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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 8 décembre 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsSantéRetraitesInstitutions & élections

Aurore Bergé est l'invitée de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Le budget de la sécurité sociale sera soumis au vote demain. Est-ce que vous êtes optimiste malgré les rapports de force incertains ?

  • 2:00RelanceRéponse directe

    Édouard Philippe a dit que son groupe ne voterait pas le budget de la Sécurité sociale. Pensez-vous qu'il passera à l'acte ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Certains disent que le coût des concessions est très élevé. Est-ce que ça ne va pas trop loin ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Nicolas Sarkozy prépare-t-il la fin du Front républicain selon son livre ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas soutenir Pierre Bournazel aux municipales plutôt que Rachid Adati ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Aurore BergéFait
    « on a un budget qui a été particulièrement discuté, amendé avec les parlementaires. C'était le souhait qui était le nôtre au sein du gouvernement de se dire il faut que ça devienne la copie du parlement. »
  • 4:00Aurore BergéFait
    « la suspension de la réforme des retraites, l'abandon de l'année blanche, l'abandon des franchises médicales. »
  • 5:00Aurore BergéFait
    « Moi, j'aurais préféré qu'on puisse aller au bout de cette réforme que j'ai soutenu, j'étais présidente de groupe à l'époque et que j'ai soutenu ardemment. »
  • 6:00Aurore BergéFait
    « Si nous avons une suspension de la réforme des retraites, c'est d'abord parce que le Rassemblement national vote la suspension de la réforme des retraites. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

G bonjour. Le budget, la sécurité sociale sera soumis au vote des députés. Ça va se passer demain.

Ça semble quand même très incertain au vu des rapports de force. Est-ce que vous êtes tout de même optimiste ? Est-ce que vous dites "Ouais, oui, il y a un trou de souris, ça peut passer déterminé déjà parce que on a un budget qui a été particulièrement discuté, amendé avec les parlementaires.

C'était le souhait qui était le nôtre au sein du gouvernement de se dire il faut que ça devienne la copie du parlement. C'est le cas, pleinement le cas." Et donc on aura un vote demain à l'Assemblée nationale.

Mais je reviens à ma question. Est-ce que vous êtes optimiste ? Est-ce que vous dites je sais pas sur il y a cinq chances sur 10 que ça passe ?

J'ai pas de probabilité mais ce que je sais c'est qu'évidemment à partir du moment où on fait le choix justement de faire confiance au Parlement, de faire confiance à l'Assemblée nationale et qu'on sait que nous n'avons pas de majorité acquise, ça veut dire que jusqu'au bout, c'est notre responsabilité d'aller convaincre et d'aller convaincre d'abord les Français en fait de la nécessité d'avoir un budget de la sécurité sociale parce que si ce budget n'est pas voté, le risque c'est un risque de dérapage très massif en terme de déficit à au moins 30 milliards d'euros de déficit. Horizon he qui fait pourtant partie du socle commun a fait part de ses doutes. Édouard Philippe a même dit la semaine dernière quand l'État et bien les députés ne voteraient pas ces députés ceux de son groupe ne voteraiit pas le budget de la SC.

Est-ce que vous pensez qu'il y a un risque qu'il passe à l'acte, c'est-à-dire qu'il vote contre le budget de la sécurité sociale ? Je suis pas là pour donner des leçons aux uns et aux autres. on a encore des discussions ensemble parce que nous travaillons ensemble évidemment et main dans la main et il faut garantir que ça puisse être le cas jusqu'à demain parce que tant que le vote n'a pas commencé, n'a pas débuté, c'està dire que jusqu'au bout on peut tâcher d'aller convaincre.

Je sais bien que c'est pas un budget parfait. Moi-même c'est un budget où j'aurais préféré peut-être qu'il y ait d'autres choses. Ça s'appelle un compromis.

Et un compromis c'est jamais pleinement satisfaisant pour chacun. Donc ça peut pas être tout ou rien. Ça n'est pas tout ou rien.

Mais c'est un budget qui a été discuté, négocié, amendé et encore une fois qui nous évite un dérapage massif et un budget, moi j'y suis attaché, qui permet de réaliser des choses. Je vois les messages très nombreux que j'ai reçu par exemple sur le congé de naissance, ce nouveau droit qu'on pourrait donner, cette nouvelle liberté qu'on pourrait donner aux parents. Si ce budget n'est pas adopté, et ben on oublie ça.

Donc c'est aussi ça ce budget, c'est éviter un dérapage massif et c'est aussi permettre des avancées sociales, des nouveaux droits pour les Français. coût du compromis, il est quand même très très cher. La suspension de la réforme des retraites, l'abandon de l'année blanche, l'abandon des franchises médicales.

Certains disent au sein même du socle commun, bah que Sébastien le Cornu, il a fait trop de concessions. En fait, il y a eu des votes, il y a eu des votes au sein de l'Assemblée nationale. Donc, est-ce que moi ça me fait plaisir de suspendre la réforme des retraites ?

La réponse, elle est clairement non. Moi, j'aurais préféré qu'on puisse aller au bout de cette réforme que j'ai soutenu, j'étais présidente de groupe à l'époque et que j'ai soutenu ardemment. Et de toute façon, les Français sont très lucide.

Ils savent qu'en 2027, la question sur notre système de retraite se reposera. Ils savent qu'il va falloir anticiper cette questionlà mais il y avait une majorité contre malheureusement il y avait une majorité qui demandait la suspension au sein de l'Assemblée nationale. Sauf que Édouard Philippe lui pourra dire ben moi je vais au bout de ma logique, au bout de mes convictions.

Comment être candidat à la présidentielle en plaidant pour un recul de l'âge de départ à la retraite et soutenir la suspension de la réforme des retraites ? dire qu' un moment on est pragmatique qu'on est pragmatique parce qu'il y a un chemin à construire jusqu'en 2027 et il reste 18 mois et il y aura un autre chemin à construire à partir de 2027. dire aussi aux Français, je le vois notamment sur les incohérences massives du Rassemblement national qui aujourd'hui essayent matin, midi et soir de de draguer notamment les forces économiques dans notre pays.

À la fin regarder les votes. Si nous avons une suspension de la réforme des retraites, c'est d'abord parce que le Rassemblement national vote la suspension de la réforme des retraites. Et regarder sur la question des hausses d'impôts, c'est systématiquement le Rassemblement national qui les a adopté.

Donc il faut regarder scrupuleusement qui vote quoi, qui promet quoi pour l'avenir. Nous, on a assumé l'idée que malheureusement la suspension de la réforme des retraites était le seul chemin pour ensuite pouvoir continuer à agir pour pouvoir passer à d'autres choses que la question budgétaire parce qu'il y a d'autres sujets qui intéressent les Français. Mais oui, évidemment 2027, il y aura un enjeu de responsabilité, de crédibilité pour dire au français la vérité sur notre système de retraite et sa réforme nécessaire.

Je je dressais la liste des concessions qui ont été faites par Sébastien Lecnu. Il y en a une nouvelle cette fois-ci pour amadouer les les écologiste, c'est l'augmentation de l'objectif des dépenses de l'assurance maladie qui passerait des 1,6 % prévus à 3 %. Ça c'est un geste de euh 300 don je me demande si c'est pas 600 millions d'euros. 600 millions d'euros euh c'est fort et c'est massif.

Est-ce que ça ne va pas trop loin ? et et on sent que c'est ce que pense beaucoup de de députés au sein de ce fameux com sacore une fois, il faut arriver à concilier des choses qui sur le papier sont impossibles à concilier. Mais ça vous me confirmez que ça pourrait être la dernière concession qui pourrait être annoncée demain ?

C'est le premier ministre qui en fera part demain avant avant le vote final pour savoir quels sont les objectifs qui peuvent être poursuivis. Mais sur le papier, cette assemblée est impossible. sur le papier.

Euh évidemment, elle pense des choses qui sont complètement différentes, elle peut être fracturée. Donc la question, elle est posée à la fois au gouvernement. Est-ce que le gouvernement est capable d'assumer des compromis ?

Elle est posée à chaque député individuellement, est-ce que on préfère un compromis maintenant ? Ce qui est plutôt quand même ce que nous demandent les Français de dire à un moment vous avez été élu, on ne vous demande pas de repasser aux urnes demain. On vous demande de réussir à trouver un chemin et à travailler ensemble aujourd'hui et en effet de pas faire n'importe quoi parce que si ça n'est pas adopté.

Mais regardez 17 milliards de déficit c'était de la sécurité sociale, c'était ce qui était promis dans la dans le projet initial, la COPE initiale. On avoisine maintenant les 23 milliards. Est-ce qu'on est pas passé dans une forme de folie aussi fiscale ?

Alors la folie ce serait qu'il n'y ait pas de budget adopté demain parce que là on le sait c'est un dérapage qui serait à minima à 30 milliards d'euros. C'est ça la conséquence de la non adoption. Il y a plusieurs conséquences.

Des choses qu'on aimerait faire, des choses qui nous tiennent à cord qu'on ne peut pas faire. ce que je vous disais sur le congé de naissance parce que moi il y a des familles qui concrètement attendent et disent voilà les projets qu'on a, est-ce que oui ou non on pourra en bénéficier ? Je dis bah en fait tout dépendra du vote.

Tout dépendra du vote demain si oui ou non c'est adopté. Si c'est adopté vous pourrez en bénéficier. Si ça n'est pas adopté ne sais pas.

Et de toute façon, si la copie n'était pas adoptée demain, notre pays ne sait pas fonctionner sans un projet de loi de financement de la sécurité sociale. Ça veut dire que nous ou d'autres, peu importe, on y reviendra. On rediscutera avec cette même assemblée pour savoir si oui ou non on peut réussir à établir un compromis.

Je pense qu'il vaut mieux assumer de dire clairement au français on a voulu éviter un dérapage des comptes. On a accepté de voter cette copie certains parfaites, mais surtout on passe à autre chose parce que notre pays veut qu'on travaille sur d'autres choses. Donc 1493, ça c'est acquis.

Mais imaginons donc il y a pas de 493 si le budget est rejeté. On sait déjà que Sébastien Lecornu ne présentera pas sa démission. Mais comment est-ce qu'il pourrait tenir après un tel échec déjà après un projet de loi de financement la sécurité sociale se posera la question du budget de l'État ?

Est-ce que oui ou non nous sommes en capacité d'adopter un budget pour l'État parce que ça va être aussi une nécessité ou est-ce que nous devons trouver des correctifs en urgence ? Et dans tous les cas, ce que je dis aux français parce qu'à force, je pense que entre PLF, SS, PLF, lo spéciale, tout le monde s'y part, c'est que si demain la copie était rejetée, malheureusement, ce que je n'espère pas, il faudra que le gouvernement représente une nouvelle copie. Un pays, notre pays, ne peut pas fonctionner sans projet de loi de financement de la sécurité sociale de la même manière que si nous n'avons pas un budget de l'État adopté, une loi spéciale, ça n'est pas un budget.

Ça veut dire qu'il faudra y revenir. Est-ce que les Français préfèrent pas qu'on puisse parler d'autres choses, qu'on puisse travailler sur des enjeux de sécurité notamment de protection au quotidien ? Je crois que oui.

Euh deux dernières questions dans son livre Nicolas Sarkozy prépare les esprits la fin du Front républicain. Est-ce que euh il semble dire à Mimot par les même de Nion des droites. Est-ce qu'il fait une erreur Nicolas Sarkozy ?

J'ai beaucoup de respect pour le président Sarkozy et je suis je serais toujours reconnaissante pour ce qu'il a porté dans notre pays. Après moi j'ai une différence. une différence parce que déjà je ne crois pas à l'Union des droites qui irait jusqu'au Rassemblement national.

Je ne pense pas d'ailleurs que le Rassemblement national soit un parti de droite et je pense que les incohérences économiques majeures qu'ils ont démontré tout au long de l'examen budgétaire et j'invite chaque français qui s'interroge sur son vote de demain ou d'après-demain à regarder ce que leurs députés votent et ce que les députés du Rassemblement national ont voté, c'est systématiquement renoncer à des réformes structurelles. La réforme de l'assurance chômage, ils ne l'ont pas voté. La réforme du RSA, ne l'ont pas voté.

La réforme des retraites évidemment non. Et ils ont voté toutes les hausses et toutes les augmentations des impôts. Donc le chemin de responsabilité de la droite ne peut en aucun cas être avec le Rassemblement national.

Et un tout dernier mot sur les municipales hein, c'est dans 3 mois ça arrive. Pourquoi ne pas soutenir le candidat de votre camp Pierre Bournael et lu préféré Rachi Adati ? Est-ce que c'est son pouvoir de nuisance ?

On parle beaucoup du pouvoir de nuisance de de Rashid Adati. Il se trouve que nous sommes collègues au sein du même gouvernement et que soutient le président de la République. Ça me paraissait logique de lui apporter mon soutien de la même manière que je vais soutenir Thomas Caznav par exemple cette semaine qui est notre candidat à Bordeaux quand même le candidat de du parti.

Il est horizon parab qu'un parti politique c'est Heureusement qu'un parti politique c'est pas une caserne et on en fait la démonstration d'ailleurs au quotidien. Donc on peut arriver à vivre ensemble en faisant parfois des choix différents. Il y a des très bons candidats dans notre parti.

Violet Spot à Lille, Thomas Casnav à Bordeaux pour ne parler que et je considère que moi je suis membre d'un gouvernement et que je soutiens une ministre du gouvernement qui en plus soutient l'action du président de la République Carti. Merci beaucoup. Yeah.

Aurore Bergé est l'invitée de la matinale de franceinfo — Aurore Bergé · Pourquijevote