Les premiers mots du ministre de l’Éducation Édouard Geffray après sa réunion avec les lycéens
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:09Invité politiqueFait
« une réponse policière qui est totalement disproportionnée »
- 6:17Invité politiqueFait
« le premier ministre a reçu hier les présidents de conseil régional après que les ministres et moi-même nous les ayons reçus mardi »
Temps de parole
- Édouard Geffray100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Revenons aux images en direct, images de Paris et notamment des abords de cette place de la Bastille, la rue de la Bastie précisément avec ces tensions qui ont émergé depuis quelques minutes. On a pu voir notamment à la gauche de l'écran des gaz lacrymogènes, des fumigènes, il y a des tensions. C'est on peut donc craindre Est-ce qu'on peut craindre selon vous Pablo Pilot Vivien que la situation puisse dégénérer comme la semaine dernière ? C'est affreux. Mais oui, bien sûr qu'on peut le craindre. Voilà, on a encore une charge à l'écran de la part des des CRS et c'est vrai que à chaque fois c'est très impressionnant. Euh moi, je me suis euh rendu euh dans quelques mobilisations euh lycéennes.
J'étais mardi euh aussi dans le dans le cortège et ce que j'ai vu, c'est que ben le mot d'ordre le plus euh euh répandu, ce sont les mots d'ordre à l'encontre de la police. Bah, c'est-à-dire des des mots d'ordre qui disent ACAB, qui veut dire all cops are bastards, des mots d'ordre qui disent tout le monde déteste la police et toutes sortes de jeux de mots littéraires autour de la détestation de cette jeunesse là vis-à-vis de la police. Et c'est absolument catastrophique parce que c'est vrai que ces lycéens en fait qui sont mobilisés, qu'est-ce que qu'est-ce que leur propose en fait l'autorité publique comme réponse à leur revendication ?
que tout le monde trouve légitime, c'est-à-dire ne pas avoir des murs qui s'écroulent et avoir un prof pour pouvoir s'instruire, et bien on leur propose des policiers sur les charger. Et ça cette adultes en fait qu'ils vont devenir demain euh chargés en fait de cette expérience euh de euh de de de répression euh par euh l'appareil policier. Je pense que c'est catastrophique euh pour euh les années à venir et dans euh notre pour notre capacité en fait à vivre à vivre tous ensemble.
Et euh je trouve ça je trouve ça très triste que le gouvernement euh dès le début en fait n'ait pas trouvé d'autres choses à faire que de leur envoyer, je cite les mots euh du ministre de l'intérieur Laurent Nunè avec aucune consigne de retenu euh des forces de l'ordre euh pour les réprimer. Alors une réponse policière qui est totalement disproportionnée. Voilà ce qu'on peut entendre et vous le disiez très bien Pablo Pilovien dans le cortège dans les cortèges notamment mardi dernier et pourtant et pourtant Gill Bstein Laurent Nugèz l'a dit la police n'intervient n'intervient pas lorsqu'il y a des manifestations pacifiques.
Oui, le ministre de l'intérieur a mis un peu de l'eau euh dans son vin, si je puis dire, puisque sa sa gestion du maintien de l'ordre lui a été reprochée, manifestement y compris euh au plus haut euh au plus haut sommet de l'État. Alors, ça s'est fait en deux temps. Il y a eu d'abord le fait de renoncer aux grenades assourdissantes après le drame qui a eu lieu euh près de Lance où un ou un jeune lycéen a perdu la main.
Il y avait, c'est vrai, ces accusations portées par un certain nombre de gens, y compris du côté de la France insoumise, selon lesquels les policiers et bien ne feraient pas que assurer le maintien de l'ordre et protéger les biens et les services, mais qu'ils auraient aussi une attitude que certains jugent jugeraient trop agressive vis-à-vis des manifestants. Le ministre de l'intérieur confronté parce qu'on sent que le gouvernement est effectivement confronté à cette question sur le maintien de l'ordre.
le ministre de l'intérieur a euh infirmé ses infirmer ses affirmations disant ce qu'avait dit enfin il le dit différemment mais le premier à l'avoir dit c'est le ministre de l'éducation nationale qui avait dit manifester est une liberté qui se respecte et se protège. Liberté respect et protection dans le même mot que le ministre de l'intérieur a voulu avec ces mots à lui qui ne sont pas tout à fait les mêmes dire qu'il était d'accord avec ça.
Roland Carole, est-ce que vous diriez que finalement ces c'est le ministre de l'éducation nationale et le gouvernement dans son ensemble doit réaliser un exercice d'équilibriste à savoir maintenir l'ordre et en même temps répondre aux attentes et à la colère de ces de ces lycéens. Oui, c'est ça. Moi, je suis d'accord avec ce qu'on dit à la fois mes deux orateurs mes deux orateurs précédents. Je je je trouve que on est dans une situation d'impasse et c'est au gouvernement de faire un pas. Euh il ne le fait pas pour le moment et je ne vois pas. Je je vois qu'on annonce qu'il y aura des décisions.
Je vais vous pardon je vous interrompre parce que justement le ministre de l'éducation nationale s'exprime à l'instant même. Pardon Rol, on va l'écouter. Nous avons reçu les trois associations euh de lycéen et de lycéen que j'avais reçu déjà une première fois la semaine dernière pour poursuivre tout simplement les travaux autour de quatre points principaux. Euh le premier point, c'est euh évidemment euh la question euh du remplacement des professeurs sur lequel je vous ai dit que j'avais lancé un plan d'urgence que j'aurais l'occasion de détailler ce soir d'ailleurs au journal télévisé sur TF1. Donc je ne vais pas le faire ici mais j'aurais l'occasion de donner les chiffres ce soir.
Le deuxième c'est la question de la démocratie scolaire. C'est évidemment un élément important puisque partout où je vais, j'entends dire que j'entends les lycéens nous dire que ils ne sont pas suffisamment entendus. Et donc, on a commencé un travail de fond pour faire en sorte que les lycéens soient à la fois plus représentés dans toutes les instances académiques et national mais également mieux représenté et notamment je souhaite que désormais les lycéens professionnels soient représentés à du proportion de leur de leur poids.
à raison d'un/3 des représentants lycéens dans toutes les instances alors que jusqu'à présent ils étaient objectivement si je puis dire représentés le plus souvent par leurs camarades de voie générale et technologique et donc nous aurons désormais uneation qui sera à du proportion de leur poids effectif. Ça c'est la première chose.
Et puis on va également travailler avec eux sur les enjeux de de projet enfin de budget collaboratif avec les lycéens et évidemment d'association de pleine association des collectivités régionales aux instances de discussion avec les élèves puisque ce qu'on voit bien aussi c'est que les élèves sont parfois dans dans l'ignorance des travaux qui sont menés par les régions notamment sur le bâtis scolaire. Alors même, comme vous le savez, il y a des milliards d'euros qui sont investis par les collectivités régionales chaque année dans l'amélioration du béti.
Le troisème sujet que nous avons évoqué, ça a été la question donc du de ce bâti scolaire où là pour le coup, j'ai plutôt fait un point d'étape sur l'ensemble des sujets en cours avec les régions. Vous savez que le premier ministre a reçu hier les présidents de conseil régional après que les ministres et moi-même nous les ayons reçus mardi. Donc c'est un point d'étape mais qui pour le coup, j'allais dire à vocation à s'inscrire dans la trajectoire budgétaire du projet de loi de finance. Et puis le 4e point sur lequel nous avons parlé licenci de la réunion sur lequel je cède évidemment parole très volontiers à Philippe Baptiste, c'est bien sûr parcours sup. Oui.
Donc cette rencontre donc avec les lycéens, elle s'inscrit aussi dans une série de voilà pour ces mots du ministre de l'éducation nationale qui a donc reçu les représentants de trois organisations lycéennes. Il revient sur la démocratie scolaire qu'il va donc améliorer, il le promet et sur le bâti. Il y aura d'autres annonces a priori ce soir pendant que sur le terrain vous le voyez, la situation est de plus en plus tendue.
Édouard Geffray