité depuis les

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enquêteurs jusqu'au magistrat ? qu'il y ait des problèmes moyens sans doute. On est dans l'état, je l'ai éprouvé, à l'âge de pierre numérique. concrètement pour qu' comprenne ce que je veux dire à une portée très concrète. Si on avait des systèmes d'information, des fichiers entre le ministère de la justice COP et les fichiers gendarmerie police qui soit interconnecté et qu'on fasse ce qu'on fait pour les affaires sexuelles, ce qu'on fait pour le terrorisme, que dès qu'un nom apparaît deux fois dans ses fichiers, il y a une sonnette pour avertir, il y en a serait en vie. Donc il y a bien sûr des questions qui

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sont des questions de moyens, mais vous n'épuisez pas le problème en disant que ça n'est qu'une question de moyen. Il y a un problème de laxisme pénal en France. Moi, j'ai vu des policiers tabasser des vidéos. Donc, on avait les images, on a interpellé les individus et quelques heures après, quelques jours, ils étaient en liberté. C'est pas possible. Ce qui me choquait le plus quand j'étais au ministère de l'intérieur, c'est la violence de mineurs sans aucune empathie qui pouvait tuer. À chaque fois, je demandais aux policiers, aux gendarmes le nombre d'antécédents judiciaires. Et bien, c'était 20 25 antécédents judiciaires. Il n'avait pas eu de punition, de sanction. Et quand le

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Conseil constitutionnel, quand on vote un texte qui allait dans le bon sens, qui était timide il y a 1 an sur la justice pénale des mineurs, le Conseil constitutionnel en censure l'essentiel. Et vous savez ce qu'il dit ? Il dit attention en France pour les mineurs, le principe cardinal doit être en réalité l'éducation et non pas la sanction. Ceux et celles qui ont des enfants, est-ce qu'un jour ils ont imaginé de séparer la sanction et l'éducation ? Donc c'est ce que je veux faire sauter moi parce qu'on est dans un système qui a qui refuse la sanction. Donc vous voulez des peines courtes rapidement. Je veux alors pour les mineurs, je veux par exemple abaisser la majorité pénale à 15 ans. Je veux que dès que un mineur par exemple Tabasse qui est des violences physiques, un premier délit

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grave qui fassent des courtes peines de prison parce qu'ils n'ont plus d'empathie parce que ils ne savent plus calculer la portée de leurs actes et pour qu'il la calculent il faut qu'il soit enfermé. pendant 15 jours dans des prisons qui seront des prisons un peu spéciales qui seront on va pas les mélanger avec des terroristes évidemment mais il faut rétablir en France une fermeté. Il y a un principe très simple parce que là on vit sur un principe d'ailleurs un peu 68 mais y compris du temps de madame Tobira, il y avait eu des assises du consensus et dans ces conclusions, il y avait la la prison comme école du crime. La prison comme école du crime. Et moi, je pense que le grand principe c'est que les individus sont parfois rationnels et il faut que lorsqu'ils

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commettent un crime ou un délit, ils se disent "Ça peut me coûter beaucoup plus que ça va me rapporter." pour que ça leur coûte beaucoup plus, il faut augmenter les chaînes des peines. Voilà pourquoi je veux par exemple des peines minimales pour que quand on tabasse un policier, un gendarme, un sapeur pompier, bah le juge, il est pas le choix. Il y a une peine minimale. Le code pénal dit qu'il y a des peines maximales, ben il y aura des peines minimales. Mais dans votre cas récidive par exemple, en effet dans le sillage de votre réforme constitutionnelle, il y a plusieurs points qui touchent la justice. Il y a cette question en effet des peines minimales. Il y a le renforcement de la sécurité des établissements pénitentiaires. Les fouilles par exemple les fouilles

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par exemple des des juges internationaux ont fait qu'aujourd'hui on ne peut quasiment plus faire de fouilles systématiques pour des individus qui pénédrent dans les prisons. Mais il y a aussi la rétention de sûreté pour certaines personnes après leurs peines qui sont jugées encore dangereuses notamment pour ceux qui risquent d'avoir une récidive sur les agressions sexuelles. Oui, parce que ce sont des pulsions. J'ai même été euh jusqu'à proposer la castration chimique. Voilà. Euh soit tu acceptes la voilà mais de façon obligatoire sinon tu restes en prison. Mais simplement pour toutes ces mesures là, il faut des places en prison. Or, il vous a pas échappé qu'on en a plus et que les magistrats sont aussi chargés de voir le nombre de places de prison qu'il

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reste. Euh et on leur demande également de regarder ça. Alors, j'imagine que vous allez me dire que vous voulez construire des places de prison, vous êtes pas le premier à nous le promettre. Pas seulement. Comment vous ferez concrètement ? C'est-à-dire que est-ce que les moyens de cette fermeté passent notamment par la construction de prison ? Et comment on fait puisque personne n'a l'air d'y arriver ? Un, il le faut. De ceux qui disent que les maires ne le veulent pas, c'est faux, ils mentent. par exemple en Vendé, nous il y avait deux maires Lchurion et Fantenel Comte qui avait souhaité qu'il y ait une prison nouvelle d'ailleurs sur leur sol. Deuxième chose, on ne construit pas des prisons au même prix. Il y a des prisons qui doivent être plus coûteuses parce

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qu'il y a un niveau de sécurité mais par exemple pour des jeunes, il faut faire des prisons. Voilà. Troisième chose, pourquoi s'interdire de construire grâce au privé ? Il sera plus efficace que l'État. Et enfin, regardez ce qu'a fait ce qu'on fait les Hollandais. Les Pays-Bas ont une politique où effectivement euh ils emprisonnent plus vite, moins longtemps et ce qui fait qu'ils ont besoin de beaucoup beaucoup moins de place pour y mettre beaucoup plus de gens parce que il y a des places, il y a du ce qu'on appelle une rotation et ils ont d'ailleurs construit au départ des places de prison et ils ont fini par enlouer notamment à la Belgique parce que ça a été dissuasif. Donc je pense que la construction de prison oui mais il y a pas que cela. Il y a une

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différenciation, il y a le privé et puis il y a une autre politique pénale qui permettra justement de ne pas engorger les prisons. Nous, on attend le dernier moment et donc on a des peines de prison qui sont beaucoup plus longues et ça engorge les pris. Et 84 % des Français sont évidemment favorables à la construction de nouvelles places de prison. Une dernière question, une dernière une dernière question justement sur le laxisme judiciaire parce que là encore une fois, on le fait beaucoup peser sur des décisions individuelles de magistrat. Or, il se trouve qu'on discute beaucoup du prononcé des peines, mais il y a bien des peines qui sont prononcées puisqu'on discute aussi de l'exécution des peines. Or, la question de l'exécution des peines est peut-être la première chose à

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examiner et là le cadre est légal cette fois-ci de l'exécution des peines et de leur aménagement permanent. Est-ce que vous allez revoir ça de font en comble ou pas ? De fond en comble. Vous avez raison. Ce qui choque les Français, c'est l'écart entre les peines encoures dans le code pénal, les peines prononcées par le tribunal et les peines réellement effectuées. Comment fait-on ? Je supprime les aménagements de peine automatique. Euh je supprime la loi Tobira qui dit qu'avant 6 mois et 1 an, en réalité, dès que vous êtes condamné à 6 mois, un an de prison, vous faites pas de prison. Et ce que je fais aussi, je supprime le c'est-à-dire le juge d'application des peines. Parce que on est le seul pays européen avec l'Italie

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à avoir un juge qui va réformer, qui va changer la décision du juge du tribunal. Non, le juge qui juge au tribunal, il prend une sanction, elle doit être appliquée. Je pense qu'il faut une grande fermeté tout simplement parce que vous supprimeriez le juge d'application des Je viens de le dire, je supprimerai. Ça fait plusieurs années que je l'ai proposé, mais tout simplement on vit dans une société qui est hyper violente et moi je veux casser la fabrique des barbares. Voilà, il faudrait même parler de l'école et même sans doute de la famille parce que il y a ça remonte si j'ose dire un peu loin tout cela. Il faut déjà que les familles donnent un cadre queon arrête l'éducation dite positive. Un enfant ça a besoin d'avoir un cadre des limites. On lui dit non. Voilà parce que

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dans la vie il y aura débuté. Il faut il faut l'éduquer. Éduquer c'est pas toujours dire oui. C'est vrai. 21h41, on est en direct sur C News Europain. Merci à Charlotte Donas Goti Lobret et Louis Louis