Mobilisation du 17 octobre 2026 : l'allocution du Président Macron est une farce ! - Alexis Corbière
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
TV : Bonsoir Alexis Corbière, bonsoir François-Xavier Bellamy, bonsoir Michael Taverne. On revient sur la prise de parole du président de la République et les leçons à tirer sur le plan sécuritaire.
- 1:57OuverteRéponse partielle
Alexis Corbière, est-ce que ce qui a été dit ce soir par le président de la République en matière de renseignement et de transparence vous permet d'y voir plus clair sur ce qui s'est passé hier ?
- 5:18RelanceÉludée
Qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
- 5:56FerméeRéponse directe
François-Xavier Bellamy, l'état d'urgence a-t-il été demandé par le président ? Pourquoi n'a-t-il pas été annoncé ce soir ?
- 6:33RelanceÉludée
Alexis Corbière, vous avez expliqué que le pouvoir affolé cherche la répression. Pouvez-vous préciser votre pensée ?
- 7:40FerméeRéponse directe
Le président a-t-il dit qu'il fallait de l'empathie pour les casseurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:21Emmanuel MacronFait
« J'ai demandé au gouvernement d'en tirer toutes les leçons en matière de renseignement et d'anticipation et faire en sorte que cela ne puisse pas se reproduire. »
- 3:01Alexis CorbièreFait
« Un pouvoir méprisant depuis 9 ans qui brutalise un pays, qui impose une réforme des retraites dont il ne veut pas. »
- 5:18Alexis CorbièreFait
« Le fait démocratique a été sali par Emmanuel Macron. Il a été battu par les urnes, battu en 2022, battu en 2024. »
- 8:18Alexis CorbièreFait
« C'est le résultat d'une politique qui a désarmé les forces de l'ordre en face de la violence. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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TV je salue Alexis Corbière, bonsoir député de la près de de Seine-Saint-Denis François-Xavier Bellamy, bonsoir. Bonsoir. Député européen vice-président des Républicains et Michael Taverne, bonsoir député RN du Nord, on va revenir évidemment sur cette prise de parole du président de la République et notamment sur les leçons qu'il entend tirer sur le plan sécuritaire [grognement] alors que je vous rappelle aussi c'est l'une des informations importantes de la soirée ce qui se passe sur le terrain à Paris, il y a encore des scènes de tension, il y a encore des scènes de vandalisme des policiers des forces de l'ordre déployées notamment aux abords du Forum des Halles et aux alentours de la place de la République, on suit évidemment la situation et on retourne régulièrement sur le terrain mais
d'abord écoutons donc cet extrait de la prise de parole d'Emmanuel Macron. J'ai demandé au gouvernement d'en tirer toutes les leçons en matière de renseignement et d'anticipation et faire en sorte que cela ne puisse pas se reproduire. J'attends des réponses claires et toute la transparence sera faite. C'est ce que j'ai demandé au ministre de l'Intérieur. Les enquêtes seront conduites avec toute la diligence nécessaire le plus rapidement possible et la plus grande fermeté a été demandée au procureur par le garde des sceaux. Le suivi judiciaire doit être exemplaire. Nos juges rendent la justice en votre nom et ils savent ce que vous attendez. Chaque fois que des infractions sont commises elles doivent donner lieu à des suites
judiciaires appropriées. [grognement] Au-delà des suites judiciaires Alexis Corbière, est-ce qui est-ce qui a été dit ce soir par le président de la République en matière de renseignement cette volonté de transparence, ces réponses claires attendues, ça vous permet d'y voir un peu plus clair sur ce qui s'est passé hier ? Non, depuis ce matin et je l'ai même fait hier soir, je demande et nous le faisons fait un courrier avec mon groupe parlementaire une commission d'enquête parlementaire. Le rôle des députés, c'est le contrôle de l'action du gouvernement. Ce qui s'est passé hier est exceptionnel pose beaucoup de questions, le président Macron nous dit qu'il va demander tout pourquoi pas à à ministre de l'Intérieur mais nous nous avons besoin d'une commission d'enquête
parlementaire pluraliste, ça va de soi, où toutes les forces politiques doivent être présentes. Il faut faire ce travail. J'invite même d'ailleurs la présidente Yaël Braun-Pivet, j'ai vu dans des bandeaux chez vous que elle allait peut-être en prendre l'initiative. Si elle m'écoute, Madame la présidente, avec votre autorité, au nom de tous les députés, il faut que dès la semaine prochaine on se mette au travail pour comprendre ce qui a eu lieu, les raisons multiples. Comment est-ce que quand j'entends le maire de Marseille, le maire de Limoges qui dit que manifestant, dit-il la vérité ou ? Je n'en sais rien, mais tout de même c'est une parole forte qui dit que manifestant la police nationale n'était pas là lorsqu'elle était attaquée. Qui sont ces gens qui ne qui qui manifestant
commettent des ? Euh moi j'étais en début de manifestation place de la République, j'ai été nassé, je n'ai pas compris pour quelles raisons les forces de l'ordre ont aussi en chargé ce cortège et j'étais dans un côté où il n'y avait aucune violence qui a été faite. On voit bien comment il y a un sentiment d'affolement généralisé. Et puis je veux dire, donc il faut comprendre parce que peut-être que hier il y a eu aussi soit une sous-estimation de la mobilisation, soit peut-être à un moment donné une idée que du chaos il y aurait peut-être une volonté politique de reprendre la main. Je vais terminer sur une chose. Qu'est-ce que vous voulez dire par là ? Mais vous avez parfaitement compris. l'ordre ont semé le ? Non non, je pense des Alors Non non, mais allez au allez au bout de
votre pensée. Mais j'ai pas besoin de vous pour aller au bout de ma pensée, Monsieur Belhaddad. Je vais vous le dire. Je vais vous le dire et je le répète qu'effectivement dans un pouvoir affolé, affaibli, qui n'a plus aucune légitimité, la seule légitimité qui reste à Monsieur Macron et peut-être aux gens comme vous, c'est dire "Non non, il faut la répression et ne pas répondre politiquement aux revendications." Donc ce pouvoir, vous savez, c'est une vieille une vieille astuce dans l'histoire de France, ça a été souvent utilisée. Profiter du chaos, de la violence cette ? Un pouvoir méprisant depuis 9 ans. Je vais terminer, vous parlerez. Un pouvoir méprisant depuis 9 ans qui brutalise un pays, qui impose une réforme des retraites dont il ne veut pas, qui maltraite les gilets
jaunes, qui ne répond pas aux agriculteurs, qui ne répond pas à la jeunesse. Au bout d'un moment, je condamne la violence fermement car la violence permet justement à des Belhaddad, à des Macron de dire "Il y a de la violence, il faut répondre uniquement par la répression." Je dis qu'il faut un état d'urgence et écoutez-moi, c'est ma conclusion. il a dit il il il dit qu'il faut que la justice soit ferme et cetera le plan de la répression. qu'il faut que la justice soit ferme et cetera. Pourquoi ? Mais je je répète que la dit aussi "J'entends l'exaspération, j'entends les revendications." Madame Darfeuille, Madame Darfeuille, il entend mais il faut des mesures d'état d'urgence sociale. On est parlementaire pas vous êtes au Parlement européen mais là le budget qui vient, je le dis à ceux
qui nous écoutent, il prend totalement de front les 800000 personnes qui ont manifesté hier. Hmm. Il n'est pas vrai qu'on peut de manière cohérente ou alors parlons de la vulgarité, on prend les Français pour des cons de dire "Je vous ai entendu, on va discuter." et soutenir un budget qui rabote, qui ne donne pas de moyens y compris même à la police. il faut regarder lucidement ce qui se passe avec des revendications légitimes à ne pas confondre. je souligne et je prends le stabilo et qu'on m'écoute bien, j'affirme que le budget nous avons commencé à parler cette semaine n'est pas un budget conforme à ce que dit la parole du président. D'accord, ça veut dire que vous ne pouvez pas dire que la réponse ce soir n'est que sur le plan répressif. où est la Mais Madame, si je le dis
parce que les Français en ont assez qu'on les prenne pour des baudets. On ne peut pas dire que qu'est-ce qu'ils ? Augmentation de salaire. Ils demandent fiscalité plus juste ceux qui manifestent. On va me passer la semaine, les mêmes nous l'ont refusé. C'est ça le sujet. Pourquoi les gens sont en ? Pourquoi ils deviennent fous dans certains points de ? Pourquoi il y a cette ? C'est que le fait démocratique a été sali par Emmanuel Macron. Il a été battu par les urnes, battu en 2022, battu en 2024. Il a gardé le pouvoir, il maintient une politique qui n'est pas majoritaire dans le pays. Donc je regrette que des gens soient violents, je le condamne. J'ai vu hier des images folles de gens qui mettent le feu. La la violence des black blocks n'est pas liée à savoir si la revendication La
la violence de masse Alors me répondez pas En même temps on ne sait pas même ce que vous votez après je vous donne la parole. n'est pas liée au fait qu'on qu'on accepte ou non les revendications. C'est c'est simplement faux. En tout cas ce qui se passe ce soir, c'est qu'il y a encore des scènes de tension. Là on a des images précisément aux abords du Forum des Halles. Il faut quand même rappeler que le le maire du 4e arrondissement a carrément appelé les commerçants du quartier à se barricader et à la plus grande prudence. Vous vous demandiez François-Xavier Bellamy, Euh, Bruno Retailleau que vous soutenez, euh, l'état d'urgence, l'instauration de l'état d'urgence, c'est ce que vous demandiez de la part du président de la République, ça n'a pas été annoncé ce soir. Pourquoi, selon ?
Mais Bruno Retailleau demande l'état d'urgence, je le demande aussi, mais tous les Français qui regardent ces images sont eux aussi en train d'attendre désespérément que l'ordre soit rétabli en France, parce qu'il y a dans notre pays aujourd'hui des gens qui justifient la violence. On entend monsieur Corbière qui dit qu'il ne connaît la violence que parce que ça donne raison à Bellamy et ça a l'air de lui faire très mal. Non, mais parlez sérieusement Non, mais attendez, soyons sérieux. Soyons sérieux, monsieur Corbière. Mais vous êtes ridicule. Pardon, soyons sérieux une seconde. Quand vous expliquez Vous êtes grotesque. Quand vous expliquez Laissez-le finir. Non, mais jouez pas avec moi, je condamne la violence. Je joue pas avec vous, j'essaie de vous répondre.
Non, mais je connais la combine. On a écouté Vous étiez paniqués déjà, la droite faisait le coup, OK. Regardez juste, écoutez regardez ce qui se passe, s'il vous plaît. Aujourd'hui, le commerce est en danger monsieur Bellamy. Monsieur Bellamy, monsieur Bellamy. C'est scandaleux. Vous avez expliqué monsieur Corbière, assumez. Vous avez expliqué Monsieur, regardez précisément là ce qui se passe. Ça ne va pas, parce que là vous êtes en train de débattre alors Mais j'essaie de prendre la Oui, mais là il y a des violences. Regardez, il y a des violences, on vient d'y assister en direct. Donc la question des arrestations et quelqu'un qui vient de se faire Arrêtez son sac et arrêté aussi. La question ce soir, monsieur Bellamy, c'est surtout comment on reprend le contrôle de la
situation, comment on rétablit ? Et on rétablit l'ordre en donnant aux forces de l'ordre les moyens d'agir. On a un président de la République qui depuis 15 jours a expliqué qu'il fallait avoir de l'empathie pour les casseurs. Il a pas dit pour les casseurs. ? Il a pas dit pour les casseurs. Il a dit de l'empathie. Il a dit pour les casseurs. Non, mais bien sûr que si. N'importe quoi. Mais vous plaisantez ou ? Pour les casseurs, il a dit ? Mais oui. Non, il a dit il a dit pour les casseurs. Vous aviez des lycées qui il a dit pour Mais il a dit pour les casseurs. Vous aviez des lycées Ah, il a pas dit alors. Vous aviez Pourquoi vous dites qu'il l'a dit s'il l'a pas dit ? Laissez-le terminer s'il Mais non, mais vous dites une bêtise incroyable. Mais pas du tout, il a pas dit qu'il y
de l'empathie pour les lycéens. des lycées qui brûlaient et le président de la République au lieu de dire aux forces de l'ordre qu'elles avaient toute latitude pour agir et pour rétablir l'ordre, expliquait qu'il fallait que les forces de l'ordre montrent plus d'empathie. D'empathie pour ? Si c'est dit pour ceux qui étaient en train de brûler les lycées. Pardon, vous avez le président de la République nous explique aujourd'hui qui nous explique aujourd'hui que les juges font ce que les Français demandent. Moi le 2 octobre 2027 2026, il y a quelques semaines, j'ai lu le syndicat de la magistrature publier un communiqué qui expliquait que il fallait sanctionner la brutalité de la réponse policière contre les manifestations pendant que les lycées brûlaient. Donc oui, il faut
changer de paradigme. Si on en est là aujourd'hui, ce n'est pas un accident, c'est le résultat d'une politique qui a désarmé les forces de l'ordre en face de la violence. Et quand l'État recule, ce sont les plus faibles dans notre pays qui en sont directement les victimes, qui sont les victimes de cette violence débridée qui s'exprime dans nos rues. Alors ça dérange peut-être la gauche qu'on dit ça, monsieur Joffrin, monsieur Corbière, mais ceux qui pleurent aujourd'hui, c'est les commerçants qui ont travaillé toute leur vie et qui voient le travail de toute leur vie détruit par Vous tombez très mal parce que j'ai Moi j'ai condamné de manière la plus radicale qui soit la violence. Donc arrêtez de dire ça. Ça a l'air de vous déranger, ça a l'air de vous déranger quand je
pas faire Vous ne voulez pas faire la distinction entre les gens qui cassent et les gens qui manifestent pacifiquement pour leurs revendications et qui ont le droit de le faire, ne vous en déplaise. Le fait est que aujourd'hui et d'ailleurs ça va être une vraie question. Je me pose la question. monsieur Bellamy ou ? Mais le fait est que aujourd'hui pour qu'il y ait des casseurs, il fallait qu'il y ait dans la rue des manifestants. sont pas du tout évidents. Mais vous êtes pour interdire les ? Attendez, est-ce que vous pouvez le laisser [rires] terminer son ? Une question toute simple, je pose une question toute simple. Est-ce que la manifestation du 5 novembre va être ? Il faut bien sûr qu'elle le soit parce que cette manifestation va répéter exactement les mêmes scènes que nous voyons
aujourd'hui, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Alors je veux bien qu'on m'explique ensuite qu'il y a des revendications légitimes. Je vois pas quelle personne en France va trouver 1 euro de plus de salaire parce qu'aujourd'hui Paris, Limoges, Bordeaux sont à feu et à sang. Je vois pas quel lycéen va avoir un lycée qui marche mieux parce que des lycées ont été brûlés au cours des semaines écoulées. Ce que les Français voient très bien et ce que vous ne voulez peut-être pas voir, [rires] c'est que tout cela ne sert en rien les Français les plus vulnérables, les plus fragiles, les plus modestes. Au contraire, ils sont les premières victimes de ce qui est en train de se passer. D'où l'urgence de déclarer en effet l'état d'urgence en France. Les plus
fragiles et les plus vulnérables, et bien ces Français-là peut-être qu'ils faisaient partie des 550000 personnes qui ont défilé [grognement] dans le calme hier. C'est les chiffres de la mobilisation. Est-ce que vous faites la distinction entre ces Français-là qui ont manifesté et ces casseurs liés à l'ultra-gauche et ces délinquants qui ont profité de ces ? Est-ce que vous faites la distinction entre les ? Parce que c'est c'était pas très clair. Mais ce que je constate c'est que les gens Ce que je constate c'est que les gens qui ont appelé à cette manifestation pour beaucoup d'entre eux, et en particulier les élus de la France insoumise, et en premier lieu Jean-Luc Mélenchon, ont eux-mêmes attisé la violence qui a caractérisé ces cortèges. Cette violence n'était pas là encore,
elle n'était pas un accident. Quand Jean-Luc Mélenchon explique qu'il faut abattre la citadelle, quand ce soir il explique que oui oui c'est légitime de dire que, je le cite, "Tous les flics sont des bâtards." C'est une citation ça pour le coup, il y a pas de problème, c'est lui qui l'a dit chez vos confrères sur une autre chaîne de télévision ce soir. Quand vous avez Monsieur Bagayoko élu LFI qui explique que la violence peut être légitime, moi je dis qu'en effet cette manifestation, quand elle est organisée par LFI, il y a pas de surprise dans le fait qu'elle se termine par la violence parce que elle a été préparée dans les esprits comme la violence. Elle a été préparée dans les esprits comme la violence. Monsieur Taverne, député RN du Nord qu'on n'a pas encore
entendu, ancien policier, on est bien d'accord. Tout d'abord, avant [grognement] de nous dire ce que vous avez pensé de la prise de parole de du président de la République, est-ce que vous pouvez nous dire quel regard vous portez sur sur ces images qu'on découvre et le fait que les scènes de tension continuent encore ce ? Comment y mettre un terme selon ? Alors tout d'abord la manifestation est un droit constitutionnel, c'est tout à fait normal de de défendre des revendications légitimes, mais on voit bien que aujourd'hui c'est un mouvement récupéré par l'extrême gauche, l'ultra gauche, on le voit d'ailleurs ici et cela ne date pas d'hier. D'ailleurs monsieur Corbière, il aurait été intéressant qu'en 2023 vous veniez à la commission d'enquête parlementaire sur les groupuscules
violents pendant les manifestations, commission d'enquête à laquelle j'ai participé où beaucoup d'acteurs ont été auditionnés, des syndicats de police, des préfets, Alain Bauer également qui est quand même un un spécialiste de la criminologie et en fait nous avons fait des propositions dans ce rapport. Donc en fait madame Yael Braun-Pivet propose une commission d'enquête, mais il y en a déjà une il y a 3 ans avec des propositions extrêmement intéressantes et d'ailleurs on peut constater que les policiers eux-mêmes, les gendarmes, nous sommes allés à Sainte-Soline, ils nous ont dit ? Ils nous ont dit que au fur et à mesure des années, il y avait forcément une violence qui était de plus en plus décomplexée et les gouvernements successifs, donc que ce soit la droite,
la gauche et le centre, ont désarmé les policiers. Donc c'est la raison pour laquelle il y a eu énormément de blessés pendant les manifestations, que ce soit Sainte-Soline ou que ce soit encore ici. soir l'occurrence, qu'est-ce qui a qu'est-ce qui a manqué selon ? Bah si c'est exact, mais la police est pas désarmée dans ce pays depuis des années. Bien sûr que si. Bah alors il y a pas mal de maires quand même qui racontent les élus locaux que le maire de Limoges a manqué d'armes Oui mais si c'est ce qu'on dit, non mais si c'est le cas collègue, c'est grave. Mais est-ce qu'il est vrai factuellement que depuis des années on désarme la ? Je m'excuse, la police utilise un matériel de plus en plus important, les techniques de police ont même changé depuis 2018, il fut un temps quand
j'étais moi jeune étudiant, elle n'allait moins au contact, aujourd'hui les policiers vont au contact, Non, c'est pas ils ont du matériel, y compris le que ce soit la grenade de désencerclement F4 qui est utilisée. Ah bon, c'est pas ? Mais non, c'est pas vrai. Vous savez vous savez en fait l'ultra gauche l'ultra gauche notamment la technique Black Blocks, ce sont des individus extrêmement bien organisés, très mobiles et les techniques ont changé. En fait, la technique française c'était de maintenir à distance et de disperser. Dans d'autres pays européens, ils vont au contact. Vous savez ce que ça veut dire aller au ? Ça veut dire qu'il y a des dommages collatéraux, que ce soit côté manifestants, que ce soit côté policiers. Et nous en France, nous ne le faisons pas parce que nous gardons
toujours les manifestations les les manifestants euh à à distance. C'est ce qu'on C'est ce qu'on appelle le schéma national du maintien de l'ordre. C'est ce qu'on appelle le schéma national du maintien de l'ordre et en fait, toutes les techniques de maintien de l'ordre évoluent à d'année en année. ? Parce que les groupuscules violents, eux, changent de technique. Donc les policiers sont obligés de s'adapter. C'est la raison pour laquelle, pendant les gilets jaunes, pareil un mouvement qui a été complètement pourri par l'ultra-gauche et notamment l'extrême-gauche, une récupération politique notamment la France insoumise, et on a créé les BRAV-M. ? Parce que ce sont des groupuscules qui se déplacent partout, qui sont très mobiles concernant les unités de forces mobiles qui sont pas en
temps réel. J'écoute ce que vous dites, mais là on parle beaucoup de ce qui s'est passé il y a plusieurs années. Qu'est-ce qui s'est passé ces dernières ? Lorsque le président de la République dit qu'il y a peut-être eu effectivement un problème au niveau des renseignements, qu'est-ce que ça veut ? Qu'est-ce qui a manqué comme information, comme ? Que l'État réaffirme son autorité et qu'il y a une intervention de police dès qu'il y a euh des exactions. Est-ce que c'est le cas ? Non, on a quasiment mis dossier Quels types d'informations les forces de l'ordre ont ? D'abord d'abord, il y a eu un manque d'anticipation. C'est-à-dire qu'aujourd'hui nous avons des moyens intermédiaires, je le rappelle, qui ont été retirés au fur à mesure des années, mais nous avons d'autres moyens. Les
engins lanceurs d'eau qui ont été engagés, mais bien trop tard. Aujourd'hui par exemple, euh la CRS 8, cette unité de projection rapide, a été déclenchée cet après-midi. Elle aurait pu être déclenchée bien plus tôt ce matin et même hier effectivement, elle a été déclenchée à 17h et on aurait pu la déclencher bien plus tôt. Il y a des compagnies de sécurité républicaine de sécurité qui ont été euh déployées à 6h du matin jusqu'à 2h. Et il y a des unités qui sont restées euh à à résidence et euh en fait, ils ont ils ils regardaient la télévision et ils ne pouvaient même pas aider leurs camarades. Donc en fait il y a un problème purement opérationnel mais aussi c'est-à-dire que nous sommes en train de payer le laxisme généralisé qui date de 20 ans 25 ans 30 ans.
C'est-à-dire que nous n'avons pas mis en place les peines de prison ferme quand on on on s'en prend à des policiers. On n'a pas rétabli la la hauteur Il faut rétablir la cette mesure de casseur payeur qui avec Marine Le Pen en Bardella nous défendons depuis très longtemps et que le gouvernement reprend [rires] sur Monsieur Bellamy je réagirai parce que votre candidat était ministre de l'Intérieur et vous annoncez qu'il a désarmé la police. Moi c'est pas moi qui honnêtement je moi je veux pas que le plateau se transforme. Moi je suis pas un technicien du maintien de l'ordre. Là ce qui s'est passé hier ça a été violent mais il y a aussi de la politique derrière. Et la question politique c'est quelle est la réponse politique qui qui est apportée pour que ceux qui viennent
pour de la violence en quelque sorte n'aient pas comment dirais-je ce cet écran ou je sais pas quel autre mot donner dans lequel ils font leurs exactions. La réponse elle est politique elle est sociale. ? Si aujourd'hui moi ça fait des moments que je le dis qu'il y a une et c'est vrai que la jeunesse a un rapport de plus en plus douloureux. Non mais ne dites pas mais oui parce que sinon ne m'invitez pas invitez un technicien du maintien de l'ordre la discussion n'est pas Le sujet c'est pas jeune. Je je ne nie pas ce que vous dites mais vous ne pouvez pas faire abstraction vous pouvez pas occulter ce qui se passe depuis Le président de la République a pris la parole 10 minutes et il ne dit rien. Le président de la République soutient un budget qui va à l'encontre de ce qu'il
dit. C'est pour ça que je dis qu'à un moment donné tout ça est une farce. C'est la fin de la récré. Clemenceau la guerre est une chose trop sérieuse pour la laisser aux militaires. Le maintien de l'ordre est une chose trop sérieuse aujourd'hui qu'il y a trop qu'il y a trop de de pour la laisser au seul préfet de police de Paris. Il faut une commission d'enquête sur la journée d'hier. Je ne suis pas politique. Je le dis parce que tout le monde gagnera à comprendre il y a un peu la la façon dont ça se fait. à comprendre comment ça se passe comment quelle est la doctrine exacte. Elle la doctrine actuelle elle a été bidouillée il y a pas d'autres mots, en 7 jours en 2018 quand il y a eu la prise de de l'Arc de Triomphe. Ils ont tout changé en 7 jours. Depuis, ça a été tricoté de façon
officielle, mais en réalité les policiers ne sont pas une bande. Les policiers ne font pas de politique. Les policiers ne sont ni à droite, ni à gauche. Les policiers d'ailleurs dans une journée comme hier, ils sont d'autant plus admirables qu'ils sont en sous-nombre. Ils sont débordés en sous-nombre. C'est des journées comme hier qu'il peut y avoir des graves bavures parce que 10 policiers face à 300 manifestants, ça peut provoquer une bavure. Il y en a pas eu hier, il faut s'en féliciter. Et néanmoins, le préfet de police de Paris n'avait pas anticipé ni le parcours, ni le volume des manifestants d'hier. Des manifestants, 200000 personnes qui manifestent à Paris, c'est un énorme cortège. C'est d'autant plus un énorme cortège que tous les jours on dit "Attention
manifestation, c'est dangereux, il y a des forces de l'ordre et cetera." Donc 200000, c'est énorme. Et là hier, il s'est passé vous avez totalement raison, il s'est passé hier des choses sur lesquelles la République gagnera à enquêter pour avancer dans le cadre. passé, c'est pour ça, merci Laurent Valdiguié, que je me permets d'insister aussi avec vous là-dessus Alexis Corbière. Ce qui n'empêche pas de parler de l'exaspération, des revendications Ça fait 24h que je demande une commission d'enquête pour objectiver la discussion. Bon, très bien. Est-ce que Non mais je veux dire, ne me faites pas porter le chapeau de ce que je dis. Mais ce que dit Valdiguié, monsieur Valdiguié, est est est important parce que moi je le pense. J'avais discuté avec des membres du gouvernement,
c'était vendredi, en sortie de plateau, ils pensaient qu'il y aurait 20000 personnes. Je leur ai dit il y aura beaucoup plus de de ça. Bon, donc il y a un sujet. Moi je suis pas spécialiste, je suis pas allé en salle en général, mais je pensais mieux. Enfin, donc là-dessus, c'est quand même une question grave politique.
Alexis Corbière