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InterviewMathilde Panot· 8 septembre 2024 100 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeSécuritéSolidarités & familleInstitutions & élections

Grand entretien - Assa Traoré

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 54 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment passe-t-on d'un drame familial à un engagement militant et politique ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Peux-tu nous expliquer où en est le parcours judiciaire dans l'affaire Adama Traoré ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Quel regard portes-tu sur l'évolution des violences policières en France ces 8 dernières années ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Comment as-tu vécu les révoltes urbaines après la mort de Naël ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment travaillez-vous sur les questions de santé mentale dans le cadre de la fondation ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    À qui s'adresse la formation pour des leaders ? Comment être sélectionné ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Assa TraoréFait
    « on a tué mon frère mon frère ne reviendra plus mais le nom d'Adama changera quelque chose »
  • 4:00Assa TraoréFait
    « quand ils font ça ils font ça pour pouvoir en tout cas dire STOP pour voir qu'on arrête »
  • 6:00Assa TraoréFait
    « on les a tous regardé àer en prison quand je dis tous je parle de manière générale euh on les a est laissé en prison personne éétait là dans les procès »
  • 8:00Assa TraoréFait
    « c'est autant de la colonisation qui se passait ça où on sortait les gens de chez eux on parle de Gaza où on va sortir les HS de chez eux mais ça se fait en France »
  • 10:00Assa TraoréFait
    « il faut remettre l'histoire dans le contexte aujourd'hui aujourd'hui quand ils font ça ils font ça pour pouvoir en tout cas dire STOP »
  • 12:00Assa TraoréFait
    « on a le monde entier qui a été choqué parce qu'on a tué un enfant à bout portant d'une balle dans le cœur tout le monde est sorti dans la rue »
  • 14:00Assa TraoréFait
    « ce racisme systémique pour qu'on pour qu' qu'on puisse l'éradiquer on doit demander à ce qu'il soit exhorté tous ensemble »
  • 16:00Assa TraoréFait
    « quand on a la France qui renvoie systématiquement à cette jeunesse et on leur apprend à pas aimer la France pourquoi ces gens-là se lèvent pas tout de suite »
  • 18:00Assa TraoréFait
    « il y a aucune loi qui leur permet de nous tuer il y a aucune loi qui nous permet de le rabaisser il y a aucune loi qui leur permet de fouiller nos partis génitales »
  • 26:00Assa TraoréFait
    « on a une génération on peut partir sur première et deuxè génération aujourd'hui on va faire plus attention à l'enfant à l'école »
  • 28:00Assa TraoréFait
    « il faut que ce soit reconnu de manière officielle donc déjà on est déjà dans la reconnaissance d'un statut de victime ce qui est très difficile en France »
  • 30:00Assa TraoréFait
    « la France insoumise n'est pas encore au niveau où elle devrait être mais la France insoumise progresse sur ces questions »
  • 34:00Assa TraoréFait
    « le combat il est local c'est le quartier qui le porte et après on va au National »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] justice pour ad justice pour Adama justice pour Adam justice pour Adam justice pour Adam justice pour Adam justice pour AD [Applaudissements] [Musique] donc bonjour à à toutes et à tous merci d'être aussi nombreux et nombreuses et merci pour l'accueil très chaleureux que vous venez de faire à Assat Traoré et je voudrais commencer par dire à Assat Traoré à quel point nous sommes honorés collectivement que Assad Traoré vienne ici à nos universités d't c'est la première fois qu'on la reçoit alors on avait on avait déjà reçu le comité justice pour Adama à plusieurs reprises mais nous sommes très fiers de t'avoir aujourd'hui à nos côtés donc soit la bienvenue ici à Valence tu es ici chez toi et puis on a aussi la chance d'avoir Dania avec nous Dania qui est donc venue avec assa tra qui est une professionnelle de la santé mental et qui fait partie de génération leader dont nous vous parlerons juste après qui est une fondation qui a été lancée par assa Traoré alors la manière dont on va organiser l'échange donc on est sur un format grand entretien donc je vais poser des questions à assa pour qu'elle puisse développer sur le combat qu'elle porte depuis maintenant plusieurs années et puis ensuite on fera un système de questions-réponsse où vous aussi vous pourrez poser des questions à assa à euh sur évidemment le présent et puis la suite du combat à venir donc à ça merci encore d'être là donc tu es une figure si ce n'est la figure des luttes antiracistes des luttes des quartiers populaires ces dernières années tu disais toujours notamment au début du combat que tu voulais faire connaître le nom d'Adama partout en France et dans le monde qu'il devienne un symbole pour lui et puis pour l'ensemble des victimes des violences policières je crois que Adama est devenu aujourd'hui ce symbole notamment grâce à ton combat au combat de ta famille et au combat de millions de gens qui se sont joints à ce combat donc il faut d'abord rappeler que l'entrée pour toi dans le militantisme a été extrêmement douloureuse et brutale puisqu'elle arrive par la mort de ton frère adamatraoré dans une gendarmerie à Persan dans le valdoise et c'est d'abord un combat pour toi pour ta famille pour l'ensemble des victimes comme tu le disais pour la vérité et la justice qui t'a conduit sur ce long chemin depuis maintenant 8 ans alors peut-être pour commencer à ça comment est-ce que d'un drame aussi terrible aussi douloureux que la mort d'un frère on passe au militantisme et à la politique bonjour à tous avant de répondre à ta question Mathilde je suis très heureuse d'être ici aujourd'hui comme tu l'as dit c'est la première on est sur 8 ans de combat sur les 8 années le comité Adama a pu assister sur des universités d'été de parti de politique de gauche euh et on en a fait une avec vous c'était en 2010 à Marseille et moi j'ai choisi en tout cas prend ma première de la faire ici à vos côtés à la France insoumise et pas avec n'importe qui et j'ai doublement accepté que ce débats se fassent avec Mathilde Panau Mathilde Panau qui est député de ma circo je je je suis très contente et même très heureuse c'est une personne aujourd'hui qui nous représente très bien qui n'a pas peur d'aller au front qui porte la question des violences policières et qui ne recule pas et ça je tiens le souligner à chaque fois qu'on fait à appel à elle à chaque fois qu'on est sur une mobilisation elle est là et ça c'est pas tous les députés qui le font donc j'en suis très très très très fière et je suis très contente qu'on puisse représenter le 94 ici avec notre député et avant de commencer ce débat là c'est de rappeler euh le le le soutien qu'on a eu de la France insoumise depuis dès le début il y a des noms que je vais citer comme celui d'Éric coqurel euh dès le début qui était présent on a Sébastien de loglu qui est venu et que vous avez vu à perire s Beaumont sur la marche là là il y a quelques mois mais il faut savoir qu'il nous avait accueilli il y a 5 ans à Marseille dans les quartiers nord euh donc on est plus ou moins proche euh euh des parties de la France insoumise comme je dis aujourd'hui on peut être d'accord avec avec certaines chose ou pas mais ce qu'on met d'abord en avant c'est la personne et l'humanité qui porte et aujourd'hui c'est surtout de marcher auprès de personnes qui nous assument et donc aujourd'hui si je suis là c'est que je sais que la France insoumise est prête à assumer ces questions là et assume la question de la discrimination des violences policières et de l'antiracisme et comme tu l'as dit [Applaudissements] math si je suis là aujourd'hui c'est un drame qui m'a propulsé rien ne prévoyait que 8 ans après un jour je sois là avec vous il y a 8 ans moi j'étais juste une éducatrice en prévention spécialisée à sarcell mère de trois enfants la sœur d'Adama Traoré la sœur de mes autres frères la sœur de et la sœur de mes autres frères de autres sœurs aussi et aucune famille aucune famille que ce soit moi et n'importe quelle famille qui ont subi des violences policières à aucun moment on est préparé à ça à aucun moment on se dit un jour un de nos frères va mourir parce que on va beaucoup parler des garçons parce que la majorité de ceux qui se font tuer sont sont des hommes noirs et arabes issus des quartiers populaires et pas une seule fois dans ma vie euh du haut de de de mon âge quand mon frère va mourir je va je vais je vais me construire en me disant qu'on va tuer un de mes petits frères et qu'on va porter un combat et quand on me pose la question mais à sa trauré mais comment tu fais je lui dis mais déjà la question c'est comment se fait-il qu'on a tué mon petit frère je m'étais même jamais posé cette questionl et on décide d'aller au au front on décide d'aller au combat et la première motivation c'était qu'on noublie pas mon petit frère j'avais peur qu'on oublie mon frère en septembre et j'avais peur que les que les gens reprennent leur quotidien en septembre et qu'on ait oublié Adam trauré et je me suis dit je ne veux pas que mon frère soit un fait divhiver et avant de rentrer dans mon quartier parce que j'étais en déplacement professionnel j'ai mis une demi-heure avant de rentrer et j'ai dit si je rentre dans mon quartier que tout le monde euh pose le regard parce que c'est une une ligne droite c'est que mon frère il est vraiment mort et je sais que ma vie allit changé que notre vie à tous allait changer et qu'il fallait qu'on parte et et je je me suis dit je veux que le monde entier je veux que le monde entier sache qu'on a tué mon petit frère et je ferai tout pour qu'on n'oublie pas Adama Traoré et ça ça a été ma source de motivation dans le début chaque année j'avais peur qu'on oublie mon frère et qu'Adama trauré soit aux oubliettes et qu'on passe à autre chose comme on a pu le voir avec certains certaines morts qui a pu avoir et le combat s'est développé le combat s'est développé après pas quand je vous parle et quand je suis là à ce moment-là même aujourd'hui avant d'être la la militante antirac activiste je suis d'abord la sœur d'adamerauré je suis d'abord une famille de victimes comme je le dis nous sommes une famille de victimes mais nous serons jamais les victimes d'un système on sera jamais leur victime et quand on parle c'est d'abord dans dans ce sens-là c'est de dire que on va porter le combat parce qu'on a tué mon petit frère et je veux que le monde entier puisse l'entendre et le reconnaître et on va comprendre que tout de suite on va devoir se battre on va être très bien entourés par des militants des militants qui qui qui étaient là avant des militants du MIB d'autres militants comme almami comme Youssef qui était là présent qui vont tout de suite nous donner des bons conseils mais ce combat va d'abord être porté par notre quartier par les personnes de chez nous mais tout de suite on a compris que c'est un combat qui ne devait pas rester dans notre quartier c'est un combat qui doit être à l'image de notre famille je sais pas si vous avez lu le livre lettre à Adama et ce combat doit être ouvert à tous on ne peut pas demander je ne pouvais pas demander la vérité et la justice pour mon frère je ne pouvais pas dire que les hommes des quartiers populaires puissent marcher librement si d'autres subissent des oppressions c'était pas possible ça veut dire qu'on on renouvelait et on refaisait ce que ce qu'on dénonçait du système et tout de suite euh on va partir on va partir dans ce combat et on va promettre à à mon frère qu'on allait euh en tout cas que son nom allait changer quelque chose et c'est ça la ma source de motivation c'est de dire que à chaque fois qu'on s'enlève le combat de mon frère fait partie de ma vie intégrante il n'y a pas de séparation entre ma vie entre mes enfants entre le combat de mon frère ça veut dire je me lève je me couche je respire je bois le combat Adama fait partie de ces moments à chaque instant et ce combat Adama va devenir le combat de tous quand on va comprendre que c'est un système qui est en tout cas bien ficelé en France où quand les personnes des quartiers noirs et arabes se font tuer euh dans la plus grande indifférence aujourd'hui s'il faut ce dont il faut parler c'est de ce racisme systémique qui voit ces hommes tomber un à un ce racisme systémique qui perdure dans l'espace dans le temps et qui est là et qui s'accroche et que tout le monde voit regarder de tout en haut qui ce soit les puissances et on ne peut pas laisser faire ça moi mon frère on a tué mon frère mon frère ne reviendra plus mais le nom d'Adama changera quelque chose et on va tout de suite quand on va arriver on va nous dire euh il faut converger il faut converger et nous on arrive avec des mots très nouveaux des mots très militants euh des mots qui nous parlent pas qui ne nous parlent pas forcément et quand on arrive et qu'on dit bon bon on essaie de de de de voir ce qui se passe et on voit que le mot convergence des luttes ne nous parle pas parce que j'avais l'impression que quand on arrivait avec ce mot les personnes qui étaient là avaent l'impression qu'on venait dénaturer ce qu'il faisait qu'on venait changer ce qu'il faisait et au contraire les gens faisait un pas en arrière et en fait on perdait la première conviction qu'on voulait et on a décidé avec le comité Adama dès le mois de septembre que nous on allait pas utiliser le mot convergence des Lutes mais on allait utiliser le mot solidarité des mots qu'on utilise dans nos quartiers des mots qu'on utilise à tous parce que quand je vois euh si je vais dans le 91 ou dans le 95 et que je vois quelqu'un je va pas lui dire tu viens on va converger je veux dire non viens on va créer on créer des liens de solidarité les liens de solidarité cré crée de l'affect les liens de solidarité créent de l'amitié les liens de solidarité peuvent créer de l'amour et les liens de CR solidarité finissent par créer des alliances et ont finit par créer énormément de choses et ça va marcher on va créer ces alliance c'est lien de solidarité d'abord ce sont ces liens de solidarité qu'on va mettre en avant et je vais être solidaire de toi je vais cette solidarité qui va développer de l'affect bah quand si tu as besoin dans ta lutte que ce soit pour les femmes que ce soit pour les personnes du domaine médical les sans papier on a fait des tournées de quartier on continue à faire des tournées de quartiers on va dans les centres-villees et à chaque fois qu'on y va on va tous avec ce même mot et c'est ces mots qui nous parlent à tous de manière générale parce que quand on arrive on ne vient pas avec cette étiquette de militant quand on présente on dit à Sat trauré militante je leur dis je suis d'abord la sœur d'Adama trauré et je deviens militante après et voilà en tout cas comment on rentre dans ce combat mais ce combat c'est d'abord pour Adama c'est d'abord pour mon frère avant de juste te redonner la parole moi avant de partir en en Croatie euh mes petits frères j'avais vu tous mes petits frères mais ce jour-là sauf Adama et j'ai attendu jusqu'à 17h je l'ai appelé je lui dit mais Adama tu es où je t'attends je dois voyager et il m'a dit ah mais tu m'as pas dit si tu veux je reviens je m'envais je suis parti à Paris nous on habite à 50 km de Paris et je lui dis non non t'inquiète pas je voulais juste t'embrasser parce que je pars en voyage euh il me dit est-ce que tu reviens à bonbon j'ai dit oui je reviens à bonbon parce que j'ai laissé les enfants à la maison et je lui dit je t'ai commandé un cadeau il avait vu une super tenue que j'avais commandé je lui dit ça arrive mercredi et j'ai dit je te ramènerai ton cadeau parce que mon frère est mort le jour de son anniversaire je prends l'avion le le 18 mon frère meurt le 19 le le 20 je suis à Paris et sur ces derniers mots en tout cas et et c'est sur cette journée du 17 quand je sors de mon quartier au au stop de la sortie de boyennev il y a les gendarmes qui rentrent le premier réflex que j'ai et comme beaucoup j'appelle chez moi je dis à ma mère je dis les gendarmes sont rentrés dans le quartier il y avait deux de mes petits frères et je dis à Samba va chercher les petits s'il te plaît les gendarmes sont dans le quartier on avait peur de la police on avait peur des gendarmes et 15 minutes après ma mère m'appelle elle me dit tout le monde est à la maison et je m'en vais à l'aéroport je prends l'avion et je me dis pas qu'une seule fois que je vais revenir parce et que mon frère euh va se faire tuer et notre vie a basculé depuis ce jour-là et on est dans ce combat et aujourd'hui ce combat qui a voyagé Adama est devenu un symbole des violences policières et et quand on nous dit est-ce que vous avez fait le deuil je dis mais on peut pas faire le deuil mais je sais que là j'étais au Maroc ou quand je vais ailleurs on dit pas satraoré on dit la sœur d'adame matraoré et j'en suis tellement fier et tellement ému et je me dis que le nom de mon frère on a tué mon frère les les service d'ordre la police française les gendarmes français ont tué mon frère mais le nom la dama restera dans l'histoire de France quoi qu'il arrive que ce soit dans 30 ans dans 50 ans dans 60 ans le nom de mon frère a voyagé à travers le monde que ce soit aux États-Unis en France en en Asie ou en Europe où on a marqué où on a tiré ce rideau sur la question des violences policières des discriminations et du racisme et aujourd'hui ce combat bien évidemment c'est pour mon frère mais mon frère ne reviendra plus mais c'est pour tous les adamat trori pour toutes les personnes qui sont là et surtout que l'égalité on doit faire en sorte que l'égalité ne soit pas un rêve pour nos enfants mais une réalité et ça on peut le faire seulement si on est ensemble main dans la main merci infiniment à ça peut-être peut-être pour continuer il y a il y a des choses qui sont très similaires dans beaucoup de ce que vivent les familles des victimes des violences policières notamment la question de la criminalisation des personnes donc tu dis moi mon frère d'un coup juste après sa mort on l'a transformé en drogué on l'a transformé en délinquant on a menti sur l'autopsie notamment sur la question d'abord d'une insuffisance cardiaque puis ensuite on a inventer d'autres choses donc il y a des choses comme ça à la fois de criminalisation et de mensonge qu'on retrouve beaucoup et tu dis mais en fait en oubliant que mon frère c'est la victime et la famille c'est la famille de la victime et notamment j'aimerais que tu euh que tu développes un peu sur le long parcours judiciaire que vous avez fait pour nous expliquer où est-ce que ça en est judiciaairement donc là en mai dernier la Cour d'appel s'est prononcé pour un un non lieu pour les gendarmes qui sont responsables de la mort de ton frère tout tu avais annoncé via ta défense à cette époque-là euh un pourvoi en cassation et même l'ouverture d'une procédure auprès de la Cour européenne des droits de l'homme donc est-ce que tu peux nous dire euh où ça en est et euh à quel point voilà ça ça a fait écho à beaucoup des familles parce que je sais que tu as aussi beaucoup de liens vous aait des liens de solidarité fort entre familles pour faire avancer des choses et euh juste sur ce que tu disais pour rebondir juste sur un petit point tu disais je ne voulais pas que la mort euh de mon frère Adama soit un fait divers mais devienne un fait politique et euh non seulement tu as réussi à faire du nom d'Adama Traoré un symbole des violences policières mais le jour où par exemple il y aura une loi pour l'interditiontion du plaquage ventral le jour où il y aura des lois pour interdire les méthodes qui tuent qui sont responsables de la mort et bien ces lois porteront aussi le nom d'Adama traori merci ma c'est c'est toujours avec bon c'est c'est beaucoup d'émotions mais comme je dis on est obligé de parler de l'histoire à chaque fois pour pour la faire exister et j'espère qu'un jour en tout cas une loi portera le nom d'Adama Traoré et je me souviendrai de tes mots matildde aujourd'hui à sur cette université d't à Valence et oui ce combat quand on le mène on le mène avec toutes les autres famille de victimes c'est un combat qu'on construit oui ma famille a subi un acharnement un acharnement euh on en parlait avec des militants qui disaient que d'habitude les la la l'État s'adaque aux militants et c'est la première fois qu'il a un acharnement aussi fort sur une famille parce qu'on a décidé de se lever mais pas seulement ça on a décidé que les hommes de nos quartiers populaires aller prendre la parole et se mettre debout et tout de suite le système va se mettre en face ils ont créé en nous nous sommes des simples citoyens qui demandons juste à vivre le plus librement possible ils ont créé en nous nous sommes devenus des soldats malgré nous parce que nous devons nous défendre nous vouons défendre face à un système un système répressif un système fort un système qui peut être violent un système qui a la prison un système qui a la qui a l'argent et un système qui peut tuer et quand on reprend le fil de l'histoire de mon frère si on avait fait confiance en la justice parce qu'on a envie de faire confiance en la justice on narrive pas tout de suite en disant on ne vous vous fait pas confiance on n'est pas on a envie et on se fait trahir c'est une trahison parce qu'aujourd'hui la justice est garant de no de notre droit et on va dire qu'Adama traor de cause cardiaque infection très grave ensuite on va dire alcool et drogue à chaque fois on va aller dans la rue on va dire on va même inventer une maladie on va dire que mon frère est mort de drpanocitos on va repartir dans la rue on part en juin 2020 quand on va dire qu'Adam matraoré est mort de chaleur c'est à ce moment-là qu'on sort et qu'on est plus de 800 120000 quand le peuple français sort c'est pas nous qui sortons c'est le peuple français sort et ça c'est important de le dire quand aujourd'hui on parle de racisme euh pesant en France c'est pas le c'est pas les français qui sont racistes parce que le peuple français quand on sort dans la dans la u nous sommes nombreux c'est un système qui est racist c'est ce système là qu'il faut dénoncer et c'est un et c'est un parcours qu'on inscrit dans la frise chronologique de l'histoire française et qui restera et qui va changer les choses et on va dire que l'histoire d' Adama Traoré va partir la France va dire que la Belgique va statuer va faire une expertise parce qu'il faut savoir que pendant les 5 années on va porter plainte à chaque fois sur les expert sur les experts en fait ce que je suis en train de vous raconter là c'est comme si qu'on était en train de construire le contreemuel ils ont construit un manuel sur des décennies sur des années depuis la colonisation de comment il comment tout était ficelé ils ouvrent ce manuel ils ont des réponses ils ont des questions ils ont des réponses tout chacun a un rôle tout est très partagé bah nous aussi à travers ça on écrit notre contreemanuel dans ce contremanuel on porte plainte aussi on attaque aussi les experts qui se partagent les gars les experts les juge euh les policiers je vais faire une lre jacuse je vais revenir sur cette lre jacuse qui m qui va me valoir un procès euh donc la just le l'affaire Adama Traoré va partir en Belgique et nous en parallèle avec notre avocat Maître Yassine bouserou nous allons faire une expertise internationale qui sera sous le collège de du de l'expert de de George Floyd on va prendre un japonais on va prendre un Brésilien on va prendre un Italien on va prendre un Allemand on va prendre quatre Français qu'on va financer à hauteur de presque 30000 € et et ça seulement grâce au dons des gens qui qui ont qui nous ont fait des d des dons au vont des t-shirts quand je vois des gens qui nous mettent des 1 € 2 € je ça me ça me touche énormément j'ai j'ai envie de dire que ce combat je sais qu'il est porté par tout le monde je sais que tout le monde veut en tout cas y participer bah cette expertise on va la faire ça va durer 2 ans elle va sortir très rapidement la France va refuser la première expertise qui disent que les gendarmes sont responsables l'expertise va repartir et c'est en février 2000 en février 2023 2024 déjà on a une première victoire en 7 ans en 7 ans ils vont reconnaître qu'Adama est bien mort suite aux violences fait ce jour-là pendant 7 ans ils vont dire que les gendarmes n'ont jamais violenté pendant cette année ils vont dire que les gendarmes n'ont jamais violenté à laamrauré faut savoir que tout ce qu'on est en train de dire on le dit dès la première déposition des gendarmes mais c'est pas les gendarmes vont mentir mais ce sont le c'est le système c'est ça qu'il faut dénoncer parce qu'on ne peut pas seulement attaquer les gendarmes on peut pas seulement attaquer les policiers il faut attaquer tout le système qui va avec et qui les poussent et qui les poussent à mentir parce que les gendarmes ne vont pas mentir le leur fromur desposition ils vont dire que ils vont que Adama va porter le poids de nos trois de nos trois corps que Adama va leur dire je n'arrive plus à respirer ils vont dire que ils vont porter mon frère jusqu'au véhicule ils vont dire que dans cette dans ce véhicule mon frère va uriner sur lui il va piquer la tête et qu'ils vont le mettre dans cette cour de gendes armerie les menottes dans le dos et le système va venir juste derrière et va les va les aider à à monter une histoire et à et à mentir et à transformer cette histoire et seulement en février 2024 ils vont quand l'expertise va sortir ils vont dire oui les gendarmes sont bien responsables de la mort d'Adama trauré et là on va ils vont réouvrir leur manuel ils vont aller chercher la partie encore raciste qu'on va imposer au au corps noir au corps arabe on va dire que oui Adama Traoré a bien subi ces violences là que si il n'avait pas croisé les gendarmes il ne seraiit pas morts mais malheureusement Adama était grand et costaud donc ils ont dû user de la force nécessaire et ça c'est des phrases qu'on utilise seulement sur les personnes de couleur sur les personnes où on part du principe qui peuvent supporter n'importe quel violence mais nous aujourd'hui c'est nous qui avons des questions c'est pas à moi de répondre aux questions c'est à nous c'est c'est c'est à eux c'est à l'État c'est c'est c'est c'est à ceux qui sont garants de nos droits de répondre à nos questions ces questions sont là pourquoi ce jour-là mon frère se fait contrôler ce jour-là le jour de ces 24 ans mon frère ce jour-là la mairie avait appelé pour qu'il vienne chercher sa pièce d'identité euh Adama a peur n'a pas eu le temps d'aller chercher sa pi d'identité pourquoi le corps de mon frère pour aller prendre le poids de ces trois gendarmes pourquoi quand mon frère leur dit je n'arrive plus à respirer il il il se lèvent pas de lui pourquoi ce jour-là on nenlève on emmène pas mon frère à l'hôpital alors que il passe devant l'hôpital pourquoi dans cette cour de gendarmerie on lui il a les menotes dans le dos ventre contre le sol et qu'on lui apporte pas les les premiers secours pourquoi on on a un regard déshumanisant et cette déshumanisation est construite autour de de nous autour de ces corps et que ça nous emmène à la mort là on est en train de dire que un contrôle d'identité pour un contrre d'identité on a le droit de mutiler pour un contrre d'identité on a le droit de frapper un contrre l'identité on a le droit d'humilier pour un contre l'identité on a le droit de violenter et pour un contrôle d'identité on a le droit de tuer quelqu'un et ça se passe en France aujourd'hui on doit tous exorter ensemble à ce que les violences policières doivent cesser et que c'est ce qui fait une honte à la démocratie française et c'est une honte pour notre démocratie on ne peut pas parler de sauver la France on ne peut pas parler d'un changement pour la France si on ne sauve pas les humains qu'il y a dans ce pays on ne sauve pas ces hommes qui sortent dans la rue et qui peuvent se faire contrôler par les par à chaque fois comment on peut la question qu'il faut se poser aussi pourquoi en juste en croisant la police ou des gendarmes on peut mourir pourquoi on peut recevoir un coup de téléphone chez nous en disant Monsieur Madame votre fils il est à l'hôpital votre fils il est mort pourquoi on vient frapper à nos portes chez nous pour dire votre enfant il est mort pourquoi pourquoi on doit subir cette maltraitance là pourquoi on doit subir cette cette cette cette cette santé mentale euh qui va en tout cas va être néfaste dans le développement de la vie dans notre quotidien et dans dans la procédure parce que notre procédure dans dans laffire Adama Traoré sur 8 ans est très longue il faut savoir qu'on a mis tous mes petits frères en prison don bagi Traoré bagi traori qui va faire 5 an de prison qui va être acquitté à la barre mon frère va faire 5 an de prison et en fait l'histoire de mon frère elle ressemble au au aux jeunes de clichés sous bois quand il y aura les révoltes et qu'on va mettre en prison dans le plus grand silence et que ces jeunes-là vont faire des 10 ans des 15 ans des 18 ans de prison l'affaire de mon frère elle ressemble au frères Camara qui ont faire des 10 ans des 13 ans de mon frère l'histoire de mon frère elle elle ressemble aux jeunes de vir Châtillon où des dossiers vont être montés des faux dossiers des mensonges et des des jeunes vont prendre 16 et 17 ans ça c'est exactement l'histoire de bagi trauré sauf que on va faire en sorte moi jeis faire en sorte avec ma famille de se de me battre pour mon frère mon frère va être acquitté va sortir librement à la barre avec les excuses de de du procureur mais c'est 5 ans mais ça veut dire que des baguis Traoré il y en a énormément et ça on va on va on va devoir essuyer ça pendant 5 ans et quand ils vont comprendre qu'on met tous les frères d'Adama trauré on va se dire B on va attaquer la sœur d'Adama Traoré quand je vais sortir la lettre j'accuse à sa Traoré en référence des milzola et où je vais être mise en examen où la sœur d'Adama Traoré va être assise sur le le le ban des le ban des victimes face au aux avocats des gendarmes qui ont tué mon frère ça se passe en France ça se passe pas ailleurs ça se passe pas dans un autre pays on tue mon frère mais c'est moi qui me retrouve sur le banc des accusés pendant 48 heures pour me défendre parce que j'ai dit que les gendarmes avaient tué mon petit frère et en 2024 on on on confirme qu'ils ont bien tué mon petit frère mais c'est l'acharnement qu'on continue bien évidemment on va continuer on va gagner le procès et comme je suis le coupable à ce moment-là on va me dire à Sat trraoré quel est votre dernier mot je vais leur dire grâce à vous au même titre que celle d'emilzola euh euh des siècles après vous avez rendu sa lettre célèbre vous avez rendu aujourd'hui la lettre j'accuse à Sat trraoré c'élève peut-être que dans 200 ans il y aura aussi un film et ça sera peut-être repris mais maintenant vous faites le choix parce que je continuerai à donner tous les noms de toutes les personnes qui on entravé la man infestation dans la vérité dans dans la mort de mon petit frère je fais aujourd'hui vous avez le choix de voir votre nom ajouté à cette liste là donc vous pouvez me condamner si vous voulez pas je continuerai à dénoncer on va gagner le procès d'adamaauré de et on va gagner ce ce procès en disant que c'est un procès d'utilité publique et qu'on avait le droit de donner le nom des gendarmes oui le combat Adama et et et et le combat Adama appartient à la société française le combat Adama doit participer à un changement et à la survie de tous à la survie d'une population elle doit doit participer à créer des liens de solidarité pour pouvoir aller en tout cas accompagner aider soutenir et créer des alliances avec d'autres personnes et ça c'est un combat qu'on va continuer à porter aujourd'hui nous allons en cassation une cassation encore il faut savoir que dans dans ces combats c'est très difficile aussi c'est le nerf de la guerre c'est l'argent c'est que les familles payent tout on pe pas et tout par exemple pour aller en cassation on doit prendre deux avocats que nous payons 6000 € par avocat donc nous sommes à 12000 € ça ce sont les familles qui le paye et il y a des familles qui n'arrivent pas il y a des familles c'est très difficile on essaie d'y arriver comme on peut et ça c'est le système et ça c'est ce qu'on écrit c'est ce qu'il faut déconstruire dans ce contre manuel c'est comment la victime devient aussi victime d'un système c'est pour ça que j'ai dit au début nous sommes des familles de victimes mais nous serons jamais leur victimes et aujourd'hui voilà où on est en tout cas juridiquement le combat Adama mais aujourd'hui c'est un combat aussi qui a dépasser la France où on est rentré dans les instances de l'ONU où l'ONU elle a sal le PO que ça mais c'est la première fois qu'elle dénonce la France sur les questions des violences policières et qui parl de racisme et de discrimination en France le comité Adama a également participer à un premier rapport c'est le premier rapport de l'ONU pour les personnes euh euh africaines noir et étrangères dans le monde où on participe à ce rapport pour le dénoncer et depuis l'année dernière on participe à a une stratégie à Harvard sur la question des discriminations et des violences policières donc c'est un combat aujourd'hui qui a dépassé la France mais où la France doit prendre ses responsabilités où nous aussi nous devons prendre des nos responsabilités et à continuer à dénoncer on doit je le redis on doit le faire ensemble parce que si on le fait pas ensemble on y'y arrivera pas merci à ça tu as dit tout à l'heure le combatam il appartient à toute la société française et ça c'est c'est des choses que tu as dites régulièrement ça n'appartient pas qu'à notre famille mais c'est un un combat qui a un combat d'intérêt général eu et peut-être pour avoir d'abord ton regard avant d'ailleurs de parler de commencer à parler de la fondation et de l'avenir mais peut-être pour avoir ton regard donc ces 8 années de lutte tu l'as dit tout à l'heure avec énormément de choses qui ont été faites jusqu'à les plus hautes instances tu parlais de l'ONU tout à l'heure qu'est-ce que tu quel est ton regard sur ce qui a bougé en France sur la question des violences policières que ça soit bon dans dans la société en général que ça soit dans les programmes des partis que ça soit dans les institutions est-ce que tu considères que on progresse est-ce qu'on régresse est-ce qu'on progresse sur certaines choses et qu'on régresse sur d'autres bref quelle est ton regard sur comment est-ce que à travers y compris ton combat et que aussi d'autres combats qui qui se sont fait mais notamment le tien avec des manifestations énormes qui ont eu lieu qu'est-ce qui a changé en France en 8 ans déjà on est euh sur un université de la France insoumise je tiens à dire que vous avez évolué sur la question des violences policières et euh de l'antiracisme on n'est pas là que pour se lancer des fleurs mais notamment grâce à vous voilà on n'est pas là que pour se lancer des fleurs mais on est là comme je pour je le dis moi je marche hein oui il y a pas que ça mais en tout cas moi comme je le dis je marche seulement avec les personnes qui nous assument clairement qui peuvent porter ces questions-là et ça c'est une avancée qu'on a pu imposer dans les partis politiques on a aussi imposé il y a aussi d'autres Lutes hein qui a bien eu avant euh on est dans cette continuité bien évidemment on a imposé cette question des des des violences policières faut savoir qu'on avait pas le droit moi j'ai un procès parce que je le dis je dis qu'il y a des violences policières et je dis que on a tué mon frère et j'ai pas le droit de le dire à ce moment-là donc ça veut dire que c'est en on porte plainte contre moi en 2018 je passe en procès en 2021 mais à ce moment-là en France on n' pas le droit de le dire mais on continue à l'assumer et ça c'est important et c'est surtout que il faut pas avoir peur de dire qu'il y a du racisme en France faut pas avoir peur de dire qu'il y a du le racisme systémique ce [Applaudissements] racisme il faut assumer les mots et si on assume pas les mots on ne peut pas avancer et assumer les mots c'est les assumer en en pleinement c'est assumer le mot noir c'est assumer le mot arabe c'est assumer le les violences policières c'est assumer le racisme on ne peut pas dire la France peut pas arrêter faut qu'elle arrête de se cacher juste derrière les C social mais le racisme existe réellement il existe pas que au niveau des des des de des violences policières c'est très tôt on arrive dans les écoles aussi quand on est en est dans les écoles il faut savoir qu'on a un doigt ce doigt qui se pointe sur certaines personnes bah une fois que ce doigt est pointé sur toi pour que ce doigt se retire bah c'est compliqué ce doigt va orienter ta destination ce doigt va orienter dans quel quartier tu vas aller où tu dois te déplacer euh qu'est-ce que tu peux faire quel travail tu vas faire dans quelle école tu vas faire quel logement tu auras en fait ce racisme il est euh euh quotidien il est tout le temps mais il est sur des choses qu'on a l'impression qu' sont pas qui sont invisibles mais qui sont complètement visibles et ce racisme là va orienter et définir ton parcours de vie va définir la personne que tu peux être et va casser en tout cas les les les rêves de ce que tu veux être et aujourd'hui je pense que ce qu'on a apporté parce que c'est important de le dire on apporte de l'espoir on apporte du rêve parce qu'on ne peut pas emmener dans un combat si on n pas de l'espoir et du rêve et et l'espoir et ce rêve il est on est obligé de de le porter de le transmettre à toute cette génération qui arrive à la génération aussi actuelle qui est là on n'est pas dans un pays de déficist on n'est pas des personnes qui avont peur on est des personnes qui allont avancer on est des personnes qui allont changer les choses et on doit le faire on va le changer parce qu'on va aussi prendre c'est ça se passe aussi au sein des pouvoirs le racisme on l'a aussi aussi vu aussi au sein des partis politiques que il y avait de moins en moins de personnes de couleur et c'est important aujourd'hui quand on voit des personnes euh de des quartiers populaires des personnes qui connaissent au mieux les questions que d'autres personnes et ça c'est important donc bien évidemment nous avons changé les choses mais c'est pas encore assez c'est pas encore assez et il faut continuer dans cette lancée il faut continuer dans cette lancée il faut qu'on ait de plus en plus de députés députés européens ministres ce qu'on veut président de personnes aussi ici des quartiers populaires qui peuvent représenter et qui peuvent en tout cas avoir la Parole et la Parole juste donc oui on va pas dire qu'aujourd'hui on a changé euh euh toutes les choses mais c'est surtout ce qu'on peut dire c'est qu'on fait peur parce que aujourd'hui quand on voit le racisme en train de monter et le racisme il est réel la montée de l'extrême droite elle est réelle elle est de plus en plus violente mais elle répond à ce qu'elle voit en face en fait on a un système qui a peur qui a peur de nous on est dans un tournant de l'histoire de France qu'il faut continuer à prendre à à virage serré c'est nous de pas de pas reculer de la pression qui nous met avant effectivement plus on avance bah plus il sont violents bah plus tu plus il a de violence policière mais en vérité ce changement- là on le verra parce Queen fait ce qui est en face aujourd'hui on a une jeunesse qui est en effervescence euh qui qui bouillonne qui est intelligente qui n'a pas peur qui va dans la rue qui prend la parole qui ose et qui en tout cas occupe l'espace et en cet espace il faut continuer à à l'occuper et ce tournant il faut qu'on puisse le continuer à le prendre en encore ensemble c'est un virage très important je sais pas combien de temps ce virage il va il va continuer mais il faut continuer faut qu'on soit encore encore encore plus serré dans ce virage là et on verra que les choses vont changer encore plus fort après mais nous sommes déjà dans le changement déjà quand on voit qu'il y a certains députés comme celle de Ali jar que je salue aujourd'hui mais il en faut d'autres il en faut d'autres il en faut beaucoup on espère que Bali sera notre future mère à Saint on viendra te soutenir comme comme comme beaucoup de personnes qui sont là mais aujourd'hui le combat il doit continuer et il continuera seulement quand moi mes enfants quand nos enfants pourront sortir dans la rue et qu'on a'ura pas peur et qu'on nira pas Leser chercher dans la rue et que nos enfants pourront jouer dehors à la corde à sauter euh dans la plus grande sécurité bah et que l'égalité soit pas un rêve mais une réalité bah là on aura changé quelque chose [Musique] alors tu m'as fait une magnifique transition à ça pour donc tu disais pour faire avancer l'égalité il faut occuper l'espace on est donc dans le racisme systémique qui a d'ailleurs été pointé par des instances international à l'intérieur de la police et notamment c'est ce qui est décrit très bien par des sociologues par toi par beaucoup d'autres qui dès le plus jeune âge souvent pour les garçons tu l'as dit notamment par le contrôle au faciess fait en quelque sorte la démonstration non seulement du contrôle sur les vies sur les corps sur l'espace public mais aussi renvoie un signal à beaucoup des jeunes enfants des jeunes gens de ce pays qu'ils seraient en quelque sorte des étrangers chez eux et on voit par ailleurs endà de ça d'autant plus avec une montée de l'extrême droite des actes et des paroles racistes qui ont été complètement libéré notamment dans la période des législatives de plus en plus de jeunes Français qui sont nés en France qui ont grandi en France et qui pensent à partir de la France euh lasser d'être sans cesse suspecté contrôlé d'avoir peur pour leurs enfants d'avoir peur eux-mêmes de sortir euh euh de chez eux et donc euh dans dans ce moment-là toi tu as décidé de créer une fondation euh j'aimerais que alors je sais pas si c'est Dania ou toi qui commen à ça euh mais que tu nous explique pourquoi cette fondation existe qu'est-ce que en quoi ça aide justement sur le changement des choses qui qu'il faut faire et en quoi ça fait avancer l'égalité réelle que tu appelé de tes vœux et sur lequel nous te rejoignons je je prends la parole et je passe la parole après à Dania donc avec le comité Adam à un moment donné on se pose et on s'assoit on se dit bon le combat il est là euh cette réflexion elle arrive après juin 2020 quand on voit qu'il y a énormément de monde et que la jeunesse elle est là et que quand on fait des tournées de quartier que ce soit dans les quartiers dans les centres-villees on se dit bon bah euh il faut que le le combat il prenne aussi un un chemin mais un chemin qui perdure et où on sera dans la transmission moi j'ai eu la chance dans ces année qu comme je vous l'ai dit dès le début quand j'arrive la la question du militantisme je je ne la connais pas euh je suis là juste la sœur la la matrauré bah pendant ces 8 ans je vais être soutenu je vais être aidé je vais être accompagné que ce soit par des militants par des personnes lomda par des partis politiques par des artistes par d'autres et et tout ça je l'ai pris et c'est de dire bah tout ce que moi on m'a apporté et tout ce qu'on a apporté au comuné Adama et toutes les connexions que nous avons pu faire en France et à travers le monde on peut pas le garder pour nous c'est pas possible et aujourd'hui on a une jeunesse qui ce que je disais tout à l'heure on a une jeunesse qui en effervescence il faut savoir que on a une jeunesse aujourd'hui qui a un niveau ex extrêmement haut mais qui est pas pas du tout regardz qui est du sousqualifié on a énormément de gens je prendre des exemples dans les quartiers populaires on a des des des jeunes qui ont des niveaux d'études qui sont élevés mais qui vont pas être avoir un travail à leur juste V l'URE qui vont être souspayés parce qu'ils vont peut-être pas rencontrer les bonnes personnes et ça c'est important et ça c'est parce qu'on est en France on va beaucoup aider euh on va dire voilà c'est on va beaucoup aider les personnes qui sont en difficulté qui ont du mal qui ont arrêté l'école très tôt mais on a une partie aussi de de cette partie en France qui est beaucoup laissé à l'abandon c'est ceux qui sont qui ont fait des hautes études qu'est-ce qu'on en fait de ceux-l où ils ont où ils sont bah ceux-l et tout c'est de dire bon bah ceux-là euh ils ils font aussi partie de notre champ de vision parce qu'ils seront l'avenir de de demain ils seront les penseurs de demain ils vont construire les choses de demain euh ils vont être l'avenir de demain ils vont peut-être les les futurs ministres de demain les futurs présidents de demain ils vont peut-être être la voix entre la France euh et l'étranger de demain et c'est de dire bon bah cette jeunesse là cette jeunesse là qui qui est là qui répond aux appels du comit Adama qu'est-ce qu'on en fait et c'est de de déconstruire aussi et moi j'en veux pas aux gens qui ont des idées qui sont pas forcément des bonnes idées parce que moi peut-être que moi aussi j'avais des fauses idées et euh je le vois quand on voyage bah quand on voyage on arrive et qu'on arrive dans un certain pays on voit qu'on a des fausses idées que ce qu'on avait ce qu'on nous a appris c'est complètement faux et tout de suite on se nourrit de ça et et on a envie d'apprendre bah c'est de dire bah de déconstruire des des fausses idées que certaines pe pe certaines personnes peuvent avoir et de dire bon bah on va essayer en tout cas d'apporter de déconstruire et reconstruire ensemble des idées qui sont réalistes des idées qui sont antiracistes et euh et déconstruire certaines choses et ça c'est vrai moi ce que je dis bon bah les les gens demandent que à apprendre et et à travers cette formation de génération leader quand on crée cette formation c'est c'est là et c'est de dire que surtout quand on dit quand tu as commencé tout à l'heure tu as dit à satraoré tes porte-parooles des violences politiaires moi je suis pas porte-parole moi je suis juste la sœur d'Adama trour qui porte un combat et à travers le nom de mon petit frère on si on doit faire renverser un système et changer quelque chose et en fait on va pas reproduire ce que l'État a fait enfermer une seule voix euh dans une personne parce que en vérité je peux pas être partout aujourd'hui je suis à Valence ben je peux pas être à Marseille je peux pas être à Paris je peux pas être à créteille je peut pas être à Lyon mais si on arrive à former des personnes et créer des pores-paroes partout c'est là on va être puissant c'est là on va être fort parce que chaque voix va se lever chaque voix va se par va pouvoir parler et on aura des pores-paroes partout qui vont pouvoir en tout cas porter la question peu importe que ce soit du militantisme de l'antiracisme de l'écologie de la place de la femme de la place de l'enfant de comment on a construit un combat donc on décide de créer en tout cas voilà avec le le comité Adama de dire on va créer cette formation qui s'appelle génération leader aujourd'hui nous sommes à la 3e promo de génération leader Dania je fais le choix de pas venir avec un membre du comité Adama mais de venir avec Dania qui fait partie de la 2uxème promo euh génération leader la première promo on l'a fait à vert dragon euh euh où il y a Fatima Wasa qui n qui vont nous accueillir dans dans leurs locaux on va faire la première année là-bas la 2uxè année on le fait euh à à Colombia à l'université Colombia à l'école américaine qui va nous ouvrir les portes et qui vont nous dire bah on accueille génération leader et aujourd'hui les jeunes de génération leader ils ont un même statut qu'un étudiant de Colombia qui est une des plus grandes universités américaines ils ont les cartes au mois de décembre on aura un diplôme qui leur seront remis et c'est de dire que à travers génération leader c'est d'ouvrir le réseau que on a pu acquérir en 8 ans des personnes que moi si j'avais rencontré plus jeunes bah peut-être que nos parcours de vie peut-être que nos parcours de vie euh les personnes qu'on leur présente aujourd'hui si on les avait on les avait rencontré nous dans nos quartiers ou ailleurs bah peut-être que nos parcours de vie aurent été autrement leur ouvrir un réseau bah leur ouvrir ce réseau déjà qui à l'école aussi pouvoir voyager pouvoir partir parce que il faut pouvoir partir aussi pour mieux reconstruire la France parce qu'on est il faut savoir évoluer en même temps que sa population moi je trouve qu'il y a un très gros problème en France c'est que euh le le système français n'évolue pas en même temps que son peuple on peut critiquer les États-Unis on peut dire ce qu'on veut mais ils essaient d'évoluer en même temps que leur peuple bah pour pouvoir évoluer il faut pouvoir partir et revenir avec des idées fraîches avec des des plein de choses et génération leader fait partie de ça aujourd'hui on a une promo de de 17 personnes je crois on a des intervenants extraordinaires qui viennent euh à Colombia Eric coocrel nous a ouvert l'assemblée nationale il y a pas il y a pas longtemps il a reçu génération leader et c'est une formation je vais laisser parler Dania qui est extraordinaire où les gens en tout cas où ses intervenants viennent de partout parce qu'on a on a aussi des Français mais on a des intervenants qui viennent d'ailleurs euh qui ont les fait voyager aussi donc voilà voilà en tout cas ce qu'on veut parce que notre combat il est la c'est la France on veut on aime notre pays on veut sauver la France mais il faut aussi qu'on puisse en tout cas grandir se former et créer des porte-parole pour notre pays en France et que tout le monde ne parte pas parce que sinon bah on pourra pas sauver notre [Applaudissements] démocratie alors bonjour à tous merci beaucoup Mathilde de me donner la parole et merci à assa de m'avoir emmené avec toi aujourd'hui c'est la première fois que je fais les universités d'été et c'est la première foisussi que m'adresse à autant de monde donc je vous prie de m'excuser d'avance si je bégaille un petit peu euh alors moi j'ai intégré génération leader en janvier 2024 et euh en vue de d'intégrer cette formation j'ai rencontré à ça parce que bien sûr à ça vous fait passer un entretien euh pour savoir finalement ben qu'est-ce qu'elle peut vous apporter et qu'est-ce que vous également vous avez besoin d'acquérir et euh je me suis raconté un petit peu mon histoire et elle m'a demandé mais qu'est-ce que je peux t'apporter savoir que moi je suis diplômée j'ai fait une école d'ingénieur euh j'ai repris des études il y a 2 ans pour être praticienne en santé mentale euh donc si je cumule j'en suis déjà à bac + 7 et euh pourtant il y a des sujets que j'ose pas aborder et je lui dis mais à ça je sais qu'il y a des choses que toi tu sais que moi je ne sais pas et en tout cas je ne sais pas les dire aujourd'hui je me rends compte que ça y est je commence à pouvoir exprimer mes idées et mes pensées de manière beaucoup plus structurée quand il s'agit de parler justement d'oppression de discrimination tion de violence policière et de violence institutionnelle comme je vous l'ai dit aujourd'hui je suis praticienne en santé mentale et en tant que femme noire issu d'une famille modeste et enc dans un quartier populaire euh je sais qu'on pe pas parler de santé mentale aujourd'hui en France sans parler de justice sociale on ne peut pas parler de santé mentale sans parler de violence policière comme assa l'a bien rappelé aujourd'hui les corps des jeunes hommes noirs arabes ou habitants dans les quartiers populaires sont des cibles que ce soit au niveau des institutions comme l'école qui sont censé ê des institutions qui les protègent parfois ils sont attaqués et on peut pas aujourd'hui dire qu'on met des moyens pour la santé mentale sans tenir compte de ces réalités on ne peut pas parler de santé mentale non plus s parler de racisme systémique sans parler de cette population qui ne pourrait peut-être pas accéder à ses rêves parce que finalement la santé mentale c'est avoir en soi les ressources nécessaires pour pouvoir s'épanouir et développer une croissance personnelle et donc si aujourd'hui je suis capable de mettre en lien mes idées profondes et mes compétences c'est parce que j'ai les bons mots j'ai la bonne approche et j'ai aussi beaucoup plus confiance en moi j'ai moins peur grâce aux rencontre que j'ai pu faire avec des militants aguéris des militants expérimentés avec également la formation que nous transmet à ça à travers les échanges à travers les interventions j'ai plus peur d'être marginalisé ou juger pour mes idées que pourtant je porte et je pense que de nombreuses personnes portent mais aujourd'hui avoir des idées c'est parfois risqué et on l'a vu quand assa écrit la lettre j'accuse c'est elle qui se retrouve devant le tribunal et non les responsables de la mort de son frère et c'est vrai que on se rend compte à travers son combat mener un combat avoir des idées en rupture avec le système ou vouloir simplement la justice pour tous c'est prendre un risque et ce risque là j'étais pas capable de le prendre sans avoir euh les armes en tout cas euh les idées assez claires et un système de soutien assez fort pour pouvoir les mener donc déjà à ça merci euh parce que je pense que tu penses tu vas voir que j'ai pas mal évolué dans mon discours donc ce que tu fais a du sens et euh je pense que c'est important et ça fait du bien de pouvoir rencontrer des personnes qui partagent euh des idées de militantisme des personnes qui partagent de la solidarité de la bienveillance d'avoir des espaces où on peut s'exprimer et également bénéficier de l'expérience d'autres militants et d'autres activistes j'ai été ravie de rencontrer Éric cocrel et de visiter l'Assemblée nationale à 34 ans je n'avais toujours pas compris comment fonctionnent ces institutions pourtant j'ai été longtemps longtemps et je suis encore à l'école donc pour vous dire à un moment donné je pense que l'institution qui est l'école nous apprend pas à militer et nous apprend pas non plus à porter nos idées et c'est en ce sens que génération leader aujourd'hui ça a un sens et c'est nécessaire je dirais si on veut plus de justice sociale dans la société si on veut que les choses changent et qu'ell s'amélior donc je pense que j'ai à peu près tout dit donc je voudrais dire encore une fois merci à assa d'avoir créé cette fondation parce que c'est vrai que j'ai erré pendant de nombreuses années à essayer de chercher des endroits où je pourrais prendre de la valeur et apporter également et aujourd'hui c'est choses faites et c'est vraiment quelque chose qui me soulage et qui apporte beaucoup en tout cas à mon bien-être et et et également le fait de voir le soutien de la France insoumise ça me réconforte à l'idée que tout n'est pas perdu en France savoir que j'avais plus d'espoir j'avais plus d'espoir et aujourd'hui j'en ai de plus en plus donc voilà merci Mathilde et merci à ça pour cette journée pour compléter rapidement parce que là Dania vous a parlé d'un profil je crois qu'ils sont 17 mais il y a des profils qui sont complètement différents on n'est pas on cherche pas un profil type par exemple on va chercher un profil qui est un producteur de quartier on va dire mais c'est quoi le rapport avec Génération leader bah dans nos quartiers dans les quartiers populaires il y a beaucoup de jeunes qui veulent faire de la musique qui ve être rappeur qui vont essayer de de de de de rentrer dans la musique mais en fait qui sont pas forcément bien accompagnés qui sont pas bien forcément bien formés ben nous on va prendre IDI on va accompagner IDI qu'on va emmener à New York euh avec moi quand il va venir pour lui faire rencontrer l nation là-bas qui vont le prendre pour que quand il revient là il va partir en Côte d'Ivoire pour pour se former encore mais en fait pour que quand il revienne qu'il ait une structure qui soit bien cadrée bien accompagné et qu'il ait la formation pure que ce soit pas juste un juste un producteur de quartier qui va essayer de s'en sortir parce qu'il veut s'en sortir mais qui n'a pas euh rencontré les bonnes personnes qui n'a pas la bonne formation qui n'a pas les bons moyens ben ça veut dire que les jeunes que lui touche moi je les touche peut-être pas et ça veut dire que quand le forme lui a touché ses jeunes qui veulent faire de la musique dans les quartiers populaires qui ve être des rappeurs bah lui avec la formation qu'il a pu acquérir en tant que producteur dans en tant dans le combat Adama et dans l'antiracisme bah il va pouvoir les accompagner comme j'ai dit on peut pas porte-parole partout mais en tout cas lui dans son domaine il sera un leader un producteur leader et en tout cas il pourra accompagner et me orienter les personnes qui pourra on a par exemple aussi une femme qui va être architecte d'intérieur donc on l'accompagne pour qu'elle monte sa boîte mais tout en tout en ayant cette question derrière de de de de de sa place de femme de femmes noir de de on a aussi des personnes qui viennent d'un peu partout de ClermontFerrand de de Strasbourg de Lille euh dans cette formation c'est ouvert à tout le monde il n'y a pas d'âge la personne la plus jeune doit avoir 24 ans et la personne la plus âgée à 49 ans euh donc c'est un une formation qui est ouverte à tout le monde et euh on est dans un très beau cadre donc ça c'est très bien aussi et c'est important que dans leur dans leur CV ils puissent mettre bah qu'aujourd'hui il ils ont intégré ils sont par all est passés par une école américaine Colombia euh qui pourront peut-être qui qui est très très très très cher par exemple dans l'école où ils sont il y a la princesse de Monaco la fille de la princesse de Monaco qui est là-bas donc pour moi c'est important que les gens de nos quartiers et les personnes en tout cas qui sont aussi des centre-ville bah qui ont pas forcément les moyens ou peuvent pas accéder à certaines choses bah qu'on puisse les faciliter et les accompagner dans ce domaine-là et le prochain recrutement se fait en septembre pour janvier parce que Dania finisse en décembre merci à ça merci beaucoup Dania et puis si vous avez des questions pour Dania après hésitez pas moi je voulais te poser deux dernières questions à ça la première c'est évidemment sur les révoltes urbaines qui ont fait suite au meurtre de naë qui ensuite dans les révoltes urbaines a commencé à l'évoquer ont donné lieu à une répression absolument terrible et une criminalisation des jeunes des quartiers populaires avec on se rappelle par exemple un jeune qui a pris 10 mois de prison ferme pour le d'une canette de Red Bull par exemple euh et euh en plus de cela un mouvement massif de grève de policier à Marseille suite euh bon à à ce qui s'était passé pour Edie don ils ont dû quand même enlever une partie d'un bout de crâne IDI vous vous rappelez enfin terrifiant de la manière dont dont ils peuvent aller jusqu'à une impunité de défigurer quelqu'un et des policiers qui se mettaient en grève euh enfin en arrêt maladie puisque qui n'ont pas le droit à la grff pour protester contre le fait que un de leurs collègues était du coup en détention provisoire pour les cûps qu'il avait porortter à Edie et dont il a été démontré depuis que c'était bien ça qui avait causé l'ablation d'une partie de son crâne donc comment est-ce que toi tu as vécu euh ce mouvement de révolte euh dans dans les quartiers euh et qui d'ailleurs s'étendit un peu partout dans toute la France y compris dans des petites villes euh dans dans plein de départements différents dans le Loiré dans plein d'endroits euh et comment est-ce que tu vois la nécessité de changer pour queil n'y ait plus jamais de Naël parce que on sait que la France a malheureusement le record d'Europe du nombre de morts pour refus d'obtempéré comme il est comme ils disent qui ne sont pas toujours des refus d'obtempérés donc comment est-ce que tu as vécu ça et comment est-ce que tu vois la suite sur cette question à ça non on a vécu de l'intérieur parce que quand il y a eu la mort de Naël dès le premier soir on était à entterre dans dans le quartier jusqu'à dans dans tôt dans la matinée et en fait dans un point dans dans un point de l'intérieur on voit beaucoup de souffrance en fait c'est de la souffrance qu'on voit c'est de la colère à ce moment qu'on voit c'est de la peine c'est de la tristesse on avait des jeunes qui étaient là qui couraient qui allai mais qui pleuraient en même temps mais qui pleuraient de de rage et de haine et à ce moment-là quand il se lèv et quand ils vont c'est faire ses révoltes c'est que du courage c'est du courage on a on a on a en fait une ils sont courageux ils ont ils ont pas peur ils sont courageux et en fait quand ils se lèvent ils se lèvent pas parce que ils veulent tout détruire ils se lèvent parce qu'en fait ils veulent juste sauver dans le pays dans lequel ils vivent et parce queà ce moment-là quand on tue Naël en vérité il pense à tous les autres qu'on a tué tous les autres non ressortent et c'est ça qui fait mal et c'est ça qui et quand tu les vois c'est c'est pas c'est tristesse c'est de la tristesse c'est de la colère c'est des larmes qui coulent et on voit que que qu'ils ont la qu'ils ont de la peine on a tous de la peine mais malheureusement en France on a appris à cette jeunesse à ne pas aimer la France on leur a appris à ne pas l'aimer on leur a appris desè l'école on leur a appris au travail on leur a appris dans les dans les institutions on leur a appris quand ils vont demander chercher du travail un logement on leur a appris à chaque moment de leur vie même dans les démarches administratifes que tuille à la sécurité sociale que tu ailles faire ta fich d'imposition ce rejet est systématique on leur apprend à ne pas les à aimer et du jour au lendemain quand cette jeunesse se lève parce que on nous tue et que ça va trop loin on leur envoie comme s'ils étaient les méchants de l'histoire mais en fait il faut remettre l'histoire dans le contexte aujourd'hui aujourd'hui quand ils font ça ils font ça pour pouvoir en tout cas dire STOP pour voir qu'on arrête et quand on voit la répression qui a pu avoir bah en fait moi pour moi je trouve que cette répression quand elle a été faite et que tout le monde pour moi il y a eu un abandon il y a eu un abandon les gens ils ont regardé on a regardé on les a tous regardé àer en prison quand je dis tous je parle de manière générale euh on les a est laissé en prison personne éétait là dans les procès pour aller les les les les les aider les avocats il y en a qui avaient pas d'avocat on a des familles qui se sont retrouvé dehors qui ont été expulsé parce que leurs enfants ça et voà là on parle c'est autant de la colonisation qui se passait ça où on sortait les gens de chez eux on parle de Gaza où on va sortir les HS de chez eux mais ça se fait en France ça se fait sous les yeux de tout le monde parce que des enfants parce que des jeunes se sont levés parce qu'on a mis une balle à bout portant dans le cœur d'un autre gamin et parce qu'on s'est révolté bah je trouve que la France les a laissé tomber euh ne les a pas assez soutenu euh et c'est des gamins qu'on a retrouvé en prison c'est c'est des gamins où ce doigt va se pointer sur eux et que ce doigt va les faire rentrer en prison ce doigt va orienter et et et et mettre leur système en tout cas de de vie euh euh pendant 10 15 ans et pour enlever ce doigt là ça va être le parcours du combattant peut-être qu'il y en a qui sont encore en prison aujourd'hui mais qu'est-ce qu'on en fait aujourd'hui on a le monde entier qui a été choqué parce qu'on a tué un enfant à bout portant d'une balle dans le cœur tout le monde est sorti dans la rue il y a eu des révoltes et s'il y avait pas eu des révoltes la mort de Naël serait resté dans le silence et ça c'est une réalité personne n'aurait rien dit du tout et quand ces jeunes-là se sont vont en prison et que ils prennent des peines des peines assez lourdes on voit pas j'ai pas vu d'indignation au niveau dans lequel ça devrait être j'ai pas vu des personnes se mobiliser effectivement on peut se voir ici on peut se revoir l'année prochaine on peut se revoir 10 fois dans l'année mais si on se mobilise pas si on va pas ensemble main dans la main on peut pas y arriver tout seul en fait ce racisme systémique pour qu'on pour qu' qu'on puisse l'éradiquer on doit demander à ce qu'il soit exhorté tous ensemble et pour demander à ce qu'il soit exhorté auprès de la France c'est pas que moi qui qui qui doit le demander aux générations leader ou certains c'est tout le monde bah quand il y a ces ces enfants ces familles qui se retrouvent dehors parce que des jeunes se sont levés parce qu'on a tué quelqu'un moi je trouve qu'il y a eu bah je trouve qu'on a pas été à la hauteur de ce qu'on aurait de ce qu'on aurait pu pu faire on a même eu des gens qui ont critiqué qui ont dit que mais quand on quand on a la France qui renvoie systématiquement à cette jeunesse et on leur apprend à pas aimer la France pourquoi ces gens-là se lèvent pas tout de suite se mobilisent en disant stop faut arrêter les traités quand on a aujourd'hui on a une génération on peut partir sur première et deuxè génération aujourd'hui on va faire plus attention à l'enfant à l'école mais à l'époque quand on avait des enfants qui étaient euh sourds des enfants qui qui ne voyaient pas bien des enfants qui étaient hyper actifs des enfants qui étaient dyslexiques c'est des enfants où on disait que c'était des enfants qui étaient turbulents ou des enfants qui ne dormaient pas chez eux ou des enfants dont les parents ne s'occupaient pas alors ces enfants étaient juste avaient juste soit un handicap soit une maladie c'était des enfants qui étaient mis de côté c'est des enfants qui subissent des brimades c'est des enfants qui subissaient des frustrations c'est des enfants bah qui bah sort sor du système scolaire parce que bah ils arrivaient pas à suivre et c'est des enfants qu'on retrouvé soit dans les CER soit dans la rue soit dans des groupes dans lesquels on dit mais pourquoi ils sont dedans mais en fait ils allaient juste dans les endroits où ils trouvaient des places bah aujourd'hui euh bah ces jeuneslà c'est pas qui qui voulaient c'est pas des jeunes là c'est pas ces jeunesl qui voulent je vais juste répondre à une dame qui me dit qu'elleit pas d'accord avec moi c'est encore le ah c'est encore le cas oui mais moins moins qu'avant aujourd'hui on pose des mots avant on posait pas des mots moi par exemple j'ai appris à 25 ans à mon frèreand quand il avait 25 ans Bagy quand il était dans ses 5 ans de prison euh bah que c'était un un grand dyslexique bah quand mon frère et B tout de suite bah je m'en suis même voulu mais j'avais que 14 ans je me suis dit wou j'ai pas pu sauver mon frère bah en fait mon frère depuis c'est le seul de chez nous qui est sorti de l'école très rapidement euh qui a eu un décrochage scolaire très rapidement qui a été dans des ceur très rapidement qui a été mis en tout cas on après on l' envoyé au Mali après il est parti en prison mais en fait mon frère a a grandi avec cet handicap et je m'en veux parce qu'on l'a pas aider parce qu'on a pas pu l'aider on n pas pu l'accompagner et aujourd'hui c'est un grand dyslexique et à l'âge de 32 ans pour pouvoir accompagner un dyslexique bah on peut le faire mais ça veut dire que sous cette génération c'est une génération qui a été gâchée qui a été touchée par le racisme systémique bon et je rappelle qu'évidemment en plus de réformer la police de la cave au grenier nous à la France insoumise nous continuons de dire que nous abrerons la loi cas9 permis de tuer qui a fait exploser le nombre de morts pour refus d'obtempérer une dernière question avant de vous laisser la parole une dernière question à ça quand même sur la Palestine tout à l'heure tu as brièvement évoqué Gaza tu as été très présente avec le mouvement pour Adama mais justice pour Adama mais aussi le mouvement antiraciste français dans son ensemble dans les mobilisations de soutien au peuple palestinien est-ce que tu peux nous dire pourquoi c'est important pour toi et quelle est la place justement de la cause palestinienne dans le militantisme antiraciste en France bah que ce soit au Congo que ce soit en Palestine en fait on doit tous se poser la question c'est comment dans un dans un monde sur notre terre euh des enfants peuvent mourir parce que des hommes se battent des terres comment des enfants peuvent mourir parce qu' ils se trouvent dans le mauvais pays comment des enfants peuvent se peuvent mourir parce que des gens ont décidé bah que ils allaient avoir cette terre là ben ça se passe c'est réel en fait je me dis que c'est pas possible c'est pas possible de dire bah aujourd'hui si on meurt si on vit si on si on est pardon dans le mauvais pays bah ta vie elle va prendre un parcours euh qui sera complètement prédéfini que tu peux mourir on peut pas vivre aujourd'hui dans un monde où des femmes et des et des des des des Palestiniens qui sont des femmes et qui sont des hommes qui sont des gens euh qui vont dans la rue pour jouer pour travailler pour aller faire des courses euh pour aller voir leur famille bah se font bombarder se font tuer bah on ne peut pas en fait on ne peut pas banaliser cette mort là on peut pas banaliser ces morts là on peut pas les normaliser ça peut pas devenir un quotidien dans nos vies et qu'on fasse comme si de rien nétait qu'on passe outre donc bien évidemment on est obligé de le dénoncer on est obligé parce que déjà on n'est pas un peuple de victime voilà et si on le dénonce pas c'est que nous sommes un peuple de victimes et je me mettrai jamais dans un peuple dans un rang de peuple de victime donc il faut continuer à dénoncer et que ce soit pour la Palestine pour le Soudan pour les Ouigours pour le Congo euh chacun à son niveau comme je dis on peut pas être tous au même endroit on peut pas tous être partout mais si on arrive à être chacun au bon endroit et à la bonne place pour certaines causes B on peut changer beaucoup de choses certains seront pour la Palestine certains pour le Congo il y en a pour les igours il y en a pour le Soudan il y en a pour autres chose il y en a ça sera mais aujourd'hui on ne peut pas euh euh vivre nous dans un pays se dire que D gens sont nés dans un pays dans le mauvais pays et rester spectateur parce qu'ils sont nés dans le mauvais pays parce que des autres hommes se battent pour des terres et que nous on ne fasse rien B bien évidemment et je pense qu'on l'a assez prouvé que le peuple français n'est pas un peuple de victime et qu'on continuera à soutenir jusqu'au bout merci infiniment à ça et comme je le rappelit tout à l'heure dans la conférence qu'on a organisé notamment avec Salah Amouri et d'autres sur la question de la colonisation de la situation à Gaza comme je le rappelais tout à l'heure et bien ce n'est pas seulement le nouveau front populaire qui a gagn les élections législatives le 7 juillet c'est aussi la revendication qui est écrite noir sur blanc dans le programme au côté du cesser le feu au côté de l'embargo sur les armes de la reconnaissance immédiate de l'État de Palestine par la France pour lequel le peuple a majoritairement voté je vais faire passer micro pour poser des questions essayez de pas être trop long dans vos questions si c'est possible pour que on puisse faire en sorte d'en avoir le maximum possible on va en prendre plusieurs à la suite et puis si on peut alterner femme homme ça serait merveilleux merci beaucoup bonjour moi c'est une question qui s'adresse aux deux ça et Dania vous avez parlé de de travailler sur les questions mentales dans dans le cadre de la fondation et moi je voulais enfin connaître un petit peu votre contenu si vous partiez aussi de l'histoire et je prends un exemple qui me parle beaucoup France Fanan quand il arrive à Lyon il commence ses études et il rencontre des des des des des gens qui sont malades et ils sont d'origine algérienne dans le quartier de de 3è arrondissement et ses collègues médecins psychiatres lui disent c'est le syndrô nord-africain mais eux ils étaient abîmés par le bâtiment ils étaient abîmés par l'usine et donc France fan il à moment donné c'est toutou enfin je veux dire pour lui pour un futur médecin psychiatre il dit non parce que leur corps est en souffrance et c'est ça qui fait qu'à un moment donné dans son histoire il se retrouve dans cette révolution algérienne et il devient ce qu'il est enfin ce qu'il sera francefant est-ce que vous travaillez aussi sur cette question historique concernant une référence comme France F moi j'aimerais savoir à qui s'adresse le le la formation pour des leaders et si c'est pour toute la France ou qu'est-ce qu'il faut faire pour être sélectionner et puis puis faire partie de ces cours profiter de ces cours cette formation bonjour moi j'aimerais poser une question en fait depuis que on est enfant dans nos quartiers nos mamans nous répètent quand on va sortir fais attention la police elle va pouvoir te tuer moi je veux revoir mon enfant quand il va rentrer comment ça se fait que en 2024 des mamans a encore besoin de demander ça comment ça se fait que alors que la loi est censé nous protéger que les procureurs sont censés prouver que la personne accusée est coupable comment ça se fait que ça soit à nous de prouver que nous sommes innocents il y a un double standard dans nos lois nous les noirs et les arabes on est là à nous demander de voter à nous sortir des quartiers quand il y a besoin de combattre le FN par contre on est encore là à nous pointer du doigt quand on a rien fait et à nous demander de prouver notre innocence comment ça se fait que comment ça se fait qu'en 2024 quand il y a des problèmes comme ça sur la table notamment avec tous les problèmes qu'on a pu évoquer jusqu'à présent que il y ait encore des regards suspicieux parce que juste on est en train de marcher dans la rue et surtout comment ça se fait que on nous pose encore la question pour pourquoi est-ce que vous vous sentez pas français comment ça se fait et je vais vraiment finir là-dessus que quand on évoque ce problème on se dis il faut des lois mais en fait il y a des il y a aucune loi qui leur permet de nous tuer il y a aucune loi qui nous permet de le rabaisser il y a aucune loi qui leur permet de fouiller nos partis génitales alors que c'est des policiers municipaux pourquoi est-ce que c'est encore à nous de prouver que ils ont fauté pourquoi c'est encore à nous de prouver que nous n'avons rien fait et pourquoi il y a rien il y a aucun dispositif pour les cont vol parce que en fait on parle de loi de mettre des nouvelles lois en place mais les lois elles sont déjà là par contre les dispositifs de contrôle ils sont nulle [Applaudissements] part oui bonjour moi j'ai une petite question en fait c'est par exemple comment réagir justement face à ce racisme parce que en fait moi j'ai un quartier qui est en rénovation et du coup bah on a de temps en temps on a des permanences de notre adjointe et quand on a une une adjointe à la cohésion sociale en discutant avec elle qui me qui me répond mais moi je comprends les gens quand ils pètent un câble ils prennent un fusil et il tirent sur ses jeunes comment on lui répond enfin c'est il il y a cette chose là d'accord mais ça c'était en privé et une autre chose aussi c'était quand on remet en question en fait notre comme si on était sale en fait comme si les noirs les arabes aussi étaient S et qu'on fasse des articles sur nous en dénonçant justement bah notre nos nos enfin nos manquements alors que ce n'était pas forcément le cas alors que il répondaiit enfin il s'organisaient pas pour gérer justement la gestion des déchets parce qu'il faisait des économies et que l'argent n'est pas réinjecté dans notre ville comment on fait justement pour euh voilà comment on fait pour ne pas agir négativement et pour encore avoir la force et de de pas voilà que de pas tout laisser tomber face à ça une dernière question avant les salves de réponse une dernière question une dernière question un homme de dernière question 2 secondes j'arrive vous fâchez pas j'arrive pour la dame pour la dame pour la D bonsoir déjà je voudrais dire tout mon soutien à Sat malheureusement moi aussi je connais la perte d'un petit frère et le combat dans l'enquête contre la police c'est vraiment compliqué je vais essayer d'être synthétique je voulais étendre le sujet par rapport à la discrimination dans le domaine médical le syndrome méditerranéen c'est-à-dire que moi par exemple j'ai un de mes cousins qui a eu une opération et il était en train de se vider de son son son littéralement on appelle le médecin pour lui dire mais en fait il se vide de son son et le médecin lui dit ben vous reviendrez à 18h sauf qu'il était 9h du matin et on nallait pas laisser mon cousin se vider de son sang et c'est aussi beaucoup de de de d'enquêtes et de des événement journalistiqu qui ont révélé queil y a beaucoup de personnes de racisé qui ont été confronté à des appels aux hôpitaux qui ont été refusés et pas plus tard que il y a trois ou 4 mois une petite fille de 10 ans euh elle se plaignait de douleur et elle est morte eu parce que les pompiers ont dit que elle faisait semblant voilà c'est ça ma question vous pouvez répondre vous pouvez répondre et après on fait une deuxième salve de question alors comme toi c'est la dernière question après on va me donner les questions bah pour te répondre à cette question pour revenir je l'ai dit tout à l'heure déjà sur la mort d'adamauré où 7 ans après on reconnaît la mort de Adama que les gendarmes sont bien responsables on va mettre en avant son corps on va dire qu'Adama Traoré était grand et costaud donc les gendarmes ont dû user de la force ça veut dire que quand c'est décps de couleur ça forcément mais en fait c'est pas c'est pas quelque chose qui sort de nulle part c'est quelque chose qui sort de l'histoire de la colonisation depuis toujours où le rapport au corps il est très violent par exemple l'histoire de la pièce d'identité en France le premier document officiel il est fait pour les esclaves noirs et quand un esclave noir sortait dans la rue s'il n'avait pas sa pièce d'identité on pouvait la battre on pouvait toucher à son corps et aujourd'hui on est encore en 2024 où ce rapport il arrive là je parler d'une expérience personnelle que moi j'ai eu je vais en Côte d'Ivoire il y a 3 ans j'aime beaucoup la Côte d'Ivoire donc j'ai allais euh j'y suis allé en Côte d'Ivoire et le jour où je suis rentré je me sentais pas bien je me sentais pas bien euh il y a on sortait du covid je crois que c'est en 2021 quand je pars en Côte d'Ivoire je me sens pas bien je je sens plus mes membres je demande à mes enfants de me masser et j'arrive dans l'avion je je m'allonge tout de suite et quand on arrive en France on va tout de suite à l'hôpital du cremlin bicep on reste toute la journée et j'étais avec donc ma copine avec qui j'étais nos enfants elle se sentait pas très bien aussi donc ils nous font aussi des prélèvements d'urine et ils disent à ma copine disent pas à moi ils disent mais vous êtes partis faire quoi en Côte d'Ivoire en fait il sous-entendait qu'on était parti se prostituer euh et elle dit mais qu'est-ce que qu'est-ce que vous racontez elle dit ouais mais c'est bizarre vos urines sanguins sont on presque sont presque les mêmes elle dit mais vous voyez pas qu'elle est pas bien et qu'elle est en train de monter ils disent de toute façon vous avez pas le Palu vous avez rien rentrez chez vous donc je reste peut-être 12h à l'hôpital je rentre chez moi moi mais je me sens pas bien j'appelle mon ami MAM siafa euh qui lui lutte contre le palu je lui dis écoute MAM je rentre de la Côte d'Ivoire je me sens pas bien ma température a fait que d'augmenter on a été à la salle pétrière s fermé le service infectiologie il appelle le professeur et il dit écoutez j'ai une ami qui sort de Côte d'Ivoire elle sent pas bien sa température fait que d'augmenter exceptionnellement parce que c'est son ami donc il me prend euh j'arrive j'étais à 40 42 43 et là ils disent ils pensaient que je faisais une mélingite euh il se rend essaie de me piquer j'ai pas je suis pas de mélangite et là le médecin il dit stop on arrête tout tout de suite il y a quelque chose qu'on n' pas fait qu'on aurait dû faire en premier déjà il dit madame vous avez aucune infection urinaire donc ce que cremelin avait dit avant euh et ils disent peut-être que vous avez la dingue ou chikungunia ou je ne sais pas quoi on envoie à avissen et le lendemain il s'avère que j'avais la dingue ça veut dire que si j'étais resté sur la première version de l'hôpital cremelin bicep on était parti se prostituer à au en Côte d'Ivoire et qu'en fait qu'on avait rien du tout qu'on avait juste chopé une maladie là-bas donc rentrer chez vous je serais peut-être rentrer chez moi sauf que la dingue est une maladie qui bouffe les organes euh et comme j'ai pas lâché moi je suis parti on m'a pris en charge mais voilà ça c'est le rapport en tout cas qu'on a au corps et que il faut surtout pas se laisser faire ça c'est un problème qui est réel en France mais ce problème il se il pourra pas euh se rétablir tant qu'on aura pas une reconnaissance dans l'histoire de la colonisation des et des et des et des et des de ce que de ce qu'ils ont pu faire sur les corps humains et tant qu'ils ne reconnaîtront pas quand on dit les Arabes à la scène c'est pas un mythe c'est une vraie histoire et tant qu'on ne reconnaîtra pas officiellement tous les sévismes et tout ce qu'on a fait subir sur décor on va continuer à subir ça parce que pour eux c'est normal c'est comme dans le racisme et dans la discrimination c'est comme quand je disais la France n'évolue pas en même temps que sa population B quand elle évolue pas en même temps que sa population ça aussi ça en fait partie parce que un un état est obligé d'évoluer et de se construire en même temps que sa population bah aujourd'hui on est encore dans une phase où cette histoire de la colonisation de l'esclavagisme et tous les svices qu'on qu'on fait qu'on a fait subir sur des corps humains N sont pas reconnus de manière officielle mais regardez dans l'histoire qu'on nous raconte les histoires des Amérindiens ne F partie de notre histoire on n parle pas euh mais parce que on a fait subir une extermination d'une population et on n parle pas et tant qu'on aura pas assumer tout ça on continuera à subir en tout cas ces ces violences là et tout ça après je sais plus c'est quoi les autres questions alors pour répondre à la question sur la santé mentale en France on a un très très gros retard sur sur le le la la la la la la la prise en charge la santé mentale et la et la réparation parce que il nous considè on n pas de statut de victime donc déjà on se bat pour être dans dans un dans pour que notre statut de victime soit reconnu alors que pour que la santé mentale pour que les réparations soi prise en compte il faut d'abord qu'on arrive à reconnaître la place de victimes ça veut dire ce qui est assez avancé soit au Canada ou en France n'est pas du tout en France là on va bientôt préparer une une une conférence sur ça mais aujourd'hui on est très très loin de ça on a les familles qui subissent des violences du racisme c'est des personnes qui restent avec un un état une un état mental et une santé mentale à ce niveau-là ce que vous disiez sur Fran Fanon bien évidemment encore une fois on ne peut pas construire on peut pas avancer si on ne va pas sur l'histoire et sur ce qui a été dit sur ce qui a été fait avant et il faut que ce soit reconnu de manière officielle donc déjà on est déjà dans la reconnaissance d'un statut de victime ce qui est très difficile en France les victimes sont souvent les forces de l'ordre on renverse toujours la situation euh donc aujourd'hui on se bat pour ça et bien évidemment la santé mentale arrive avec ensuite ag RAC comment réagir au racisme avec son adjo à la cohésion sociale qui dit qu' sont bah il faut comment comment réagir par rapport à ce que vous disiez madame par sur les phrases sur c'est normal cont tu en faitement le fait de prendre la mus sur bah il faut dire à cette personne il faut pas avoir peur des mots he quand je le disais tout à l'heure il faut dire à cette personne qu'elle est raciste he il faut pas faut pas oser lu faut pas voilà euh il faut dire à cette personne euh en fait votre racisme il se définit ce qu'on est dans un pays en France où il n'y a pas que des noirs et des Arabes et que les rédéo ne se font pas que par des noirs et des Arabes et des quartiers populaires comme le refus de tempérer mais ça veut dire qu'on tue pas les autres pourquoi le choix de pouvoir les tuer eux serait beaucoup légitime aujourd'hui moi euh quand on grandit à la campagne il y a beaucoup de personnes blanches on par quand on dit des Noirs et les arabes on parle aussi hein des personnes des gens du voyage les personnes asiatiques ça regroupe vraiment toutes les personnes ici d'ailleurs comme ils le disent mais en fait quand c'est orienté et que c'est choisi on vit dans un pays où il y a pas que des noirs et des Arabes c'està direire que les rodéos se font aussi par d'autres personnes et on vient pas mettre une balle dans la tête euh à à une personne blanche parce qu'elle a fait un rodéo on vient pas mettre une balle une balle dans le dos à une personne blanche parce qu'elle a fait un refus d'obtempéré on vient pas porter le poids de trois corps euh de on fait pas un plaquage ventral à une personne blanche parce que elle a pas sa pièce d'identité donc il faut juste dire à cette personne et en fait ça ça va lui faire beaucoup beaucoup de mal parce qu'elle pense que elle est dans un rôle de sauveuse euh et de paternalisme mais qu'elle est raciste pour frç alors la question pourquoi on se sent pas français en fait ils ont été très très très forts dans la construction de l'histoire de France ils ont été très très très très très très fort ça veut dire qu'ils ont ils pensent 50 ans 20 ans avant ça veut dire qu'on est dans une dans dans la construction de la France euh dans la construction de la France bon on s'est battu aujourd'hui faut bien regarder que on a quand même omis euh plusieurs déjà on va parler des Amérindiens qui n'existent même pas dans l'histoire de la France parce qu'ils ont quand même eu un rôle quand quand Christophe Colomb part ça sort pas nulle partin euh ça on parle pas de cette extermination donc ça ça fait plus partie de la frise chronologique quand on parle de l'histoire de l'esclavagisme ça en fait partie mais un tout petit peu donc c'est pas assumé aussi quand on on parle de de la guerre 39 45 des Tirailleurs Africains qui sont venus qu'on les efface de l'histoire en fait c'est très simple pourquoi on se sent pas français moi mes grands-parents ils ont fait la guerre 39 45 un de mes grands-parents y en a qui s'appelait Mara traor il y en a qui s'appelait bagi trauré bagi trauré est mort à Marseille pendant la guerre 3945 Mara trauré qui est le il est reparti avec une jambe en moins au Mali eux font pas partie de l'histoire de la France mais si pourquoi quand quand ces colons vont s'asseoir pourquoi on les enlève de l'histoire de la France bah si on les avait pas retiré l'histoire de la France on leur avait donné leur statut de soldat ils auraient été considérés comme des héros ben moi aujourd'hui je seraai pas à satraoré je serai la petite fille d'un héros et on tue pas les enfants de héros on naurait pas tué Adam Traoré ça veut dire que si ils avaient mis dans l'histoire de France ils avaient mis dans la dans dans la construction de France dans la chronologie de France le rôle de chacun est attribué on serait tous des petits enfant de héros et on n'aurait jamais tué le petit enfant de héros on naurait jamais tué Adam trauré on n'aurait jamais tué naë on naurait jamais mis une balle dans la tête de Ryana on aaurait jamais tué les frères Camara on n'aurait jamais tué gay Kamara on aurait jamais tuer ces personneslà parce qu'on un héros est quelque chose de fort et quelque chose de puissant qui représente on le voit lors des commémoration aujourd'hui le font maintenant mais on le voit lors des comméoration pour ceux qui sont pas là on dit le fils de tel héros le petit fils de tel lieutenant de tel héros Ben on en prend soin on le valorise mais il sont dit mais oh là là si tout C tirailleurs là toutes ces personnes là qui ont combattu pour l'histoire de la France même avant ça si on leur donne un statut héroïque donc leurs enfants prendront du pouvoir en France et sur les colonies que nous avons prises ils seront forcément considérés comme des enfants de héros donc oui pourquoi on se sent pas français parce que déjà ceux qui était avant nous on les a pas sentis comme des Français on les a enlevé l'histoire donc on va renverser l'histoire et en fait de dire et c'est de dire moi quand je leur dis je mais vous savez à qui vous parlez vous parlez vous parlez à la petite fille de héros qui ont fait la guerre pour la France je je mais est-ce que tu sais à qui tu parles j'ai dit tu m'arrives même pas à la chevie ça veut dire que même un propos raciste m'atint même pas et en fait c'est comme ça qu'il faut leur répondre et moi quand on fait des tournées de quartier parce qu'on va dans les tournées de quartier et je dis aux enfants à ces jeunes là mais est-ce que vous savez comment vous êtes arrivés en comment vos familles sont arrivéses en France c'est quoi votre histoire c'est quoi votre nom de famille parce que pour ça pour tap pour te pour te sentir ce que tu as envie d'être il faut que tu te connaî ton histoire par exemple je leur dis Traoré ça veut dire guerrier et je leur dis je suis descendant d'une famille de guerrier moi et je sais en fait quand quelqu'un vient me parler tu ça ne m'atteint pas parce que je connais ma place je connais ma valeur je sais d'où je viens et ça c'est cette restitution là qu'il faut refaire et c'est de reconstruire à l'envers notre identité et notre place et ben quand tu vas rechercher quand tu sais que tu as un oncle une tante quelqu'un qui a participé à un combat à la construction de la France tu dis bah attends tu te rends compte que tu fais partie d'une lignée d'une famille de héros bah ça change la construction de quelqu'un il faut commencer par là juste sur l'intervention que tu avais faite tout à l'heure pour continuer un peu et je crois que ici tout le monde partage la colère don dont tu parlais en en pointant en 2024 à quel point tu as raison il n'y a aucune loi qui permet de légitimer de tuer de tuer quelqu'un dans ce pays mais quand même sur un un point que tu as dit qui me paraît important à un moment tu as dit les lois existent et tu parlais du contrôle alors le contrôle 100 % d'accord parce que une loi c'est un bout de papier si derrière il y a pas des moyens pour les faire contrôler si derrière il n'y a pas de sanction et qu'il y a une impunité policière et c'est pourquoi nous par exemple on se bat sur la réforme de l'iggn l'IGPN pour avoir des des des institutions indépendantes qui puisse contrôler l'action de la police et des gendarmes et qui ne soit pas composé de policiers de gendarmes et qu'il y ait des citoyens des associations des chercheurs bon ça c'est un point très important mais quand même je vous alerte quand même sur le fait que combattre pour la loi ce n'est pas inutile pourquoi parce que sinon c'est la police qui fait sa loi tout à l'heure avec en discutant avec assa juste avant de faire c cet échange avec vous on se rappelait que Castaner qui est les borgneur des gilets jaunes et cetera et cetera mais n'empêche que Castaner juste quand il a commencé juste à évoquer peut-être le fait qu'il fallait des pratiques notamment le placaage ventral responsable de la mort d'Adama et d'autres qu'il fallait interdire certaines pratiques l'étal et bien il a directement été dégagé de sa fonction de ministre de l'Intérieur si vous ne comprenez pas que aujourd'hui vous avez des corps policiers qui en fait font leur propres loi justement parce qu'il n'y a pas de règles commune qu'on s'est donné pour dire dans notre pays la police ne fera pas ça dans notre police la dans notre pays la police aura interdiction d'avoir des les armes qui tuent en manifestation dans notre pays la police aura interdiction de faire du placaage ventral dans notre pays on va faire le récipicé du contrôle au faè parce que quand on contrôle quelqu'un il faut avoir une raison objective et on veut qu'on nous la donne la raison pas juste la couleur de peau pas juste que il avait l'air je ne sais quoi alors ça règlera pas tout mais il n'empêche que sinon on ne comprend pas pourquoi est-ce que par exemple suite aux révoltes des quartier populaire pour Naël dont tu as très bien dit tout à l'heure que c'était des jeunes gens qui comprenaient très bien que si il n'y avait pas une expression de colère parce que ça aurait pu être chacun d'entre eux et bien ce système continuait et bien si on comprend pas pourquoi par exemple il n'y a aucune réaction à deux syndicats de police majoritaires qui disent dans un communité qu'il rentrent en guerre contre des nuisibles en parlant des jeunes des quartiers populaires qu'il n'y a même pas ce n'est même pas aucune réaction mais des réactions de soutien des pouvoir politique lorsque les policiers qui se mettent en arrêt maladie pour défendre leur collègues qui a figuré et dit et que on les soutient derrière alors qu'ils n'ont pas le droit de faire ça donc en fait faire la loi abroger la loi cas9 la loi d'amatraoré dont je parlais tout à l'heure sur l'interdiction de méthode qui tue revenir à des codes de déontologie de la police comme en 1986 où vous aviez le préfet grimaau de l'époque le préfet de Paris qui disait dans et c'était un code de déontologie qui était très stricte pour les policiers qui disait à l'époque un policier qui tape un homme à terre est un po policier qui se déshonore et bien ça si on arrive à faire avancer ces règles-là changer le code de déontologie mettre des lois et bien ce n'est plus la police et l'impunité policière qui feront foi mais ça sera bien la police qui devra être au service du peuple parce que normalement la la police est doit être un corps républicain et en République on doit respecter l'égale dignité des êtres humains et l'égalité des êtres entre eux FA ouais on fait deux trois questions et après on va devoir libérer le ah ok alors oui pour participer j'ai pas ce pouvoir là c'est Émilie qui qui fait les les recrutement alors sur la page Instagram génération leader donc là je pense qu'en septembre ils vont mettre le l'inscription alors les inscriptions en tout cas elles peuvent se faire voilà ça peut être un CV une lettre il y en a il font une lettre il y en a il font une vidéo les gens se présentent de manière comme ils veulent c'est Émilie qui fait le premier recrutement et nous on fait la deuxième phase de de de de recrutement non c'est réservé à tout le monde génération leader on fait juste de trois questions après on évacue l'attente parce qu'il y a une conférence après bonjour juste pour répondre à votre question on tient à ce que cette formation so gratuite parce que si on dit qu'on accompagne et qu'on veut qu'on on donc on cherche en tout cas des financements d'ailleurs pour qu'on continue à ce que cette formation ne soit pas payante et qu'elle soit gratuite bonjour déjà je voulais vous remercier parce que vous avez vous avez dit juste avant que les gens des quartiers ne sont pas forcément des gens racisés je pense que c'est important de le dire parce que à la fois dans l'inconscient des policiers ou dans l'inconscient des gens qui valident l'action des policier on est persuadé que lorsqu'on intervient dans les quartiers on intervient contre des gens qui sont issus de l'immigration ou contre des musulmans et forcément ben ça passe toujours bien et je pense que dire que dans les quartiers il n'y a pas que des gens de couleur je crois que c'est important dans un deuxième temps on parle de racisme et j'aurais aimé aussi qu'on parle de racisme au sein de la politique puisqu'on est entre nous et je pense qu'on peut se dire les choses euh la promesse républicaine c'est de permettre à n'importe qui d'accéder à n'importe quelle responsabilité or on se rend compte que lorsque vous avez des des gens qui sont issus de l'immigration ou qui sont des musulmans d'apparence ou je sais même pas comment les qualifier ces gens-là essaient de pousser l'engagement politique et bien où on leur dit que bah c'est pas possible parce que on ne peut pas voter pour des gens de couleur ou des gens avec une origine ou une religion supposée parce que atttion en France on voit beaucoup rassemblement national ou alors on leur dit on les suspecte d'entr tris et sont des sont des des des qualificatifs ou des accusations dont on ne peut même pas se se défendre alors j'aurais aimé savoir quelle était la position de la France insoumise sur la question j'aurais aimé savoir quel était le combat que pouvait mener le comité de Traoré sur cette questionl et voilà je je je voulais finir par ce par cette petite citation et je vais pas citer des grands auteurs en tout cas un grand auteur pour moi qui disait je veux devenir ce que j'aurais dû être et je crois que c'est c'est une des des volontés des personnes qui me ressemble un peu euh et qui qui veulent aller jusqu'au bout des choses et obliger la promesse républicaine on veut devenir ce qu'on aurait dû être alors est-ce qu'il est possible de devenir ce que l'on aurait dû être je laisserai mathil répondre plus profondément dans la question mais en tout cas n notre rôle c'est que comme j'ai dit dès le début si aujourd'hui je suis là moi je marche seulement avec ceux qui nous assument mais le le travail doit être encore beaucoup plus renforcé et que les personnes des quartiers doivent faire partie encore de plus en plus des partis politiques des gouvernements euh et des rôles à décision des rôles de pouvoir et euh euh on l'a vu il y en a qui ont on l'a vu sur la les dernières députations mais il faut que ce soit encore beaucoup plus euh renforcé et beaucoup plus plus fort et pour répondre à au monsieur qu'on ne soit pas juste des garants et des cautions de personnes qui viennent voter parce qu'aujourd'hui la démocratie c'est pas ça la démocratie c'est d'être de faire des choix libres et d'être libre d'aller où on veut bah on espère en tout cas que la France assomise continuera dans ce sens-là mais encore plus fort et qu'il y en aura encore plus les prochaines fois je te donne la la parole juste après excuse-nous du coup mais juste pour répondre à cette question parce que c'est une question très très importante c'est une question très importante dont je dirais que aujourd'hui la France insoumise n'est pas encore au niveau où elle devrait être mais la France insoumise progresse sur ces questionsl de manière très forte et je le dis d'autant plus que quand on regarde la représentativité de l'Assemblée nationale aujourd'hui c'est une catastrophe sur beaucoup des aspects et donc la le fait d'avoir en tout cas nous dans mon groupe parlementaire à la France insoumise des gens qui viennent de quartiers populair tout à l'heure Ali il est plus là parce que ça serait intéressant qu'il soit là si il est où voilà qui vient d'être élu député bon par exemple pour nous c'est une fierté que Ali soit député du du groupe parlementaire alie tu veux dire un petit mot là-dessus alors mathilde a dit quelque chose de très fort elle a dit c'est une fierté que Ali fasse du groupe parlementaire nous on va se battre pour que des Ali ça dev dev devienne une [Musique] normalité bonsoir j'allais dire je suis ému mais non en fait je rigole je plaisante merci merci beaucoup merci pour votre accueil merci Mathilde merci ass ça merci Dalia génération leader et les filles SS au cur Sergi au cœur peut-être le frère de Sergi merci tout le monde bon je sais pas quoi vous dire si ce n'est que je suis très heureux d'être là pour pour moi c'est la première fois j'espère revenir encore encore et encore avec beaucoup d'autres mondes euh des gens des quartiers populaires puisque hier on parlait beaucoup de de d'éducation populaire je pense que la place des quartiers populaires est ici à Valence et ailleurs on se doit d'être présent on se doit de reprendre la main sans mauvais de mot avec Fabien Rousel parce que c'est pas trop mon truc mais c'est pas très grave mais en tout cas on se doit de reprendre la en tout cas moi je suis très heureux très heureux d'être nouvellement élu député et je remercie également la France insoumise puisque sans eux j'aurais été un peu plus compliqué puisquen 2022 j'ai été candidat on a réussi un bon score mais voilà rester candidat toujours en indépendant bah du coup on reste un peu à la marge des des lieux où où les choses se décident donc merci à eux de d'avoir d'avoir fait la passe décisive on va dire et euh et puis on va continuer j'espère qu'il y en aura beaucoup d'autres euh des comme moi des Ali des des abdouay des fatumata des Kadija des Fatima des cléments des des Jérôme et plein de personnes qui vivent aussi dans nos quartiers populaires qui ne sont pas forcément racisés mais qui ont les mêmes difficultés sociales que tout le monde rencontre il faut bien avoir ça en tête puisqu'il y a pas de frontière par rapport à ça et j'espère qu'on pourra porter très haut les combats contre le racisme contre l'islamophobie contre la négrophobie contre l'arabop compte tous les mots en I à la fin et en ist donc battons-nous et puis merci encore et je vous redonne la parole et je vais rejoindre mes camarade on avait une bonne discussion franche merci merci Ali et juste dire que donc je disais évidemment il faut continuer de progresser euh et que tu as raison qu'il va falloir que ça devienne de plus en plus normalisé si on peut le dire comme ça et qu'il ait des représentants du peuple qui soi justement à l'image du peuple et je voulais saluer bon il y a là comme j'avais vu Ali je vais parler d'Ali mais il y en a il y en a beaucoup d'autres qui sont aussi Abdelkader Idir Carlos beaucoup d'autres qui sont issus des des quartiers populaires et qui sont des acteurs de quartiers populaires et qui ont II été élu avec cette expertise alors il y a juste une question qui était juste là [Applaudissements] [Applaudissements] on prend juste une dernière question après on va devoir évacuer l'attente merci à vous attend justeimposer d'cord merci déjà pour cette conférence qui était très intéressante et et vraiment instructive tu as parlé du collectif Adama parce que tu milites et que c'était ton combat d'abord mais aussi parler des solidarités et et de du lien que vous avez avec les autres victimes de violence policière et je voulais que tu puisse revenir sur la manière dont vous vous travaillez en collectif avec d'autres victimes de violence policière et de quelle manière vous vous vous travaillez ensemble en commun moi ce qui ce qui est important dans dans dans le soutien en tout cas des des familles de victimes c'est que ils soient le POR leur propre porte-parole et qu'ils aient surtout pas peur de parler parce que c'est important qu'on mette une image un un visage sur la famille de victime parce que des des combats il y en a tellement qu'on passe vite euh on passe vite à un autre combat et c'est de dire que comment les accompagner à prendre la parole à ce qu' ait pas peur à prendre le bon chemin rapidement euh comment organiser les premières manifestation euh les conseillers sur les avocats ce qu'il faut faire sur les autopsies ça c'est vraiment le premier prier conseil mais vraiment qu'il soit vraiment le porte-parole nous on vient à côté mais ça on peut pas en fait ce qui est important c'est qu'on peut pas être le porte-parole de tout le monde partout à chaque moment et c'est de dire comment on les aide en tout cas à ce que un membre de la famille devienne en tout cas le le le leader de de de de ça et comment il peut il peut euh comment en parler et pas se faire voler la parole pour pas qu'il a de récupération politique aussi tous ces conseils là sont très importants comment il faut s'entourer comment j'ai majoritairement malheureusement ça se passe dans les quartiers comment impliquer le quartier parce que le combat il doit rester local si le combat il est pas local bah sur plusieurs années tu te retrouves tout seul si le quartier t'accompagne pas et ça c'est une des premières choses qu'on dit c'est que le combat il est local c'est le quartier qui le porte et après on va au National et les gens viendront après comment aussi on soutient comment le quartier peut soutenir aussi les FAM les les les les les familles qui qui sont là la mère les frères les sœurs comment chacun peut avoir un rôle voilà en tout cas la première aide et qu'on peut qu'on peut en tout cas apporter dans l'accompagnement et dans le conseil des familles euh là on arrive sur la fin euh rapidement moi je voulais juste dire quelque chose c'est quelque chose qu'on n pas forcément abordé euh j'essaie de le faire en 2 minutes c'est vraiment la place de la femme aujourd'hui je pense que c'est très très important en France de parler de la place de la femme on a l'impression d'avancer mais un peu en même temps on a l'imession de régresser et en fait la femme aujourd'hui bah elle est elle est puissante et plus elle est puissante et plus on a des hommes puiss puissant qui vont oppresser aussi et c'est surtout l'image et l'espoir qu'on va donner aussi à cette ces futures générations ces petites filles ces jeunes filles ces adolescentes qui sont là bah de dire qu'elles ont le droit qu'elles aient confiance en elles qu'elles sont belles euh qu'elles peuvent réussir que elles peuvent que leur vie ne dépend pas d'une autre personne sur l'état et sur l'avenir qu'ils peuvent avoir et que aujourd'hui elles doivent prendre en tout cas euh il y a tous les moyens sont là pour qu'ell puisse en tout cas être l'avenir ell pour moi euh elles sont l'avenir de de de d'aujourd'hui et de demain c'est euh et je pense qu'on a pas assez mis en avant la place euh des femmes l'intelligence des femmes le rôle est- ce qu'elles peuvent apporter et ça c'est super important parce qu'on a je n'ai même on en a pas beaucoup parlé mais je pense que ça c'est important de le remettre au centre parce qu' pe aussi on a Mathilde Panau qui est là à côté à côté qui est une femme qui est une femme aussi de pouvoir qui arrive à dire les choses qui les expriment c'est important bah que toutes ces femmes-là aussi euh ceux qui arrivent pas ceux qui ont du mal ceux qui n'ont pas forcément confiance en elle bah puissent y arriver parce que ce combat là on peut pas le faire sans elle moi je suis une femme qui qui porte le combat de mon frère mais il peut se faire aussi que avec des femmes et le combat des hommes se fait aussi avec les femmes même si on parle beaucoup des violences faites aux hommes mais il se fait pas l'un sans l'autre mais il faut juste remettre au pouvoir la place de la femme merci merci Dania d'avoir été là merci infiniment à à pour le temps passé cet échange et je comprends que ça soit un peu frustrant parfois parce que on aurait aimé le poursuivre mais les échanges comme les combats sont à poursuivre merci infiniment tout notre soutien dans la lutte qui continue on sera là dans les prochaines échéances et on va y arriver merci beaucoup