Commission d'enquête de la France insoumise sur le COVID19 - Observatoire International des Prisons
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15francois_besFait
« cette crise sanitaire qui vient d'arriver dans les établissements pénitentiaires elle arrive dans un système pénitentiaire qui est totalement sinistré »
- 0:30francois_besChiffre
« plus de la moitié des établissements sont des établissements pénitentiaires totalement vétustes »
- 1:00francois_besFait
« les moyens de communication sont extrêmement limités »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
écoutez moi j'avais coupé mon micro j'attends de diffuser on est j'ai lancé le direct sur ils ont peut démarrer la réunion et nous écoutons mathilde eh bien merci bonjour je crois que cliff qu'il faut commencer par je pense pointé le fait que cette crise sanitaire qui vient d'arriver dans les établissements pénitentiaires elle arrive dans un système pénitentiaire qui est totalement sinistré je pense notamment aux os maison d'arrêt qui sont dans un état de surpopulation énorme et puis le fait que plus de la moitié des établissements sont des établissements pénitentiaires totalement vétustes et voilà donc ça c'est un peu le cadre dans lequel est arrivé 7 perdre on reçoit beaucoup d'appels de personnes détenues et de fanny de personnes détenues dont je pourrais revenir un petit peu dessus si vous voulez pour vous détailler un petit peu ce qui ressort quand même énormément c'est un homme il très grande inquiétude d'un et cette inquiétude qui est doublé par le fait qu' il ya plus de parloirs les gens ne se voit plus et les moyens de communication sont extrêmement limités dire on est confiné dehors mais on a quand même accès à tout un tas de moyens de communication auxquels une grande majorité des détenus n'ont pas véritablement accès donc ça crée un sentiment de peur supplémentaires s'ajoutent à ça le fait que la culture de l'administration pénitentiaire n'est pas vraiment à une colonie grande on va dire voilà et tout ça est venue est venu augmenter encore ce sentiment de très vraiment d'angoua ce que vivent les personnes détenues et leurs proches à l'extérieur ils vivent à peu près la même chose a dit voilà alors tout ça je pense comme premier point qui est vraiment à signaler c'est cette situation de sur côté les maisons d'arrêt qui fait qu' on a une promiscuité extrêmement grande on a des gros problèmes d'hygiène enfin tout un tas de choses deviennent compliquées énormément les choses alors les premiers temps de l'arrivée de l'épidémie la communication eric est totalement contreproductive même puisque ça arrivait par petites touches on annonce la suppression des parloirs après les familles donc se disent d'accord j'en commande les frères n'arrivait pas avoir d'informations impossibilité de joindre les établissements pénitentiaires personne au téléphone et parallèlement les personnes détenues avec qui on était en contact nous expliquer que quand il posé des questions au personnel pénitentiaire etc en général on leur répondait que on ne savait pas et parce que la réalité c'était effectivement qu'ils ne savaient pas donc des programmes et des protocoles sont arrivés petit à petit qu'ils ont quand même permis la diffusion d'un certain nombre d'informations des flyers des choses comme ça en détention il n'en reste pas moins quand même que l'information extrêmement limité aux pose beaucoup de problèmes à l'intérieur parralèlement climat général et on l'a vu des mouvements de détenus dans un certain nombre de prison là également c'est est essentiellement liée au fait de cette coupure avec le monde extérieur qui étaient étaient assez terrible et fait que à l'intérieur les toutes les activités ont cessé le travail a cessé et c'est donc heureusement un certain nombre de mesures ont été prises elles sont insuffisantes 1b il faut quand même les lélés signalés par la ministre française je pense notamment au fait d'avoir accordé aux personnes détenues des crédits de téléphone pour pouvoir utiliser gratuitement le les cabines de toit d'où le téléphone en cellule puisqu'il ya quelques prisons il installé dans les cellules ça c'est la première chose pour les personnes sans ressources et pour les autres d'ailleurs un certain crédit sur le conte pour pouvoir continuer voilà donc ça ç'a permis parallèlement ce qu'on voit un ce qui ressort c'est que y'a pleins d'établissement ou les téléphones dysfonctionne alors où les cabines téléphoniques ou les téléphones en cellule puisqu'ils sont installés là où il y en a que depuis très peu de temps et du coup l'accès aux cabines téléphoniques ça se fait quand c'est des points phone c'est même pas des cabines isolés on va dire pour la confidentialité ce sont dans l'espace dans les coursives ou dans les cours de promenade et la norme en également une très très grosse inquiétude puisque tout le monde se bouscule pour pouvoir téléphoner au moment où y est justement des sorties de cellules et du coup là il ya également des inquiétudes qui sont liées aux fêtes de est-ce que c'est nettoyer ce que je risque pas d'attraper le virus etc le virus la question elle revient tout le temps elle revient vraiment dans les appels et la quiétude qui a pour les personnes détenues c'est que le virus il vient de l'extérieur donc les le danger il est représenté par les surveillants au fait en permanence qui viennent de l'extérieur et qui tous les matins quand ils reviennent quand tellement peuvent être porteurs de virus on a pas mal de détenus qui nous disent qu'ils n'osent même plus sortir de leur cellule c'est à dire même pas aller en promenade par peur effectivement d'attraper le d'attraper le virus et parallèlement des surveillants qui ont bataillé pendant pas mal de temps pour avoir accès au minimum de mesures de protection que peuvent être au lit quand les masques etc donc tout ça a commencé dans un espèce de gros cafouillage qui petit à petit ce adapte mais avec encore énormément de problèmes et dysfonctionnements j'ai pas plus tard que je peux passer la parole à delphine sur les mesures qui ont été annoncées en matière de mise en liberté des personnes détenues parce que c'est comme c'est quand même une annonce importante puisque on part du grand cafouillage qui est la surpopulation dans les établissements pénitentiaires et là il ya quand même des choses à dire oui donc je vais je vais prolonger les propos de françois bès sur les annonces gouvernementales qui se sont concrétisés dans une ordonnance du 25 mars 2020 qui comble était également par une circulaire du 27 mars qui a modifié certaines dispositions du code de procédure pénale pour permettre la libération d'un certain nombre de personnes des couilles je dirais que tout a aussi commencé dans une forme de termes de cafouillage mais d'une communication gouvernementale est en tous les cas d'une communication médiatique qui a généré énormément d'espoir puisque il était évoqué le fait sans à ce moment là au tout début de la crise de remise en liberté sans vous expliquer sous quelles modalités cette liberté vont pouvoir intervenir il a été aussi beaucoup question de personne ne veut être malade qui pourrait sortir de détention on sait qu'on a une population souvent extrêmement fragile en détention de ces de ce point de vue là et par la suite quasiment une dizaine de jours après il ya eu le vote de leurs complété par la circulaire du 27 mars qui a touché un certain manque d'espoir et surtout qui n'est pas à la hauteur des enjeux de la crise que nous connaissons et qui selon ce que nous pouvons nous également riscle et les 400 détenus et leurs proches entendent également sur le fait que la partie un peu violente de la crise n'est pas encore intervenue et donc qu'elle risque encore de s'aggraver et en fait ce qui ressort de ce qui s'est passé depuis le 25 mars dernier ben on peut rendre en revanche chômage m le juge de l'application des peines aux conseillers pénitentiaires d'insertion et probation au greffier tant des magistrats que des services pénitentiaires qui ont dû se mobiliser pour pouvoir mettre en oeuvre cette ordonnance du 25 passes mais pour autant et parallèlement en fait les services d'application des peines ou ont été totalement bloquée puisque les personnes détenues qui ne rentrent pas dans le cadre des deux ce qui est annoncé par le revenant 25 mars les moineaux pas ce qui arrive quasiment en fin de peine sont à moins de deux mois de la fin de peine ou à moins d'un mois de la fontaine toutes les personnes en dehors mais qui avait déjà un projet d'aménagement de peine qui avait des débats contradictoires dans les débats n'ont vu c'était pas contradictoire annulée du fait de la crise sans savoir quand est ce que le débat allait pouvoir se tenir sans savoir si des projets d'aménagement de peine qui était déjà travaillé pour les tenir et survivent à 7 à cette crise sanitaire il est annoncé entre la baisse des personnes qui rentrent en détention du fait que la baisse de l'activité judiciaire et les sorties de détention un peu près de 8000 de six mille pardons ou un peu plus de 6000 personnes seraient sorties de détention ce qui ne règle absolument pas la question de la surpopulation pénale et le fait qu' il ya encore beaucoup de prisons dans des tensions qu'il y à encore françois elle l'évoqué tout à l'heure la question bleus porteurs sains ou des porteurs asymptomatiques de la maladie de traitement est de savoir comment on va pouvoir gérer le fait qu'il y ait encore des des personnes qui peuvent contaminer qui peuvent en contaminer d'autres la ministre pénitentiaire de nous répond à aucune de nos questions là dessus donc voilà il ya encore beaucoup d'inquiétudes sur alors que dans tous les cas en région parisienne on annonce que le pic de la maladie pour être intervenir la prochaine manquons on a des établissements même si la pression du nombre de personnes a bien diminué ces quinze derniers jours l'état il faut voir l'admettre il reconnaître ça mais absolument pas suffisant pour pouvoir lutter contre cette crise qui risque ceux qui ont complété en fin de petites choses effectivement si on peut véritablement pouvoir faire face à la crise de la manière la plus sage possible il faudrait vraiment arriver à un encellulement individuel et l'encellulement individuel ça ça sous-entend devrait plutôt de tabler sur plus de douze mille personnes remises dans le monde extérieur et non pas les 6 me qui sont ce qui est appelé à leurs actes ont complété également se le disait d'elle chinoise elle sur pommes les déblocages qui a pu la voir blocage des juridictions et b et des commandes et des démarches d'aménagement de peine qui est enclenchée on a eu également des pas mal de témoignages de personnes qui devaient être placés sous une surveillance électronique c'est à dire bracelet électronique et qui ont vu les rendez vous annulé donc du cookie qui sont restés en détention l'a également qu'ils ne sont pas sortis parce que le voilà pour éviter les contacts entre les aux acteurs de bracelets les démarches de la même manière un certain nombre d'anciens qui pouvait être fait au domicile de la personne tout ça est annulé et donc suspendu ce qui développe parallèlement pas mal de sorties de détention ouais bon du coup on voit qu'ils ont pris des mesures pour effectivement faire en sorte qui est pas mal de sorties de détention les chiffres qui ont été annoncés ces 6000 la contrôleur général des lieux de privation de liberté à se prononcer hier mais vous l'aviez fait déjà parler par anticipation en disant que si on voulait arriver non pas un encellulement individuel puisque il ya déjà pas un seul lit par cellule tant le nombre de places par prison mais au moins avoir le bon nombre de détenus pour le nombre de lits prévus dans les cellules il faudrait encore faire l'effort de 6 à 7000 personnes supplémentaires est-ce que vous pensez que 11e on est sur une coque on a une trajectoire qu'on va l'atteindre ou est-ce que la vue les mesures qu'ils ont prises ça y est on a atteint le plafond et qu'il faudrait être beaucoup plus ambitieux et prendre d'autres mesures pour atteindre au moins cet objectif qui me semble être le minimum de 2 de baisser de 15 mille le nombre le nombre de personnes détenues ou prévenus mais les prévenus je pense qu'on parlera aussi après il est bien évident effectivement qu'il faut il faut véritablement arrivé à cette possibilité de l'encellulement individuel in donc il suffit de prendre le nombre de cellules qui existe et non pas le nombre de places et de et dolly et ça veut dire effectivement de faire sortir plutôt autour de 12 15 mille personnes pour pour y arriver à l'heure actuelle donc ça c'est vraiment l'urgence absolue donc ça veut dire qu'il faut augmenter a priori qu'il faudrait augmenter les taux de 2 personnes accessible en tout cas le les barèmes quantum de peine et sera accessible pour que les personnes puissent accéder à ces à ces sorties anticipées la question effectivement des personnes en détention provisoire à l'est elle est là également et je pense qu'il faut il faudrait revenir de suite là aussi un effort un effort soit fait puisqu'on a ces dernières années a un des taux de détention provisoire que on n'avait pas vu depuis extrêmement longtemps quelle est votre analyse du coup sûr la détention provisoire parce que là en gros les seuls mais la seule mesure qui a été prise par le gouvernement c'est de permettre pour les juges de prolonger en fait comme une sorte de prolongation tacite sans être obligé de justifier de rien du tout de recevoir qui que ce soit aucune partie enfin bref rien mairie il n'y a pas eu d'outils qu'ont été mis en place pour diminuer la détention provisoire je suis pas sûr tendu juste ce courrier de les voir motivés de la pensée oui on vous entendait pas très bien anglais aucune mesure qui a été prévu dans l'accord donne ans concernant la détention provisoire est le vrai scandale finalement 7 27 mars qui va au delà de ce que prévoyait l'ordonance en ce qu'elle prévoit effectivement la possibilité pour les juges des libertés et de la détention de m supprimer totalement et le débat contradictoire en vue d'un renouvellement de d'une détention provisoire on a eu des personnes qui ont été transférés des cas extrêmes des établissements pénitentiaires parce qu'elle était convoqué devant le juge des libertés la détention et qu'ils arrivent au dépôt d'une halle week sont normalement attendu pour avoir le débat contradictoire les avantages sont déplacés et au final on leur a dit pas non à annuler sans prévenir avant le débat contre paris hollande ou mme l'endroit la détention provisoire donc là on est sûr finalement alors tous les to les des juges des libertés et de la détention n'appliquent pas cette circulaire il ya des débats qui se sont quand même tenu et il faut quand même le dire parce que la vendée on a atteint finalement véritablement d'aller au delà de ce que prévoyait leur donnant sens et avec une vraie remise en question des droits de la défense une vraie remise en cause sont des débats contradictoires donc et parallèlement rien de prévu pour faire baisser cette détention provisoire et sans remède finalement totalement au juge d'instruction et au juge des libertés et de la détention certains ont fait sortir les personnes ont dû fait de la crainte de la contamination dame des landes pertes et pas suffisamment mais mais voilà ça c'est la vraie inquiétude en termes de respect des droits par rapport à ce qui a été prévu par la circulaire du 27 mars parallèlement je crois qu'il ya eu heureusement nez fait qui était ni annoncé qui fait partie d'aucun programme et ses deux du ministère de la justice c'est le fait que l'activité des tribunaux étant extrêmement ralenties il est bien évident qu'un certain nombre de d'audience du procès et cetera ne se sont pas tenues et du coup on assiste quand même à moins d'entrées en détention et notamment détention provisoire puisque de toute façon les tribunaux ont passé fait complètement mais en tout cas on fortement ralenti leurs activités du coup pour continuer avec la première introduction vous avez fait vous montrez bien comment comment bon s'est souvent opposé en fait comment allier à la fois les conditions de travail et les conditions de vie des détenus parce que vous dites pour les détenus le principal danger vient des surveillantes ils viennent de l'extérieur et qu'on n'imagine pas toujours les protections pia hugo a essayé d'aller visiter une prison je sais plus concept evos a fait ça et quelques jours l'automne dernier il a fallu à refuser l'entrée vous vous dites que vous n'avez pas forcément de vous avez aucune réponse aux interrogations que vous posez dit que vous êtes en contact avec des familles comment on peut assurer un contrôle dans ce temps de crise est-ce qui est ce qu'il ya un contrôle qui peut être rassuré sur ce qui se passe en prison vraiment ou pas est-ce que c'est un problème et comment y remédier quand on disait qu'il ya un certain nombre de réponses et fait effectivement fin de questions pour lesquelles on a on n'a pas de réponse mais heureusement un certain nombre de cantons alors moi je coordonne le pôle en quinté quand on contacte certains établissements pénitentiaires ceci pour certains nous répondez nous explique ce qui est mis en place et cetera alors mais très souvent ça se limite finalement au aux annonces de on crée un secteur de confinement on est très vigilant et c'est après ces 120 de compléter effectivement avec le contact peut avoir avec les personnes détenues qui vont nous décrire la réalité de la situation maintenant il est évident que organe de contrôle on a en france et qu'on connaît à l'heure actuelle qui sont les parlementaires qui sont le contrôleur général des lieux de privation de liberté ou défenseur des droits ce sont effectivement des personnes ou des entités qui à l'heure actuelle ne peuvent pas rentrer dans les établissements pénitentiaires dont dépend en effectivement de la communication et du bon vouloir des membres de l'administration pénitentiaire alors je rajouterais que les seules personnes qui sont autorisés et encore à rentrer en détention sont les avocats le ministre de la justice a fait paraître une matière en disant qu' il ya encore la possibilité pour les avocats de venir car loi pour disputer avec un certain nombre d'entre eux y en a beaucoup qui ne veulent pas y aller notamment parce qu'ils ont peur des agents porteurs de la maladie et la transmettent et de ne pas se sentir responsable par la suite devait apprendre qu'il y avait un 4 côtes maison et qui sont valides en avoir été le responsable et ce d'autant que les endroits dans lesquels les avocats se rendent sont parfois de toutes petites salles sans qu'il y ait la possibilité de respecter la distanciation sociale donc voilà il ya eu quelques visites à vos 40 et pensions donc des fois on a aussi des retours de la part d'avocats qui nous explique un peu comment ça se passe qu'il ya des appels téléphoniques avec toutes les réserves quand soit évoqué tout à l'heure les cabines fonctionne pas ou l'accès parfois de de téléphoner mais il est vrai qu'à l'intérieur et selon les établissements alors il ya certains établissements comme purement et simplement même fermé la porte aux avocats où ils ont de toute façon indiqué qu'il n'y aurait pas d'avocat qui rentreraient malgré tout et même si l'acte et je sais simplement diminué il reste quand même un certain nombre d'audiences et notamment nos blancs de contentieux d'urgence donc il faut pouvoir garantir malgré tout les droits de la défense est de permettre aux avocats diantre et avec cette difficulté de respecter les gestes barrières pour les avocats sont pas forcément mis en situation le faire parfois contenu de la sécurité des lieux de est rien et pardon rien n'est proposé par là nous traçons bétance hier quand vous allez en détention un avocat avant des tensions on lui donne pas un mas du gel hydroalcoolique et gants il débrouille alors on ne lui donne rien dans la note qui est paru hier il est indiqué que l'avocat est autorisé à venir avec son prof au masque c'est trop gants sont propres aux gènes c'est sympa mais voilà mais qu'il devait mener une attestation comme quoi il n'a pas été en contact avec des gens là mais comme c'était si simple en fait on a l'impression quand même et ça va on va sûrement y revenir mais on a l'impression quand même que l'administration fait tout pour occulter le fait qu'on puisse être en contact avec des porteurs sains et qu'on puisse être nous mêmes mais que toute personne un surveillant personnes détenues ou intervenants enfin ces pipes ou avocats qu'ils pouvaient rentrer en fait d'occulter complètement la question du porteur sain et des relations que la contamination qui peut être en en germe du fait de cette cette maladie de ce qu'on connaît de ce lieu je voulais insister sur un point parce qu'on l'a abordée pour l'instant mais dès les personnes qui ont un rôle extrêmement important l'heure actuelle à l'intérieur des établissements pénitentiaires ce sont les soignants parce que ce sont les seuls à parler personnels pénitentiaires et les conseillers d'insertion et de probation qui rentre dans les établissements pénitentiaires il continue tant bien que mal à exercer leur mission et je pense que là il ya vraiment quelque chose il faut souligner alors à la fois ils ont été confrontés du côté des personnes détenues à cette même représentation de risque de danger potentiel puisque ce sont des gens qui viennent de l'hôpital et c'est à dire des tailleurs des détenus et on peut refuser certaines extractions médicales ou hospitalisation justement par peur de risquer d'attraper quelque chose en étant mené à l'hôpital mais les soignants font un travail extrêmement importants et notamment dès l'arrivée en détention il ya les consultations arrivants qui sont maintenus qui sont un moment où il ya un questionnaire il ya crise de température il ya un certain nombre de choses qui sont faits pour les des arrivants qui après vont potentiellement être peaufiné pendant pendant une quinzaine de jours le temps de voir si oui ou non ils ont uni leurs forces la maladie et puis la culture est pas la même chose dans les services de santé ou beaucoup en tout cas je sais que les soignants font à l'heure actuelle un très gros travail de justement de d'information et de dialogue auprès des personnes détenues pour répondre aussi aux questions que les gens se posent sur les risques potentiels et serra et la font un très gros boulot alors parallèlement leurs activités en tant que soignant a été là aussi considérablement réduite toujours pour ces histoires de protection par rapport aux risques et aux virus et notamment je pense aux aux services psychologiques et psychiatriques c'est à dire que tout un tas d'activités thérapeutiques et on s'est quand même un peu plus d'un quart de la raie du nombre de personnes détenues sont des personnes qui présentent des troubles psychiatriques voir des pathologies extrêmement grave alors toutes les activités thérapeutiques dont un certain nombre se faisait en groupe sont arrêtés bon nombre de consultations sont arrêtés les soignants interviennent en nombre beaucoup plus réduit que d'habitude et d'ailleurs quand on sait que déjà en temps normal ils sont en nombre insuffisant on peut imaginer un petit peu la question et des discussions que j'ai pu avoir avec un certain nombre de soignants en détention c'est que il ya des effets psychologiques qui commence à se apparaître enchaîné personnes détenues qui sont tissés à ces problématiques potentiellement inquiétante en ville confinement pour la plupart d'entre nous il de vor et on voit déjà comment ça peut être difficile et quand on imagine sa enfin de ce confinement avec l'emprisonnement mais ajoutés à la perte de lien avec l'extérieur à l'absence de consultation etc je dispute avec une psychologue lierre qui ne connaissent pas ce qu'ils font c'est que les écrivains tous leurs patients ils essaient de développer une relation épistolaire pour essayer de pallier ce manque de deux possibilités de rencontres et de de consultation les urgences vont continuer à priori bien évidemment être être basique mais le reste est finalement on l'a prise en charge au long cours qui est pourtant nécessaire ll est considérablement réduite et de la même manière sur le somatique c'est la même chose c'est-à-dire toutes les interventions toutes les extractions médicales vers l'hôpital de proximité ouvert lui est jésus à chelsea qui était prévu si ça n'était pas des choses urgentes elles sont au reporter plus tard et donc là aussi le suivi médical et est considérablement réduits avec un effet psychologique de ce qui ressort en tout cas ce qu'on reçoit des personnes détenues mais également des soignants qui est l'ennui l'ennui c'est à dire des personnes détenues sont enfermés tourner en rond ou peu accès alors que nous on n'y a pas mal accès à part les chaînes d'info 24 heures sur 24 qui peuvent être aussi extrêmement sûre gêne pour les personnes détenues ou de contacts avec les autres peu de vie sociale et et du coup on rumine et sa salle a des effets psychologiques qui sont extrêmement inquiétant du coup quel est le regard que vous portez ou qui peut être porté sur sur la question des mutineries parce que on a parlé des mutineries en disant que c'était pas normal que les gens se rebelle et d'ailleurs les réductions de peine exceptionnelle qui sont mises en oeuvre par le gouvernement sont conditionnés à au fait d'avoir participé ou non à une mutinerie bon quand vous avez plus de parloirs des coups de téléphone gratuit mais que le téléphone est dans le couloir donc du coup c'est la files d'attentes que vous avez plus d'activité ou p puis à avoir de suivi médical de suivi psychologique ses limites ce qu'est le plus humain que de se ré bd non enfin là ça à bord vraiment la question des possibilités d'expression pour les personnes détenues la plupart des mouvements de détenus parce que je parlerai pas de multi nerie dans la grande majorité des cas soc ont été scandés mouvement de protestation en fait peu d'accès à l'information aux privations d'à peu près tout et c'est dans des conditions qui étaient des conditions quand même rapide et et brutale donc les personnes détenues ont tenté de manifester leur mécontentement de demander à être écoutés de voir si il ne pouvait pas y avoir d'autres propositions pour améliorer un petit peu les choses et la plupart du temps ça serait limitée à des refus de remonter promenade pour manifester à mon compte mécontentement et des demandes de rencontres de la direction de l'établissement pour justement pouvoir aborder dialoguer questionner et avoir des explications sur un certain nombre de choses il ya quelques endroits où ça a chauffé mais globalement quand même c'est ça et ça ça met en question un dysfonctionnement on connaît dans l'administration pénitentiaire enfin dans le système carcéral et qui a encore été une fois mis en lumière c'est justement cette absence de de dialogue d'information de consultation de des personnes détenues de prise en compte de leurs questions et 2 leur amener des réponses et ça revient une fois encore 1 comme à chaque fois où dans black quasi-totalité des mouvements collectifs qui sont en fait une tentative de d'expression parce que l'expression elle est très peu là en détention et d'ailleurs pour continuer un peu dessus vous avez lancé je prends un journal de témoignages des détenus et des familles vous avez déjà dit plusieurs éléments est-ce qu'il ya d'autres éléments qui vous paraissent importants à vous communiquer de ce que de ski vous remonte de ses amis et je vous le disais le principal c'est vraiment sale et inquiétude et surtout l'absence de contacts et l'absence de l'absence de d'accès à une information claire et transparente ça ça remonte aussi beaucoup dans les commandants les coups de fil peut avoir des personnes détenues c'est que on apprend où on entend que une personne qui était détenu dans la cellule d'à côté est mise en confinement et puis point barre en plus rien derrière est ce que c'est une personne qui est malade est ce que c'est une personne qui est parti pour l'hôpital est ce qu'elle est juste elle a été placée dans un autre secteur pourrait être confiné est ce que si elle est confinée c'est parce qu'elle est très malade enfin il ya toutes ces questions et il n'y a pas beaucoup de réponses heureusement heureusement certains établissements certains chefs d'établissement privilégie quand même l'information et essaie de mettre en place des choses est d'ailleurs en voie nous dans les coups de fil qu'on reçoit la différence entre ces établissements là où il ya une communication de l'administration pénitentiaire vis-à-vis des personnes détenues et celle où il n'y a pas ou peu de communication et où là l'inquiétude est folle petite question puisque vous êtes si coordinateur à l'outre-mer est ce qu'il ya des spécificités particulières sur l'autre mais aussi sur l'eau on peut revenir au point de départ c'est à dire la surpopulation c'est à dire donc une commune enfin des conditions qui sont qui sont encore plus encore plus grande alors pour l'instant les outre mer sont commencent à être touchés un parent par la question du cornât virus mais à l'heure actuelle à notre connaissance et dans la communication l'administration pénitentiaire n'y a pas eu de cas dans les détentions maintenant ça peut arriver à tout moment pourquoi le décalage finalement qui a pu y avoir entre ce qui se passe à l'extérieur et ce qui se passe dans les prisons donc à tout moment potentiellement ça peut l'être on sait aussi que du côté des personnels il ya eu des retards de ce qu'on nous dit qu'ils sont en train de s'arranger sur l'accès des personnels ou homme au masque aux grands héros au gel hydroalcoolique donc à des moyens de protection alors que c'était diffusé en masse dans les établissements de l'hexagone ça n'était encore pas fait dans les établissements de première en fin de semaine dernière du cac et du coup on a proposé alors je sais qu'à un petit délai de latin ensemble que je vais de passion pour entendre votre réponse on a proposé dans nos mesures d'urgence de la france insoumise qui est une loi d'aministie est ce que ça aurait pu être un point d'appui est ce que ça peut toujours être un point d'appui pour essayer d'arriver d'atteindre cet objectif de faire sortir 13014 mille personnes de de détention est un peu apaisé la situation de la sorte et quels critères on pourrait on pourrait utiliser pour pour faire ça pour faire ça selon tous les moyens sont bons alors moi je n'ai pas de enfin j'ai pas forcément vous voyez d'avis sur les critères et je pense pas que c'est à l'oip de de prendre de décision sur les critères exacts mais tous les leviers qui peuvent être utilisés pour en urgence faire en sorte que cette surpopulation c'est c'est donc la mise en danger des personnes c'est ce sont effectivement bon à prendre je ferai tout frais que confirmer ce point également je pense que on n'a pas nous à déterminer un certain chose que ce soit afin que soit une grasse individuel pourrait être envisagé que ce soit à une loi d'amnistié la cour européenne des droits de l'homme le 30 janvier dernier a quand même condamné la france du fait de ses conditions de détention 17 de cette population population chronique de dans les établissements pénitentiaires et on voit là aujourd'hui tout est possible c'est possible de trouver des solutions à un moment et de se dire que le le on peut trouver des mesures pour faire en sorte que des personnes qui n'ont pas leur place en détention soient vos mises en liberté donc voilà après que ça passe par une loi d'amnistié des grâces individuelles que ça passe par une augmentation du seuil de remise en liberté en fait finalement pardon mais peu importe là il ya une urgence de toute façon qui fait qu'il faut que ces personnes soient remises en liberté qu'il faut qu'on s'interroge véritablement sur comment sont pris en charge à l'intérieur les cas asymptomatiques avant d'y revenir mais ça me semble être un élément l'administration pénitentiaire en ne répondant pas ce qu'est ce qu'on en fait ce prix justement enfin ou occultes et ne veut pas répondre à la question de la surpopulation et à ce qu'il faudrait faire si on considérait que toute personne en détention et possiblement porteuses de la maladie alors que c'était véritablement ça le vrai le vrai enjeu pour l'administration si je relis un petit peu à ce qui s'était dit ce matin ce qui s'est dit ce matin dans l'audition avec l'association à 3d c'est que évidemment contre des gens sont porteurs asymptomatiques si celui qui a des symptômes au moment où on voit qu'il a des symptômes il est mis à l' isolement et que les deux autres trois autres dans la cellule on les laisse ensemble à deux ou trois bons alors que quand on déclenche les symptômes c'est que c'est qu'on était déjà on était déjà contagieux depuis plusieurs jours on peut se poser effectivement des questions sur la gestion de la détention est-ce que vous pensez que tout vraiment est mis en oeuvre pour optimiser cette gestion y compris internes à la détention pour faire en sorte qu'ils aient le minimum de contact entre les uns et les autres par de là j'ai envie de dire par delà les masques lg les droits le coni dont on sait qu'il manque que ce soit pour les personnels pour les personnes détenues pour même pour le personnel soignant en détention ce que vous pensez vraiment qu'on a creusé toutes les pistes ont que la solution principale sur laquelle il faut avancer c'est bien de ba de faire sortir des gens de prison ça c'est la première effectivement je pense la première urgence est vraiment ça à faire sortir le maximum de gens de prison il sera d'ailleurs intéressant de s'interroger après tout ça et finalement c'est la crise c'est quelque chose qu'elle va montrer aussi elle montre les problèmes et les dysfonctionnements qui peut y avoir dans notre système hospitalier au public un système des prisons et aussi sur le fait le peuple pendant des depuis des années tout le monde disait qu'il faudrait qu est moins de gens en prison parce qu'il ya d'autres manières de défricher les peines et là le fait que sur une urgence comme celle du virus tout d'un coup on arrive à aux craintes et à le détail des services de la justice affaire arrive à faire sortir des gens pour revenir un petit peu as que tout est mis en place ou pas non tout n'est pas mis en place à l'heure actuelle dans les retours qu'on peut avoir encore c'est l'inquiétude par exemple des détenus par rapport à la distribution de la nourriture il ya trois repas qui sont dispose de distribuer tous les jours les mesures de désinfection nettoyage absolument de tout de protection des détenus qu'on appelle des auc si c'est à dire ceux qui auxiliaires qui distribue la nourriture ont-ils toutes les protections nécessaires est ce que les protocoles de est ce un certain dans les questions des personnes détenues pour les cantines ou pour l'alimentation qui est livré à un établissement pénitentiaire on reçoit tous les conseils nous on nous conseille de bien nettoyer les emballages de désinfecter de de bien rincer toute la nourriture toutes ces questions là se pose et puis il ya la question effectivement du contact et ses terrains pendant les quelques mouvements qui ce qui reste c'est à dire les promenades et l'accès au téléphone il s'agit pas de priver les gens de promenade il s'agit véritablement qui est parallèlement peut-être plus de nettoyage de désinfection les grilles les portes est ce que tout ça c'est frais systématiquement à l'heure actuelle non les téléphones ne sont pas nettoyés entre deux usagers donc il ya toutes ces questions là mais qui sont vraiment des vecteurs de risque qui pourraient être tout à fait en tout cas supprimer quelque chose qu'il faudrait mettre en place du coup il ya un urgent c'est de sortir des gens de prison c'est ce que vous dites est dans la deuxième chose que j'entends sur le refus de parler des porteurs simple et des personnes asymptomatiques il ya une question aussi autour du dépistage j'imagine qu'ils étaient portés sur lequel il n'ya pas bien pas d'accès non plus bas parce que tu étais typiquement la situation tu parlais à l'instant de quelqu'un qui a des symptômes c'est pas normal qu'on laisse les personnes ensemble et en plus sans savoir si elles sont l contaminées par le virus ou oui enfin ça nécessite alors on est on est sur un double j'ai l'impression que ce qui dysfonctionne à l'extérieur en fait est exacerbée à l'intérieur l'accès au dépistage à l'extérieur on voit bien ce que ça donne et là effectivement c'est encore plus compliqué à l'intérieur les seules mesures à leur âge actuel qui sont prises c'est effectivement en des personnes présentent des symptômes ou quand des personnes ont été diagnostiquées finalement c'est que le nez dans ces cas là les les contacts les sujets contacts c'est à dire une éco détenus et serra vont être confinés pendant un moment le moment de voir si oui ou non ils développent eux-mêmes aussi des dessins tôt on est dans un espèce de à l'heure actuelle de deux sortes de jeux de cajou en valais les bouger d'un endroit à un autre confie n'est pas confiné et ses treks tout ça dans un espèce de quand même de grand flou total sur est-ce que vous ou non c'est nécessaire ou pas est ce que tout ce qui serait nécessaire justement pour éviter par rapport à des potentiels porteurs sains ou en tout cas des personnes qui ont été en contact avec des personnes malades est-ce que tout effet le nom et du coup ce n'est sur les cantines on en a un petit peu parlé mais parce que vu que la société complètement désorganisée j'imagine que l'approvisionnement cantine s'est désorganisée aussi de l'extérieur vers la terre mais aussi à l'intérieur le travail aussi en détention et doit être complètement désorganisée comment comment qu'est ce qui subsiste que où est ce qu'il ya eu des choses que vous avez vues qui était intelligente de faire pour maintenir quand même un petit quelque chose ou enfin je ne sais pas quelle marge de progression on a dansé dans ces domaines là on est dans un run est dans une situation assez particulière vis dedans dans un certain nombre d'établissements c'est une gestion mixte c'est-à-dire semi privé et il ya encore des établissements qui sont en gestion publique complet donc effectivement on voit qu'on commence à voir des difficultés d'approvisionnement pour les cantines c'est à dire tous les produits ne sont pas forcément disponibles on a des endroits où les entreprises privées qui gèrent les cantines dans les établissements pénitentiaires fonctionne également bain de manière réduite avec moins de personnel et c'est donc là là également les difficultés sur sur tout ça après là aussi il ya une volonté selon les endroits et selon les services d'essayer de quand même d'assurer un minimum ou pas mais ça vient perturber vous posiez la question sur le travail au moment où toutes les activités ont été stoppés en détention le travail est stoppée également l'heure actuelle ce qu'on a ce qu'on sait c'est que le travail reprend dans certains ateliers je crois de huit établissements pénitentiaires qui ou des détenus vont travailler pour fabriquer des masques de protection et sinon l'essentiel du travail en détention à par le service général c'est-à-dire l'entretien des établissements la distribution de nourriture etc le reste est stoppée il s'agit de d'entreprises privées qui de concessionnaires qui venaient faire travailler les détenus et tout cela avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur les revenus des personnes détenues sur l'indemnisation des parties civiles alors on ose espérer que les juges de l'application des peines en tiendrons compte par la suite mais ça va aussi entraîner un certain nombre de difficultés l'examen par la suite de futures demandes d'argent et quand comment ça se passe là concrètement du coup les demandes d'aménagements de peines qui sont tout est traité extrêmement extrêmement rapidement mais même l'aménagement de peine qui est prononcée il n'est pas tout temps mis en oeuvre dès la sortie du coup il ça peut être différée concrètement il ya plusieurs cas de figure on a eu des débats contradictoires qui se sont tenus avant de la crise sanitaire et dont les délibérés ont été reportés avec une date du mois au moins de même parce que les personnes avaient sollicité un placement sous liberté ou un placement sous surveillance électronique et comme il ya plus de placement en centre de semi liberté ou de pose de bracelet électronique les jeunes nous explique que et bien ils ne peuvent pas rendre leur délibéré donc la personne avait une audience avant la crise sanitaire en délibéré qui doit être pendant la crise sanitaire et un mois ou deux mois effectivement pas mal de retard on a des débats contradictoires ont été purement et simplement annulée donc des dates donc des aménagements de peine qu'il travaillait depuis déjà quatre cinq six mois en arrière et qui ont été annulés et reportés au mois de mai au mois de juin et toutes les nouvelles demandes si elle ne rentre pas dans le cadre de l' ordonnance du 25 mars en fait sont un peu mise de côté puisque les services de l'application des peines surchargé par l'examen la des demandes actuelles et ben sont un peu mise de côté ou les services de l'application des peines écrivent aux avocats en campe le bain compte tenu de la situation on examinera la la la la demande un petit peu plus tard lors le la sienne l'ordonnancé du 25 mars prévoyait notamment que vous pouvez y avoir des débats contradictoires se tiennent par téléphone ou même sur des observations écrites pour le moment nous n'avons pas d'eau brute tombe pas si on a eu un retour là d'un confrère qui disait téléphone et sur des requêtes qui avaient déjà été déposées sur des requêtes actuelle on n'a pas de brut pour pour l'instant de d'aménagement de peine qui pourrait être fixé comme tel il faut savoir aussi toutes les permissions de sortir pour préparer des entretiens d'embauché même le maintien fall river ont été supprimés pour celle qui avait été octroyée avant ont été supprimés et que les juges d'application des peines n'examine pas les demandes actuelles donc ça va retarder aussi forcément toutes les demandes d'aménagement de peine qui vont être soit déposée avant descoings retard ou celle qui doit être déposé dans le pays de la crise sanitaire donc on aura peut-être eu un effet cliquet la de remise en liberté des personnes mais quand les choses vont reprendre un rythme un peu vk progressivement on risque d'avoir là pour le coup des personnes qui auraient dû être sorti une qu'ils ont l'effet inverse et ça c'est la vrai que le vrai risque finalement aussi de cette de cette crise après on peut pas à son départ un juge de permanence entre un greffier ils font ce qu'ils peuvent r- temps on a vu des mails avec une près de s'arrêter aussi selon les services de l'application des peines selon les procureurs de la république enfin voila a donné un peu comme tout le temps d'ailleurs des inégalités de traitement selon les enfants et est ce que du coup ça peut être pas sur le fait qu'il aurait peut-être fallu quand même en point de départ une loi d'aministie pour récuser un certain nombre de cas facile je vais mais je mets des guillemets mais de cathy pons dix bombes et vous vous sortez c'est bon pour pouvoir justement se concentrer pour faire un petit peu plus de la dentelle dans l'urgence sur tous les cas de figure que vous présentez là en mettant justement passer un peu de temps sur des des des audiences en par téléphone par visio par écrit et c'est parce que là on a l'impression qu'on h sur surcharger les services de cas de cas de figure qui sont qui sont relativement simples alors oui sachant que pour toutes les personnes qui sont condamnées pour lesquels pardon il restait un reliquat de deux mois de d'emprisonnement c'est les services des procureurs de la république qui s'occupe de signer leur donnant ce de d'assignation à résidence c'est pas les services des juges de l'application des peines mais ça a surchargé de toute façon travail des conseillers pénitentiaires 1 500 probation qui ont réussi sont font partie de ceux qui rentrent encore en détention qui sont au contact des personnes détenues à qui on n'a pas donné de masse n'est pas donnée jay non plus fins des palais les équipes sont aussi une profession qui a été mis très en avant dans cette crise ah voilà il dont on parle un peu moins et c'est bien dommage il faut aussi dire qu'en fait ils font un boulot important mais eux ont été ont dû aussi intervenir sur les dossiers des reliques à peine de deux mois pour préparer les dossiers pour les procureurs de la récup mais il est vrai qu'en limitant à moins de 6 mois ou en limitant les personnes qui sont déjà accessibles à des libérations conditionnelles puisque c'est ça le texte de l'ordonnancé du 25 mars on a effectivement restreint et notamment sur des par exemple des projets d'aménagement de peine qui était déjà totalement finalisé avant la crise et qui aurait pu permettre de libérer des places supplémentaires même si les fans pas n'était plus éloigné compléter une juste une question parce que ça représente un certain nombre de difficultés dans les sorties à l'heure actuelle des personnes se sont toutes les personnes qui n'ont pas de famille pas d'hébergement pas de logement etc qui se trouvent exclus alors déjà en temps normal c'est compliqué mais qui se du coup se retrouvent exclues de l'accès possibilité de de sortir sachant parallèlement effectivement tout le secteur d'hébergement et le secteur associatif et à l'heure actuelle fonctionne aussi aura l'entier donc il ya quand même bon nombre de gens qui ne sont pas sortis simplement du fait qu'il ne l'a qu'il n'avait pas une famille ou un hébergement à l'extérieur puisque c'était une des conditions pour obtenir l'assignation à résidence logique finalement c'est de pouvoir avoir une adresse et un endroit où vous pouvez être être hébergés et peut-il dernière question parce que vous allez commencer à l'esquissé mais je pense que c'est bien de le mettre dans la conclusion de cette audition qui était très intéressante et on l'en remercie qu'est ce que cette crise est un révélateur vous avez dit tout à l'heure il va falloir aussi que on pense qu'il ya pas réglé la surpopulation des prisons qu'on pense aux autres modes alternatifs pour de paix qui existe de quoi ça doit être le révélateur est petite question annexe est ce que le sa réaction sur ce qui a été décidé dans les débats à l'assemblée notamment sur des personnes qu'ils respecteraient pas le confinement et qui serait soumis à une amende et à une peine d'emprisonnement de six mois au bout de je ne sais plus voilà une expression sur cette question oui tout à fait alors ça c'est enfin c'est juste désolant ça montre tout à fait que aujourd'hui en 2020 on a encore la peine de prison comme peine de référence et c'est à dire que là pour un simple non respect des consignes de de confinement etc on va dire on va mettre les gens en prison n'aimait vraiment il ya un gros effort à faire pour sortir de ça de cette culture-là de la prison qui est au centre du dispositif si on n'arrive pas à franchir ce pas dans l'est dans les temps qui viennent on va rester enfermé dans ce dans ce dans ce système qui dysfonctionnent totalement la prison était efficace semble saurait enfin voilà et ça c'est vraiment navrant d'entendre et de finalement devoir que là encore on voit une une peine de prison pour effectivement quelque chose et qui devrait être respectée mais il ya d'autres types de deux peines tout à fait possible ça c'est extrêmement désolant et après effectivement on va revenir mais je pense et j'espère que tous les acteurs de du système judiciaire et carcéral ne lâcheront pas le morceau après une fois que la crise sera passée vous faire en sorte que vraiment on bouge vers autre chose moi je rajouterais simplement sur cette cette infraction de violation du confinement que je lui ai dit comment c'est aussi un non sens quatre violations sur une des lettres délai d'un mois sans qu'on sache en plus quels sont les précédentes violations donc on n'a pas de cette question de la récidive sont juridiques cette infraction est le cobaye à une consigne question prioritaire de constitutionnalité qui a été posé qui a été transmise donc il y aura de toute façon il y en a une exactement une agonie donc il y aura des questionnements et qui interrogeront d'ailleurs toute la politique pénale de ce gouvernement qui au final s'est assis sur un certain nombre de droits de la défense du droit nicole belloubet 10 et 141 voix ce qui a pu se passer et je reviendrai cette crise n'est pas le révélateur de la surpopulation carcérale ça fait des années que la surpopulation carcérale est révélé que documenté qu elle constaté ça fait des années qu'on en parle mais au delà de nous un certain nombre de rapports d'enquêté parlementaire là il est vrai que ça souvent interpellé hier le pouvoir de faire quelque chose mais c'est pas un révélateur ça existe depuis longtemps et on se bat contre cela parce que ce que disait françois bès tout à l'heure on sait qu'à la prison ne répond pas ou ne soulevant pas une réussite en soi telle qu'elle existe actuellement et qu'il est important de pouvoir est bien considéré que la plupart des personnes qui s'y trouvent actuellement enfin pardon pour la plupart des personnes qui se trouvent actuellement ça n'est absolument pas une solution et donc pour la société également j'en terminerai en disant également que j'espère est que tout ce qui aura pu être dit pouvoir a pu être fait à l'exception des violations des droits que j'ai pu évoquer tout à leur permettront effectivement d'avancer positivement dans notre réflexion autour de l'enfermement à la suite de cette scène un immense merci un immense merci à vous deux c'est très intéressant et on utilisera sa aussi dans une audition notamment de valeur élevée donc merci à vous donc merci merci françois bès et puis beaucoup courage à vous et on va continuer à suivre ça de très près merci hugo merci le club d'arsenal ouais c'est bon c'est fini les enregistrements à rigaud
Mathilde Panot