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InterviewAurore Bergé· 27 septembre 2025 27 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraites

Aurore Bergé - Face à BFM - 1er septembre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Croyez-vous encore possible que François Baou ne tombe pas lundi 8 septembre ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous appelez le Premier ministre à renoncer à la suppression de deux jours fériés ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que c'était le bon moment de créer ce choc politique ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Les Français ont-ils une responsabilité dans la dette selon vous ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous à dire aux Républicains pour les convaincre de voter la confiance ?

  • 16:00FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'un gouvernement de gauche à Matignon est inconcevable pour vous ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] venu face à BFM pour cette grande soirée d'explication. Y a-t-il la moindre chance que les oppositions finalement sauvent François Baou ? Et si le gouvernement tombe, que fait-on ?

Qui a Matignon ? Avec quelle majorité une dissolution ? Mais avec quelles alliances ?

Le brouillard, vous le voyez, est tenace. Alors, nous posons cette question. La France est-elle devenue ingouvernable ?

C'est la question qui va nous obséder ce soir à une semaine de ce vote capital à l'Assemblée. Tous les blocs politiques seront sur ce plateau. Tempant de parole proportionnelle à leur poids politique à l'Assemblée.

Six invités vont donc défiler, vous les voyez, Aurore Berger, la ministre dans une seconde. Olivier Fort pour le Parti socialiste, Hotman Nasrou pour les Républicains, Marine Tondelier pour les écologistes, Manuel Bompard de la France insoumise et Jean-Philippe Tangui pour le Rassemblement national. Nos invités ce soir sont face à BFM, face à Marie Chant, bonsoir Marie, chef du service politique de BFM TV, face à Edv Chevrillon.

Bonsoir Edvig, éditorialiste politique à BFM Business et face à Guillaume d'arré, bonsoir Guillaume. Bonsoir Maxime. Éditorialiste politique ici à BFM TV.

Et pour commencer donc premier invité ce soir, Aurore Berger, ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes, député macroniste depuis 2017, venu des Républicains, ministre d'un gouvernement sur le point de tomber. Bonsoir Hurberger, merci d'être là. La première question vous est posée ce soir par Marie Chantir.

Bonsoir Hurore Berger. Le premier ministre hier soir encore s'est dit persuadé que les choses peuvent encore bouger dans les dans les prochains jours J- 7 avant ce vote de confiance. Les yeux dans les yeux comme dirait l'autre.

Croyez-vous encore une seule seconde la possibilité que François Berou ne tombe pas lundi prochain 8 septembre. Je sais pas si c'est possible, mais je pense sincèrement que c'est souhaitable pas pour François Baotou, Aurore Berger les uns ou les autres, mais parce que je pense que les questions qui sont posées le 8, elles persisteront et elles seront toujours les mêmes, le 9, le 10, le 11. C'est-à-dire comment on fait face à la dette, comment on fait face au murs budgétaires et comment avec la composition qui est celle que les Français ont choisi, ils ont voté pour cette assemblée-là, comment on garantit d'être un tout petit peu à la hauteur les uns les autres ?

C'est souhaitable mais vous avez l'air de peu y croire. c mais je suis réaliste à la fois sur ce que les oppositions pour l'instant on dit mais c'est pour ça aussi que c'est rencontre débat la manière avec laquelle on se succède sur les plateaux le fait que un certain nombre et majoritairement des oppositions ont accepté de venir à la rencontre du premier ministre et moi je salue ceux qui sont responsables et être responsable c'est venir c'est accepter le débat et c'est accepter l'idée que c'est pas trop tard juste pardonnez-moi juste sur la méthode c'est ça qu'on a reproché aussi au premier ministre c'est faire ces rencontres c'était quand même suffisamment tôt. Donc le sujet il est plus aujourd'hui sur la méthode.

On peut toujours trouver que telle méthode est contestable et cetera. La question c'est 1. Est-ce qu'on est d'accord oui ou non sur le constat ?

Les Français eux-mêmes disent aujourd'hui qu'ils sont en accord sur le constat. Ils voi que la question de la dette devient une question prioritaire. Prioritaire pour eux-mêmes, pour leurs enfants, pour leurs petits-enfants.

Ils ont l'impression que ça fait 20 ans, 30 ans qu'on leur dit ça. Sauf que maintenant bah en fait on a plus d'autres choix. que d'agir la question c'est ensuite les solutions qu'on y met et là-dessus bah est-ce qu'on sait trouver des compromis ou alors est-ce qu'on se dit que chaque gouvernement est condamné à duré 3 mois a duré 6 mois un qui va tomber ensuite un budget ensuite un autre qui tombe ensuite un budget c'est pas tenable c'est pas souhaitable pour la France de fonctionner cette mais puisque vous prenez les Français à témoin ce soir et notamment ces et ceux qui nous regardent vous dites les Français ont pris conscience les Français quand on les interroge on le fait ici régulièrement à BFM TV avec notre institut de sondage ils disent très clairement on ne veut plus de ce gouvernement mais vraiment plus de ce gouvernement Je dis ils sont d'accord sur le camp, je dis ils sont d'accord sur le constat.

J'ai pas dit que ça voulait dire que ils étaient en adoration devant nous. Je suis suffisamment lucide et je rencontre les Français tous les jours et je suis d'abord à leur écoute. Mais ce que je souhaite c'est comment on arrive encore une fois à démontrer que nous responsabl politique a quand même le terme de responsable avant le mot politique.

Comment on arrive à trouver un compromis ? Moi, j'entends tous ceux qui appellent ici à la démission, ici à la dissolution. Je pense que c'est pas le moment en fait.

On n'est pas dans un temps d'élection, on est dans le temps du débat parlementaire. On est dans le temps de la capacité du compromis et de la négociation. Mais un compromis, ça veut dire que ça fait un peu mal à tout le monde.

Quand on fait des compromis dans nos vies personnelles, dans nos vies familiales, bah ça veut dire qu'on concède des choses qui font pas forcément plaisir mais qui permettent à une famille de tenir ensemble. Alors c'est la même chose quand on est face au budget aujourd'hui. Rberg, il y a quelque chose qui fait mal au français qui fait mal aussi à votre camp, c'est l'annonce de la suppression de jours fériers.

Hier lors de son interview notamment surfm TV, le premier ministre a sembléquisser une ouverture expliquant que c'était totalement discutable et que ça ne pouvait être finalement peut-être qu'une seule journée. On sait que vous êtes pas fan du tout de cette mesure. Est-ce que ce soir solennellement vous appelez le premier ministre pour faire un compromis avec les autres forces politiques à renoncer purement et simplement à la suppression de toujours férier ?

Je vois qu'on a focalisé tout le débat sur la question du budget sur les de jours fériers. Ce que je peux totalement comprendre parce que c'est leur quotidien et c'est de leur dire on va travailler plus et finalement on va demander plus d'efforts à ceux qui ont l'impression et pas que l'impression d'en faire déjà beaucoup alors qu'ils ont peut-être l'envie d'ailleurs que d'autres contribuent que d'autres fassent des efforts. Moi ce que je pense c'est qu'à partir du moment où il y a presque une animité sur une mesure plutôt contre cette mesure, ça veut dire qu'il faut accepter qu'elle soit discutée, il faut accepter qu'elle soit débattue, il faut accepter peut-être d'y renoncer.

Vous vous êtes pour y renoncer, je vous repose juste. Est-ce que vous êtes oui ou non pour y renoncer ? un point de déblocage.

Oui, si ça peut être un point de déblocage parce que plus que la question des deux jours fériers, ce qui compte c'est la capacité ou pas à avoir aujourd'hui un budget et au-delà c'est pas n'importe quel budget qu'on doit avoir. C'est un budget qui doit permettre de générer des économies. Pourquoi ? pour qu'on ait une capacité à agir, pour qu'on ait une capacité à investir.

On a tous déposé nos enfants à l'école ce matin. Donc ce qu'on ce qui nous intéresse, c'est ça. Ce qui nous intéresse, c'est le quotidien de nos enfants, c'est le quotidien de nos services publics.

C'est la manière avec laquelle on peut faire en sorte qu'il soit plus fort. Pour qu'il soit plus fort, il faut qu'on augmente la quantité de travail dans notre pays. Il faut que l'État fasse des efforts.

Il faut que chacun y contribue selon ses moyens, selon ses capacités. Si cette mesure, elle cristallise toutes les oppositions, moi je pense qu'il vaut mieux qu'on accepte de la mettre sur le T. des négociation et de faire des concessions.

Oui, on va revenir sur les différentes mesures et puis que vous venez de dire mais quand même est-ce qu'il y a pas un côté irresponsable et coupable ? Je je m'explique, on est dans un contexte compliqué euh de la part peut-être du premier ministre en tous les cas parce que lorsque vous observez le toutes les tensions géopolitiques, toutes les les guerres, les conflits et cetera, on voyait bien qu'il y avait quand même l'économie française, elle se portait, il y avait quelques signaux positifs malgré tout. Et là, tout d'un coup, euh il nous crée un choc politique qui va évidemment se transformer en choc économique.

Bon, vous avez peut-être écouté Christine Lagarde ce matin, la présidente de la Banque centrale européenne qui dit, je la cite, tous les risques de chute de gouvernement dans tous les pays de la zone euro sont préoccupants. Il y a toujours des conséquences évidentes sur l'économie. Est-ce qu'il fallait le faire là ?

Attendez, déjà les signaux positifs sur l'économie que vous décrivez sont réels et ils sont pas tombés du ciel. ces signaux positifs sur l'économie, sur la réindustrialisation du pays, sur les investissements étrangers, sur le chômage de masque qui est plus une préoccupation majeur. Ça c'est la politique qu'on mène depuis 2017.

Et ça ça veut dire aussi que changer complètement de braquet, c'est le risque aussi que ces signes positifs, ben en fait le soi de moins en moins. Ensuite, sur la question que vous me posez, est-ce que c'est le bon moment ou pas ? Et dans tous les cas, dans de semaines ou tr semaines, la même question se serait posée.

La même question se serait posée. Votre question, elle peut se retourner de dire dans ces cas-là, est-ce que c'est responsable d'appuyer sur le bouton ou de refuser de le faire pour les oppositions. On a tous une part de responsabilité.

Moi, je suis pas là pour distribuer les bons ou les mauvais points parce qu'à la fin, je pense les Français, ils feront pas trop la différence. Ils verront juste ce qui se passe pour eux, ce qui se passe pour à la fin du mois, ce qui se passe pour eux pour leur services publics. Ils se diront enfin moi je pense que le vrai risque, c'est qu'à la fin, on génère de l'indifférence chez les Français.

Moi, je veux pas que les hommes ou les femmes politiques génèrent de l'indifférence. Je veux qu'ils se disent qu'on est encore en capacité d'agir et d'agir pour eux. Donc, on est que ce soit ce point-là de mais je pense qu'il faut être lucide.

Il faut être lucide sur le fait que parfois on est vu comme étant dans la pièce d'à côté, qu'ils ont l'impression qu'on partage plus les mêmes préoccupations et donc ça, on doit réussir à être lucide sur le constat. Donc si on veut pas être la pièce d'à côté, si on veut pas qu'il ne nous écoute plus parce qu'ils sont ils ont plus envie de nous entendre, bah il faut être lucide sur le constat, assumer de poser clairement aussi des règles du jeu, assumer clairement aussi des directions qu'on veut prendre. Et moi, au-delà de il faut supprimer telle ou telle mesure, moi je souhaite qu'on me dise quelles sont les mesures nouvelles, quelles sont les mesures alternatives parce qu'un compromis c'est pas que des moins, c'est aussi des plus.

C'est ce qu'on va évidemment demander ce soir tout au long de cette émission à ceux qui vont succéder. Mais vous parlez de lucidité, vous parlez de responsabilité. On a beaucoup euh entendu ce chiffre de 1000 milliards de dettes supplémentaires en 10 ans.

Je le disais en vous accueillant sur ce plateau, vous êtes député Macronist depuis 2017. Combien de budget avez-vous rejeté ? Je j'assume j'assume d'avoir soutenu les budgets.

Mais pourquoi donc cette part de responsabilité là aussi ? Évidemment, je l'ai dit, j'ai parlé de responsabilité collective avant même avant même que vous me posiez la question. Mais la dette, elle vient d'où ?

La dette la moitié c'est les retraites. Qui a réformé les retraites ? qui nous avons réformé les retraites.

J'étais président du groupe parlementaire à ce moment-là. Qui a voté ? On n'a pas pu voter au parlement, à l'Assemblée nationale.

Pourquoi on n'a pas pu voter à l'Assemblée nationale ? Parce que personne n'avait envie de partager ce fardeau-là de responsabilité. Il y a quand même 1000 milliards qui vous qui vous sont impuls êes d'accord ?

Moi je dis que déjà un, on a assumé ça. On a assumé de réformer les retraites. Poser la question à ceux qui aujourd'hui vous continuez à dire il fallait pas le faire, il faut revenir à 62 voir à 6.

Est-ce que ce débat paraît pas complètement à côté de la place ? Tant que ça, les socialistes l' remis sur la table. Est-ce on sait qu'en janvier dernier la question des retraites avait été décisive pour que les socialistes décident finalement de passer une forme de pact de non censure avec votre gouvernement, avec François Baïou aujourd'hui ?

Est-ce que vous évoquez des compromis ? Est-ce qu'il ne faut pas faire un geste sur cette question des retraites ? Juste par exemple, on sait que il y aura l'année prochaine dans le projet de budget des blanches, c'est-à-dire que les retraites notamment ne seront pas indexées sur l'inflation.

Est-ce qu'il faut pas dire en geste de bovon de volonté au socialistes et bien par exemple, on prend la décision si on indexera les retraites sur l'inflation pour montrer qu'on fait quelque chose pour les retraiter. Est-ce qu'il faut faire ce geste vers les socialistes ? En fait, ce que j'aimerais comprendre où on est capable de faire des économies.

Est-ce qu'on est capable d'en faire dans notre pays ou est-ce qu'on se dit à chaque fois ? Non, c'est pas ce que je dis parce que vous pensez que le compromis c'est que des dépenses en plus. Moi je pense qu'on peut être suffisamment intelligent pour dire que le compromis ça peut aussi être cherché de la dépense qui est considéré comme inutile, pas prioritaire en tout cas pour notre pays.

Sinon, on serait pas élu, on serait pas élu député et on pourrait pas à un moment gouverner. Mais on en a fait déjà sur les retraites. Moi, j'aurais aimé que le conclave aille au bout.

Les partenaires sociaux étaient prêts à avoir un accord qui était important sur la question des retraites des femmes. C'est pas un petit sujet. Sur la question de la pénibilité.

Combien aujourd'hui de Français ont une vie qui est une vie difficile au travail avec la nécessité mesure aujourd'hui mais on était prêt on index les retraites par exemple sur l'inflation on parle déjà de ce que les partenaires sociaux avaient négocié et on était pas si loin d'un accord il y avait des gens responsables qui étaient restés jusqu'au bout autour de la table ça c'était un bon signe quand même pour notre pays de se dire qu'on était prêt à cette négociation mais si à la fin de ce plateau et de tous ceux que vous allez avoir ce soir qui se sont succédés il y a que des additions de dépenses supplémentaire. Je vois pas comment on répond à la question qui est comment on diminue le fardeau de la dette dans notre pays ou alors on se dit que c'est pas la bonne question et que c'est pas important de réduire la dette. Moi, je pense que c'est important et ça nécessite des réformes.

Qu'est-ce qui est inutile comme dépenses aujourd'hui ? Mais ça nécessite d'abord des réformes. Mais vous pouvez avoir des idées pour les pour les poser sur la table pour les poser sur la table.

On en a posé plein sur la table. On a posé la question du train de vie de l'État. Avant de demander des efforts aux Français, il faut que l'État soit crédible.

Pour que l'État soit crédible, il faut réinterroger nos propres dépenses. Ce que nous avons fait, on a posé la question des agences notamment, le Sénat a fait un rapport sur le sujet qui était intéressant. Ça c'est aussi la capacité quand combien de fonctionnaires, quelle économie ?

Mais ça, il y a eu plusieurs rapports sur le sujet. Ça a été archioocumenté par la Cour des comptes, par des rapports parlementaires. Donc, allons-y, faisons-le, mettons-nous autour de la table sur ce sujet.

On le dit sur la question du travail, sur la réforme de l'assurance chômage. Combien de fois on entend des français, des chefs d'entreprise, des artisans, des commerçants dire "On en a marre à un moment qu'on nous demande des efforts à nous qui bossons" alors qu'il y a aujourd'hui encore des gens qui ne sont pas au travail. Parfois pour des raisons très objectives, parce que les jeunes s'insèrent trop tard sur le marché du travail, parce que les seigneurs partent trop tôt, parce qu'on a un taux d'emploi des femmes qui est encore inférieur à celui des hommes, mais aussi parce qu'on a la nécessité d'aller plus loin sur la réforme de l'assurance. ce qu'il disent les Français mais pourquoi ils l'ont pas fait plus avant et qu'est-ce qui qu'est-ce qui fait que demain ils arriveront à faire ce qu'ils n'ont pas réussi à faire ?

Mais c'est pas vrai. C'est pas vrai sur les premières années sur les premières années qui ont été les nôtres avant les années de crise, vous savez très bien les chiffres devis Chevrillon, vous les commentez tous les jours. Vous savez très bien qu'on a réussi à réduire sur de la dépense.

On l'a fait, on l'a fait. Et après on a eu des chocs. On a eu des chocs de crise, on a eu le choc du Covid, on a eu le choc énergétique.

Tout le monde nous a demandé non seulement de dépenser, mais de continuer à dépenser. Personne n'est venu sur votre plateau vous dire après la crise énergétique et Covid, s'il vous plaît, arrêtez la politique du chèque. S'il vous plaît, dépensez moins.

Donc il faut que chacun balille devant sa porte. Si nous on a une responsabilité et je l'assume pleinement, oui, nous avons aussi une responsabilité. Il faut pas non plus minorer en permanence celle des autres.

Est-ce que les Français en ont une ? Comme semble le dire François Bayerou, est-ce que les Français ont une responsabilité parce que François Bayerou dit "Tout cet argent dont vous parlez ce soir, au fil des chocs, il est allé aussi au français." La responsabilité, d'abord la responsabilité des choix politiques que les uns et les autres nous avons fait depuis 20 ans, depuis 30 ans, depuis 40 ans.

Mais ce qui est vrai, c'est que cet argent, il a pas servi à rien. Il a servi d'abord pour les Français. Ça c'est une certitude.

Quand vous avez dépensé plus, vous avez dépensé plus au service de au service des services publics justement, au service des Français, au service de leur protection, au service de nos entreprises. Moi je je regrette pas ce qu'on a fait par exemple sur le chômage partiel pendant le Covid. Je regrette pas le fait que des artisans des commerces.

Fallait s'arrêter à maman. Mais qui le voulait ? Oui, qui le voulait ?

Qui était au pouvoir ? Personne. Non, mais qui le voulait ?

Et qui l'aurait voté à l'Assemblée nationale à partir de 2022 ? Personne. Nous étions déjà en majorité relative dès 2022.

Personne ne voulait que nous arrêtions. Moi-même, j'étais dans ces négociations là en tant que présidente de groupe. Je me souviens très bien de ce qu'on nous demandait.

On ne nous demandait pas de dépenser moins, on nous demandait de dépenser plus. Donc maintenant, la question, elle est pas juste. Comment on revoit notre copie ?

La copie, elle est évidemment perfectible, tout le monde le sait. Sur le aussi et la taxation des plus hauts revenus. Il y a eu ce geste encore une fois dans la méthode François Beou mardi dernier devant la CFDT. encore une fois extrêmement flou évasif mais sur la taxation des plus hauts revenus sur l'évasion fiscale, est-ce qu'il y a un tabou sur notamment l'impôt sur la fortune ?

Pourquoi ne pas non plus avancer sur ce Vous parlez de ceux qui se viennent sur ces plateaux, ils sont nombreux à dire aujourd'hui que il y a une forme d'injustice fiscale et qu'il faut sans doute aller plus loin sur la taxation des il y a plusieurs sujets. Vous parlez de l'évasion déjà la question de la fraude sociale et la fraude fiscale c'est évidemment un sujet qui est prioritaire parce que c'est c'est une insulte à ceux qui bossent c'est une insulte à ceux qui eux respectent les règles. Donc la question de la lutte contre la fraude qu'elle soit sociale et fiscale évidemment que ça doit être une priorité.

Ensuite il y a la question de la fiscalité. Notre fiscalité dans notre pays, elle est importante. Je pense qu'il y a pas un français ici sur votre plateau qui considère qu' paye euh pas assez d'impôts.

Donc, elle est importante et on a un pays qui est très redistributif. On corrige les inégalités parce qu'on a justement des prélèvements obligatoires qui permettent de corriger ces inégalités et de lutter contre la pauvreté notamment. pas aller trop loin mais vous voyez bien qu'on est pris en permanence en étau entre ceux qui disent réduisez réduisez la charge de la fiscalité et ceux qui disent augmenter augmenter moi je pense qu'on a réussi depuis 2017 quelque chose qui a une cohérence une cohérence en matière économique et fiscale.

Et le pire risque c'est quoi ? C'est l'instabilité et c'est l'incohérence. Si vous faites une politique du zigzag en matière économique, vous déstabilisez on va pas ajouter l'instabilité économique et fiscale à l'instabilité politique.

On a fait des éléments de taxation sur les plus hauts revenus. C'était une proposition qui avait été prise au départ dans le budget de Michel Bernier que nous avons reprise. Donc on a assumé une taxation exceptionnelle sur les plus hauts revenus dans notre pays en plus de l'impôt sur le revenu.

Donc on a fait cette part là. Est-ce qu'il faut encore et toujours aller plus loin ? Vous saz on est toujours le plus riche de quelqu'un ?

Donc la question c'est quel est le seuil ? Jusqu'où ça va ? À quel niveau ça va ?

Moi je suis pas certaine que dans notre pays on ait besoin de fiscalité supplémentaire. On a besoin de dépenser mieux et peut-être parfois de dépenser moins plutôt que de taxer plus. Roberger, vous dites que vous y croyez encore mais on a un peu de mal à voir qui soutient encore François Baou.

Alors ce soir Ronillot appelle les députés LR à ne pas rejoindre cite les piromanes qui ne voteraient pas la confiance à France Baou. Euh pourtant Laurent Vquet lui a à a un vote des militants pour faire un choix clair. Et Xavier Bertrand ce matin expliqué que lui il n'inciterait pas les députés à voter la confiance à François Baou si le budget reste en l'état.

Vous êtes issu des républicains. Qu'est-ce que vous dites à vos anciens amis des républicains ? En fin de journée, même Valérie PCR dont vous avez été proche disait à Marc Fovel que s'il y avait pas d'accord de gouvernement, la solution privilégiée ce serait un départ anticipé du président, une présidentielle anticipée.

Qu'est-ce que vous dites aux Républicains ce soir ? Je leur dis que on gouverne ensemble aujourd'hui. Ce budget est donc pas sorti de nulle part.

Il est sorti de la capacité que nous avons eu à gouverner ensemble et à maintenir une coalition depuis à peu près un an. Ça n'allait pas de soi d'être dans cette coalition ensemble. Ça demandait des efforts à chacun.

Mais ça veut dire que si on veut continuer à gouverner ensemble demain, la logique c'est évidemment qu'il ait pas une voix qui manque de la part des députés Renaissance Modem Horizon LR sur le vote de confiance. Vous avez un doute sur les sur les LR vraisemblablement quand j'entends l'explication qui est donnée par Guillaume d'Aray, je perçois que c'est pas forcément si simple. Je peux comprendre que des députés à un moment se disent "Et si demain on retourne aux urnes, est-ce que il vaut bien que je prenne le risque ?" Le risque c'est le risque de l'incohérence.

C'est le risque de l'incohérence. Est-ce que oui ou non il participe au gouvernement ? La réponse est oui, il me semble et non des moindres, président du parti et ministre de l'intérieur.

Et il a été clair sur le fait que lui appelait sans ambiguïé à voter la conscience. Donc il faut qu'un moment cette qui a aucune ambiguïté de la part de qui que ce soit. Mais vous maintenez que dans votre esprit il est possible que le bloc central qui gouverne aujourd'hui continue à gouverner après le h avec ou sans François Baïou.

Pour vous c'est toujours possible. C'est possible à partir du moment où vous démontrez que vous avez une coalition qui est la coalition la plus large qui soit aujourd'hui. D'un point de vue purement même arithmétique, la coalition que nous avons réunie est la coalition la plus large soit.

Ça veut pas dire que ce soit la plus simple, ça veut pas dire qu'il y a pas des nuances ou des différences. Ça veut pas dire que c'est simple à l'assemblée, on en fait la démonstration. Mais bonom malan, ça veut dire que depuis un an, on a gouverné qu'il y a un budget qui a été adopté, qu' y a des lois qui ont été adoptées, que soit sur le narcotrafic, la lutte contre l'antisémitisme, on a fait des choses qui sont utiles.

Moi, j'aimerais qu'on aille plus loin. J'aimerais parfois que ça aille plus vite, mais il faut faire confiance à l'Assemblée qui a été choisie par les Français. Mais c'est compliqué sur le budget.

Je voudrais vous montrer une fresque qui va revenir tout au long de cette émission. la fresque des premiers ministrables. On a imaginé ce qui pourrait se passer parce que c'est le but de cette émission.

Euh après le 8, si le gouvernement auquel vous participez tombe, on a un certain nombre de cas de figures, vous les voyez ici, ça va de Sébastien Lecnu, le ministre des armées qui est cité parmi les premiers ministrables, la Catherine Votrein, Gérald Arman, hein, euh qui participe euh en ce moment au gouvernement, le ministre de l'économie aussi qu'on voit plein centres euh qui participent mais qui vient lui plutôt de la gauche. Olivier Fort dont certains se disent et il vous succèdera tout à l'heure sur le plateau qu'il se voit lui à Matignon, Bernard Casneuve, Christine Lagarde, la patronne de laABCE aujourd'hui. Quelle hypothèse vous rejetez d'emblé est-ce que pour vous Est-ce que pour vous je pas vous demander un nom, je sais que vous n'allez pas me répondre.

Vous êtes ministre de François Bayou, vous êtes lucide. Est-ce que pour vous peux tenter Maxim un gouvernement emmené par la gauche emmené par Olivier Fort aujourd'hui ? C'est inconcevable, vous ne le soutiendrez jamais.

Mais en fait c'est inconcevable parce que c'est particulièrement minoritaire puisque même la France insoumise ne le soutiendrait pas. Donc quand vous faites même pas l'union chez vous, c'est compliqué d'aller rassembler au-delà. Est-ce que ça veut dire pour autant qu'on n'est pas en capacité de travailler ensemble ?

Il y a deux choses différentes. Il va y avoir la question qui sera posée si le 8 on n'a pas le vote de confiance et moi je préfère ne pas anticiper et ne pas enjamber de quelle est la coalition gouvernementale qui peut tenir. Et puis il va y avoir ceux qui peuvent dire je ne participe pas au gouvernement mais pour autant je souhaite la stabilité du pays et pour moi ça a un prix et ça veut dire que ce sera en fonction de telles réformes qui seront engagées.

C'est ça qu'il faut. C'estàdire qu'à un moment, on peut pas en permanence, ce que je disais tout à l'heure, faire des soustractions. Ne faites pas ça, retirez ça de la copie.

Olivier Fort même succédé. Moi la question que je veux lui poser, c'est ça. Au-delà de ce qu'il faut retirer de notre copie, quels sont les éléments de réforme qu'il veut porter ?

Est-ce qu'on peut porter ensemble par exemple une réforme sur le grand âge ? Une révolution majeure sur la longévité. Pourquoi ces 8 derniers mois avec François où le compromis on le voit c'est le résultat de ce jour on a voté ?

Oui. Enfin totalement été impossible aujourd'hui, ça pas totalement été impossible. Vous savez quand j'ai été nommé au gouvernement, on nous prédisait parfois 3 semaines ou un mois.

Vous vous en souvenez vous vous l'avez porté parfois dit vous-même. Bon, il se trouve que ça fait presque 9 mois 9 mois où un budget pour le pays a été adopté, un budget pour la sécurité sociale a été adopté, les réformes aussi ont été adoptées, notamment sur les questions sécuritaires que j'évoquais. Donc il y a des choses qui ont été faites.

Ça veut dire que c'est possible avec l'assemblée qui est la nôtre. Donc ceux qui disent il faut changer d'assemblée oublient qu'à quelques mois à peine on a réussi. Donc pourquoi on en serait pas capable encore aujourd'hui ?

On en sera capable. Emmanuel dit souvent qu'il ne faut pas avoir peur du vote des Français. Pourquoi vous vous opposez si frontalement à une dissolution ?

Vous avez peur de retourner devant les Français ? Moi j'ai pas peur de retourner devant français. J'ai pas peur de retourner devant celles et ceux qui m'auraient élu pour la troisième fois dans les velines.

C'est pas la question et puis d'ailleurs, c'est pas une question personnelle. Je sais que ça coûte un aussi ça coûtera sur du temps que nous n'aurons pas pour travailler et pour avancer. Ça coûtera pour nos entreprise.

Parce que quand je rencontre des chefs d'entreprise où qu'ils soi en arriège dans les Yvelines, ils souhaitent pas une nouvelle dissolution. Ça veut pas dire qu'ils nous soutiennent mordicus mais à minima ce qu'ils veulent c'est un minimum de stabilité. Et ce qu'ils nous disent c'est désolé de le dire comme ça mais c'est démerdez-vous.

On vous a élu toutes les uns et les autres avec cette assemblé. Donc maintenant, à vous de faire en sorte que ça marche. Ça veut pas dire qu'on vous soutient tous, mais ça veut dire que vous avez pas d'autre choix que de démontrer que c'est possible.

Et à la fin, on sera tous comptable parce que si ça marche pas avec cette assemblée-là, qui vous garantit qu'avec une autre assemblée, ce sera mieux ? Qui vous garantit qu'il y aura plus de stabilité ? Personne peut venir ce soir sur votre plateau et vous dire "Si demain on retourne aux urnes, je vous garantis que j'aurai une majorité." Et donc la question de la présidentielle anticipée, c'est tabou.

Je disais Valérie PCR dit ce matin, ce soir, pardon, pour débloquer les choses, il faut peut-être une présidentielle anticipée. Je me disais avant d'arriver sur le plateau, peut-être que dans un an, dans 2 ans, dans 5 ans, qu'on regardera la période qu'on est en train de vivre, on réalisera tous qu'on a un peu perdu les pédales quand même. Macron avec la considérer qu'on peut comme ça des gens qui sont raisonnables, respectables dire qu'on en appelle à la démission du président de la République.

Je trouve que on atteint des choses qui ne devraient pas exister. On peut contester évidemment le président de la République s'appelle la vie démocratique en appelé à la démission du président de la République, c'est-à-dire la déstabilisation des institution, le risque d'instabilité chronique. Le risque d'instabilité chronique.

Je pense que c'est dangereux d'en arriver là et que ça créera un précédent impensable pour notre pays. Donc non plus dans votre ancien camp, il y a pas que Valérie PCR he Jean-François Copé parle d'une démission. Je n'entends pas le président du parti le dire.

Je crois que Bruno Rotaillot a été très clair sur ce sujet et tant mieux, on travaille ensemble, on gouverne ensemble et le pays il a besoin à la fois de clarté, de cohérence et je l'espère un peu de stabilité. Est-ce que vous n'êtes pas dans le déni en disant ça ? Parce que on parlait de Jean-François Cobé, de Valérie PC, eux voient l'entonu noir se rétrécir au fur et à mesure et voient le comment dire le cul de sac à la fin.

Et peut-être que certains l'espèrent. Peut-être que certains l'espèrent, mais moi j'espère pas qu'à un moment ça va se réduire à ce point-là. Moi ce que j'espère c'est qu'en fait on est en capacité d'être meilleur que l'image qu'on donne ces dernières semaines et ces derniers mois parce que c'est pas une image qui fait honneur à la vie politique que d'être incapable à un moment de de s'accorder sur ce qui devrait être une base une base démocratique donner un budget au pays.

C'est ça dont on parle. Donc, est-ce qu'on est d'accord là-dessus et est-ce que au-delà en permanence de revoyer votre copie et se renvoyer les copies les uns et les autres à la figure, est-ce qu'il y a des points qui sont des points d'accord, de négociation et de compromis ? C'est pas un gros mot le compromis et oui, en effet, ça coûte un peu question courte, réponse courte.

Est-ce que le responsable de la situation cafenne dans laquelle nous sommes ne s'appelle pas tout simplement Emmanuel Macron avec une dissolution parfaitement incomprise. Oui ou non ? Non.

Il n'en est rien en rien responsable. Mais je crois qu'à un moment, il a fait un choix sur la dissolution qui était de dire au français est-ce que oui ou non peut continuer on peut continuer de la même manière mais on avait des élections européennes quand on voit le résultat c'était une bonne idée oui ou non de répondre à quel poser mais on a perdu les élections européennes et vous auriez tous dit le président est sourd s'il n'avait pas bougé il a bougé vous dites il a mal bougé bon bah ça après c'est les Français qui décideront et c'est les Français qui choisiront moi ce que je pense c'est que vous le dites vous-même peut pas avoir peur de retourner aux urnes. Donc pourquoi lui reprocher ce qu'il a fait hier alors vous nous demandez d'y retourner aujourd'hui ?

À un moment c'est pas très cohérent non plus. Donc au moins je crois qu'il y a une dissolution dans notre pays que cette dissolution elle a montré ce qu'est notre pays aussi des colères des fractures, la nécessité aussi malgré tout d'arriver à trouver des compromis et donc cette assemblée elle est ce qu'elle est et maintenant il va falloir faire avec. Je rappelle ce que vous nous avez dit sur ce plateau.

Vous appelez Si ça peut débloquer les choses, avez-vous dit si ça peut débloquer les choses à oublier à supprimer la suppression des deux jours fériers qui été prévu par François Baou dans le prochain budget. Merci Merg d'avoir été avec nous. Olivier Fort vous succède dans une seconde.

Qu'est-ce que vous voulez lui dire Olivier Fort ce soir ? Quel quel message voulez vous avez commencé tout à l'heure quel message vous voulez lui faire passer ? Il est là, il est à 3 m debout.

Je le vois et ça arrive qu'on se parle. Je je crois que on a à la fin vous vous lui parlez. Vous êtes vous êtes pas nombreux à le faire.

On é ensemble à l'Assemblée nationale pendant un certain nombre d'années. Moi, je suis d'abord une parlementaire et c'est de là que je tire ma légitimité. Euh je crois que à la fin la même question nous est posée, le même constat, je crois qu'il est suffisamment lucide pour partager le constat sur le mur budgétaire, sur la dette.

Maintenant, est-ce qu'on a un chemin commun qui est possible ? Ça veut dire qu'on va gouverner ensemble. Je crois que ni lui ni moi ne le souhaiterion peut-être.

Donc sans gouverner ensemble, est-ce que pour autant on est capable de faire avancer le pays ? parce que je crois qu'on souhaite pas le blocage et je crois qu'on aime suffisamment notre pays pour avoir envie qu'il avance. Merci Hur Berger d'avoir été sur ce plateau face à BFM ce soir.

Il vous succède Olivier Fortrétaire du Parti socialiste.