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interviewyoutube.com· 10 juillet 2026

Entretien avec Michel Fournier, Président de l'AMRF #CongrèsAMRF #50ans

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Je m'appelle Michel Fournier et j'ai, je dois dire mon âge, 71 ans, j'ai un peu plus de 30 ans, 36 ans de mandat et je suis maire du village de l'Evoivre, dans les Vosges, qui a 330 habitants. Je suis président de l'Association des maires ruraux de France et par ordre décroissant, je suis président de l'Association des maires ruraux des Vosges et je suis également vice-président à la communauté d'Aglo d'Épinal. Le congrès de Ville-Valliers, il arrive deux ans après celui des Sauvages et celui des Sauvages avait eu la particularité, on a reçu le premier ministre de l'époque, Edouard Philippe et on a enterriné l'agenda rural et 180 et quelques mesures qui ont été retenues.

C'était une première. Ça veut dire que depuis, il ne faut pas oublier, on a créé, on a été pompier un peu du mouvement gilet jaune. Pourquoi ?

Parce qu'on avait prévenu le premier ministre de l'époque que quoi qu'il y avait, que ça remontait, que ça montait, et personne n'en avait peut-être conscience aussi comme nous, parce que sous le terrain, la proximité, on sentait les choses monter. Et le fait d'avoir institué les 80 km ou d'avoir voulu mettre les 80 km heure plus la taxe sur le carburant, ça a été l'étincelle. Donc là, à ce moment-là, on a créé ce qu'on appelle, ce qu'on a appelé à l'époque, les cahiers de doléances et de propositions.

Ce qui fait que ça a entraîné le grand débat, le grand débat, etc., etc. Voilà.

Ça veut dire que notre congrès d'aujourd'hui, c'est...

On peut partir de celui d'il y a deux ans parce qu'il y a eu une année sans. Et surtout, on peut se dire...

Il y a une soif des maires de se retrouver. On le voit. On le voit.

On voit les échanges. Et puis bon, on a de la chance. Il fait bon.

On est dans un beau département. On est très bien accueillis. Et on voit que les gens, ils ont besoin de ça.

Et vous savez, souvent, à un congrès, on pense qu'il y a un côté bien vivre. Ça, c'est nous aussi. Ça, c'est vrai.

Il y a un côté convivial. Beaucoup en ont profité un peu hier soir. Peut-être moi, un peu trop.

Mais c'est la fonction. Je suis obligé de faire plus que les autres. Mais voilà.

Ça veut dire que ce congrès, comme il a la particularité d'avoir trois thématiques principales, la santé que l'on a traité hier avec tous les professionnels de la santé, aujourd'hui, c'est quand même l'image que l'on a voulu faire, que l'on a voulu montrer. C'est la femme, la commune, la République, là, là, là. Donc il va y avoir du débat pour accentuer le besoin d'un...

Parce que la finalité, c'est ça. C'est un statut vis-à-vis de l'élu et surtout un statut avec des particularités pour des femmes élues qui rencontrent des problématiques supplémentaires, de manière à ce qu'il y ait une équité plus grande et une égalité plus grande. Et puis demain, c'est les 50 ans.

Et ces 50 ans, c'est le résultat d'une avancée chaotique. On nous a...

Au départ, moi, je suis donc depuis 93, 92 même, dans cette association. Donc vous voyez, j'ai un peu de recul. Et c'est vrai que beaucoup de communes...

J'étais tout à l'heure avec deux nouveaux présidents de deux départements, le Vaucluse, les deux Sèvres, et ils viennent de démarrer une association. Et de tout de suite, ils ont une cinquantaine d'adhérents. Et tout de suite, ils nous disent le principal, pas ennemi, mais le principaux danger qu'ils ont, c'est les pressions qu'ils subissent pour avoir effectivement mis en place une association.

On a tous connu ça. Et ça veut dire qu'il y a toujours ce volet pensée unique qui existe au niveau, pourquoi ne pas le dire, de l'Association des maires de France par rapport à ça. Et pour en terminer, hier, nous avons effectivement reçu le Premier ministre.

Mais le Premier ministre, il nous avait indiqué, et c'est pas innocent, qu'il y allait avoir un comité interministériel des ruralités, et que ça serait bien que ça colle à notre truc. Voilà. Et c'est aussi une façon de communiquer.

Personne n'est dupe. On aura besoin, dans quelques mois aussi, de...

Comment on appelle ça ? Vous savez, ça s'appelle une signature. D'ailleurs, il y en a d'autres qui sont venus frapper à la porte pour dire, attendez, ne m'oubliez pas, j'aurais besoin de signateurs, de manière de se présenter à la présidentielle.

Et puis surtout, de faire passer un message comme quoi qu'on s'intéresse à vous, la ruralité, etc. Mais notre rôle à nous, c'est de dire que la ruralité doit être au centre du débat dans cette élection présidentielle. Pas que la ruralité, mais la ruralité doit faire partie du débat d'une façon forte.

Et surtout, on représente, et j'en terminerai, on représente 30% de la population, quand même. Avec, là aussi, des avantages énormes, mais quelques difficultés qu'on aimerait régler. L'MRF a 50 ans.

L'AMRF, pourquoi on aurait besoin de l'AMRF ? Pourquoi son existence doit continuer ? On a coutume de dire, par rapport à d'autres structures, on va fêter le 100e ou le 120e anniversaire, c'est une vieille dame.

Nous, on a 50 ans, et on est en pleine force de l'âge. Ça veut dire qu'on a acquis de l'expérience, mais on a encore du peps, on a encore de la dynamite dans nos veines. Et donc, je crois que ces 50 ans, c'est très facile à démontrer à tout un chacun.

Et le résultat est là. Les différents médias sont présents, etc. Donc, on est là pour démontrer que le mouvement qui a été créé il y a 50 ans par des gens comme Herbin, Furtos, François Paou, Pierre-Yves Colombat, je veux les citer parce que ça a été des gens importants, Gérard Pelletier, et puis bien entendu, derrière Vanik Berberian, qui est décédé, chacun le sait, cette année.

Eh bien, tous ces gens, et d'autres, bien entendu, il y aura un hommage qui sera rendu demain, par rapport à tous ceux qui ont marqué, enfin, où on a un visuel, ou en bref, par rapport à certaines prises de paroles qu'ils pouvaient avoir lors de nos différents congrès ou assemblées. Quand je repense à tout cela, je me dis ce que j'ai trouvé, moi, en venant à la FNMR, parce que ça s'appelait comme ça à l'époque, ce que j'ai trouvé, moi, qui m'a permis de me faire du bien, de me faire réfléchir, de m'ouvrir plus, et surtout de me sentir bien dans une famille. Voilà.

Eh bien, je veux que les gens qui viennent aujourd'hui repartent avec ce même état d'esprit et qu'ils se disent, ça va décoiffer en rentrant à la maison. Et je ne vais plus, et je vais faire ceci, et je vais m'investir. Ce n'est pas qu'accompagner, c'est faire respirer.

Respirons.