“Quand Macron s’est exprimé dimanche, il y avait des pillages en cours à Paris” (Édouard Philippe)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:01OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez été entendu ?
- 0:35OuverteRéponse partielle
Emmanuel Macron s'est-il exprimé au bon moment ?
- 1:16OuverteRéponse partielle
Que pensez-vous de la décision de Macron de quitter le territoire ?
- 1:54OuverteRéponse directe
Faut-il remettre les maires au centre des dispositifs de sécurité ?
- 2:25OuverteRéponse directe
Les polices municipales ont-elles assez de moyens ?
- 4:15OuverteRéponse directe
La loi anticasseur suffit-elle ou faut-il aller plus loin ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35Édouard PhilippeFait
« Je me réjouis que le gouvernement ait pris des mesures qui ont été annoncées. Le couvre-feu, la mobilisation de moyens supplémentaires, une mobilisation générale pour permettre le retour à l'ordre. »
- 1:16Édouard PhilippeFait
« Moi ce qui me frappe c'est qu'au moment où il s'exprimait, il y avait des pillages en cours à Paris. Bon repère à côté de la place de la République. »
- 1:54Édouard PhilippeFait
« Il faut toujours mieux les associer. Vous avez beaucoup de maires qui travaillent en bonne intelligence avec les préfets et qui sont informés à la fois du parcours des manifestations bien entendu de la mobilisation des forces. »
- 3:00Édouard PhilippeFait
« Un policier municipal ne peut pas mettre une amende à quelqu'un qui est en train de taguer un le mur d'un bâtiment public ou d'un bâtiment privé. »
- 4:15Édouard PhilippeFait
« Il s'agit pas de transformer les polices municipales en CRS. Bien sûr que non. »
- 4:58Édouard PhilippeFait
« Il faut une réponse pénale d'une fermeté absolue. »
- 5:35Édouard PhilippeFait
« Dimanche il n'y avait que des pilleurs. Donc lorsqu'il n'y a des pilleurs, lorsqu'on participe à ces opérations, sa responsabilité est engagée et il faut aller faire en sorte que les casseurs ou que les pilleurs payent pour les dégâts qu'il provoquent. »
- 6:14Édouard PhilippeFait
« Jamais il n'a exprimé le moindre souci de faire en sorte que l'organisation des manifestations permette d'éviter les pillages. »
- 8:46Édouard PhilippePromesse
« Diminution du déficit, réduction des dépenses, pas d'augmentation. »
- 9:18Édouard PhilippeFait
« J'ai envoyé un courrier pour que nous discutions, pour que nous regardions quels étaient les points de convergence, pour que nous regardions comment nous pouvions réfléchir à l'élaboration d'une majorité législative après l'élection présidentielle. »
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Bonjour Maya, bonjour à tous. Bienvenue dans les quat de vérité. Mon invité est donc Édouard Philippe, ancien premier ministre, maire du Havre et candidat horizon à la présidentielle. Bonjour Édouard Philippe. Bonjour. J'aurais préféré des décisions, des initiatives pour le retour à l'ordre. Notre pays a besoin d'être commandé. Ce sont vos mots. Dimanche soir après l'intervention d'Emmanuel Macron. Depuis, il y a des couvre-feu qui ont été instaurés. Le gouvernement promet de mobiliser les forces de l'ordre en nombre pour les manifestations de samedi. Est-ce que vous avez été Est-ce que vous avez l'impression d'avoir été entendu ? Je me réjouis que le gouvernement ait pris des mesures qui ont été annoncées. Le couvre-feu, la mobilisation de moyens supplémentaires,
une mobilisation générale pour permettre le retour à l'ordre. Il est temps et vous avez été entendu. J'ai été entendu. Je pense que les Français ont été entendus. Je pense que tous les Français euh samedi et peut-être encore plus dimanche ont été effarés par ce qu'ils ont vu et que le gouvernement a pris la mesure de cet effarement et de cette colère et de cette consternation et que il est en train de prendre des mesures qu'on aurait aimé voir prises auparavant qui sont prises. Tant mieux. Contact. Au passage, Emmanuel Macron, vous savez est en déplacement au Moyen-Orient. Il a eu raison de maintenir son voyage. Je suis pas sûr que ça a été compris par les Françaises et les Français. Je suis pas sûr que il s'est exprimé dimanche soir. Moi ce qui me frappe c'est qu'au
moment où il s'exprimait, il y avait des pillages en cours à Paris. Bon repère à côté de la place de la République. Les pillages étaient en cours. S'exprimer quand il y a des pillages en cours sur le territoire national que les images les montrent, que [toux] [raclement de gorge] on annonce finalement pas grand-chose et qu'on confirme qu'on va partir du territoire. Moi, j'ai eu énormément de retours de françaises et de Français. Et vous, qu'est-ce que vous en pensez ? Je je pense que je je pense que la décision du président de la République de quitter le territoire à ce moment-là n'était pas la plus opportune. Mais je vous dire, il aurait dû rester en France. Je vais vous dire, on n'est pas là pour commenter euh ce que fait le président de la République. J'entends votre point
de vue. Vous avez relié ce votre point de vue. On est là pour revenir à l'ordre et surtout pour donner des perspectives aux Français. Alors justement, vous êtes candidat à la présidentielle, vous êtes maire du Havre et certains de vos collègues, par exemple le maire de Marseille, Benoît Paillant, disent "On est tenu à l'écart des décision, nous les maires on compte pour rien et même parfois on ne sait pas quelles sont les forces de l'ordre qui sont déployées sur le terrain." Est-ce que vous vous dites il faut remettre les maires au centre des dispositifs ? Il faut toujours mieux les associer. Vous avez beaucoup de maires qui travaillent en bonne intelligence avec les préfets et qui sont informés à la fois du parcours des manifestations bien entendu de la mobilisation des forces.
Cela peut arriver. Mais ce que je dis c'est que les polices municipales par exemple qui existent aujourd'hui, vous avez à peu près 300 fonctionnaires de police municipale. Pendant très longtemps, l'État et d'ailleurs les Français ont regardé les polices, les polices municipales comme des accessoires, comme des gar champres, parfois un peu. Bon, ça a [raclement de gorge] changé considérablement depuis 10 ans et depuis que les polices municipales sont armées, depuis que l'État a considéré qu'il y avait un continuum comme on dit de sécurité et qu'il fallait donc faire confiance à la aux polices municipales en général. Donc vous vous dites que dans le ordre, il faut mettre les polices municipales aujourd'hui. Aujourd'hui les polices municipales, aussi surprenant que ça puisse paraître,
n'ont pas tous les moyens et toutes les compétences entre guillemets juridiques pour pouvoir agir. Je vous donne quelques exemples. Donc vous voulez dire ? Un policier municipal ne peut pas mettre une amende à quelqu'un qui est en train de taguer un le mur d'un bâtiment public ou d'un bâtiment privé. Donc ça vous souhaitez que ce soit possible. Un policier municipal ne peut pas relever l'identité de quelqu'un. Même lorsqu'il est dans une opération avec la police nationale, il ne peut pas relever l'identité de quelqu'un. les communes, c'est le cas au mais c'est vrai dans un très grand nombre de communes, quel que soit queles que soient les queles que soient les orientations politiques des ma les les communes sont équipées de caméras de vidéoprotection. Elles ne peuvent pas utiliser
des logiciels ou des instruments d'intelligence artificielle pour reconnaître l'identité de celles et ceux qui dans un événement comme ceux qu'on a connu samedi et dimanche se livre à despillage. Donc qu'est-ce que vous préconisez sur les polices municipales ? Il faut reconnaître un statut plein et entier. Il faut il faut leur donner plus de pouvoir. Il y a une loi qui a été votée au Sénat qui est en attente d'inscription à l'Assemblée nationale. Moi, j'ai écrit au premier ministre pour qu'il d'urgence qu'il fasse inscrire ce projet de loi ou cette proposition de loi projet de loi à l'Assemblée nationale afin que on associe les maires à la définition des besoins et les polices municipales et les polices municipales au maintien de l'ordre. Au maintien de l'ordre. Alors, il s'agit
pas de transformer les polices municipales en CRS. Bien sûr que non. Il s'agit de dire on a un réservoir de gens remarquablement formés, remarquablement formés, connaissant parfaitement leur environnement et leur ville, que l'on peut mobiliser en respectant la différence entre eux et les CRS, mais que l'on peut mobiliser et associer. Et voyez-vous, comme samedi et dimanche, il y a eu manifestement [grognement] une mobilisation insuffisante des forces de l'ordre. Je pense qu'il y a là un moyen d'accompagner euh des renforts et d'accompagner euh le respect de l'or. Alors, vous avez eu à gérer en tant que premier ministre les gilets jaune en 2018. Vous aviez fait voter à à l'époque la loi anticasseur aujourd'hui. Très critiqué à l'époque. Mais est-ce qu'elle suffit ou est-ce
qu'il en faut une autre ? Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Il faut, je vous dire, il faut une réponse pénale d'une fermeté absolue. Sur la loi anticasseur, il en faut une de plus, il faut quelque chose de plus ou celle qui existe est suffisante ? Il me semble que dès que l'on sera en mesure de faire payer les casseurs ou de faire assumer par les casseurs le coût des dégradations qu'il provoque, on sera dans le vrai. Ça c'est la loi casseur payeur et c'est très bien que vous défendez. Mais évidemment donc ça ce serait le deuxième volet. C'est la suite de la loi anticasseur ça que je voulais dire pardon. Pardon mais comment est-ce qu'on peut ne pas la défendre ? Ceux qui commettent des dégradations doivent en assumer le coup. Oui mais même ceux qui sont là éventuellement par hasard
peuvent être dans la base. Et ben faisons confiance au législateur pour trouver la bonne forme. Ouiou pardon mais c'est pardon mais c'est quoi l'alternative c'est difficile l'alternative c'est quoi c'est écoutez il y a de la casse mais il y a des gens qui peuvent être là de bonne foi de passage. Oui regardez trou ça formidable quand il y a des actions de de de pillage dimanche le pillage il y avait pas de manifestant dimanche d'accord les manifestations c'était samedi. Dimanche il n'y avait que des pilleurs. Donc lorsqu'il n'y a des pilleurs, lorsqu'on participe à ces opérations, sa responsabilité est engagée et il faut aller faire en sorte que les casseurs ou que les pilleurs payent pour les dégâts qu'il provoquent. À propos des gilets jaunes, le porte-parole de la coordination des
gilets jaunes était là sur le plateau il y a quelques minutes. Il a annoncé avoir déposé une déclaration pour manifester à Paris. Faut-il autoriser cette manifestation à vos yeux ? J'ai été très frappé par ces propos. Vous l'avez entendu ? J'ai entendu. J'ai été très frappé par ces propos. Jamais. Jamais il n'a exprimé le moindre souci de faire en sorte que l'organisation des manifestations permette d'éviter les pillages. Donc vous dites qu'il faut pas permettre d'éviter les violences à chaque fois que la journaliste qui l'interrogeait lui posait la question de savoir il disait s'il y a des violences c'est le métier de la police. Ben cet état d'esprit me semble redoutablement dangereux. Ça veut dire quoi ? qu'il ne faut pas autoriser ce cette manifestation des
jaunes. C'est c'est au préfet qu'il appartient de de Je voulais avoir votre avis mais c'est au préfet qu'il appartient d'autoriser si elle est déclaré et si le discours si le discours pardon si le le parcours est est adapté il peut arriver qu'on interdise des manifestations à certains endroits. En France la liberté de manifester est une liberté constitutionnelle. Il s'agit pas de l'interdire, il s'agit de faire en sorte que dans des moments de grande tension, ces manifestations ne dégénèrent pas de façon systématique et parfois préparé dans des scènes de chaos et de pillage comme on a constaté. Pardon monsieur le Tellier, c'est pas un risque théorique. On l'a vu samedi et dimanche. Essayons d'éviter que ça vous savez que depuis ça Sébastien Lecnu veut recevoir les dirigeants des partis
politiques demain dont vous est-ce que vous y serez ? Le le parti que je présidais horizon sera représenté par Christophe Béchu, le maire d'Anger qui sera présent et on vous n'y serez pas personnellement. Moi, je serai en déplacement demain, mais Christophe Béchuera nous représentera et je pense qu'il est nécessaire que les forces d'abord je vais vous dire quand le premier ministre invite des forces politiques alors que le pays connaît une crise grave, la responsabilité vont y aller hein. La responsabilité des forces politiques, c'est de répondre à cette invitation. Donc nous irons et nous dirons ce que nous avons à dire. Actuellement ont lieu les débats sur le budget 2027. Est-ce que vous vous posez des conditions à horizon pour le voter ? Moi, je dis qu'il faut que euh ce budget
soit sérieux, permettre la réduction du déficit sans augmenter les impôts. C'est la condition pour le voter. Bah, c'est c'est la position d'horizon. Il a été exprimé de façon très claire par Laurent Marcangeli, le président du groupe Horizon à l'Assemblée nationale des députés de la Corse. Il a dit clairement que nous étions dans une logique évidemment de discussion avec le gouvernement que nous souhaitions qu'un budget soit adopté parce que l'absence de budget pour le pays aurait des conséquences très graves et que notre objectif c'était de faire en sorte que le déficit diminue et c'est pas du luxe. Il faut qu'il diminue et que on le diminue avec des réductions de dépenses plutôt qu'avec des augmentations d'impôt. Vous n'imaginez pas pouvoir devoir voter
contre le budget 2027. Mais attendez, on va on va d'abord voir à quoi il ressemble le budget 202. Il a été rejeté en commission s'agissant de sa première partie. Je constate que le PLFS dans sa première partie n'a pas été voté hier. Bon donc on va voir à quoi il ressemble. Mais la position politique que nous formulons, c'est celle-ci. Diminution du déficit, réduction des dépenses, pas d'augmentation. Edard Philippe, la présidentielle, c'est dans 6 mois. Vous êtes donc candidat à la présidentielle. Vous avez envoyé un courrier à toutes les formations de ce qu'on appelle le bloc central depuis Gabriel Atal jusqu'à Bruno Rotaillon en passant par David Lisna pour aboutir à une candidature commune. Avez-vous eu des réponses à ce courrier ? Pardon, j'ai pas du tout envoyé un courrier pour
cela. J'ai envoyé un courrier pour que nous discutions, pour que nous regardions quels étaient les points de convergence, pour que nous regardions comment nous pouvions réfléchir à l'élaboration d'une majorité législative après l'élection présidentielle. réponse. Je constate que cette volonté d'union que je que je porte, à laquelle je crois, qui me paraît indispensable si nous voulons prévaloir et éviter l'étau mortifère que représenterait un deuxième tour entre Madame Le Pen et monsieur Mélenchon, reste encore un vœu pieux. Je le déplore mais ma porte est ouverte et je ne ferai rien Et je ne ferai rien qui puisse nuire au rassemblement de toutes celles et ceux qui s'inscrivent dans un champ politique qui va de la droite au centre. Il y a une date limite, elle sera ouverte jusqu'au bout.
Jusqu'au bout mais pas jusqu'en janvier février. Non, j'ai dit que entre le 1er novembre et le fin février, il faudrait que les responsabilité. J'espère qu'ils le feront et moi j'y suis prêt. Une toute dernière chose, Marine Le Pen a dit qu'elle se verrait bien au second tour face à vous plutôt que face à Jean-Luc Mélenchon. Vous vous verriez bien face à elle au second tour. Madame Le Penit que dans une démocratie, on ne choisit pas ses adversaires. C'est le peuple qui partera au premier tour et et j'espère la battre au deuxème. Merci Édouard Philippe d'avoir été sur le plateau les vérité. Vous nous avez dit que vous souhaitiez notamment plus de place pour les polices municipales dans le maintien de l'ordre.
Édouard Philippe