🔴Groupuscules auteurs de violences lors des manifestations : audition de Marine Tondelier et d'élus
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international d'Europe Écologie Les Verts je salue également nos collègues parlementaires qui l'accompagnent Monsieur Daniel salmon sénateur d'Ille-et-Vilaine et Claude Ruffat député européen bienvenue également aux autres membres de la délégation un pardonnez-moi pardonnez-moi en effet oui monsieur Corman et et Monsieur Vito donc soyez les bienvenus un questionnaire vous a préalablement été transmis par notre rapporteur Florent Boudier nous n'aurons sans doute pas le loisir d'aborder l'intégralité de ces questions du moins lors de l'audition donc si vous pouviez dans un second temps nous nous transmettre les éléments écrits ça nous sera très utile comme vous le savez nous enquêtons sur les violences qui ont émaillées les manifestations dans notre pays au cours du printemps dernier du point de vue des manifestants comme de celui des forces de l'ordre ce programme comporte en quelque sorte de théâtre distinct il y a d'une part les manifestations liées à la réforme des retraites qui ont donné lieu à des exactions essentiellement urbaines et il y a d'autre part un certain nombre de rassemblement qu'on veut créer autour de mot d'ordre de type environnemental avec des espaces qui eux sont principalement ruraux nous pourrons évoquer les deux sujets mais au vu des fonctions qui sont les vôtres dans le parti qui est également le vôtre c'est principalement le second aspect qui a justifié votre invitation devant notre commission d'enquête vous avez d'ailleurs Twitter hier que vous seriez entendu à votre demande je me réjouis de cette convergence spontanée de nos objectifs entre la commission d'enquête et les vôtres mes premières questions qui ont vocation introduire le débat seront très simple madame la secrétaire nationale en premier lieu en tant que partie écologiste qui porte les objectifs de protection de l'environnement qui sont inscrits dans vos statues quels sont les voies de revendication que vous considérez quelque sorte hors du champ démocratique nous étions hier à Sainte Soline nous avons vu des armes blanches des armes incendiaires des armes de j'ai saisi par les gendarmes nous avons écouté un certain nombre de récits de destruction de biens d'un certain nombre d'agriculteurs nous avons observé le terrain qui exclut assez évidemment que des manifestants et plus ignorer la survenue d'affrontement violent avec les forces de l'ordre puisque le terrain se prête quand même à ce que on puisse se rendre compte que si on ne souhaite pas de contact physique et bien il y aura pas de contact physique ce qui ne veut évidemment pas dire que tous les manifestants étaient présents dans un esprit de violence d'ailleurs quand on échange avec les forces de l'ordre leur typologie consiste à dire sur les 8000 personnes présentes 2000 d'entre elles étaient violentes ou ont manifesté de la violence et 6000 ne l'ont pas fait nous avons noté enfin le dédain ostensible des organisateurs à l'encontre des interdictions préfectorales d'une part et des décisions juridictionnelles les confirmant et vous-même avez selon la presse pris part à cette manifestation interdite en sachant qu'il s'agissait d'une infraction contraventionnelle bref quelle est la limite de l'action politique est-ce la loi la violence éventuellement la violence contre les personnes parce que encore une fois hier ce qui a été très très intéressant en allant sur place c'était aussi de de noter que comment dire il y avait bien avant la manifestation un certain nombre de messages qui avaient été envoyés sur les réseaux et qui indiquait clairement que le risque en tout cas de dérive violentes étaient assez manifeste d'autant plus que comment dire certains avaient semble-t-il envoyé des messages très clairs consistant à dire que l'objectif était non pas non pas de simplement revendiquer mais dans des coudes très précisément avec les forces de l'ordre et en second lieu les prises de distance avec la légalité vous vous sont également préjudiciables puisque vous avez fait l'objet au cours de vos déplacements et on l'a vu de menaces et de pression qui ont opéré votre propre liberté de mouvement et votre liberté d'expression or elle est évidemment également je pense importante pour vous donc comment rétablir la primauté de la règle de droit solution à laquelle tous les républicains devraient se ranger pour trancher les différences d'appréciations sans risquer le cours à la violence donc nous sommes finalement tous les perdants quand c'est la violence qui prend le dessus c'est l'état de droit qui recule donc si vous voulez bien je vais procéder j'allais dire à l'usage c'est-à-dire la prestation de serment donc Madame et Messieurs avant de vous donner la parole et en application de l'article 6 de l'ordonnance numéro 58-1100 du 17 novembre 1958 relatives au fonctionnement de nos assemblées parlementaires je vais vous demander de prêter serment de dire la vérité toute la vérité et rien que la vérité comme j'ai cru comprendre que vous aviez tous location à vous exprimer je vais vous inviter successivement si vous en êtes d'accord madame et Messieurs de donc vous avez branché le micro il faudra l'éteindre pour que monsieur Ogier puisse lui à son tour s'exprimer donc si vous voulez simplement lever la main droite et dire je le jure alors je jure de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité et j'ajoute par contre que Monsieur il y a une erreur il s'exprime pas il est venu accompagner la délégation très bien parfait dans ce dans ce cas là nous lui demanderons pas de prêter serment monsieur salmon je vous en prie je jure de dire toute la vérité rien que la vérité toute la vérité je vous en remercie Monsieur Biteau je jure de dire toute la vérité rien que la vérité et que la vérité ou toute la nuit merci beaucoup ce corps me attendez il faut que Monsieur oui il faut que voilà je vous en remercie et là il faut voilà merci infiniment donc sans être plus long madame la secrétaire nationale je vous passe la parole merci monsieur le Président Monsieur le rapporteur mesdames et messieurs les députés je vous remercie de nous accueillir aujourd'hui pour être donc entendu dans un cadre d'écoute et d'échanges je le sais républicain et je le souhaite serein par votre commission d'enquête nous vous avons écrit au début de l'été pour vous demander à être auditionné parce que le sujet de votre commission d'enquête contient particulièrement à coeur nous avons chez les écologistes un attachement sincère historique et constant à la non-violence qui fait partie de nos fondamentaux chez Europe Écologie Les Verts notamment nous avons toujours défendu l'idée que ce qui vient avec la violence n'aboutit à rien de positif jamais la non-violence est au cœur de nos valeurs et de nos modes d'action y compris la non-violence verbale dans nos échanges entre nous et avec les autres la réciproque n'est pas toujours vrai nous regrettons et condamnons donc toujours les violences et nous l'avons notamment fait lors des événements qui sont couverts par votre commission d'enquête mais pas seulement et cette précision nous tient à cœur nous avons une position très ferme et constante j'insiste sur ce mot constante sur le sujet nous espérons donc le travail que vous menez permettra d'éclairer la représentation nationale et les Français une commission d'enquête nous semble être un outil adapté pour poser l'effet pour les objectiver pour avoir l'espace et le temps loin du tumulte imposé par l'information en continu de prendre le recul nécessaire à la manifestation de la vérité et au débat indispensable pour comprendre ce qui s'est joué dans ces manifestations cela étant dit je me permettrai de vous faire une petite remarque préalable je m'en voudrais de ne pas la formuler et j'espère que vous n'en prendrez pas ombrage nous avons lu avec attention au moment de son dépôt le 4 avril dernier le texte de la demande de commission d'enquête sur je cite la structuration le financement l'organisation des groupes muscules et la conduite des manifestations illicites violentes nous avons également pris connaissance du rapport que la commission des lois a travaillé pour l'autoriser deux inquiétudes nous sont venus à l'esprit chez les écologistes et nous tenions à vous en faire part à la lecture du titre même déjà de la Commission et puis aussi de l'aspect non trace partisan des signataires ou encore des objectifs affichés par la résolution on sent bien que la volonté n'est pas nécessairement de comprendre les dynamiques qui ont conduit à cette liste événements et j'espère sincèrement que votre travail permettra de dépasser l'impression que peut laisser cette résolution d'une commotion d'enquête finalement très politique qui chercherait à utiliser ce bel outil de notre vie parlementaire pour faire avancer un agenda partisan au détriment de la manifestation de la vérité notre seconde inquiétude concerne le champ des violences traitées par votre commission durant la période du 16 mars au 3 mai 2023 de nombreuses violences ont été commises contre des militants en écologistes vous n'avez parlé un peu en introduction en liant d'ailleurs les faits par exemple le 27 mars une manifestation non autorisée elles n'ont plus aboutit à l'effraction par les dizaines de personnes du domicile de la présidente de scie par France deux jours avant deux militants de la même association avaient été passée à tabac la presse n'en a peu voire pas parlé ce ne sont pas les seuls exemples j'en tiens toute une série à votre disposition pourra en parler et les violences envers les écologistes attisés au plus haut de l'État nous y reviendrons aussi si vous le souhaitez sont réels et en recrudescence à tel point que nous travaillons avec de nombreuses associations à créer un observatoire des violences faites aux écologistes pour mieux les objectifs et accompagner leurs victimes encore il y a trois semaines le maire d'une commune en Corrèze a défilé sur un char qui déployait une banderole sur laquelle était écrit mort aux écol amer élu de la République appelant à la haine envers les écologistes qui s'en était mu dans la majorité dans le gouvernement personne c'est aussi cela le continuum de violence en France et en tant que secrétaire national d'Europe Écologie Les Verts qui condamne donc toutes les violences je tiens à saisir cette occasion pour alerter les parlementaires présents parce que si vous êtes présent c'est que vous êtes à priori sensible à la question des violences vu l'objet de la commission d'enquête que le sujet des violences à l'encontre des militants écologistes mérite à mon avis aussi votre attention et donc j'espère qu'on en parlera au cours de cette audition ces préalable étant posé je vais vous présenter notre délégation du jour donc elle est composée de trois députés européens vous l'avez dit David Corman Benoît Biteau et Claude grufinateur Daniel salmon notre point commun il est très simple nous avons vécu ensemble cette terrible journée du 25 mars à Sainte-Soline et nous sommes venus solidairement répondre à vos questions parce que c'est comme ça que nous fonctionnement chez Europe Écologie Les Verts solidairement nous répondrons à toutes vos questions que toutes celles que vous aurez sur tout ce que nous avons vu ce jour-là sur ce que nous avons dit avant fait pendant analyser depuis en toute sincérité en toute transparence et avec soulagement même je dirais parce qu'il est important pour nous de concourir à l'établissement de la vérité sur cette séquence on a beaucoup parlé de vérité dans votre introduction et dans la prestation de serment notez par ailleurs que nous étions aussi à toutes les manifestations retraite et donc on pourra aussi vous répondre sur le sujet je vous ai écrit monsieur le rapporteur pour vous demander à ce que nous soyons auditionnés par votre commission parce que c'est bien le rôle d'un parti politique que nous représentons ici aujourd'hui de témoigner ce qui s'est joué à Sainte Soline la nature des violences leur traitement médiatique la bataille de la communication qui s'est politiquement jouer en Suisse la posture prise par le ministre de l'Intérieur et les diverses récupérations politiques qui s'en sont suivies sont un fait politique majeur qui méritent l'attention de l'assemblée nationale et celle des Français vous le verrez dans le témoignage il reste encore beaucoup d'émotions inutile de faire semblant que ça n'est pas le cas c'est impossible ces quelques heures d'une violence intense on laissait des traces chez tous les participants et beaucoup y compris nous avons vécu un sérieux traumatisme ce qui a nécessité l'organisation y compris par notre mouvement à destination nos adhérents présents de séquences de débriefing psychologique assez édifiantes là aussi on pourra y revenir si vous le souhaitez parmi les 30 000 manifestants présents ce jour-là dont l'immense majorité sont des pacifistes convaincus et pratiquants quelques-uns garderont des séquelles à vie tous les cinq et les autres parlementaires présents ce jour-là avons essuyé dans les semaines suivantes un flot de critique non pas parce que nous aurions commis des violences chacun sait ici que ce n'est pas le cas mais pour le simple fait que nous ayons été sur place c'est donc pour nous aussi le moment d'expliquer pourquoi nous étions sur place évidemment la première raison notre présence à Sainte-Soline vous la connaissez ce sont les méga bassines et leur absurdité économique et écologique pomper de l'eau dans les nappes phréatiques qui sont désormais rarement plein 72% des nattes phréatiques alors où je vous parle sont en dessous de leur niveau normal pour les mettre à l'air libre là où elle s'évapore c'est une idée qui en dit long sur notre capacité à développer des solutions insensées pour faire perdurer un modèle agricole à bout de souffle tous les scientifiques le disent le meilleur réservoir d'eau possible a été conçu par la nature il s'appelle la nappe phréatique Benoît Biteau qui est ici aujourd'hui qui en plus d'être parlementaire européen et aussi exploitant agricoles en Charente et devenu un expert de ce sujet on pourra vous en parler des heures mais telle n'est pas le chant de cette commission nous étions d'ailleurs tous les deux présents à la précédente manifestation de Sainte-Souline en octobre 2022 et lui donc qui est un voisin de ses projets n'en a d'ailleurs pas raté une depuis le début du dossier il y a des années nous souhaitions donc venir ce 28 mars pour mettre en lumière cette lutte contre l'absurde contre l'accaparement par quelques-uns d'une ressource commune et à partir du moment à la manifestation a été interdite nous avons évidemment pris le temps d'échanger avec nos collègues les choses ont été très simples très claires et très rapide il y avait à peu près 200 manifestants d'Europe Écologie Les Verts des militants d'Europe Écologie Les Verts qui nous avaient annoncé cette organisation vous voyez faut prévoir le logement le covoiturage etc donc ça s'organise à l'avance et qui nous confirmait maintenir leur participation 200 militants d'Europe Écologie Les Verts compte tenu des risques qui étaient annoncés c'est bien ma place d'être à leur côté c'est ça aussi être chef de partie et les parlementaires ici présents ont eu le même raisonnement et les mêmes inquiétudes sur ce qu'il se passerait sur place sur les risques qui seraient encourus par les manifestants nous sommes dit que nous serions plus utiles à Sainte Soline que chez nous devant notre télé et évidemment ça s'est confirmé le jour J nous sommes retrouvés à assister des blessés graves en urgence vitale pour l'une d'entre elles une jeune fille âgée d'à peine 19 ans qui a pleuré pendant des heures vikine d'un tir tendu de grenades en pleine tête puis d'autres grenades une fois au sol regroupées avec d'autres blessés que nous avons tenté de protéger en formant une chaîne humaine des tirs de Grenade lacrymogènes la fiction et la blessant à nouveau aux membres inférieurs cela restera une expérience qui marque à vie douloureuse intimement et politiquement nous avons remué ciel et terre pendant des heures appelez les services de la première ministre qui nous ont répondu échanger avec la préfète qui nous a répondu avec les services de secours qui nous ont répondu aussi nous pouvions voir à quelques dizaines de mètres des ambulances mais pour des raisons vous éclaircirez peut-être il a fallu attendre des heures pour que les blessés les plus graves soient pris en charge nous n'oublierons jamais jamais la peur la souffrance les pleurs l'impuissance et nous demandons que la lumière soit faite sur cela également vu le nom de force de l'ordre annoncé il est incompréhensible que les secours que les secours n'est pas été organisés en conséquence c'est une faute lourde pas la seule mais c'est une faute lourde en tant que chef d'un parti politique ce que je souhaite avant tout et je terminerai là-dessus c'est que face à des événements aussi graves que ceux qui se sont déroulés qui ont conduit à plusieurs dizaines de gendarmes blessés certains gravement auxquels nous pensons également évidemment évidemment mais aussi plusieurs de centaines de manifestants blessés dont certains ont été entre la vie et la mort pendant plusieurs semaines nous puissions faire l'effort de l'objectivité et de sortir des querelles partisanes j'aimerais qu'un message soit retenu aujourd'hui en tant que partie politique nous sommes une force de médiation entre un mouvement social qui porte une colère légitime que nous comprenons peut-être forcément mieux que beaucoup puisque nous en sommes proches et les institutions toutes les institutions qui sont malheureusement encore trop inactives face aux immenses défis environnementaux qui se révèlent à nos jours après jour je rappelle que la justice européenne et la justice française condamnent d'ailleurs certaines de ces institutions pour une action climatique pour manquement sur la qualité de l'air pour non respect des règles européennes sur la chasse pour manque de politique sur la biodiversité encore cet été donc c'est pas une vue de l'esprit c'est dans cet état d'esprit en tout cas que j'ai rencontré la première ministre peu après sainte Soline et j'ai bénéficié je dois dire d'une grande écoute c'est aussi dans cet état d'esprit que j'ai remis le sujet sur la table 30 août dernier lors des fameuses 12 heures des réunions entre Emmanuel Macron et les chefs de partir à Saint-Denis et je continuerai de le faire nous pensons que le gouvernement fait une erreur de jugement significative en refusant de s'appuyer sur les corps intermédiaires pour mieux comprendre les attentes de la société et mener une action qui soit davantage partagée par nos concitoyens les partis politiques tous les syndicats tous les militants du climat les associations ne sont pas des forces de blocage mais des relais puissants les criminalisés comme on l'a encore vu hier avec la garde à vue d'un patron d'une des plus grandes fédérations de la CGT est inquiétant ce que cela renie l'importance des syndicats par exemple pour mener le dialogue inclusif indispensable à une transformation positive de notre société beaucoup de droits que nous avons aujourd'hui nous leur devons d'une manière plus globale nous sommes très inquiets de voir que certains tombent dans la tentation de ne pas dialoguer avec les opposants mais de les criminaliser qualifier les militants écologistes d'écotéroristes comme la féministe de l'Intérieur pourtant garant de nos libertés publiques et de la cohésion des institutions c'est la définition de son ministère ceux sans aucun fondement juridique ne fera pas disparaître le problème que pose le défi écologique cela par ailleurs nous met en danger ce que j'ai dit tout à l'heure tenter de dissoudre les soulèvements de la terre sans fondement juridique sérieux ne fera jamais disparaître le problème que c'est soulèvements portent la décision du Conseil d'État de cet été suite à notre référé même si elle est dans l'attente d'un jugement au fond montre d'ailleurs il suffit de lire le communiqué de presse assez édifiant du Conseil d'État et tous les juristes ont compris que les atteintes aux libertés associatives prennent elles aussi une tournure inquiétante dans notre pays le mouvement associatif fait des fédérations qui représentent toutes ces associations l'expliquerait mieux que moi mais nous pouvons également échanger sur le sujet parce que nous sommes plusieurs ici à beaucoup le travailler les partis politiques les syndicats les associations ont une la responsabilité de capter les mouvements de la société pour les inscrire dans le champ démocratique il faut reconnaître cette fonction et donc la protéger au risque sinon d'un affaiblissement démocratique d'un affaissement d'ailleurs démocratique aussi que nous nous redoutons tous pour le dire autrement en démocratie on dit alors ce qu'on va faire aujourd'hui ensemble on convainc ça on verra on construit des accords on acte des désaccords mais on ne criminalise pas ses opposants nous devons française et aux Français de ne pas récupérer ces violences pour faire avancer un agenda politicien mais bien de prendre le recul nécessaire à l'établissement de la vérité et éclairer les mécanismes qui ont abouti à ces événements avec nos collègues nous en ferons notre part en vous livrant notre témoignage aujourd'hui cette audition ne suffira pas on sait bien mais nous espérons qu'elle participera à élargir et ouvrir ce débat que nous sommes déterminés à mener jusqu'au bout je vous remercie je vous remercie je vais tout de suite passer la parole à Monsieur le rapporteur et nous pourrons à ce moment-là rentrer dans les questions réponses et j'invite les collègues qui souhaitent poser des questions de se manifester auprès de moi donc monsieur le rapporteur je vous passe tout de suite la parole merci monsieur le Président merci madame la secrétaire nationale votre volonté de venir devant la commission en effet rejoint de la nôtre de vous associer à nos travaux et c'est très bien comme ça et je dois quand même saluer tout particulièrement le député mytho parce que nous avons siéger sur les mêmes bancs de l'hémicycle régional nouvelle Aquitaine il se trouve que à l'époque nous faisions partie même de la même majorité régionale les choses ont évolué depuis je ne sais comment conclure d'ailleurs mon propos je voudrais quelques précisions madame la secrétaire nationale et merci d'ailleurs pour votre état d'esprit sur la dénonciation constante en effet de votre formation pour l'éthique de la non-violence l'intitulé de la commission d'enquête il a évolué à ma demande le mot organisation a disparu et il a disparu parce que j'estimais casserole d'autres collègues je l'ai déjà dit tout à l'heure devant les organisations syndicales que le mot terme d'organisation était charrié toute une série d'ambiguïtés à l'évidence j'ai souhaité et j'ai proposé par amendement qu'il soit supprimé quant au champ des violences c'est un sujet en tant que tel qu'appelle-t-on la non-violence on s'arrête-t-elle est-ce que la désobéissance civile est une violence envers la loi est-ce que c'est est-ce qu'elle est tolérable est-ce qu'elle est acceptée jusqu'au peut-être un vrai sujet de l'interrogation je vais en venir à des questions très précises madame Massot internationale parce qu'une commission d'enquête consonnons l'indique vise à explorer en profondeur un certain nombre de situations dans le chant temporel qui le nôtre c'est-à-dire à compter du 16 mars dernier jusqu'au 3 mai 2023 lorsque nous nous sommes déplacés hier à Sainte Soline il y a me semble-t-il un premier constat j'allais dire physique géographique que nous pouvons établir de façon me semble-t-il relativement objectif c'est que il n'y a pas d'affrontement possible avec les forces de l'ordre il n'y a aucun affrontement possible avec les forces de l'ordre s'il n'est pas souhaité souhaitée par des individus violents je ne fais pas la malgame entre les 8000 personnes présentes dont 10% d'individus violents à peu près selon les estimations qui varient entre 800 et 2000 personnes selon les autorités je ne sais pas l'amalgame mais il n'y a pas d'affrontement possible dans cette situation précise à Sainte-Souline s'il n'y a pas volonté d'affrontement s'il n'y a pas préméditation organisation de l'affrontement je m'explique les forces de l'ordre sont disposées autour d'une infrastructure et nulle part ailleurs elles sont statiques elles sont statiques à l'inverse des manifestations urbaines autre sujet elles sont statiques et par conséquent dans un champ de visibilité dans un champ tout court d'ailleurs un champ de visibilité très fort il n'y a aucune autre façon de s'affronter aux forces de l'ordre que de le vouloir et de parcourir plusieurs centaines de mères de mètres dans l'intention d'aller au contact dans l'intention de la fonteement d'ailleurs les images vidéos indépendante ou officielles regardons tout de même que la cartographie présentait hier par les forces de l'ordre mais surtout nos propres constats encore une fois géographique et physique nous laisse plutôt penser ce que je viens de formuler est-ce que c'est votre interprétation et est-ce que ce sont les constats que vous avez pu faire sur place premièrement deuxièmement nous avons rencontré hier les élus locaux maire devant souligne je tiens monsieur le Président sous votre contrôle à les remercier à la fois pour la sincérité de leurs propos et le fait qu'ils ont vraiment pris le temps de nous apporter des éléments d'information le vendredi matin selon le maire de vanzé le vendredi matin à 7h30 un certain nombre d'individus parviennent dans sa commune pour s'installer et l'ambiance est bonne enfance dit-il et nous nous sommes prêts au cours de la journée dans l'après-midi en particulier n'est plus du tout le même profil d'autres personnes se sont se sont allégées des personnes qui sont cagoulées qui d'ailleurs parfois court dans le village vont sur un objectif ciblé dont lui ignore totalement la destination précise il se trouve que selon les autorités je suis très prudent ne soit pas à la place des forces de l'ordre ou de la préfète par exemple des Deux-Sèvres il s'agissait en particulier d'aller bloquer LGV Bordeaux Poitiers Paris donc on voit que sur place des signes avant-coureurs d'élevant Audi après-midi que la géographie des lieux la stratégie statique des forces de l'ordre ne sont pas dispersées sur le champ il n'y a pas des groupes qui seraient disposés de façon à créer un phénomène par exemple de Nas il semble quand même qu'il soit très difficile de passer à côté de ce phénomène donc c'est mon deuxième point de vue puis troisième point de vue vous dites la troisième question pardon deuxième question troisième question troisième sujet vous dites risque annoncer risque encourus mais précisément nous contourner on écoute les élus locaux les maires de communes modestes le risque concouru il le voit dès le vendredi après-midi parce qu'il voit qu'il y a des individus qui ne sont pas ceux que vous citez ils sont surtout pas les 200 militants écologistes pas du tout là on est sur d'autres profils sont là pour autre chose eux voient qu'il y a un risque vous vous êtes responsable politique la partie importante qui s'inscrit dans notre histoire politique vous connaissez ces risques et vous en concluez c'est une question pas de mise en cause et vous en concluez qu'on peut y aller on peut même y aller je parle sous le contrôle de collègues députés présents avec les charges mais c'est un débat et donc voilà moi j'aimerais comprendre c'est à dire le risque apparaît de plus en plus réel nous avons appris aussi de la part de la préfète des autorités générales de la région sud-ouest par exemple on dit qu'il y a eu une stratégie de communication à mon d'alerte sur les risques éventuels on peut être partagé sur l'opportunité de cette façon de communiquer en tout cas c'est ce que je pense personnellement mais voyez risque concouru ils sont réels ils sont constatés ils correspondent à des individus qui ne sont pas les militants écologistes que vous avez encadré et il y a malgré tout pour vous une démarche qui consiste à y aller il y a quelques instants le secrétaire général de la CFTC était ici il disait lorsque une manifestation est spontanée [Musique] le fait que par rapport à ce qui se fait habituellement quand des manifestations sont organisées et bien il y a tout un dispositif qui permet d'assurer d'ailleurs la sécurité des manifestants eux-mêmes puisque je le rappelle une nouvelle fois le principe même dans notre Constitution c'est que la manifestation et le droit de manifester est une est un droit de nature constitutionnelle et donc là on se retrouve dans une situation où la difficulté qui nous a été en tout cas qui a été fortement développé hier c'est de dire que les conditions d'une manifestation sur elle ne semblait absolument pas réunie et donc ce qui nous intéresse ici en tant que commission d'enquête c'est de savoir quels sont les éléments qui dans votre prise de décision encore une fois comme le disait sur le rapporteur ce n'est pas là pour porter un chouchement de valeur pas du tout ça on est dans une optique très très transpartisanes dans une commission d'enquête qu'est-ce qui vous permet de dire que et bien voilà il y avait des éléments qui qui permettaient en fait une présence sur sur place y compris d'un certain nombre d'élus évidemment portant portant leur écharpe je vous propose qu'on soit peut-être plusieurs à répondre à la question ce que mes collègues ont bien sûr du problème non pas de ce qui s'est passé après mais ce qui mais pourquoi nous étions là et le reste on pourra en parler après et ce qui m'intéresse beaucoup dans votre question c'est qu'elle va me permettre d'expliquer le contexte la psychologie dans laquelle peuvent se trouver des personnes non violentes pacifiques qui disent c'est interdit les gilet quand même et c'est important de comprendre pourquoi dans ce cadre précis ils le font là où comme la CFTC pour plein d'autres cas on aurait pu ne pas le faire et nous-mêmes on n'appelle pas des manifs interdites enfin on attaque parfois les les décisions d'interdiction évidemment c'est notre rôle de partie mais mais voilà le cas il spécifique la première spécificité c'est ce cas des bassines et c'est valable pour beaucoup d'autres sujets environnementaux Notre-Dame-des-Landes Civens ce qui était aussi lié à l'eau d'ailleurs c'est un moment de notre histoire où on prend conscience que les procédures juridiques ne servent plus à rien dire que sur ces bassines peut-être Benoit tu pourras faire le point il y a trois pages de tableau tous les recours sur le sujet on a l'expérience du fait que les référés environnementaux qu'on peut faire il y a d'ailleurs une un rapport de 2021 de Naïma muchu de horizon et de Cécile Hunter Meyer du PS qui sont pas écologistes et qui en 2021 après une mission flash d'information acte la même chose que nous de dire ces référents environnementaux ça ne marche pas souvent au moment du référé il y a pas de décision de suspendre mais des années après quand c'est juju au fond on suspend souvent trop tard le projet a commencé même parfois terminé et il existe et donc il y a des atteintes environnementales irrémédiable qui sont faites qui sont illégales du coup mais jugés illégal trop tard et donc il y a cette forme de déni de justice qui est ressentie par beaucoup je donne un exemple Sivens s'il n'y avait pas eu la ZAD à silence et je dis même et c'est dur pour nous de le dire mais si Rémi Fraisse n'était pas mort il y a eu 20 fois plus de grenades tirées à Sainte Soline que le soir de la mort de Rémi fraise d'ailleurs si Rémi Fraisse n'était pas mort il y aurait un barrage à silence aujourd'hui il a été il y a quelques temps déclaré illégal et n'a pas été construit mais si il y avait pas eu ce coup d'arrêt dans les travaux il aurait été construit et jugé illégal trop tard c'est un exemple parmi beaucoup d'autres et donc déjà il y a cette forme de sentiment de déni de justice et quand vous êtes écho anxieux parce que moi je répète souvent que les enfants qui naissent en 2023 on ne sait pas leur garantir l'habitabilité de la planète pour quand ils ont 30 ans c'est pas moi qui le dit en tant qu'écolo c'est un consensus scientifique inédit dans l'histoire de l'humanité le GIEC et donc quand vous avez ça bien en tête que vous regardez pas ailleurs tous les jours vous allez ça en tête et que vous voyez que les la nature continue à être attaquée le vivant continuait à être broyer dans l'indifférent général que vous faites appel au à la justice ça ne marche pas bon après vous faites les manifestations on a beaucoup manifesté pour la retraite on a vu que on avait aussi beaucoup de mal à convaincre en tout cas dans les années qui viennent on aura beaucoup de mal à convaincre que les manifestations aussi moins utile et donc il y a ce contexte et puis il y a un autre contexte c'est celui de la crimination des mouvements écolos les manifs de sainte Soline les quatre précédentes en fait il y en a eu quatre à Sainte Soline les quatre ont été interdites dire qu'il y a un sentiment aussi je vous dis pas c'est sûr c'est ça je vous dis il y a un sentiment c'est comme le sentiment d'insécurité c'est forcément subjectif mais il y a un sentiment chez beaucoup de militants plutôt jeune plutôt pas des militants politiques d'ailleurs mais c'est de plus en plus fort que en fait on on veut pas qu'on parle du sujet dire que une manifestation bonne enfant ou ça se passe très bien etc en fait ça permet de faire parler du sujet parce que tout le week-end à la télé on dit tiens il se rassemblement comment ça va se passer que cetera on en veut pas donc il faut interdire la manif premièrement je vous parle pas de celle de sainte-soulina ou des dangers étaient annoncés réels et on y reviendra mais pour les premières on dit bah tiens ils veulent pas que la manif est mieux et qu'elle se passe bien parce que l'interdiction à deux effets premièrement évidemment de la dissuasion à ne pas y aller c'est le but chercher et deuxièmement on pressant que ça a pas très bien se passer donc il y a toujours cette cette angoisse et puis aussi on sait que ça se termine par des images pas cool qui servent pas notre récit politique et donc dans ces cas là vous avez deux choix là je parle pas de moi je parle des gens qui ont été à la 1 quand même la 2 la 3 moi j'étais qu'au deux dernières qui disent bah voilà ils veulent pas qu'on fasse on nous empêche et donc ils se sentent attaqués dans leur liberté même de manifester je souligne que j'ai participé à beaucoup de manifestations mais si la station des soulèvements de la terre on n'a pas du tout participé à l'organisation de celle-ci pas du tout on n'était pas dans les organisateurs ELV on était participant on avait appelé cette manif on n'a pas appelé à la manif après l'interdiction on a fait voilà de la gestion de militants qui avaient prévu qui était déterminé à y aller mais le en mai par exemple David Corman était présent on a fait les soulèvements de la terre à Rouen j'ai emmené mon fils de 4 ans ils ont fabriqué des jumelles en eau de papier toilette pour voir les oiseaux dans les arbres qu'on allait sauver contre le grand contournement Est qui depuis 50 ans défait la chronique et qui se fera jamais donc les soulèvements de la terre c'est pas les images qu'on a vu à BFM de sainte Soline c'est pas ça c'est des dizaines d'actions qui se passent très bien c'est 150000 personnes c'est beaucoup plus vaste que ça mais il y a un système politique au médiatique qui fait aussi que c'est ça l'image que les gens en tête ça imprime il y a aussi ce contexte donc de criminations des moments écolos je vous montre suite aux éco terroriste de Darmanin donc qui était en octobre 2022 les unes de la presse quand vous lisez je vous ai pas militant vous n'êtes pas tout ça vous lisez la presse vous avez les écolos radicaux quand l'écologie s'aborde ultra ultra écolo jusqu'où ira la violence donc les militants ils se sentent aussi prisonniers de cette image mais en disant mais si la concurrence qu'elle doit plus jamais manifester en fait ils ont gagné aussi donc il y a ce truc compliqué la veille vous avez raison il y avait une ambiance bon enfant comme dans toutes les autres manifestations les soulèvements de la terre que j'ai pu faire mais c'est pas vrai que les inquiétudes ont monté la veille elles montaient depuis des semaines depuis des semaines puisque il y avait des annonces testostérone et du ministre de l'Intérieur sûrement basé sur des craintes réelles mais disons qu'il y en a quand même rajouté quand vous dites il y aura 3200 forces de l'ordre il y aura des drones il y aura six hélicoptères il y aura autant de grenades et en fait il dit et vous verrez il y aura des images vraiment horribles qu'est-ce que font les gens ils attendent devant la télé on a l'impression que ces images quelque part elles étaient souhaitées nous on ne les souhaite pas mais on voit qu'il y a cette tension autour de si de la tente médiatique et on sait il y a une forme de Riot porn on l'a tous vécu devant notre télé quand il y a des manifs et tout premiers mots on reste clacher comme ça que c'est toujours la même la poubelle qui brûle on la regarde des heures la même image qui tourne en boucle on est un peu scotché il y a un truc comme ça un phénomène médiatique qu'on comprend aussi et donc il y a pendant ces semaines cette tension qui monte et donc oui on est inquiet on est inquiet mais on en discute entre nous on se dit cette manie va avoir lieu c'était 30 000 manifestants c'est pas bon il y a des chiffres selon la police il y avait pas la CGT mais selon les participants ce sont des ornithologues qui comptent au clic et c'est leur métier de compter du vivant au clip notamment il savent le faire 30 000 personnes c'est le plus gros rassemblement écolo en France depuis le Larzac c'est ça qui a annoncé et donc on sait que les gens vont y aller ils ont prévu leur salle de couchage leur tente de covoiturage ils vont y aller et donc qu'est-ce qu'on fait chez nous et on laisse les 200 manifestants dont peut-être les parents vont nous appeler inquiet donc ça bah non on doit être là et donc on y va en espérant que ça se passera au mieux en se disant on pourra faire des choses sur place évidemment qu'il y a des gens qui viennent dans cette manifestation si tu as annoncé pas pour les bassines mais pour la confrontation ils sont pas des soulèvements de la terre ils sont pas de rap Écologie Les Verts à ma connaissance peut-être que des gens ont des infos que je n'ai pas mais dans tous les mémoires en défense du ministère de l'Intérieur je n'ai rien vu de tangible comme preuve et donc on les voit aussi enfin on voit bien enfin on sait bien mais quand vous allez au 1er mai je sais pas si vous manifestez le 1er mai nous on manifeste le 1er mai on les voit aussi j'ai jamais vu une interdiction de manif le 1er mai j'ai jamais vu Sophie Binet et Marylise Léon ou Martinez avant être menacé de dissolution parce qu'il y a les Black Blocs qui sont venus à la manif du 1er mai donc c'est comme ça que ça se passe ensuite vous dites on voit bien sur le terrain la confrontation elle peut être que volontaire là je suis pas d'accord j'ai pas moi je suis pas experte scientifique de de commission d'enquête de post manifestation mais quand on lit le rapport de la LDH on se rend compte quand même que les ça pas ça part pas en live dans une confrontation puisqu'on est en fin de cortège qu'en plus on dit au revoir à Julien Legay qui arrivait au panneau sainte Soline ne peut pas pénétrer sur la commune qu'il attend au panneau on lui dit au revoir on est dans le cortège des derniers qui arrivent quand on arrive les camions sont des gens en fan etc ce qu'on peut vous dire c'est que moi je veux pas entendre les gens qui ont été blessés sur place il l'avait bien cherché parce qu'ils avaient pas être là et puis en plus si ils ont été blessés c'est qu'ils étaient en première ligne nous n'étions pas en première ligne on était vraiment au fond quand on arrivait avec ce camion qui brûle on est arrivé donc en fait vous avez le pour que vous situiez ce chant que vous avez été sur place je vous ai mis le plan mais en fait vous avez ce grand champ ce n'est que des champs vous avez cette bassine et nous sommes là dans le triangle orange et donc il y a une fanfare qui joue et nous on se dit c'est peut-être le syndrome du Titanic on se dit on va se mettre près de la fanfare normalement les forces de l'ordre vont se rendre compte que ceux qui sont autour de la fanfare tout se passe bien et c'est là qu'on nous dit que les quads arrivent alors moi je comprends pas ce que c'est que c'est quoi que je savais pas qu'il y avait des militaires à quoi de sur ce terrain et je sens une panique vraiment des gens paniquent on dirait il y a des quads qui arrivent ils reviennent parce qu'en fait on apprend plus tard qu'ils étaient déjà venus au début que c'est là que la confrontation a commencé les quads c'est l'équivalent brave m de la ruralité quoi c'est dans tous les rapports de notre rapport gendarmerie rapport LDH rapport préfet Dispa les mêmes trucs ils avaient pas le droit de tirer le Bd ah bah s'ils l'ont fait quand même sans autorisation assis en fait il nous l'avait dit mais on s'en rappelait plus fin on n'a jamais compris trop dans lequel 4 de l'égalité ils opérer ce qui est sûr c'est qu'ils sont arrivés sur nous par derrière pas par devant ont été les heures mais par derrière donc clairement les personnes avec qui sont confrontés étaient les non violents qui étaient le plus à l'arrière que quand on nous a dit qu'ils arrivaient on nous a dit il y a plein de baissés entreposés à l'arrière de la première charge où on n'était pas il faut aller les protéger que Benoît qui est un habitude c'est manifestations a pris un peu le lui dans 10 ans ceux qui ont des écharpes ce n'est pas mon cas je suis pas député mettez-vous devant bien visibles parce qu'ils vont à toute allure mais ils vont voir avec nos écharpes que là c'est les élus et les blessés et de s'approche et nous tire dessus et le ministère de l'Intérieur la préfète diront pendant des jours que c'était faux donc on tient votre disposition des photos tout ça on a toutes les preuves et donc tout ça pour vous montrer que nous étions non violents nous étions à l'écart des heures très très nettement encore plus quand on projet quand on protégeait les blessés et que on a été pris pour cible asphyxier moi j'ai eu des troubles auditifs pendant des semaines ensuite j'ai une grenade qui a éclatée de mon pied il y avait un journaliste d'ailleurs présent à côté qui l'a senti aussi on a dû porter nous-mêmes les baisers voilà pour vous dire c'est pas ceux qui vont à la confrontation ils vont volontairement c'est sûrement vrai pour certains qui ne sont pas à mon avis là pour les bassines d'ailleurs comme dans les manifs du 1er mai ils sont pas là pour la CGT mais c'est comme ça que ça s'est passé donc oui c'est une escalade d'angoisse et moi ce qui m'inquiète encore plus c'est que je peux vous dire que des non-violents très très convaincus qui vivent ça ça leur donne pas confiance dans les forces de l'ordre force de l'ordre gardien de la paix nous on soutient leur action ils sont nécessaires et les gens qui font ce métier moi je comprends que c'est un métier très dur que pour leur famille c'est très difficile aussi moi je me mets aussi à leur place la réalité c'est que la doctrine d'une matière de l'ordre mise en place ce jour là tout autour de la bassine vous dites ah bah comme il bougeait pas c'était pas dangereux pour personne mais si ça l'était ce contrairement à sainte-solide en octobre où on a avancé des kilomètres en passant des barrages de 10 un par un et puis tout se passait bien dans plein d'autres manifs ça s'est passé comme ça là ce truc de de 3000 sur les 3200 il y en a 3000 qui étaient autour de la bassine pour protéger un trou et donc évidemment que ça crée une confrontation puisque au lieu de que ce soit éparpiller etc tout le monde va vers la bassine pour voir ce que c'est qu'une bassine et là ça c'est c'est ça crée une confrontation au contraire très direct d'ailleurs qu'est-ce que ça aurait pu faire qu'on rentre dans cette bassine c'est un trou il y a rien à détruire il y en a les gens seraient restés 20 minutes dans la bassine et c'est reparti chez eux quoi il y a rien à détruire sur place donc voilà l'incompréhension de notre part sur la partie maintien de l'ordre voilà peut-être que Benoît tu veux compléter peut-être David aussi oui effectivement compléter échanger par rapport à l'intervention de marine juste avant juste je vais pas redire tout ce qui a dit marine j'ai vécu exactement la même histoire moi je vais peut-être essayer d'expliquer la chronologie qui conduit à cette escalade et qui amène à ce que effectivement il est 30000 citoyens qui un jour se rassemblent à Sainte Soline pour dire ce que vous faites avec les bassines ça ne nous convient pas alors j'ai été présenté par Florent comme élu régional j'étais vice-président d'une région conseiller régional avec Florent suite en nouvelle-aquitaine j'ai été présenté par Marine non pas exploitant agricole mais moi je préfère paysans mais c'est mais mes paysans paysans c'est bien voilà et donc j'ai aussi cette cette casquette là on va dire ça mais dans une autre vie avant avant tout ça je suis scientifique et j'étais à l'époque à la fin des années 90 recruté par la France l'État français pour travailler sur la sortie d'un contentieux européen sur le dossier Marais Poitevin précisément sur la problématique de la gestion de l'eau qui avait été épinglé par la Commission européenne et qui est donc avec conduit à ce contentieux européen dans ces travaux là à ce moment-là les études montrent que effectivement la gestion de l'eau sur ce périmètre du Marais près de 20 et pas très bonne et même désastreuse que la gestion la biodiversité puisque les directives habitats et les directives oiseaux sont bafouées dans la façon dont on gère ce territoire sont pas bonnes non plus et donc on me demande d'essayer de trouver des réponses des solutions techniques des solutions d'aménagement du territoire pour sortir de cette situation là avec une anecdote c'est que c'est le seul parc naturel en France qui perd son label Accor à cause de ce contentieux européen ce qu'on appelle parc naturel régional à la fin des années 90 précisément parce que ce territoire est mal géré sur ces enjeux de l'eau et de la biodiversité rapidement sur les travaux techniques et scientifiques que je conduis amen donc à un certain nombre de mesures qui sont transmis à la Commission européenne par l'état français pour sortir de ce contentieux européen dans les discussions parce que quand on fait ce travail technique et scientifique il y a aussi tout un travail de médiation de consultation de concertation avec les acteurs du territoire les approches scientifiques sont sont pas contestés mais dans la discussion avec le monde agricole apparaît une réponse possible au travers des de la constitution de ces fameuses bassines ce que j'essaie de vous expliquer c'est que c'est bassines sont reconnus comme une solution une fois que toutes les autres solutions ont été mises en oeuvre et que une fois qu'on a remis André les cours de haut qu'on a créé des conditions de ralentissement de l'eau sur les bassins versants retenus sur les zones humides qu'on a replanté des arbres des haies et que on a tout fait pour que les nappes souterraines se rechargent parce que c'est ça la vraie solution c'est c'est stocker de l'eau au maximum de leur potentiel dans les nappes souterraines une fois qu'on a fait ça on peut sur certaines zones peut-être constater encore des déficits et donc avoir besoin des bassines et c'est seulement à la lumière de ce constat là qu'on voyage les projets de bassine et la raison pour laquelle aujourd'hui on est dans cette situation là c'est que malgré la transmission de ces promesses faites par l'état français à l'Europe qui a permis de clore définitivement le contentieux en 2005 qui a permis ensuite d'ailleurs de retrouver le fameux label parc naturel régional Florent tu t'en rappelles c'était à l'époque où on était tous les deux Conseils Régionaux c'est malheureusement les mesures qui sont proposées dans ce rapport qui sont pas mis en oeuvre et ceux qui se passe c'est la raison pour laquelle on arrive à des tensions aussi fortes c'est qu'on appuie tout de suite sur le basson le bouton méga bassine retenu de substitution avant d'avoir mis en oeuvre toutes les autres solutions et donc on arrive sur une situation où les méga bassines qui sont présentés comme un potentiel une potentielle solution si on aménage bien le territoire et une fois qu'on l'a bien aménagé deviennent au contraire et c'est pas moi qui le dit c'est des scientifiques deviennent au contraire une une complication supplémentaire à un déficit de bonne gestion de l'eau sur ce territoire là et c'est ça le biais du raisonnement et et là encore c'est pas moi qui le dit c'est et ça nous amène à la raison pour laquelle on a 30 000 citoyens qui se rassemblent le 25 mars c'est que à la lumière de ces connaissances techniques et scientifiques de ces solutions qui sont portées par ce rapport et qui ont été promis par l'état français pour sortir du contentieux européen quand c'est premier projet de bassine arrivent qui d'abord sont au nombre de 19 puis de 16 puisqu'on se rend compte que on a surdimensionné un peu les projets et que les premiers recours déposés en justice sont gagnées par les opposants assez bassines qui sont pas des opposants à l'irrigation qui sont pas des opposants stockage de l'eau mais qui réclament que si on fait des bassines si on utilise l'eau de l'irrigation on crée les conditions de la réussite de ces projets et c'est ça qui va pas dans ces projets là et c'est pour ça qu'elle la résistance et il y a d'autant plus de résistance que et c'est souvent un angle mort il y a beaucoup d'argent public sur la table et que quand il y a beaucoup d'argent public sur la table les citoyens sont parfois en résistance quand ça n'est pas conforme à leurs attentes et donc les premiers recours arrivent ils sont gagnés ce qui fait que on passe de 19 à 16 donc on réduit la taille du projet mais malgré ça au bout de 16 au bout de 16 bassines et qu'on et on dépose des recours à nouveau sur ce projet à 16 bassines on gagne à peu près tous les recours c'est pas à peu près on les gagne tous il y a en tout cas au 25 mars au moment du rassemblement à sainte-solin tous les recours déposés par les opposants par les associations de protection de la nature et de l'environnement sont gagnées il y a un recours qui est perdu mais qui est actuellement en appel à la Cour d'appel de Bordeaux qui est postérieure au 25 mars mais pour lequel pour lequel on est très confiant sur le rendu de la cour d'appel de Bordeaux et donc ça me renvoie à des questions c'est à dire que quand on est citoyen un territoire qu'on fait le constat que il y a des choses qui dysfonctionnent que des solutions techniques et scientifiques sont portées notamment par ce rapport que j'ai eu le plaisir de d'animer et qui a été transmis à la Commission européenne que malgré les promesses de l'État rien n'est fait que des recours sont déposés en justice sont tous gagnés que la communauté scientifique est à peu près unanime pour dire que les bassines peuvent être une bonne réponse mais uniquement après avoir posé les préalables qui constituent les conditions de la réussite d'une bonne gestion de l'eau sur ce territoire comment est-ce qu'on fait quand on est citoyen a fortiori quand on est élu attaché à la justice attaché à la démocratie attachée aux valeurs de la République attachés à l'État de droit et que malgré ces constats justice qui nous donner raison communauté scientifique qui nous donne raison manque d'acceptation sociétale avec des citoyens qui disent on veut pas que l'argent public aille sur ces sujets là comment est-ce qu'on fait pour empêcher des projets qui à ce point télescope ce que pour on pourrait appeler l'État de droit quand en plus on nous interdit de manifester parce que on a quand même une interdiction de manifester donc moi je vous pose la question on est plusieurs élus dans la salle ici comment est-ce qu'on fait pour quand on est attaché à l'état de droit réclamer que l'État de droit soit précisément respecté dans les décisions telles que le démarrage de travaux de méga vaccine et Marine a fait référence assez recours qui sont gagnées parfois posteriori à la elle a évoqué l'exemple de Sylvain c'est parce qu'à l'époque j'étais administrateur de l'Agence de l'eau à dourgaronne qui était le principal financeur de Sylvain GT à six-20 également et effectivement à posteriori le donc le projet s'est arrêté pour les raisons que vous connaissez je vais pas revenir c'est d'ailleurs un peu traumatisant quand on a vécu Sylvain c'est qu'on était là le jour où Rémi Fraisse est décédé et que on revit sainte Soline il y a des choses qui remontent c'est évident mais le constat c'est que le projet s'est arrêté la procédures en justice ont continué et que le projet de Sylvain c'est qu'il était présenté n'était pas dans la légalité sur le projet des méga bassines sur le marais poitevin on a déjà des des comment dire du recul sur la non conformité de ces projets avec les réglementations en vigueur en France et en Europe puisque les cinq bassines de la laine tranche avant qui ont été financés par de l'argent public sont aujourd'hui parfaitement illégales c'est-à-dire que le Conseil d'État qui est la plus grosse la plus haute juridiction pardon de de notre République à définitivement dit que ces cinq bassines n'étaient pas construites en conformité avec les réglementations en vigueur en France et en Europe donc cette stratégie qui consiste à avancer au rouleau compresseur imposer à des citoyens qui payent des impôts que leur argent public aille sur des projets qui une fois qui sont terminés sont déboutés par la justice et donc cette stratégie d'être mis devant le fait accompli suscite effectivement de la Résistance et de la réaction de la part des citoyens suicide de la Résistance et de la réaction chez les militants écologistes et je répète je repose ma question comment est-ce qu'on fait quand on est dans cette situation là à part se rassembler que des citoyens pour manifester notre désapprobation je voulais juste faire un petit je vais très bref j'ai eu le plaisir d'être parmi ceux qui étaient auditionnés au Conseil d'État pour la décision ou pas de maintenir la dissolution des soulèvements de la terre et le débat a tourné beaucoup autour de cette définition de la violence et vous avez vu la communication du Conseil d'État mais mes cheveux revenir là-dessus c'est la violence et c'est quand effectivement les personnes les êtres vivants sont atteintes par des gestes qui qu'on peut qualifier de violence la désobéissance civile c'est autre chose c'est des gestes symboliques c'est des actions symboliques qui n'ont pas d'impact majeur sur l'économie qui n'ont pas d'impact sur le fonctionnement de de l'État et en vérité quand on se lance dans la désobéissance civile on accepte la judiciarisation qui va avec mais c'est pour attirer l'attention c'est grâce à la désobéissance civile qu'on n'a pas un grand parc militaire au Larzac c'est grâce à la désobéissance civile qu'on n'a pas le barrage de silence c'est grâce à la désobéissance civile qu'on n'a pas de gaz de schiste en France ces gaz grâce à la désobéissance civile qu'on n'a pas d'OGM en France donc la liste est extrêmement longue et donc retenir que cette cette façon de lutter et aussi un outil qui peut servir l'intérêt commun et l'avenir des générations futures et puis ma dernière chose c'est que tu as évoqué la violence faite aux écologistes marines je rappelle hasard du calendrier que le 27 ou le 28 mars Michel forces qui est rapporteur spécial à l'ONU sur la protection des défenseurs de l'environnement a publié un rapport ou il manifeste sa vive inquiétude sur l'attitude et la violence proposée aux défenseurs de l'environnement y compris dans notre pays surtout dans notre pays puisque ce rapport a été très ciblé sur la France et donc voilà je je vous invite à attirer enfin j'attire votre attention sur cette partie là des choses quand on est député européen on regarde aussi la presse à l'étranger on sort de la presse nationale et le regard de la presse étrangère sur ce qui se passe en France en ce moment le regard d'un rapporteur spécial à l'ONU devrait quand même attirer notre attention sur ce qui est en train de se passer dans ce pays juste pour briser contient votre disposition du coup le tableau de tous les recours gagnés sur enfin contre ses bassines que la mission flash de 2021 du coup avait fait beaucoup de propositions transpartisanes pour remédier à cela aucune n'a été suivi des faits et que vous parliez du Lot-et-Garonne où j'avais été prise pour cible pourquoi Serge Bousquet Cassagne le président de la coordinationale de ce département était très énervé deux trois jours après sainte Soline c'est qu'il pensait moi j'allais aider sur une maternité qui était menacée de fermeture à Villeneuve-sur-Lot lui il a cru quand il a su que je venait que je venais pour son histoire de lac de Caussade pour ceux qui ne connaissent pas le lac de Caussade c'est une retenue d'eau illégale qu'il a construite pendant il a profité du covid pour pour avancer que quand on demande aux autorités pourquoi c'est interdit réinterdit réinterdit et que non seulement il a creusé quasiment lui-même et en plus elle fonctionne tranquillement depuis on me dit ah bah vous le connaissez pas il s'est mobilisé des agriculteurs et des chasseurs et il a fait reculer des bataillons en tient de gendarmerie donc pour des raisons de de tranquillité publique faut mieux qu'on laisse faire d'ailleurs on vous conseille de pas venir parce qu'il est dangereux et donc j'attendais moi en France je peux pas aller dans le Lot-et-Garonne parce que ah oui ils ont des fusils mais ils vont faire quoi ils vont me fusiller non mais ils peuvent tirer en l'air très dangereux vous rendez pas compte du personnage bah si mais du coup je vais venir voir par moi-même y compris en soutien mes collègues locaux parce que si la chef du Parti dit moi je vais pas dans le Lot-et-Garonne c'est trop compliqué qu'est-ce que ça veut dire pour les gens qui menacent de mort au quotidien et il m'a menacé moi pas sur son assaut je sais pas quoi il m'a menacé sur du papier à en tête de la Chambre d'Agriculture qu'il préside c'est un établissement public il est encore président de la Chambre d'Agriculture donc ça c'est pour le deux poids de mesure et vous dire que malheureusement il y a on parlait de la désobéissance civile mais il y en a qui désobéissent de manière pas du tout civile plutôt très agressive et qu'il obtienne gain de cause dans ce pays et que je peux vous faire la liste de tout ce qu'a fait la FNSEA comme action il y a de la désobéissance civile des belles pailles près de la préfecture on serre la main on dit oui on va être attentif etc mais il y a ils ont incendié le le centre des impôts de Morlaix en 2014 ils ont écrasé des ragondins avec un tracteur devant la préfecture de chez Piou ça devait être dans le coin aussi de notre ami il y a là l'Office de la biodiversité quelques jours après s'insoline qui est pris pour cible c'était pas des c'était pas la FNSEA mais par des fusées et qui brûle à moi en grande partie et en fait le lendemain le ministre de l'Agriculture il est au congrès de la FNSEA il y a pas un seul mot dire si on va aller dissoudre etc et moi si j'étais ministre de l'intérieur ou l'un d'entre nous de l'intérieur de l'écriture ou quoi que ce soit on va pas dissoudre la FNSEA on l'a d'autres moyens dans ce pays de régler ses conflits politiques que de dissoudre les gens en fait on n'est pas dans le Roundup donc du coup c'est important pour nous quand on vit on veut apaiser se parler c'est très important pour nous et je crois Daniel t'avais un exemple de dossier sur lequel montrer comment ça se passe sur plein de dossiers en France et sur lesquels ça peut partir comme ça en incompréhension et donc en violence malheureusement alors je me permets juste de commentaire l'objectif c'est qu'on puisse recentrer sur notamment le la question des des manifestations parce que sinon comment dire débat pourrait très longtemps non non mais évidemment on est bien on est bien d'accord moi je effectivement ton dolier vous on est on est preneur de du tableau par rapport à ce qui a pu être dit et pour éclairer la commission d'enquête sur Sainte solide au mois de mars donc le la préfète prend un arrêté donc préfectoral d'interdiction de manifestation pour prendre un tel arrêté vous pouvez pas juste prendre l'arrêté il faut le justifier c'est-à-dire dans un état droit et d'ailleurs la jurisprudence est constante et d'ailleurs il y a des recours qui peuvent être faits lorsque comment dire il n'y a pas de justification suffisante la question est simple est-ce que vous avez engagé un un recours contre l'interdiction de manifester et si c'est le cas est-ce que est-ce que l'arrêté a été annulé en fait on l'a pas fait parce qu'on n'était pas organisateur on l'a fait par exemple de mémoire pour le bah oui j'en suis sûr pour la manif du lion Turin qui a eu lieu après parce que la petite histoire c'est que nous on nous a demandé par exemple de co-organiser la manif du Lyon-Turin parce que après ça ne solide et quand j'ai vu la première ministre d'un rendez-vous très officiel elle nous avait demandé de venir parti par partie et évidemment c'était quelques jours après donc on a beaucoup parlé de ça il nous a été suggéré que ce serait peut-être mieux qu'on co-organise les prochaines manifestations justement pour jouer ce rôle de parti politique depuis des années à organiser des manifestations et malheureusement enfin moi je me rappelle d'opération César aussi à notre âme des Landes ou c'était aussi ultraviolant et qui est à nos dépenses mais en fait on a l'expérience de ça et de faire en sorte que ça se passe le mieux possible et donc il nous a été demandé si possible pour que ça se passe mieux les prochaines fois de co-organiser ce que nous avons fait pour le lion Turin voilà mais mais là on n'était pas coordinateur donc on avait pas de volonté de citer de d'attaquer faut savoir aussi que le droit c'est beaucoup rigidifier c'est beaucoup plus simple aujourd'hui d'attaquer enfin de veut pas dire des manifestations il y a plein de raisons de le faire et que par ailleurs pour le Conseil d'État sur la dissolution des soulèvements de la terre on voit bien qu'entre ce qui a annoncé je vais dissoute demain alors là j'ai un dossier vous allez voir vous avez pas être déçu finalement on a le dossier et l'arrêter deux mois après ça traîne et puis quand ça arrive au tribunal il y a rien dedans quoi donc moi je me suis dit un moment ils ont peut-être des infos que j'ai pas c'est possible il y a sûrement des Black Blocs qui ont prévu de venir ou je sais pas qui que je connais pas c'est possible d'ailleurs le rôle de l'État c'est pas dire ah bah s'il y a un black bloc qui a annoncé on interdit la manifestation sinon on va plus beaucoup manifester et pourquoi ils viennent c'est parce qu'il y a déjà eu quatre manif et que bah ça s'échauffe d'édition en édition et donc celui qui veut prendre rendez-vous avec avec la confrontation il sait que c'est là que ça va se passer pour la même raison d'ailleurs je précise il y avait une manifestation anti-nucléaire prévue à Bures le premier week-end de juin que on co-organisait les locaux nous avait dit nous on a peur de dépasser on a trop peur après sainte Soline on ne sait pas le faire en plus dur c'est la forêt il y a déjà eu des manifestations qui se sont très mal terminées là-bas et en fait ils nous ont demandé de corganiser en faisant nous on sait pas géré on a pris la co-organisation et on a décidé même enfin en lien avec eux d'annuler la manifestation parce qu'on voyait qu'on ne saurait pas faire qu'on nous disait que ça circulé sur plein de boucles en Europe et on savait qu'on serait les passer nous avons pris la décision de d'arrêter et je peux vous dire que pour des Antilles nucléaires c'est compliqué ça c'est dur et on a la place fait une réunion toutes les associations à Paris dont évidemment tout le monde se fout et personne n'a entendu parler puisque il n'y a pas eu ni manifestation ni heure c'est ça la la dure réalité d'être écologiste ou d'être militant dans ce pays aujourd'hui c'est un peu triste je repasse la parole monsieur rapporteur oui merci monsieur le Président de remarques deux questions la première sur les soulèvements de la terre si je me trompe pas l'argumentation du Conseil d'État consiste à dire il n'y a pas assez d'éléments pour démontrer que des agissements individuels peuvent être raccrochés à une structure collective qui d'ailleurs est le résultat d'une disposition législative que nous avons adapté adopté ici et ça c'est toute la difficulté de pouvoir donner des preuves de l'appartenance d'un individu à une organisation qui elle-même n'est pas une organisation donc c'est pas tout à fait ce que vous avez dit c'est que l'État vous répondrez après l'état n'arrive pas au Conseil d'État faute de tout avec rien du tout entre les mains il n'arrive pas à démontrer le lien entre les agissements n'ont pas entre les agissements et les individus ça c'est démontré mais entre les individus et une organisation qui elle-même est une organisation floue peu structurée par nature et personne ne dit d'ailleurs que l'ensemble des personnes qui gravitent ou militer ou continue de méditer au soulèvement de la terre appartiennent à des groupuscules violents simplement il y a des liens individuels en tout cas c'est ce que l'État a voulu démontrer que le Conseil d'État n'a pas accepté faute de motivation mais c'est sur cet élément là que le Conseil d'État motive et qui est vraiment essentiel je le rappelle c'est une disposition légative que nous avons adopté au moins la précédente il faut que je t'ai rapporté du texte deuxième remarque et là nous devrons vérifier je le dis sous le contrôle du président administrateur quand on est sur place on nous dit il y a pas 3000 personnes autour de l'infrastructure méga bassine non il y a 3000 personnes sur une zone beaucoup plus vaste non non mais c'est parce que alors si vous considérez que BFM TV si vous considérez dans le jeu alors si vous considérez que BFM TV source policière vaut en soit information nous en tout cas modestement la commission d'enquête dans nos considérons pas que BFM TV est une source sûre pardon pour BFM TV si nous regardent sur le canal mais en tout cas les informations dont nous disposons à ce stade ce sont 3000 forces de l'ordre sur une zone bien plus vaste qui consiste à sécuriser d'autres retenus ou d'autres bassines ou d'autres méga bassines j'emploie tous les termes possibles Imaginales donc la moitié autour de l'infrastructure principale qui a fait l'objet d'affrontement deux questions par contre cette fois-ci moi j'attire votre attention sur un élément en posant la question vous avez voulu nous renseigner je comprends très bien sur la psychologie militante y compris un centre d'individus qui considère qu'il y a un risque vital pour leur existence même sur les questions environnementales l'eau notamment mais pas que j'attire votre intention que votre argumentation au fond je trouve qu'elle donne du crédit et je le regrette à celles et ceux qui ne sont pas de votre sensibilité politique mais qui sont représentés à l'Assemblée nationale qui considère contre vous et les violences il y a un continuum et je trouve cet argumentation dangereuse à partir du moment où considérez que un militant arrive avec une colère phénoménale qui peut justifier un certain nombre de tolérance à la violence voire même d'action violente je trouve que vous justifiez l'idée d'un continuum qui me paraît délicat y compris pour la crédibilité de nos partis politiques je ne jugerai pas de la vôtre ce n'est pas le sujet deuxième question si vous aviez été co-organisateur de la manifestation du mois de mars est-ce que vous l'auriez annulé l'histoire la vraie me suffit parce qu'avec des si on refait le monde et enfin je sais pas quelle émerge au rayon entre les mains je sais pas si on en serait arrivé là d'ailleurs dans le enfin j'en sais rien en fait je veux pas faire semblant mais mais j'ai ma question je m'appuie sur le fait que vous avez noté l'organisation d'une manifestation avec des risques qui sont remontés à vous en tant qu'organisateur qui vous ont poussé par annuler cette manifestation la contenu des éléments de risque que vous connaissiez puisque vous avez des risques ont courus il y avait des symptômes d'éléments plusieurs semaines avant moi j'ajoute que la veille il y a des signes cette fois-ci physique sur place qui montrait qu'il y avait des individus violents présents est-ce que vous auriez considéré utile si vous aviez été co-organisateur ce n'est pas de la politique fiction compte tenu des éléments dont vous aviez connaissance à l'époque ça n'est pas de la politique fiction est-ce que vous auriez annulé cette manifestation je dis pas ça pour fuir votre question c'est juste qu'en fait si on avait été coordinateur on aurait peut-être pas été dans la même situation la veille pas parce qu'on est des génies de la médiation mais parce que premièrement on aurait dialogué avec les autorités ce qu'on fait tout le temps et ce qu'on a fait sur les autres manifestations parce qu'on a fait même après insoline avec la première ministre etc ou même pendant la manifestation pour essayer de faire venir des secours donc il y aurait pas eu cette incommunicabilité et donc si on a vu les mêmes éléments que pour but on aurait sans doute pris la même décision après dans le Bur il y a aussi le traumatisme de Sainte-Souline qui fait que tout le monde prend aussi beaucoup plus de précautions et je pense que si on avait été co-organisateur enfin nous il nous aurait pas mis en garde à vue comme Julien Legay à une semaine de la manifestation ce qu'il aille mieux aussi beaucoup tout le monde et a dit ah bah ça c'est pas parti pour bien se passer on aurait peut-être pas eu autant d'annonces aussi tous les jours précédents qui ont créé beaucoup de tension c'est pour ça que je dis je veux pas refaire l'histoire c'est pas juste toute chose égale par ailleurs ça aurait changé l'histoire mais vous dire dans quel sens enfin en tout cas quand on a eu à prendre des décisions de ce genre on les a prises fermement quand on devait les prendre sur le continuum de violence je pense qu'on s'est mal compris parce que quand j'ai utilisé le mot continent des violences parlait de continuum de violence envers les écologistes ce que je voulais dire par ce mot c'est quand un ministre de l'Intérieur pas un opposant politique comme il y en a dans cette salle qui disent c'est des échos terroristes moi je suis élu d'opposition Front national depuis 2014 à Hénin-Beaumont j'ai que merver truc toute la journée lisait les journalistes c'est tous les mois c'est dangereux en fait pour les gens parce qu'il y a des gens qui croient vraiment que je pose des bombes je sais pas quoi enfin les gens lisent ils croient quoi là on parle du ministre de l'Intérieur et le chef de tout ça il désigne l'ennemi il dit vous êtes enfin eux là c'est des écho terroristes notions qui n'existent même pas dans le droit ni français ni international les côtés il y a un endroit où c'est qualifié c'est pour dire des actions terroristes contre la nature c'est nous c'est plutôt l'inverse et donc ça crée un continuum de violence parce que ça crée de la violence envers nos militants partout en France d'où l'Observatoire etc mais sa légitime aussi une répression jamais vue 20 fois plus de grenades tirées ce jour-là une par seconde une par seconde et en fait quand on regarde les images vous savez de ce colonel V dans le complément d'enquête qui est suivi par une caméra tout transparence toute la journée donc déjà c'est lui qui dit ah bah merde on s'est trompé de cortège non les cons c'est pas possible donc c'est quand même la preuve c'est le chef de l'opération bien la preuve qu'il y a quand même des gens qui ont été ciblés qui n'avaient pas à être ciblés et à son personne à mourir pour ses idées ou être blessés dans une manif et deuxièmement il dit à un moment la moto qui volent qui l'adversaire est à 1 km y compris enfin quand vous dites c'est des terroristes tout ça d'ultra gauche ils sont tous terroristes bah évidemment que les consignes qui sont données c'est il y a l'adversaire c'est la guerre c'est comme ça sortait les armes de guerre ou le ministre de l'Intérieur nous a dit pas du tout bah si d'ailleurs David comment peut en parler puisque il est il était concerné aussi par le sujet mais c'est comme ça que ça s'est passé et donc ça veut dire que ça légitime en disant échote donc répression égale c'est logique et puis brave français on a fait ça c'est pour vous protéger donc il y a une vraie bataille de communication derrière donc c'est pour ça que je parlais de continuum de violence après sur il faut pas expliquer sinon c'est faire semblant qu'on comprend qu'on est d'accord et donc sa légitime aux adversaires vous me demandez si j'ai des éléments pour expliquer la psychologie des gens qui vont quand même à la manifestation donc du coup je réponds et donc je vous explique non pas ce que je pense moi qui continuerait pendant des décennies encore je me le souhaite à combattre pour l'écologie et dans la non-violence parce que c'est c'est pas un truc je décide ou pas d'être violente c'est dans mon ADN c'est très simple et la désobéissance civile a comme condition ultime là non violence et le fait de ne pas de de d'être à visage découvert c'est pas des trucs anonymes cagoulés c'est des choses très assumées très revendiquées et la troisième raison enfin d'être quand même condition c'est d'être pour l'intérêt général ce qui est manifestement le cas de tout ce qu'on fait pour préserver la ressource en eau je vous explique ce que j'entends quand j'essaye de discuter avec des personnes concernées voilà je crois que je souhaitais simplement réagir pour pour compléter son questionnement et puis ensuite on poursuit je crois que Monsieur Biteau vous souhaitiez aussi réagir donc je laisse la parole à Monsieur le rapporteur et puis ensuite très rapidement là par contre sur la fin de votre intervention je comprends mieux et côté au risque nous allons interroger le ministre de la terre je suppose que beaucoup de collègues profiteront de cette occasion pour lui poser la question nous avons interrogé ce matin le garder saut sur le même sujet sous le contrôle de d'Éric Caron non quand je parlais de quand vous donnez des éléments qui effectivement tente de d'expliquer dans quel psychologie militante se situe un certain nombre d'individus bon je ne dis pas que vous justifiez moi je ne sais pas partie de ceux qui considèrent qu'expliquaient c'est justifié bon je ne suis pas de cette nature là peut-être peut-être suis-je trop modéré de façon générale pour être dans cette caricature ce que je considère être comme une caricature je ne parle pas de ça je dis il me semblait que vos propos qui justifiaient en revanche cette fois-ci de façon très claire votre présence sur place malgré les risques encourus à propos vous avez tenu me sembler donner du crédit à celles et ceux qui veulent vous qui veulent voir dans en couple votre fil conducteur entre votre action politique et des violences commises c'est ça et donc je complète ma réponse la même remarque a été faite à la Ligue des droits de l'homme ils avaient le statut d'observatoire d'observateur qui est un statut reconnu par le droit international dans tous les pays dans les zones de guerre partout mais à Sainte Soline on leur a dénié le statut d'observateur si je vous donnerai les textes il y a pas de problème je vous enverrai par mail et on leur a dit la même chose mais je voulais juste vous dire que heureusement que la Ligue des droits de l'homme est que nous avec d'autres parlementaires d'ailleurs d'autres parties étions là parce que poser la question simplement aux victimes qui étaient en état d'urgence absolue combien de temps ça aurait pris plus les évacuer si on n'avait pas appelé la terre entière pour essayer de faire venir des secours et surtout est-ce qu'on aurait su la vérité et ce qu'on aurait su la vérité la réponse est non dans les jours et les heures qui ont suivi je peux vous montrer mais y compris le tweet de la de la préfète qui quand je dis nous étions les élus devant les blessés nous avons été pris possibles elle dit c'est faux j'ai la preuve qu'il y a pas eu de tirs sur les élus je peux vous montrer les photos ça c'était la ça c'était la chaîne humaine que nous faisions et c'est lacrymos et vous avez ici la chaîne avant ça c'est à 13h53 je pense que ça se voit qu'on est nul pour des gens qui sont pas trop experts de la politique même sur un quad normalement on voit des écharpes blancs rouges on sait que ce sont des élus et derrière on voit des blessés allongés ça c'est 3 minutes plus tard le ministre de l'intérieur pendant des jours et des jours jusqu'à ce que je mette la photo que David Corman peut vous montrer de lui avec une grenade au-dessus de sa tête en train de prendre des photos elle est là ça c'est David Corman il est bien élu il est bien député européen ça c'est une grenade toujours dans ces trois minutes de l'attaque de quad jusqu'à ce que je pose cette photo sur le bureau de la première ministre le ministre de l'Intérieur a continué à raconter que il n'y avait pas eu de grenade sur les élus et sur les blessés et si nous n'avions pas été là avec notre force d'élus ou de chef de partie pour le dire l'histoire aurait gardé cette version il a dit qu'il n'y avait pas d'armes de guerre l'histoire aurait gardé cette version et ça c'est je peux vous dire c'est la double peine parce que le traumatisme était vraiment sérieux réel et demeure et quand en plus pendant des jours et des jours les 30 000 personnes qui étaient présentes en temps dans la télé des choses fausses du ministre de l'Intérieur qui est en train d'écrire son histoire je vous avais promis des photos des images CQFD et en plus nous les forces de l'ordre il y a évidemment qu'il y a des forces de l'ordre qui ont été attaquées on l'a toujours condamnés pas juste à Sainte Soline mais c'est pas la seule histoire de s'en Soline et on m'a demandé de m'excuser en tant que chef de partie tous les jours dans chaque émission que pensez-vous des violences policières est-ce que vous condamnez à chaque fois j'ai répondu oui on m'a dit ah bon oui ah bah non mais c'est bien que vous le disiez bah j'arrête pas de le dire mais bon c'est pas grave et j'ai pas de problème je m'excuserai et je m'expliquerai je répondrai aux questions tant qu'il le faudra mais à quel moment quelqu'un dans ce pays a posé la question au milieu de l'intérieur et ce qu'il regrette les violences subies par des manifestants et ce qu'il regrette les scènes que nous avons vécu avec des milliers d'autres manifestants est-ce qu'il regrette que des gens entre la vie et la mort étaient laissés des oreilles des heures dans ce décompte le soir même il y avait 7 blessés côté manifestant et donc vous êtes manifestants vous avez vu passer des corps des des gens qui portaient des gens dans l'état n'imaginez même pas toute la journée et vous rentrez traumatisé le lendemain vous allumez la télé la chaîne que vous voulez et vous voyez Darmanin qui dit il y a pas eu d'arme de guerre vous allez être pris sur vous quand même vous les voyez il fallait comme Benoît pitotiser regardez le ciel il y a pas eu d'arme de guerre il dit il n'y a pas eu de il y a eu cette blessés seulement voilà par contre vraiment chez les forces de l'ordre elles ont été attaquées par des assauts d'extrême gauche ils étaient tous des milliers de de radicalisés alors que c'était une minorité parmi 30000 manifestants et donc comprenez que c'est c'est pas surmonter l'épreuve par ailleurs et donc moi j'aimerais qu'un jour j'entends est-ce que c'est pas le seul responsable evidemment qu'il y a beaucoup de responsabilités dans ce qui s'est passé à Sainte Soline mais il peut pas s'en exonérer et surtout pas en tant que ministre de l'Intérieur et je n'entends pas beaucoup de monde lui poser la question en tout cas j'ai jamais entendu répondre juste un point de précision par rapport à ce qu'on a entendu hier à partir du moment où vous avez un organisateur qui comment dire ne n'échange pas avec les autorités pour permettre la mise en place d'un certain nombre de choses d'ailleurs c'est très intéressant ce que vous dites madame vous dites sans doute qu'un certain nombre de choses ce serait passé différemment donc vous voyez bien que le fait même qu'il y ait une organisation qui n'établit pas et d'ailleurs vous l'avez dit vous avez dit vous-même tiens c'est intéressant parce que nous on a l'habitude d'établir le lien avec les autorités pour permettre oui mais en tout cas de permettre à ce moment-là l'intervention des services d'urgence donc vous voyez bien que il y a un vrai paradoxe y compris dans le dans le récit et vous comprenez bien que nous on ne cherche pas à juxtaposer des récits ce que nous cherchons à un moment donné à faire c'est d'essayer d'objectiver le rôle d'une commission d'enquête par de la nos différences c'est d'objectiver aller vers le réel et la vérité et c'est vrai que là comment dire on se dit qu'il y a un certain nombre de points sur lesquels et bien en tout cas des choses devront être éclairci et nous ne rentrons pas et on est bien d'accord aussi dans la partie judiciaire puisque demain il y a un procès qui s'ouvre à Niort vous serez sur sur place ça n'est pas notre rôle de nous substituer à la justice on est bien dans une commission d'enquête parlementaire sur le fait qu'aujourd'hui un certain nombre de de phénomènes violents permettent en fait que je dirais le la démocratie et l'état de droit s'exprime je dirais normalement alors sur la question vraiment des soins parce que celle que vous posez et des organisateurs qui seraient responsables nous on peut vous dire que heureusement que les organisateurs étaient là au moment où ça s'est très mal passé parce que la seule ambulance qui venait chercher les baisser quand on l'appelait c'était la leur plus des véhicules de participants de particuliers qui venaient qui les sièges du scéniques et qui partaient ça marchait pour les blessés légers évidemment celle dans nos occupions cette zone de 19 ans n'était clairement pas transportable dans tous les pays que des consignes avaient été données aux manifestants avant que la manifestation ne démarre en disant ne vous faites ne faites pas appel au secours officiel mais demandez à ce que ce soit les secours des organisateurs et que vous soyez transporté le plus loin possible de sainte Soline est-ce que ce sont des choses que vous avez entendu ou pas mais c'est intéressant que vous nous posez cette question parce que du coup on peut éclaircir certains faits moi ce truc c'est pas moi qui l'ai rédigé et j'ai compris ça sur place quand plusieurs blessés m'ont dit moi je veux pas aller à l'hôpital ou pas dans cette région je demandais pourquoi et on me disait parce que et on sait en y était en octobre 2022 après Sainte-Souline 3 des gens qui étaient qui étaient dans de hospitaliser dont un qui avait subi un tir de LBD à la tête ça appelle quelques histoires récentes ont été mis en garde à vue à l'hôpital c'est qu'ils allaient on les conduisait à l'hôpital pour qu'ils se soigne et que la police est venue faire des perquisitions à l'hôpital est venu chercher des listes de blessés de tous les blessés des hôpitaux ça a été fait aussi ce weekend là ils arrivent à l'hôpital ils demandaient la liste de tous les blessés de l'hôpital et ils essayaient de faire le lien entre les blessures et demander aux personnels soignants dans une violation totale de secret médical qui a énormément choqué le personnel soignant est-ce que vous pouvez nous indiquer quelle blessure sans susceptibles de provenir de sainte Soline genre éclat aux membres inférieure de Grenade par exemple puis ils ont été passés vous savez à ce détecteur c'est les marqueurs comment c'est des marqueurs chimiques pour des produits qui ont été utilisés par la première fois dans cette manif donc c'est des substances qui sont balancés donc quand vous passez à la lampe torche là ça fait une couleur ils ont été faire ça sur les affaires des gens à l'hôpital et donc après c'est leur travail dans lequel ils estiment que c'est légitime de faire ça ok mais comprenez que quelqu'un parce que c'était une manif interdit de vous l'avez souligné donc être là c'était interdit et évidemment que dans la Pan générale on ne saura jamais quelle force de l'ordre à blesser quelle personne puisqu'en plus supporter pas le rio comme souvent et même quand ils portent on le voit pas surtout à distance et quel blessé enfin en fait on peut on saura pas mais ce produit marquant fait abattre tu étais sur les lieux donc ça déjà on peut qu'on allait pour ça c'est ça provoque une vraie il y a une défiance j'ai beaucoup de manifestants là dessus et là aussi je ne justifie pas je vous explique pourquoi des organisateurs en finissent par dire n'allez pas dans les hôpitaux du coin juste pour sur votre question de la préfète dit que c'est de la faute des organisateurs c'est de bonne guerre mais la préfète elle est préfet donc elle elle a pas d'exonération en fait l'assistance au blessé c'est pas une règle en France c'est une règle de droit international y compris en cas de conflit armé et ils vont pas dire non mais c'est à cause de Julien Leguet qui je sais pas quoi c'est le droit international donc c'est très simple c'est dans la déjà la Cour européenne des droits de l'homme dans l'article 2 qui dit pas il faut soigner quand on peut c'est une obligation positive c'est de la responsabilité des États que de faire ça et c'est même le cas pour les personnes arrêtées ou détenues je le précise et le deuxième texte c'est la Convention de Genève dans son article 8 qui dit je vais vous lire chaque fois que les circonstances me permettront et notamment après un engagement toutes les mesures possibles seront prises sans retard sans retard pour rechercher recueillir les blessés les malades les naufragés les protéger contre le pillage les mauvais traitements et leur assurer les soins appropriés ainsi que pour rechercher les morts empêcher qu'ils soient dépouillés etc et donc nous les cas sur lesquels on a appelé la du côté de la moi j'ai changé que avec la préfète et la gendarmerie j'ai le compte rendu total de nos échanges que j'ai fait la nuit même en rentrant d'ailleurs en train avec David Corman pour pour être sûr de ne rien oublier en reprenant le journal d'appel les heures parce que je savais améliorer les enquêtes et je voulais dire la vérité en toute transparence je l'ai envoyé le lendemain au service de la première minute au directeur de Camille Gérald Darmanin à la presse le même document et aux organisateurs en disant c'est ma version c'est ce que moi j'ai vu ça vaut pas vérité de tout ce qui était sur site puisque nous étions avec deux victimes et pas avec avec Serge en l'occurrence mais voilà donc ça je l'ai fait en toute transparence et j'ai l'intégrité de ces appels nous nous avons discuté avec eux pour faire venir des secours officiels et donc bien pour aller à l'hôpital vu l'état des personnes qu'on assistait et la LDH a appelé elle le SAMU et c'est le SAMU qui leur disait qu'il pouvait pas venir qu'ils attendaient un ordre qui arrivait très lentement alors qu'entre 14h08 et 15h08 tous les déroulés les nôtres les dash tout concorde il y a eu une trêve il n'y a pas eu un seul incident entre 14h08 et 15h08 après c'est quoi de la de 13h53 et que pendant une heure Serge a attendu entre la vie et la mort que on laisse passer des pompiers que nous nous voyons loin et qui était bloqué par des forces de l'ordre et c'est pas de la force des forces de l'ordre qui est c'est pas de la faute d'effort de l'autre qui a appliqué une consigne moi j'ai senti la préfète très bah évidemment que c'est un moment dur pour elle et je pense pas que que elle était complètement insensible à tout ça mais elle avait peur de de d'affrontement qui reprennent elle a attendu très longtemps de donner cet ordre toujours est-il que c'est elle qui a donné cet ordre et c'est ça la responsabilité et la sienne pas celle des organisateurs oui je vous en prie Monsieur Vito juste des petits points sur le dernier point que je viens d'abord démarrer suite à l'intervention auprès du cabinet de la Première ministre les secours sont arrivés mais sont arrivés du département voisin donc moi je vous laisse interpréter mais en tout cas c'est pas les ambulances du département des Deux-Sèvres qui sont arrivés du SMUR des Deux-Sèvres c'est les ambulances du souvenir de Charente qui est venu au secours des blessés graves alors que on voyait les camions de pompiers ils étaient à portée de vue ils étaient à moins d'un kilomètre et c'est les secours de l'hôpital de Ruffec qui sont venus porter secours aux blessés les plus graves dont Michael et ensuite Esther voilà donc ça c'est premier point deuxième point je voulais revenir sur tes questions Florent et sur le sujet de la violence moi je tout le monde le dit mais je veux le redire il y avait 30000 personnes et les gens qui étaient là c'était des familles des familles avec des poussettes avec des enfants des et voilà les fanfare il y avait aucune enfin je veux dire c'était pas une manifestation de gens hostile haineux qui était venu là pendant des coups c'était vraiment une une marche très familiale et donc il y avait pas cette volonté de violence après effectivement dans le cortège on les a vu on peut pas le contester des gens se sont greffés au cortège et qui effectivement étaient violents mais ça effectivement comment les juguler et sur la question très importante de est-ce que si on avait été organisateur on aurait annulé je peux pas me prononcer pour le parti mais mais je peux me prononcer à titre individuel moi de comment j'ai vécu les choses et moi par rapport à ce que ce qui s'est passé jusqu'au vendredi soir vous parlez d'un vendredi qui commençait à être anxiogène moi je me rappelle l'arrivée des tracteurs de la Confédération paysanne sur le sur la parcelle et ça c'était pas du tout anxiogène c'était bien au contraire un grand moment d'émotion que de voir des paysans qui s'inquiètent de l'avenir de leur et voilà c'était un cortège alors ça tranche avec les cortèges de la FNSE c'est à dire que quand vous êtes avec des drapeaux de la FNSEA les forces de l'ordre vous escort vous avez des des épandeurs alizés des épandeurs de fumier dans le dos du tracteur qui vont finir sur des établissements publics là vous êtes escorté par les forces de l'ordre vous arrivez avec des drapeaux de la Confédération paysanne on vous empêche de circuler voilà je c'est juste une petite parenthèse mais y compris ce que au soir puisque c'était 19h quand la Confédération paysanne rejoint le ou 20h même peut-être le terrain de rassemblement c'est très bon enfant c'est c'est c'est la joie de voir des paysans qui rejoignent le mouvement et donc jusqu'à ce moment là il y a aucune raison d'annuler et combien même enfin et là c'est très personnel je sais pas c'est pas concerté avec mes collègues mais il y a pas de raison le samedi que on annule justement par rapport à ces éléments là en revanche moi je suis le dimanche il y a une conférence de presse de poste manifestation le dimanche matin et là effectivement je suis le seul élu à la table de cette conférence de presse mais les organisateurs sont à la table de cette conférence de presse si non merci certains syndicats dont la Confédération paysanne et là et c'est là où je suis pas d'accord avec l'analyse où on flirte avec des appels à la violence toutes les organisations toutes les prises de parole à cette conférence de presse du dimanche matin du 26 mars dénonce toutes les formes de violence c'est sans aucune ambiguïté et sur la question est-ce qu'il fallait annuler la manifestation la position globale qui à retenir c'est il ne fallait probablement pas annuler cette manifestation nous aurions dû peut-être modifier la façon dont elle s'est déroulée c'est ça qui se dit cette conférence de presse il y a une captation voilà une captation vidéo elle est disponible vous pouvez vous pouvez la consulter c'était le dimanche matin à mail et et les organisateurs disent effectivement donc c'est une forme de de graines de reconnaissance que on aurait peut-être pu faire autrement et que en changeant le parcours on aurait peut-être pu éviter le désastre parce que on était quand même traumatisé le dimanche le matin de ce qui s'est passé donc voilà ça c'est un avis très personnel mais mais je vous invite à regarder quand même cette conférence de presse du dimanche matin où les organisateurs s'expriment et tous dénoncent les violences tous et tous disent on aurait peut-être dû faire autrement et c'est là où ils prennent l'engagement devant la presse de dire si on doit à nouveau se rassembler sur le sujet des méga bassines on changera de mode opératoire c'est le mot qui a utilisé on changera de mode opératoire on ne peut plus accepter que des violences comme celles à laquelle auxquelles on a assisté se reproduise et ils ont tenu promesse regardez ce qui s'est passé à la fin du mois d'août le convoi de l'eau c'est pas du tout le même mode opératoire c'est pas un mode opératoire ou des militants des des écologistes vont à la confrontation avec les forces de l'ordre c'est le bon esprit et ça c'est très très bien passé donc voilà ce que je pouvais te donner en réponse en réaction là c'est pas complètement la réponse que que tu espérait peut-être mais mais c'est ce que moi j'ai vécu on est là pour témoigner ce que moi j'ai vécu Amel et dernière chose Amel la journée d'avant et la journée d'après sainte Soline c'est-à-dire celle du 24 mars où on a eu plein de conférences autour de l'eau celle du dimanche où il y a eu également plein de conférences autour de l'eau c'est parfaitement bien déroulé pas de heure avec les forces de l'ordre et et une construction de ces deux journées avant et après avec les services officiels de l'État qui se sont bien déroulés donc c'est la preuve que on a des organisateurs qui sont quand même en capacité aussi d'organiser des événements de bonne qualité trois tout petites choses la première c'est qu'il y a beaucoup de ces assauts qui sont menacés les organisateurs sur la subvention qui perdent leur subventions du fait du contrat d'engagement et publicain et je vous rappelle qu'alternatiba à Poitiers quelques temps auparavant perf enfin en fait la mairie de Poitiers sanctionnée dans sa dans sa subvention alternative parce qu'ils ont organisé un village de deux jours dans lequel il y avait un débat non pas pour dire on va vous expliquer comment on désobéit c'est un débat sur ce qu'il faut faire de la désobéissance civile c'était ça le tel une bague des pour des contre on y est pour juste l'organisation de un débat en deux jours il perdent la préfète sanctionne leur subventions et c'est ça l'ambiance en Charente donc c'est normal que voilà ils sont un peu mieux la deuxième chose c'est que c'est quand même la responsabilité de l'État ah oui allez-y et alors d'autant plus pardon que moi j'ai un TGV à 18h11 c'est public désolé de déplacements j'en ai perdu le fil c'était sur la subventions oui là l'État ne sanctionne pas l'activité d'une structure associative l'état non le contrat d'engagement républicain j'étais rapporteur général du texte nous l'avons fait adopter parce que l'État n'a pas à financer est-ce non mais l'état la structure publique les puissances publiques quelle qu'elle soit n'ont pas à financer nous semble-t-il des opérations qui visent à valoriser la déovation civile personne n'interdit à l'association de dire la désobéissance civile c'est bien d'ailleurs tout à l'heure nous avons vu des des commentaires qui expliquent pourquoi les à leurs yeux nécessaires par contre nous considérons que la puissance publique sous toutes ses formes la base a appuyé financièrement des opérations fustèle ponctuelles qui visent à plaider pour la désobéissance civique donc celles et ceux qui nous regardent ne pensent pas que on vise à interdire celles et ceux qui voudraient développer des stratégies d'obéissance civile ça n'est pas le cas la structure associative elle existe elle n'est pas interdite elle n'est pas dissoute elle ne sera jamais sauf si évidemment elle pose des troubles tout à fait particulièrement public et qu'en revanche il revient pas à l'argent des contribuables d'aller financer des opérations de ce type c'est tout je suis désolé mais c'est pas le constat que nous on fait après la manifestation d'octobre 2022 l'association de protection d'information et d'études de l'eau et de l'environnement l'apiee s'est fait retirer une subvention à destinée à financer les animations nature parce qu'elle avait coordonné cette manifestation le festival alternativa c'était deux jours deux jours de festival avec ce débat au milieu la ville de Poitiers subventionnée se comme je peux vous dire la ville de donne un exemple de Rouanet là où ça s'est très bien passé sur cette contournement est le maire de Val-de-Reuil qui est le numéro 3 de LVMH à prêter toutes les tentes pour les chaises les tables pour l'organisation de ce rassemblement comme le font plein de vie pour plein de rassemblements avec lesquels ils sont pas forcément invités et tout ça dans plein de villes enfin ça se passe tout le temps comme ça ça veut pas dire vous êtes d'accord avec tout c'était un débat d’atterie pas sur deux jours et la ville de Poitiers qui avait subventionné ce festival comme ils font pour plein a été interdite par la préfet et ils sont il y a un contentieux et en ce moment là-dessus moi je peux vous dire la messe à Lille la maison de la c'est ça fait 40 ans que ça existe je peux vous dire si vous avez une image de qui pourrait éco terroriste dans votre tête c'est pas eux voilà et ben c'est Jean ont été parce qu'ils organisaient vous savez chez nous il y a l'aéroport de Lesquin avec une extension de la piste donc on est en 2023 normalement les gens à part le président de la République ont compris qu'il y avait un problème il fallait prendre un peu moins l'avion et donc on est en plus les pistes il y a les manifs et dans plein de pays d'Europe il y a le même problème comme l'île c'est un peu central en Europe il y a un rassemblement de tous ces gens d'Europe qui viennent à La Bresse qui prêtent la salle et ils font des réunions je pense qu'ils font ils se coordonnent voilà il y a BFM Lille qui va désolé c'est eu encore ils vont parce qu'ils sont priorités directs donc ils sont sur tous les champs d'action ils sont devant et les journalistes dit bon ben voilà il y a une réunion en ce moment dans ses locaux apparemment ils font une formation à la désobéissance civile c'était même pas vrai il dit apparemment il ferait une et et sur cette base là mon Président de Région Xavier Bertrand écrit au Préfet en disant suspicion alerte CER je demande à ce qu'on coupe les subventions à l'adresse qui avait juste prêté la salle qui était même pas la Réunion parce que quelqu'un avait dit à la télé apparemment ils font une formation vous voyez jusqu'où ça va donc c'est une répression disproportionnée mais moi en plus je veux pas que la loi s'applique pas quand on désobéit en plus on sait ce qui nous attend certains d'entre nous ici qui ont fauché les OGM etc on sait à quoi s'attendre et on l'assume ce que je dis juste c'est que le droit n'est pas appliqué de partout pareil pour les mêmes personnes et ça c'est embêtant et juste sur la liberté de manifester vous disiez tout à l'heure quand même etc c'est la responsabilité de l'État de garantir la liberté de manifester et donc à un moment on peut pas interdire toutes les manifestations et d'ailleurs ce que montre sainte Soline c'est tragique mais c'est quand même la discussion enfin ce qu'on doit attirer aussi comme conclusion c'est que interdire des manifestations ne crée pas de la sécurité ni pour les manifestants ni pour les forces de l'ordre c'est un échec sur tous les plans ça a mis en danger les manifestants qui ont manifestaient quand même et les forces de l'ordre et peut-être que si une fois tous les 10 ans on interdisait une manifestation parce que vraiment c'est très grave tout le monde dirait ah là c'est très grave j'y vais pas mais quand c'est devenu monnaie courante de de d'interdire des manifestations quand c'est devenu monnaie courante de dissoudre il y a eu c'était avant le mandat d'Emmanuel Macron une virgule 5 dissolution en moyenne par an depuis son mandat on arrivait à 5,5 par an quand on dit on va dissouter l'association il y a pas un émoi dans la France en disant il se passe vraiment un truc très grave on dit oh bah tiens une de plus parce qu'ils ont dû faire ils doivent pas être très net c'est on s'est accoutumé à ça et c'est un vrai risque pour nos libertés publiques elles sont en train de reculer et évidemment que si une association est en dehors des clous c'est très dangereux enfin il y a des motifs pour lesquels on peut contrevenir à cette liberté d'association mais ce que montre l'arrêt du Conseil d'État est-ce que confirmera sûrement quand ce sera joué au fond c'est que il y avait pas les éléments nécessaires on n'était pas dans le respect de l'État de droit il y avait il y avait pas de raison de dissoudre cette association la sanctionner peut-être les surveiller il va de toute façon c'est fait et de manière très très lourde depuis des mois les dissoudre non voilà peut-être que puisqu'il y a des collègues qui ont pas encore parlé je voudrais pas arriver de leur liberté s'exprimer et puis ensuite on va quand même passer aussi la parole aux collègues qui souhaitent encore interagir avec vous donc monsieur audoul c'est magnifique donc monsieur salmon joue en fait merci monsieur le Président de donner la parole vous vous posiez la question de de la genèse de tout cela parce que effectivement les commissions d'enquête a quand même pour but de de comprendre et des éviter que les choses se reproduisent de la mer de paille manières je vais vous donner simplement un exemple qui peut amener à cette conflictualité extrême j'ai eu un sms hier du maire de Corcoué-sur-Logne Corcoué-sur-Logne au sud de la Loire-Atlantique on doit y implanter il y a un projet pour réimplanter un méthaniseur XXL qui est complètement décrié j'ai été rapporté dans une mission d'information sur la méthanisation on a mis pointé ce projet pour montrer que c'était ce qu'il ne fallait pas faire en méthanisation il y a eu un certain nombre de riverains d'associations d'élus qui se sont mobilisés très nombreux sur ce contre ce projet il y a eu vraiment un travail d'effectuer au niveau du conseil départemental de Loire-Atlantique sur ce sujet au bout du compte qu'est-ce que l'on constate aujourd'hui c'est qu'il y a eu une enquête publique et qu'il y a eu un avis favorable qui a été donné sur ce projet de quoi que sur Lognes très clairement ici on est dans un déni de démocratie et les collectifs les associations qui ont fait qui ont fait confiance aux élus pour porter leur voix contre ce projet qui n'a aucun sens ce centre complètement trahi et qu'est-ce qu'il va se passer derrière et bien on ne sait pas mais certainement d'autres mobilisations ça ne va pas en rester là donc demain et bien il y aura sans doute des manifestations sur corpus sur l'œil on n'est pas très loin de Notre-Dame-des-Landes on est dans le même département et bien j'espère que l'État va enfin et le gouvernement va enfin prendre conscience qu'on ne peut pas appliquer toujours ses stratégies qui se terminent toujours dans une eau violence voilà ça c'est un élément de Genèse sinon collègue parlait tout à l'heure de la stratégie des associations des organisateurs sur Sainte Soline qui évolue mais je pense que la stratégie aussi des forces de l'ordre doit bien entendu évoluer moi juste deux mots pour vous dire ce que j'ai constaté j'ai constaté sur sur site qu'on était dans une stratégie du fortin aciergé très clairement toutes les éléments étaient là pour qu'il y ait conflictualité effectivement on avait en face un certain nombre de gens de personnes qui voulaient aller qui voulait monter sur les sur les digues pour planter des drapeaux on peut trouver ça péril enfin c'était un c'était ainsi il voulait monter et en face et bien on avait comme dans les bons vieux Far West des vieux films du Far West toutes les forces de l'ordre autour on aurait dit des chariots qui étaient autour de la bassine et puis des Indiens qui attaquaient en gros on a été là on était là pour faire je pense des belles images parce que ces véhicules qui étaient autour je me demande quel était leur vocation si ce n'est à faire des belles images il est évident que de la fumée aurait pu sortir rapidement de ces véhicules c'est ce qui est arrivé donc je pense qu'il a on a eu une stratégie qui était une stratégie clairement de l'affrontement donc il faut absolument que les forces de l'ordre tirent des conclusions de ce qui s'est passé là parce que ça ne peut pas se reproduire moi j'en suis sorti profondément touché amer parce que n'allions pas sur cet endroit on y allait pour finir dans ces conditions de violence de blesser certains dans un état très grave on y allait pour faire des manifestations comme le font souvent les écologistes j'ai participé à de nombreuses manifestations qui partent plutôt dans un esprit festif pour porter nos valeurs et donc je pense que des stratégies doivent évoluer à ce niveau là parce que nous sommes dans un moment d'extrême tension dans la société de plus en plus palpable ou vous le savez très bien sur les 9 limites planétaires 6 ont été dépassés la dernière concerne le cycle de l'eau le cycle de l'eau douce et donc demain et bien effectivement on peut s'attendre à ce que de nombreuses personnes avoir 20 ans en 2023 ce n'est pas simple face à tous les défis qui sont devant nous et que de nombreuses personnes si personne ne répond à leurs demandes à leurs aspirations pour une habitabilité de la terre nombreuses personnes prennent différentes voix qui seront pas forcément les voix de la démocratie représentative monsieur pour 2 minutes merci monsieur le président madame la secrétaire nationale messieurs les parlementaires à vous entendre vous détenez la vérité universelle vous êtes les grands défenseurs de l'intérêt général et donc sa justifie tout sa justifie les actions illégales ça justifie la désobéissance civile et vous vous étonnez même ton délié de l'image déplorable qu'on les écologistes aujourd'hui mais cette image elle est nourrie elle est alimentée aussi par les comportements de vos amis quand vous avez certains de vos amis qui bloquent le périphérique et qui excusez-moi l'expression qui emmerde les usagers et ceux qui vont aller travailler quand vous avez certains de vos amis qui dégradent asperges des toiles des tableaux dans les musées quand vous avez certains de vos amis qui saccagent des dizaines de cultures au mépris du travail des agriculteurs monsieur Biteau quand vous avez aussi votre partie qui accueille en grande pompe le rappeur antisémite et homophobe Médine voilà comment vous pouvez un moment donné sans remettre en cause sans vous remettre en cause justement nier ou en tout cas vous étonnez de l'image déplorable car votre mouvement et l'écologie politique aujourd'hui alors Monsieur Biteau vous disiez aussi comment on fait aujourd'hui quand on est attaché à l'état de droit quand on a envie de changer les choses quand on est républicains etc et je vous espérez que nous sommes républicains et attachés à la tête droite tous les deux il y a quelque chose qui s'appelle en démocratie l'élection la participation la confrontation d'idées monsieur le sénateur dans ma circonscription j'ai aussi un méthaniseur industriel avec une formidable association à Fougères qui s'oppose à l'installation de ce méthaniseur et qui le fait pacifiquement avec tous les moyens légaux et que je soutiens également avec tous les moyens légaux il y a pas de violence il y a pas désobéissance civile et ça se fait très bien donc moi je considère que vous nous dites que vous êtes un mouvement pacifique c'est pas réellement vrai très clairement vous soutenez des actions violentes vous cautionnez des actions violentes vous parlez de violence policière ce qui alimentent justement la haine de nos forces de l'ordre et j'aimerais vous interroger précisément sur une phrase de l'une de vos députés d'une députés écologiste qu'elle a prononcé qu'elle a déclaré le 6 juin dernier madame Sandrine Rousseau qui nous dit la seule issue à une colère populaire devient la violence est-ce que c'est pas de l'incitation la violence et vous qui vous dites Pacifique qu'est-ce que vous pensez de cette phrase je vous remercie avec vous c'est bien vous êtes aussi sympa en vrai que sur les réseaux sociaux et en fait depuis deux heures quasiment on débat sereinement c'est ça élève le niveau les enfin moi je trouve ça intéressant vraiment et je vous remercie de l'attitude que vous avez monsieur le Président Monsieur vapoteur qui cherchait à décrire la vérité sans comme je vous avais dit en intro dans un objectif partisan on sera pas d'accord sur tout on en discute on va rechercher la vérité ensemble et chercher des compromis je pense que vous projetez sur les autres vos propres turpitudes monsieur audoul en plus vous faites un avalgame on vous explique à l'Europe Écologie Les Verts il y a les soulèvements de la terre on vous on vous explique qu'on a des gains qu'on est pas la même chose vous mélangez tout mais je sais je peux pas faire insultes à votre intelligence donc je sais en plus que vous le faites exprès donc je vous répondrai pas par contre il y a un truc que vous avez dit sur lequel je vais rebondir vous avez dit il suffit d'être élu et après on sert des institutions c'est pas aussi simple que ça sinon ça serait et en profiter puisque j'avais oublié cet élément sur mon ami le ministre de l'Intérieur il a dit une fois et personne ne l'a relevé dans une matinale peu après sainte Soline que vraiment il allait empêcher toutes les ades en France faire un grand plan il était sur cette stratégie là bon ok et il dit cette phrase dans la matinale il y en a même certains d'entre eux qui font de l'emprise dans les conseils municipaux bah en fait de l'entrisme dans un parti je vois ce que c'est l'entrée dans une asso je vois ce que c'est de l'emprise dans un conseil municipal ça s'appelle une élection et normalement le ministre de l'Intérieur devrait le savoir merci de m'avoir permis cette précision oui je vous en prie juste répondre très rapidement moi je veux bien que vous nous interpelliez en tant qu' élu et et mais justement parce que on est du et que on a utilisé tout ce que la République nous offre les recours en justice la consultation de la communauté scientifique la consultation des citoyens parce que ils enquêtes publiques et toutes les enquêtes publiques ont amené à un avis négatif sur les bassines quand il faut que vous sachiez je repose ma question très simplement à fortiori quand on est élu et qu'on est attaché à l'état de droit quand la justice nous donne raison quand la communauté scientifique nous donne raison quand les enquêtes publiques nous donnerons et que c'est des décisions préfectorales qui engagent les travaux comme ça c'est fait à Sylvain comme ça c'est fait à la ligne tranche avant les 5 bassines qui sont interdites et qu'on mobilise autant d'argent public parce que c'est l'angle mort de notre réflexion autant d'argent public sur ces équipements là comment est-ce que quand on est élu attaché à l'état de droit attaché aux décisions de justice attachée aux expertises scientifiques on fait comment comment fait-on à part manifester à côté des citoyens pour réclamer le respect de l'État de droit moi c'est ça la question que je pose et je pense que les élus doivent être justement en tête de ces cortèges-là et je me pose même une question c'est est-ce que c'est les élus qui n'étaient pas à côté de ces 30000 citoyens à sainte-solin qui sont pas dans l'erreur moi c'est la question que je vous pose en regardant on se retournant pour le coup puisque tout à l'heure tu regardais devant avec les mais en regardant un petit peu l'histoire des droits humains moi je pense que l'abolition de l'esclavage aux États-Unis a commencé par des manifestations interdites moi je pense que la lutte contre l'abolition de l'apartheid en Afrique du Sud a commencé par des bénéfices interdites le droit l'avortement en France dans les années 60 a commencé par des manifestations interdites et qui aujourd'hui irait contesté ces mouvements populaires citoyens qui veulent faire avancer le droit d'avoir agi et d'avoir pousser les choses moi je pense que dans cette alors là les méga bassines elles ouvrent quoi de nouveau dans le paysage une agriculture industrielle extrêmement prédatrice sur nos biens communs et là c'est l'eau en ouvrant une nouvelle brèche qui est celle de la dérégulation du cycle de l'eau ce qui est catastrophique on va tous empire à un moment donné et que des gens s'élèvent contre ça pour moi mais le débat de des méga bassines sur un débat citoyen absolument énorme dans la société d'aujourd'hui ça doit être mis à ce niveau là et que il est des manifestations contre ça je vois pas comment ça ne peut pas être et je vois pas comment nous les élus qui portons une autre idée de l'agriculture et un autre modèle d'agriculture ne soyons pas à notre place dans ces manifestations et pour moi l'erreur c'est de l'avoir interdite la manifestation n'aurait pas été interdite là il y aurait pas eu la rupture avec les organisateurs avec toutes les conséquences que ça a eu comme ça fonctionné le gros problème qui qui se pose là c'est cette création de rupture volontaire moi je pense volontaire pour scénariser tout ce qu'on a pu connaître après qui a été recherché mais pas par les manifestants pas par les manifestants voilà d'ailleurs pour préciser et répondre à ce que vous avez dit en tout cas simplement un point ayant été hier sur place quand vous dites il y avait une recherche volontaire de rupture je ne sais pas je m'interroge je mets en tout état de cause de la part des représentants aussi bien de l'État que des forces de l'ordre c'est pas ce que j'ai entendu et donc donc voilà en tout cas il y avait une à plusieurs reprises il y a quand même un certain nombre de faisceaux qui laissent à penser qui qui a eu un certain nombre d'actions qui avaient été engagés pour essayer de créer le lien après je vous laisse évidemment juge de l'interprétation qui qui fait que le lien est enfin je pense que factuellement on est d'accord sur un point c'est que le lien ne s'est pas établi donc après qui est à l'origine de du fait que il ne se soit pas établi voilà après on va rechercher des causalités mais mais mais une chose est sûre c'est que le fait que le lien n'est pas eu lieu et source de problème et d'ailleurs ça montre en tout état de cause que dans un état de droit il est important qui est du dialogue et que dès lors que il n'y a pas de dialogue et bien on risque de d'aller sur des formes d'affrontement où tout le monde est perdant et surtout quand ça dérive vers vers des formes violentes dont de toute évidence personne n'a voulu sauf peut-être celles et ceux qui étaient venus avec cette intentionnalité violente juste une réponse à ça moi pour préciser ma pensée je pense pas que je sois les forces de l'ordre donc j'ai cherché un scénarisé ça se passe bien au dessus de le sujet de la rupture c'est pas eux qui l'ont créé c'est pas nous ça se passe au-dessus monsieur Corman je vous en prie oui d'abord monsieur le Président à monsieur le rapporteur qui peut-être nous regarde dans dans le train et merci à lui tout d'abord je voulais vous féliciter très sincèrement sur la manière dont vous menez ces discussions je vous remercie notamment dans votre propos liminaire d'avoir équilibré en quelque sorte les formulations initiales de cette commission d'enquête en c'est comme ça que je l'ai perçu en élargissant un peu le focus pour avoir une vision d'ensemble sur ce qui s'est passé à Sainte-Souline mais vous l'avez compris dans nos propos ça ne souligne est un symptôme d'un mal plus large qui frappe nos pays et là c'est aussi avec la casquette de députés européens pas seulement en France ou on constate à l'échelle de nos démocraties européennes mais ça va aussi au-delà un raidissement considérable de l'expression de la capacité d'expression démocratique donc à la lumière de ce constat j'aimerais attirer l'attention parce qu'on a été interrogé à ce propos sur la question le concept de désobéissance civile c'est un concept qui est compliqué parce que à la fois par définition la désobéissance civile c'est une proposition d'action militante qui sort du cadre de la loi ce qui légale personne peut le contester est néanmoins et je pense qu'en tant que y compris législateur et élu on doit entendre que pour autant c'est un mode de militance qui ne sort pas de ce qu'on appelle l'arc républicain dans la mesure et c'est son périmètre de définition il repousse la violence contre les personnes et en tant que écologiste j'attire aussi votre attention là-dessus à ma connaissance nous sommes le seul mouvement d'idée qui existe maintenant depuis 50 ans qui a toujours exclu y compris dans ces formes de radicalisation les plus importantes la violence contre les personnes on le sait dans les l'ensemble des mouvements de droite traditionnels ou de gauche traditionnelle il y a eu parfois le recours à des attentats contre des personnes à des violences contre des personnes le mouvement écologiste dans son histoire qui n'est pas que française n'a jamais eu recours aux violences contre les personnes et c'est pas parce qu'on est meilleur que les autres c'est parce que dans la définition de notre corpus politique la question de la non-violence et centrale et pourquoi parce qu'on considère que par rapport à leurs idées que nous portons qu'on peut partager ou pas l'acceptabilité consentie les gens et déterminantes et donc ça vient pas de nulle part et donc c'est pour ça également qu'on a une forme d'expérience dans nos pratiques de militance de terrain qui sont dans l'intégration de désobéir et Claude assez brillamment enfin factuellement en tout cas rappeler en quoi dans l'histoire des idées et dans l'histoire des progrès humains le fait à un moment d'avoir désobéi à ce qui était la règle était certes illégale mais légitime et nous nous sommes toujours dans cette pension et notre et cette réflexion là et donc on peut dire oui mais attention là vous déborder etc etc nous sommes prêts à débattre de ça par contre la limite très claire constante de la part du mouvement écologiste c'est le refus des violences contre les personnes deuxième chose sur ce qu'on est tourné autour de ça de la doctrine de maintien de l'ordre j'ai bien compris que le propos c'était de comprendre l'origine de la violence de la part de certains manifestants je pense vraiment qu'il faut entendre que la manière dont on exerce le maintien de l'ordre a une incidence sur la manière dont s'exprime les manifestations c'est d'ailleurs la moindre des choses quand on réfléchit à une doctrine de maintien de l'ordre par définition on cherche des résultats pour cueillez le moins de violence possible et là encore en tant député européen qui regardons ce qui se passe dans d'autres pays européens en termes de doctrine de maintien de l'ordre j'ai le regret de dire que la France est une exception dans ces méthodes et que nous ne sommes pas ceux qui obtenons les meilleurs résultats tout à l'heure une question fort légitime était posée sur je crois que c'était par vous sur quand les conditions de manifestation sereine ne sont pas réunies et ce qu'il faut quand même aller manifester si un vrai débat mais j'ai envie de vous dire ça fait quand même maintenant très longtemps que quasiment systématiquement les conditions sereine de manifestations ne sont plus réunis et ça pas toujours été le cas comment ça se fait qu'est-ce qui se passe pourquoi c'est ça pourquoi il se passe ça et ça est vraiment je le dis un peu avec solennité même si c'est inutile parce que vous l'avez à l'esprit en tant que législateur en tant que député dans cette mission est aussi de contrôler l'exécutif c'est vraiment une question fondamentale à se poser parce que on peut faire autrement on peut vraiment faire autrement et dernier point par rapport à la crise climatique par rapport aux tensions que ça entraîne par rapport aux comment dire au refus au rejet des modèles traditionnels de parties de représentation nous avons quand je dis nous en tant que représentant politique en tant qu' élu à comprendre que les modes d'intervention que les modes de militants évoluent c'est qu'on a plus même s'ils sont toujours nécessaires c'est pas moi qui vous le dire contraire puisque je me mets dans un parti politique nous n'avons plus uniquement ce qu'on appelle les corps intermédiaires traditionnels vous avez des mobs de militance d'intervention d'expressions qui sont plus liquides plus horizontaux et donc il y a deux attitudes à avoir pour -2 à avoir par rapport à ça soit on dit on veut pas en entendre parler et quelque part on l'appréhende par une forme de répression soit on le prend en compte pour l'intégrer à la qualité du débat démocratique global et quand il y a une forme de répression de réaction du pouvoir imprécisé entre eux les personnes qui viennent pour en découdre et d'autres j'attire vraiment l'attention sur le fait que c'est une usine à fabriquer des personnes qui vont du coup se dire mon seul issue s'appelle d'utiliser la méthode violente et donc la stratégie qu'on doit avoir en tant que législateur en tant que représentant en tant que celles et ceux qui voulons faire vivre notre démocratie c'est bien sûr de condamner ça a été répété par Marine par Bluetooth les formes de violence contre les personnes dans les expressions politiques mais c'est aussi de s'organiser pour que les choses ne s'aggravent pas et dernier mot parce que je pense que c'est très grave le terme d'écotérisme pour tout vous dire je pense que y compris la façon appelée au fait que sa visait des écolos en tout cas c'est comme ça que je le vis peut-être que c'est tôt c'est très grave vraiment je vous invite à regarder quels sont les régimes politiques où les gens au pouvoir qualifient leurs opposants de terroristes regardez autour du monde dans quel type de pays ça se passe comme ça aucune démocratie aucune démocratie sans aucun autre pays démocratique européen ou extra-européen ou un pouvoir dit mes opposants sont des terroristes dans aucun des cas c'est une démocratie et le rôle des parlementaires c'est de contrôler l'action de l'exécutif mais dans l'action de l'exécutif il y a aussi les mots qui l'utilisent et on ne peut pas utiliser certains mots à la légère non seulement évidemment par rapport à l'histoire récente de notre pays mais au-delà de ça c'est quelque chose qui disqualifie la capacité même à pouvoir dialoguer alors une démocratie on tue la capacité de dialoguer dans quelle mesure l'espérance de vie démocratique d'un tel pays et important donc partons d'avoir été mais franchement au-delà vous avez une occasion en or en réalité à partir de Sainte-Souline de ce qui s'est passé à Sainte Soline à pointer les responsabilités de la web-être mais aussi d'élargir le regard que ça implique par rapport au travail immense que vous que nous mais au niveau européen le travail énormément pour résister à la régression démocratique que nous sommes en temps de vivre pas seulement en France et dans d'autres pays c'est évidemment plus grave parce qu'il y a une véritable menace et si on ne fait rien si on n'est pas vigilant enfin ça va pas s'arranger tout seul donc merci de nous avoir permis d'avoir créé le cadre de dialogue qui permet d'exprimer ces choses-là après bien sûr chacun y prendra ce qu'il veut ou ce qu'elle veut mais c'est moi le cœur du message voilà c'est pas c'est pas de faire les filles en haut c'est pas de dire machin on a raison c'est d'exprimer notre inquiétude par rapport au bassines par rapport aux ressources naturelles mais au-delà de ça par rapport à dans un cadre démocratique et politique qui nous permet de continuer à pouvoir dialoguer dans notre société bien simplement un point pour que par rapport à ce que ce que vous dites monsieur gourmand la Commission depuis le début de ces travaux c'est justement penché sur les modalités de ce schéma national du maintien de l'ordre et d'ailleurs comment dire un certain nombre d'auditions que vous avez peut-être eu l'occasion de visionner et de suivre mettre l'accent là-dessus c'est vrai que ce qui nous ce qui nous motive et quand on regardait un certain nombre de points sur lesquels nous essayons de mettre la focale c'est de se dire comment est-ce qu'on peut contenir des personnes qui arrivent sur des manifestations avec finalement excenté une intentionnalité de développement de violence et c'est vrai que ça interroge pleinement puisque à travers ce mode opératoire ils peuvent contribuer à délégitimer la cause pour la la manifestation est amenée à se déployer et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je pense que Madame Tondelier nous avait sollicité en disant on veut aussi pouvoir échanger avec la commission d'enquête parce que évidemment la cause environnementale pour un certain et est-ce que ce qu'on a pu voir c'est que pour certains en fait la cause environnementale est détournée de de son objet et donc ça aussi pardon ah bah évidemment je ne vous le fais pas dire c'est vrai et là il y a une évidemment une une vraie une vraie difficulté je vous propose je vois que leur fil je vous propose de de terminer cette cet échange en tout cas merci beaucoup à vous-même madame tondeuillier ainsi qu'à l'ensemble des membres de la délégation pour pour l'échange qu'on a pu avoir et donc je vais suspendre les travaux pour aujourd'hui je rappelle aux collègues membres de la commission que nous reprenons nos auditions dans dans trois semaines avec l'audition de de Bernard Cazeneuve et puis c'est assez inhabituel mais non non mais non non mais comment dire je ne suis pas là pour frustrer qui que ce soit donc je vous en prie c'est vrai que c'est on a été très long on a pas fait 12 heures comme à Saint-Denis avec le chef d'État mais on aurait pu et je note qu'il reste plus que les écologistes d'ailleurs dans la salle preuve que nous sommes non violents mais qu'on ne lâche jamais rien c'est ça mais bravo à vous monsieur le Président pour votre président madame la secrétaire nationale mais je je suis républicain je parlais en dehors du président juste pour terminer sur sur l'objet de votre commission d'enquête je voulais juste dire en conclusion que heureusement par rapport à tout ce que je viens de dire on peut faire autrement et que même on doit faire autrement et que nous cinq on en est convaincu nous et l'ensemble de notre famille politique et donc on va faire autrement on est des experts de violence il y a une valeur qui nous est cher aussi c'est la désescalade et l'apaisement quand j'étais allé voir la première ministre quelques jours après s'insoline c'était apaisé le titre de notre communiqué de presse de nos propositions on avait d'ailleurs proposé un moratoire sur les bassines je constate qu'entre temps la semaine dernière une nouvelle bassine est entrée en construction preuve que c'est pas ça que j'appelle de l'apaisement c'est même plutôt l'inverse et donc je voulais finir juste par pour plaider cette désescalade et vous dire que on sera toujours du côté de celles et ceux qui la recherche chez Europe Écologie Les Verts et que même on y contribuera si on nous y invite enfin on mettra tout en oeuvre pour y contribuer avec toutes celles et ceux qui nous demanderont de de le faire avec eux et si nous ne demandent pas on fera tout seul voilà je vous remercie en tout cas vous aurez noté que ce qui peut en tout cas rejoindre un certain nombre d'élus c'est le souhait de faire en sorte un qui est de la désescalade et que la violence ne soit pas le le mode d'action pour pour revendiquer dans dans nos pays démocratiques merci à vous
Marine Tondelier