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InterviewRTL (sur YouTube)· 28 octobre 2024 14 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Roland Lescure invité du Grand Jury de RTL

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    On a une assemblée nationale fracturée avec trois blocs irréconciliables. Comment analysez-vous cette situation ?

  • 0:20OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui s'est passé pendant les débats sur le socle commun ?

  • 1:59RelanceRéponse directe

    Quelles conséquences pour l'impôt sur les sociétés après les amendements votés ?

  • 2:52OuverteRéponse directe

    La Cour des comptes évoque un dérapage de 52 milliards en 10 mois. Quelles en sont les causes ?

  • 3:32OuverteRéponse partielle

    Comment expliquer le manque de recettes fiscales anticipées ?

  • 4:06FerméeÉludée

    Bruno Le Maire devrait-il démissionner pour ces erreurs de prévision ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00PrésentateurChiffre
    « On a ramené l'impôt sur les sociétés à la moyenne européenne. On était à 33, on est passé à 25. »
  • 2:11PrésentateurChiffre
    « on passe à 40, voire même à 55% pour les très grandes entreprises. »
  • 2:52InvitéChiffre
    « La Cour des comptes parle de dérapage sans précédent, absolument considérable, inédit, une dérive de 52 milliards d'euros en 10 mois. »
  • 3:27PrésentateurFait
    « on a eu beaucoup moins de recettes fiscales que ce qu'on attendait. »
  • 4:20PrésentateurChiffre
    « On a gelé des dépenses dès le début de l'année, 10 milliards de mémoire. On en a gelé à nouveau au printemps, 10 milliards de plus. »
  • 11:12PrésentateurChiffre
    « 7,5 millions de Français d'origine étrangère qui vivent en France. »
  • 11:36PrésentateurChiffre
    « il y a des dizaines de milliers de personnes issues de l'immigration qui travaillent dans des restaurants, dans la construction, dans l'industrie. »

Temps de parole

  • Présentateur81 %
  • ?6 %
  • Roland Lescure5 %
  • Invité4 %
  • Invité 22 %

≈ 49,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Aujourd'hui on se trouve dans une situation où on a une assemblée nationale qui est fracturée. On a trois blocs

0:04
Locuteur

qui

0:06
Présentateur

sont dans une large mesure irréconciliables, mais qui, on l'a vu, votent régulièrement ensemble, le RN et le NFP, des amendements par dizaines pour ajouter des taxes par centaines de milliers.

0:17
Invité

Et vous, vous avez quelque chose qui s'appelle, ce qu'on appelle le socle commun. Beaucoup n'étaient pas présents dans l'hémicycle. Qu'est-ce qui s'est passé pendant ces débats ? Vous aviez piscine ? Non,

0:24
Présentateur

le sujet c'est pas la piscine ou l'absentéisme. Le sujet, la réalité, c'est qu'aujourd'hui,

0:29
Locuteur

quand

0:30
Présentateur

le RN et le nouveau Front Populaire votent ensemble, présent ou pas présent, évidemment on est minoritaire. Et donc ça nous met dans des situations difficiles, sur des impôts supplémentaires, des dizaines et des dizaines de taxes, donc certaines quand même assez improbables, sur les croquettes pour chiens, etc., qui nous amènent aujourd'hui à un budget qui a pris une taille, je dirais un peu pentagroélique, qui va être évidemment difficile à voter, même si l'examen n'est pas terminé. Donc on verra quand on y arrive.

0:57
Roland Lescure

Les députés, ils vous offrent un superbe argument finalement. Ils sont en train de détricoter ce budget, d'en faire tout et n'importe quoi. Et vous, finalement, plutôt que d'utiliser le 49-3, vous allez dire « Ah ben,

1:06
Locuteur

en

1:06
Roland Lescure

fait, très bien, ce budget-là, il ne nous convient pas. » Non, mais c'est vous qui l

1:08
Présentateur

'avez dit. Moi, je le regrette.

1:11
Locuteur

Moi, il

1:11
Présentateur

y a une chose qui est claire en tout cas. C'est que dans le socle commun, comme vous l'avez appelé, dans notre groupe Ensemble pour la République, on avait une ligne très claire.

1:18
Locuteur

À

1:18
Présentateur

la fois la responsabilité budgétaire. Il faut reconnaître que le déficit budgétaire est élevé, et donc il faut le réduire. Et pour ça, je dirais un mélange qu'on aurait préféré, un peu plus du côté des dépenses que des impôts, mais de réduction des dépenses et de hausse des impôts. Et ensuite, une boussole très claire, c'est ne pas mettre en danger la compétitivité de la France, l'attractivité, l'emploi,

1:39
Locuteur

l'industrie.

1:39
Présentateur

Vous reprenez

1:39
Locuteur

les mots de

1:40
Invité

matraquage fiscal qu'on a beaucoup entendu après l'adoption de plusieurs dispositions, de plusieurs amendements

1:45
Présentateur

cette semaine à l'Assemblée nationale.

1:46
Locuteur

C

1:46
Présentateur

'est une véritable foire qu'on a. C'est même plus du matraquage. Ça part dans tous les sens, vous l'avez dit. On a des taxes sur les milliardaires, sur les riches et sur le revenu. Ça commence à se compliquer. Sur les entreprises. Vous savez qu

1:59
Locuteur

'une

2:00
Présentateur

de mes grandes fiertés

2:01
Locuteur

du

2:02
Présentateur

premier mandat, c'est qu'on a ramené l'impôt sur les sociétés à la moyenne européenne. On était à 33, on est passé à 25. Avec ce qui a été voté à l'Assemblée nationale, on passe à 40,

2:12
Locuteur

voire

2:12
Présentateur

même à 55% pour les très grandes entreprises. Mais c'était même le projet du gouvernement de

2:17
Roland Lescure

Michel

2:17
Locuteur

Barnier de l'augmenter un peu.

2:18
Présentateur

De l'augmenter un peu. Et moi j'ai regretté d'ailleurs qu'on aille au-delà des 33 qui étaient ceux qui prévalaient en 2017. Et ça fait partie des débats qu'on a eus avec le gouvernement, pour lesquels on sera peut-être entendu dans la copie finale, comme on dit. Mais 40% ou 55%, c'est quasiment confiscatoire. Si vous voulez, et moi j'y crois fortement,

2:38
Locuteur

ce

2:38
Présentateur

qu'on appelle la politique de l'offre, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on est capable d'attirer en France des grands investisseurs qui viennent installer des usines dans nos territoires. Et tout ça c'est fini ? Non, on va tout faire pour que ce ne

2:48
Locuteur

soit pas

2:49
Invité

terminé. Vous parlez de ça, moi ce qui m'intéresse c'est les 10 derniers mois. La Cour des comptes parle de dérapage sans précédent, absolument considérable, inédit, une dérive de 52 milliards d'euros en 10 mois. Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce que vous saviez personnellement

3:01
Locuteur

?

3:01
Présentateur

Alors d'abord moi j'étais ministre à Bercy, mais je ne dirais pas à l'étage budgétaire. Je ne

3:05
Locuteur

veux

3:05
Présentateur

en aucun cas me dédouaner,

3:07
Locuteur

mais

3:07
Présentateur

je tiens en

3:07
Locuteur

charge de l'industrie.

3:08
Présentateur

Je faisais plutôt partie des dépensiers que des économes.

3:11
Locuteur

Je

3:12
Présentateur

le disais tout à l'heure, décarbonation, industrie, etc. Maintenant, c'est très bien que cette commission d'enquête puisse ouvrir les livres et regarder exactement ce qui s'est passé. Ce qu'on a réalisé en tout cas, c'est que par rapport aux prévisions initiales du budget, on a eu beaucoup moins de recettes fiscales que ce qu'on attendait. Sur un certain nombre de recettes, donc la TVA a été moins forte que ce qu'on attendait.

3:32
Invité

Mais comment ça s'explique ? C'est un défaut d'anticipation ? Qu'est-ce qui est responsable de

3:37
Locuteur

ça ?

3:37
Invité

Moi,

3:37
Présentateur

je ne ferais pas... J'ai été fonctionnaire à Bercy il y a 35 ans. Donc, je ne ferais pas partie de gens

3:41
Locuteur

qui

3:42
Présentateur

se déresponsabilisent en chargeant les fonctionnaires. Vous pensez à qui ? Non, quand on est ministre, on est responsable de son administration.

3:49
Locuteur

Donc, c'est

3:49
Invité

le ministre qui est responsable, c'est Bruno Le Maire ?

3:51
Présentateur

On est responsable de l'action publique. Et ensuite, quand il y a des erreurs, des surprises, des échecs, ça arrive. Il faut qu'on puisse en identifier les sources, non pas pour pointer telle ou telle, mais pour éviter que ça se reproduise. Il aurait dû démissionner, Bruno Le Maire

4:08
Locuteur

?

4:09
Présentateur

Pourquoi ?

4:09
Roland Lescure

S'il s'était rendu compte que ses prévisions n'étaient pas bonnes, les prévisions de son administration... Non,

4:14
Présentateur

moi, je pense que ce qu'on peut dire, c'est que dès qu'on a eu connaissance du fait que ses prévisions n'étaient pas au niveau, on a agi. On a gelé des dépenses dès le début de l'année, 10 milliards de mémoire. On en a gelé à nouveau au printemps, 10 milliards de

4:26
Locuteur

plus. C'est un petit peu

4:26
Invité

timide, vous reconnaîtrez aujourd'hui que c'est un petit peu timide, vu

4:28
Locuteur

l'ampleur de la tâche

4:29
Présentateur

aujourd'hui pour le budget. Là encore, c'est peut-être un peu timide, mais on nous l'a beaucoup reproché. 30 milliards de gel de dépense en une année, ça ne s'était jamais fait avant. C'est vrai qu'on a eu moins de recettes qu'anticipées. C'est vrai que de ce point de vue-là, on s'est trompé, il faut l'assumer. Mais pas, là encore, pour pointer du doigt ou envisager telle

4:44
Locuteur

ou telle démission.

4:44
Roland Lescure

Le député LFI Andy Kerba a reconnu cette semaine avoir acheté de la drogue il y a quelques jours. Est-ce qu

4:50
Locuteur

'il

4:50
Roland Lescure

doit démissionner

4:51
Locuteur

? Non,

4:52
Présentateur

mais là, je voudrais élaborer un peu, parce que c'est important. On a vu des ministres, y compris du gouvernement actuel, s'élever contre ça en disant qu'il doit démissionner. J'aurais aimé qu'il soit tout aussi, je dirais, sévère avec d'autres parlementaires, notamment au Sénat, qui avaient à la fois

5:06
Locuteur

consommé

5:07
Présentateur

de la drogue et qui avaient en plus profité de cette occasion pour essayer de forcer une jeune députée.

5:13
Locuteur

J'ai joué le garde.

5:16
Présentateur

Donc, vraiment,

5:17
Locuteur

je pense que... Qui lui n'a pas

5:17
Invité

reconnu les faits ?

5:18
Présentateur

C'est un petit peu différent. Oui, mais,

5:20
Locuteur

au

5:21
Présentateur

fond, on est face aux balles des hypocrites. D'un côté, on dit, c'est un scandale, il faut qu

5:25
Locuteur

'il

5:25
Présentateur

démissionne. De l'autre, on dit, le pauvre, c

5:27
Locuteur

'est

5:27
Présentateur

une victime. La réalité, c'est que quand on est parlementaire, on est responsable et qu'il faut assumer

5:32
Locuteur

les

5:33
Présentateur

faits. Et je pense qu'il l'assumera face à la justice et aussi face, je dirais, au système médical. Voilà, maintenant, est-ce qu'il doit démissionner ? Il est en phase avec sa conscience. C'est à lui de prendre cette décision. Vous dites

5:44
Locuteur

non. Mais moi, je ne suis pas là pour

5:45
Présentateur

donner naissance de morale à tous et à toutes. Je suis là pour m'assurer que,

5:48
Locuteur

quand

5:49
Présentateur

une irresponsabilité patente est, je dirais, éprouvée, qu

5:53
Locuteur

'on

5:53
Présentateur

donne la chance à ce député et à d'autres de se rétablir, si je puis dire, et de revenir en meilleure santé. Franchement, je lui souhaite... On ne

6:04
Locuteur

défend

6:05
Invité

pas une civilisation en sement la barbarie, ce sont les mots d'Emmanuel Macron cette semaine, à l'endroit d'Israël. Est-ce que vous reprenez ces mots

6:12
Présentateur

du président de

6:13
Locuteur

la

6:13
Présentateur

République

6:13
Locuteur

? Il

6:14
Présentateur

faut rappeler

6:15
Locuteur

pourquoi

6:16
Présentateur

et dans quel contexte ces mots ont été prononcés. On a trop tendance, ces temps-ci, et je ne mets en aucun cas en cause, évidemment, la qualité des journalistes, mais sortir des phrases de leur contexte,

6:25
Locuteur

c

6:25
Présentateur

'est toujours dangereux. D'ailleurs, votre rôle, et vous le faites bien, c'est plutôt de les remettre en contexte.

6:29
Locuteur

Il

6:29
Présentateur

faisait référence à une phrase même du Premier ministre israélien, qui disait, « Nous sommes en guerre, et c'est une guerre de la civilisation contre la barbarie.

6:38
Locuteur

»

6:38
Présentateur

À partir du moment que vous vous érigez, j'allais dire, tant mieux, c'est bien, comme défenseur de la civilisation face à la barbarie, vous devez respecter le droit international. Et aujourd'hui, quand vous voyez ce qui se passe à Gaza, avec des dizaines de milliers de victimes, civils, et des centaines de milliers de déplacés, qui ont besoin d'une aide humanitaire qui ne leur arrive pas,

7:00
Locuteur

je

7:00
Présentateur

ne pense pas que vous puissiez totalement respecter, en tout cas affirmer que vous respectez le droit international. Vous reprendriez ce mot-là d'Emmanuel Macron, « Israël sème la barbarie

7:10
Locuteur

»

7:10
Présentateur

? Je pense que ce n

7:11
Locuteur

'est

7:11
Présentateur

pas exactement ce qui a été dit. Attention, attention, ce n'est pas en sement la barbarie qu'on défend la civilisation. Oui, mais c'est important,

7:18
Locuteur

c

7:18
Présentateur

'est-à-dire que,

7:19
Locuteur

puis

7:20
Présentateur

j'allais dire, c'est important, et en fait ça ne l'est pas, l'essentiel est ailleurs, l'essentiel n'est pas dans ces mots qu'on a souvent tendance ensemble.

7:27
Locuteur

Je

7:27
Présentateur

dirais à commenter, et je comprends pourquoi. Ce conflit,

7:30
Locuteur

c

7:31
Présentateur

'est le conflit qui nous rend tous fous. On est tous face à ce conflit

7:34
Locuteur

soi

7:36
Présentateur

-même. On vient

7:37
Locuteur

de

7:38
Présentateur

là où on vient. On a la religion qui est la nôtre, la culture qui est la nôtre, la famille qui est la nôtre, les amis qui sont la nôtre. Et nous avons tous un avis

7:47
Locuteur

sur

7:48
Présentateur

ce conflit, qui est un conflit existentiel pour la région, et qui nous amène souvent à réagir de manière

7:53
Locuteur

extrêmement

7:54
Présentateur

forte.

7:55
Locuteur

Et

7:56
Présentateur

moi, j'ai des amis de la communauté juive qui réagissent régulièrement de manière extrêmement forte aux mots qui sont prononcés ici ou là, de la même manière que j'ai des amis qui sont plutôt proches, je dirais, de ce qui se passe à Gaza, qui réagissent de cette manière. Vous

8:09
Locuteur

comprenez quelque

8:09
Roland Lescure

chose, vous, à la ligne diplomatique française ?

8:11
Présentateur

Oui, alors je comprends la ligne diplomatique française.

8:13
Locuteur

J

8:13
Présentateur

'ai eu l'occasion d'en parler d'ailleurs avec le président de la République. On était au Canada ensemble. Et là, je ne

8:18
Locuteur

sais

8:18
Présentateur

pas si vous vous souvenez, je pense que vous y étiez. Absolument. On a eu des Canadiens qui sont venus...

8:24
Locuteur

Et

8:24
Présentateur

qui ont expliqué

8:25
Locuteur

qu'Emmanuel Macron ne pouvait rien pour

8:28
Présentateur

sauver Gaza. Reprocher au président de la République de ne pas en faire assez pour sauver Gaza. Ça montre bien qu'aujourd'hui,

8:34
Locuteur

je

8:35
Présentateur

pense que la France essaye. Et moi, je pense qu'elle réussit, après on peut chacun avoir notre avis, à avoir une position équilibrée. Mais il

8:42
Locuteur

y a

8:42
Présentateur

une autre dimension

8:43
Locuteur

dans

8:43
Présentateur

les réactions qu'on a les uns et aux autres face à ces mots qui comptent et qui pèsent.

8:49
Locuteur

C

8:49
Présentateur

'est que certains ont tendance à importer ce conflit en France. Et du fait de toutes les sensibilités dont je parlais tout à l'heure, qui font qu'on se sent tous concernés par ce conflit, la responsabilité des hommes et des fans paréritiques, c'est de ne pas faire ça. De ne pas importer...

9:05
Locuteur

Quand vous dites

9:05
Présentateur

importer le conflit en France, vous ciblez que... Vous le savez, évidemment, que Jean-Luc Mélenchon et une partie de sa clique ont tenté d'importer les tensions réelles

9:13
Locuteur

de

9:14
Présentateur

la région au Proche-Orient en infusant

9:18
Locuteur

de

9:19
Présentateur

la tension en France. Et ça, évidemment, c'est doublement inacceptable. D'abord parce que je pense que le rôle des responsables politiques ces temps-ci, c'est plutôt de rassembler. Moi, j'essaye, mes jours et nuits, de trouver des voies de compromis à l'Assemblée nationale. Et particulièrement sur un sujet, vous le savez,

9:35
Locuteur

on

9:36
Présentateur

a en France la première communauté juive,

9:38
Locuteur

la

9:39
Présentateur

troisième communauté juive au monde,

9:40
Locuteur

en

9:40
Présentateur

tout cas, après les États-Unis et évidemment Israël, et la première communauté musulmane en Europe. On a

9:45
Locuteur

des

9:46
Présentateur

familles qui sont,

9:48
Locuteur

j

9:48
Présentateur

'allais dire, je le comprends, à fleur de peau. Certains ont perdu des proches.

9:53
Locuteur

Certains

9:54
Présentateur

ont des enfants qui sont encore otages à Gaza. Donc,

9:58
Locuteur

quand

9:58
Présentateur

on est face à cette détresse, à la fois ici en France et sur le terrain, la moine des choses, c'est de faire preuve d'empathie, de comprendre cette douleur et de contribuer

10:08
Locuteur

à

10:09
Présentateur

l'apaisement et j'espère un jour à la paix.

10:13
Roland Lescure

Bruno Retailleau veut donc une nouvelle loi immigration à peine un an après la précédente. On s'en souvient, elle avait fracturé l'ancienne majorité.

10:20
Locuteur

A

10:20
Roland Lescure

l'époque, vous étiez ministre. Est-ce qu'il faut une nouvelle loi immigration

10:23
Locuteur

?

10:23
Présentateur

Non,

10:24
Locuteur

je

10:24
Présentateur

pense qu'elle n'est pas nécessaire. On a, vous l'avez dit, voté une loi il y a moins d'un an.

10:29
Locuteur

A l'époque, vous

10:29
Présentateur

aviez même menacé de démissionner.

10:32
Locuteur

Je

10:32
Présentateur

n'ai jamais menacé de démissionner.

10:34
Invité

Vous l'aviez envisagé peut-être

10:35
Locuteur

?

10:35
Présentateur

Mais je l'ai envisagé. J'ai échangé à la fois avec le président de la République et la première ministre,

10:40
Locuteur

qui

10:40
Présentateur

m'ont convaincu. De ce point de vue-là, ils ont eu raison. La première ministre m'a dit, écoute, tout ce que tu n'aimes pas dans cette loi sera retoqué par le Conseil constitutionnel. Et c'est tout

10:48
Invité

ce que Bruno Retailleau veut réintroduire dans une nouvelle

10:50
Locuteur

immigration. C'est

10:50
Présentateur

une des nombreuses raisons pour lesquelles je ne suis pas d'accord avec lui sur ce sujet-là. Écoutez, sur l'immigration,

10:56
Locuteur

je

10:56
Présentateur

pense que

10:57
Locuteur

ça

10:57
Présentateur

a été dit, on a voté 30 lois ces 40 dernières années, on n'a pas besoin d'une 31e. Et surtout, moi ce qui m'inquiète, c'est quand on mélange tout. Moi j'ai eu cet échange de manière très franche avec Bruno Retailleau, je suis membre de la commission des lois, on l'a auditionné. Mais quand on dit que l'immigration n'est pas une chance, est-ce qu'on dit ça aux 7,5

11:13
Locuteur

millions

11:13
Présentateur

de Français d'origine étrangère qui vivent en France ?

11:16
Roland Lescure

Aujourd'hui, il

11:17
Locuteur

dit

11:17
Roland Lescure

même Bruno Retailleau qu'il veut rendre la France moins attractive.

11:20
Locuteur

Oui

11:21
Présentateur

mais, c'est tellement ridicule de dire ça. On a besoin d'un pays attractif. Alors, il faut être extrêmement ferme sur l'immigration illégale. Et on avait voté des choses dans cette loi qu'il faut maintenant appliquer, qui vont permettre de l'être. Mais aujourd'hui, vous le savez,

11:36
Locuteur

il

11:37
Présentateur

y a des dizaines de milliers de personnes issues de l'immigration qui travaillent dans des restaurants, dans la construction, dans l'industrie. Et on va en avoir besoin de davantage. Donc moi je préférerais d'abord qu'on donne les choses telles qu'elles sont. On a besoin de main d'oeuvre, y compris étrangère, dans des secteurs qu'on appelle les métiers en tension. Et donc il va falloir aller

11:56
Locuteur

chercher. C'était l'objectif

11:57
Roland Lescure

du précédent projet de loi.

11:58
Présentateur

Merci, et donc il faut l'appliquer. Ce que je n'aimais pas, et ce que je n'aime toujours pas, c'est l'équation politique qui sous-tend ce gouvernement. On sait bien que le jour où Marine Le Pen décide de ne plus le soutenir, il tombe. Et donc le risque, j'ai l'impression que ce risque il est en train de s'avérer avec le ministre de l'Intérieur, c'est qu'on fasse des clins d'œil à l'extrême droite, avec lesquels moi je suis en profond désaccord. Donc sur le sujet des valeurs, autant je disais tout à l'heure sur le budget, je serais constructif. Sur le sujet des valeurs, je serais intraitable. Et pour ça, il ne vaut mieux pas être dans le gouvernement.

Parce qu'en revanche, vous vous souvenez de la phrase, un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne.

12:33
Locuteur

Je

12:33
Présentateur

pense qu'une fois que vous êtes dans le gouvernement, vous êtes à train de la solidarité.

12:36
Roland Lescure

Votre collègue Aurélien Rousseau avait quitté le gouvernement depuis le siège avec le nouveau Front populaire.

12:40
Présentateur

Voilà, ben moi je

12:41
Locuteur

ne suis pas dans le

12:42
Présentateur

gouvernement, j'ai ma liberté de parole. Et je souhaite que sur les valeurs, effectivement, on soit en ligne avec ce qu'on porte. Vous dites que

12:49
Locuteur

je serais

12:49
Invité

intraitable, ça veut dire quoi concrètement ? Est-ce que ça veut dire aller jusqu'à voter contre un taxe, rentrer dans l'opposition, quitter le groupe d

12:59
Présentateur

'ensemble de

13:00
Locuteur

la République ? Moi je sais pourquoi je me suis engagé

13:01
Présentateur

il y a 7 ans. Et ce que je peux vous dire, c'est que mes collègues du groupe EPR aujourd'hui, ils sont complètement en phase avec ça. Le dépassement, la bienveillance, terme un peu galvaudé auquel je crois moi. La capacité

13:13
Locuteur

à

13:13
Présentateur

dépasser le dépassement.

13:15
Locuteur

C

13:15
Présentateur

'est-à

13:15
Locuteur

-dire

13:15
Présentateur

que ça veut dire quoi dépasser le dépassement aujourd'hui ? Si on reste entre nous, on n

13:19
Locuteur

'est

13:19
Présentateur

pas majoritaire. Et donc on va avoir besoin de travailler avec d'autres. Moi je discute régulièrement avec des gens du centre-gauche, des gens du centre-droit, pour leur dire qu'on doit travailler ensemble. Mettre en place

13:28
Locuteur

une

13:29
Présentateur

plateforme qui nous permettra d'aller au-delà. Tout ça, ça va me travailler, si je puis dire, et m'occuper dans les semaines, dans les mois qui viennent. Est-ce que je suis capable de voter contre un projet de loi immigration auquel je suis opposé ? La réponse est oui, évidemment. La réponse est oui. On verra ce qu'il

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y a

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dedans. Moi je souhaite qu'aujourd'hui, on soit, je dirais, efficace sur ce sujet-là plutôt que législatif. Maintenant, si la loi vient, je me prononcerai comme tous les parlementaires, évidemment.