Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewFabrice Décrypte 2· 28 septembre 2026 15 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileSécurité

Mathilde Panot face à la question Maduro : sa réponse fait débat !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 38 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00RelanceRéponse partielle

    Mathilde Panot, Nicolas Maduro a été présenté à la justice américaine hier. Je suis toujours le président de mon pays. Il reste en prison à New York jusqu'à sa prochaine audience le 17 mars. Vous avez écrit à Sébastien Lecornu pour demander un débat parlementaire sur le Venezuela. À quoi bon ?

  • 0:43FerméeÉludée

    Faut-il qualifier Nicolas Madura de dictateur ?

  • 4:22RelanceRéponse partielle

    Mais sinon ça veut dire que vous cautionnez un kidnapping. Vous souhaitez pour les Vénézuéliens qu'ils aient Madura à la tête de l'État ?

  • 5:46FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous considérez toujours que Maduro est une source d'inspiration ?

  • 7:01RelanceÉludée

    Je demande simplement si Maduro est un dictateur.

  • 8:56OuverteRéponse partielle

    Quel bilan Jean-Luc Mélenchon a-t-il tiré de ses visites au Venezuela ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Mathilde PanotFait
    « Je n'ai pas envie de répondre à cette question. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Mathilde Pan Nicolas Madura a été présenté à la justice américaine hier. Je suis toujours le président de mon pays. Voilà ce qu'il a déclaré. Il reste en prison à New York jusqu'à sa prochaine audience le 17 mars. Vous avez écrit à Sébastien Lecornu pour demander un débat parlementaire sur le Venezuela. À quoi bon ? À quoi bon ? et bien beaucoup de choses. D'abord parce que le président de la République ne peut pas décider seul de la politique étrangère de la France et je crois que la l'Assemblée nationale a des choses à dire et une voix de la France à réaffirmer. d'autant plus fortement que la voie de la France a fortement manqué vis-à-vis de la tradition que nous avons sur cette question puisque le président de la République a non seulement été incapable de condamner des violations du

0:43

droit international extrêmement graves, mais il a même été incapable de nommer Donald Trump et les États-Unis comme étant les agresseurs. Aujourd'hui, retour sur une séquence qui a suscité de nombreuses réactions lors du face-àface de BFMR MC. Invité ce mardi, Mathilde [raclement de gorge] Panu, présidente du groupe La France, insoumise à l'Assemblée nationale, a été interroger sur une question particulièrement sensible. Faut-il qualifier Nicolas Madura de dictateur ? Face à cette question, la députée insoumise a choisi de ne pas se prononcer directement. "Je n'ai pas envie de répondre à cette question", a-t-elle déclaré. Pour justifier son refus, Mathilde Panot a

1:28

immédiatement élargi le débat à la politique internationale. Nous sommes face à une situation qui est extrêmement préoccupante. Il y a dans ce qu'a fait les États-Unis des violations, trois violations de la charte des Nations- Unies. La première, c'est d'agresser militairement un pays sans avoir l'accord du Conseil de sécurité de l'ONU. La deuxième, c'est d'avoir kidnappé un chef d'état en exercice et sa femme pour euh l'emmener euh aux États-Unis. Et ce cela s'appelle un enlèvement et non une capture comme on le dit régulièrement malheureusement en utilisant les mots de l'administration trumpenne. Et la troisième c'est de bombarder des civils et je le dis puisque j'ai entendu sur certains médias qu'il y avait zéro morts dans cette opération dont on vente les mérites et

2:11

je ne sais quoi. Il y a rapproché de Nicolas Madura entre et 80 morts dans cette opération. Pourquoi est-ce que c'est si grave cette opération et cette agression qui a été fait par les États-Unis ? D'abord parce que les États-Unis sont en train de renouer avec un imp un impérialisme qui est extrêmement violent et qui n'a rien à voir ni avec le narcotrafic qui est un prétexte, ni avec la démocratie comme on essaie de nous le faire croire en Europe, mais qui a tout à voir avec le pillage des ressources naturelles de du Vené et donc du pétrole. D'ailleurs, Trump le dit lui-même directement. Le 19 décembre, il a dit "Nous allons récupérer le pétrole." Et la deuxième chose, c'est que si on accepte que le droit international est à géométrie et à

2:56

géographie variable, alors on légitime les coûts de force, on légitime ensuite derrière ce qui se passe sur l'Ukraine, ce qui se passe à Gaza, ce qui se passe en République démocratique du Congo. Et ce n'est pas possible. La France ne peut pas participer à cela et doit donc condamner fortement ce qui s'est passé avec les États-Unis. Vous le dites ce matin, vous aimeriez pouvoir le dire effectivement lors d'un débat à l'Assemblée nationale. Euh vous irez je dis à l'Élysée, il vous convoque non pas sur cette question-là mais sur la question de l'Ukraine. Vous vous répondrez présente à cette rencontre. J'y serai. Comme à chaque fois que nous parlons des sujets internationaux, nous avons répondu euh présent et j'y serai notamment pour rappeler d'abord l'importance du droit international, la

3:38

honte que nous a fait Emmanuel Macron en ne faisant pas respecter, y compris le multilatéralisme autour de l'ONU. Et j'en profiterai évidemment pour demander des réponses sur le Venezuela, mais aussi je vous le dis madame de Malerbe sur le Mercossur puisque vous le savez le Mercossur a été décalé et le Mercur c'est donc le traité le plus grand traité de libre échange négocié entre les agriculteurs ne retombe pas exactement et ils ont bien raison et donc nous ne voulons pas que ce soit décalé peut-être à mi-janvvier pour une signature mais nous voulons que cet accord ne se fasse jamais vous demandez toujours le retour immédiat de Madura au vénézuela. Oui, nous demandons sa libération et je crois que tous ceux qui ne demandent pas oui oui le retour au vénuel le retour au Venezuela.

4:22

Oui oui bien sûr. Mais sinon sinon ça veut dire que vous cautionnez un kidnapping. Vous souhaitez vous souhaitez pour les Vénézuéliens [grognement] qu'ils aient Madurau à la tête de l'État ? Mais ça ce n'est pas, écoutez madame de Malerbe, je suis une responsable politique française. Ce n'est pas à moi de dire qui doit être tel ou tel dirigeant d'un pays. Mais je veux alerter solennellement lorsque la France, et elle a eu bien raison, lorsque la France s'est honorée à dire non à la boucherie qui avait été décidée par Bush Junior en 2003 en Irak, lorsque la France a fait cela et elle a refusé de participer à cette guerre, elle ne l'a pas fait en soutien à Saddam Hussein. Elle l'a fait au nom de principes intangibles du droit international et la France doit

5:03

s'honorer justement à faire respecter ce droit international parce que si on commence à demander pour les régimes autoritaires dans le monde et ensuite qui peut décider qui doit enlever et qui napper tel ou tel président en exercice, je vous assure que là c'est la loi du plus fort qui supplante le droit international et que le monde est alors en grand danger. Et vous avez d'ailleurs vu que le Groenland est menacé, que le Mexique est menacé, je vous interroge sur la nature du régime de Maduro et sur la répression qu'il a fait de son propre peuple. Est-ce que vous considérez toujours que Maduro est une source d'inspiration ? Alors ça vous parlez d'un tweet de 2013 euh de Jean-Luc Mélenchon, mais je je vais vous dire alors il y a plusieurs choses. D'abord euh en 2013, je vous rappelle

5:46

que c'était Chavez qui était au pouvoir et que Chavez est le premier qui dans ce pays a décidé de socialiser les ressources de pétrole et de faire en sorte que l'argent du pétrole aille au peuple vénézuen sortir ainsi est-ce qu'il est vraiment arrivé au peuple vénézuen cet argent de pétrole euh au sous Chavez ? Oui, bien sûr. Il y a 5 millions de personnes qui sont sorties du seuil de pauvreté. Mais je vais vous dire, comment vous expliquez qu'un tiers des Vénzuéliens et quitté leur pays ? Ben et bien parce que peut-être que depuis 10 ans, il y a une pression incroyable dans ce pays du fait de l'embargo des États-Unis et des sanctions qui sont décidées. Je pense qu'il y a une mise sous pression de du régime vénézuélien Oui. qui est d aux sanctions des États-Unis. Samedi, une mission des

6:25

Nations Unies une mission des Nations-Unies mandatée depuis 2019 par le conseil des droits de l'homme de l'ONU a publié un communiqué, je vous le cite, la nécessité de garantir que l'ancien dirigeant vénézuulien rende des comptes sur ces violiations dont des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées, des tortures, des crimes contre les droits humains et des crimes contre l'humanité commis par son gouvernement. Oui, mais très bien. Enfin, je je ne suis pas en train de défendre Non, non, non, c'est pas ça que je suis en train de vous dire. Je ne suis pas en train de défendre mais c'est peut-être pour ça qu'un tiers des Vénégéniens ont quitté le pays. Non, mais est-ce que c'est la question qui est posée aujourd'hui ? Euh mais c'est la question pose et je vous

7:01

l'aurais posé d'ailleurs. Je voulais d'ailleurs en réalité souvent poser. Je vous ai souvent parlé à vous les filles. Je n'ai pas attendu qui s'est passé aujourd'hui pour savoir comment vous pouviez continuer à estimer effectivement mais quel mais quel est-nous estimons le droit international ? Madame de Malerbe, nous n'avons jamais dit qu'il n'y avait pas de problème avec le régime vénézuulien. Nous disons juste que partir du moment où nous laissons la première armée du monde décider qui est légitime d'être à la tête de tel ou tel pays, décider de pouvoir enlever tel ou tel président, alors c'est la loi du plus fort. J'ai parfaitement compris cette question là. Ça tout à fait compris. Je demande simplement en fait si Maduro est un dictateur. [grognement]

7:40

Mais ce n'est pas la question qui est posée. Et je vais vous dire je vais vous dire pourquoi j'ai je n'ai pas envie de répondre à cette question. Et vous n'avez jamais dit, alors là pour le coup, oublions la question de Donald Trump, vous n'avez jamais dit les dernières semaines, les derniers mois ou même les dernières années que Maduro é un dictateur. Mais écoutez, si c'est la question des dictateurs, pourquoi est-ce que les États-Unis n'interviennent pas ? Je sais pas, on a la question de l'intervention. Je vous demande la question de la nature de ce que vous considérez un vraiment non obstant la question de l'intervention de Donald Trump parce que vous considérez que Maduro n'a jamais été un dictateur ? Madame de Malerbe, je ne répondrai pas à cette question et je

8:16

vais vous expliquer pourquoi. Nous nous ne prenons pas comme modèle et d'ailleurs nous ne prenons aucun modèle extérieur puisque nous inventons nous-mêmes notre propre manière de fonction. Il a quand même un modèle puisque le mot inspiration a été prononcé par Jean Jean M à propos du Venézuela. Ce tweet date de 2013, le moment de l'arrivée de Maduro pour pouvoir Oui oui oui. Après le chavisme, ce tweet date de 2013 donc nous n'avons pas de modèle extérieur. C'est Hugo Chavez qui a quand même choisi Maduro, vous le reconnaîtrez comme son successeur. Oui oui. Donc il y a une continuité. Ah bah plutôt non. Enfin enfin ça dépend ça dépend comment comment on voit on voit les choses. Mais écoutez en fait je suis surprise pourquoi vous dites pas les choses comme elles sont.

8:56

Mais parce que parce que parce que je ne rentrerai pas dans ce que font les atlantismes BA ici qui essayent d'expliquer que l'agression qui a été faite au Vené serait une question de démocrati. Je vous parle de l'agression visàis de leur peuple. Je vous parle des centaines de morts. Oui. Oui. Non mais d'accord. Moi je je parle aussi du peuple vénézuulen et le peuple vénézuulen a le droit de choisir lui-même son avenir. Ce n'est pas une puissance étrangère qui doit décider pour le peuple vénézuulien. Ce n'est pas une puissance étrangère qu'il a le droit de venir voler et son sous-sol et son Vous me répondez autre chose. Je vous demande de me parler de ce peuple euh et de ce pays dans lequel Jean-Luc Mélenchon s'est à de nombreuses reprises rendues. Quel bilan en a-t-il tiré ?

9:40

Quel En rentrant vous a-t-il dit au Venezuela dernière fois ? J'ai pas la date en tête. Ah bah oui bah ça fait ça fait très longtemps que je n'a pas été au Venezuela. Je ne sais pas, je on demandera mais ça fait très longtemps que Jean-Luc Mélenchon n pas été véné que vous avez considéré qu'il y avait une rupture à mener avec le Vénzuela. Mais en fait la question qui est posée n'est pas celle-ci. La question qui est posée est celle du respect du droit international. Si vous commencez à faire ce que vous êtes en train de faire et ce que font tous les Atlantis de ce pays déjà avant ça rien à voir. Mais si ça à voir parce que si la question qui est posée c'est est-ce que c'est une démocratie exemplaire ? Vous avez vu le genre de démocrate qu'on a avec Donald Trump. Vous savez qualifier

10:23

aujourd'hui. Oui, mais la question n'est pas la qualification. Je ne veux pas répondre aujourd'hui à cette question parce que la question n'est pas la qualification du régime. Parce que si vous commencez à mettre le dans la qualification du régime à ce moment-là vous justifiez, vous légitimez ce qui est fait comme violation du droit international. Et je le dis, vous savez quelle date nous sommes aujourd'hui madame de Malerbe ? Le 6 je crois. Oui. Et quelle date est-ce il y a exactement 5 ans ? Qu'est-ce qui se passait aux États-Unis il y a exactement 5 ans jour pour jour ? C'était que c'est le Capitol exactement, c'était la tentative de coup d'état par les partisans de Trump avec l'assut du Capital. Donc ce qui nous explique que ce qui est en train de se passer est lié à la démocratie

11:03

mente et honément. Tout cela est lié à des intérêts avec les États-Unis qui sont une puissance impérialiste. Et ce que démontre de manière éclatante l'agression qu'a fait les États-Unis et les menaces qu'ils font peser sur les autres pays voisins, c'est que les États-Unis ont leurs propres intérêts et que ces intérêts sont différents de ceux du peuple. Et il est clair qu'effectivement vous ne voulez pas qualifier Nicolas Maduro de de de dictateur. Moi je vous explique juste pourquoi je ne veux pas répondre à cette question. Ce n'est pas la ce qui est en jeu. Et je le dis parce qu'il faut être sérieux sur ce qui est en train de se passer. Il faut être sérieux sur le fait que ce qui est en train de faire Donald Trump est en train de mettre en danger le monde

11:45

entier. Tout à l'heure vous parliez de l'Ukraine. Je dis nous irons voir le premier ministre Emmanuel Macron. Jeudi. Exactement. Mais pas le premier ministre que lui il organise une réunion sur le budget mais il vous a pas invité. Bon oui bah c'est très bien parce que nous nous n'avons rien à négocier avec avec eux sur cette question mais ce que lorsqu'on va parler par exemple de l'Ukraine, comment voulez-vous défendre le peuple ukrainien alors que en disant à Poutine qu'il n'a pas le droit d'envahir son voisin alors que Trump est en train lui aussi de violer le droit international alors qu'un membre de conseil de sécurité de l'ONU est en train de violer le droit international. Donc c'est de ça dont il est question. Elle a notamment interrogé le rôle des

12:24

États-Unis et leur attitude vis-à-vis de certains pays en évoquant notamment l'Arabie Saoudite. Pour elle, la question ne peut pas simplement être posée à propos d'un seul dirigeant sans également s'interroger sur les relations internationales et les positions adoptées par les grandes puissances. L'interviewerur insiste alors sur la question, mais Mathilde Panot maintient sa position. Elle explique qu'elle ne souhaite pas répondre à cette qualification et précise également que la France insoumise ne prend pas de modèle politique extérieur comme référence. "Nous ne prenons pas comme modèle", affirme-t-elle avant d'expliquer que son mouvement cherche à construire sa propre manière de fonctionner en France. Cette séquence illustre une nouvelle fois les débats

13:07

parfois très vifs autour de la position de la France insoumise sur les question internationale. La question de Nicolas Madurau, président du Venezuela, reste particulièrement controversé dans le débat politique français. D'un côté, certains responsables politiques et observateurs dénoncent le fonctionnement du régime vénézuélien et utilise le terme de dictature. De l'autre, certains responsables de gauche mettent davantage l'accent sur les rapports de force internationaux et critiquent ce qu'ils considèrent comme une politique à géométrie variable des puissances occidentales. Au-delà de cette polémique, une question demeure. Pourquoi Mathilde Panu refuse-t-elle de répondre directement à

13:52

cette question alors qu'elle est clairement posée ? Est-ce une volonté de ne pas entrer dans une qualification politique qu'elle juge trop simpliste ? Une manière de dénoncer les contradictions de la politique internationale ou simplement une position assumée de la France insoumise sur le sujet ? Quoi qu'il en soit, sa réponse a rapidement alimenté les discussions et relancé le débat sur la position du mouvement concernant le Venezuela et Nicolas Madura. Et vous, que pensez-vous de la réponse de Mathilde Panneau ? A-t-elle raison de replacer cette question dans un contexte international plus large ou aurait-elle dû répondre simplement par oui ou par ? Donnez-nous votre avis dans les commentaires. N'oubliez pas de liker

14:36

cette vidéo, de vous abonner à la chaîne et d'activer les notifications pour suivre nos prochaines analyses de l'actualité politique. À très bientôt pour une nouvelle vidéo.