Le Service Politique, épisode 01: les dessous de l'interview de Zemmour sur BFMTV
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:01OuverteRéponse partielle
Ahmed Merabé, Fabien, Jean-Michel Klein, lequel des trois était le plus français, selon vous ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Une femme voilée n'a pas le droit de porter le voile dans l'espace public ?
- 13:01OuverteRéponse directe
Qui est Sarah Knafou ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:00Éric ZemmourFait
« Une femme voilée n'a pas le droit de porter le voile dans l'espace public. »
- 22:00Emmanuel MacronPromesse
« On a un objectif qui est de doubler la présence policière sur la voie publique à horizon 2030. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je suis Périne Vasque, je suis reporter au service politique de BFM et je suis Mélenchon, Jean-Luc Mélenchon, pour la campagne présidentielle. Allô ? Tu m'entends ?
Ouais, je t'entends. T'es en voiture, ça m'inquiète. Ah bah oui, pourquoi ?
T'as un duplex à 13h. Mais non, mais on sera arrivés largement à 13h. Mais oui.
À 13h. Le samedi, il y a eu la candidature de Christiane Taubira. Pour l'instant, c'est toujours Jean-Luc Mélenchon qui est devant à gauche dans les sondages et il veut que ce soit de lui dont on parle dans les prochains jours et pas de la déclaration de Christiane Taubira.
Il y a déjà beaucoup de monde, tu vois, qui attend. Il est que 10h43, le meeting commence à 14h. Alors attends, je vais les appeler pour savoir à quelle porte on rentre, nous.
FFP2. Ah oui, il faudra prendre un masque FFP2, c'est obligatoire. Alors c'est un meeting immersif, comme ils disent, et olfactif.
Ça veut dire que les spectateurs vont être dans un cube 360 degrés entourés d'écrans. Jean-Luc Mélenchon, lui, il sera le centre. Est-ce que vous acceptez de nous dire pourquoi est-ce que vous êtes venu pour Jean-Luc Mélenchon ?
Est-ce que c'est par curiosité, parce que le meeting est immersif ? C'est un petit peu par curiosité, parce que oui, le meeting est très spécial, c'est une première mondiale. Mais sinon, c'est surtout par conviction, c'est pour qu'on partage avec toutes les personnes.
Jean-Luc Mélenchon, lui, il a quand même lancé sa campagne depuis deux mois. Il faut qu'il puisse continuer à inventer un récit. Et puis on se rappelle en 2017, ces hologrammes, ça avait très fortement impacté l'esprit des gens.
Il fallait que ce soit un coup d'éclat, et c'est ce que nous sommes en train de faire. Dans le meeting, sur le fond, la première chose qui frappe, c'est que Jean-Luc Mélenchon parle d'entrée d'écologie, tout de suite. Il a compris que la jeunesse, elle était focalisée sur l'écologie.
C'est le nid de l'humanité, et c'est ce nid que par-dessus tout, il faut protéger. Regardez-le ! Et quand vous le regardez, vous comprenez qu'il y a un intérêt général humain, parce qu'il n'y a qu'un seul écosystème qui permet la vie de l'être humain.
La politique politicienne arrive en fin de discours, quand justement, il parle de cette union de la gauche, qu'il veut faire, c'est-à-dire une union après le premier tour. Je crois que si nous arrivons au deuxième tour, nous accueillerons tous ceux qui veulent participer à la mise en œuvre du programme, mais on fera l'union et on saura pour quoi faire ! Je vais voir Manuel Bompard pour savoir un peu la suite, c'est-à-dire que, ok, il y a ce grand meeting, quelque chose d'un peu innovant, mais il faut du fond aussi, nous, ils nous font du fond.
Vous avez entendu Hidalgo ce matin ? Sur VFM ? À midi, ouais.
Ouais, mais écoutez. Manuel Bompard, c'est quand même vraiment le stratège de Jean-Luc Mélenchon. En fait, il m'explique la prochaine stratégie de Jean-Luc Mélenchon.
Et vous, c'est quoi l'idée de faire que ce soit lui qui dicte le timing de la campagne ? Ouais, ouais, c'est le cas. En faisant la proposition sur le second tour, sur moi, si je suis en tête, si je suis au second tour, je proposerai immédiatement aux autres de discuter pour constituer un gouvernement commun.
Il y a une manière aussi de dire, nous, on est là-dessus, quoi. Qu'est-ce qu'un meeting réussi, un meeting gâché ? C'est le nombre de gens, là, c'était gagné.
Jean-Luc Mélenchon a su apporter un peu de fonds aussi nouveaux autour de l'écologie. On verra peut-être dans les prochains jours s'il va taper juste. Je descends ?
Allez, à toutes. On va aller voir. Je crois que l'émission commence dans une grosse trentaine de minutes.
Je m'appelle Benjamin Duhamel, je suis journaliste politique au service politique de BFM TV. Je suis chargé plus particulièrement des droites, donc de Valérie Pécresse à Éric Zeman. L'enjeu de l'émission de ce soir, c'est pour lui, d'essayer de se relancer, d'essayer de remettre du charbon dans la machine.
Il arrive, nous allons autour de 20 heures. Il est accueilli par Hervé Béroux, Céline Pigalle, les patrons de BFM TV. Il est entouré de Sarah Knafow, sa principale conseillère, sa compagne.
Donc ça montre bien à quel point elle est une sorte de chef d'orchestre, tour de contrôle. Ça dit la place qu'elle a dans le dispositif. Ce qui est intéressant, c'est qu'ils sont aussi, Éric Zemmour et Sarah Knafow, accompagnés de deux hommes de l'ombre, Julien Madard et Jonathan Nadler.
Julien Madard, c'est celui qui s'occupe des financements, la levée de fonds. Et pour un candidat à l'élection présidentielle, c'est évidemment primordial. Jonathan Nadler, il a un rôle absolument crucial dans l'équipe d'Éric Zemmour, c'est celui qui s'occupe du programme.
Ce sont deux proches de Sarah Knafow, c'est elle qui les a présentés à Éric Zemmour. Ce sont deux anciens banquiers d'affaires qui font donc désormais partie de ce cœur nucléaire de la campagne. Je salue.
Ah, salut Benjamin. Ça va, vous allez bien ? Éric Zemmour est un ancien journaliste politique.
Ce qui fait que dans les médias, quand il a l'occasion de faire des émissions, il connaît ceux qui aujourd'hui, l'interview, c'est ce qui aussi fait la singularité de ce candidat qui connaît plus qu'aucun autre la façon dont fonctionne le système médiatique. Ce qui ne l'empêche pas aujourd'hui d'en être un des principaux détracteurs. À tout à l'heure, allez, à tout à l'heure.
À tout à l'heure. Éric Zemmour, dans les sondages, il est beaucoup perçu comme étant arrogant, dangereux. Certains se disent carrément inquiets.
C'est pour ça que ce type d'émission est absolument crucial, justement, pour essayer de faire évoluer ces traits d'image pour les candidats. On va voir le plateau. Que le candidat puisse prendre un peu ses marques.
D'ailleurs, à ce moment-là, il dit, moi, je ne veux pas de clé. D'autres pourraient dire le siège, à quelle hauteur. Certains pourraient demander à ce que le son soit plus fort pour bien entendre.
Il n'a pas l'air particulièrement tendu par rapport aux deux heures et demie qui l'attendent. Là où d'autres politiques, pour le coup, peuvent être un peu plus en dedans avant le début des émissions. Bonsoir à toutes et à tous.
Bonsoir, Éric Zemmour. Bonsoir. Merci à vous d'avoir accepté notre invitation ce soir, d'avoir accepté d'être face à BFM.
Il est l'une des figures du service politique de BFM TV, justement. Bonsoir, Benjamin Duhamel. Bonsoir, Éric Zemmour.
Bonsoir, Benjamin Duhamel. Alors, on va commencer avec une question. Il est très à l'aise, Éric Zemmour.
C'est un débatteur redoutable. Franchement, quand on est interviewer, c'est une sacrée paire de manches parce que combat serré. Ahmed Merabé, Fabien, Jean-Michel Klein, lequel des trois était le plus français, selon vous ?
Je vous oubliez simplement que les frères Klein étaient convertis à l'islam. Et alors ? Ils avaient un prénom français ?
Non, non. Ils étaient convertis à l'islam. Mais ils avaient un prénom français ?
Et d'ailleurs, s'ils étaient convertis à l'islam, ils devaient...
Quand il ne veut pas se laisser couper, il ne se laisse pas couper. Quand il veut arriver avec un argument, il peut l'apporter. Dernière chose, dernière chose.
Non, non, non, non, non, non, non, non, je continue. Dernière chose, le rapport que vous citez est complètement biaisé. Il faut essayer de ne pas être trop agressif et en même temps, il faut essayer de le relancer.
Parfois de le couper un peu parce que sinon, s'il déroule, moi, je n'ai pas 45 minutes avec moi. Discrètement. Mais par exemple, une femme voilée n'a pas le droit de porter le voile dans l'espace public.
Non. Et ça veut dire qu'on met un policier derrière chaque femme voilée pour interdire le voile dans l'espace public. Donc c'est un exercice qui est difficile, c'est du dosage.
Voilà. Je choisis mes armes, c'est tout. Merci beaucoup.
Merci Benjamin. Autre séquence importante de cette émission. On va aussi parler de vous, Éric Zemmour, votre parcours, votre entourage.
Et pour en parler, c'est avec Bruce Toussaint. Le moment fort indéniablement de cette émission, c'est le moment où Éric Zemmour parle pour la première fois de l'importance de Sarah Knafou. Éric Zemmour.
Qui est Sarah Knafou ? Ma collaboratrice, ma compagne. Il n'y aurait pas eu de campagne sans Sarah Knafou.
Votre compagne. Mais on s'arrêtera là. Si vous me permettez.
C'est la première fois que vous le dites. Ah ouais. Éric Zemmour montre à ce moment-là une facette de l'individu.
Et peut-être qu'Éric Zemmour considère que cette façon d'essayer de fendre l'armure, même si l'expression est devenue imponcive, est une façon aussi pour lui de dépasser les caricatures, selon lui, qui sont faites de sa personnalité. Merci à tous les cinq. Merci à vous de nous avoir suivis.
Merci évidemment, Éric Zemmour, d'avoir été notre invité ce soir pendant plus de deux heures et demie. Merci à vous. Sur le fond, Éric Zemmour continue à faire du Éric Zemmour.
Il sait que c'est sa planche de salut. Mais sur la forme, sur sa personnalité, il lui reste trois mois pour se faire connaître davantage auprès des Français. C'était sans doute aussi pour lui l'objet de cette émission.
Je suis Agathe Lambret, je suis journaliste à BFMTV en charge de l'Élysée. C'est-à-dire que c'est moi qui suivrai la campagne d'Emmanuel Macron quand il sera officiellement candidat. Et aujourd'hui, nous sommes à Nice parce que le président a choisi de venir ici sur le thème de la sécurité.
Bonjour. Bonjour. Sur des terres très à droite, historiquement de droite.
Et en ce moment, il est aussi dans un combat à distance avec Valérie Pécresse. Donc c'est très important pour lui d'imprimer sur ce sujet aujourd'hui. Il arrive à 10.45.
Il arrive à 10.45. Sans compter le retard.
Oui, sans compter le retard. On va au nouvel hôtel des polices à pied. Et ça va être quoi, contrairement à un hôtel des polices ?
C'est-à-dire quoi ? Avec la police municipale et la police nationale réunies dans le même bâtiment. Et donc normalement, on a une salle de presse.
Donc...
Pour le déménage, s'il vous plaît, le matériel ? Oui. Tous les candidats ont un service de sécurité, mais le président de la République, évidemment, a un dispositif de sécurité extrêmement dur, extrêmement serré.
Il y a des snipers, des hommes du RAID, du GIDGN qui se placent dans des immeubles en haut et qui surveillent la scène du haut. Il n'y a pas une rue où ça circule, quoi. Il n'y a personne.
Il n'y a pas d'habitants. C'est bouclé, quand même. Oui.
Il paraît qu'il y a d'autres manifestants. Il y a des manifestants qui sont retenus quelques centaines de mètres plus loin, quelques dizaines de mètres plus loin, que nous, on ne voit pas, mais on les entend. Quand on pense qu'on s'est fait soigner dans cet hôpital-là.
Oui, mais ça, c'est à côté. Oui, il y avait nos caméras. Oui, c'est ça.
Il y a une photo, là. Quand on se déplace avec Emmanuel Macron, on a toujours une autre équipe qui est là, justement, pour faire les à-côtés. Parce que si on se contentait de rester dans le périmètre de sécurité imposé par l'Elysée, on ne verrait que ce qu'ils veulent nous donner à voir.
Moi, je suis toujours en contact avec l'équipe qui fait les à-côtés et qui me transmet en temps réel ce qu'il se passe. Combien de manifestants sont là ? Qui ils sont ?
D'où ils viennent ? Est-ce que ce sont des membres de la CGT, des antivax, des soignants ? Donc, il y a Christian Estrosi.
Oui, je pense que c'est lui. C'est le maire de Toulon. Christian Estrosi, Hubert Falco, ce sont deux prises de guerre, deux anciens républicains qui ont rallié Emmanuel Macron.
Et ça, c'est très important pour lui dans son travail de recomposition de la vie politique. Là, tu as le président de la région sud, Boris Véronique, tu as la sénatrice des masses, Patricia. Très bien.
Et donc, pas Éric Ciotti. Vous le déplorez ? Je pense que tu as vu ce qu'il a dit ce matin.
C'est rare, non, qu'il ne soit pas là, Éric Ciotti. Moi, tous les déplacements que j'ai faits à Nice...
Et les accueils républicains, généralement, les...
Et tous les élus de la circonscription viennent, oui. C'est quand même assez exceptionnel. D'ailleurs, je vais demander, je vais voir si je peux parler à...
Bonjour. Agathe Lambret. Oui.
Vous allez bien ? Je suis étonnée de...
Normalement, Éric Ciotti, il est toujours là, non ? Je ne sais pas. Je ne suis pas l'attaché de presse à Éric Ciotti.
Non, je sais. Mais vous participez à l'accueil républicain, c'est normal. Bien sûr.
La réalité, c'est qu'Éric Ciotti soutient Valérie Pécresse, qui est une pièce maîtresse de son dispositif et qu'il n'a pas envie de servir, de faire valoir au président. Et cela montre que l'on est en campagne et que la période est tendue. Ah ben, on entend les motards.
C'est le président qui arrive. À tout à l'heure. Emmanuel Macron, Christian Estrosi, Marlène Schiappa, Gérald Darmanin.
Une partie du cabinet du président. C'est en train de monter les marches avec Estrosi. Écoutez, je suis présent parmi vous aujourd'hui.
D'abord, pour en effet, vous présenter tous mes voeux. C'est là qu'on assiste un peu à une sorte de grand débat national. Ça faisait depuis longtemps qu'on n'avait pas vu Emmanuel Macron debout, micro à la main, à se tourner devant ses interlocuteurs, debout au milieu d'une salle.
Pour remettre de la tranquillité dans tous nos quartiers, il faut déployer des forces de sécurité sur le terrain et au contact. C'est le seul moyen. C'est vraiment un président candidat qui se projette et qui nous dévoile déjà les mesures qu'il prendra s'il est réélu, évidemment, à la présence de la République.
Et on a un objectif qui est de doubler la présence policière sur la voie publique à horizon 2030. Comment ? On va créer 200 brigades de gendarmerie en milieu rural.
En fait, Emmanuel Macron, il est en train d'essayer d'installer l'idée, progressivement, d'une continuité entre son premier mandat et un hypothétique second mandat. Et son programme, il essaye presque d'en faire une banalité. Il ne la lance pas avec tambour et trompette, dans une interview posée.
Non, il le distille progressivement sur le terrain à travers ses prises de parole. Vive la République et vive la France. Il veut installer l'idée que sa candidature, finalement, ne serait qu'une simple formalité.
Ce ne serait pas un événement. Et d'ailleurs, on s'attend un jour au détour d'un déplacement, peut-être à une réponse à quel terrain passant un habitant qui demanderait « alors, vous êtes candidat ? » « Oui, je suis candidat. » Comme si c'était inévident.
Ça ressemble à un programme, monsieur le président, ce que vous avez présenté. Arrêtez. Arrêtez.
Ok.
Jean-Luc Mélenchon