Édouard Philippe VS Mélenchon : 27 minutes sur Mayotte, jamais ce mot
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 33 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Quelles mesures concrètes pour Mayotte ?
- 8:47RelanceÉludée
Quelles mesures concrètes pour la reconstruction ?
- 18:15OuverteRéponse directe
Que pensez-vous des propositions de Mélenchon sur Mayotte ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:50PhilippePromesse
« Je propose que le premier de ces centres soit construits en Afrique de l'Est dans un des États de l'Afrique de l'Est. »
- 13:53MélenchonChiffre
« Un petit maoré, c'est 273 € par an quand la moyenne en France est 545 dans l'hexagone. »
Temps de parole
- ?100 %
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Et je ne suis pas là pour promettre la réalisation de 50 ouvrages. Quelle mesure concrètement ? Je ne suis pas là pour promettre la réalisation de 50 ouvrages. Vous avez entendu deux fois la même phrase et non, ce n'est pas un raté de montage. Entre les deux, il y a une question. Bon, on est le jour de la rentrée politique d'Edouard Philippe. Il est à Mayotte. C'est lui qui a choisi d'y aller. C'est lui qui a choisi le sujet. Et là, la journaliste, elle lui demande juste ce qu'il compte faire pour reconstruire, c'est tout. C'est même pas une question piège, hein. Alors, on va faire simple aujourd'hui. Tout ce que Philippe dit sur Mayotte cette semaine-là, tout ce que Mélenchon en a
dit au même moment et on compte. Voilà, on compte et puis on ira voir un peu plus loin que cette semaine là parce qu'il l'a fallu. Mayotte, c'est la France et je suis venu dire que l'État devait ici se concentrer sur deux priorités. La première, c'est la reprise en main, la reprise du contrôle de l'immigration. La seconde, c'est la reconstruction et le développement des infrastructures indispensables à la vie de nos concitoyens français. Les écoles, la santé, la production et la distribution de l'eau et les infrastructures de développement économique.
Deux priorités dans cet ordre là, c'est lui qui le dit, hein. Notez ça quelque part, on y revient tout à la fin. En face, Mélenchon, il est à son université d'été. Il répond à une question sur TF1, il en remet une couche au micro de BFM et quelques mois en avant, il avait eu une émission entière sur les autres mères. Franchement, cette semaine-là, ça fait pas des masses. On verra bien si ça change quelque chose. Je ne sais pas la dernière fois que Jean-Luc Mélenchon est venu à Mayotte. Il faudrait lui demander d'ailleurs. Mais j'aimerais qu'il m'explique en venant ici qu'il n'y a pas de problème lié à la aux migration et à la crise migratoire à Mayotte. J'aimerais J'aimerais qu'il J'aimerais qu'il vienne ici. Il faudrait lui demander Ouais.
Quelqu'un a posé la question sur TF1. Que lui répondez-vous ? Euh que j'y suis déjà allé bien avant lui dès 2005. Donc je connais bien la situation de Mayotte. Je l'invite à se référer à mon discours du temps où il était lui-même premier ministre. Bon là je pose la question pour de vrai, c'est pas pour piéger. Combien de fois en tant que premier ministre il s'est déplacé à Mayotte ? Ah, le déplacement de 2005, c'est Philippe lui-même qui le confirme. Très bien, il le dit. Et le discours, je l'ai trouvé. C'est le 8 mars 2018 à l'Assemblée nationale. Édouard Philippe est premier ministre depuis 10 mois. Mayotte a parlé, Mayotte a voté. Mayotte
s'est exprimé clairement et ultra majoritairement. Mayotte a parlé, Mayotte a voté, Mayotte s'est exprimé. trois fois de suite, c'est Mayotte le sujet de la phrase. Une île qui va toute seule quoi. [rires] Il y a personne dedans. Bon, même référendum, même histoire chez l'autre. Alors, il faut évidemment traiter avec toute la zone, mais vous savez les maoré, il faut les prendre au sérieux, hein. Et hommes et femme, hein, parce que l'indépendance a été refusé sur la base des mobilisations féminines essentiellement à Mayotte avec une méthode de combat féminin unique au monde qui a été les commandau de chatouilleuse, hein. Alors là, attendez, c'est le même événement, le même. Sauf que là, il y a des femmes dedans. Il y a une méthode
qui porte un nom, il y a des gens, quoi. Et c'est pas nouveau chez lui hein. Je sais que tous mes amis ne sont pas de cet avis. On va l'entendre bientôt. Ils ont voulu être français. Personne ne peut oublier comment les commandos féminins ont obtenu sur ce plan le dernier mot. C'était les commandos de chatouilleuses qui ont inventé la forme révolutionnaire unique au monde et jamais reproduite qui consiste à les chatouiller. Ceux avec lesquels on n'est pas d'accord pour les amener à la raison. 8 ans avant. même référence, même mot. Je considère que ici à Mayotte, nous devons dans les mêmes conditions tenir un discours extrêmement ferme vis-à-vis des Comors. État souverain mais état qui
conteste la souveraineté nationale de la France à Mayotte et nous devons être très fermes vis-à-vis de ce pays. Nous n'avons aucune espèce de volonté béliqueuse à l'égard des Comors. Mais je ne crois pas qu'il soit acceptable et je dis même qu'il est totalement inacceptable qu'une qu'un état étranger revendique sa souveraineté sur une partie du territoire national. Ferme fermeté fermement six fois dans l'interview. 6. Si les comor étaient si avenantes pour Mayotte, il se soucierait d'abord d'en être aimé et peut-être même d'être désiré. Ce n'est pas le cas. Bah, c'est pas acceptable que les comores laissent comme ça les choses se faire en exposant les gens à la mort.
Et là, il faut que je sois honnête avec vous, sinon ça sert à rien que je fasse cette vidéo, hein. Sur la souveraineté, ils disent exactement la même chose. Mais c'est pas moi qui vais aller leur dire vous n'êtes plus français. Certainement pas. Certainement pas. Personne ne lâche Mayotte. C'est vraiment pas là le désaccord. Le désaccord, il est sur ce qu'on va demander au comeré. ou des comptes sur les gens qui meurent. Enfin, s'agissant des retours, le règlement européen récemment adopté nous offre la possibilité de créer des centres de retour dans des États tiers. Je considère que cette amyote que la situation en matière d'immigration irrégulière est la plus frappante. C'est
la raison pour laquelle je propose que le premier de ces centres soit construits en Afrique de l'Est dans un des États de l'Afrique de l'Est qui sont pour l'essentiel des états de départ. PS exactement je je ne suis aujourd'hui pas chef de l'État. Je n'ai pas encore commencé les discussions avec les représentants légitimes de la Tanzanie et des autres pays de la région, mais je suis convaincu que la France doit prévoir la construction d'un de ces centres aujourd'hui autorisé par la réglementation européenne dans un des pays de l'Afrique de l'Est. Alors là, je vais essayer de reformuler. Donc la mesure, c'est on construit un centre de retour en Tanzanie et la Tanzanie, on lui a pas encore demandé
laisse tomber. C'est lui qui le dit, hein. [rires] Je rajoute rien. Et pendant ce temps-là, en face, c'est exactement là-dessus que ça tape. Ah oui, comment ? Qu'est-ce que vous allez faire ? Reer les gens à la mer. Donc c'est pas comme ça que le problème se pose. Ou alors dites comment vous comptez faire. Voilà, vous ne le dites pas donc si vous n'avez rien à dire. Il faut donc une présence à la mer notamment bien supérieure. Je considère que dans l'actualisation de la loi de programmation militaire qui sera indispensable, nous devons à à Mayotte comme dans tous les outresemes français développer la présence à la mer de l'État et de la défense nationale et de la marine nationale. la mer parce que là-bas c'est ça la mer elle
est profonde il y a des requins partout et tous les ans des dizaines de gens disparaissent pour toujours. J'ai repris tout ce qu'douard Philippe a dit à Mayotte ce jour-là. La déclaration du matin, l'interview, le point presse et l'interview du soir sur BFM, celle qui est passée pendant que je montais. [rires] 27 minutes 43 le mot mère quatre fois. Les quatre fois, c'est présence à la mer. Mort, mourir, noyer, disparu, victime, zéro. Le mot humain zéro. Une seule fois, dans ces 27 minutes, quelqu'un parle de la mer comme d'un endroit où on jette des gens. C'est la
journaliste et elle cite Mélenchon. Il dit que vous manquez d'humanité, vous allez renvoyer ces demandeurs d'asile à la mer. Bien bien sûr et lui peut à des occasions récurrentes et avec toute l'onction de ceux qui pensent être dans le camp du bien, manier des concepts qui sont souvent marqués par un antisémitisme très fort. Franchement, le débat public mérite un débat proposition contre proposition. Il fait les siennes, je fais les miennes. 27 minutes 43 sur une île où les gens se noient pour arriver et pas une fois le mot. Alors Philippe, euh j'ai une question pour toi. Que ferais-tu si tes enfants et toi étaient comoriens ? Tu ne
tenterais pas la traverser ? Hm. Bon, on revient à la phrase du début parce qu'elle n'est pas tombée du ciel. Et je ne suis pas là pour promettre la réalisation de 50 ouvrages. Quelle mesure concrètement ? Je ne suis pas là pour promettre la réalisation de 50 ouvrages. Quelques secondes après, elle repose la question. Et là, c'est quoi les mesures concrètes du coup pour la reconstruction ? Mais si je vous disais tout maintenant, vous ne me suivriez pas. deux fois, elle demande deux fois ce qu'il compte construire et deux fois il répond qu'il ne le dira pas. Il y en aura une troisième hein, j'y reviens. Vraiment reconnaître la crise migratoire à Mayotte, c'est une chose. Il répondent concrètement en est une autre. Alors, j'ai chronométré sa déclaration à
Mayotte, celle des deux priorités. Immigration d'un côté, reconstruction de l'autre, montre en main. Immigration 2 minutes 33, reconstruction 35 secondes. Et puis tant qu'à faire, j'ai chronométré Mélenchon. Sa réponse sur TF1 2 minutes 4. Une seule question sur le sujet. Le mec, il est à 7000 bornes de làin. Reconstruction de Mayotte 35 secondes et 9 à peu près, même pas une seconde d'écart. Donc c'est à l'avantage de celui qui n'y était pas hein. C'est pas croyable mais c'est comme ça. Et pendant qu'on y est, la partie question-réponse fait 6
minutes 44. Ce qui parle vraiment de Mayotte 1/3 le reste c'est Darmanin, c'est Le Pen, c'est Atal, c'est le rassemblement de la droite et du centre. Et le soir, il y a une deuxième interview sur la même chaîne. Alors, j'ai refait le même calcul par curiosité. [rires] 33 % le reste euh le Cornu, Macron, Atal, le rassemblement euh le futur premier ministre, la dette, les deux camomber côte à côte le matin 34, le soir 33. Un petit écart entre les deux, même journée, même chaîne. C'est pas un accident de format, hein. Non, je suis pas venu à Mayotte à quelques
milliers de kilomètres du Havre euh pour parler des États-Mes, des projets, des calculs euh de certains et et certainement pas pour conjecturer sur l'état d'esprit du président de la République qui à mon avis a beaucoup d'autres choses à faire que cela. Deuxème fois de la journée qu'il dit qu'il n'est pas venu pour ça. Après celle-là, il en remet 5 minutes 40. Mais madame, je je ne suis pas venu ici pour parler des combinaisons politiques nationales. Bon, maintenant, je vais casser un peu tout ce que je viens de vous raconter parce que sinon, c'est vous qui allez me le casser dans les commentaires et vous aurez raison. Euh, premier truc et il
est un peu gênant. Mon Corpus, il est déséquilibré. Philippe, il est resté de jours sur l'île. Mais l'enchap a répondu à deux questions depuis un plateau. Les 35 secondes de l'un et les 35 secondes de l'autre. C'est pas le même prix, il faut le dire. 2è truc et celui-là il me plaît encore moins le passage le plus concret de toute la semaine il est de Philippe. Quand vous avez des tours d'eau comme ils sont instaurés à Mayotte, la contrainte qui pèse sur la vie familiale, sur le projet économique, sur l'ensemble de la vie quotidienne, cette pression est considérable. Je je pense que là encore beaucoup de nos concitoyens dans l'hexagone n n'ont même
pas idée de ce que vivent nos concitoyens. euh à Mayotte. Donc la question de la construction d'ouvrages nouveaux, usine de dessement, retenu collinaire, constance de l'investissement public, ces questionsl elles sont ici essentielles et c'est celle-là que je veux traiter ce matin. Les tours d'eau, la pression sur les familles, les usines de dessement, les retenues collinaires, c'est nommé, c'est concret, c'est du quotidien. Et sur cette semaine là, Mélenchon ne dit rien d'aussi précis. Et quand je dis rien d'équivalent, je parle de cette semaine là uniquement. Il demande 1,8 milliards d'euros sur 10 ans, c'est-à-dire presque la moitié,
moins de la moitié de ce que représente la suppression de l'impôt sur l'ISF. Ce n'est rien pour la France. Ce n'est rien pour la France qu'un milliard 8 pour assurer la dignité de ses enfants et de ses concitoyens. 500 millions d'euros pour l'habitat parce qu'un habitat sur 3 est en tôle. en tôle ondulé, en carton, en papier. Voilà la situation d'un logement sur 3. 480 millions d'euros sont demandé par les élus pour l'eau potable et l'assainissement. 17 % de nos compatriotes n'ont pas d'eau potable, n'ont pas d'accès à l'eau courante. 480 millions d'euros pour la construction d'école. Un petit maoré, c'est 273 € par an quand
la moyenne en France est 545 dans l'hexagone. Qu'est-ce qui justifie un écart pareil ? Est-ce que nous nous rendons pas compte que quand il y a tant d'enfants, la priorité absolue, c'est leur éducation ? Parce que c'est comme ça qu'on se prépare un futur qui ne serait pas la catastrophe que nous avons déjà sous les yeux. 238 millions d'euros pour les routes et les transports, 480 millions pour l'eau. Philippe, il nomme deux ouvrages Mélanchant met un montant en face. Sur l'eau, c'est lui le plus précis. Et pendant qu'on y est, il y a autre chose dans ce discours de l'impact sur le fonctionnement des services publics d'une immigration dans crrisée. Lorsque les écoles sont
contraintes de mettre en place un système de rotation qui fait que vous avez des élèves, des professeur, un chef d'établissement qui travaille le matin dans l'école et puis la même école sert l'après-midi à d'autres élèves parce qu'on ne peut pas organiser les cours sur la journée parce que tout simplement l'ensemble des services publics est saturé par l'augmentation continue d'une immigration irrégulière. Là, c'est notre avenir. Vous savez que tout se joue en rien du tout sur deux ou trois classes. C M1, CM2. Bon, beaucoup de choses se préparent pour l'avenir. Aujourd'hui, on en est à avoir des roulements dans les écoles. Bon, après tout, pourquoi pas ? Ça peut aussi arriver. Mieux vaut aller à l'école en roulement que pas aller à l'école du tout. Mais enfin, ça ne peut
pas être la situation ordinaire. Prenons les mesures d'exception qui nous permettent de pouvoir construire séances tenantes des écoles et y envoyer des instituteurs dès maintenant. Nous les avons ici en métropole ou ceux qui sont capables d'aller enseigner. Oui, nous les avons les roulements dans les écoles, les deux les décrivent 8 ans d'écart. L'un en fait une raison de fermer, l'autre une raison de construire. Maintenant ce discours a 8 ans et le chiffrage c'est pas le sien, c'est celui des élus de Mayotte. Il le dit lui-même. Mais là, le message des coloniels a du mal à passer à Mayotte. Et ben, il va bien falloir qu'il passe parce que nous prendrons les dispositions pour que la situation soit révisée au peigne fin pour voir tout ce qui peut avoir de
colonial dans la relation de la France avec Mayotte. Vous ne parlez pas assez du plus grand territoire d'outre, la région Île-de-France. Il quitte Mayotte au bout de 30 secondes pour parler de l'Île-de-France et sur un département qui ne veut pas entendre parler du cadre colonial, sa réponse c'est qu'il faudra bien qu'il passe. Et le dernier truc, celui-là, il me reste vraiment en travers. H J'ai pris les deux meetings de lancement de campagne, 86 minutes chez Philippe et 90 minutes chez Mélenchon. Mayotte zéro les deux. Chez Philippe outre apparaît une fois pour faire applaudir la salle. Chez
Mélenchon, il y a un vrai passage presque 4 minutes sur les territoires. La Guyane, la Corse, la Kanie, la Réunion, les Antilles. Mayotte n'est pas dans la liste. Il a chiffré Mayotte ligne par ligne en 2018. En 2026 dans son meeting de lancement, Mayot n'est pas dans la liste. Nos concitoyens français dans l'hexagone en métropole connaissent souvent peu Mayotte parce que c'est loin. Je pense que là encore beaucoup de nos concitoyens dans l'hexagone n n'ont même pas idée de ce que vivent nos concitoyens à Mayotte. La principale TAR, c'est l'indifférence. C'est loin, on s'en fiche. Ils disent la même chose, quasiment mot
pour mot. Du coup, la question euh ce n'est plus de savoir qui a raison sur le constat. Le constat, ils l'ont tous les deux. La question, c'est ce qu'on fait de ce constat quand on a 4 minutes 30 au micro sur place et qu'on met euh 2 minutes et demi sur l'immigration, 35 secondes sur les écoles et les hôpitaux et rien sur les gens qui se noient. Les Maoré ont un vrai problème, l'immigration, mais surtout un manque de boulot et des infrastructures pourries. Si vous êtes allé jusque-l, vous savez quoi faire. Abonnez-vous, likez et dites-moi en commentaire si je suis passé à côté d'un truc. Et si vous
partagez la vidéo, il y a des gens qui la verront et qui l'auraient jamais vu autrement. C'est comme ça que ça marche ici. Il y a pas de secret. Le soir même, on lui a demandé ce qu'il pensait de Mélenchon. Voilà ce qu'il a répondu. J'aimerais entendre ces propositions sur Mayotte. Pas les grands principes, les propositions sur Mayotte. Parce que dans les grands principes qu'il faut prendre en compte, il y a aussi le principe de réalité. Et la réalité à Mayotte, elle est percutée par une immigration massive, incontrôlée, qui pose des problèmes considérables à nos concitoyens français et qu'il faut régler. Qu'il nous disent ce qu'il veut faire concrètement à Mayotte pour régler le problème de l'immigration. Les propositions sur Mayotte, pas les grands principes, les propositions,
elles ont été faites le 8 mars 2018 à l'Assemblée nationale. Il était premier ministre depuis 10 mois. Il demande 1,8 milliards d'euros sur 10 ans, c'est-à-dire presque la moitié, moins de la moitié de ce que représente la suppression de l'impôt sur l'ISF. Ce n'est rien pour la France. Ce n'est rien pour la France qu'un milliard 8 pour assurer la dignité de ses enfants et de ses concitoyens. 500 millions d'euros pour l'habitat parce qu'un habitat sur 3 est en tôle en tôle enddulé, en carton, en papier. Voilà la situation d'un logement sur 3. 480 millions d'euros sont demandés par les élus pour l'eau potable et l'assainissement. 17 % de nos compatriotes n'ont pas d'eau potable,
n'ont pas d'accès à l'eau courante. 480 millions d'euros pour la construction d'école. Un petit maoré, c'est 273 € par an quand la moyenne en France est 545 dans l'hexagone. Qu'est-ce qui justifie un écart pareil ? Est-ce que nous nous rendons pas compte que quand il y a tant d'enfants, la priorité absolue, c'est leur éducation ? Parce que c'est comme ça qu'on se prépare un futur qui ne serait pas la catastrophe que nous avons déjà sous les yeux. 238 millions d'euros pour les routes et les transports. Ah oui, la troisème relance. La campagne sera donc à droit toutes. Encore une fois, je vous repose ma question. Choisir Mayotte comme premier déplacement et l'immigration.
Et l'interview s'arrête là. La chaîne tient parce que vous la tenez. Le lien Tip est en description. Merci à ceux qui sont déjà.
Édouard Philippe