Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 29 mars 2026 45 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsImmigration & asileLogement

"Le projet de LFI est de f**** en l’air la République" (Vincent Jeanbrun)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment réagit le ministre à l'attaque de la mairie de Freen et aux demandes de maires LFI ?

  • 0:41OuverteRéponse directe

    Quelle stratégie pour LR et la présidentielle avec la tribune cosignée ?

  • 1:23OuverteRéponse directe

    Quelle analyse de l'attentat déjoué à Paris et de ses liens avec le conflit au Moyen-Orient ?

  • 2:45RelanceRéponse partielle

    Votre gouvernement est-il démuni face à la hausse des prix des carburants et des engrais ?

  • 4:37OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous la séquence post-municipale avec ces scènes d'humiliation ?

  • 8:23RelanceRéponse directe

    Est-ce que la référence à la violence n'est pas un euphémisme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:45Vincent JeanbrunFait
    « On a fait le quoi qu'il en coûte. Euh, c'est un fait, ça a été dit, ça a été annoncé. »
  • 3:23Vincent JeanbrunChiffre
    « Il faut absolument redescendre sous le taux du déficit. »
  • 4:01Vincent JeanbrunChiffre
    « 70 millions sur un mois pour permettre aux entreprises les plus fragiles d'être accompagné. »
  • 5:12Vincent JeanbrunFait
    « Il y a une brutalisation de la vie politique qui est sidérante, qui est effrayante. »
  • 6:57Vincent JeanbrunFait
    « On se croirait dans un mauvais épisode de Game of Thrones, vous savez. Euh euh honte, honte, honte. »
  • 7:40Vincent JeanbrunFait
    « C'est moins des militants que des petits délinquants voir des criminels liés au narcotrafic. »
  • 9:05Vincent JeanbrunFait
    « Il a condamné avec la plus grande fermeté ses actes de violence et il a été extrêmement clair dans son propos. »
  • 11:07Vincent JeanbrunPromesse
    « La loi repost que propose le ministre de l'intérieur dans les prochains jours au débat au parlement va être un élément complémentaire extrêmement important. »
  • 12:29Vincent JeanbrunFait
    « Il convient maintenant de revoir le système en profondeur. »
  • 14:31Vincent JeanbrunFait
    « Ils prennent le temps sur le parvis de la mairie, on le voit aussi euh avec leur mortier d'artifier. »
  • 15:05Vincent JeanbrunPromesse
    « Ça va permettre d'interdire ces mortiers d'artificier et condamner très fortement leur utilisation. »
  • 17:31Vincent JeanbrunFait
    « Le type se filme en selfie salut, je suis revenu dans ma cité, c'est génial et cetera. Sentiment d'impunité totale, c'est inacceptable. »
  • 18:41Vincent JeanbrunFait
    « On a quand même un enjeu c'est que vous avez aujourd'hui il même plus un problème de d'intégration du d'un flux migratoire c'est que vous avez des enfants qui naissent sur le sol français. »
  • 27:47Vincent JeanbrunFait
    « Un fonctionnaire a l'autorisation de refuser un ordre. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour à tous et bienvenue sur le plateau du grand rendez-vous Europ les Échos. Bonjour Vincent Jean Bram. Bonjour. C'est votre grand rendez-vous ce dimanche. Vous êtes ministre de la ville et du logement. Comment réagit le ministre que vous êtes à ce qui s'est passé vendredi soir à la mairie de Freen ? Tir de mortier sur la façade d'une vingtaine d'individus en cagoulé saccageant les lieux dans cette mairie remportée par un candidat LR. Comment réagit le ministre que vous êtes quand des maires LFI fraîchement élus comme Bali Bagayoko à Saint-Denis demandent aux agents municipaux de prêter allégence ou annonce le désarmement progressif de la police et veulent supprimer les caméras de vidéosurveillance. Comment réagit le maire de Laérose que vous avez été pendant de longues années avec le

0:41

traumatisme que vous avez vous-même subi, votre famille aussi en 2023 lorsque des maires ont dû être escortés de leur défaite après leur défaite au second tour des municipales, des maires injuriés, invectivés, menacés, parfois chahutés. Le maire de Montcour comme on vient de le voir dans les côtes de Ramort, lui préfère jeter l'éponge. Il a peur pour sa famille. Nous parlerons aussi de votre famille politique, les LR. Quelle stratégie pour le parti et pour la présidentielle vous cosignez avec Maud Brejon et 90 responsables du bloc central une tribune ce matin pour un candidat unique de la droite et du centre et puis de votre mission également Vincent Jambrin protégeant les propriétaires de logement contre les impayés et les squatters. Pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont des

1:23

Échos. Bonjour Stéphane et Mathieu Becôé. Bonjour Mathieu. Bonjour. Commençons cette émission d'abord par cette tentative d'attentat à la Bank of America à Paris la nuit dernière. attente à déjouer alors qu'un homme qui s'avère être un petit trafiquant payé quelques centaines d'euros s'apprêtait à enclencher le dispositif de mise à feu. Il était 3h30 du matin. On imagine bien sûr que cet homme était engagé par d'autres personnes peut-être en relation avec le conflit au Moyen-Orient. Je remarque que Laurent Nunes salue les équipes de police. Je remarque qu'il fait aussi le lien avec ce conflit en Iran. Écoutez, moi je j'attends que tous les éléments soient mis à jour, mais effectivement d'abord moi je peux féliciter toutes les forces de l'ordre qui ont permis de déjouer cet attentat

2:06

qui aurait pu être extrêmement grave. Il fallait s'y attendre. Le conflit en Iran pose beaucoup de questions et amène effectivement une volonté de de vengeance de certains groupes et de certains pays. Et cet attentat peut-être est lié, on le saura dans dans les donc peut-être que nous ne sommes pas en sécurité. Peut-être que ce genre d'attentat va se reproduire parce que c'est l'exemple d'une importation du conflit. Peut-être Pierre Devilon que nous sommes sous la menace mais preuve en est que nous avons été en sécurité puisque les forces de l'ordre et je veux encore une fois les saluer et les remercier nous ont protégé de cet attentat. Et Stéphane Oui. Ce conflit là pour Charon a déjà aussi des répercussions nous impactent parce qu'il y a des répercussions

2:45

économiques. On a vu les prix des carburants qui sont en train de flamber, les engrais. On se dit qu'il y aura peut-être des pénuries de plastique, tout ce qui dérive du pétrole. Euh votre gouvernement a annoncé vendredi soir 70 millions d'aques personnes, quelques professions très ciblé pour une période d'un an. On a l'impression d'un mois, pardon, on a l'impression que le que le que le votre gouvernement est démuni, il y a il y a plus d'argent, on ne peut plus rien faire quoi. On est on va laisser les Français se débrouiller tout seul face à la hausse de des Il y a deux réalités. La première réalité, c'est qu'effectivement notre pays a beaucoup trop dépensé pendant des dizaines d'années et qu'aujourd'hui nos moyens sont limités de manière générale pour tous les sujets. Et c'est pour ça

3:23

qu'il faut absolument redescendre sous le taux du déficit. Ça c'est une chose. Et ensuite vous avez cette crise qui effectivement a une répercussion extrêmement forte sur un certain nombre de professions et là le gouvernement prend ses responsabilité avec cette première mesure. La première chose c'est que mes collègues ministres et en particulier le ministre de l'économie Roland l'escurit au quasiment de manière quotidienne différents groupes de travail pour suivre l'évolution de la crise et ses impacts sur l'économie de notre pays et propose cet amortisseur ces premiers 70 millions qui est très limité donc vous en conviendrez. Si si c'est sur un an effectivement c'est limité. Là c'est 70 millions sur un mois pour permettre aux entreprises les plus fragiles d'être

4:01

accompagné. Et encore une fois comme on ne connaît pas l'évolution de ce conflit et l'évolution de ces répercussions, on suit au jour le jour pour pouvoir apporter les meilleures solutions au jour le jour. Les professionnels sont en contact permanent avec le ministère de l'économie, du budget et la ministre de l'énergie et évidemment qu'on est dans un dialogue permanent pour faire en sorte que personne ne fasse faillite à cause de ce que Mais est-ce qu'on a cramé la caisse comme le disait Valérie PCR qui qui est de votre partie de la dernière campagne présidentielle ? Il y a plus d'argent. Bah, on a fait le quoi qu'il en coûte. Euh, c'est un fait, ça a été dit, ça a été annoncé. Effectivement, aujourd'hui faut qu'on puisse revenir. Les circonstances étaient un peu

4:37

particulières, vous vous en souvenez ? Donc, vous le regrettez pas mais aujourd'hui, nous n'avons plus, c'est ce qu'a dit très clairement Ma Bréon par ailleurs ministre de l'énergie porte parole du gouvernement, nous n'avons plus les moyens du quoi qu'il en compte. Donc on ajuste et on fait au plus précis de façon, j'allais presque dire chirurgicale. Alors alors l'autre grand élément de l'actualité, c'est ce qu'on pourrait appeler la séquence postmunicipale avec des violences qui accompagnent quelquefois tout le moins des presque des séances d'humiliation qui accompagnent le départ de certains maires qui sont traités comme des pari dans leur propre ville. Il y a aussi les le sacage de la méie de freine qui est dans votre circonscription. Que comprenez-vous de la présente séquence

5:12

qui soit sur le mode de l'humiliation, de la violence nous fait passer un cap dans la brutalisation de la vie politique ? Mais je peux être que d'accord avec l'expression que vous avez. Il il y a une brutalisation de la vie politique qui est sidérante, qui est effrayante et qui va nécessiter une réponse extrêmement forte de la part non pas juste de l'État mais de 100 % de notre société. On ne peut plus tolérer cette violence qui devient une violence naturelle. C'estàd que on a l'impression que c'est c'est concomitant à la vie politique. Vous savez ça ça me rappelle ce qui s'est passé à l'époque dans le foot avec un sport qui réunissait et qui rassemblait et puis petit à petit qui est devenu parfois un lieu de conflit avec des houliganes et on pouvait plus

5:45

avoir un match de foot de de grands clubs sans que derrière il y a des violences inouies. Et ben, on a l'impression que c'est en train de toucher la vie politique. Vous imaginez que quand moi je vois ces images là de de de parce qu'il y a quelque chose d'animal dans cette façon de de de saccager, de brutaliser, on parlait d'ensauvagement mais là il y a quelque chose de sauvage dans cette façon de de d'exprimer une haine, une violence. On ne peut pas le le tolérer. La mairie de freine, elle est à moins de 2000 m à vol d'oiseau de chez moi. Vous imaginez ce que ça peut représenter pour un territoire comme le nôtre qui avait été tant meurtri par les émeutes de 2023. On se dit que au fond on n'a pas encore apporté le remède, il va falloir le faire de manière urgente. Est-ce que la

6:22

référence à la violence n'est pas une référence incomplète relevant presque de l'euphémisme ? Est-ce qu'on ne pas devant des violences qu' faut caractériser par exemple des violences politiques, des violences qu'on pourrait associer à certains courants, des violences d'intimidation, des autrement dit, est-ce qu'il y a pas une étape nécessaire de plus à amener dans l'analyse ? Ben écoutez, moi je suis prêt évidemment à en débattre parce qu'il va falloir qu'on creuse euh les causes de tout ça pour justement apporter les réponses. Peut-être qu'il y a quand même deux sujets. Ce que vous évoquez sur ces espèces de scènes d'humiliation publique, on se croirait dans un mauvais épisode de Game of Thrones, vous savez. Euh euh honte, honte, honte. C'est c'est terriblement humiliant. Et là, on est

6:57

clairement sur du militant qui vient essayer d'humilier son adversaire. Mais on connaissait pas ça auparavant. On ne connaissait pas ça et et probablement que l'hystérisation du débat politique avec notamment une force politique qui est la LI qui vient traiter tout ce qui n'est pas elle d'extrémiste, de fascisme, de raciste, ça vient presque légitimer le fait qu'il faut humilier l'adversaire puisque de toute façon vous avez les images là au blanc par exemple he pour les téléspectateurs de monen avec ce ce maire Thierry mignan qui se fait investiver et pourchasser pratiquement par ses électeurs toute mon amitié et tout mon soutien. On voit bien qu'il y a cette volonté de d'aller au-delà du débat démocratique pour humilier et et meurtrir. En réalité,

7:40

vous avez l'air de dire c'est une autre histoire. J'ai à sa freine, il y aura une enquête mais simplement on a l'impression que c'est moins des militants que des petits délinquants voir des criminels liés au narcotrafic qui eux là ont plutôt un message à envoyé de on est sur un territoire qui est le nôtre et vous monsieur le maire et votre équipe qui arrive en promettant des caméras de vidéoprotection en promettant d'armer la police en promettant plus de sécurité bref venir lutter sur notre territoire et bien on essaie de vous intimider c'est peut-être Bah il sait où ils réussissent tout ça créé. Moi je je pense que pour connaître le maire de Freen le nouveau maire qui est un ami et son équipe extrêmement courageuse il va pas se laisser intimider. C'est c'est un

8:23

parce que hier devant les caméras il avait l'air quand même assez prudent. Est-ce que pardonnez-moi vous avez parlé de la référence de 2023 vous-même vous avez été attaqué ? Votre famille a été attaquée, je rappelle les faits. Voiture Bélier contre votre domicile. Vous vous étiez justement en cellule de crise à la mairie pour essayer de voir comment est-ce qu'on allait contraindre les les émeutes. Votre femme et vos enfants ont dû faire le mur par-dessus la la rambarde du voisin pour pour fuir. Et et aujourd'hui quand on voit ce qui se passe à Freine, c'est à 2 km de chez vous. Euh j'imagine le traumatisme encore pour vous, pour votre famille, pour vos enfants. Euh quand le le maire de de Freine, Christophe Carlier, apparaît devant les caméra en disant

9:05

"Oui, vous savez euh euh il était très très prudent, il a il n'a pas condamné ses violences." Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il a peur lui-même. Il a peur des représailles, il a peur pour sa famille. ce que ce qu'on peut comprendre Vincent Jambrin de mettre une situation sur le ouvert son conseil municipal, il a condamné avec la plus grande fermeté ses actes de violence et il a été extrêmement clair dans son propos en tant que maire. Ensuite aux caméras, il a été mesuré dans la mesure où il a essayé de montrer que FR ce n'était pas ça, que la jeunesse de FR se résumerit pas à ces voyou qui viennent s'accager. Maintenant, vous posez une autre question, c'est est-ce que en tant qu'élu qui nous mettons au service de l'intérêt général, chacun avec nos convictions, nos parties prix, est-ce

9:48

que on le fait aujourd'hui avec un peu d'inquiétude avec le le fait de se dire parce qu'il y a un précédent et notamment avec ce qui nous est arrivé pendant les émeutes, mais c'est arrivé à des centaines de ma partout sur le territoire qui sont fait caillasser, leur maison incendiée, ce maire courageux dans les côtes d'Amort et qui jette l'éponge. C'est terrifiant comme message pour pour notre République. Effectivement, il y a il y a une angoisse. Moi je j'ai discuté avec des élus hier qui me disaient justement parce qu' en plus cette proximité territoriale entre laérose et Freine qui disait "Mais est-ce qu'il faut qu'on s'inquiète ? Est-ce que vous pensez que ma famille est en danger ?" Donc bien sûr que ça génère de la peur mais figurez-vous c'est fait pour ça. Vous

10:27

répondez quoi à cette question ? C'est mais moi je leur dis qu'il faut continuer à se battre. Est-ce que la famille est en danger ? Vous votre famille était en danger ? Ma famille éit en danger. Est-ce que Est-ce que la sienne l aussi ? Votre famille était en danger en 2023, nous sommes en 2026. Ce que dit Mathieu est vrai, c'estàd que il s'est passé 3 ans et les même faits se reproduisent. La même inquiétude est là. La famille de votre collègue est en danger. Le fait que aujourd'hui des délinquents, des voyou n'hésitent pas à s'en prendre à des symboles de la République, un hôtel de ville et peut-être par extension à des représentants de la République, c'est un fait et il faut qu'on continue à aller beaucoup plus loin dans la réponse de l'État. Il y a une première avancée avec la loi

11:07

narcotrafique qui était significative. La loi repost que propose le ministre de l'intérieur dans les prochains jours au débat au parlement va être un élément complémentaire extrêmement important. Mais sincèrement, on va continuer aujourd'hui en parler Vincent. Est-ce qu'il faut qu'on soit au côté des élus beaucoup plus fortement pour que justement on les sécurise et qu' se disent on peut être serein dans notre mandat ? C'est absolument nécessaire et c'est ce qu'on va voir juste après une première pause. Retour sur le plateau du grand rendez-vous avec le ministre de la ville et du logement Vincent Jean-Brin. Le diagnostic a été posé je crois dans cette première partie d'émission avec vous avez parlé de naturalisation de la violence. C'est extrêmement intéressant

11:45

et on va y revenir dans un instant. Savoir si c'est la naturalisation de la violence au niveau politique ou est-ce que c'est la naturalisation de la violence sur les images qu'on a vu avec effectivement ces jeunes qui cassent pour le plaisir et avec une forme évidemment de de de voilà c'est ce sont des conquérants de territoire pour reprendre le le livre de monsieur Ben Soussan les territoires perdus de la République. Juste quelques citations Vincent Jean-Brin de ministre. Le ministre de l'intérieur dit euh c'est une atteinte à notre République. Je note donc atteinte à la République. Le ministre de la justice, monsieur Darmanin, parle d'un climat prérévolutionnaire tandis que Bruno Rotaillot, lui estime

12:29

qu'il ne faut il ne suffit plus de s'indigner. Il convient maintenant de revoir le système en profondeur. Encore une fois et on le disait juste avant la pause publicitaire, vous à la ce qui s'est passé c'était en 2023, aujourd'hui on est en 2026. On a beau avoir des citations qu'on a vu à l'écran et que j'ai cité pour les auditeurs d'Europe 1, qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce que fait l'État ? Est-ce que au niveau de la justice, au niveau pénal, on peut poursuivre des jeunes comme ça ? Est-ce qu'on peut stopper la violence ou est-ce que c'est devenu trop tard ? Moi je le jour où je pense que c'est trop tard, j'arrête la politique. Donc si je suis là sur votre plateau à répondre à vos questions, c'est parce que je pense qu'il est jamais trop tard et que on doit toujours, j'allais dire

13:13

reprendre les standards et continuer le combat. Comment dans ce cas-là euh si si de Gaul s'était dit c'est trop tard parce que les chars allemands sont déjà dans le pays et ben on serait pas là en train de parler français. Donc il y a un moment donné, je note que vous comparez les chars allemands avec les violences qu'on a connu. Bah c'est c'était un c'était un climat de violence extrême et par déficience c'est la guerre. Et là on voit effectivement je reprends les mots de tous ceux que vous avez cité y compris Gérald Darmanin qui parle de de de climat préinsurrectionnel prérévolutionnaire. Ce qu'on voit sur ces images où finalement l'adversaire politique est battu et on va aller l'humilier. On est à deux doigts de de d'avoir un acte de violence physique contre le battu. C'est

13:51

extrêmement inquiétant. Euh et les images qu'on a vu dans la mairie de Friend sont tout aussi inquiétantes parce qu'on voit bien qu'il y a des guerres de territoire au grand jour. La la petite différence d'ailleurs avec euh les émeutes de 2023, c'est qu'en général, il fallait attendre 1h du matin, vraiment le cœur de la nuit pour que les mouvements de violence, ces espèces de de black blocks des cités euh viennent déferler sur les centre-villes et aille attaquer les mairies, les marchés, les bibliothèques. Là, il est 22h et quelqu c'estd que on est encore à un une heure où en fait il y a des voitures d'impunité en plus sentiment d'impunité qui est effrayant. Euh, ils prennent le temps sur le parvis de la mairie, on le voit aussi euh avec leur mortier d'artifier.

14:31

Donc, il y a il y a un côté vraiment on est chez nous dans la dans le sacage à l'intérieur de l'hôtel de ville, ils prennent là aussi euh leur temps assez méthodiquement. Ils cassent, ils essayent de casser. Et donc, qu'est-ce qu'on fait ? Pardonnez-moi de répondre de reprendre question. Déjà, et ben déjà, on reposte et ça tombe bien parce que c'est le nom du projet de loi du ministre de l'intérieur qui va apporter un certain nombre de choses. Par exemple, là, ils utilisent des mortiers d'artificiers. Là, enfin, enfin, je je dis enfin parce que j'étais maire, j'étais député à venir sur vos plateaux à dire il se passe rien depuis les émeutes de 2023. Euh ça y est, enfin ça arrive. Donc est-ce que c'est trop long ? Probablement. Je peux pas vous dire l'inverse, mais au moins ça arrive. Et

15:05

j'espère que les parlementaires vont pouvoir valider ce texte très vite parce que ça va permettre d'interdire ces mortiers d'artificier et condamner très fortement leur utilisation. On va enfin dans les textes qui vont suivre donner des vraies prérogatives aux polices municipales pour qu'on puisse réagir beaucoup plus fortement. Euh il y a des enjeux autour des caméra. Enfin bref, je vais pas vous faire tout tout l'article de ce texte de loi, mais il y a des choses qui arrivent pour qu'on puisse réagir. Ça c'est le volet sécuritaire. Je pense qu'il faut qu'on aille plus loin encore sur le volet répression pour que la justice se saisisse parce que la la crainte finalement c'est que si ces ces individus et et je je le souhaite et je l'espère de tout mon cœur sont

15:40

identifiés, sont arrêtés, il faut que derrière ils soient sanctionnés extrêmement durement. Or la frustration qu'on avait eu après les émeutes, c'est que vous aviez certains qui s'étaient filmés en train de brûler des mairies, je pense à la mairie de Villeu Leroi. Il se filma tout fièrement. Ils sont passés devant le juge et finalement ils ont été relâchés. Vous considérez que la jusque laxiste monsieur le ministre, c'est ça ? Mon propos n'est pas celui-ci mais mon propos est de dire il faut que la justice puisse sanctionner des comportements aussi clairs, c'est-à-dire des des comportements qui agressent la République et ses représentants. Mais ce que vous êtes en train de nous dire que la c'est pas son travail là. C'est ce que c'est ce que vous êtes en train de nous dire d'une certaine

16:14

manière. les décisions de la justice ont pu interroger fortement nos concitoyens et y compris l'élu que j'étais. Maintenant, les juges, ils jugent dans un cadre de la loi. Donc si ce cadre de la loi nous convient pas, et bien c'est au gouvernement et au parlementaire du jug. Il y a l'appréciation du juge. Et on remarque que il y a une doctrine de la justice qui est différente que une doctrine des juges dans les années 70. Ser nous de nous interroger. probablement que le l'état euh de l'Assemblée nationale aujourd'hui euh dans son absence de majorité fait que ce sera pas le moment de la grande révolution euh de la justice des mines par exemple. Je pense que le débat parlementaire le pardon le débat présidentiel qui s'annonce dans quasiment 1 an, on va trancher sur euh la présidentielle, il

16:56

faudra que ce soit au cœur de notre société. On peut pas dire à la fois il y a une violence qui est en train de s'installer presque comme une violence naturelle euh qui est en train de de diriguer notre société et ne pas s'interroger sur la justice des mineurs. Donc de problèm les policiers les policiers qui disent nous on met en garde à vue mais après les gens sont relâchés donc le travail est fait pour rien. Ce que je vous raconte sur l'incendie de la mairie de Villeneuve le roi à l'époque des émeutes, c'est ça c'est que l'individu est identifié, il est mis devant la justice et la justice considère que comme c'est un mineur qui n'a pas activement participé à allumer le feu, il repart dans sa cité et vous vous souvenez de l'image absolument folle, le type se filme en selfie salut, je suis

17:31

revenu dans ma cité, c'est génial et cetera. Sentiment d'impunité totale, c'est inacceptable. Les Français ne le comprennent pas, je ne le comprends pas non plus. Donc encore une fois, il va falloir qu'on apporte des réponses d'une grande fermeté. Ça c'est pour le côté réactif. Et puis il faut anticiper pour changer en profondeur. Vous disiez est-ce que c'est trop tard ? C'est s'intéresser à la jeunesse d'aujourd'hui. C'est-à-dire les gamins qui sont dès la maternelle soumis à énormément de de violence dans dans leur quartier, dans leur climat et qu'on puisse dès euh le plus ça c'est le violet pédagogie éducation. Ce que d'ailleurs dit Bruno Rota, il dit "Il faut plus de fermeté en réaction et il faut aller euh s'assurer qu'on refasse de tous nos enfants français sur

18:08

le seul français euh des citoyens français, c'est-à-dire qui aiment la République, qui aiment le drapeau français et qui soient fier d'être dans dans ce pays et qui n'a pas envie de se retourner. Je pense que quand on attaque comme on le voit sur les les images de la ville de Fred, mais on l'avait vu à l'époque on des émeutes, quand on attaque spécifiquement le bâtiment pasoisé plutôt que celui qui ne l'est pas, on veut envoyer un message euh aux institutions de ce pays et probablement que on ne se sent pas très très fier d'appartenir à cherchons à comprendre le message. Vous nous dites, ils arrivent en ce film avec des comportements quelquefois de conquérants. Vous dites il n'aime pas nécessairement le pays. Il doit se sentir à nouveau français ou se sentir

18:41

français parce que pour l'instant il y a peut-être une forme de déficit d'identification. Quand on lit ça avec la question de l'échec de l'intégration ou de l'assimilation dans temps et temps de territoir quand on lit ça aussi peut-être avec une forme de de poussé islamiste, ainsi de suite, une délinquence quelquefois conquérante, est-ce qu'il y a pas quelque chose comme un phénomène plus global qui s'affirme ? Vous savez, moi je l'ai dit d'illeurs, je crois je l'ai dit à ce micro, moi je n'aime pas la France McDo. C'està dire la France, venez comme vous êtes. J'aime la France qui dit bah voilà c'est il y a une histoire, il y a un parcours vous avez le droit de venir de partout. Nous vous regarde pas en fonction de vos origines, votre religion, votre couleur

19:16

de peau, ce vos orientations sexuelles. Par contre, on va vous regarder en fonction de votre comportement. Est-ce que quand vous venez dans notre pays, vous avez envie de participer à l'effort collectif pour faire réussir ce pays ? Bien, c'est ça qu'on doit rappeler à ceux qui arrivent sur notre sol fois par par exemple des cultures qui s'intègrent moins bien que d'autres et à l'école il faut qu'on puisse affirmer le fait que il y a une culture française et qu'il faut la rejoindre. Ça veut pas dire effacer ses origines et et sa culture. Moi, je suis d'origine italienne par ma maman. Je suis très fier d'avoir des origines italiennes. Je suis très fier que mes enfant vous êtes de culture européenne, monsieur Jean Brin. Oui, mais c'est pas sujet. Ce que je

19:51

c'est on n'efface pas là d'où on vient mais on accepte les règles du pays où on arrive et ça c'est quelque chose qui est fondamental. Le sujet qu'on a quand même c'est que vous avez enfant à pays où on arrive pourend la formule de la on a quand même un enjeu c'est que vous avez aujourd'hui il même plus un problème de d'intégration du d'un flux migratoire c'est que vous avez des enfants qui naissent sur le sol français qui vont à l'école de la République française et qui malgré tout arrivé à 12 13 14 ans ont envie de prendre entre guillemets les armes contre le pays dans lequel ils ont grandi. Donc ça va même au-delà de d'une culture X Y ou Z. c'est qu'à un moment donné notre système d'intégration n'arrive même pas à intégrer un gamin qui est né sur notre sol et et donc

20:31

collectivement oui, il faut s'interroger et oui, il va falloir changer la méthode parce que si on change pas la méthode, on risque d'avoir des événements de la violence dont on parle depuis le début de cette émission qui vont se répéter. Et quand Géral Darmanain à juste titre dit un climat prèrévolutionnaire et moi je je le répète depuis 3 ans donc je vais pas changer de discours aujourd'hui, on est en danger à l'échelle société un pays n'est pas qu'un territoire désincarné. vous êtes naissent sur notre sol, j'entends mais sur ce sol, il faut qu'il y ait un peuple. Si vous êtes si vous naissez dans un territoire où il y a une majorité de la population qui n'est déjà pas intégré et si ça s'étale sur une deux trois générations, le sol ne suffit pas à créer l'identité.

21:06

Vous avez raison. Vous savez l'histoire de France, vous vous la connaissez très bien. Vous aviez des d'un régionalisme par exemple qui faisait que certains se sentaient de leur région plus que du pays. Et on a envoyé la nouveau, bret les huissards noirs de la République qui, s'il vous plaît, les usar noir de la République qui ont été à travers l'école, pardon pour l'expression, mais francisé euh des peuples plus régionaux. Et en fait, on a créé un état nation grâce à ça. Et donc il faut qu'on se pose la question de comment fait en sorte que l'école elle se soit vraiment une fabrique à citoyens français ouverts, éclairé mais heureux et amoureux de leur pays. Nous notons également d'autres violences à Rio Lapape depuis 4 jours. Voiture brûlée, dégradation, attaque contre les

21:50

forces de l'ordre. Leur député Ren Mathieu Valallet a tweeté envoyé des images glaçantes confirmées par les le syndicat de police unité prétextant la blessure d'un jeune par le chien. Voilà ce que dit Mathieu Valet d'un policier municipal. Des hordes de voy là aussi euh la la population ne comprend pas. Et puis revenons également sur ce maire des codes d'armor qu'on a évoqué, monsieur Olivier Pelan, euh 2 semaines après avoir été élu au premier tour, menace, domicile tagué, voiture rayée, il dit avoir peur pour sa famille et il abandonne. Là encore, Vincent Jean-Brin, ça vous rappelle quelque chose ? Bien sûr, mais vous vous n'avez pas jeté l'éponge, lui, il jette l'éponge. Est-ce qu'on peut lui en vouloir à ce monsieur Pelan ? Je peux je peux pas lui en vouloir. Je je m'en

22:34

désespère. Mais euh mais je peux pas lui en vouloir. Euh vous savez, moi j'ai je suis passé euh l'occasion de le dire et de le raconter, mais par ce moment où j'ai j'ai dit à ma femme qui était blessée à l'hôpital euh on arrête tout parce que évidemment que j'ai pas fait de la politique, j'ai pas eu envie de me mettre au service de l'intérêt général pour que mes enfants et ma famille soient attaqués. Et c'est elle qui encore une fois ce ce jour-là me dit mais enfin cette nuit-là d'ailleurs cétait en pleine nuit après l'attaque me dit il de questions qu'on arrête parce que si on arrête ils ont gagné et c'est pas eux sens les voyou les les criminels, les assaillants qui vont décider si oui ou non on continue à habiter dans la maison qui est la nôtre si oui ou non on arrête la politique

23:12

notre engagement et elle avait eu cette phrase elle m'avait dit si un jour on doit arrêter la politique c'est parce qu'on l'aura décidé et pas parce que quelqu'un nous intimidera et je dois vous dire que ce soir-là c'est c'est elle qui le courage plus que plus parce que moi tellement je suis au fond. Elle qui est passé par-dessus la rambarde, pardessus la barrière qui s'est blessé. Mais mais donc je peux à la fois pas en vouloir à à cet élu des côtes de la mort parce que je je le comprends ce ce sentiment de mais moi je je me suis mis au service d'eux et puis il y a des fous furieux qui viennent massacrer ma voiture et cetera. C'est c'est terrible et c'est là pour le il y a une réponse de l'État qui doit être extrêmement ferme. Il faut qu'on mette beaucoup plus de moyens parce que c'est

23:48

c'est pas pour protéger un élu plus qu'un citoyen. C'est vraiment pour dire la République ne peut pas rester sans réaction. Bel hommage de Vincent Jean-Brin à madame Jeanbrun qui a eu ce courage et on parle également de la mairie de Saint-Denis dans un instant dans le grand. Toujours avec le ministre de la ville et du logement, Vincent Jambrin. Dans un instant, on parlera de monsieur Bagayoko, le maire de Saint-Denis et de ses décisions au lendemain de sa prise de fonction à la mairie de Saint-Denis. Mais d'abord, voulez réagir d'un mot de sur Rieux Lape, je parlais de Mathieu Valet qui avait effectivement tweeté et vous connaissez bien ce territoire, cette ville. C bien ce territoire. J'avais l'occasion de m'y rendre au côté de monsieur le maire qui porte un énorme projet de

24:24

réhabilitation de son quartier. Des gros enjeux. Il y a beaucoup beaucoup d'argent public qui est mis pour faire de la rénovation urbaine. On casse les bars, on casse les tours pour dessiner un quartier rempli d'espoir et et de bien vivre. Et ça évidemment rend fou les délinquants et les criminels qui pensent être les rois de ces quartiers-là qui les tiennent et qui depuis des années maintenant, c'est clairement des narcotrafiquants qui brûlent qui brûlent systématiquement les engins de chantier parce que ils ne veulent pas qu'on améliore le quartier parce que si on améliore le quartier et que les habitants sont à nouveau heureux, ils risquent de se détourner de leur main mise et donc on a une guerre contre les narcotrafiquants permanente et on a aujourd'hui des forces de l'ordre qui

25:01

sont mobilisées juste pour sécuriser des engins de chantiers. la nuit ou des ouvriers qui font leur travail le jour. Donc effectivement, attendez, attendez, attendez, il y a des policiers qui font le planton devant un engin de chantier. On en est là. Alors, policiers nationaux, policiers municipaux, mais évidemment parce que sinon nous n'arrivons pas à rénover ces quartiers et ça justifie le fait justement de les rénover. Ce qu'on voit bien que si ça dérange ces ces délinquants et ces narcotrafiquants, c'est que on va dans le bon sens et qu'il faut qu'on casse ces ces endroits paupérisés et ghettoisés. Alors, l'homme qui s'est illustré le premier cette semaine dans ses violences post-municipales, c'est monsieur Bagayoko, le maire de Saint-Denis. Premier épisode, le soir de sa victoire,

25:38

ses militants scandent. Nous sommes tous des enfants de Gaza. J'ai pas vu beaucoup de drapeaux français. Euh ce même soir où il dit que Saint-Nis, ce n'est pas la ville des rois, mais la ville du peuple avec 150 nationalités différentes. Épisode 2, monsieur Bagoko annonce qu'il va désarmer la police. Pourquoi ? Parce que l'utilisation de l'arme des policiers à Saint-Denis, c'est dit-il 0, 0 %. Donc ça ne sert à rien. Épisode 3. Les policiers apprenant cela se mobilisent demandent des mutations. Selon les informations d'Europin et de C News, la moitié de ces 150 policiers de de Saint-Denis veulent partir. Épisode 4, monsieur Bayegayoko annonce à des élus et des sympathisants. On le voit sur les images, hein, il annonce que si les agents municipaux ne prêtent pas allégance et le mot a fait

26:21

évidemment beaucoup de bruit euh à sa politique, alors il n'aura pas d'autre choix que de se séparer de ses agents municipaux. Que dit ce matin le ministre de la ville et du logement à monsieur Bagayoko ? Le ministre, il dit exactement la même chose que ce qu'a dit le ministre du budget de la fonction publique qui a écrit un courrier David Damiel évidemment au maire de Saint-Denis en lui rappelant les fondamentaux des règles de droit de notre République avec beaucoup de fermeté et il a bien fait. Et si vous me permettez, l'ancien maire de l'ilérose que j'ai été pendant plus de 10 ans euh met en garde ce monsieur sur le fait qu'il risque d'abîmer profondément le lien entre les fonctionnaires qui sont les serviteurs de l'intérêt général et la République française. Parce que avec

27:06

des élus qui tiennent ce discours-là, on a l'impression de revenir dans une forme de féodalisme où il y a effectivement le le chef qui vient donner des règles et le seigneur qui a servi finalement ses chevaliers. Ça ne marche pas comme ça. C'est pas ça la répond. Il n' pas apprêté allégence les agents municipaux à une politique pas prêter une allégance à une formation politique ou à un élu. Il prête allégance à la République française. Ils sont des serviteurs de notre pays, de notre nation et c'est tout leur rôle. Moi, j'ai été élu. Euh j'avais évidemment euh des cadres dans ma mairie qui euh politiquement je pense ne pensaient pas comme moi, ce qui les empêchait pas de faire un travail extraordinaire dans les fonctions qui étaient les leurs et dans la fiche de poste qui était les leurs.

27:47

Et j'ai été heureux de partager euh juste sur la fonction du maire, sur la fonction technique. Il a le pouvoir de police le maire, donc il a le pouvoir sur sa police municipale. En gros, il fait ce qu'il veut. C'est le premier magistrat de la ville. Fort heureusement, il ne fait pas ce qu'il veut. Il y a des règles de droit et d'ailleurs un fonctionnaire a l'autorisation de refuser un ordre. qui d'ailleurs s'en vont qui alors là ils s'en vont mais un un fonctionnaire pourrait dire non monsieur le maire ce que vous me demandez n'est pas possible n'est pas légal c'estàd que vous je vous demande de d'arrêter les LBD et le fonctionnaire peut dire bah non moi je garde mon LBD il faut non parce qu'il faut que ce soit effectivement quelque chose qui qui soit hors la loi donc un fonctionnaire a le

28:24

droit de de refuser un ordre qui ne serait pas dans le cadre légal par contre effectivement le maire a le droit de dire je désarme ma police à chaque fois que ça a été fait moi je je je me souviens de la ville voisine chez moi dans le Val de Marne de Ville-Juif où la nouvelle équipe municipale a dit ben on désarme les policiers effectivement tous les policiers municipaux appel monsieur Jeanbrin les policiers municipaux de Saint-Di à désobéir à monsieur Bagaoko alors non parce que justement comme ils sont fonctionnaires, ils ne doivent pas désobéir en revanche comprends qu'ils envie de partir il peuvent refuser un ordre si l'ordre est illégal s'il est illégal il qu'est-ce que c'est un ordre illégal par exemple donnez-moi un exemple bah si l'ordre c'est de d'aller arrêter

29:03

quelqu'un qui qui n'a rien fait. Par exemple, un un maire a le droit par exemple de faire de ce qu'on appelle l'internement d'office. Si vous avez un fou qui se balade dans les rues, vous avez le pouvoir, c'est un pouvoir important en France hein, de priver de la liberté cet individu et vous pouvez envoyer votre police municipale pour le faire. Bah c'est c'est évidemment si vous faites ça pour des raisons politiques et partisanes, j'espère que les fonctionnaires réagiront en disant bah non, j'ai pas de motif pour le faire. En revanche, ce qui ce qu'il faut que nos concitoyens comprennent, c'est que quand on arme un policier municipal, c'est pas pour faire de lui un cowboy, c'est pour faire en sorte qu'il soit protégé, pour qu'il soit en sécurité. Vous avez en face de vous des

29:38

narcotrafiquants qui peuvent vous lancer des chiens dangereux, des pit bulles qui vous foncent dessus. Vous arrêtez pas le pit bull avec votre plaque he en disant "Regardez, je suis policier municipal, arrêtez s'il vous plaît." Non, il faut neutraliser la menace. On se on pense tous à à Clarissa Jean-Philippe qui est tristement décédé à Montrouge. Si elle ou c'est son coéquipier avait été armé, peut-être qu'elle serait toujours parmi nous aujourd'hui. Et donc on a on a on a besoin de protéger nos policiers municipaux. C'est pour ça qu'on les arme. Et le message envoyé par le maire de Saint-Ni, il est terrifiant à plein d'égart parce que il il veut les désarmer mais il leur a demandé d'arrêter d'aller dans certains quartiers. Donc déjà ça dit une forme de

30:17

de tolérance pour pas dire de complicité avec ceux qui aujourd'hui à minimité morale qui consiste à dire bon bah il y a des quartiers qui sont tenus par des narcotrafiquants. Quand on envoie la police municipale ça les gêne. Bon ben j'envoie plus la police municipale sinon pourquoi ? J'aimerais qu'il me réponde. Pourquoi est-ce qu'il il dit à cette police de ne plus aller dans les quartiers et contentez-vous du centreville ? Quel message est envoyé ? Enfin, on peut pas avoir démarré cette interview avec les images de la mairie de freine qui est saccagé et accepter qu'en France, il y a des élus qui disent "Bon, on va désormais la police puis on va leur demander d'aller laisser tranquille certains quartiers." C'est c'est pas possible. Il reste la police nationale quand même.

30:59

Heureusement à Saint Heureusement qu'il reste la police nationale, vous avez raison de le dire. Et je pense qu'il va falloir qu'on soit extrêmement vigilant parce que je suis très inquiet de l'idéologie qui justement au-delà justement des questions policières qui sont il y a dans l'idéologie il y a une formule qui a percé cette semaine Nouvelle-Fance. Que vous inspire ce concept de Nouvelle-Fance qui est brandi pour définir non seulement le projet de LFI mais apparemment une transformation profonde du pays dont monsieur Bagayoko se veut l'incarnation. Bah c'est c'est le façon la suite logique de tout le discours de monsieur Mélenchon. Vous vous souvenez de sa créolisation ? Là, il a peut-être des termes pour expliquer qu'il faudrait qu'on on se on oublie

31:37

d'où on vient nos racines et que on soit dans une espèce de de wisme permanent où tout se mélange. C'est un peu ce que je disais tout à l'heure avec la France, McDo, venez comme vous êtes, chacun vit à côté de l'autre sans sans plus créer de destin commun. C'est évidemment effrayant. Et puis euh de toute façon, je je répète souvent, je me souviens de cette interview euh de de monsieur Bonard euh à qui à l'époque, je crois que c'est Jean-Jacques Bourdin lui dit "Mais au fond, qu'est-ce que vous voulez ? Voulez [ __ ] en l'air la République ? Voulez [ __ ] en l'air la République ?" Et il finit par répondre "Oui." Et ça, pour moi, tout est dit ce jour-là. C'estàd qu'au fond, il y a ce projet de société porté par les LFI qui consiste à dire "On renverse complètement la table et tant pis si ça

32:17

fait des peaux cassées et on va [ __ ] en l'air." Mais quand on parle de Nouvelle-Fance, est-ce que vous sentez que vous êtes invité ? participer. C'est moi je c'est pas mon sujet. Moi j'aime c'est le sujet de la semaine. Non non mais moi moi j'aime j'aime notre pays, j'aime la France, je me bat pour qu'elle aille mieux parce qu'elle est face à de grandes difficultés notre belle nation. Et effectivement il va falloir recréer un creuset commun. Donc le sujet c'est qu'est-ce qu'on a en partage et pas qu'est-ce qui nous différencie. Ce qui m'a toujours gêné dans dans le le discours walk et lesfi qui consiste à dire on va essentialiser les gens. C'est regarder, c'est-à-dire regarder qu'est-ce qu'ils sont par nature. C'est un homme blanc donc il peut pas comprendre les problématiques

32:54

des soi-disant racisé. Enfin, c'est pas la France ça pour moi. La France, elle est universaliste. Elle vous regarde dans votre envie de travailler ensemble et de d'avoir un destin commun. Alors le destin, c'est aussi la future présidentielle, vous l'avez dit Vincent Jean-Brin. Ça arrive à grand pas et on en parle dans un instant au grand. Dernière partie du grand rendez-vous européen C News les échos avec Vincent Jambrin qui d'ailleurs dans le cadre de la Loiri Post a tout un dispositif contre les squatters et on en parlera en toute fin d'émission. D'abord la présidentielle, elle arrive. Les sondages se multiplient. Dernière en date, un sondage ce matin envisage un second tour Bardella Philippe avec une courte victoire du maire du Havre dans cette dans ce sondage. Vous cosignez ce

33:32

dimanche une tribune chez nos confrères de la tribune dimanche au côté de 90 autres Don Brjon. vous appelez un candidat unique. Alors, deux questions. Est-ce que c'est la seule solution et est-ce que selon vous ça peut marcher ? Moi, je suis convaincu que ça peut marcher parce que c'est au fond aussi un des enseignements de ce municipal. C'est-à-dire que quand les gens responsables et profondément républicains s'unissent, euh bah écoutez, les Français sont au rendez-vous et travaillent ensemble. Par contre, quand on part divisé, la sanction se fait pas attendre et donc oui, ça peut marcher. Ensuite, moi, je suis convaincu comme tous les cosignataires de cette tribune que nous avons un la nécessité de mettre les égos de nos candidats putatifs et donc de j'allais dire nos chapeaux à plume de

34:13

côté pour travailler un projet commun. Compris ceux qui sont partis tout seul sans par déjà, il y a déjà plein de candidats. Comment est-ce que vous allez comment est-ce que vous allez les départager tous ces gensl ? C'est bien un candidat unique, mais comment comment choisit justement ? justement la question qu'on pose et en fait c'est une invitation à leur adresse. Chacun étant légitime d'annoncer sa candidature, chacun étant légitime pour la construire, mais on leur dit d'entrée de jeu, attention, nous qui sommes autour de vous, qui vous soutenons naturellement parce qu'on on veut la victoire de notre camp, et bien il faut dès maintenant vous parler, éviter le piège mortifère de on a une compétition où on dit du mal de l'autre et cetera parce que ça ça empêche de se

34:52

rassembler une fin et donc on les invite à se voir, à se parler et à préparer la prépar Comme cheer il ne doit en rester qu'un. Ouais. OK. Mais qui pourrait participer à la ? J'adore votre référence Vincent Gambre. Chacun sa rêve comme on dit. Bon voilà, c'est c'est le pour vous c'est c'est qui est le meilleur candidat ? Vous avez une préférence ou vous comprenez que l'esprit de la tribune c'est justement l'inverse de votre question c'est que il s'agit pas d'en choisir un d'entrer de jeu et rentrer dans une écurie de l'un ou l'autre. C'est dire nous on veut faire gagner parce que Pierre Pierre mentionnait le sondage. Édouard Philippe a l'air quand même de se détacher aujourd'hui comme peut-être pas le candidat naturel mais celui qui a le plus de chance de de de

35:28

l'emporter au second tour. Est-ce que c'est le bon candidat pour vous ? Mais mais vous avez raison de dire que vous avez des candidats qui aujourd'hui sont mieux positionnés que d'autres à la condition d'être le candidat unique. C'est c'est tout le sujet. C'estàd que vous faites le même sondage en disant vous avez non c'est pas ce que je vous dis. Je vous dis que on doit trouver une candidature qui puisse rassembler toutes les autres parce que si vous avez tr qu candidats au premier tour en fait il y a aucun candidat notre camp au second tour. Donc quel est le mécanisme de sélection ? Écoutez pour l'instant ce qu'on veut c'est que les gens se réunissent et se parlent. Mais qui sont les gens à les candidats putatifs ? Mais il y en a plusieurs. Ah tout à fait. Donc on les invite à se

36:07

parler puisque cette tribune que nous con. Vous avez vous avez toutes les tous les groupes de ce qu'on appelle communément le socle commun qui sont représentés et donc tous les candidats potentiels du socle communation à se parler et on leur met aimablement la pression en leur disant attention nous ne soutiendrons pas les aventures individuelles. Donc maintenant quelle est la meilleure méthode de départage ? J'ai envie de dire c'est quand même à eux de le décider entre eux. À titre personnel moi je trouve que la primaire c'est le pire projet à l'exception de tous les autres. Donc en fait à un moment donné, c'est pas mal aussi d'avoir un moment de démocratie où on permet à notre candidat d'avoir un souffle. Moi, je me souviens très très bien de celle qui avait

36:47

conduit François Fillon à être le candidat. Ça l'avait plutôt porté et malgré toutes les affaires qui pendant l'élection présidentielle, non, celle de celle qui avait élargie mais là c'est autre chose. C'était une primaire élargie. C'était une primaire élargie. Mais là aujourd'hui une primaire donc la question c'est la question du périmètre. Donc rappelez-vous, les formules deviennent rituelles. Laurent Vaquier dit une primaire qui va de Darmanin à Knafo d'autres disent une primaire qui va plutôt de Darmanin à à Voki ou je sais pas trop qui. Donc vous voyez Philippe que sais-je donc jusqu'à qui est qui est le bienvenu ? Mais c'est en fait c'est la question, moi je la pose pas comme ça. Je pense que c'est quelles sont les valeurs qui sont défendues dans le socle

37:25

commun en disant voilà c'est ça le projet qu'on veut faire gagner parce queon veut le faire gagner parce qu'on pense qu'il il apporte des solutions à la France et ensuite qui se reconnaît globalement dans ce dans ce projet est-ce que madame Knafo qui siège au Parlement européen avec des formes des forces d'extrême droite se reconnaîtra dans un projet Oui. qui est aujourd'hui défendu par le SC le commun. J'en doute personnellement. Euh mais si elle dit je suis candidate et ben donc elle veut joindre à vous. Elle dit je me reconnais dans vos valeurs. On les interprète on les interprète pas de la même manière mais je me reconnais dans vos valeurs. Elle est la bienvenue ça sera la même chose qu'à Paris. Ça me surprendrait beaucoup mais si tel est le cas et bien il faudra regarder

38:00

comment ça se ouvert la porte cette semaine comment c'est organisé et de toute façon c'est les électeurs qui tranchent. Et quand Bruno Rota dit ce matin, cette semaine dans le Figaro, ça on pourra pas avoir un candidat macroniste, comment est-ce que vous allez réussir à faire l'union avec ces Est-ce que vous d'ailleurs étend dans le gouvernement, est-ce que vous êtes Macroni ? Moi je je suis de filiation golienne, j'ai toujours été à droite depuis que j'ai une carte, donc je n'ai pas changé. En revanche, dans l'intérêt de la France, j'ai toujours travaillé à ce qu'on rassemble les forces intelligentes, modérées, républicaines. C'est ce qu'on fait dans nos mairies depuis toujours. Et moi, j'ai toujours eu dans ma majorité municipale des gens de droite classique, UMP à l'époque, l'R ensuite,

38:42

des gens du modem, des gens d'agir parce que on se parle dans l'intérêt du pays. Monsieur Jean-M dire Bruno Rota c'est qu' ce qu'on comprend c'est que lui il dit il faut qu'il y ait un candidat à il faut que notre famille politique soit représentée faut que votre famille Renotaillot légitimement il est dans sa séquence il a annoncé sa candidature il a fait des propositions pour que les militants du parti tranchent évidemment qu'aujourd'hui il parle OLR mais je suis sûr parce que c'est quelqu'un d'intelligent qui il a bien compris que on nirait pas dans une aventure solitaire chacun dans son coincore encore non je pense qu'il veut il veut être le leader à droite son droit, il est président du parti, il y en a d'autres qui le contestent mais en l'occurrence c'est son droit. Et

39:24

ensuite non, c'est parce que moi de toute façon je suis suspendu. Moi je suis sur la corde à l'in justement c'est peut-être une une facilité pour protester mais en tout cas il y a une volonté d'avoir un leadership sur les LR et ensuite les LR se rendent bien compte que l'aventure pourra pas être solitaire. C'est ce que dit très justement Gérarder. Moi je vous dis pas autre chose aujourd'hui. Il y a un leadership à avoir sur la l'RO française classique et ensuite on va discuter avec des alliés potentiel faudra qu'il sera allié à quelqu'un Philippe en tout cas 75 % des Français sont contre une primaire élargie. C'est un sondage Odoxa Bbone pour le Figaro qui irait donc cette primaire de Gabriel Atal à Éric Zemour. Le ce comment dirais-je ce chiffre se met à 71 % si on

40:04

interroge uniquement les sympathisants LR. Donc c'est assez c'est assez euh radical ce sondage. Ça veut dire qu'en fait les Français sont pour la liberté de candidature. En fait encore une fois vous le problème de ce sondage c'est qu'il est posé sur des personnalités. Hm. Moi, je préférais un sondage, je sais bien. Mais le sujet c'est voilà ce qu'on veut défendre. Ah voilà ce qu'on veut défendre. Et maintenant on va choisir l'équipe qui peut porter ce projet. Et et est-ce que est-ce que elle est dirigée par c'est pas très 5e République ça ? J'ai toujours entendu dire depuis que la 5e République c'est la rencontre entre un homme et son peuple dans le cadre de l'élection présidentielle qui une forme de sacr républicains. Vous présentez les français comme des Britanniques comme les autres.

40:43

Mais vous savez vous savez j'aimerais beaucoup qu'on ait un candidat naturel. J'ai un ADN de droite pour on n a pas capable de se qualifier à coup sûr au second tour et de gagner à coup sûr au second tour. Donc ça nécessite forcément un autre moyen de départage. Alors Vincent après le dispositif Jambrin qui après le Pinel laissera votre nom dans la postérité. Donc ça c'est quand même le le le sacrossin des des ministres du logement, c'est que vous avez toujours votre nom qui vous suit quelque part pour un dispositif. Ça c'est pour autre chose. Vous vous attaquez au au squatteurs et aux loyers impayés dans le cadre du projet repost porté par le ministre de l'intérieur. Euh juste une question, mardi c'est la fin de la trêve hivernale. Combien d'expulsions cette année ?

41:27

On va faire le le calcul à la fin de la de la trêve. Les chiffres sont en augmentation 24000 l'année dernière, je crois. Les chiffres sont en augmentation. Il y a beaucoup plus d'expulsion ce qui pose un double sujet. Il y a un vrai sujet de protection de nos locataires. On a des familles françaises fragiles euh et là je parle de familles de bonne volonté qui essayent de s'en sortir qui aimeraient pouvoir payer leur loyer rubis sur l'ongle. Et là il faut poursuivre ce qu'avait d'ailleurs fait ma prédécesseur Valérie Lettard des mesures d'accompagnement pour qu'on mette en place tous les outils de la solidarité nationale. Je pense notamment à l'accompagnement par des assistantes sociales dès le départ. protéger les propriétaires. De l'autre côté, on a un sujet parce

42:03

qu'il y a aussi plein de propriétaires qui sont très très modestes. Vous avez des petits retraités qui vivent moyennement du mieux qu'ils peuvent avec ce petit appartement qu'ils avaient acheté quand ils étaient plus jeunes et qui leur sert de compléments de retraite aujourd'hui. Et certains sont mis dans des difficultés majeures quand ils ont des locataires qui ne payent pas ou pire évidemment squateur. Là, je veux le dire très clairement parce que c'est un de mes engagements quand j'étais nommé ministre en octobre, on avait dit que la loi de mon prédécesseur, monsieur Casbarian, allait être corrigé d'un point de détail puisquil il a permis des grandes avancées avec son texte, monsieur Casbariant. Mais il y avait un petit point de détail dans la rédaction

42:42

finale, un angle mort, c'est que quand vous rentriez dans un logement par Airbnb par exemple, vous passez 48 he dans le logement, donc vous êtes rentré légalement, on peut plus vous expulser derrière parce que c'est pas du squat. Dans le droit français, on considère que c'est pas du squat. Il fallait le corriger grâce euh au texte que va proposer le ministre de l'intérieur, le Texter Story Post, et bien nous allons pouvoir le corriger. Ça c'est le premier volet. Ensuite, tous les Airbnb qui arrivent et qui changent les clés et qui ensuite euh narguent les propriétaires en disant euh je suis chez moi, vous ne pouvez rien contre moi, c'est fini. Une fois le texte adopté, c'est fini. Voilà, on s'y était engagé. J'avais pris cet engagement. Il faut encore que le texte soit adopté

43:17

et on verra d'ailleurs la vérité à l'Assemblée nationale de qui vote ce texte. C'est ça. Vous comptez bien sûr sur les voies de la France insoumise. Ça sera un beau révélateur, vous avez raison. Euh bizarrement, je un petit doute là-dessus. Euh, ça c'est un premier volet. Et deuxièmement, euh il y a un sujet beaucoup plus complexe, c'est celui des impayés. Beaucoup plus complexe parce que comme je le disais, il faut équilibrer la position. Est-ce qu'un mauvais payeur est un squatterur ? En fait, tout dépend du de la façon dont les choses sont faites. Vous avez aujourd'hui euh des spécialistes, c'est ce qui nous remonte de partout du terrain, qui justement à la veille de la trèv hivernale arrêtent de payer, euh un mois avant la fin de la travi hivernale se remettent à payer et

43:53

globalement qui année après année ne paye pas l'intégralité de leur loyer mais quasiment une demi-année ou moins. Là, on a quelque chose d'un peu industrialisé. Il y a quelque chose où on voit qu'il y a une forme de malveillance derrière et on n'est pas dans la situation d'une famille modeste qui a un coup dur et qu'il faut qu'on accompagne. C'est c'est pas du tout le même profil. Mais il faut pas restaurer le droit de propriété tout simplement. Vous êtes chez moi, je voulu quelque chose, vous ne payez pas, vous dégagez. Je je bah justement c'est le sujet que je veux euh approfondir avec une mission spécialiste. Oui, mais ça ça désavantage. Je cite souvent c'est pas c'est pas pour lui faire plaisir le modèle canadien parce que dans le modèle canadien il y a une espèce de gagnant

44:32

gagnant lui fassiez plaisir faut dire modèle québécois. C'est vrai que il y a il y a un gagnant gagnant où en fait la la sortie est facilitée effectivement vous ne payez pas c'est manifeste et vous sortez beaucoup plus rapidement du logement. En revanche, ça a facilité l'entrée dans le logement parce que bah moins de demande de garantie, moins de choses comme ça. Donc ça peut être du gagnant gagnant. Bon les squat s'est réglé cette année avec on l'espère le parlement qui vote le texte et euh la question des impayés 93. On on verra. Je je veux croire qu'un texte pareil je veux croire qu'un texte pareil trouve une majorité à la c'est beaucoup de cas ces trucs Airbnb dont vous parliez là. C'est il y en a beaucoup en fait. En fait, au-delà du Airbnb, vous avez tout le système de rentrer

45:10

légalement dans un dans un bien. Vous perdez vos clés dans la rue, on prend vos clés, on rentre dans le logement comme il y a pas eu aujourd'hui dans le droit, vous êtes pas squatter. Demain, vous serez squatterur et on met ça derrière nous et sur les impayers, je continue à travailler pour faire en sorte de protéger les propriétaires. Merci beaucoup Vincent Jean-Brun d'avoir été l'invité du grand rendez-vous. Très bon dimanche sur Europin et sur Ces News.